Art.
5,6,7 et 8 du Préambule de 1946
●5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un
emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son
emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de
ses croyances.
●6. Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts
par l'action syndicale et adhérer au syndicat de son
choix.
●7. Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui
le réglementent.
●8. Tout travailleur participe, par l'intermédiaire de ses
délégués, à la détermination collective des conditions de
travail ainsi qu'à la gestion des entreprises.
Constitution et traités internationaux
Article 54 (2)
Si le Conseil constitutionnel, saisi par le Président de la
République, par le Premier ministre, par le président de l’une
ou l’autre assemblée ou par soixante députés ou soixante
sénateurs, a déclaré qu’un engagement international comporte
une clause contraire à la Constitution, l’autorisation de ratifier
ou d’approuver l’engagement international en cause ne peut
intervenir qu’après la révision de la Constitution.
Article 55
Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont,
dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois,
sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application
par l’autre partie.
Illustration du « barème Macron » Cass.soc. 11
mai 2022 n°21-14.490 FP-B+R
Les stipulations de l'article 10 de la Convention n° 158 de l'Organisation
internationale du travail (OIT), qui créent des droits dont les particuliers peuvent se
prévaloir à l'encontre d'autres particuliers et qui, eu égard à l'intention exprimée des
parties et à l'économie générale de la convention, ainsi qu'à son contenu et à ses termes,
n'ont pas pour objet exclusif de régir les relations entre Etats et ne requièrent
l'intervention d'aucun acte complémentaire, sont d'effet direct en droit interne. (...) Les
dispositions des articles L. 1235-3, L. 1235-3-1 et L. 1235-4 du code du travail, dans leur
rédaction issue de l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017, qui permettent
raisonnablement l'indemnisation de la perte injustifiée de l'emploi et assurent le caractère
dissuasif des sommes mises à la charge de l'employeur, sont de nature à permettre le
versement d'une indemnité adéquate ou une réparation considérée comme appropriée
au sens de l'article 10 de la Convention n° 158 de l'Organisation internationale du travail
(OIT). Il en résulte que les dispositions de l'article L. 1235-3 du code du travail sont
compatibles avec les stipulations de l'article 10 de la Convention précitée. Doit en
conséquence être cassé l'arrêt qui, pour condamner l'employeur au paiement d'une
somme supérieure au montant maximal prévu par l'article L. 1235-3 précité, retient que
ce montant ne permet pas, compte tenu de la situation concrète et particulière du salarié,
une indemnisation adéquate et appropriée du préjudice subi compatible avec les
exigences de l'article 10 de la Convention n° 158 de l'Organisation internationale du
travail, alors qu'il lui appartenait seulement d'apprécier la situation concrète de la salariée
pour déterminer le montant de l'indemnité due entre les montants minimaux et maximaux
déterminés par l'article L. 1235-3 du code du travail
La convention européenne des droits de l'homme
Art. 4 Interdiction de l’esclavage et du travail forcé (…)
●
Art. 6 Droit à un procès équitable
●
●1. Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue
équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un
tribunal indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera, soit des
contestations sur ses droits et obligations de caractère civil, soit du bien-
fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle. Le
jugement doit être rendu publiquement, mais l’accès de la salle
d’audience peut être interdit à la presse et au public pendant la totalité
ou une partie du procès dans l’intérêt de la moralité, de l’ordre public ou
de la sécurité nationale dans une société démocratique, lorsque les
intérêts des mineurs ou la protection de la vie privée des parties au
procès l’exigent, ou dans la mesure jugée strictement nécessaire par le
tribunal, lorsque dans des circonstances spéciales la publicité serait de
nature à porter atteinte aux intérêts de la justice.
●2. Toute personne accusée d’une infraction est présumée innocente
jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie. (...)
La convention européenne des droits de l'homme
Art. 8 Droit au respect de la vie privée et familiale
●
1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son
●
domicile et de sa correspondance.
2. Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit
●
que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une
mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité
nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense
de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé
ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.
Art. 9 Liberté de pensée, de conscience et de religion (….)
●
Art. 10 Liberté d’expression (...)
●
Art. 11 Liberté de réunion et d’association (...)
●
●1. Toute personne a droit à la liberté de réunion pacifique et à la liberté
d’association, y compris le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de
s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.
2. L’exercice de ces droits ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles
●
qui,prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires (...)
Exemple de condamnation récente de la France
par la Cour EDH
CEDH, AFFAIRE ALLÉE c. FRANCE, 2024, 001-23029
Art 10 • Liberté d’expression • Condamnation pénale de la requérante pour
diffamation publique, à la suite d’allégations de harcèlement et d’agression
sexuelle dirigées contre le vice-président exécutif de l’association qui
l’employait, adressées par courriel à six personnes • Approche excessivement
restrictive des juridictions internes ayant reconnu le caractère public du courriel
au sens de la loi interprétée strictement • Nécessité, au regard de l’art 10,
d’apporter la protection appropriée aux personnes dénonçant les faits de
harcèlement moral ou sexuel dont elles s’estiment les victimes • Juridictions
nationales, en refusant d’adapter aux circonstances de l’espèce la notion de
base factuelle suffisante et les critères de la bonne foi, ont fait peser sur la
requérante une charge de la preuve excessive • Effets limités du courriel sur la
réputation du prétendu agresseur • Effet dissuasif de la condamnation pénale •
Absence de rapport raisonnable de proportionnalité
PAR CES MOTIFS, LA COUR, À L’UNANIMITÉ,
1. Déclare la requête recevable ;
2. Dit qu’il y a eu violation de l’article 10 de la Convention ;
Les Chartes européennes et le forfait en jours
Cass. soc. 29 juin 2011 n° 09-71.107 (n° 1656 FS-PBRI), X… c/ Sté Y…
Vu l'alinéa 11 du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, l'article 151 du Traité
sur le fonctionnement de l'Union européenne se référant à la Charte sociale européenne
et à la Charte communautaire des droits sociaux fondamentaux des travailleurs, l'article L
3121-45 du Code du travail, dans sa rédaction antérieure à la loi 2008-789 du 20 août
2008, interprété à la lumière de l'article 17, paragraphes 1 et 4 de la directive 1993-104
CE du Conseil du 23 novembre 1993, des articles 17, paragraphe 1, et 19 de la directive
2003-88 CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003 et de l'article 31
de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ensemble l'article 14 de
l'accord du 28 juillet 1998 étendu sur l'organisation du travail dans la métallurgie ;
Attendu, d'abord, que le droit à la santé et au repos est au nombre des exigences
constitutionnelles ;
Attendu, ensuite, qu'il résulte des articles susvisés des directives de l'Union européenne
que les Etats membres ne peuvent déroger aux dispositions relatives à la durée du temps
de travail que dans le respect des principes généraux de la protection de la sécurité et de
la santé du travailleur
Attendu, encore, que toute convention de forfait en jours doit être prévue par un accord
collectif dont les stipulations assurent la garantie du respect des durées maximales de
travail ainsi que des repos, journaliers et hebdomadaires ; (...)
Illustration de effet combiné directive et Charte des
DFUE
Cass. soc. 13-9-2023 n° 22-17.340 F-P B-R
●13 S'agissant d'un salarié, dont le contrat de travail est suspendu par l'effet d'un
arrêt de travail pour cause de maladie non professionnelle, les dispositions de
l'article L. 3141-3 du code du travail, qui subordonnent le droit à congé payé à
l'exécution d'un travail effectif, ne permettent pas une interprétation conforme au
droit de l'Union.
●14. Dès lors, le litige opposant un bénéficiaire du droit à congé à un employeur
ayant la qualité de particulier, il incombe au juge national d'assurer, dans le
cadre de ses compétences, la protection juridique découlant de l'article 31,
paragraphe 2, de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et
de garantir le plein effet de celui-ci en laissant au besoin inappliquée ladite
réglementation nationale.
●15. Il convient en conséquence d'écarter partiellement l'application des
dispositions de l'article L. 3141-3 du code du travail en ce qu'elles subordonnent
à l'exécution d'un travail effectif l'acquisition de droits à congé payé par un
salarié dont le contrat de travail est suspendu par l'effet d'un arrêt de travail pour
cause de maladie non professionnelle et de juger que le salarié peut prétendre à
ses droits à congés payés au titre de cette période en application des
dispositions des articles L. 3141-3 et L. 3141-9 du code du travail.
Domaine de la loi : article 34 de la Constitution
La loi fixe les règles concernant :
●
●– les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux
citoyens pour l’exercice des libertés publiques ; la liberté, le
pluralisme et l’indépendance des médias ; (...)
– la nationalité, l’état et la capacité des personnes, les régimes
●
matrimoniaux, les successions et libéralités ;
●– la détermination des crimes et délits ainsi que les peines qui leur
sont applicables ; la procédure pénale ; l’amnistie ; la création de
nouveaux ordres de juridiction et le statut des magistrats ; (….)
La loi détermine les principes fondamentaux :
●
– de l’organisation générale de la Défense nationale ; (…)
●
●– du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale
(...)
Question prioritaire de Constitutionnalité
Article 61-1 (3) Lorsque, à l’occasion d’une instance en cours devant
une juridiction, il est soutenu qu’une disposition législative porte atteinte
aux droits et libertés que la Constitution garantit, le Conseil
constitutionnel peut être saisi de cette question sur renvoi du Conseil
d’État ou de la Cour de cassation qui se prononce dans un délai
déterminé.
Une loi organique détermine les conditions d’application du présent
article.
Article 62 Une disposition déclarée inconstitutionnelle sur le fondement
de l’article 61 ne peut être promulguée ni mise en application (4).
Une disposition déclarée inconstitutionnelle sur le fondement de l’article
61-1 est abrogée à compter de la publication de la décision du Conseil
constitutionnel ou d’une date ultérieure fixée par cette décision. Le
Conseil constitutionnel détermine les conditions et limites dans
lesquelles les effets que la disposition a produits sont susceptibles d’être
remis en cause (5).
Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun
L'exemple du Contrat Nouvelle Embauche : Cass. soc.
1er juillet 2008 n° 07-44.124 (n° 1210 FP-PBRI),
Attendu, ensuite, que selon l'article 2, § 2, b, de la convention n° 158 de l'OIT, un pays
membre peut exclure du champ d'application de l'ensemble ou de certaines des
dispositions de ladite convention les travailleurs effectuant une période d'essai ou n'ayant
pas la période d'ancienneté requise, à condition que la durée de celle-ci soit fixée
d'avance et qu'elle soit raisonnable, ou, selon l'article 2, § 5, et pour autant qu'il soit
nécessaire, d'autres catégories limitées de travailleurs salariés au sujet desquelles se
posent des problèmes particuliers revêtant une certaine importance, eu égard aux
conditions d'emploi particulières des travailleurs intéressés, à la taille de l'entreprise qui
les emploie ou à sa nature ;
Que l'article 2 de l'ordonnance n° 2005-893 du 2 août 2005, devenu l'article L 1223-4 du
Code du travail abrogé par l'article 9 de la loi n° 2008-596 du 25 juin 2008, qui ne vise
pas une catégorie limitée de salariés pour lesquels se posent des problèmes particuliers
revêtant une certaine importance eu égard à la taille de l'entreprise qui les emploie, ne
distingue pas selon les fonctions pour lesquelles ils ont été engagés et ne limite pas,
autrement que par un délai d'attente de trois mois, la possibilité de les engager de
nouveau par un contrat de nature identique à celui précédemment rompu par le même
employeur, ne peut être justifié par application des dispositions de la convention
internationale susvisée ;
D'où il suit qu'après avoir jugé à bon droit que l'article 2 de l'ordonnance était contraire
aux dispositions de la convention n° 158 de l'OIT, ce dont il résulte que la rupture du
contrat de travail de Mme de Wee restait soumise aux règles d'ordre public du Code du
Art. 37 et 38 de la Constitution
Article 37 Les matières autres que celles qui sont du domaine de
la loi ont un caractère réglementaire. Les textes de forme
législative intervenus en ces matières peuvent être modifiés par
décrets pris après avis du Conseil d’État. (...)
Article 38 Le Gouvernement peut, pour l’exécution de son
programme, demander au Parlement l’autorisation de prendre par
ordonnances, pendant un délai limité, des mesures qui sont
normalement du domaine de la loi.
Les ordonnances sont prises en Conseil des ministres après avis
du Conseil d’État. Elles entrent en vigueur dès leur publication
mais deviennent caduques si le projet de loi de ratification n’est
pas déposé devant le Parlement avant la date fixée par la loi
d’habilitation. Elles ne peuvent être ratifiées que de manière
expresse ( 43).
À l’expiration du délai mentionné au premier alinéa du présent
article, les ordonnances ne peuvent plus être modifiées que par la
collective nationale des avocats et de leur personnel du 20 février 1979 :
Convention collective : interprétation
v. Points 7 et 8
9. Une convention collective, si elle manque de clarté, doit être interprétée comme
la loi, c'est-à-dire d'abord en respectant la lettre du texte, ensuite en tenant compte
d'un éventuel texte législatif ayant le même objet et, en dernier recours, en utilisant
la méthode téléologique consistant à rechercher l'objectif social du texte
10. Pour rejeter la demande de repositionnement du salarié au niveau 410 dès son
engagement, l'arrêt retient que l'expérience acquise au sein de la société Wolters Kluwer
TAA Ltd, l'a été dans le cadre d'un contrat pour services dont l'objet était des services
d'édition, traduction et de recherche selon un planning mensuel et dans les délais requis,
qui n'autorise nullement le salarié à se prévaloir d'une expérience de juriste fiscaliste en
cabinet ou en entreprise, ni à prétendre à la classification d'un cadre expérimenté. Il en
conclut que son évolution au sein de la société PWC est en adéquation avec une
expérience professionnelle limitée, acquise au sein de la société Wolters Kluwer
parallèlement à ses études et cantonnée à quelques travaux de traduction et de rédaction
de textes.
11. En statuant ainsi alors que le texte de la convention collective requiert seulement une
expérience professionnelle préalable, notamment au sein d'une entreprise, sans spécifier
qu'il devait s'agir d'une expérience de juriste fiscaliste, la cour d'appel a violé le texte
susvisé.
Droit de grève, Constitution et Loi
●Article 7 du Préambule de 1946 : Le droit de
grève s'exerce dans le cadre des lois qui le
réglementent.
● Cass. soc. 17 juillet 1996, n° 3397
●Attendu, ensuite, qu'une convention collective ne
peut avoir pour effet de limiter ou de réglementer
pour les salariés l'exercice du droit de grève
constitutionnellement garanti et que seule la loi
peut créer un délai de préavis de grève
s'imposant à eux ;
La jurisprudence : pas une source du
droit équivalente à la loi
● Article 4 du code civil depuis 1804
« Le juge qui refusera de juger, sous prétexte du silence, de
l'obscurité ou de l'insuffisance de la loi, pourra être poursuivi
comme coupable de déni de justice ».
● Article 5 du code civil
« Il est défendu aux juges de prononcer par voie de
disposition générale et réglementaire sur les causes qui leur
sont soumises ».
● Article 1355 du code civil
« L'autorité de la chose jugée n'a lieu qu'à l'égard de ce qui a
fait l'objet du jugement. Il faut que la chose demandée soit la
même ; que la demande soit fondée sur la même cause ; que
la demande soit entre les mêmes parties, et formée par elles
Les sites juridiques officiels
● https://www.legifrance.gouv.fr/
https://code.travail.gouv.fr/ (code du travail
●
numérique)
● https://www.conseil-constitutionnel.fr/
● https://www.conseil-etat.fr/
● https://www.courdecassation.fr/
● https://curia.europa.eu/jcms/jcms/j_6/fr/
● (...)
La documentation des éditeurs juridiques
(droit du travail)
ENT Ressources électroniques – Domino (DROIT)
https://bibliotheque-lefebvre-dalloz-fr.ezpaarse.univ-paris1.fr/ (Livres
●
DALLOZ : tous les manuels en ligne)
https://www-dalloz-fr.ezpaarse.univ-paris1.fr/etudiants
●
– nombreuses revues : Droit Social, Revue de Droit du Travail,
Recueil Dalloz
– Encyclopédie : Répertoire de droit du travail
https://www.lexis360intelligence.fr/home
●
– Nombreuses revues : dont la Semaine Juridique – Social (JCP S)
– Encyclopédie : Jurisclasseur Travail Traité
https://www-labase-lextenso-fr.ezpaarse.univ-paris1.fr/lextenso
●
– Manuels
– Revues dont le Bulletin Joly Travail
La documentation des éditeurs juridiques
(droit du travail)
Francis Lefebvre éditions (Mementis-Navis)
●
– Memento social, Documentation Pratique...
– Revue de Jurisprudence Sociale (RJS)
– (...)
Lamyline
●
– Nombreux ouvrages, dont le Lamy social, Le Lamy temps de
travail, (…)
– Nombreuses revues, dont la Semaine Sociale Lamy, La
Jurisprudence Sociale Lamy, Liaisons sociales quotidiens...
(….)
La portée en principe rétroactive de la
jurisprudence, mais des exceptions
Cass. Soc. 25 février 2004
●
Vu le principe fondamental de libre exercice d'une activité
professionnelle, ensemble l'article L 120-2 du Code du travail ;
Attendu que l'employeur soutient que le moyen tendant à l'application à
la présente instance de la jurisprudence de la chambre sociale de la
Cour de cassation du 10 juillet 1992 relative à la nullité des clauses de
non-concurrence qui ne comportent pas de contrepartie financière, porte
atteinte au principe fondamental de sécurité juridique, la validité d'une
convention ne devant être appréciée qu'au regard des règles de droit
applicables au jour de sa conclusion et non pas au regard des règles
fixées postérieurement par la loi ou la jurisprudence ;
Mais attendu que la sécurité juridique ainsi invoquée ne saurait
consacrer un droit acquis à une jurisprudence immuable, l'évolution de la
jurisprudence relevant de l'office du juge dans l'application du droit ;
(...)
Qu'en statuant ainsi, alors que l'absence de contrepartie financière
Le contrôle de la Cour de cassation: exemples
●Cass. Soc. 25 juin 2025, n°24-10.105 F-D : La cour d'appel, qui a retenu que le
repos compensateur de douze jours par an, devenu, suivant l'accord de 2008,
une journée par mois, se cumulait avec la majoration financière et que dès lors
l'attribution de ce jour de repos compensateur n'était pas soumise à la réalisation
d'heures supplémentaires en sus du forfait de quarante-deux heures
(comprenant cinq heures supplémentaires de travail effectif), a fait l'exacte
application des dispositions conventionnelles applicables.
●Cass. Soc. 25 juin 2025, n°24-10.230 : F-D10. La cour d'appel qui, appréciant
souverainement les éléments de fait et de preuve qui lui étaient soumis, a
ainsi constaté que le salarié avait manifesté son intention claire et non équivoque
de partir à la retraite en juin 2020, en a exactement déduit que le contrat de
travail avait été rompu à l'initiative du salarié et que le licenciement notifié le 10
novembre 2020 ne produisait aucun effet
●Cass. Soc. 4 juin 2025, n°23-17.800 FD : Ayant constaté, d'une part que la
contestation de l'employeur ne portait que sur la nécessité des expertises au
sens de l'article L. 2315-86, 1°, du code du travail, l'expert n'ayant pas encore fait
connaître le coût prévisionnel des expertises, d'autre part que l'employeur avait
communiqué aux membres du CSE (...), en vue de l'avis du CSE lors de la
réunion du 24 janvier 2023, que les échanges lors de la réunion du CSE du 13
janvier 2023 ont démontré le souhait des élus de comprendre les décisions
prises par l'employeur, le tribunal a pu en déduire, abstraction faite du motif
Lecture d'un arrêt de la Cour de cassation
● Trame
– Faits et procédure
– Enoncé du moyen
– Réponse de la Cour
● Exemple d'un arrêt de rejet du pourvoi :
Cass. soc. 6-3-2024 n° 22-11.016 FS-B (L'envoi de
●
messages privés, même racistes, via la messagerie
professionnelle, n'est pas fautif)
● Exemple d'un arrêt de cassation de l'arrêt attaqué :
●Cass. ass. plén. 22-12-2023 n° 20-20.648 B-R (Le juge
civil peut désormais tenir compte d'éléments de preuve
obtenus de manière déloyale)
Principe dispositif
● Article 4 du code de procédure civile
●L'objet du litige est déterminé par les prétentions
respectives des parties.
● Article 5 du code de procédure civile
●Ces prétentions sont fixées par l'acte introductif
d'instance et par les conclusions en défense.
Toutefois l'objet du litige peut être modifié par des
demandes incidentes lorsque celles-ci se
rattachent aux prétentions originaires par un lien
suffisant.
Les faits sont l'affaire des parties
Article 6 CPC
A l'appui de leurs prétentions, les parties ont la charge d'alléguer
les faits propres à les fonder.
Article 7 CPC
Le juge ne peut fonder sa décision sur des faits qui ne sont pas
dans le débat.
Parmi les éléments du débat, le juge peut prendre en
considération même les faits que les parties n'auraient pas
spécialement invoqués au soutien de leurs prétentions.
Article 8 CPC
Le juge peut inviter les parties à fournir les explications de fait qu'il
estime nécessaires à la solution du litige.
Les preuves
Article 9 CPC
●
●Il incombe à chaque partie de prouver conformément à la loi les
faits nécessaires au succès de sa prétention.
Article 10 CPC
●
Le juge a le pouvoir d'ordonner d'office toutes les mesures
●
d'instruction légalement admissibles.
Article 11 CPC
●
Les parties sont tenues d'apporter leur concours aux mesures
●
d'instruction sauf au juge à tirer toute conséquence d'une
abstention ou d'un refus.
●Si une partie détient un élément de preuve, le juge peut, à la
requête de l'autre partie, lui enjoindre de le produire, au besoin à
peine d'astreinte. Il peut, à la requête de l'une des parties,
demander ou ordonner, au besoin sous la même peine, la
production de tous documents détenus par des tiers s'il n'existe
Le juge applique le droit
● Art. 12 CPC
Le juge tranche le litige conformément aux règles de
●
droit qui lui sont applicables.
●Il doit donner ou restituer leur exacte qualification aux
faits et actes litigieux sans s'arrêter à la dénomination
que les parties en auraient proposée (…).
Principe de contradiction
Article 15 CPC
●
●Les parties doivent se faire connaître mutuellement en temps utile
les moyens de fait sur lesquels elles fondent leurs prétentions, les
éléments de preuve qu'elles produisent et les moyens de droit
qu'elles invoquent, afin que chacune soit à même d'organiser sa
défense.
Article 16 CPC
●
●Le juge doit, en toutes circonstances, faire observer et observer
lui-même le principe de la contradiction.
●Il ne peut retenir, dans sa décision, les moyens, les explications et
les documents invoqués ou produits par les parties que si celles-ci
ont été à même d'en débattre contradictoirement.
●Il ne peut fonder sa décision sur les moyens de droit qu'il a
relevés d'office sans avoir au préalable invité les parties à
présenter leurs observations.