Développement Agricole Et Rural
Développement Agricole Et Rural
Développement rural
Passer d’une aide permettant aux agriculteurs de subvenir à leurs propres
besoins, à des efforts visant à améliorer la production agricole afin de
stimuler le développement économique
Le riz NERICA cultivé en Ouganda
L’accroissement démographique que connaissent en premier lieu les pays en développement, la croissance
rapide des économies nouvellement industrialisées comme la Chine et l’Inde, ainsi que les effets du changement
climatique font craindre la multiplication des pénuries alimentaires à l’échelle planétaire. Ces menaces pèsent
principalement sur les populations pauvres des pays en développement dotés d’une infrastructure sociale fra-
gile. Pour améliorer les moyens d’existence de ces populations, il est essentiel d’instaurer un développement
agricole et rural intégré et durable, centré sur l’amélioration des conditions de vie des ruraux, et intégrant la prise
en compte de l’environnement naturel.
Cela étant, les enjeux liés au développement agricole et rural se sont diversifiés ces dernières années. Comme
beaucoup en sont convaincus, le développement agricole et rural devrait jouer un rôle grandissant à l’avenir ; il
devra en effet permettre de répondre à la forte croissance des besoins alimentaires mondiaux, et de faire face à
des défis comme le changement climatique, les bioénergies, ou encore la reconstruction dans les pays ayant
connu des troubles ou des conflits.
Situation générale tionale, ce qui est essentiel pour la sta- l’approvisionnement régulier des zones
L’agriculture assure l’approvisionnement bilité du développement économique et urbaines en denrées alimentaires à prix
alimentaire régulier de la planète ; sans du gouvernement. De plus, le soutien à r a i s o n n a b l e s p o u r r a i t p e r m e t t re
elle, la population mondiale ne pourrait l’agriculture joue un rôle essentiel pour d’instaurer des conditions propices au
plus survivre. Une production agricole ré- renforcer la stabilité des communautés développement économique des pays
gulière favorise la stabilité politique et locales. Étant donné que les trois quarts concernés.
économique d’un pays. Dans les pays en de la population mondiale pauvre vivent
développement, le secteur agricole joue dans des zones rurales, l’aide au secteur Actions de la JICA
un rôle de premier plan dans l’économie agricole contribue également de manière La JICA a longtemps considéré le déve-
nationale, et dans beaucoup d’entre eux, directe à la lutte contre la pauvreté. Par loppement agricole et le développement
l’agriculture et les activités connexes em- ailleurs, beaucoup de citadins pauvres rural comme étant indissociables. En ap-
ploient plus de la moitié de la population. sont des travailleurs migrants ou des agri- portant une aide dans ces deux do-
En même temps, la majorité des rési- culteurs ayant quitté leur campagne pour maines, elle poursuit un triple objectif :
dents ruraux de ces pays vivent en état venir gonfler la population des villes. stabilité de l’approvisionnement alimen-
de pauvreté. Les pénuries alimentaires Ainsi, l’amélioration du niveau de vie dans taire, recul de la pauvreté en milieu rural et
provoquent régulièrement des émeutes, les zones rurales sera déterminante pour stabilité du pays et de la région. Notre but
et l’utilisation des terres agricoles est à endiguer l’afflux massif de population ultime est d’utiliser le levier du développe-
l’origine de nombreux conflits. pauvre vers les centres urbains. Cette ment agricole pour faire reculer la faim et
L’aide en faveur du secteur agricole évolution contribuerait à réduire la pau- la pauvreté, et pour stimuler le déve-
contribue à renforcer l’infrastructure na- vreté en milieu urbain. Enfin, loppement économique. Pour y parvenir,
Développement agricole et rural : Objectifs stratégiques du développement et philosophie/objectifs des programmes d’aide
Développement rural
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Activités et initiatives par problème de développement | Développement rural
il est essentiel d’impulser un développe- per un cadre favorable aux exporta- taires. Outre l’appui à la mise en place
ment durable de l’agriculture nationale et tions. De plus, la mise en place d’une d’un système et d’un réseau de distri-
des zones rurales, plutôt que de cher- production à long terme doit intégrer bution à l’échelle nationale, la JICA
cher à augmenter temporairement la le respect de l’environnement. Il con- contribue à l’élaboration d’un cadre
production alimentaire. Dans cet esprit, vient également d’améliorer la forma- pour les importations et les stocks
la JICA a mis en place trois stratégies de tion des agriculteurs et de développer d’approvisionnement.
développement : les ressources humaines. 3) Promotion de la vitalisation des
1) Pérennité de la production 2) Stabilité de l’approvisionnement zones rurales
agricole alimentaire Pour permettre la réalisation des ob-
Chaque pays doit bien cerner la spéci- Pour que ses zones urbaines et ses jectifs 1) et 2), la JICA assure un appui
ficité de ses conditions de production zones rurales bénéficient d’un appro- à l’amélioration de la production agri-
agricole. L’aide fournie par la JICA visionnement alimentaire stable, un cole, à l’utilisation et à la vente des
pour définir et mettre en œuvre la poli- pays doit veiller à produire un volume produits agricoles, au développement
tique agricole doit être en phase avec suffisant au niveau macroéconomique, d’une activité économique dynamique
ces conditions. S’il y a lieu, la JICA tandis qu’au niveau microéconomique, et au développement de l’infrastructure
prendra des mesures permettant de il doit assurer une distribution efficace rurale, tout en contribuant à renforcer
stimuler la compétitivité et de dévelop- et équitable des disponibilités alimen- l’autonomie des populations.
Exemple
Asie
Cambodge
Projet de centre des technologies de
l’irrigation
Voici le commentaire « En voyant les agriculteurs participer si nombreux à ce projet, j’ai vraiment eu
de notre expert :
le sentiment d’avoir réussi quelque chose. »
Ne sachant trop à quoi s’attendre, les agriculteurs locaux ont commencé à participer à ce
projet à titre d’expérience. Heureusement, en constatant la remise en état réussie de plu-
sieurs fossés d’irrigation et la hausse du débit d’eau, les agriculteurs locaux ont été plus
nombreux à vouloir réaliser le projet et travailler sur d’autres canaux. Avec le concours de
responsables d’organisations administratives locales et de dirigeants d’organisations, nous
sommes parvenus à convaincre davantage de ménages agricoles de s’impliquer dans ce pro-
jet. Au total, nous avons réussi à restaurer l’équivalent de cinq kilomètres de systèmes
d’irrigation. Grâce à ce projet relevant de l’aide non remboursable du Japon, le canal
d’irrigation principal du district de Kandal Stung a pu être restauré ; on assiste depuis à un
essor de la double culture dans le périmètre qui entoure cette simple voie d’eau. Je suis cer-
tain que sur les terres entourant les canaux actuellement remis en état, les rendements agri-
coles augmenteront grâce à l’adoption du système de double culture.
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L Asie et Océanie la JICA entend leur permettre d’acquérir de mûrier dont ces vers se nourrissent.
La JICA concentre ses efforts d’aide l’expérience et les compétences néces- Tous ces efforts ont permis de produire
dans cette région sur des projets de saires pour maîtriser l’ensemble du pro- une nouvelle soie commercialement via-
développement de l’irrigation en Asie du cessus de développement. ble, en s’appuyant sur des techniques
Sud-Est. À cet effet, elle combine prêts En Afghanistan, plusieurs décen- centrées sur les besoins locaux.
d’APD, appui technique et projets de nies de conflit et de troubles civils ainsi Par ailleurs, soucieuse de prévenir la
coopération technique. Parallèlement à que de nombreux épisodes de séche- propagation des maladies animales
la construction de l’infrastructure phy- resse ont ramené la production agricole transfrontières, la JICA développe des
sique, les programmes de la JICA visent à des niveaux bien inférieurs à ceux ressources humaines pour pouvoir ren-
à former les agriculteurs aux techniques d’avant. La JICA a entrepris d’étendre forcer le recours aux technologies diag-
culturales s’appuyant sur l’irrigation, et à les projets d’aide engagés dans le do- nostiques et la mise en œuvre de sys-
l’entretien des installations d’irrigation ; maine de la production rizicole à davan- tèmes de surveillance efficaces de ces
ce faisant, la JICA promeut le développe- tage de zones rurales isolées du pays, maladies dans les pays suivants :
ment d’un socle pour l’agriculture com- afin de poursuivre l’effort de reconstruc- Cambodge, Laos, Malaisie, Myanmar,
portant des éléments structurels et non tion agricole en cours. Thaïlande et Vietnam. Par le biais de ses
structurels et des équipements mo- En Inde, la JICA a été jusqu’à soute- programmes d’aide à moyen et long
dernes. nir l’amélioration de la qualité des cocons terme, elle défend avec ardeur le ren-
Dans les projets menés par la JICA, de vers à soie (amélioration de la produc- forcement des mesures de prévention
les cultivateurs locaux sont présents dès tion séricicole). Si ce pays se classe au des maladies animales, dont la grippe
la phase de planification : ils travaillent deuxième rang mondial par l’importance aviaire.
main dans la main avec nos experts pour de sa production séricicole, l’élevage de
formuler un plan d’action. Grâce à vers à soie y a toutefois baissé en qualité L Amérique Centrale et du Sud
l’intégration dans les programmes du et en volume. L’Inde a en effet recours à La plupart des pays d’Amérique Centrale
Modèle de participation communautaire, l’importation massive de soieries de et du Sud sont hispanophones. La JICA
les participants sont à même d’acquérir haute qualité, qui ont supplanté une tire parti de cet avantage linguistique
les compétences techniques néces- bonne partie de sa production de soie pour y mettre en œuvre des projets
saires tout en jouant un rôle de premier brute. La JICA a engagé des efforts pour d’envergure régionale visant à améliorer
plan dans le projet. En amenant les agri- développer des variétés de vers à soie les pratiques zoosanitaires des éleveurs.
culteurs locaux à analyser et à résoudre adaptées aux conditions locales de Parmi les pays concernés par ce projet
les problèmes par leurs propres moyens, l’Inde, et améliorer la qualité des feuilles transnational d’un genre particulier, ci-
Exemple de la performance de son irrigation. Or, ses infrastruc- en eau dans le périmètre pilote en fin de canal, au sein
tures centenaires ont commencé à se délabrer et à perdre des zones concernées par le projet d’APD, ainsi que la
Asie de leur efficacité. Ainsi, le développement de l’irrigation création et le développement d’une organisation
Pakistan et la gestion de l’entretien des installations sont devenus d’agriculteurs en dehors du périmètre pilote.
Projet participatif d’amélioration de des enjeux critiques pour le gouvernement de la province. Parallèlement, tout en respectant l’autorité de
l’agriculture irriguée dans la province Parallèlement, le pays commence à transférer au secteur l’État pakistanais et le caractère public de la propriété
du Penjab privé la responsabilité de l’entretien et de la gestion des foncière dans ce pays, la JICA a mis en œuvre son projet
systèmes d’irrigation. d’APD (prêt d’APD). Il s’agit d’accroître l’efficacité de
Aider davantage d’agriculteurs locaux à Dans ce contexte, la JICA a lancé deux projets si- l’irrigation en procédant à la réparation des infrastruc-
participer activement à la gestion de multanés : le projet participatif d’amélioration de tures vétustes et délabrées, et au nivellement des par-
l’irrigation l’agriculture irriguée au Penjab (projet de coopération celles agricoles. De plus, l’Agence soutient par une aide
L’agriculture joue un rôle crucial au Pakistan, pays qui technique) et le projet d’amélioration des systèmes financière la promotion à grande échelle des techniques
compte 148 millions d’habitants ; ce secteur représente d’irrigation du Penjab (projet financé par un prêt d’APD). d’irrigation économes qu’elle a introduites via ses projets
en effet 25 % du PNB et emploie 40 % de la population Le premier projet fait suite à un précédent projet de de coopération technique.
active du pays. Environ 70 % des ruraux pakistanais coopération technique, qui a permis de créer et de struc- Grâce à son aide combinant projets de coopéra-
dépendent de l’agriculture pour vivre, et 40 % d’entre turer des associations d’irrigants et des organisations tion technique et prêts d’APD, la JICA est convaincue
eux vivent sous le seuil de pauvreté ; ces taux sont su- d’agriculteurs. Afin de renforcer l’efficacité des associa- qu’une fois ces projets achevés, le gouvernement pakis-
périeurs à ceux qui prévalent en milieu urbain. Pour tions existantes d’irrigants et d’agriculteurs, on a élaboré tanais s’appuiera sur le cadre mis en place pour déployer
améliorer les conditions d’existence des populations des manuels de formation aux techniques d’irrigation de façon durable des projets de ce type sur tout le terri-
pauvres, et pour réduire les disparités entre régions, il est économes en eau, et dispensé des formations aux res- toire national.
essentiel de renforcer le développement de ces zones ponsables d’organismes administratifs, pour qu’ils puis- En Amérique Centrale et du Sud, les activités de la
rurales. sent à leur tour aider les agriculteurs locaux dans dif- JICA font une large place aux programmes d’aide en fa-
La province du Penjab, qui possède la plus vaste férents domaines liés à l’irrigation. De plus, ce projet veur des populations autochtones et de pratiques agri-
superficie irriguée du Pakistan, est fortement tributaire prévoyait des démonstrations de techniques économes coles respectueuses de l’environnement. Les projets mis
en œuvre par la JICA en Dominique et en République
dominicaine d’une part, et au Guatemala d’autre part,
ont été de véritables réussites. Les premiers portaient sur
la valorisation de matières organiques comme le bokashi
(qui s’utilise comme engrais) et l’acide pyroligneux, les
seconds visaient à soutenir les petits agriculteurs.
Enfin, les efforts de coopération triangulaire impliquant
les pays nouvellement industrialisés d’Amérique du Sud
suscitent un intérêt croissant ; or, la JICA a entrepris de
renforcer les efforts de coopération entre le Brésil, qui est
l’un des pays du BRIC, et les pays lusophones d’Afrique.
Station expérimentale pour l’irrigation Formation destinée à une organisation Canal d’irrigation à Bahawalnagar
économe en eau locale d’agriculteurs de Faisalabad
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Activités et initiatives par problème de développement | Développement rural
tons l’Argentine, le Paraguay, la Bolivie et L Moyen-Orient et Maghreb La JICA mène depuis longtemps des
l’Uruguay. De plus, pour que d’autres Bien que le Moyen-Orient et le Maghreb programmes en Iran et en Palestine. Ils
pays de la région puissent profiter des renferment de vastes étendues de terres doivent permettre notamment
manuels techniques rédigés en espagnol arides ou semi-arides, l’agriculture joue un d’améliorer la qualité des sols dans les
dans le cadre de ce projet, la JICA en- rôle important dans l’économie de nom- régions arides grâce à l’utilisation des
courage leur diffusion via des sites web. breux pays de la région, en tant que effluents d’élevage (déjections animales)
Nous contribuons ainsi activement au source de nourriture et de devises. Cette dans l’agriculture, et d’accroître la pro-
partage de technologies et d’informations activité consomme l’essentiel des res- ductivité de l’élevage en améliorant les
utiles à l’échelle de toute une région. sources hydriques ; or, les prélèvements conditions sanitaires et les techniques
De plus, des activités agricoles inté- massifs d’eau à usage agricole con- d’alimentation des animaux.
grant le respect de l’environnement et le duisent à l’épuisement des nappes phréa- Par ces programmes, la JICA en-
soutien aux populations autochtones tiques. De plus, l’emploi de méthodes tend améliorer les conditions d’existence
sont mises en œuvre dans toute la ré- d’irrigation inefficaces entraîne la salinisa- des petits agriculteurs et de leurs familles
gion. En Dominique, par exemple, un tion de la couche arable. L’épuisement et accroître la production alimentaire
projet permettant de valoriser des des nappes et la salinisation constituent dans la région, où l’on prévoit une fragili-
matières organiques comme le bokashi deux problèmes de taille dans la région. sation de l’équilibre entre l’offre et la de-
(qui s’utilise pour amender les sols) et le De surcroît, selon les experts, le change- mande alimentaires, et une baisse du
vinaigre de bois (ou acide pyroligneux) a ment climatique devrait se traduire par une taux d’autosuffisance alimentaire.
été mis en œuvre avec succès, et un baisse de débit des cours d’eau dans
autre projet destiné à soutenir les petits cette région. Face à ce sombre tableau, la L Afrique
agriculteurs au Guatemala a donné JICA apporte une aide à la Syrie, à la Environ 70 % des Africains vivent en mi-
d’excellents résultats. Palestine et à l’Égypte via le déploiement lieu rural, et 90 % d’entre eux travaillent
En outre, les programmes de co- de programmes visant à développer les dans l’agriculture ! Cette activité est la clé
opération triangulaire faisant intervenir les infrastructures d’irrigation et les tech- de voûte de l’économie africaine : elle
pays les plus développés d’Amérique du niques d’irrigation économes en eau ; représente 15 % du PIB de ce continent,
Sud, sont de plus en plus répandus. Au l’Agence s’emploie également à améliorer et les produits agricoles constituent une
Brésil, pays que l’on assimile souvent au la gestion de l’exploitation agricole, en en- large part des exportations africaines.
groupe BRIC (Brésil, Russie, Inde, courageant une utilisation plus efficiente Par conséquent, le développement des
Chine : groupe de pays qui connaissent de l’eau pour l’agriculture et l’adoption de zones rurales, dont 65 % à 90 % des
une croissance économique rapide), les pratiques agricoles durables. habitants vivent en état de pauvreté, joue
initiatives de coopération triangulaire en Au Moyen-Orient et au Maghreb, un rôle crucial dans la réalisation de
faveur des pays lusophones d’Afrique l’élevage commercial à petite échelle est l’objectif plus global de réduction de la
(pays PALOP) se multiplient. très répandu ; il coexiste avec l’agriculture pauvreté.
ou l’élevage nomade / l’élevage Cela dit, l’Afrique souffre de condi-
d’animaux sur des terres de pâture tions naturelles très défavorables : plu-
s’étendant au-delà des régions arides. viométrie incertaine et irrégulière, médio-
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Activités et initiatives par problème de développement | Développement rural
cre fertilité des sols. De plus, l’agriculture de croître de plus de 2 % par an, le con- Par ailleurs, dans cette région, la
traditionnelle – qui domine les pratiques tinent africain est confronté à deux défis JICA estime qu’il est vital de développer
culturales sur ce continent – est de type urgents : augmenter la productivité des à la fois les infrastructures hydrauliques
pluvial. Elle s’appuie généralement sur céréales primaires et garantir un approvi- pour garantir l’accès à une eau de bois-
une stratégie de répartition et d’évitement sionnement stable. son salubre, et le réseau routier au ser-
des risques ; les agriculteurs produisent Pour faire face à l’augmentation vice de la mobilité. Il importe également
peu, en utilisant peu d’intrants et en di- spectaculaire de la consommation ali- de promouvoir diverses activités
versifiant les cultures. Ainsi, la productivi- mentaire, qui concerne avant tout les économiques allant du traitement et de
té des sols en Afrique reste extrêmement zones urbaines, l’Afrique importe la valorisation des déchets agricoles aux
faible, et l’évolution des conditions plu- aujourd’hui 7 millions de tonnes de riz activités artisanales et aux simples
viométriques se traduit par une forte poli par an. Lors de la quatrième con- échanges commerciaux, parallèlement
variabilité interannuelle de la production férence internationale de Tokyo sur le aux efforts entrepris pour améliorer la
agricole. Si la production céréalière aug- développement de l’Afrique (TICAD IV), production agricole. Tous ces facteurs
mente en volume, elle ne parvient toute- la JICA et d’autres donateurs se sont fixé contribueront à vitaliser les zones rurales
fois pas à rattraper la croissance de la un objectif ambitieux pour la riziculture en et à atteindre l’objectif d’élimination de la
demande, proportionnelle à Afrique : il visent en effet à doubler la faim et de la pauvreté dans la région. De
l’accroissement rapide de la population ; production de riz sur ce continent au plus, l’autonomisation des populations
le volume des céréales importées cours des 10 prochaines années via la par le renforcement de leurs capacités
d’autres régions du globe continue à Coalition pour le développement de la d’auto-organisation et l‘amélioration des
croître de 3 % à 4 % en rythme annuel. riziculture en Afrique (Coalition for African niveaux de services sanitaires et éduca-
Dans une optique de sécurité alimen- Rice Development ou CARD) et d’autres tifs joueront un rôle déterminant dans
taire, face à une population qui continue moyens. l’émergence d’une Afrique prospère.
La 2ème assemblée générale de la Coalition pour le développement de la riziculture en Afrique (CARD) Rizières avec en arrière-plan le Kilimanjaro, le plus haut sommet du continent africain.
a attiré 140 participants.
Pêche —La reconstitution des abondantes ressources est le principal défi du secteur de la pêche—
Sensibiliser les communautés de pêche à la gestion des ressources
Situation générale l’alimentation et l’agriculture (FAO), les pratiquer la pêche. Cette activité est
Les produits halieutiques prélevés dans populations des pays en développement donc à la portée de tous. Elle joue un rôle
les océans, les lacs et les cours d’eau sont tributaires à hauteur de 20 % des important pour les populations pauvres
constituent une source importante et produits de la pêche pour la satisfaction et pour les femmes des pays en déve-
abordable de protéines pour les habi- de leurs besoins en protéines animales. loppement, car elle leur procure des
tants des pays en développement. Selon De plus, il n’est pas nécessaire de pos- moyens de subsistance.
des statistiques publiées par séder des terres ou d’employer de coû- Le secteur de la pêche constitue
l’Organisation des Nations unies pour teuses méthodes de production pour donc une activité importante pour
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Activités et initiatives par problème de développement | Développement rural
l’économie des pays en développement. les petites communautés de pêcheurs per la distribution et la commercialisa-
Or, dans ces régions, la surpêche et la n’ont pas vraiment pu réfléchir à la ges- tion. En raison de ce manque
dégradation de l’environnement ont en- tion des ressources, ce qui a conduit à la d’équipements et de la méconnais-
traîné la diminution des ressources ha- surexploitation des zones de pêche. La sance des bonnes pratiques
lieutiques, voire l’épuisement de cer- JICA a défini trois objectifs de déve- d’hygiène et de contrôle de la qualité
taines zones de pêche. Toutefois, à la loppement, qu’elle s’efforce d’atteindre des produits de la pêche, environ un
différence des ressources minérales, qui par le biais de ses programmes d’aide : tiers des captures ne peuvent être
s’épuisent définitivement à mesure qu’on 1) Dynamiser les communautés utilisées pour la consommation ali-
les exploite, les ressources halieutiques locales de pêcheurs mentaire. Face à cette situation, la
sont renouvelables et peuvent être utili- La JICA s’emploie à mettre en place JICA développe l’infrastructure
sées durablement par des générations un système de gestion des ressour- nécessaire pour améliorer les réseaux
successives, à condition de maintenir les ces fondé sur le principe de la partici- de distribution et assurer des forma-
captures dans des limites raisonnables. pation locale. Ce système, qui repose tions aux techniques de traitement et
Malheureusement, la notion sur la création d’organisations de de manutention des produits halieu-
d’aménagement des ressources n’est pêcheurs et la réduction des coûts tiques frais, notamment.
pas encore une évidence pour les ac- grâce au partage du travail et des re- 3) Préservation et gestion des
teurs de la filière pêche des pays en sponsabilités, contribue à revitaliser ressources halieutiques
développement, où la pauvreté pousse les communautés locales de pê- Certes, les ressources halieutiques
les individus à privilégier le profit immé- cheurs et à améliorer leurs revenus. sont renouvelables. Mais si l’on sou-
diat. La planète est aujourd’hui confron- Un autre élément essentiel des pro- haite les exploiter de façon durable, il
tée à deux grands défis : permettre aux grammes d’aide de la JICA dans ce est indispensable de fixer des quotas
ressources de retrouver leur niveau anté- domaine est la mise en valeur des limitant le niveau des captures. Il faut
rieur, et éviter les dangers de la surpêche. ressources inutilisées. La JICA également mener des efforts à long
s’efforce en effet de diversifier et terme pour sensibiliser les commu-
Actions de la JICA d’améliorer les revenus par la promo- nautés aux pratiques de gestion des
Nombre de pays en développement ne tion de l’aquaculture et des produits ressources, afin que cesse la surex-
possèdent ni les systèmes ni les organi- halieutiques à valeur ajoutée, comme ploitation des zones de pêche. Via le
sations nécessaires pour encadrer la les produits transformés. projet visant à redonner sa richesse
gestion des ressources halieutiques au 2) Exploitation rationnelle des au littoral du Vanuatu (voir ci-après), la
niveau local, comme c’est le cas au ressources halieutiques JICA s’efforce d’accroître les
Japon, où il existe des coopératives de Bien que les produits halieutiques ressources côtières en développant
pêcheurs et des droits de pêche. soient très périssables, la plupart des de nouvelles méthodes d’élevage
De plus, le pouvoir est souvent aux pays en développement ne possè- pour les espèces de coquillages
mains d’une poignée de magnats de la dent pas les installations de réfrigéra- faciles à récolter, dont les stocks
pêche et grands acheteurs de produits tion qui leur permettraient d’en s’épuisent par conséquent plus
halieutiques. Face à ces « poids lourds », préserver la fraîcheur et d’en dévelop- rapidement.
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Activités et initiatives par problème de développement
Développement industriel
Aider les pays en développement à poser les bases de leur
croissance industrielle, à créer davantage d’emplois et à
instaurer une société économiquement indépendante
Parc éolien de Zafarana, en Égypte
La JICA met en œuvre un ensemble de programmes pour aider les pays en développement à établir les bases
nécessaires à l’essor de leur industrie. Les efforts portent plus particulièrement sur les échanges et les investisse-
ments, le tourisme, le soutien aux petites et moyennes entreprises (PME), l’approvisionnement régulier en éner-
gie électrique, les ressources minérales, les énergies renouvelables et les technologies liées à l’efficacité énergé-
tique. Sachant que presque 30 % des prêts d’APD de la JICA concernent le secteur de l’énergie électrique, beaucoup
de projets de développement industriel nécessitent un financement de grande envergure. L’aide technique et le
soutien financier de la JICA sont donc d’autant plus efficaces dans ce domaine. Ces initiatives doivent faciliter
l’autonomisation des populations locales et leur donner les moyens de mettre en place un socle industriel,
d’accroître les perspectives d’emploi et d’instaurer une société économiquement indépendante.
Les actions en faveur de la promotion du secteur industriel s’appuient d’une part sur le développement du secteur
privé, d’autre part sur les ressources naturelles et énergétiques.
Situation générale répercussions bénéfiques sur les condi- et les soins médicaux, ou encore la pro-
Le type de coopération adopté par la tions de vie de la population en général. tection sociale.
JICA permet de contribuer à l’essor Parallèlement, lorsque les recettes fis- La croissance du secteur privé
économique des pays en développe- cales générées par les entreprises aug- contribue également à créer des em-
ment en tirant parti de la vitalité du mentent, l’État est à même d’offrir un plois locaux et par conséquent à réduire
secteur privé. L’amélioration des perfor- niveau de services plus élevé, dans des la pauvreté. Par ailleurs, le développe-
mances des entreprises privées a des domaines comme l’éducation, la santé ment des industries locales et
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Activités et initiatives par problème de développement | Développement industriel
l’intensification des échanges et des sur les PME, le tourisme, les échanges de l’élaboration de politiques indus-
investissements favorisent l’activité et les investissements. trielles à la promotion des exportations.
économique à l’échelle nationale. Enfin, Parmi les projets JICA les plus ap-
il est vital pour les pays en développe- Échanges et investissements préciés, citons le projet visant à former
ment de renforcer la compétitivité de Les pays en développement doivent ac- des chefs de file visionnaires dans le
leurs industries locales face à une con- croître le rythme de leurs échanges et secteur manufacturier en Inde (voir
currence internationale de plus en plus de leurs investissements, et développer page 82) et le projet de promotion des
vive. des atouts à l’échelle nationale pour exportations égyptiennes.
faire face à la concurrence mondiale et Un autre programme de la JICA
Actions de la JICA aux défis économiques engendrés par mobilise l’attention : l’aide au développe-
Les initiatives de la JICA en faveur de la mondialisation. La JICA assure une ment du secteur industriel éthiopien. Ce
l’essor du secteur privé se sont jusqu’ici aide dans trois domaines stratégiques : programme a été lancé à la demande du
concentrées sur l’Asie de l’Est et du développement de l’infrastructure in- Premier ministre Meles Zenawi, impres-
Sud-Est, deux régions qui ont enregis- dustrielle, renforcement organisationnel sionné par l’expérience accumulée par le
tré une croissance économique hors du et développement des compétences. Japon au fil de ses programmes d’aide
commun. Le passage d’une économie Le premier domaine comprend le ren- en faveur de ses partenaires asiatiques,
fondée sur le secteur public à un forcement des institutions : élaboration et par un projet mis en œuvre par la JICA
modèle faisant une large place au d’une législation favorable au déve- en Tunisie : l’étude de plan directeur pour
secteur privé s’opère sans à-coups loppement des échanges et des inves- l’amélioration de la qualité et de la pro-
dans ces régions. Les pays en déve- tissements et d’autres systèmes, et ductivité (voir page 85). Il s’agit d’élaborer
loppement cherchent à s’adapter à la création d’autres infrastructures néces- un programme portant sur le contrôle de
mondialisation des échanges saires à l’essor de l’industrie nationale. la qualité et l’amélioration de la pro-
économiques, phénomène récent et Dans cet esprit, la JICA appuie égale- ductivité – un peu comme dans le projet
qui s’accélère, en adhérant à des or- ment le renforcement d’entités comme tunisien – et prévoyant un dialogue
ganisations internationales comme les agences de promotion des échan- autour de la politique industrielle, un peu
l’Organisation mondiale du commerce ges et des investissements, le renforce- comme celui planifié conjointement par
(OMC) et en signant des accords de ment de l’organisation des entreprises, l’Institut national des hautes études po-
partenariat économique (APE). et le développement des compétences litiques (GRIPS) du Japon et la JICA (huit
Face à la crise financière qui des effectifs du secteur privé et des diri- rencontres prévues sur une période de
ébranle aujourd’hui la planète, la JICA geants des pays concernés. En matière deux ans) qui englobera les expériences
soutient activement le développement d’échanges et d’investissements, la du Japon et d’autres pays asiatiques.
du secteur privé, en mettant l’accent JICA apporte une aide diversifiée allant
Exemple et élaboration d’autres instruments pour accroî- Par des discussions solennelles avec le gouverne-
tre les échanges commerciaux ; 4) établissement ment laotien, la JICA prévoit également
Échanges et investissements d’un plan intégré pour les parcs industriels ; et 5) d’améliorer la prise de conscience des enjeux
Laos construction de parcs industriels adaptés aux environnementaux.
Étude préliminaire pour le développe- besoins du pays, conformément à la volonté du
ment industriel gouvernement.
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Activités et initiatives par problème de développement | Développement industriel
Tourisme résidents locaux peuvent élaborer con- apprendre davantage sur les efforts de
Pour l’instant, ce sont les entreprises jointement un mode de développement la JICA en faveur de l’écotourisme en
privées qui dominent le marché touris- touristique favorisant la réduction de la République dominicaine, voir ci-après.
tique. Le type de tourisme le plus ré- pauvreté et l’amélioration des condi- Parmi les autres nouveaux projets
pandu étant exogène, cette activité n’a tions de vie des communautés locales. menés par la JICA dans le secteur tour-
que peu de retombées positives pour la L’objectif de l’Agence est de promou- istique, citons le projet de promotion
population locale. Afin que les commu- voir un mode de tourisme durable qui touristique de Jéricho (voir plus loin).
nautés locales puissent profiter de puisse contribuer au développement Jéricho possède de nombreuses res-
l’essor du tourisme, la JICA s’efforce global de la région. sources touristiques et bénéficie d’une
d’aider les pays concernés à passer L’un des grands défis auxquels la relative stabilité politique. Par le biais de
d’un développement touristique exo- planète est aujourd’hui confrontée est ce projet et du développement ultérieur
gène à une démarche endogène. La la préservation de l’environnement de l’activité touristique, la JICA sou-
JICA pense que les pouvoirs publics, mondial. À cet égard, l’écotourisme of- haite procurer à la région de Jéricho un
les opérateurs touristiques privés et les fre un potentiel considérable. Pour en avantage culturel et économique.
1998 et 2000. Cette destination était si fréquentée que la perts en promotion touristique.
*L
e terme d’Intifada – qui signifie « réveiller, secouer » en
construction d’hôtels et d’autres infrastructures étaient La première année du projet a permis de mettre
arabe – fait généralement référence aux deux soulève-
en projet. Toutefois, après la seconde Intifada, le nombre sur pied le Comité du patrimoine touristique de Jéricho, ments du peuple arabe palestinien contre l’occupation
militaire israélienne. La première Intifada a eu lieu en
de visiteurs s’est effondré, passant à 1 200 en 2001, chargé d’assurer la promotion du tourisme en collabora-
décembre 1987.
avant de stagner les années suivantes (30 000 visiteurs tion avec les secteurs public et privé. Ce comité a pour
en 2004), ce qui s’est traduit par une baisse brutale des mission de définir le modèle et la stratégie de développe-
revenus du tourisme. ment touristique de la ville en s’appuyant sur la participa-
Si la ville de Jéricho a connu une embellie en tion des habitants.
Exemple La République dominicaine occupe une partie de l’île notamment à diversifier l’offre touristique, à protéger et à
d’Hispaniola, dont les écosystèmes endémiques sont restés préserver les ressources naturelles, et à permettre
Tourisme largement préservés. En plus de ses plages, ce pays abrite l’amélioration globale des conditions de vie des communau-
République dominicaine donc un grand nombre de parcs nationaux et de réserves tés locales.
Écotourisme naturelles. Avec ses splen-
dides paysages montagneux,
Valoriser les ressources naturelles par ses lacs naturels et ses re-
l’écotourisme, au profit de la population locale tenues artificielles, sa multi-
La République dominicaine, État insulaire de la mer des tude d’anses et de baies, ses
Caraïbes, est une destination très prisée des touristes du forêts et ses villes chargées
monde entier. Elle attire chaque année davantage de visi- d’histoire, la République
teurs que tout autre pays des Caraïbes. Néanmoins, dominicaine possède un im-
l’industrie du tourisme doit faire face à un certain nombre de mense potentiel en termes
défis. Par exemple, l’impact sur l’environnement de d’écotourisme. Il convient
l’aménagement de stations balnéaires dévolues au tourisme désormais de le mettre con-
de masse n’est pas suffisamment pris en compte. De plus, si venablement en valeur.
le pays accueille d’innombrables touristes, beaucoup d’entre La JICA a engagé des efforts
eux optent pour des formules « tout compris » dans des pour introduire l’écotourisme
complexes balnéaires, dont ils sortent rarement pour partir à dans la région, en s’appuyant
la découverte de l’île. C’est ainsi que la population locale ne sur des objectifs à court et à
retire quasiment aucun bénéfice de l’activité touristique. long terme. Ces efforts visent
Participation à un trekking en forêt dans le cadre d’un programme de formation au Japon
(Yanbaru, Okinawa)
84
Activités et initiatives par problème de développement | Développement industriel
Promotion des petites et humaines compétentes pour gérer les la promotion des PME, et à améliorer la
moyennes entreprises sites de production existants. Tous ces productivité au sein des entreprises.
De nombreux pays en développement facteurs ont entravé la croissance des Dans les régions où l’industrie reste
ont été pénalisés par le retard de déve- entreprises de ces pays. Dans ce con- insuffisamment développée, la JICA a
loppement des systèmes et des poli- texte, la JICA a déployé des pro- mis en œuvre des programmes de
tiques en faveur des PME, mais aussi grammes d’aide visant à développer les développement de l’industrie locale
par l’accès insuffisant aux technologies ressources humaines au sein des ins- s’appuyant sur le concept « Un village,
adéquates et la pénurie de ressources tances gouvernementales en charge de un produit » ; l’objectif est de créer des
Exemple et des PME, afin de soutenir les industries déri- d’appareils électroniques et d’équipements de télé-
vées. Mais en réalité, la plupart des pièces fabri- communications possèdent des usines dans ce
Petites et moyennes entreprises (PME) quées au Mexique n’étaient pas d’assez bonne pays, mais ils étaient jusqu’ici contraints
Mexique qualité, en l’absence de technologies adéquates, d’importer tous les composants dont ils avaient
Projet de transfert technologique en comme les technologies d’emboutissage des mé- besoin. Ces industriels bénéficieraient grande-
faveur des industries dérivées taux, par exemple. Le pays était donc tributaire ment de la possibilité de s’approvisionner en
(technologies d’emboutissage) des importations pour couvrir ses besoins en com- composants fabriqués sur place. Ceci contri-
posants de haute qualité. buerait à améliorer les perspectives d’emploi
Mise en place d’une chaîne Soucieuse d’aider le Mexique à améliorer locales pour les Mexicains – qui seraient moins
d’approvisionnement en composants de haute le niveau technologique de ses presses nombreux à devoir s’exiler aux États-Unis pour y
qualité à l’échelle nationale d’emboutissage, la JICA a détaché des spécialistes chercher du travail – et favoriserait la création et
Le Mexique est passé d’une approche protection- pour former des ressources humaines capables le développement des PME et des micro-
niste (visant à protéger son industrie) à une poli- d’assurer les transferts technologiques au niveau entreprises.
tique de libéralisation et d’ouverture de ses local. Parallèlement, l’Agence a organisé des sémi-
marchés. Mais les multiples PME qui forment le naires afin de diffuser les standards tech-
tissu industriel du pays, et dont beaucoup nologiques sur tout le territoire mexicain.
jouaient un rôle actif dans l’industrie des com- Beaucoup de fabricants japonais d’automobiles,
posants, n’étaient pas suffisamment
performantes pour résister à la con-
currence des produits importés.
Ainsi, les défaillances de PME se
sont multipliées à mesure que le pays
progressait sur la voie libérale, ce qui
n’a fait qu’accroître le chômage et
l’angoisse sociale. Pour les gouverne-
ments successifs, la politique industri-
elle devait mettre l’accent sur
l’amélioration de la compétitivité et
sur la promotion des micro-entreprises
Conférence sur les technologies d’emboutissage donnée par Cet homologue explique le fonctionnement de la presse prêtée dans le
un expert cadre du projet
85
Activités et initiatives par problème de développement | Développement industriel
Situation générale doit (et devra continuer à) faire face. tribuent également à réduire les gaz à
La demande énergétique mondiale ne De plus, la libéralisation du marché effet de serre. Pour toutes ces raisons,
cesse de croître, y compris en Asie et de l’électricité, qui touche également les on espère qu’elles joueront un rôle mo-
dans d’autres pays en développement, pays en développement, se traduit par teur dans la diversification des res-
où l’accroissement démographique et la place grandissante des opérateurs sources énergétiques.
l’industrialisation font exploser les be- privés dans le secteur électrique, à
soins en énergie. Sur fond de flambée mesure qu’un nombre croissant de Actions de la JICA
des prix du pétrole et des autres sour- pays engagent des réformes fondées Électricité et énergie
ces d’énergie, et de préoccupations in- sur des partenariats public-privé. D’un Deux points essentiels sont à prendre en
ternationales croissantes vis-à-vis de autre côté, le formidable potentiel offert compte dans les programmes d’aide
l’environnement, l’approvisionnement par les énergies renouvelables suscite concernant l’énergie et l’électricité : 1) ins-
énergétique est l’un des grands défis un grand intérêt. À partir d’un certain tauration d’une croissance économique
auxquels la communauté internationale niveau d’exploitation, celles-ci con- durable grâce à un approvisionnement
86
Activités et initiatives par problème de développement | Développement industriel
stable en électricité, et 2) promotion de pays participant au Forum a présenté activités dans plusieurs pays océa-
l’électrification des zones rurales. des rapports d’études de cas, et des niens, où des systèmes photo-
La JICA a déployé de nombreux débats ont eu lieu sur les possibilités de voltaïques seront raccordés aux
projets d’APD (prêts) et d’aide tech- coopération entre les gouvernements réseaux électriques locaux. Au Kenya,
nique dans le secteur de l’énergie et, à et le secteur privé, le recours au parte- en Indonésie et dans plusieurs pays
l’avenir, elle entend poursuivre ses ef- nariat public-privé et un certain nombre d’Amérique Centrale et du Sud, la JICA
forts dans ce domaine pour mettre en d’autres sujets. Les participants ont ap- a également engagé des programmes
œuvre des projets avec une efficacité porté des contributions très positives, visant à développer la géothermie.
accrue. Par exemple, une approche in- conscients de l’importance de ces *C
e nouveau programme a été lancé durant l’exercice
tégrée combinant des études sur la échanges d’informations et d’expéri- 2008, pour contribuer aux mesures de réduction des
gaz à effet de serre (mesures d’atténuation) et soutenir
construction de centrales électriques et ences. En outre, les représentants du les efforts d’adaptation au changement climatique
la construction elle-même permettra à gouvernement japonais ont fait le point (mesures d’adaptation).
87
Activités et initiatives par problème de développement | Développement industriel
Qu’est-ce que l’aide pour le com- ainsi leur croissance économique. tains d’entre eux. Ceci témoigne de
merce (APC) ? L’APC se concentre par exemple sur l’approche adoptée par la JICA pour
L’aide pour le commerce (APC) est l’aménagement d’infrastructures qui contribuer à atténuer les disparités ré-
conçue pour aider les pays en déve- permettent de réduire le coût des gionales et à améliorer l’intégration des
loppement à renforcer leurs capacités marchandises offertes, et sur le déve- pays de l’ANASE par l’essor des
du côté de l’offre et leur infrastructure loppement de capacités dans le do- échanges commerciaux (voir figure 2).
liée au commerce afin qu’ils puissent maine du commerce et des investisse- En outre, quand on observe les dif-
bénéficier de l’essor des échanges ments. Voici quelques domaines férents domaines d’intervention au sein
commerciaux et réduire la pauvreté. En particuliers de l’APC : de la région ANASE, il apparaît claire-
d’autres termes, tous les bénéfices ment que la JICA se focalise sur le
commerciaux contribueront directe- E Politique et réglementation commerciales développement de l’infrastructure
ment à la croissance économique du E Promotion du commerce économique. Ainsi, l’Agence cherche à
pays concerné. E Infrastructures liées au commerce promouvoir une croissance
Cette idée a pris naissance dans les E Acquisition de capacités de production économique globale par un développe-
années 1990, alors que la participation E Ajustements liés au commerce ment des infrastructures au niveau ré-
croissante des pays en développement E Autres besoins liés au commerce gional, avec des retombées bénéfiques
dans l’Organisation mondiale du com- pour chaque pays (voir figure 3).
merce (OMC) braquait les projecteurs Efforts d’APC menés par la JICA
sur les problèmes de développement Dans ce contexte, la JICA élabore L’OMC a décidé de procéder en 2009 à
de ces pays. également des programmes en relation un examen global de l’aide pour le com-
Depuis la conférence ministérielle de avec l’APC. À titre d’exemple, environ merce ; une réunion mondiale con-
Seattle, l’OMC accorde davantage 76 % de l’ensemble des projets liés à sacrée à ce bilan a eu lieu les 6 et 7 juillet
d’attention non seulement aux négo- des prêts d’APD concernaient l’APC. 2009 à Genève. Le Secrétaire d’État aux
ciations de libre-échange, mais aussi L’Asie et l’Afrique sont les principales Affaires étrangères Shintaro Ito représen-
aux questions de développement lors régions bénéficiaires de projets liés à tait le Japon lors de ce forum de haut
de ses réunions, par égard pour les l’APC (voir figure 1). L’aide aux pays niveau. Des représentants de la JICA ont
pays en développement. Par la suite, d’Asie représente plus de 81 % de également participé aux réunions de
lors du cycle de Doha (cycle de négo- l’ensemble des projets d’APD (prêts) section ; ils y ont présenté les efforts de
ciations commerciales multilatérales) et liés à l’APC, et 46 % des projets de la JICA et les contributions générales en
de la 6ème conférence ministérielle qui coopération technique / d’aide non matière d’APC. Avant la réunion con-
s’est tenue à Hong Kong, les membres remboursable liés à l’APC. Quant à sacrée à l’examen global, la JICA a
de l’OMC ont reconnu que le libre- l’aide aux pays d’Afrique, elle cor- aussi pris part à un certain nombre de
échange aurait un impact négatif sur respond à 14 % de l’ensemble des réunions régionales. En particulier,
les pays en développement. Le con- projets d’APD (prêts) liés à l’APC, et à l’Agence a participé à la réunion régio-
cept d’APC a été promu pour améliorer 23 % des projets de coopération tech- nale de l’ANASE qui s’est tenue au
les capacités en matière d’offre dans nique / d’aide non remboursable liés à Cambodge. Elle a ainsi pu exposer sa
les pays en développement, afin l’APC. Rien qu’à l’intérieur de la région contribution et sa politique concernant
d’atténuer cet impact. ANASE, la moitié des projets de co- l’APC au sein de l’ANASE. Lors de la
L’APC part de l’idée qu’en aidant les opération technique liés à l’APC con- réunion consacrée à l’examen global, le
pays en développement à se doter cernent les pays CLMV (Cambodge, suivi de l’APC et les stratégies relatives à
d’infrastructures liées au commerce et Laos, Myanmar et Vietnam). La plupart la coordination des donateurs ont fait
de capacités en matière d’offre, on des projets d’APD (prêts) de cette ré- partie des thèmes débattus.
peut leur permettre de réaliser des bé- gion ciblaient le Vietnam, mais le Cam-
néfices grâce au commerce et stimuler bodge a également bénéficié de cer-
88
Activités et initiatives par problème de développement | Développement industriel
Prêts d'APD Coopération technique, dons · En 2008, environ 76 % des programmes de prêts
d’APD de la JICA étaient consacrés à l’APC
Océanie Autres
1% · L’Asie et l’Afrique sont devenues les principales
Europe 1%
2% régions bénéficiaires des programmes d’aide :
Moyen-Orient l’Asie représente 81 % de l’ensemble des
et Maghreb Océanie
4% 4% programmes de prêts d’APD liés à l’APC et 46 %
Afrique de l’ensemble des programmes de coopération
14 %
Amérique latine
technique et de dons liés à l’APC.
16 %
· L’Afrique représente 14 % des programmes
Asie
Moyen-Orient
46 % financés de prêts d’APD liés à l’APC et 23 % des
et Maghreb
8% programmes de coopération technique et de
dons liés à l’APC.
Asie
81 % Afrique
23 %
Prêts d'APD Coopération technique, dons · Au sein de la région ANASE, plus de la moitié des
Asie du Sud-Est projets de coopération technique liés à l’APC
0.3 % concernent les pays CLMV (Cambodge, Laos,
Myanmar et Vietnam).
Cambodge
2% Cambodge · Des projets liés à des prêts d’APD ont démarré au
14 % Vietnam et au Cambodge, ce qui montre
Indonésie
Myanmar 22 % l’orientation des programmes d’aide visant à
6%
réduire les disparités entre pays de l’ANASE grâce
Indonésie Malaisie à l’expansion du commerce et au renforcement
35 % Laos
4%
8% de l’intégration régionale.
Vietnam
54 % Philippines
16 %
Vietnam
Philippines 24 %
Thaïlande
9%
6%
Singapour
0.1 %
Brunei Darussalam
0.0006 %
Énergie Énergie
58 % Agriculture 8%
27 %
Services aux
entreprises
7% Services bancaires
et financiers
Information et 4%
communication
2%
89
Système d’exécution : Modalités de la coopération
Études préparatoires
Exploiter les spécificités des trois programmes d’aide pour gagner
E xpert de la JICA réalisant une étude sur la végétation
en mobilité, rapidité et synergie
forestière avec l’un de ses homologues (Vietnam).
Caractéristiques des études peut être prise à tout moment si néces- Objectifs et contenu des études
préparatoires saire, en consultation avec le ministère On peut schématiquement diviser les
Avant la création de la nouvelle JICA, les des Affaires étrangères. Les études objectifs des études préparatoires en
processus d’élaboration des projets conduites séparément par le passé deux types.
relevant des principaux programmes, à (élaboration du programme de co-
savoir la coopération technique, les opération ou des différents projets) 1) Définition d’objectifs de coopération per-
prêts d’APD et l’aide non remboursable peuvent au besoin être réunies en une mettant d’atteindre des objectifs de
(dons), étaient conduits séparément. étude. développement spécifiques et élabora-
Les études préparatoires ont été in- Les études préparatoires per- tion de scénarios de coopération appro-
troduites pour simplifier ces opérations mettent en outre à la JICA d’apporter priés permettant d’atteindre ces objectifs.
en les intégrant en un seul et même une coopération plus efficace et de ré- 2) Identification et élaboration de projets in-
processus. aliser des combinaisons d’aides opti- dividuels et de plans d’exécution corres-
Les caractéristiques inhérentes aux males en profitant des effets de synergie pondants, proposition de thèmes de
études préparatoires permettent à la générés par l’exploitation des spécifici- coopération et examen de la pertinence,
JICA de fournir une aide plus mobile et tés des différents programmes et en les de l’efficacité et de la rentabilité des pro-
plus rapide, car la décision d’exécution associant de la meilleure façon possible. jets soumis à l’étude.
Durant la seconde moitié de l’exercice 2008, 179 études préparatoires ont été réalisées (données au 31 mars 2009).
90
Système d’exécution : Modalités de la coopération | Études préparatoires
91
Système d’exécution : Modalités de la coopération
Projets de coopération
technique
Établissement de formation professionnelle à Dhâkâ (Bangladesh)
Une coopération sur mesure avec la participation de la communauté
Les projets de coopération technique « participatives » associant la population trants » -> « mise en œuvre des activi-
constituent l’un des principaux volets de la zone concernée par le projet aux tés » -> « réalisation des objectifs ». La
des initiatives de la JICA outre-mer. activités de planification, de gestion JICA l’utilise comme outil de gestion
L’Agence élabore avec les pays parte- opérationnelle et d’évaluation. des projets de coopération technique et
naires des projets sur mesure, en pre- afin d’assurer la cohérence des activités
nant en compte les situations locales et Projets conjoints de planification, de mise en œuvre et
en exploitant les connaissances, Les projets de coopération technique d’évaluation.
l’expérience et la technologie du Japon sont réalisés en collaboration avec les Dans la matrice PDM, les « objec-
et des pays en développement, afin de gouvernements des pays partenaires. tifs » sont divisés en trois niveaux :
résoudre leurs problèmes dans les dé- La JICA assure non seulement les
lais convenus. dépenses relatives aux projets, mais 1) Résultats (extrants)
Les besoins des pays en déve- partage également les responsabilités Biens ou services spécifiques générés
loppement sont plus divers et variés que et encourage les efforts d’auto-assis- par les activités mises en œuvre
jamais. Outre l’agriculture et le déve- tance des pays partenaires en vue 2) Objet du projet
loppement de l’infrastructure sociale, d’assurer la pérennité des projets après Découlant des résultats obtenus,
l’aide englobe, depuis ces dernières an- la fin de la coopération. c’est l’objectif que l’on souhaite avoir
nées, les mesures de lutte contre les atteint à la fin du projet
maladies infectieuses, le passage à Une coopération technique adap- 3) Objectif ultime
l’économie de marché et le développe- tée à la situation locale Objectif de développement que l’on
ment de systèmes juridiques, la consoli- La JICA s’efforce de mettre au point des espère atteindre en maintenant les
dation de la paix et l’aide à la recon- technologies appropriées intégrant le effets de l’objectif atteint du fait de la
struction, notamment en Afghanistan et savoir-faire local et la technologie japo- réalisation du projet. L’objectif de
au Soudan. naise. développement est réalisable avec
La JICA estime qu’il est important un degré élevé de certitude au bout
de répondre aux besoins de ces pays Réforme institutionnelle et ren- d’une certaine période à compter de
avec davantage de précision et de ra- forcement organisationnel l’achèvement du projet
pidité, en planifiant et en mettant en La JICA ne se contente pas de fournir
œuvre la coopération avec une efficacité des conseils techniques et d’opérer La matrice PDM permet de rap-
maximale selon la situation et les pro- des transferts de technologie, elle fa- procher logiquement les causes et les
blèmes de développement de chaque vorise le développement des capaci- effets, afin d’établir de quelle manière
pays. tés, afin que les pays en développe- les liens entre les « intrants » et les « ac-
ment puissent eux-mêmes plus tivités » sont combinés en vue
Caractéristiques des projets de efficacement résoudre leurs pro- d’atteindre les trois niveaux d’objectif.
coopération technique blèmes, tant au niveau des individus, Des indicateurs sont définis pour vérifier
Une coopération respectueuse de des organisations que de la société la réalisation des « objectifs ». Les con-
l’appropriation dans son ensemble. ditions extérieures requises pour passer
La coopération technique assurée par la à l’étape suivante sont précisées à
JICA est destinée à développer les ca- Coopération avec le secteur privé chaque stade, jusqu’à ce que la matrice
pacités des ressources humaines et à Pour exploiter pleinement l’expérience PDM soit terminée. Les projets sont
mettre en place des cadres institution- et le savoir-faire accumulés par les en- conduits conformément au processus
nels permettant aux pays en développe- treprises privées, les universités, les défini par la matrice PDM.
ment de se lancer dans des activités ONG, etc., la JICA étend sa collabora-
économiques et de construire une so- tion avec les acteurs concernés et pour- Principaux intrants
ciété stable par leurs propres moyens. suit une démarche axée sur les résultats Les projets de coopération technique
Pour garantir un développement dans les secteurs les plus divers. doivent permettent d’obtenir de meil-
économique et social durable même leurs résultats grâce à une combinaison
après la fin de la coopération, il est im- Exécution et gestion des projets de optimale et flexible des intrants – « envoi
portant d’encourager le sentiment coopération technique d’experts », « accueil de participants à
d’appropriation des pays en développe- La matrice de conception du projet une formation technique » et « fourniture
ment au regard des projets. C’est pour- (Project Design Matrix, PDM) est un d’équipements », par exemple – ainsi
quoi l’Agence adopte pour les projets de cadre logique structurant le déroule- qu’à une gestion des projets structurée,
coopération technique des méthodes ment du projet suivant le schéma : « in- englobante et cohérente depuis leur
92
Système d’exécution : Modalités de la coopération | Projets de coopération technique
planification jusqu’à leur mise en œuvre tent de pays en développement, ment des technologies, des sys-
et leur évaluation. exerçant de hautes responsabilités tèmes et des cadres institutionnels
en matière de développement ou dans le cadre d’activités à
1) Envoi d’experts économique et social, à participer à l’échelon local.
Les experts japonais sont détachés une formation technique au Japon. 5) Dépenses liées aux activités
dans les pays en développement Ces personnes peuvent ainsi ac- exercées localement
pour travailler avec des représen- quérir le savoir-faire et les technolo- Pour renforcer les effets de l’aide au
tants du gouvernement et des ingé- gies dont leur pays d’origine a be- développement, la JICA assure les
nieurs locaux à la diffusion de tech- soin. La JICA organise également dépenses liées à la formation, aux
nologies et à la création d’institutions des programmes de formation dans séminaires, aux campagnes de sen-
adaptées à la situation de ces pays. les pays partenaires ou des pays sibilisation, aux activités de relations
Si besoin, la JICA envoie des experts tiers. publiques et aux mesures permet-
de pays tiers (autres que le Japon ou 3) Fourniture d’équipements tant aux experts de conduire leurs
le pays partenaire) à la place des ex- Les matériels et équipements dont activités sur site sans incident.
perts japonais, afin de fournir un les experts ont besoin pour mettre
service spécifique avec plus en œuvre une coopération efficace
d’efficacité. sont fournis aux pays partenaires.
2) Accueil de participants à une 4) Partenariat avec des ONG
formation technique La JICA favorise la coordination avec
La JICA invite du personnel compé- des ONG lorsqu’il faut diffuser large-
93
Système d’exécution : Modalités de la coopération
Prêts d’APD
Des prêts au développement à des conditions préférentielles
pour favoriser l’appropriation par les pays en développement
Deuxième pont sur le Bosphore (Turquie)
Dans bien des pays en développe- jets qu’ils financent, facilitant ainsi Régions ciblées
ment, l’infrastructure économique et l’appropriation des pays en développe- Les prêts d’APD sont pour l’essentiel
sociale, notamment les services de ment. Les prêts d’APD exercent par ail- accordés à la région asiatique, compte
l’électricité, du gaz, des transports et leurs une pression budgétaire relative- tenu de ses puissants liens
des communications sont insuffisam- ment faible pour l’État japonais et géographiques, historiques et
ment développés. Ces dernières an- constituent par conséquent un instru- économiques avec le Japon. Les be-
nées, outre l’augmentation du nombre ment pérenne de l’aide publique au soins sont toutefois également très
de personnes frappées par la pauvreté développement. pressants dans d’autres pays. L’Agence
dans certaines régions, des problèmes a donc soutenu de cette manière un
de portée mondiale sont apparus, Domaines ciblés grand nombre de pays et régions, 103
comme le VIH/sida et d’autres mala- Les organisations internationales et les au total pour être plus précis.
dies transmissibles, la pollution de l’air pays industrialisés accomplissent toute
et de l’eau, le changement climatique, une série d’efforts pour atteindre les Contenu et nature des prêts d’APD
ainsi que les conflits et le terrorisme. OMD. D’autre part, la Charte de l’APD, 1. Prêts liés à des projets
Pour lutter contre ces problèmes, la adoptée par le Cabinet en août 2003, 1) Prêts-projets
communauté internationale a défini s’est fixé comme priorités la réduction de Principaux prêts d’APD, les prêts-projets
des objectifs communs appelés « ob- la pauvreté et la consolidation de la paix, servent à financer des projets, tels que
jectifs du Millénaire pour le développe- dans le droit fil des OMD. Depuis routes, centrales électriques ou instal-
ment (OMD)* » et divers pays ont lancé l’adoption de la Charte, les prêts d’APD lations d’irrigation, d’approvisionnement
toute une série de mesures. sont activement utilisés pour financer les en eau et d’assainissement. Ces prêts
Accordés à long terme, à faibles taux domaines contribuant à la réduction de sont utilisés pour l’achat d’installations,
d’intérêt et à des conditions préférenti- la pauvreté, à la consolidation de la paix d’équipements et de services ou pour
elles, les prêts d’APD permettent aux et à la lutte contre les problèmes de por- réaliser des travaux de génie civil ou
pays en développement de financer tée mondiale. d’autres travaux associés.
leurs efforts d’appropriation.
Déroulement des prêts d’APD 2) Prêts d’assistance technique (PAT)
Caractéristiques des prêts d’APD —Cycle du projet— Les prêts de ce type sont utilisés pour
—Soutien aux efforts d’appropriation Les prêts d’APD comportent six les services techniques nécessaires
des pays en développement— étapes. Les enseignements tirés de aux stades de l’étude et de la planifica-
L’appropriation est essentielle pour la l’évaluation ex-post au stade final de tion des projets : bilans des études de
croissance économique et la réduction tout projet sont réinjectés dans les fai-sabilité, études de détail du projet
de la pauvreté des pays en développe- nouveaux projets au moment de leur sur site, avant-projets détaillés et
ment. Étant assortis d’un rembourse- élaboration. Cette série de phases est préparation des documents d’appel
ment, les prêts d’APD favorisent une appelée « cycle du projet ». d’offres. L’obtention d’un prêt de ce
utilisation efficiente des fonds emprun- type est subordonnée à l’exécution
tés et une supervision adaptée des pro- préalable d’une étude de faisabilité ou
similaire.
3) P
rêts à un intermédiaire financier
Cycle d’un projet de prêt d’APD
(Two-step loans)
Ces prêts sont remis par les institutions
Examen/Appréciation financières du pays bénéficiaire confor-
Préparation Demande de prêt et évaluation
du projet ex-ante mément aux programmes prévus au
du projet budget du pays concerné. Ces prêts
assurent les fonds nécessaires à la mise
en œuvre des politiques définies,
notamment la promotion des PME dans
Achèvement Échange les secteurs de la fabrication, de
du projet/Évaluation Mise en œuvre de notes et l’agriculture et des autres industries
ex-post du projet accord de prêt
et suivi spécifiées, ainsi que la construction
d’installations destinées à améliorer le
niveau de vie des plus démunis. Ces
94
Système d’exécution : Modalités de la coopération | Prêts d’APD
prêts sont appelés « two-step 2. Prêts hors projets forme d’un cofinancement avec la
loans », car il faut au moins deux étapes 1) P
rêts d’appui aux politiques de Banque mondiale ou d’autres banques
avant que les bénéficiaires finaux reçoi- développement multilatérales de développement (BMD).
vent leurs fonds. Ce type de prêt permet Les prêts de ce type aident les pays
de proposer des fonds à un grand nom- bénéficiaires à améliorer leurs politiques 2) Prêts en marchandises
bre de bénéficiaires finaux dans le et à réaliser des réformes systémiques Les prêts de ce type sont destinés à
secteur privé. Étant accordés par des générales. Contrairement aux prêts soutenir la balance des paiements et la
institutions financières locales, ils per- d’ajustement structurel classiques, ils stabilité économique des pays bénéfi-
mettent également de renforcer les ca- appuient la mise en œuvre de stratégies ciaires. Ces prêts sont souvent utilisés
pacités opérationnelles de ces institu- nationales ou de réduction de la pau- pour importer des marchandises dont
tions et de développer le secteur vreté sur de longues périodes. Les ac- les gouvernements du Japon et du pays
financier des pays bénéficiaires. cords de prêts sont signés et les fonds bénéficiaire auront convenu au préa-
sont versés après vérification de la mise lable : machinerie industrielle et matières
4) Prêts sectoriels en oeuvre des éléments de réforme par premières, fertilisants et pesticides, ma-
Les prêts de ce type servent à la fourni- le gouvernement. Le prêt le plus cou- chines agricoles ou d’autres types.
ture de matériels et d’équipements, de rant est celui dont le produit est directe-
services et de conseils requis pour la ment intégré dans le budget du pays 3) Prêts à l’appui de programmes
mise en œuvre des plans ciblé (prêt de type « rétrospectif »). sectoriels
d’aménagement d’un secteur particulier Lorsqu’il est confirmé que les premiers Ce sont des prêts en marchandises
comprenant plusieurs sous-projets ; ils éléments de réforme ont bien été mis en servant à soutenir les politiques de
servent aussi à améliorer les politiques œuvre, la consultation se poursuit con- développement dans les secteurs prio-
et les systèmes du secteur concerné. cernant les éléments suivants et ainsi de ritaires des pays en développement.
suite, jusqu’à ce que la réforme soit en- Les fonds en devises locales (fonds de
tièrement mise en place sur la base d’un contrepartie) sont utilisés pour des in-
programme à long terme. Un grand vestissements destinés au développe-
nombre de prêts de ce type prennent la ment d’un secteur spécifique.
Exemple marché de l’emploi. La croissance économique est pour les emplois à court terme, afin d’éviter toute
donc essentielle pour réduire le chômage. Depuis atteinte aux droits de propriété intellectuelle aux
Indonésie 2004, le Japon s’est associé à la Banque mondiale et frontières, et d’autre part, promouvoir les lois rela-
Prêts d’appui à la politique de à la Banque asiatique de développement (BAsD) tives aux investissements et les lois de réglementa-
développement (V) pour accorder quatre prêts destinés à soutenir un tion fiscale. Partant d’une évaluation des efforts de
programme de réformes politiques durables du réforme politique du gouvernement indonésien
Coopération avec des banques multilatérales de gouvernement indonésien. En mars 2009, la JICA a suite aux premiers prêts de soutien à la politique de
développement pour le soutien actif de ré- signé un accord de prêt portant sur des prêts de développement, on espère que ce programme con-
formes économiques et politiques en Indonésie soutien à la politique de développement (V). tribue en Indonésie : 1) à l’amélioration du climat
En Indonésie, 50 % des habitants vivent avec moins Dans le cadre des efforts visant à améliorer le d’investissement en Indonésie ; 2) à la réforme de la
de deux dollars par jour et deux millions de nou- climat d’investissement, ce programme doit, d’une gestion financière et à la réduction de la corrup-
veaux chômeurs arrivent chaque année sur le part, simplifier le processus d’obtention de visas tion ; et 3) à la réduction de la pauvreté.
Exemple propres échanges. Pour répondre à l’augmentation Le taux de contamination par le VIH/sida à Mom-
du volume de fret d’une année sur l’autre à Mom- basa dépasse par ailleurs le taux moyen au Kenya.
Kenya basa, la JICA a signé en novembre 2007 un accord Aussi s’avère-t-il nécessaire de prévenir la diffu-
Projet de développement du port de prêt s’inscrivant dans le cadre du projet de sion du VIH/sida liée à l’afflux d’ouvriers partici-
de Mombasa développement du port de Mombasa. Cet accord pant aux projets de construction. Dans le cadre
permet la construction d’un nouveau terminal à d’un projet réalisé en étroite collaboration avec
Projet portuaire soutenant la compétitivité du conteneurs et l’installation de grues et d’autres les ONG locales, il est prévu d’organiser des sémi-
commerce international en Afrique de l’Est équipements pour charger et décharger les conte- naires à l’attention des ouvriers de construction,
Plus grand port d’Afrique de l’Est et unique port de neurs sur les bateaux et assurer leur manutention des employés de bureau travaillant dans les
commerce international du Kenya, le port de au sein du terminal à conteneurs. Destiné à facili- agences d’exécution et des résidents locaux, ainsi
Mombasa sert de centre d’import-export pour le ter la distribution du fret du Kenya et de que de renforcer les capacités des services médi-
Kenya mais aussi pour des pays sans littoral l’ensemble de la région de l’Afrique orientale, ce caux des agences d’exécution.
comme l’Ouganda, le Burundi et le Rwanda, qui projet devrait contribuer à revitaliser l’économie
s’appuient sur ses capacités portuaires pour leurs régionale.
95
Système d’exécution : Modalités de la coopération
Aide
non remboursable
Une coopération financière destinée à construire
Système radar météorologique (Bangladesh)
l’infrastructure sociale des pays en développement
Mise en œuvre dans le cadre des dons santé et les soins médicaux, structures de fonctionnement et de
d’APD du gouvernement japonais, l’assainissement, l’approvisionnement gestion en cas de mise en œuvre du
l’aide non remboursable est une co- en eau, l’éducation primaire et secon- projet et les résultats attendus. Les
opération financière sans obligation de daire, le développement rural et agri- fonds requis sont calculés sur la base
remboursement pour le pays en déve- cole, les transports, l’électricité, de ces informations.
loppement concerné. Destinée en prio- l’information et les communications et
rité aux pays à faible revenu, ce type autres besoins essentiels de l’être hu- Examen et approbation des projets
d ’ a i d e c o u v re u n l a r g e é v e n t a i l main. Ces dernières années, ces do- La JICA communique au gouvernement
d’activités de coopération liées à l’avenir maines se sont étendus et diversifiés japonais toutes les informations rela-
des pays en développement, comme le pour inclure la prévention des conflits, la tives au processus de mise en œuvre et
développement de l’infrastructure consolidation de la paix, l’éradication aux résultats des études préparatoires,
économique et sociale, notamment la des mines terrestres, les mesures de elle vérifie le bien-fondé du projet et exa-
construction d’hôpitaux, de ponts, etc., lutte contre le terrorisme et la piraterie, mine le contenu de la coopération.
l’éducation, la sensibilisation au VIH/ la prévention des catastrophes et la re- Des représentants du gouvernement
sida, la santé des enfants, construction après une catastrophe, reçoivent les résultats des études con-
l’environnement, etc. l’environnement, etc. duites par la JICA, exécutent les exa-
Ces dernières années, l’aide non mens nécessaires et les procédures
remboursable ne s’est plus limitée aux Procédure de mise en œuvre de requises pour libérer les budgets et sou-
mesures structurelles, comme la con- l’aide non remboursable mettent leurs propositions au Cabinet,
struction d’installations ou la fourniture Identification et formulation des lequel émet une décision finale concer-
d’équipements, elle a aussi concerné projets nant l’exécution du projet.
les mesures non structurelles, comme Par rapport au contenu des projets, la
l’assistance technique ou le développe- JICA réalise, en consultation avec les Échange de notes et accords de
ment des ressources humaines, etc., gouvernements des pays partenaires, subvention
avec à la clé une coopération plus effi- des études préparatoires afin Après approbation par le Cabinet, le
cace. Ainsi, pour transmettre à la popu- d’examiner sous divers angles la situa- gouvernement du pays partenaire et le
lation locale le savoir-faire en matière de tion actuelle du pays, les objectifs du gouvernement du Japon signent des
maintenance et de gestion des équipe- projet, l’étendue de la coopération, les documents (Échange de notes) réca-
ments installés grâce à l’aide non rem-
boursable, des experts sont détachés
Types d’aides non remboursables mises en œuvre par la JICA
du Japon ou des membres de la popu- Nom du programme Résumé
lation locale sont invités à suivre une Soutien aux projets mis en œuvre pour répondre aux besoins
formation au Japon. Dans certains cas essentiels de l’être humain, tels que l’éducation (ainsi que la con-
Projets d’aide générale
également, des installations de forma- struction d’hôpitaux, d’écoles et de routes, l’acquisition de matériels
et d’équipements pour les véhicules de transport en commun, etc.)
tion et de recherche nécessaires à la
Aide non remboursable pour Soutien au développement intégré de compétences dans les commu-
coopération technique sont construites
l’habilitation communautaire nautés dont les moyens de subsistance et l’existence sont menacés
grâce à l’aide non remboursable.
Aide non remboursable pour prévenir
Auparavant, le gouvernement japo- Aide à la prévention et à la reconstruction après les catastrophes
et reconstruire après les catastrophes
nais (ministère des Affaires étrangères) Aide non remboursable pour les Soutien à l’adoption de mesures et de plans liés à la politique de lutte
assurait la mise en œuvre des projets programmes environnementaux contre le changement climatique, etc., et pour les projets associés
d’aide non remboursable et la JICA Aide non remboursable pour soutenir Soutien financier public aux pays mettant en œuvre des stratégies de
contribuait à leur exécution. Depuis la la stratégie de réduction de la pauvreté réduction de la pauvreté
création de la nouvelle JICA (octobre Aide non remboursable pour le Soutien à la formation de jeunes fonctionnaires dans les administra-
développement de ressources humaines tions des pays en développement
2008), l’Agence est chargée de certains
Aide non remboursable pour la Soutien aux projets de promotion de l’industrie de la pêche dans les
programmes d’aide non remboursable,
pêche pays en développement
dont les projets d’aide générale (voir le
Aide non remboursable pour la Soutien à l’achat d’équipements et au développement d’installations
tableau de droite), depuis la réalisation culture de promotion de la culture, etc.
des études préliminaires jusqu’à Soutien à l’achat de grains et de semences dans les pays en déve-
Aide alimentaire
l’exécution, en passant par les opéra- loppement confrontés à des pénuries alimentaires
tions de paiement et de gestion du suivi Aide non remboursable pour les Soutien à l’achat d’équipements et de fertilisants agricoles, etc., pour encourager
en fin de projet. agriculteurs défavorisés les efforts d’auto-assistance en vue de l’autosuffisance alimentaire
Aide non remboursable pour la coopération
Soutien en faveur de mesures de lutte contre la piraterie et d’autres
en faveur de la lutte contre le terrorisme et
Secteurs ciblés et classifications mesures de sécurité publique
du renforcement de la sécurité*
Les principaux secteurs ciblés sont la *La JICA assure uniquement les études préparatoires et la promotion de la mise en œuvre.
96
Système d’exécution : Modalités de la coopération | Aide non remboursable
pitulant les objectifs et le contenu de la pour la mise en œuvre des projets. Ces nement du pays en développement
coopération pour le projet concerné. avis techniques et recommandations prend en charge la maintenance et le
La JICA signe alors avec le gouverne- garantissent le respect des délais et fonctionnement du projet. Certains im-
ment du pays partenaire un « accord de des procédures de construction prévus, comme une panne
subvention » qui définit les conditions d’installations et d’achat de matériels et d’équipement, peuvent toujours se
de l’aide non remboursable. d’équipements, à compter de la date produire. La JICA assure alors une co-
de l’accord d’aide jusqu’à la fin des opération ultérieure (fourniture de maté-
Mise en œuvre des projets travaux de construction, y compris la riels et d’équipements, envoi d’équipes
Suite à la signature de l’échange de remise des matériels et des équipe- de réparation, travaux de réparation
notes et des accords d’aide non rem- ments. d’urgence), de façon à pérenniser les
boursable, la JICA fournit aux pays bé- effets de l’aide.
néficiaires et aux consultants, des avis Suivi des projets
techniques et des recommandations Au terme de la coopération, le gouver-
Exemple l’économie régionale d’Afrique de l’Ouest et On attend beaucoup de ce dernier pont, qui
l’intégration de cette région. Or, ce corridor est devrait permettre le trafic de véhicules tout au
Mali et Sénégal actuellement en mauvais état et certaines sec- long de l’année et réduire le temps passé pour
Projet de développement d’un corridor tions encore non asphaltées ou sans ponts. traverser le fleuve de 20 minutes actuellement à
dans le sud de ces pays Côté Sénégal, 81,3 km sur un total de tout juste 3 minutes. Le projet devrait donc :
110 km sont remis en état grâce au financement 1) faciliter les transports dans toutes les circons-
L’aide non remboursable pour la construction coopératif (EPSA*) de la Banque africaine de criptions longeant le corridor sud ; 2) redynamiser
de trois ponts, contribue à redynamiser développement (BafD). Le Japon ajoute un apport les économies du Mali et du Sénégal ;
l’économie régionale et à réduire la pauvreté d’aide non remboursable (3,808 milliards de yens) 3) améliorer les efforts en faveur de la réduction
Le Sénégal, pays côtier, et le Mali, pays sans lit- pour la construction de trois ponts (ponts de Bale, de la pauvreté et l’accès aux services sociaux pour
toral, sont actuellement desservis par deux routes Bafing et Faleme), actuellement dans la phase de les résidents vivant le long du corridor ; et enfin
principales (corridors de transport internationaux) planification. Une fois terminés, les ponts de Bale 4) contribuer à redynamiser les économies de
parallèles, l’une au nord, l’autre au sud. Le corridor et Bafing côté malien s’étendront respectivement l’Afrique de l’Ouest et promouvoir l’intégration
sud passe par la partie sud du Mali, une zone au sur 110 et 238 mètres, alors que le pont de économique de cette même région.
grand potentiel agricole et minier, qui devrait Faleme, à la frontière entre le Sénégal et le Mali,
PSA : Enhanced Private Sector Assistance for Africa
*E
jouer un rôle majeur dans la revitalisation de s’étirera sur environ 274 mètres. ou Initiative pour le soutien renforcé au secteur privé
africain
97
Système d’exécution : Modalités de la coopération
Programmes de formation
et de dialogue au Japon
Participants à une formation technique sur l’élimination des déchets La pierre angulaire d’une plateforme intellectuelle
(JICA Kyushu)
Efforts pour l’accumulation et la JICA s’investissent dans la réalisation de tés dans les programmes au Japon.
diffusion du savoir et de l’expérience projets efficaces et rationnels en exploi- Cette expérience et ce savoir-faire sont
Les bureaux à l’étranger, les tant les ressources locales du Japon, où combinés aux activités des grands or-
départements régionaux et les départe- le savoir et l’expérience se sont accu- ganismes et associations d’aide proches
ments thématiques* participant à la mise mulés au fil des activités de coopération des antennes de la JICA et réexploités
en œuvre des projets sur le terrain tra- menées dans le cadre des projets d’APD ensuite dans les projets de développe-
vaillent en étroite collaboration avec le dans les pays en développement. Grâce ment sur le terrain.
département de la formation et de la à cette collaboration avec les ressources Les programmes de formation et
participation du public, ainsi que les an- locales japonaises, chaque antenne de dialogue conduits au Japon jouent un
tennes de la JICA au Japon. Ensemble, s’est spécialisée dans des programmes rôle essentiel : ils permettent, en établis-
ils assurent la gestion de divers pro- de formation et de dialogue sectoriels sant le lien entre les projets sur site et les
grammes : programmes de formation et afin de mieux répondre aux problèmes ressources internes au Japon, de trans-
de dialogue, programmes de coopéra- de développement de ces pays. mettre le savoir et l’expérience accu-
tion pour la participation du public, pro- On peut voir les antennes de la mulés aussi bien aux pays en
grammes à long terme pour les JICA au Japon comme des plateformes développement qu’aux ressources lo-
diplômes, programmes de dons, col- d’accumulation de savoir et des viviers cales proches des antennes de la JICA
laboration avec les universités et activi- intellectuels. L’expérience et le savoir- au Japon.
tés d’APD conduites depuis le Japon faire accumulés sur site par les experts, *L
a JICA comprend six départements thématiques : In-
pour aider les pays en développement à les volontaires, les membres de mis- frastructure économique, Développement humain,
Développement industriel et rural, Politique publique et
résoudre leurs problèmes. sions d’étude et les autres ressources Environnement mondial.
Comme on peut le voir dans le dia- humaines japonaises détachées dans
gramme ci-après, les antennes de la les pays en développement sont réinjec-
98
Système d’exécution : Modalités de la coopération | Programmes de formation au Japon
Des programmes de formation outre aux participants de pays en déve- travers le Japon, de Hokkaido jusqu’à
unique dans le monde loppement la possibilité d’entrer en con- Okinawa. Près de 10 000 stagiaires sont
La coopération technique suit prin- tact avec une culture différente et reçus chaque année (10 041 durant
cipalement deux méthodes : d’une part, d’observer leurs expériences et la réalité l’exercice 2008). Si la majorité des par-
l’envoi de personnel japonais dans les de leur propre pays par le prisme d’un ticipants sont affiliés à des administra-
pays en développement pour une co- pays étranger et d’opérer ainsi une ana- tions ou des organismes publics, on a
opération sur site et, d’autre part, lyse diversifiée des problèmes de déve- vu ces dernières années augmenter le
l’accueil au Japon de personnel de con- loppement de leur pays. Les pro- nombre de membres d’ONG. Au Japon,
trepartie, que l’on appelle de manière grammes de formation et de dialogue les programmes de formation et de
générale « Programmes de formation et s’avèrent donc un outil important de la dialogue ont été proposés dans pratique-
de dialogue ». coopération technique, car ils per- ment tous les secteurs, en collaboration
Pour appréhender le savoir et mettent aux pays en développement avec le gouvernement central, des col-
l’expérience accumulés par la société d’appliquer le savoir japonais de sorte à lectivités locales, des universités, des
japonaise, il faut souvent en faire promouvoir le développement de leurs entreprises du secteur privé, des orga-
l’expérience pratique au Japon. C’est le ressources humaines et à mieux af- nismes d’intérêt public, des ONG, etc.,
cas par exemple de l’organisation japo- fronter leurs problèmes. avec au total plus de 1 400 programmes
naise et des systèmes sociaux sur La JICA dispose de 11 centres in- en 2008. Avec une diversification à une
lesquels elle se fonde. Les programmes ternationaux dotés d’installations de telle échelle, les programmes de forma-
de formation et de dialogue donnent en formation et de capacités de logement à tion et de dialogue de la JICA au Japon
demeurent véritablement uniques et
constituent l’une des caractéristiques
les plus exceptionnelles de la coopéra-
tion internationale japonaise.
Comme l’expression imagée « wa-
kon-yosai » (« esprit japonais, compé-
tences occidentales ») le résume, le
Japon sait depuis longtemps adapter le
savoir et les compétences de l’étranger
et les conjuguer à ses ressources inté-
rieures. Cette expérience à l’échelon
national est unique au plan international,
et il est bien des éléments que les pays
en développement pourront utiliser pour
devenir des États-nations face à la mon-
dialisation. La stratégie de la JICA con-
siste à mettre le plus possible en avant
ces spécificités japonaises dans les pro-
grammes de formation et de dialogue au
Japon.
Participants à une formation sur les techniques de soudage. Cette formation permet d’acquérir une qualification reconnue
à l’échelon international (JICA Chubu).
À ce jour, plus de 200 000 per-
sonnes ont participé aux programmes
de formation et de dialogue au Japon.
Ces personnes ont connu de nombreux
Japonais durant leur séjour et elles sont
retournées dans leur pays avec une
connaissance approfondie du Japon et
une bonne perception de la culture japo-
naise. La JICA fournit son soutien à
l’association des anciens de la JICA, un
groupe formé par d’anciens participants
dans tous les pays d’origine, pour faire
en sorte qu’un plus grand nombre de
personnes de pays en développement
connaissent et comprennent le Japon.
Participants à un stage observant un nouveau type de lit pour nouveau-nés simulant le ventre de la mère (JICA Osaka).
99
Système d’exécution : Modalités de la coopération
Programme des
volontaires japonais
« Agir pour changer le monde, et se changer soi-même »
Conseils d’un JOCV en matière de riziculture (Ouganda). Une coopération internationale conduite par les citoyens
Dans le cadre du programme de volon- * Outre la période d’affectation ordinaire de deux ans tribuer à des activités de coexistence
(mission à long terme), des volontaires en mission à court
taires de la JICA, des citoyens japonais multiculturelle, spécialement pour les
terme sont parfois recrutés pour des périodes de moins
contribuent au développement d’un an en réponse aux demandes locales. enfants des communautés japonaises
économique et social ainsi qu’à la recon- outre-mer qui résident désormais au
struction de régions en développement Mise à profit d’une expérience Japon.
qui en font la demande. Les participants technique et professionnelle diver- *L
e programme spécial pour les maîtres d’école recrute
au programme, tout en contribuant à ces sifiée - Volontaires seniors des enseignants du public ou d’écoles rattachées aux
causes, peuvent faire d’intéressantes Ce programme cible un public âgé de universités nationales, afin qu’ils participent au pro-
expériences en termes de reconnais- 40 à 69 ans, ayant une forte motivation gramme de volontaires de la JICA et qu’ils étudient la
sance internationale, de compréhension pour participer aux activités de co- culture et la langue d’un pays sans perdre leur emploi au
mutuelle et d’ouverture de perspectives opération dans divers domaines et par-
Japon.
100
Système d’exécution : Modalités de la coopération | Programme des volontaires japonais
Ancien membre des jeunes volontaires japonais pour le développement outre-mer enseignant la langue japonaise à des enfants
brésiliens d’ascendance japonaise.
101
Système d’exécution : Modalités de la coopération
Partenariats
public-privé
Projet de partenariat public-privé pour le développement des ressources humaines
(Afrique du Sud)
De nouveaux partenariats pour stimuler la croissance
Ces dernières années, 70 % des fonds aux projets de développement et le ren- Activités au cours de l’exercice
alloués par les pays industrialisés aux forcement des capacités des pays en 2008
pays en développement provenaient du développement. Création du Bureau des partenariats
secteur privé. Aussi est-il essentiel que avec le secteur privé et instauration
les activités du secteur privé dans ces Partenariats avec les activités du des principes directeurs
pays génèrent des retombées positives, secteur privé dans les pays en En octobre 2008, la JICA a créé le Bu-
notamment sur la création d’emplois, le développement reau des partenariats avec le secteur
développement des ressources hu- Comme indiqué précédemment, la JICA privé, afin de renforcer les partenariats
maines et le renforcement des capaci- s’engage à promouvoir les partenariats avec les sociétés privées, dialoguer avec
tés techniques, afin de conduire à une public-privé (PPP) en concentrant es- le secteur privé et tenter de comprendre
croissance économique et une évolu- sentiellement son aide sur l’amélioration ses besoins.
tion sociale durable. Le secteur privé a de l’environnement des affaires dans les Depuis, le secteur privé a adressé
en outre un rôle crucial à jouer dans la pays en développement, le renforce- de nombreuses demandes et proposi-
résolution des problèmes de portée ment de l’infrastructure de soutien et le tions concernant d’éventuels projets de
mondiale, comme la réduction de la rehaussement de l’efficacité des servi- partenariat public-privé. La JICA a par
pauvreté, l’environnement, le change- ces publics grâce à des PPP sous la ailleurs élaboré et annoncé, en matière
ment climatique, l’approvisionnement et responsabilité conjointe du secteur de partenariats avec le secteur privé,
les ressources alimentaires. Ainsi, la public et du secteur privé. Dans le cadre des principes directeurs s’inspirant des
quatrième Conférence internationale de de la sensibilisation croissante à la res- politiques de promotion du gouverne-
Tokyo sur le développement de Afrique ponsabilité sociale d’entreprise (RSE), ment japonais en la matière. Ces princi-
(TICAD IV), qui s’est tenue en mai 2008, les entreprises japonaises sont toujours pes, ainsi que des bonnes pratiques ont
a souligné combien il était important de plus nombreuses à mettre en place des été diffusés par la JICA sur son site web
renforcer les échanges et programmes de contribution sociale et et dans le cadre de divers événements.
l’investissement privé en Afrique. des entreprises BDP* dans les pays en
Après les crises financières mon- développement, qui exigent de nou- Promotion du partenariat
diales d’intensité croissante en 2008, il veaux partenariats entre les projets E À l’approche de la Coupe des Confé-
est vital que l’APD joue un rôle de ca- d’APD et les activités du secteur privé. dérations de la FIFA en juin 2009,
talyseur pour attirer et mobiliser les * Entreprises BDP (Bas de la pyramide) : entreprises ci-
l’Agence avait examiné la possibilité
fonds privés, en axant l’aide sur blant les 4 milliards d’individus vivant dans la pauvreté d’un rapprochement entre le pro-
en tant que consommateurs, employeurs et pro-
l’amélioration de l’environnement des ducteurs. gramme RSE de Sony Corporation et
affaires, le partage des risques inhérents son projet de prévention du VIH/sida
102
Système d’exécution : Modalités de la coopération | Partenariats public-privé
Exemple budget de 36,4 milliards de yens) au Vietnam, pour tants chargés de choisir l’opérateur portuaire est
lequel la JICA a consenti des prêts d’APD, prévoit en cours. Des compagnies privées devraient par
Vietnam que les installations portuaires une fois achevées ailleurs investir commercialement pour
Projet de construction du port soient gérées par le secteur privé. Dans ce cadre, la l’aménagement portuaire parallèlement au projet.
international Cai Mep – Thi Vai JICA a lancé le projet d’amélioration du système de
gestion portuaire au Vietnam (projet de coopéra-
Fourniture d’une aide technique pour la tion technique réalisé de 2005 à 2008) et procédé
cession au secteur privé des droits de gestion au transfert de technologie requis pour opérer la
de l’installation portuaire financée par la JICA cession des droits de gestion au Bureau national
Le projet de construction du port international Cai maritime du Vietnam (Vietnam National Maritime
Mep – Thi Vai (approuvé en mars 2005 pour un Bureau, VINAMARINE). La sélection des consul-
Exemple tomobile High Institute, SJAHI). Outre les maté- la technologie japonaise et du comportement
riels et équipements fournis à l’Institut, la JICA a approprié au travail, consolidant ainsi les rela-
Arabie saoudite contribué à l’amélioration d’un système de for- tions de coopération entre les deux pays.
Projet de création d’un Institut mation pour les mécaniciens automobiles, procé-
supérieur de l’automobile dant pour ce faire à l’envoi d’experts en Arabie
saoudite et à la formation technique au Japon. La
Aide à la mise en place d’un système de JAMA a financé 50 % des frais de constitution en
formation pour les mécaniciens automobiles personne morale, apporté son expertise en
En 2002, en partenariat avec l’Association japo- matière de formation et fourni des supports
naise des constructeurs automobiles (Japan d’enseignement. Le projet a contribué au déve-
Automobile Manufacturers Association, Inc., loppement des ressources humaines nécessaires à
JAMA), les gouvernements du Japon et de l’Arabie l’industrie automobile en général et aux entre-
saoudite ont créé l’Institut supérieur nippo- prises en particulier. Parallèlement, l’Institut sus-
saoudien de l’automobile (Saudia-Japanese Au- cite de grands espoirs en tant que lieu d’étude de Institut supérieur nippo-saoudien de l’automobile (SJAHI)
103
Système d’exécution : Modalités de la coopération
Secours en cas de
catastrophe
Secourir avec rapidité et humanité les victimes
Équipe médicale en action (Myanmar) de catastrophes
Présentation générale des activités Fourniture de matériel de secours – tentes, matelas, toiles en matière plas-
de secours en cas de catastrophe d’urgence tique (bâches), couvertures, conteneurs
Lors d’une catastrophe majeure, la JICA La JICA fournit du matériel de secours à eau portables (jerricans en plastique),
assure des activités de secours d’urgence dans les zones touchées par citernes à eau, épurateurs d’eau et
d’urgence à la demande des gouverne- une catastrophe pour répondre aux be- groupes électrogènes. Lorsqu’il faut du
ments concernés ou d’organisations soins immédiats de la population et matériel d’un autre type, l’Agence inter-
internationales. Ces activités sont contribuer aux efforts de reconstruction. vient en urgence, notamment en
déclenchées sur décision du gouverne- Pour favoriser une livraison rapide et fia- l’achetant dans le pays touché ou dans
ment japonais. La JICA envoie sur les ble du matériel de secours en grandes un pays voisin. En cas de besoin, des
lieux des équipes japonaises de se- quantités, celui-ci doit être acheté et fournitures médicales d’urgence sont
cours d’urgence (JDR) – équipes de re- stocké à l’avance de façon appropriée fournies par la Division des approvi-
cherche et de sauvetage, équipes dans des endroits proches des zones sionnements du Fonds des Nations unies
médicales, équipes d’experts et Forces touchées. À cet effet, la JICA dispose pour l’enfance (UNICEF) au Danemark
d’autodéfense – ainsi que des matériels d’entrepôts en quatre points du globe ou par l’Association internationale des
de secours d’urgence. – Francfort (Allemagne), Singapour, dispensaires (International Dispensary
Miami (États-Unis) et Johannesburg Association, IDA), basée aux Pays-Bas,
(Afrique du Sud). Le matériel stocké dans et sont rapidement acheminées dans
ces entrepôts entre dans huit catégories les pays concernés.
Envoi de
Équipes japonaises de secours d’urgence (JDR) Action de la JICA
personnel sur ordre du gouvernement japonais (ministère des Affaires étrangères)
Envoi de personnel conformément à la loi sur les JDR
Équipes de recherche et de sauvetage Membres de l’Agence nationale de police, de l’Agence de gestion des
(Recherche et sauvetage) incendies et des catastrophes et des Gardes-côtes japonais
Aide
Aide d'urgence non remboursable Action du ministère des Affaires étrangères
financière
Fourniture de matériel de secours en cas de catastrophe durant l’exercice 2008 (avril 2008 – mars
104
Système d’exécution : Modalités de la coopération | Secours en cas de catastrophe
Exemple de recherche et de sauvetage des JDR, répondant petite fille de deux mois ensevelis sous les gravats
ainsi à la demande du gouvernement chinois. Le de la salle commune d’un hôpital. Après avoir ob-
2008 Tremblement de terre dans le premier groupe composant cette équipe a quitté servé un moment de silence pour honorer la mé-
Sichuan en Chine le Japon six heures à peine après la prise de déci- moire des défunts, l’équipe japonaise a remis les
sion officielle, répondant ainsi à l’urgence de la corps aux autorités chinoises. L’équipe s’est com-
P Une équipe de recherche et de sauvetage situation. portée comme elle l’aurait fait au Japon, et la
des JDR est partie du Japon six heures à Le second groupe est ensuite parti sur un vol population chinoise très impressionnée lui a
peine après la prise de décision du gouver- spécialement affrété à 13 heures 17 le jour sui- exprimé sa gratitude. De nombreux membres de la
nement vant (16 mai). C’était la première fois qu’une population locale se sont alors portés volontaires
P Une réponse rapide à la demande du équipe de JDR utilisait un vol spécial direct pour pour seconder l’équipe. Le reportage sur le travail
gouvernement chinois Chengdu, chose qui n’aurait pas été possible sur de l’équipe et les réactions des communautés lo-
Le lundi 12 mai 2008 à 14 heures 28 (heure lo- un vol commercial. Ainsi, les activités de lutte cales dans les médias et sur Internet ont donné
cale), un gigantesque tremblement de terre d’une contre la catastrophe, notamment la recherche et une nouvelle impulsion à l’amitié déjà croissante
magnitude de 7,9 sur l’échelle de Richter frappait le sauvetage, ont pu démarrer rapidement. entre le Japon et la Chine.
le comté de Wenchuan, 90 km environ au nord- L’équipe de recherche et de sauvetage des Une attitude spontanée peut contribuer à
ouest de Chengdu, la capitale de la province du JDR est intervenue dans trois endroits dans les renforcer les liens entre deux pays : ainsi, les
Sichuan dans l’ouest de la Chine. Ce séisme a pro- comtés du Qingchuan et du Beichuan, situés dans Chinois n’ont pas seulement apprécié l’efficacité
voqué des dégâts catastrophiques, causant 69 la province du Sichuan, et elle a permis de retrou- des opérations de recherche et de sauvetage mais
227 morts, 17 923 disparus et 374 643 blessés. ver 16 victimes au total. Le matin du 17 mai, dans aussi la sincérité des membres de l’équipe japo-
Le 15 mai 2008 vers midi, le gouvernement le district de Qiaozhuang (comté du Qingchuan), naise dans leur désir de secourir les autres.
japonais prenait la décision d’envoyer une équipe l’équipe a exhumé les corps d’une mère et de sa
L’équipe des JDR a travaillé sans relâche durant les opérations de recherche et de sauvetage.
105
Organigramme de la JICA
Organigramme de la JICA
(au 31 août 2009)
Présidente
Vice-présidents
Auditeurs
Antennes régionales
La liste des antennes régionales et des bureaux à l’étranger de la JICA est détaillée à la page 124.
Les mises à jour de ces informations figurent sur le site web de la JICA.
106
Présidents et auditeurs de la JICA
Au 31 août 2009
Présidente Sadako Ogata 1er octobre 2003 Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés
Vice-président Takashi Kaneko 1er avril 2005 Directeur général, Département du personnel, JICA
Vice-président Yoshihisa Ueda 7 juin 2005 Directeur exécutif, Banque inter-américaine de développement
Vice-président Eiji Hashimoto 1er octobre 2007 Secrétaire en chef, Bureau de la présidente, JICA
Vice-président Izumi Arai 1er octobre 2008 Directeur exécutif senior, JBIC
Vice-président Keiichi Tsunekawa 1er octobre 2008 Professeur, National Graduate Institute for Policy Studies
Vice-président Shiro Sadoshima 14 juillet 2009 Directeur général, Département des affaires générales, JICA
Vice-président Izumi Takashima 1er août 2009 Directeur exécutif, Agence de recherche sur les pêches
Auditeur Morimasa Kanamaru 1er octobre 2007 Directeur général, Département du personnel, JICA
Les mises à jour de ces informations figurent sur le site web de la JICA.
107
Budget
1. Budget des recettes et des dépenses au compte général (Exercices 2008 et 2009) (Millions de yens)
Poste Exercice 2008 Exercice 2009
Recettes : planification budgétaire pour l’exercice 161 117 172 140
Recettes des subventions de gestion (budget initial) (Note 1) 153 786 155 850
Recettes des subventions de gestion (budget supplémentaire) — 5 802
Recettes des programmes contractés 2 819 2 693
Produit des projets 612 591
Recettes des donations 120 16
Rentrées du fonds de gestion des installations 3 084 2 770
Subvention pour la gestion des installations (budget supplémentaire) (Note 1) — 3 601
Recettes résultant de la reprise des réserves de la période couverte par le plan à moyen terme précédent 697 817
Fonds alloués en vertu de l’article 35 de la Loi sur la nouvelle Agence japonaise de coopération
— 0
internationale (dépenses pour les projets d’aide non remboursable)
2. Plan financier relatif au compte des prêts publique au développement (APD) (Exercices 2008 et 2009) (100 millions de yens)
Exercice 2008 Exercice 2009
Prêts et plans d’investissement Prêts d’APD 7 699 9 258
Financement des investissements du secteur privé 1 2
Total 7 700 9 260
Sources de financement Apport de capital du compte général du gouvernement 1 495 1 273
Programme budgétaire d’investissements et de prêts (PBIP) 2 923 4 056
Fonds internes, etc. 3 282 3 931
- Subventions du gouvernement 135 70
- Obligations d’agences fédérales relatives au programme 300 500
budgétaire d’investissements et de prêts (PBIP)
Total 7 700 9 260
Notes : 1
. Pour l’exercice 2008, le tableau donne les montants du budget initial. Pour l’exercice 2009, les chiffres indiqués intègrent le budget supplémentaire.
2. L es chiffres indiqués pour l’exercice 2008 correspondent à la somme du budget initial de l’ancienne division chargée des opérations économiques au sein de la Banque japonaise
pour la coopération internationale (JBIC) (première moitié de l’exercice) et du compte de prêts d’APD de la JICA (seconde moitié de l’exercice).
108
109
Histoire de la JICA
1954 • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
110
Histoire de la JICA
Octobre 2008
Modification des seconds objectifs à moyen terme
111
Les résultats des programmes
en quelques chiffres
1. Synthèse des activités de la JICA
Contenu de la coopération Exercice 2008 Exercice 2007 (référence)
2. Total de l’APD japonaise (année civile, Europe de l’Est et nations émancipées de l’aide incluses, etc.) 1 821,3 milliards JPY 1 614,0 milliards JPY
3. Dépenses de coopération technique de la JICA (hors coûts administratifs) 150,8 milliards JPY 146,1 milliards JPY
4. Prêts d’APD de la JICA (nouveaux engagements de prêts d’APD ; projets de la JICA) 929,4 milliards JPY
5. Projets de dons de la JICA (nouveaux accords de dons ; projets de la JICA) 37,1 milliards JPY
13. Projets de coopération technique 734 (91 pays) 748 (88 pays)
14. Nombre de projets de prêts d’APD (nouveaux prêts conclus) 54 (19 pays)
16. Envoi de JDR, Fourniture de matériels de secours en cas de catastrophe 23 (19 pays) 22 (21 pays)
* Projets pour lesquels les délibérations gouvernementales sont terminées et les dépenses requises engagées.
112
Les résultats des programmes en quelques chiffres | 1. Synthèse des activités de la JICA / 2. Répartition géographique des opérations de la JICA
2-2. Afrique
Effectifs 246 1 1
2008 1,91
Dépenses 58 371 15 509 94 684
Angola 15,40 2,23 3,972
Total Effectifs 730 9 422
cumulé
34,02 8,13
Dépenses 269 769 84 110 2 994 060
Effectifs 83 2 2 3 10 44 39
2008 5,73 0,94
Dépenses 59 618 55 828 107 738 327 123
Bénin 21,07 6,09 0,730
Total Effectifs 505 15 284 95
cumulé
41,52 138,33
Dépenses 921 554 546 406 1 775 128 686 805
Effectifs 49 1 5 13 2 6
2008 1,44
Dépenses 36 069 8 869 68 208 26 826
Botswana 20,52 1,88 (24,60)
Total Effectifs 463 13 96 223 21
cumulé
47,03 171,04
Dépenses 707 779 111 489 761 037 2 646 685 266 878
Effectifs 104 3 7 6 32 33 63
2008 9,57 20,59
Dépenses 116 538 127 917 137 687 383 781
Burkina Faso 11,39 9,55 0,067
Total Effectifs 460 32 485 221
cumulé
76,27 250,29 3
Dépenses 861 744 735 745 3 342 769 2 146 961
Effectifs 36 1 10 1 20
2008 1,72 2
Dépenses 29 052 26 881 47 229
Burundi 20,83 3,21 (0,77) 1 0,230
Total Effectifs 259 16 110 12
cumulé
14,96 83,04
Dépenses 353 054 223 120 703 978 47 960
Effectifs 40 1 2 2 22 10 15 1
2008 3,22
Dépenses 43 028 23 518 126 935 121 843 3 895
Cameroun 12,50 3,04 1,098
Total Effectifs 566 23 337 25 3
cumulé
41,15 553,05
Dépenses 1 142 355 188 081 1 950 366 243 801 7 455
Effectifs 17 16
2008 1,72
Dépenses 15 993 136 720
Cap-Vert 3,66 1,57 2 1,199
Total Effectifs 202 7 200
cumulé
17,67 126,42
Dépenses 301 362 353 566 957 724
Effectifs 25 7
2008 0,20
Dépenses 1 642 18 243
République centrafricaine 12,57 0,16 (0,57)
Total Effectifs 231 9 223
cumulé
27,70 451,20
Dépenses 536 197 369 622 1 399 468
Effectifs 2
2008 0,00
Dépenses 450
Tchad 14,33 0,05
Total Effectifs 152 5 43
cumulé
7,48 58,40
Dépenses 286 596 136 736 224 845
Effectifs 2
2008 0,02
Dépenses 1 990
Comores 0,03
Total Effectifs 69 12 35
cumulé
7,03 47,24
Dépenses 206 565 266 623 171 576
Effectifs 3
2008 0,00
Dépenses 769
Congo 10,49 0,12
Total Effectifs 76 3 17
cumulé
2,65 60,18
Dépenses 144 841 1 577 56 660
Effectifs 77 1
2008 0,83
Dépenses 82 601
Cote d’lvoire 18,88 0,60 0,670
Total Effectifs 849 131 509 173
cumulé
104,15 817,70
Dépenses 2 107 540 2 048 908 3 051 403 2 280 540
Effectifs 3 062 1 3 2 109 4
2008 7,99
République démocratique Dépenses 85 677 76 549 525 714
45,32 5,88 2 0,840
du Congo Total Effectifs 13 586 166 453
cumulé
80,48 699,87
Dépenses 1 202 893 3 515 993 2 406 455
Effectifs 17 6 7 13
2008 1,29
Dépenses 8 554 32 551 86 614
Djibouti 2,24 1,48 0,865
Total Effectifs 236 14 256 72
cumulé
25,31 114,91
Dépenses 592 210 129 659 1 012 970 674 904
Effectifs 1
2008 0,00
Dépenses 290
Guinée équatoriale 0,08
Total Effectifs 70 1
cumulé
3,06 29,24
Dépenses 217 872 54 983 2 252
Effectifs 1 5 1 1
2008 0,91 4,35 1
Dépenses 581 8 928 104
Érythrée 17,24 0,47 0,630
Total Effectifs 176 20 155
cumulé
15,87 176,47
Dépenses 238 385 286 712 769 279
113
Les résultats des programmes en quelques chiffres | 2. Répartition géographique des opérations de la JICA
2-2. Afrique
Effectifs 78 6 26 19 46 5 36 29 2 1
2008 13,34 76,60 3
Dépenses 84 925 378 278 256 662 229 498 11 978
Éthiopie 32,88 14,14 2,182
Total Effectifs 1 629 405 911 472 7
cumulé
223,20 2 732,52 6
Dépenses 3 544 755 5 768 340 4 874 015 4 356 558 67 605
Effectifs 58 1 1 13 14 10
2008 4,16 0,09
Dépenses 38 260 17 591 206 143 144 614
Gabon 0,37 4,05 (2,73)
Total Effectifs 309 16 78 37
cumulé
19,08 180,80 1
Dépenses 552 145 194 691 598 516 358 077
Effectifs 15 1
2008 0,80
Dépenses 18 353 331
Gambie 0,61 0,46 1,110
Total Effectifs 187 7 220
cumulé
26,63 488,16
Dépenses 436 391 358 543 1 217 644
Effectifs 128 16 62 14 57 49 96 2 3
2008 19,76 92,43
Dépenses 189 525 209 790 268 176 639 653 25 140
Ghana 33,86 20,09 3 0,460
Total Effectifs 2 330 789 1 290 1 046 17
cumulé
403,34 4 306,04 12
Dépenses 6 691 560 9 647 742 6 966 189 10 509 916 136 713
Effectifs 50 1 1 2 22
2008 2,26 10,44
Dépenses 27 831 44 870 134 624
Guinée 14,72 2,35 (0,24) 1 1,403
Total Effectifs 575 30 578
cumulé
60,67 441,10
Dépenses 1 237 590 924 324 3 404 984
Effectifs 11 1 13
2008 0,84 7,71
Dépenses 22 388 54 258
Guinée-Bissau 5,07 0,75
Total Effectifs 108 3 59
cumulé
6,05 29,33
Dépenses 225 740 142 311 203 619
Effectifs 304 17 75 36 91 26 49 1 2
2008 21,91 52,99 1
Dépenses 311 754 631 500 297 408 344 950 5 989
Kenya 41,59 21,57 (53,06) 1 1,692 1,775
Total Effectifs 6 246 2 074 3 396 1 340 20
cumulé
908,01 10 134,08 17
Dépenses 13 312 247 32 009 960 19 473 937 13 077 354 131 530
Effectifs 34
2008 0,24
Dépenses 23 790 25
Lesotho 12,37 0,74
Total Effectifs 300 66
cumulé
9,10 182,32
Dépenses 449 497 307 260 949 13 082
Effectifs 23 1 16
2008 2,82 10,85
Dépenses 33 331 13 792 201 589
Liberia 12,54 1,42 1 0,780
Total Effectifs 280 32 140 170
cumulé
41,77 365,25
Dépenses 758 210 392 763 941 983 1 663 981
Effectifs 123 9 29 12 34 3 13 30
2008 10,78 31,45 2
Dépenses 155 053 192 771 146 206 185 556
Madagascar 11,47 9,32 (0,48) 2 1,010
Total Effectifs 816 225 1 047 96
cumulé
141,69 1 564,99 2
Dépenses 1 733 493 3 803 122 5 603 271 919 600
Effectifs 132 8 41 11 27 24 89 5 4
2008 14,88 54,04 1
Dépenses 175 274 380 222 165 243 460 202 35 749
Malawi 16,71 13,96 3 0,564
Total Effectifs 1 798 320 997 1 426 25
cumulé
313,52 2 337,23 6
Dépenses 3 347 902 5 332 344 5 800 427 13 495 037 199 500
Effectifs 58 9 33
2008 2,61 13,43 1
Dépenses 44 463 63 981 110 145
Mali 32,01 2,48 1 3,261
Total Effectifs 434 20 729
cumulé
79,84 147,21
Dépenses 928 247 185 912 6 660 511
Effectifs 47 2 1 10 3
2008 2,98 12,47
Dépenses 21 984 7 659 254 811
Mauritanie 10,75 3,69 1
Total Effectifs 459 38 586
cumulé
56,38 238,66
Dépenses 797 309 783 691 3 803 258
Effectifs 16 1
2008 0,32
Dépenses 11 442
Maurice 0,08 0,17 0,11 1 0,107
Total Effectifs 342 60 344
cumulé
45,99 353,20
Dépenses 603 242 1 372 622 2 216 322
Effectifs 9 688 4 14 5 18 15 35
2008 8,37 14,04
Dépenses 80 698 83 833 33 827 197 140
Mozambique 17,58 6,02 1 3,550
Total Effectifs 10 249 81 754 106
cumulé
85,64 419,05 7
Dépenses 851 493 1 140 202 4 492 272 895 404
Effectifs 68 22 25
2008 2,82
Dépenses 18 718 166 257
Namibie 0,61 1,88 7,15 1 0,653
Total Effectifs 357 18 142 53
cumulé
25,07 154,52
Dépenses 471 005 173 755 1 252 567 347 207
Effectifs 98 1 7 8 23 4 39 66
2008 11,38 38,97
Dépenses 110 056 170 743 162 823 480 352
Niger 5,56 11,35 1,569
Total Effectifs 694 73 792 605
cumulé
174,25 1 119,16 3
Dépenses 1 384 939 1 994 686 5 431 283 6 991 093
Effectifs 740 7 6 4 29
2008 3,65 17,39
Dépenses 131 758 80 684 87 588
Nigeria 25,21 3,67
Total Effectifs 2 284 246 651
cumulé
120,14 1 382,18 2
Dépenses 2 715 890 3 171 748 4 504 380
Effectifs 106 6 17 8 11 13 15 1
2008 8,03 52,49
Dépenses 83 376 144 619 174 895 124 885 3 490
Rwanda 10,26 7,43 1 0,970
Total Effectifs 505 84 289 94 2
cumulé
49,80 192,10 4
Dépenses 855 475 788 725 1 617 569 1 017 479 6 432
Effectifs 6
2008 0,04
Dépenses 4 179
Sao Tomé et Principe 7,15 0,04 0,450
Total Effectifs 124 6 48
cumulé
6,80 72,82
Dépenses 210 490 150 474 242 081
Effectifs 114 4 33 10 18 7 40 57 1
2008 14,45 29,83 2
Dépenses 97 943 257 350 210 873 396 728 6 756
Sénégal 7,89 14,15 3,19 0,426 2,328
Total Effectifs 3 178 361 1 487 748 5
cumulé
305,77 2 540,36 6
Dépenses 3 298 381 6 175 384 8 775 738 8 182 149 43 051
Effectifs 2
2008 0,03
Dépenses 2 796
Seychelles 0,36 1,26 1,089
Total Effectifs 285 14 70
cumulé
13,47 56,77
Dépenses 754 534 257 752 264 673
Effectifs 33 30 2 15
2008 4,69 1
Dépenses 45 755 73 185 186 899
Sierra Leone 10,13 3,97 1 2,477
Total Effectifs 272 89 122
cumulé
25,24 51,78 2
Dépenses 588 441 284 883 1 085 546
Effectifs 1
2008 0,04
Dépenses 1 450
Somalie 23,24 0,03
Total Effectifs 95 21 45
cumulé
8,71 106,03
Dépenses 241 361 323 910 185 489
Effectifs 49 2 25 7 5 5 13 1
2008 4,08
Dépenses 62 276 180 055 12 491 84 060 2 357
Afrique du Sud 0,66 4,14 (0,91)
Total Effectifs 1 100 211 578 56 1
cumulé
76,35 104,01 3
Dépenses 2 228 910 1 461 517 3 018 795 521 107 2 357
Effectifs 162 2 24 3 32 1
2008 12,10 108,08 4
Dépenses 128 890 135 969 346 124 10 993
Soudan 100,51 8,76 2
Total Effectifs 1 182 154 530 9
cumulé
80,54 768,86 1
Dépenses 2 079 006 1 182 679 3 068 815 79 485
114
Les résultats des programmes en quelques chiffres | 2. Répartition géographique des opérations de la JICA
2-2. Afrique
Effectifs 44 1 9
2008 0,90
Dépenses 31 813
Swaziland 2,31 0,82
Total Effectifs 427 40 221
cumulé
37,89 251,15 1
Dépenses 793 415 808 228 1 804 227
Effectifs 564 20 40 20 46 45 68
2008 20,10 50,23 3
Dépenses 192 988 336 733 183 126 468 370
Tanzanie 43,36 22,01 5,40 1 2,559 6,170
Total Effectifs 7 617 906 2 707 1 284
cumulé
650,45 6 373,46 8
Dépenses 10 319 170 17 448 842 16 481 810 12 216 810
Effectifs 35 1
2008 0,11
Dépenses 10 849 448
Togo 0,80 0,11 (0,59) 0,458
Total Effectifs 295 7 68
cumulé
8,09 5,66
Dépenses 451 766 70 782 272 548 1 465
Effectifs 150 8 26 12 53 98 78 3 3
2008 16,28 102,26 3
Dépenses 163 448 330 253 164 430 548 782 14 579
Ouganda 39,75 12,43 4,62 1 0,611 1,225
Total Effectifs 1 985 222 709 307 6
cumulé
144,24 1 248,85 7
Dépenses 2 739 523 3 568 155 4 431 650 1 866 709 20 707
Effectifs 242 17 15 19 92 1 34 70 5 5
2008 21,97 38,25 1
Dépenses 214 679 345 783 880 719 420 141 38 395
Zambie 18,57 18,48 2 2,044
Total Effectifs 2 417 615 1 674 1 134 39
cumulé
472,98 5 494,48 10
Dépenses 5 594 727 13 314 568 9 232 540 11 635 818 456 957
Effectifs 54 7 2 22
2008 1,60
Dépenses 76 531 12 274 64 675
Zimbabwe 7,69 2,23 0,221
Total Effectifs 1 077 79 757 481
cumulé
161,03 960,34 1
Dépenses 2 182 705 1 814 515 4 670 501 6 195 404
2-3. Europe
Effectifs 27 3 7
2008 0,84
Dépenses 59 939 21 242
Albanie 0,05 0,75 (3,28)
Total Effectifs 268 5 146
cumulé
16,14 122,21
Dépenses 612 956 25 649 820 430
Effectifs 1
2008
Dépenses
Autriche
Total Effectifs 12 4
cumulé
5,13 30,76
Dépenses 475 498 5 682
Effectifs
2008
Dépenses
Belgique
Total Effectifs 8 7
cumulé
0,16
Dépenses 9 395 6 191
Effectifs 41 7 10 3 1
2008 3,90 26,20 3
Dépenses 85 389 61 389 1 525
Bosnie-Herzégovine 7,75 3,49 (0,65)
Total Effectifs 519 63 502
cumulé
49,72 160,85 2
Dépenses 1 060 796 392 394 2 808 600
Effectifs 5 15
2008 0,67
Dépenses 700 5 102 55 193 17
Bulgarie 2,47 2,43 28,08 4,423
Total Effectifs 842 243 589 253 2
cumulé
111,81 913,40
Dépenses 1 699 594 2 052 834 3 034 182 3 284 905 5 468
Effectifs 4 1 15
2008 0,25
Dépenses 10 541 14 853
Croatie 0,72 0,25 (0,95)
Total Effectifs 115 2 65
cumulé
6,88 1,68
Dépenses 277 697 14 112 389 084
Effectifs
2008
Dépenses
Chypre 0,01
Total Effectifs 30
cumulé
0,93
Dépenses 92 652
Effectifs
2008
Dépenses
Tchécoslovaquie
Total Effectifs 139 3 33
cumulé
5,96 0,68
Dépenses 438 033 8 169 149 334
Effectifs
2008
Dépenses
République tchèque 0,33
Total Effectifs 185 11 1
cumulé
5,73 65,69
Dépenses 354 012 149 349 4 392
Effectifs
2008
Dépenses
Denmark
Total Effectifs 5
cumulé
0,05
Dépenses 1 743 2 288
Effectifs
2008
Dépenses
Estonie 0,10
Total Effectifs 75
cumulé
1,29
Dépenses 128 557
Effectifs
2008
Dépenses
Finlande
Total Effectifs 5
cumulé
0,00
Dépenses 405
Effectifs 1 6 1
2008 0,58
Dépenses 22 232
France
Total Effectifs 1 29 256
cumulé
6,66 6,15
Dépenses 132 192 305 177 106 442
Effectifs 4
2008 0,09
Dépenses 2 587
Allemagne
Total Effectifs 1 2 28
cumulé
0,53
Dépenses 23 941 22 493
Effectifs
2008
Dépenses
Grèce
Total Effectifs 27 8 41
cumulé
3,45 26,01
Dépenses 138 081 7 559 168 856
Effectifs
2008 0,01
Dépenses 1 318 51
Hongrie 1,21
Total Effectifs 800 103 375 138
cumulé
76,90 735,27
Dépenses 1 646 968 1 122 749 2 228 557 1 935 855
Effectifs
2008
Dépenses
Irlande
Total Effectifs 2
cumulé
0,00
Dépenses 1
Effectifs
2008
Dépenses
Italie
Total Effectifs 1 8
cumulé
0,83 63,00
Dépenses 14 221 6 265
Effectifs 1
2008 0,02
Dépenses 2 098
Kosovo
Total Effectifs 38
cumulé
0,84
Dépenses 80 583
115
Les résultats des programmes en quelques chiffres | 2. Répartition géographique des opérations de la JICA
2-3. Europe
Effectifs
2008
Dépenses
Lettonie 0,06
Total Effectifs 76 6 50
cumulé
0,00 1,30
Dépenses 137 998 21 952 270 103
Effectifs
2008
Dépenses
Lituanie 0,03 0,10
Total Effectifs 114 10 105
cumulé
0,00 42,64
Dépenses 141 127 83 729 844 369
Effectifs
2008
Dépenses
Malte 0,01
Total Effectifs 77 18 16
cumulé
3,99 5,08
Dépenses 252 433 94 536 44 178
Effectifs 16
2008 0,18
Dépenses 18 348
Moldavie 9,35 0,22
Total Effectifs 208 8 122
cumulé
12,51 217,31
Dépenses 387 969 100 008 535 715
Effectifs
2008
Dépenses
Monaco
Total Effectifs 2
cumulé
0,02
Dépenses 2 430
Effectifs 10 1 4
2008 3,33
Dépenses 17 891 315 261
Monténégro 0,60 2,54 (1,28)
Total Effectifs 23 24
cumulé
5,99 30,18
Dépenses 43 842 523 198
Effectifs
2008 0,01
Dépenses
Pays-Bas
Total Effectifs 7 10
cumulé
0,07
Dépenses 4 513
Effectifs
2008
Dépenses
Norvège
Total Effectifs 5
cumulé
0,06
Dépenses 54 4 936
Effectifs 4 3
2008 0,30
Dépenses 21 404 2 714
Pologne 1,04 (11,17)
Total Effectifs 830 287 593 106 1
cumulé
89,71 952,17 1
Dépenses 1 672 727 1 909 527 2 953 027 1 427 106 15 346
Effectifs
2008
Dépenses
Portugal
Total Effectifs 9 41
cumulé
2,01
Dépenses 32 561 168 197
Effectifs 102 6 1 6 5
2008 1,31 0,87
Dépenses 27 039 22 746 11 004 13 344
Roumanie 0,60 2,37 62,43 7,996
Total Effectifs 987 172 617 118
cumulé
99,78 1 055,31 2
Dépenses 2 162 306 1 589 945 3 452 682 1 460 084
Effectifs
2008
Dépenses
Russie
Total Effectifs 2 2 8
cumulé
1,25 124,22
Dépenses 23 352
Effectifs 36 4 2 2 3
2008 1,32 1
Dépenses 62 641 56 851 5 810
Serbie 3,46 2,41
Total Effectifs 394 81 167
cumulé
21,43 336,49
Dépenses 852 991 354 513 537 020
Effectifs
2008
Dépenses
Slovaquie 0,07 3,17 0,349
Total Effectifs 349 23 110
cumulé
14,87 35,68
Dépenses 629 676 101 547 720 011
Effectifs
2008
Dépenses
Slovénie 0,06
Total Effectifs 92 7 40
cumulé
4,74 8,53
Dépenses 157 844 158 342 149 460
Effectifs
2008
Dépenses
Ex-Union soviétique
Total Effectifs 34
cumulé
1,33 94,73
Dépenses 38 074
Effectifs
2008
Dépenses
Espagne
Total Effectifs 3 2
cumulé
0,00
Dépenses 25 117
Effectifs
2008
Dépenses
Suède
Total Effectifs 2 7
cumulé
0,15
Dépenses 7 150 6 574
Effectifs 1 2
2008 0,31
Dépenses 27 078 2 055
Suisse
Total Effectifs 33 44
cumulé
1,16 3,38
Dépenses 68 736 19 797
Effectifs 37 2 3 1 2
Ancienne République yougoslave 2008 2,44 1
Dépenses 81 352 24 739 4 114
de 0,59 2,19 18,61 1,979
Total Effectifs 319 27 328
Macédoine 33,95 51,48
cumulé Dépenses 726 250 172 739 2 272 358
Effectifs 195 3 54 2 48 8
2008 7,78 0,71
Dépenses 202 657 67 518 192 932 9 312 15 442
Turquie 2,90 9,21 274,34 2 49,107
Total Effectifs 4 433 1 171 2 005 2 41
cumulé
408,49 6 803,08 6
Dépenses 8 530 147 12 141 772 11 923 480 80 664 510 551
Effectifs 44 4 3 7
2008 1,39 1,73
Dépenses 62 824 41 740 12 560
Ukraine 4,76 2,10 1,56 0,114
Total Effectifs 334 22 77
cumulé
8,67 31,02 1
Dépenses 412 451 199 062 160 654
Effectifs
2008 0,02
Dépenses
Royaume-Uni
Total Effectifs 2 5 67
cumulé
2,82 4,38
Dépenses 157 483 28 990
116
Les résultats des programmes en quelques chiffres | 12-1. Modalités et conditions des prêts d’APD japonais
Période de
Catégorie RNB par habitant (2007) Modalités Standard/Option Taux d’intérêt (%) Délai de grâce (années) Conditions d’achat
remboursement (années)
Pays à faible
Taux d’intérêt minimum « MIRAI » 0,01 40 10 Non lié
revenu
Standard 0,70 30 10
Conditions Option 1 0,65 25 7
Non lié
générales Option 2 0,60 20 6
Option 3 0,55 15 5
Pays les moins avancés (PMA)
Standard 0,55 40 10
Conditions de Option 1 0,45 30 10
Non lié
faveur Option 2 0,40 20 6
Option 3 0,30 15 5
Standard 1,20 30 10
Conditions Option 1 0,90 25 7
Non lié
générales Option 2 0,75 20 6
Option 3 0,65 15 5
Pays à faible Standard 0,55 40 10
– 935 USD
revenu Conditions de Option 1 0,45 30 10
Non lié
faveur Option 2 0,40 20 6
Option 3 0,30 15 5
Standard 0,20 40 10
STEP Lié
Option 0,10 30 10
Standard 1,40 30 10
Conditions
Option 1 0,80 20 6 Non lié
générales
Pays à revenu Option 2 0,70 15 5
Standard 0,65 40 10
intermédiaire, 936 USD -
Conditions de Option 1 0,55 30 10
tranche inférieure 1 785 USD Non lié
faveur Option 2 0,50 20 6
(PRITI) Option 3 0,40 15 5
Standard 0,20 40 10
STEP Lié
Option 0,10 30 10
Standard 1,40 25 7
Conditions
Option 1 0,95 20 6 Non lié
générales
Option 2 0,80 15 5
Standard 0,65 40 10
Pays à revenu 1 786 USD -
Conditions de Option 1 0,55 30 10
intermédiaire 3 705 USD Non lié
faveur Option 2 0,50 20 6
Option 3 0,40 15 5
Standard 0,20 40 10
STEP Lié
Option 0,10 30 10
Standard 1,70 25 7
Pays à revenu Conditions
Option 1 1,60 20 6 Non lié
intermédiaire, 3 706 USD - générales
Option 2 1,50 15 5
tranche supérieure 6 465 USD Standard 1,20 25 7
Conditions de
(PRITS) Option 1 1,00 20 6 Non lié
faveur
Option 2 0,60 15 5
Pour les services de conseil, le taux d’intérêt est de 0,01% et les délais de remboursement et de grâce ainsi que les
Services de conseil
conditions d’achat sont les mêmes que celles appliquées pour les composants principaux.
Dans le cadre d’un cofinancement, il est possible d’appliquer les mêmes conditions de remboursement que l’autre orga-
Options pour les prêts d’APD japonais nisme prêteur tout en conservant la concessionalité des prêts d’APD japonais, Pour les pays qui se conforment aux actuels
de type programme programmes soutenus par le FMI ou bénéficient de subventions de l’Association internationale de développement (IDA), il
est possible de modifier les modalités des prêts d’APD japonaise et de satisfaire les critères de concessionalité du FMI.
Remarque : Les conditions spéciales de partenariat économique (Special Terms for Economic Partnership, STEP) sont définies et réévaluées tous les ans le 15 janvier, Cela permet de garantir
l’admissibilité à l’aide liée,
Le niveau de concessionalité des modalités optionnelles est inférieur ou égal à celui des modalités standard,
Dans le cadre de l’initiative d’Assistance renforcée au secteur privé (EPSA), les prêts relatifs aux projets cofinancés avec la BAfD sont accordés sous des « conditions de faveur » dif-
férentes suivant les catégories de revenu ; dans le cas des PMA à faible revenu, ce sont les modalités MIRAI,
Un prêt en deux temps est accordé à la BAfD pour couvrir ses prêts subsidiaires à des entreprises dans le cadre de l’initiative EPSA selon les modalités suivantes : taux d’intérêt de
0,55 % et délai de remboursement de 40 ans, avec un délai de grâce de 10 ans,
Quelle que soit la catégorie à laquelle appartiennent les pays, les prêts relatifs aux projets d’aide à la reconstruction après une catastrophe sont accordés suivant les modalités MIRAI,
L’aide d’urgence sous la forme de prêts d’APD est liée à un taux d’intérêt variable (6 millions JPY, taux LIBOR) et à un délai fixe de 15 ans (trois ans),
Modalités des prêts d’APD japonais (en vigueur à compter du 1er avril 2009)
Délai de remboursement
Catégorie RNB par habitant (2007) Modalités Standard/Option Taux d’intérêt (%) Délai de grâce (ans) Conditions d’achat
(ans)
Pays à faible
Taux d’intérêt minimal « MIRAI » 0,01 40 10 Non lié
revenu
Standard 0,20 40 10
Pays les moins développés (PMA) Non lié Option 1 0,15 30 10 Non lié
Option 2 0,10 20 6
Standard 0,25 40 10
Option 1 0,20 30 10
Pays à faible Non lié Non lié
– 935 USD Option 2 0,15 20 6
revenu
Option 3 0,10 15 5
STEP Standard 0,10 40 10 Lié
Standard 0,30 40 10
Pays à revenu Option 1 0,25 30 10
intermédiaire, 936 USD – Non lié Non lié
Option 2 0,20 20 6
tranche inférieure 1 785 USD
(PRITI) Option 3 0,15 15 5
STEP Standard 0,10 40 10 Lié
Standard 0,30 40 10
Option 1 0,25 30 10
Pays à revenu 1786 USD – Non lié Non lié
Option 2 0,20 20 6
intermédiaire 3 705 USD
Option 3 0,15 15 5
STEP Standard 0,10 40 10 Lié
Pays à revenu Standard 0,60 40 10
intermédiaire, 3 706 USD Option 1 0,50 30 10
Non lié Non lié
tranche supérieure – 6 465 USD Option 2 0,40 20 6
(PRITS) Option 3 0,30 15 5
Pour les services de conseil, le taux d’intérêt est de 0,01% et les délais de remboursement, de grâce et les conditions
Services de conseil
d’achat sont les mêmes que celles appliqués aux principaux composants.
117
Les résultats des programmes en quelques chiffres | 13-1. Projets de coopération technique
13-1. Projets de coopération technique (Comptes-rendus ou procès-verbaux des discussions nouvellement signés durant l’exercice 2008)
(Unité : 1 million JPY)
Date de signature du
Date de début du Date de fin du
Pays Intitulé du projet compte-rendu ou Montant
projet projet
procès-verbal des discussions
Moyen-Orient et Maghreb
Université des Sciences et de la Technologie d’Égypte et du Japon « E-Just » 2008.09.30 2008.10.13 2013.10.12 65,11
Promotion des services de santé scolaire en Haute-Égypte 2008.09.01 2008.10.01 2012.09.30 64,23
Projet de modernisation de la gestion de l’eau II
2008.03.09 2008.06.01 2012.03.31 49,87
(Développement des capacités des associations d’utilisateurs d’eau)
Égypte Gestion de la qualité dans la lutte simultanée contre la tuberculose et le VIH en Afrique 2008.04.10 2008.05.01 2011.03.31 8,92
Formation de formateurs sur la gestion des ressources en eau au Yémen 2008.07.01 2008.07.01 2011.03.31 8,35
Formation à la lutte contre la tuberculose 2008.04.01 2008.10.01 2011.03.31 7,19
Formation sur la santé des femmes au Yémen 2008.05.01 2008.05.01 2011.03.31 10,46
Iran Mise en place d’un système de gestion participative de l’eau dans la province du Golestân 2008.08.06 2009.01.16 2014.01.15 26,35
Projet de développement des capacités pour réduire la quantité d’eau non généra- [Link]
2008.09.01 2008.09.01 46,25
trice de revenus en Jordanie, phase II 01.09.2008 01.09.2008 tard dans le mois dans le mois
Jordanie
Introduction d’une technologie agricole avancée pour les terres arides de Jordanie
2008.05.20 2008.06.01 2011.05.31 15,04
dans le cadre de la coopération trilatérale Jordanie-Japon-Israël
Amélioration de la santé maternelle et infantile / santé génésique en Palestine (phase II) 2008.11.05 2008.11.15 2012.11.14 31,81
Palestine
Développement du tourisme durable par le partenariat public-privé à Jéricho 2008.09.22 2009.03.01 2012.02.28 22,34
Développement des capacités en matière de surveillance environnementale, phase II 2008.11.11 2009.01.30 2013.01.30 48,64
Syrie
Projet de développement et d’extension de techniques d’irrigation efficaces, phase II 2008.10.15 2008.12.15 2012.07.15 54,96
Amélioration du système d’enseignement technique et de formation professionnelle (TEVT)
2008.11.29 2009.02.01 2013.05.31 33,79
Yémen par la mise en place d’un modèle de PPP dans le secteur de la maintenance automobile
Modernisation du système de formation professionnelle au Yémen 2008.10.01 2009.02.01 2013.03.31 0,27
Afrique
Projet de renforcement des capacités du Prince Regent Charles Hospital et des Centres de
2008.01.01 2009.01.31 2012.03.31 44,23
Burundi santé publics de la ville de Bujumbura en vue d’améliorer la santé maternelle et infantile
Remise en état des transports publics 2008.10.16 2009.03.01 2012.03.31 24,65
Projet d’amélioration de l’état nutritionnel des mères et des enfants 2008.07.08 2008.11.20 2013.11.19 37,18
Éthiopie Projet de centre technique de l’eau pour l’Éthiopie, phase III 2008.10.16 2009.01.05 2013.11.30 28,36
Projet de facilitation de l’accès à un enseignement primaire de qualité par la
2008.08.06 2008.09.20 2012.09.19 62,68
participation communautaire
Projet de renforcement du système de gestion de l’équipement médical pour des
Érythrée 2007.12.13 2008.05.11 2011.05.10 76,02
services de santé de qualité
Kenya Renforcement de l’enseignement des mathématiques et des sciences (SMASE) 2008.11.28 2009.01.01 2013.12.31 22,67
Projet d’amélioration de la productivité rizicole dans les Hautes Terres du Centre 2008.12.01 2009.01.08 2014.01.07 37,79
Madagascar Projet de modernisation de la gestion de l’approvisionnement rural en eau et des
2008.07.08 2008.09.19 2010.08.18 65,80
pratiques d’hygiène dans la région d’Atsimo-Andrefana
Projet de renforcement de l’enseignement des mathématiques et des sciences dans
Malawi 2008.07.15 2008.08.04 2012.08.03 55,71
le secondaire (SMASSE) par la formation continue, Phase II
Mali Projet de soutien aux commissions d’administration des écoles 2008.03.04 2008.05.01 2011.04.30 76,98
Projet de développement des ressources pour les enfants et les femmes dans les
2008.05.19 2008.08.01 2011.07.31 20,58
Sénégal villages de pêcheurs de Saint-Louis
Renforcement des soins de santé maternelle et infantile à Tambacounda 2008.10.22 2009.01.01 2011.12.31 27,94
Sierra Leone Projet intégré d’amélioration de la santé en milieu rural 2007.06.12 2008.05.01 2011.04.30 41,15
Projet d’appropriation des sages-femmes en matière de santé maternelle et infantile au Soudan 2008.04.09 2008.06.10 2011.06.09 72,65
Développement des ressources humaines pour l’amélioration de l’approvisionnement en eau 2008.04.08 2008.06.21 2011.03.31 118,51
Soudan Développement de ressources humaines pour l’amélioration de la santé dans le Sud-Soudan 2008.12.15 2009.03.27 2012.03.26 69,21
Développement des moyens de subsistance dans et autour de Juba en faveur de
2008.12.10 2009.02.10 2012.02.09 78,13
l’établissement d’une paix et d’un développement durables
Coopération technique en faveur du développement de capacités pour gérer
2008.03.10 2008.04.02 2011.04.02 3,67
l’orientation des malades au niveau régional
Tanzanie Coopération technique pour le renforcement des capacités d’appui en faveur de la
2009.01.01 2009.01.01 2012.02.14 18,21
planification et de la mise en œuvre des plans de développement agricole de district (DADP)
Projet d’évaluation finale de l’entretien des routes 2003.03.05 2008.09.01 2009.03.31 3,33
Aide technique pour le projet de développement durable de l’agriculture irriguée dans
2008.04.28 2008.06.11 2011.06.30 107,63
l’est de l’Ouganda
Ouganda Projet de promotion du riz NERICA en Ouganda 2008.06.02 2008.08.18 2011.06.30 91,42
Plan d’expansion national SESEMAT (renforcement de l’enseignement des mathéma-
2008.07.17 2008.08.03 2011.08.02 36,61
tiques et des sciences dans le secondaire)
Zambie Projet de développement des capacités en faveur de l’électrification rurale 2008.12.18 2009.03.11 2012.03.10 4,44
Europe
Projet pour le renforcement de la confiance sur le développement des entreprises
2008.08.31 2008.09.02 2011.09.01 63,47
agricoles et rurales à Srebrenica (SACRED)
Bosnie- Projet de modernisation du programme d’enseignement informatique en Bosnie-
Herzégovine 2008.02.15 2008.04.01 2010.07.31 41,92
Herzégovine
Gestion intégrée de la douleur en Bosnie-Herzégovine 2008.05.08 2008.05.15 2010.05.14 7,06
Serbie Projet relatif à l’institutionnalisation du système de mentorat pour les PME 2008.02.01 2008.08.28 2011.08.27 38,01
Ancienne
République
Projet d’amélioration des capacités de promotion de l’investissement 2008.06.06 2008.09.01 2009.08.31 15,89
yougoslave
de Macédoine
118
Les résultats des programmes en quelques chiffres | 13-2. Aide non remboursable
13-2. Aide non remboursable (Accords de dons nouvellement signés durant l’exercice 2008)
(Unité : 1 million JPY)
Pays Intitulé du projet Date de l’accord de don Montant
Moyen-Orient et Maghreb
Égypte Aide non remboursable pour les agriculteurs défavorisés 2009.03.23 470
Projet de réfection de la route nationale à grand trafic n° 8 (Étude du plan détaillé) 2009.02.27 110
Ghana
Efforts du gouvernement ghanéen en faveur de la réduction de la pauvreté 2009.03.10 350
Projet d’augmentation des capacités du système d’approvisionnement en eau de la ville de
2009.01.28 90
Kenya Kapsabet (Étude du plan détaillé)
Projet de lutte contre le VIH/sida 2009.01.28 335
Mali Projet de construction de ponts sur le corridor sud Mali-Sénégal (Étude du plan détaillé) 2009.02.06 15
Projet de construction de l’Institut de formation des maîtres (IFM) à Kati 2009.03.19 687
Programme de soutien du milieu villageois par la participation communautaire (par
2009.03.18 585
l’intermédiaire du PNUD)
Mozambique Programme d’adduction d’eau de secours pour faire face au changement climatique 2009.03.30 1 000
Programme d’adduction d’eau de secours pour faire face au changement climatique 2009.03.30 1 000
Zambie Projet d’amélioration des rues des villes de Ndola et Kitwe (Étude du plan détaillé) 2009.01.30 37
Projet pour la prévention des maladies infectieuses chez les enfants en République du
Zimbabwe 2009.01.23 221
Zimbabwe (par l’intermédiaire de l’UNICEF)
119
Les résultats des programmes en quelques chiffres | 13-3. Liste des principaux engagements de prêts d’APD
Moyen-Orient et Maghreb
PROJET DE MODERNISATION DU SYSTÈME DE GESTION DE L’ÉNERGIE EN HAUTE-ÉGYPTE 2008.12.24 10 768
120
Les résultats des programmes en quelques chiffres | 13-4. Projets d’études de développement
Afrique
République Coopération technique pour la planifica-
Étude du projet d’appui à la relance communautaire dans le district des Cataractes de la Province
démocratique du tion du développement (étude sur
du Bas-Congo en République démocratique du Congo
Congo l’énergie et l’environnement mandatée)
121
Glossaire
Alliance pour une révolution verte en Coalition pour le développement de la Fonds des Nations unies pour l’enfance
Afrique (AGRA) riziculture en Afrique (CARD) (UNICEF)
La JICA et l’AGRA ont signé un protocole Ce groupement consultatif composé de dona- Créé par l’Assemblée générale des Nations
d’accord destiné à renforcer leur coopération teurs bilatéraux et multilatéraux, d’institutions unies en 1946 pour apporter une aide alimen-
mutuelle. de recherche et d’autres organismes, a pour taire et sanitaire d’urgence aux enfants des
objectif de promouvoir la riziculture en Afrique pays dévastés par la deuxième guerre mondiale,
Association pour le développement de la par le partage d’informations, l’harmonisation l’UNICEF apporte une aide à long terme sur le
riziculture en Afrique de l’Ouest (ADRAO) des initiatives et projets existants, et la promo- plan humanitaire et du développement aux
Organisme international de recherche agricole, tion de nouveaux investissements. enfants et aux mères de pays en développe-
l’ADRAO a été créée en 1971 par 11 pays ment.
africains. Comité d’aide au développement (CAD)
Forum au sein duquel les pays donateurs exa- Fonds monétaire international (FMI)
Banque asiatique de développement minent les questions liées à l’aide, au déve- Agence spécialisée des Nations unies dont la
(BAsD) loppement et à la réduction de la pauvreté mission est de fournir à relativement court
L’objectif de cette institution financière multi- dans les pays en développement. Le Japon fait terme à ses pays membres les moyens de fi-
latérale de développement est de promouvoir partie du CAD depuis 1964. nancement nécessaires pour assurer les
le développement socioéconomique des pays échanges et paiements et garantir les autres
d’Asie et du Pacifique par l’intermédiaire de Conférence internationale de Tokyo sur le flux financiers courant.
prêts et d’une aide technique. La BAsD propose développement de l’Afrique (TICAD)
des prêts sur une base semi-commerciale. Forum international axé sur le développement Forum pour la recherche agricole en
de l’Afrique, la TICAD est organisée depuis Afrique (FARA)
Banque mondiale 1993 en partenariat par le gouvernement japo- Organisation de soutien à la recherche agricole
Plus grande agence d’aide au développement nais et les Nations unies, le Programme des constituée sous les auspices de l’Union afri-
dans le monde, la Banque mondiale accorde Nations unies pour le développement (PNUD), caine.
des prêts aux gouvernements centraux et la Banque mondiale et encore d’autres agen-
agences des pays membres. Ces prêts sont ces. Une conférence s’est tenue tous les cinq Gouvernance (gestion des affaires
couverts par les garanties d’emprunt des gou- ans depuis 1993. La dernière, intitulée TICAD IV, publiques)
vernements. a été organisée à Yokohama en 2008.. La gouvernance fait référence à l’établissement
et à la gestion du cadre institutionnel destiné à
Cadre stratégique de lutte contre la Cool Earth Partnership (mécanisme faciliter la stabilité et le développement d’un
pauvreté (CLSP) financier) pays. Une bonne gouvernance doit permettre
En septembre 1999, les Comités du développe- Au cours de la réunion annuelle du Forum de mobiliser, d’affecter et de gérer efficace-
ment de la Banque mondiale et du Fonds économique mondial à Davos, en Suisse, en ment les ressources du pays tout en prenant en
monétaire international ont subordonné janvier 2008, le Premier ministre japonais de compte la volonté de ses citoyens. La gouver-
l’allègement de la dette des pays pauvres très l’époque, M. Yasuo Fukuda, a présenté le Cool nance fait également référence aux systèmes
endettés (PPTE), dans le cadre de l’initiative Earth Partnership, un fonds d’environ 10 mil- gouvernementaux de coopération entre
PPTE, à la préparation d’un cadre stratégique liards USD mis en œuvre sur une période de agences gouvernementales, société civile et
de lutte contre la pauvreté (CSLP). Ce cadre, qui cinq ans et qui servira à soutenir les efforts de secteur privé, ainsi qu’aux mécanismes de prise
définit les politiques propres d’un pays en lutte contre le changement climatique. de décisions. La gouvernance englobe trois
développement en faveur de la réduction de la grandes dimensions – le système politique na-
pauvreté, est préparé par le gouvernement par Développement des capacités tional, la capacité du gouvernement à formuler
le biais d’un processus participatif qui fait in- Processus par lequel un pays en développe- et mettre en œuvre des politiques, et enfin, les
tervenir la société civile et les partenaires au ment met en valeur ses propres capacités, afin systèmes relatifs aux interactions entre gou-
développement. Les CSLP sont en règle gé- de résoudre ses problèmes de développement. vernement, société civile et secteur privé.
nérale mis à jour tous les trois ans. À la différence du renforcement des capacités,
dont l’objectif consiste à consolider les capaci- Homologues
Centre japonais de recherche international tés depuis l’extérieur, le développement des Représentants officiels et techniciens de pays
pour les sciences agricoles (JIRCAS) capacités fait référence au processus en- partenaires bénéficiant de conseils straté-
Cet organisme national effectue des recher- dogène du pays en développement à renforcer giques et de transferts de technologie dans le
ches approfondies dans les domaines des les capacités des individus, des institutions, des cadre de projets de coopération internationale.
technologies agricoles, forestières et halieu- systèmes et de la société dans son ensemble. Le
tiques dans les pays en développement, plus rôle de la coopération de la JICA est de soutenir
particulièrement dans les régions tropicales et les pays en développement en facilitant leurs
subtropicales. efforts.
122
Glossaire
Institut international de recherche sur le Organisation des Nations unies pour Politique à moyen terme de l’APD
riz (IIRR) l’alimentation et l’agriculture (FAO) Elle présente les questions prioritaires liées à
Fondé en 1960, cet organisme de formation et Agence spécialisée des Nations unies, dont le l’APD du Japon et l’approche adoptée dans
de recherche est spécialisé dans l’étude de la mandat est libellé en ces termes : « Atteindre la chaque région. Élaborée à partir de la Charte de
riziculture. sécurité alimentaire pour tous est au cœur des l’APD, elle a été annoncée en 2005. Elle définit
efforts de la FAO - veiller à ce que les êtres les idées de base du Japon sur l’APD.
Mécanisme de développement propre (MDP) humains aient un accès régulier à une nourri-
C’est l’un des mécanismes de Kyoto – spécifiés ture de bonne qualité qui leur permette de Postes frontières à guichet unique (OSBP)
dans le protocole de Kyoto – visant à réduire mener une vie saine et active ». Personnes, véhicules et biens effectuent un
les émissions de gaz à effet de serre. Ce mé- seul arrêt pour sortir d’un pays et entrer dans
canisme permet à un pays industrialisé de Organisation mondiale de la santé (OMS) un autre. Les contrôles de douanes, de quaran-
fournir des fonds ou de la technologie pour un Agence spécialisée des Nations unies dont le taine et d’immigration sont effectués conjoin-
projet réduisant les émissions de gaz à effet de mandat est de lutter contre la maladie à tement par les deux pays, ce qui simplifie les
serre dans un pays en développement. En con- l’échelle mondiale et d’améliorer la situation en procédures de passage des frontières.
trepartie, ce pays peut utiliser tout ou partie matière de santé et de malnutrition grâce à la
des crédits de réduction certifiée des émissions coopération internationale. Prêts assortis de conditions particulières
obtenus grâce au projet pour atteindre ses au titre du partenariat économique (STEP)
propres objectifs d’émission. Organisation mondiale du commerce Mis en place en 2002 et destiné à promouvoir
(OMC) l’aide identifiée comme étant d’origine japo-
NERICA (Nouveau riz pour l’Afrique) Organisation internationale créée en 1995 naise, ce programme de prêts privilégie la
Acronyme de New Rice for Africa. Ce projet visant à promouvoir la libéralisation des technologie avancée et le savoir-faire du Japon
concerne essentiellement les nouveaux cultivars échanges internationaux sur une base non- dans le cadre de projets de transferts de tech-
des hautes terres (arides), mais des activités de discriminatoire. Au mois de novembre 2008, nologie avec les pays en développement.
recherche et développement sont également l’OMC comptait 153 pays et régions membres.
conduites concernant les variétés de riz Prêts d’aide publique au développement
d’irrigation. Le projet NERICA a permis de mettre (APD)
au point des variétés hybrides en croisant des Pays émancipés de l’APD Coopération bilatérale sous la forme de prêt
variétés africaines à haut rendement et des En principe, pays dont le produit national brut public accordé à un pays en développement à
variétés africaines, résistantes à la sécheresse, (PNB) par habitant avoisine 10 000 USD et qui un taux un préférentiel. De manière générale,
aux maladies et aux pesticides. On espère beau- ont été classés trois ans consécutivement dans ces prêts sont assortis d’un faible taux d’intérêt
coup que ces variétés contribueront à faire du les pays à haut revenu par la Banque mondiale. et d’un long délai de remboursement. Ils sont
riz un aliment de base important en Afrique. Ces pays sont exclus de la liste des bénéficiaires utilisés pour financer le développement. Les
de l’APD établie par le Comité d’aide au déve- prêts d’APD du Japon prennent la forme de
Nouveau partenariat pour le développe- loppement (CAD). prêts en yens d’investissements financés par le
ment de l’Afrique (NEPAD) secteur privé.
Vision du développement de l’Afrique formulée Pays en développement
de la propre initiative de ce continent, elle Pays dont le niveau de développement Produit national brut (PNB)
s’appuie sur la responsabilité commune de ses économique est faible comparé à celui des Mesure monétaire de l’activité économique
pays membres et l’esprit de bénéfice mutuel. pays industrialisés. Alors que ce terme désigne d’un pays durant une période donnée. On peut
couramment l’ensemble des pays répondant à l’exprimer simplement comme la somme totale
Nouvelle Charte de l’APD ce critère, la JICA l’utilise en règle générale d’argent dépensée au sein d’un pays durant
Approuvée par le Cabinet en 2003, la Charte seulement pour désigner les pays et régions de une période donnée.
révisée de l’APD clarifie les idéaux et les princi- la première partie de la liste des bénéficiaires
pes de l’APD du Japon. de l’APD établie par le CAD. Programme alimentaire mondial (PAM)
Agence d’aide alimentaire des Nations unies
Pays moyennement développés dont la mission est d’éradiquer la faim et la
Objectifs du Millénaire pour le développe- Pays dont le PNB par habitant dépasse malnutrition.
ment (OMD) 3 035 USD (estimation de la Banque mondiale
Servant d’objectifs à la communauté interna- de 1995). Revenu national brut (RNB)
tionale pour le 21e siècle, les OMD s’inspirent Le RNB représente la valeur globale des biens
de la Déclaration du millénaire des Nations Plan directeur et services produits intérieurement et à
unies et de précédents objectifs de développe- Un plan directeur sert de base à la mise en l’étranger par les citoyens d’un pays durant
ment international définis lors de sommets œuvre de nombreux types de projets de déve- une période donnée.
internationaux dans les années 1990 et loppement à long terme.
formant un cadre commun. Les OMD, que la
communauté internationale s’est engagée à
réaliser avant 2015, sont au nombre de huit.
123
Bureaux à l’étranger et antennes au Japon
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Bureaux à l’étranger et antennes au Japon
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