CURSUS Master Recherche R2
nom de la spécialité :
MICROBIOLOGIE ET BIOCATALYSE INDUSTRIELLES
1 Fiche d’identité
Etablissements concernés par l’habilitation:
INSA–INPT-UPS et convention ENSTIMAC
Intitulé du diplôme délivré en fin de cursus :
Master Recherche
Spécialité :MICROBIOLOGIE ET BIOCATALYSE INDUSTRIELLES
Responsable de la formation
Claude Maranges, Maître de conférences, CNU 64 tel : 05-61-55-99-91
fax : 05-61-55-94-00 mail : maranges@[Link]
Etablissement : Département de Génie Biochimique et Alimentaire, INSA, 135 avenue de
Rangueil, 31077 Toulouse Cedex
Discipline principale enseignée : Génie des procédés biotechnologiques
Co-Responsables pour les autres établissements concernés
(Nom, qualité, section CNU, tél, fax, e-mail, établissement)
A. Lebrihi, Pr., 68E section CNU, Tél. 05 62 19 39 44 Fax. 05 62 19 39 01 INPT-ENSAT
1 - Objectifs pédagogiques, scientifiques et professionnels de la
spécialité
Micro-organismes et enzymes sont des outils de transformation de la matière
(essentiellement d’origine biologique, notamment agricole) qu’il convient de connaître,
d’identifier et de maîtriser soit à des fins de production (biotechnologie positive), soit à des
fins d’inactivation et / ou de destruction (biotechnologies négatives). Connaître les
interactions entre organismes, avec la matière vivante ou inerte, leur dynamique et la
possibilité de faire évoluer ces interactions en construisant de nouvelles souches mieux
adaptées et des biocatalyseurs plus performants, tel est l’enjeu des bioingénieries
microbienne et enzymatique.
1.1 Objectifs
Le domaine des bioingénieries, par sa nature pluridisciplinaire, nécessite une bonne
intégration de concepts et de méthodologies rigoureuses, en constante progression. En
l’absence d’une telle approche, la pertinence de la recherche est perdue pour ce qui
concerne son applicabilité. Il y a donc un fort besoin d’intégration des domaines,
traditionnellement considérés comme distincts et relativement cloisonnés, qui sont couverts
principalement, mais pas exclusivement, par les Sciences de la Vie et les Sciences pour
l’Ingénieur. La réussite d’une telle intégration dépend dans une large partie d’un interfaçage
efficace conditionné par un dialogue fondé sur une analyse quantitative des phénomènes
étudiés. La maîtrise et le développement d’outils (par exemple mathématiques) sont ainsi
nécessaires pour l’interprétation d’un grand nombre de données expérimentales complexes.
Les enseignements proposés dans cette spécialité vont dans le sens d’une meilleure
intégration des concepts avancés des biosciences et des outils modernes d’investigation.
Les étudiants issus d’une telle formation seront en bonne adéquation avec les besoins du
secteur public dans les programmes d’intérêt sociétal de grande envergure mais aussi du
secteur socio-économique qui demande de plus en plus une vision globale des problèmes
scientifiques et technologiques dans un contexte d’application.
En résumé, l’objectif de la formation est de :
réunir dans une seule formation des concepts pluridisciplinaires essentiels pour la
mise en place d’une vision systémique de la microbiologie et de la biocatalyse
industrielles ;
permettre à travers les stages de formation et par la réalisation d’une thèse,
l’approfondissement d’un thème de recherche, qu’il soit fondamental ou appliqué,
introduire par des ateliers méthodologiques les technologies avancées disponibles
pour résoudre les problématiques en bioingénierie ;
former des chercheurs à la fois à même de faire évoluer les concepts et
connaissances mais aussi à transformer ces nouvelles connaissances en objets et
produits ou identifier les artefacts utiles à la Société ;
sensibiliser les jeunes chercheurs à la demande sociétale et de développer une
meilleure appréciation des retombées socio-économiques des recherches menées
au cours de leur formation
Les exigences des bioingénieries nécessitent une pluridisciplinarité de plus en plus large et
intégrée, sans pour autant sacrifier les connaissances propres à chaque discipline. Il n’est
plus de rigueur dans la microbiologie et la biocatalyse industrielles de se contenter d’une
simple optimisation des différentes étapes de développement. Cela demande en réalité une
excellente maîtrise de l’ensemble des phénomènes importants, laquelle conditionne la
réussite globale de l’approche expérimentale et conduite à son application. La notion d’une
recherche appliquée comme entité différente d’une recherche fondamentale a cédé la place
à une conception de la recherche qui identifie les phénomènes fondamentaux essentiels et
les goulets d’étranglement pour la compréhension du comportement des systèmes
biologiques dans les contraintes spécifiques des applications, lesquelles sont très souvent
éloignées de celles habituellement étudiées dans les laboratoires publics. Cette approche
conceptuelle se situe donc aux intersections de la connaissance dans le domaine de la
biologie intégrative.
Une formation ne prend toute sa dimension que lorsque les jeunes chercheurs issus d’un tel
système sont armés pour entrer dans une vie active aussi bien dans le domaine public que
dans le secteur industriel. On constate actuellement un manque de jeunes cadres /
chercheurs aptes à travailler à l’intersection des disciplines, en raison de leurs formations
trop monolithiques et enfermées sur une vision mono-disciplinaire des phénomènes
complexes. En effet, aucun problème finalisé n’est mono-disciplinaire mais requiert
systématiquement une approche multi-compétences. Il y a dès lors un réel besoin, voire une
obligation, à former de jeunes chercheurs possédant cette vision intégrée et donc aptes à
évoluer tout au long de leur carrière en fonction des exigences de la société mais aussi
capables d’intégrer les avancées méthodologiques issues d’autres domaines dans leur
propre approche. De tels cadres assureront par leur adaptabilité la compétitivité de notre
tissu socio-économique et seront moins sujets à l’inertie disciplinaire et aux logiques de
développement de nouvelles thématiques de recherche par l’acquisition de méthodologies et
d’outils exogènes assurant de facto un retard technologique.
1.2 – Débouchés
Le bilan des 4 dernières années est présenté dans le tableau joint. Cela correspond aux
débouchés du DEA « microbiologie » que portait l’INSA.
Année Nombre Poursuite Poursuite Emploi Formation Autres
d’étudiants en thèse en thèse complémentaire
(Toulouse) (Ailleurs)
2003 13 4 3 2 3 1
2002 24 10 8 2 2 2
2001 15 6 4 4 1
2000 25 10 9 3 1 2
En moyenne, 70% des étudiants poursuivent en thèse, la moitié d’entre eux seulement dans
les laboratoire toulousains.
Pour ce master nous envisageons des flux de 15 à 20 étudiants.
2 – Organisation des enseignements
Le master est divisé en 4 semestres : les deux premiers (S7 et S8) correspondent au master
1, les deux suivants (S9 et S10) au master 2. Chaque semestre est constitué de 4 UE, une
UE correspondant à 7,5 ECTS.
2.1 – Master 1
Le M1 a pour objectif de poursuivre la formation scientifique des étudiants et de leur donner
les outils méthodologiques indispensables (statistiques, informatique, langues,…). Le M1
s’appuie sur l’ensemble des UE proposées par les différentes mentions. De ce fait, la
description détaillée des différentes UE se trouvent dans les documents correspondants.
En terme d’organisation, seules 2 UE sont obligatoires (outils méthodologiques et dynamique
et génétique des populations). 4 autres sont à choisir parmi une liste d’une dizaine, de
manière à laisser aux étudiants la possibilité de colorer leur parcours vers telle ou telle
discipline. Enfin, les 2 dernières UE sont totalement libres.
2.2 – Master 2
Le M2 est ouvert à des étudiants ayant validé le M1, ou en dernière année d’Ecoles
d’Ingénieurs, ou ayant un diplôme équivalent. Son but est de donner les outils
méthodologiques et techniques et les connaissances scientifiques suffisantes pour aborder
un l’apprentissage de la recherche et poursuivre en doctorat. Cela implique en matière de
formation :
- une formation méthodologique à la recherche (Bonnes Pratiques de Laboratoire,
Hygiène et sécurité,…)
- un corpus d’enseignement spécifique de la spécialité, placé à la limite des
connaissances actuelles issues de la recherche.
En M2, il n’y pas d’enseignement de langues spécifiques. Par contre, l’ensemble des
supports sur lesquels les étudiants travailleront (publications,…) sera en anglais. De plus, le
second atelier bibliographique se clôture par une présentation orale en anglais et un rapport
sous forme de publication également en anglais. Enfin, en fin de M2 tous les étudiants
devront être titulaires du TOEIC (score de 750 minimum).
S1 - Période d'immersion (3 ECTS, deuxième quinzaine de septembre)
Au cours des deux premières semaines, les étudiants participent à une formation générale.
Cette période est constituée d’une sensibilisation aux problèmes d'hygiène et de sécurité et
aux bonnes pratiques de laboratoire. Ils reçoivent également une initiation à l'analyse et à la
présentation orale et écrite de rapports et publications scientifiques. Enfin, un module de
sensibilisation sur les outils mathématiques / informatiques appliqués aux biotechnologies
(modélisation, méthodes de classification, recherche de données dans les banques de
données,…) sera également dispensé durant cette période. L’objectif est d’essayer
d’homogénéiser les connaissances de tous les étudiants en focntion de leur parcours
antérieur.
En parallèle de la formation, les étudiants visitent les sites majeurs regroupant les équipes
de recherche impliquées dans la spécialité, afin d'acquérir une vue d'ensemble du tissu de
recherche toulousain dans le domaine. Au cours des visites, les ressources et équipements
mis à la disposition des étudiants au cours de l'année (moyens informatiques, bibliothèque,
appareillages lourds et mi-lourds,…) leur sont présentés. De plus, les Equipes d’Accueils des
Doctorants (EAD) présentent aux étudiants les thématiques et sujets de stages, replacés
dans le cadre d'un contexte international. A l'issue de cette période, l'étudiant choisit l'EAD
du premier stage, après discussion avec les responsables. Pour les étudiants issus des
Ecoles d’Ingénieurs, le premier stage pris en compte sera le stage de fin de 2 ème année du
cycle ingénieur. Celui-ci devra donc nécessairement être dans un laboratoire de recherche
public ou privé. Le choix du second stage s’effectue après appel d’offre des EAD mi-janvier.
S1 - Formation théorique : Ateliers bibliographiques et séminaires (2x 7,5 ECTS
= 15 ECTS)
Les ateliers bibliographiques (2 au total entre début octobre et fin janvier) sont pris en charge
par un comité pédagogique constitué de 3 à 5 membres des EAD de la spécialité. Ces
ateliers auront lieu tous les vendredis. La première demi-journée de l’atelier est consacrée à
la présentation générale du thème et de l'avancée des recherches sur les sujets destinées à
être soumis à une analyse par les étudiants. A l'issue de cette séance, deux à trois
publications majeures sur chacun des thèmes sont proposées à l'étudiant. Celui-ci choisit un
des sujets qui sera approfondi au cours des semaines suivantes. Le premier atelier
bibliographique se termine par une présentation orale des articles devant les encadrants de
l'atelier et les autres étudiants. Le second atelier sera clôturé par, en plus de la présentation
orale, la remise d’un rapport écrit sous la forme d’une publication.
Au cours de ces ateliers, des séminaires seront réalisés par des conférenciers extérieurs ou
des membres des EAD. Sur les 2 ateliers, l’un sera axé sur l’aspect méthodologique et
l’autre sur une thématique scientifique. Les champs méthodologiques et thématiques
abordés au cours de ces ateliers seront choisis parmi la liste suivante (liste non exhaustive)
et varieront chaque année pour couvrir l’ensemble des champs de la spécialité.
Nanosciences et nanotechnologies pour les sciences du vivant
(Intervenants : J.M. François, C. Vieu, C. Bergaud, J.M. Escudier, P. Temple,…)
Nano et microtechnologies, technologies et production de biopuces
L’objectif de cet atelier est de prendre connaissance des avancées dans le domaine des
micro et nanotechnologies impliquées de plus en plus dans le domaine des Sciences du
Vivant. Cela comprend la conception et la fabrication des nano / microsystèmes dédiés à
l’analyse à haut débit (puces à ADN et à protéines) des systèmes biologiques, les
techniques de microscopie de champ proche (microscopie à effet tunnel, microscopie à force
atomique, microscopie à champ proche optique) pour l’observation, la manipulation et la
caractérisation de molécules biologique à l’échelle du nanomètre, les études de réactions
spécifiques entre molécules biologiques (fluorescence, résonance de Plasmon, optique de
champ proche,…), l’application à la détection d’interactions biomoléculaires spécifiques et
une introduction à la micro-fluidique.. Tout ceci sera fait sur la base d’exemples
d’application : biocapteurs, puces à ADN, puces à protéines.
Génomique fonctionnelle et application à la dynamique microbienne
(Intervenants : J.M. François, V. Leberre, C. Gaspin, S. Sokol, S Jasson, A. Baccini…)
Ce module présentera la démarche expérimentale à suivre dans le domaine de l’analyse à
grande échelle et le traitement des données issues de cette analyse. Il pourra prendre
l’exemple d’un système microbien soumis à des stress ou à des conditions de culture
extrêmes. Les techniques d’analyse d’expression, de protéomique et métabolique seront
décrites. Une partie très importante de l’atelier sera axée sur l’analyse statistique et de
probabilités des données obtenues, de leur classification et représentation intelligible
(méthode d’analyse par composant principal, clustering,…). On fera aussi l’effort de
démontrer que la réconciliation des observations pourra conduire à formuler des modèles
fonctionnels. Des exemples seront pris dans la littérature ou dans les activités de recherche
réalisées au sein de la plate-forme transcriptome / biopuces du Génopole de Toulouse Midi-
Pyrénées.
Génie du métabolisme et physiologie des microorganismes d’intérêt industriel
(Intervenants : A. Lebrihi, S. Guillouet, N. Lindley, F. Mathieu, J.C. Portais, P.
Soucaille, Y. Vayssier,…)
Analyse des flux métaboliques, analyse du control métabolique, technologies d’analyse du
métabolome, analyse des régulations métaboliques, ingénierie des souches.
Le génie métabolique se base sur une analyse quantitative du métabolisme microbien afin
de déterminer les étapes assurant le control dans la production d’un métabolite d’intérêt
industriel donné. Il permet de mettre en place une stratégie optimale d’ingénierie des
souches microbiennes amenant à une amélioration des performances des procédés
biotechnologiques.
L’objectif de ce module est d’acquérir les différentes méthodologies utilisées en génie du
métabolisme appliqué à la production des métabolites primaires (acides aminés, alcools,
acides organiques, solvants, vitamines…) et secondaires (antibiotiques, mycotoxines,
anticancéreux…).
Milieu extrême et non conventionnel (Intervenants : D. Combes, P. Lemay, A. Marty,…)
Extrémophilie enzymatique et microbienne, réactions de synthèse enzymatique, biochimie
structurale, biothermodynamique, stabilisation et conditionnement des biocatalyseurs,
réacteur enzymatique,…
L’objectif de cet atelier est d’acquérir les connaissances pour la mise en œuvre des réactions
en milieux extrêmes et non-conventionnels. Cela sera développé sous différents aspects :
action des paramètres physico-chimiques : mise en œuvre d'enzymes en milieu
hyperbare ou à haute température, influence du milieu solvant, d’additifs solubles spécifiques
ou non sur l’activité et/ou la stabilité des biocatalyseurs ;
optimisation des réactions de synthèse enzymatique catalysée par les lipases en
milieu non-aqueux (solvant organique, milieux biphasiques, micelles, milieux sans
solvants…). Etude du couplage thermodynamique, cinétique enzymatique, transfert en
phase hétérogène et conduite de réacteurs.
Remodelage d’enzymes par ingénieries rationnelle et combinatoire
(Intervenants : P. Monsan, M. Remaud-Simeon, G. Potocki-Véronèse, A. Marty,
P. Soucaille…)
Structure fonction, analyse de séquences, modélisation moléculaire, caractérisation
biochimique comparée d’enzymes sauvages et de variants, techniques d’évolution
moléculaire dirigée, criblage à haut débit…
Les sujets proposés dans le cadre de l’atelier permettront d’acquérir les connaissances
indispensables sur les méthodes et techniques les plus récentes mises en oeuvre pour
générer de la biodiversité et construire des biocatalyseurs plus performants pour des
applications industrielles. En particulier, ces sujets reposeront :
sur les méthodes d’investigation des relations entre la structure et la fonction
des biocatalyseurs basées sur les analyses de structures (primaire, secondaire,
tertiaire), la modélisation moléculaire des interactions enzyme/substrat, la
caractérisation biochimique des enzymes sauvages et des variants ;
les méthodes et techniques développées pour l’évolution moléculaire dirigée
des protéines par ingénierie combinatoire associant mutations et
recombinaisons aléatoires de gènes (ex : DNA shuffling) ;
les techniques de présentation (display)
les méthodologies à suivre pour la mise au point de cribles adaptés au criblage
robotisé à haut débit d’activités enzymatiques améliorées, méthodologies
développées sur la plate-forme INSAT-INRA d’évolution moléculaire dirigée des
protéines ;
sur l’application des enzymes natives et recombinantes à la transformation de
sucres et de lipides.
Populations microbiennes en milieux complexes (Intervenants : P. Strehaiano, P.
Taillandier, M.L. Delia, C. Roques, C. Lafforgue,…)
Deux aspects seront plus particulièrement abordés :
les populations microbiennes complexes
En effet, beaucoup de fermentations industrielles sont conduites dans des milieux non
axéniques, et la maîtrise de l’activité d’une souche sélectionnée introduite dans ce milieu
pose des problèmes spécifiques. On s’intéressera à l’étude des interactions entre
microorganismes : type d’interactions, mécanismes biologiques, techniques d’étude.
l’activité des micro-organismes dans des milieux complexes
L’objectif de cet atelier est d’appréhender les problèmes posés par le comportement de
microorganismes oeuvrant dans des milieux complexes : par exemple, dépollution de sols in
situ, développements de biofilms (dépollution ou biocorrosion),… On mettra l’accent sur les
problèmes techniques d’étude, les problèmes de développement des biofilms (accessibilité
des substrats, diffusion,…), la mise au point et la validation de nouveaux outils spécifiques
(cytométrie de flux, microscopie à fluorescence, microscopie confocale, analyseur d’images,
viabilité membranaire, potentiel de membrane,…)
Bioréacteurs, bioproductions: stratégie de conception et optimisation.
(Intervenants: [Link], [Link], P. Schmitz, C. Maranges,…)
Bioréacteurs, cinétique microbienne, transferts, scale-up et scale-down.
Dans le cadre de productions microbiennes industrielles, cet atelier se propose d’approfondir
les problématiques résultantes des interactions entre dynamique biologique et mécanismes
physiques dans les bioréacteurs réels. Les différents aspects abordés seront :
identification des étapes limitantes de natures biologique et physico-chimique des
productions microbiennes ;
caractérisation des réacteurs en termes de transferts (masse, thermique,..) et
d’hétérogénéité ;
critères d’optimisation et de changement d’échelles dans la conception des bioréacteurs.
Reconnaissance moléculaire et bioséparations (Intervenants : R.M. Willemot, P.
Lemay, M. Mercier-Bonin, J. Fages,…)
Systémique des bioséparations, bioaffinité et reconnaissance moléculaire, analyse
thermodynamique, cinétique et hydrodynamique des processus, opérations unitaires,
changements d’échelle,…
Outils mathématiques et automatique (Intervenants : C. Bideaux, G. Roux, B. Dahhou,
A. Doncescu)
L’objectif de cet atelier est d’acquérir des connaissances sur la modélisation afin de traiter
divers problèmes allant de la commande réactive jusqu’à la supervision.
Suivant l’objectif final recherché, plusieurs stratégies de modélisation doivent être
envisagées. La modélisation non structurée est basée sur l'observation des cinétiques
macroscopiques au sein du réacteur. Dans ce cas là, les changements de composition de la
biomasse sont totalement ignorés. Pour rendre compte de ces changements, il faut faire
appel à la modélisation structurée. Pour la supervision, il ne faut pas seulement un modèle
qui représente l’évolution des variables du procédé mais également un modèle qui détermine
la situation courante du bioprocédé. Ces différentes approches de modélisation seront
étudiées en fonction de l’objectif de conduite (capteurs logiciels, commande, surveillance,
diagnostic et supervision) des bioprocédés à atteindre.
S1 - Stage de recherche (12 ECTS)
Un premier stage de recherche de 4 mois aura lieu entre octobre et janvier. Une liste de
sujets de stage sera proposée par les EAD et fera l'objet d'un choix libre de la part des
étudiants. Ce premier stage sera sanctionné par la présentation orale des travaux, la
réalisation d’un poster et un bref résumé de quelques pages.
Les élèves ingénieurs, qui durant le S1 ont encore des enseignements liés à leur formation
initiale, n’effectuerons pas ce stage. Par contre, c’est leur stage de fin de 2 ème année qui sera
validé dans les mêmes conditions que ci-dessus.
S2 - Stage de recherche (30 ECTS)
Afin d'asseoir la formation sur une expérience diversifiée de la recherche, les étudiants de
cette spécialité effectueront une deuxième stage de 6 mois (février - juillet) dans un
laboratoire de la spécialité différent du premier ou dans certains laboratoires industriels (au
nombre restreint) qui pourront être laboratoire d’accueil. Comme pour le premier stage, une
liste de sujets sera proposée par les EAD et fera l'objet d'un choix libre de la part des
étudiants. Ce deuxième stage fera l'objet de la rédaction d'un rapport écrit de 30 pages
2.4 - Modalité du contrôle des connaissances
Ateliers bibliographiques (40)
Exposé oral 15
Rapport écrit 25
Premier stage (20)
Poster 10
Exposé oral 10
Second stage (40)
Mémoire 15
Exposé oral 20
Projet de recherche 5
Le jury sera constitué par l’ensemble des chercheurs et enseignants-chercheurs ayant
participé aux enseignements de l’année et / ou à l’encadrement des stages pratiques.
2.5 - Composition de l’équipe enseignante
Tous les chercheurs et enseignants-chercheurs des différentes EAD de la spécialité ont
vocation à participer à l’élaboration et à la réalisation des différents ateliers bibliographiques
et des séminaires. Un Conseil Pédagogique et Scientifique coordonnera l’organisation de
ces enseignements (choix des ateliers et des séminaires). Il sera chargé également du
recrutement des étudiants de la spécialité et de la « validation » des sujets de stage
proposés par les différentes EAD. Ce Conseil est constitué de huit membres : des 2
responsables de la spécialité, d’un représentant par site (EMAC, INP-ENSAT, IUT d’Auch,
UPS) et de deux représentants de l’INSAT.
3-Potentiel de recherche sur lequel s’appuie la formation
Dans le tableau ci-dessous sont mentionnées les équipes appartenant à l’Ecole Doctorale
SEVAB qui portent le master recherche. Dans certains cas, les stages des étudiants
pourront également se faire dans d’autres laboratoires publics ou dans certains laboratoires
industriels. La réalisation du stage sera soumise à une autorisation préalable de l’équipe
pédagogique afin de s’assurer de la qualité de l’équipe d’accueil.
soutenues
Thèsesen
Thèses
cours
HDR
Equipe N° Nom de l’équipe Etab. C EC Tot Responsable
UMR CNRS
Automatique des INSA
5504 – UMR 3 3 2 4 2 B. Dahhou
Bioprocédés T
INRA 792
UMR CNRS
INSA 2 (2 en
5504 – UMR Génie des Bioréacteurs 3 3 6 2 5 P. Schmitz
T cours)
INRA 792
Labora
toire EA Cinétique des
UPS 9 9 5 7 7 G. Houin
Univer 819 xénobiotiques
sitaire
UMR CNRS
Catalyse enzymatique et INSA
5504 – UMR 1 3 4 3 7 2 R.M. Willemot
bioséparations T
INRA 792
UMR CNRS
Génie microbiologique et INSA
5504 – UMR 3 2 5 2 3 1 G. Goma
innovation des procédés T
INRA 792
Bioprocédés pour
UMR CNRS l'environnement et la
EMA 6 6 3 1 6 J. Fages
2392 bioefficience de
C
composés solides
UMR CNRS Génie microbiologique et
INSA J.L.
5504 – UMR métabolique, 1 3 4 2 1 2
T Uribelarrea
INRA 792 modélisation
UMR-CNRS
Physiologie des INSA
5504 – UMR 3 1 4 1 4 4 J.M. Francois
Eucaryotes T
INRA 792
UMR CNRS Génie du métabolisme
INSA
5504 – UMR des bactéries d'intérêt 4 4 3 5 3 P. Loubière
T
INRA 792 industriel
UMR CNRS Ingénierie et évolution
INSA
5504 – UMR moléculaire in vivo des 2 2 4 1 2 1 P. Soucaille
T
INRA 792 voies métaboliques
UMR CNRS
Ingénierie Enzymatique INSA M. Remaud-
5504 – UMR 1 5 6 2 7 6
Moléculaire T Simeon
INRA 792
UMR CNRS
Dynamique des INSA
5504 – UMR 2 2 1 2 1 J.C. Portais
Systèmes Métaboliques T
INRA 792
UMR5503
Fermentations et
(INPT/CNRS/ INPT 5 5 3 8 7 P. Strehaiano
Bioréacteurs
UPS)
Labo ERT Sélection et UPS- 6 6 2 0 1 Y. Vayssier
Univer caractérisation des IUT
sitaire microorganismes et
enzymes impliqués dans
les domaines agro-
alimentaires et
environnementaux