CHAPITRE 16
L’ÉVOLUTION DES POPULATIONS
Le néodarwinisme
La théorie de la sélection naturelle n’explique pas, à elle seule, l’évolution.
Néodarwinisme : théorique synthétique de l’évolution composée de trois éléments.
o Sélection naturelle de Darwin
o Hérédité mendélienne
o Génétique des populations
La génétique des populations
Population = Plus petite unité d’évolution
Le génome ne change pas au cours de l’existence de l’individu.
Il est vrai que la sélection naturelle agit sur les individus : leurs caractères respectifs
influence leur taux de survie et de reproduction.
Toutefois, les effets de l’évolution se manifestent au niveau de la population.
La diversité génétique : ensemble des différences entre les individus dans la composition de
leurs gènes ou d’autres segments d’ADN.
Fournit le matériel brut du changement évolutif.
Deux sources de diversité génétique :
1. MUTATIONS : changement dans la séquence de nucléotides, apparition de nouveaux
allèles. Peut être bénéfique.
2. REPRODUCTION SEXUÉE : brassage des allèles déjà existants.
a. Enjambement
b. Assortiment indépendant des chromosomes (2n)
c. Fécondation aléatoire (2n x 2n)
Macroévolution et microévolution
MACROÉVOLUTION : changement à long terme, à l’échelle des grands groupes
taxonomiques (responsable de la grande biodiversité).
MICROÉVOLUTION : changement de la fréquence allélique d’une génération à
l’autre dans une population.
CALCUL de la fréquence des allèles
Ex. Population de 24 individus, 22 allèles V et 26 v.
1. p (dominant) = 22/48 = 0,458
q (récessif) = 26/48 = 0,542
2. Probabilité vv = q2
Probabilité Vv = 2(p x q)
Probabilité VV = p2
MÉCANISMES de la microévolution
1. Sélection naturelle : SEULE qui a un effet sur l’adaptation
L’inégalité du succès reproducteur fait en sorte que certains allèles se transmettent à la
génération suivante dans des proportions différentes. Déterminé par facteurs
environnementaux.
2. Dérive génétique : phénomènes aléatoires qui modifient fréquence allélique.
Population de petite taille plus affectée, peut réduire la variabilité et fixer un allèle.
EFFET FONDATEUR : des individus isolés peuvent migrer et former une nouvelle
population dont le patrimoine génétique sera différent. Perte de diversité génétique.
GOULOT D’ÉTRANGLEMENT : changement soudain dans l’environnement, réduit
radicalement taille de la population. Nouvelle population n’est plus représentative. Le
hasard fera en sorte que certains allèles seront surreprésentés.
3. Flux génétique : transferts d’allèles entre populations par la migration d’individus.
Modification de la fréquence allélique due à l’introduction ou à la perte d’allèles.
Tend à réduire les différences entre populations.
La sélection sexuelle : forme d’évolution dans laquelle les individus dotés de certaines
caractéristiques héréditaires sont plus susceptibles de trouver des partenaires.
Mène au dimorphisme sexuel : différences marquées entre les sexes.
SÉLECTION INTRASEXUELLE : concurrence directe entre individus de même sexe.
SÉLECTION INTERSEXUELLE : choix que les partenaires d’un sexe font parmi les
éventuels partenaires du sexe opposé.
Qu’est-ce qui empêche la sélection naturelle de réduire la variation génétique en
supprimant tous les allèles défavorables?
1. DIPLOÏDIE : certains allèles récessifs peuvent persister dans une population grâce aux
individus hétérozygotes.
2. SÉLECTION ÉQUILIBRÉE : la sélection naturelle maintient deux formes ou plus dans
une population.
a. AVANTAGE HÉTÉROZYGOTE : hétérozygotes ont une valeur d’adaptation
supérieure.
Ex : hématie falciforme, codominance, protection contre le paludisme.
b. SÉLECTION SELON LA FRÉQUENCE : la valeur adaptative des individus
ayant un phénotype particulier diminue si ce dernier est trop répandu.