0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
24 vues4 pages

DST 101c

Transféré par

kambelesiaka
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
24 vues4 pages

DST 101c

Transféré par

kambelesiaka
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Intégration et Probabilités (M43050) 2010-2011

Projet de corrigé du DST du mardi 1er mars 2011

— Exercice I —
Dans cet exercice, on désigne par E l’intervalle semi-ouvert ]0, 1], par B la tribu borélienne de E
et par λ la mesure de Lebesgue sur (E, B). Pour chaque entier k ≥ 0 on désigne par Ik l’intervalle
semi-ouvert
Ik = ]2−k−1 , 2−k ] = {x ∈ R : 2−k−1 < x ≤ 2−k }.

On pourra utiliser sans preuve l’information suivante : les intervalles (Ik )k>0 forment une partition
de E en ensembles de la tribu B.
a. On considère la famille de parties A ⊂ P(E) formée de toutes les réunions
[
A(J) = Ik ,
k∈J

où J ⊂ N varie dans la famille P(N) de tous les sous-ensembles de N (y compris J = ∅, qui donne
A(∅) = ∅). Vérifier que A est une tribu de parties de E, contenue dans B. Montrer que A est la
plus petite tribu de parties de E qui contienne tous les intervalles (Ik )k>0 .

Solution. — On a dit que ∅ est dans la famille A, obtenu avec J = ∅ ; montrons que A est stable
par complémentaire : comme on a une partition de E, le complémentaire de A(J) est A(N \ J) ;
en effet, si x est un point de E qui n’est pas dans A(J), il est dans un certain intervalle I` puisque
les intervalles constituent une partition de E. On ne peut pas avoir ` ∈ J, sinon on aurait dans
ce cas
x ∈ I` ⊂ A(J),

contrairement à l’hypothèse x ∈
/ A(J). Le complémentaire de A(J) est donc contenu dans A(N\J)
et inversement tous les intervalles I` pour ` ∈
/ J sont disjoints de A(J), donc
c
A(N \ J) ⊂ A(J) ,

ce qui prouve l’égalité ensembliste annoncée.


S
Si An = A(Jn ) est une suite de parties dans A, on voit que si J = n>0 Jn , on a

[
A(J) = A(Jn ).
n>0

On a prouvé ainsi que A est une tribu.


Comme tous les Ik sont dans B, la réunion dénombrable
[
A(J) = Ik
k∈J

est aussi dans B, donc la tribu borélienne B contient tous les ensembles de A.
On montre de la même façon que toute tribu T qui contient tous les intervalles Ik contient
tous les ensembles A(J), c’est-à-dire que A ⊂ T . La tribu A est bien la plus petite tribu qui
contienne tous les intervalles Ik .

1
P que pour toute suite (ak )k>0 de réels ≥ 0, la fonction f : E → [0, +∞[ définie
b. Montrer
par f = k>0 ak 1Ik est A-mesurable. Réciproquement, montrer que si f : E → [0, +∞[ est
A-mesurable, alors X
f= f (2−k ) 1Ik
k>0

(on notera que si un ensemble A de la tribu A contient le point 2−k , pour un certain entier k ≥ 0,
alors Ik ⊂ A). Vérifier que f est B-mesurable et montrer que
Z X
f dλ = f (2−k ) 2−k−1 .
E k>0

Solution. — Soit c un nombre réel ; on voit que l’ensemble {f > c} est la réunion des intervalles Ik
tels que ak > c ; si on pose
Jc = {k ∈ N : ak > c} ⊂ N,
on trouve que
{f > c} = A(Jc ) ∈ A.
La fonction f est donc A-mesurable.
Inversement, supposons que f : E → [0, +∞[ soit A-mesurable. Pour tout entier k ≥ 0
donné, l’ensemble
Ak = {x ∈ E : f (x) = f (2−k )}
est dans A parce que f est A-mesurable, et il contient évidemment le point x = 2−k ; d’après
l’indication, on en déduit que Ik ⊂ Ak : la fonction f est constante égale à f (2−k ) sur Ik , pour
tout entier k ≥ 0. On constate ainsi que
X
f= f (2−k ) 1Ik .
k>0

Il reste à vérifier l’indication. Si A est un ensemble de la tribu A, il est de la forme A(J), réunion
d’intervalles I` pour les ` ∈ J ; mais l’intervalle Ik est le seul intervalle qui contienne le point 2−k .
Si 2−k appartient à A = A(J), il est nécessaire que k soit élément de J, et alors
Ik ⊂ A(J) = A,
ce qui achève la vérification de l’indication.
On a montré que A ⊂ B, donc {f > c} ∈ B pour tout réel c, ce qui signifie que f est
B-mesurable. Comme f est ≥ 0, les valeurs f (2−k ) sont positives et la suite
n
X
fn = f (2−k ) 1Ik
k=0

de fonctions B-étagées positives tend simplement en croissant vers la fonction f . D’après le


théorème de convergence monotone,
Z Z
f dλ = lim fn dλ.
E n E

Chacune des fonctions fn est étagée, donc


Z X n n
X
fn dλ = f (2−k ) λ(Ik ) = f (2−k ) 2−k−1 .
E k=0 k=0

Par conséquent
Z n
X X
f dλ = lim f (2−k ) 2−k−1 = f (2−k ) 2−k−1 .
E n
k=0 k>0

2
— Exercice II —
Dans cet exercice, on désigne par B la tribu borélienne de ]0, 1[ et par λ la mesure de Lebesgue
sur (]0, 1[, B) ; on suppose que G : ]0, 1[ → ]0, +∞[ est une fonction croissante continue (donc
B-mesurable) telle que
Z
lim G(x) = 0 et G(x) dλ(x) < +∞.
x→0 ]0,1[

a. Étudier le sens de variation de x ∈ ]0, 1[→ G(xn ) et de n ∈ N∗ → G(xn ). Montrer que


Z
lim G(xn ) dλ(x) = 0.
n→+∞ ]0,1[

Solution. — Comme 0 < x < 1 on déduit que

xn+1 = x · xn < 1 · xn = xn ,

et comme G est croissante,


G(xn+1 ) < G(xn ).
On remarque qu’il en résulte que
0 ≤ G(xn ) ≤ G(x).
Par ailleurs, pour tout n > 0

0 < x < y < 1 ⇒ 0 < xn < y n < 1

donc
x → G(xn )
est croissante.
Fixons x ∈ ]0, 1[ ; la suite xn tend vers 0, donc G(xn ) tend vers 0 = limy→0 G(y) ; la suite
de fonctions x → G(xn ) tend vers 0 en étant dominée par la fonction intégrable fixe G ; par le
théorème de convergence dominée,
Z
lim G(xn ) dλ(x) = 0.
n ]0,1[

b. Montrer que
1/n G(u) G(u)
Z Z
lim u dλ(u) = dλ(u)
n→+∞ ]0,1[ u ]0,1[ u
(la valeur de l’intégrale de droite est finie ou égale à +∞).
Solution. — Pour tout u tel que 0 < u < 1, on vérifie que u1/n tend en croissant vers 1 lorsque n
tend vers l’infini. En effet,
u1/n = eln(u)/n
et comme ln(u) < 0, 1/n décroissante vers 0, la suite ln(u)/n est croissante vers 0, et u1/n est
croissante vers e0 = 1. Comme G(u)/u est positif, il en résulte que u1/n G(u)/u tend en croissant
vers G(u)/u. Par le théorème de convergence monotone,

G(u) G(u)
Z Z
dλ(u) = lim u1/n dλ(u).
]0,1[ u n→+∞ ]0,1[ u

3
c. Montrer que pour tout entier n ≥ 1, et tous a, b tels que 0 < a < b < 1, on a l’égalité suivante
entre intégrales de Riemann :
b bn
G(u)
Z Z
n
n G(x ) dx = u1/n du.
a an u

Solution. — Sur l’intervalle [a, b] le changement de variable u = xn est de classe C1 , ainsi que
le changement réciproque x = ϕ(u) = u1/n . On voit que ϕ0 (u) = n−1 u1/n−1 donc en posant
H(x) = G(xn ), on obtient, par la formule de changement de variable pour les intégrales de
Riemann,
bn bn bn
1/n G(u)
Z Z Z
n 0
u du = n G(ϕ(u) )ϕ (u) du = n H(ϕ(u))ϕ0 (u) du
an u an an

Z ϕ(bn ) Z ϕ(bn ) Z b
=n H(x) dx = n G(xn ) dx = n G(xn ) dx.
ϕ(an ) ϕ(an ) a

d. Déduire des questions précédentes que

G(u)
Z Z
n
lim n G(x ) dλ(x) = dλ(u).
n→+∞ ]0,1[ ]0,1[ u

Solution. — Fixons n, et introduisons deux suites (ak ) et (bk ) telles que 0 < ak < bk < 1
pour tout k, et que ak tende vers 0 en décroissant et bk tende vers 1 en croissant. Alors la suite
d’indicatrices
1[ak ,bk ]
tend en croissant vers 1]0,1[ et de même la suite d’indicatrices

1[ank ,bnk ]

tend en croissant vers 1]0,1[ quand k tend vers l’infini. Comme G est positive,

n1[ak ,bk ] (x)G(xn )

tend en croissant vers n1]0,1[ (x)G(xn ), et

G(u)
1[ank ,bnk ] (u) u1/n
u
tend en croissant vers
G(u)
. 1]0,1[ (u) u1/n
u
En appliquant deux fois le théorème de convergence monotone, et une fois le résultat de la
question c, on voit que
bk bn
G(u) G(u)
Z Z Z k
Z
n n
n G(x ) dx = lim n G(x ) dx = lim u1/n du = u1/n du.
]0,1[ k ak k an
k
u ]0,1[ u

D’après la question b, on déduit que

G(u)
Z Z
lim n G(xn ) dx = du.
n ]0,1[ ]0,1[ u

Vous aimerez peut-être aussi