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INTRODUCTION GENERALE

a) Définition
Le diagnostic financier approfondi repose sur l’étude des données comptables passées et
consiste à émettre un jugement sur les points forts et les faiblesses d’une entreprise. Il a pour
objectif de répondre à quatre interrogations essentielles du chef d’entreprise et de ses
partenaires (créanciers, investisseurs, salariés, etc.) :
– l’appréciation de la solvabilité (notamment pour les créanciers) ;
– la mesure des performances de l’entreprise (notamment pour les investisseurs) ;
– la croissance par l’analyse des perspectives de développement ;
– les risques (et notamment le risque de défaillance).
b) Analyse financière des comptes consolidés
L’étude des états financiers d’une entreprise a pour objet de porter un jugement sur sa santé
L’étude des états financiers d’une entreprise a pour objet de porter un jugement sur sa santé
financière et d’en extraire des informations utiles à la prise de décision (accorder un prêt,
investir dans une société, l’évaluer, etc.). Pour cela, c’est généralement à partir des trois états
financiers essentiels que sont le bilan (la situation financière), le compte de résultat (la
performance), le tableau de flux de trésorerie ou le tableau de financement (variation de la
situation financière) que s’effectuera le diagnostic financier de l’entreprise.
Lorsque l’on souhaite étudier un groupe composé d’une société mère et de filiales, la seule
lecture des comptes individuels ne permet pas de porter un jugement pertinent. Les comptes
consolidés permettent ainsi d’avoir une vision complète et synthétique du groupe.
En France, les sociétés qui consolident leurs comptes annuels peuvent le faire selon deux
référentiels : celui défini par l’Autorité des Normes Comptables (ANC) et celui des normes
IFRS.
c) Les utilisateurs des états financiers
De façon générale, les utilisateurs de l’analyse financière peuvent être classés en deux
catégories : les utilisateurs internes (principalement les dirigeants de l’entreprise ; les salariés)
et ceux qui sont externes à l’entreprise (créanciers financiers ; les investisseurs ; les clients ;
fournisseurs et Etat).
Bien que le diagnostic financier ne serve pas uniquement aux créanciers et aux investisseurs,
l’essentiel de l’analyse s’organise autour des deux notions fondamentales que sont la
rentabilité et le risque, ce qui nous permet de dire que « la rentabilité espérée d’un actif
financier est proportionnelle au risque encouru ». Le diagnostic va ainsi consister à estimer la
rentabilité du groupe et à la mettre en perspective du risque encouru.
Section 1 : Présentation des états financiers en normes IFRS
A/ La structure du compte de résultat consolidé
La norme IAS 1 ne prévoit aucun format particulier de présentation du compte de résultat en
normes IFRS. Elle offre la possibilité de recourir à une classification des charges par nature
ou par fonction selon la méthode la plus adaptée à l’entreprise.
Pour des raisons d’homogénéité et de comparabilité, la recommandation française introduit
des soldes intermédiaires dans le format proposé de compte de résultat en vue d’en
améliorer la lecture pour les investisseurs et les analystes financiers. Il ne s’impose pas aux
sociétés bien qu’il ait été adopté par la plupart des sociétés cotées françaises. Le compte de
résultat peut être présenté selon deux formats, par nature ou par destination (fonction) :
Par nature Par destination
Chiffres d’affaires Chiffre d’affaires
+Autres produits d’exploitation - Coût des ventes
- Achats consommés - Charges commerciales
- Charges de personnel - Charges administratives
- Impôts et taxes +/- Autres charges et produits d’exploitation
- Dotations aux amortissements, dép et de
pro
= Résultat opérationnel courant
+/- Autres produits et charges opérationnels
= Résultat opérationnel
- Cout de l’endettement financier net
+/- Autres produits et charges financiers
= Résultat avant impôt
- Impôt sur les bénéfices
= Résultat des sociétés intégrées
+ Résultat des sociétés mises en équivalences
= Résultat net avant résultat des sociétés arrêtées, cédées ou en cours de cession
Résultat net d’impôt des activités arrêtées, cédées ou en cours de cession
= Résultat net
Part du groupe
Part des intérêts minoritaires
L’analyse du compte de résultat consolidé a pour principal objet l’étude du résultat
opérationnel récurrent, qui a vocation à perdurer dans le futur. Ainsi, le compte de résultat
fait ressortir les deux soldes suivants :
– coût de l’endettement financier net : il correspond à la différence entre les produits
financiers issus du placement de la trésorerie et les charges d’intérêt (coût de l’endettement
financier brut);
– autres produits et charges financiers : ils correspondent aux charges et produits financiers
non retenus précédemment (dividendes reçus, dépréciations des immobilisations financières,
profits et pertes sur cession de titres, variation de juste valeur des instruments financiers...).
Les charges de personnel incluent la participation des salariés, contrairement aux comptes
individuels où elle apparaît de façon distincte, après le résultat exceptionnel. Les charges de
personnel sont ainsi, dans la présentation par destination, réparties entre le coût des ventes
(salaires des personnels de production), les charges commerciales (salaires des personnels
commerciaux) et les charges administratives (salaires des personnels administratifs).
Exemple :
Application :
L’entreprise Tazoapharma est une SA établie en France qui a été fondée le 01/01/N. Elle
fabrique et commerciale des produits vétérinaires. Elle vend également d’autres produits
destinés aux vétérinaires et propriétaires d’animaux de compagnie qu’elle ne fabrique pas,
mais achète et revend en l’état. Elle est à la tête d’un groupe ayant axé ses activités autour du
thème des animaux.
Compte de résultat
Travail à faire :
Procédez aux modifications nécessaires dans l’option de l’application des normes IFRS aux
comptes consolidés de Tazoapharma

Corrigé :
Présentation selon la recommandation de l’ANC
ROC =250 + 1 866 + 274 – (112 +3 + 500 – 37 + 59 + 792 + 120) = 841.
RO = 841 – 16 = 825
RAI = 825 – 38 = 787
RN = 787 – 262 = 525
La rubrique exceptionnelle est absorbée par la rubrique opérationnelle.
B/ La structure du bilan consolidé
Le bilan consolidé regroupe à l’actif les différents éléments qui sont détenus (immobilisations,
stocks, créances, disponibilités...) ou contrôlés (biens en crédit-bail) par l’entreprise et, au
passif, les capitaux propres (capital, réserves, résultat de l’exercice, etc.), les provisions pour
risques et charges (PRC) et les dettes, tant auprès des banques que des autres partenaires de
l’entreprise (fournisseurs, salariés, organismes sociaux, etc.). Le bilan respecte l’égalité
suivante : Actifs = Capitaux propres + PRC + Dettes
Par rapport au bilan individuel, le bilan consolidé comporte certains postes spécifiques : écarts
d’acquisition ; titres mis en équivalence, intérêts minoritaires etc.
Analyse du bilan consolidé :
Le bilan consolidé, tel qu’il est présenté, comporte deux principales limites en matière de
diagnostic financier :
– les éléments qui le composent ne sont pas évalués de façon homogène (coût historique, juste
valeur au moment de l’entrée dans le périmètre de consolidation, juste valeur à la date de
clôture de l’exercice, etc.) ;
– certains actifs et passifs n’y figurent pas.
Pour y remédier, tout du moins partiellement, il est nécessaire de procéder à certains
retraitements. Ces retraitements sont cependant en nombre plus limité que dans le cas des
comptes individuels car les comptes consolidés sont établis dans une optique plus économique
que juridique. Les principaux retraitements concernent les points suivants :
– les locations-exploitation ;
– les écarts d’acquisition ;
– les impôts différés ;
– les engagements envers les salariés.
Le bilan peut être présenté comme suit :
Le bilan consolidé, une fois retraité, va être restructuré par grandes masses de différentes
manières selon les objectifs poursuivis par l’analyste financier (bilan fonctionnel, bilan
patrimonial et bilan économique).
Le bilan patrimonial permet principalement de calculer des ratios de liquidité et de solvabilité.
Le bilan fonctionnel permet d’étudier le fonctionnement de l’entreprise au travers de ses trois
cycles qui sont l’exploitation, l’investissement et le financement. Il permet d’apprécier le
risque de faillite de l’entreprise en confrontant ses emplois et ses ressources, l’équilibre
fonctionnel posant comme principe que le fonds de roulement doit couvrir le besoin en fonds
de roulement. Quant au bilan économique, il a pour objet de faire ressortir les capitaux
investis (au passif) et les capitaux employés (à l’actif) afin de permettre l’estimation des
rentabilités.
La principale différence du bilan fonctionnel par rapport au bilan patrimonial réside au niveau
des actifs, qui sont retenus pour leur valeur brute, les amortissements et dépréciations qui
viennent normalement en déduction de l’actif étant ajoutés aux fonds propres internes.

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