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HGGSP 3 : HISTOIRE ET MÉMOIRES

INTRODUCTION : HISTOIRE ET MÉMOIRES, HISTOIRE ET JUSTICE

I. Quelle différence entre histoire et mémoire ?


L’histoire : une science :
• Elle s’appuie sur une diversité de sources (documents, archives, témoignages, etc.).
• Elle vise à adopter une approche objective en replaçant les faits dans leur contexte global.
• Citation : « Étudier l’histoire, c’est scruter le passé pour évaluer les enjeux de notre temps »
– Université de Montréal.
La mémoire : un point de vue subjectif :
• D’après Antoine Prost (1996), elle isole un événement de son contexte et n’a pas vocation à
être objective.
• L’histoire des mémoires devient un champ de recherche à part entière dans les années 1980,
notamment avec les travaux de Pierre Nora sur les lieux de mémoire.
Devoir de mémoire et lois mémorielles :
• Devoir de mémoire : Politique visant à faire perdurer le souvenir des crimes de masse et des
génocides.
• Lois mémorielles : Textes législatifs établissant une position officielle de l’État sur des faits
historiques.
• Loi Gayssot (1990) : Interdit le négationnisme (le fait de nier la Shoah).
• Loi de 2001 : Reconnaît le génocide arménien.
• Loi Taubira (2001) : Reconnaît l’esclavage comme crime contre l’humanité.
• Loi de 2005 : Reconnaît les souffrances des Français rapatriés d’Algérie, mais
critiquée car elle impose une lecture positive de la colonisation.
• En 2005, la pétition « Liberté pour l’histoire », signée par 19 historiens, dénonce l’influence
excessive de ces lois sur la liberté de la recherche. Pierre Nora parle alors de « tyrannie de la
mémoire ».
II. Crimes contre l’humanité, génocide : vers la construction d’une justice historique ?
Des génocides avant 1945
• Herero et Nama (1904-1907) : Premier génocide du XXe siècle, perpétré par l’Empire
allemand en Namibie. Environ 80 % des Herero et Nama sont exterminés.
• Génocide arménien (1915-1917) : Organisé par les autorités ottomanes contre la minorité
arménienne. 1,3 million de morts. Projet de tribunal international par les Alliés, sans
aboutissement.
Définir le génocide :
• Le terme génocide est inventé en 1944 par le juriste juif polonais Raphaël Lemkin.
• Procès de Nuremberg (1945-1946) :
• Organisé pour juger les crimes nazis.
• 21 dirigeants jugés pour :
1. Crimes contre la paix,
2. Complot en vue d’une guerre d’agression,
3. Crimes de guerre,
4. Crimes contre l’humanité (terme utilisé pour la première fois).
• En 1948, la Convention de l’ONU sur la prévention et la répression du génocide est adoptée
à l’unanimité.
Différence entre génocide et crimes de masse :
• Génocide : Volonté planifiée d’extermination totale ou partielle d’un groupe humain.
• Crimes de masse :
• Massacres d’envergure sans volonté d’extermination complète.
• Deux objectifs principaux :
• Instaurer la terreur pour soumettre (ex. front de l’Est en URSS).
• Éliminer une population ciblée (ex. Srebrenica, 1995, 8000 musulmans
bosniaques tués).
• Ces deux notions peuvent se recouper ou se confondre, comme à Srebrenica.
Conclusion :
Histoire, mémoire et justice sont trois notions liées mais parfois en tension.
• La mémoire occupe une place croissante dans l’espace politique via les commémorations et
les lois.
• L’historien adopte une méthode critique et scientifique, et ne peut se contenter de la
mémoire seule.
• La justice, de son côté, a mis en place des concepts juridiques nouveaux (génocide, crime
contre l’humanité) pour reconnaître les victimes et contribuer à leur réparation.

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