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3 Modelisation TheorieBoost

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Théorie du convertisseur Boost

en mode courant

Résumé :
Ce document présente la théorie à maîtriser pour pouvoir réaliser un convertisseur Boost. Le fil
conducteur est l'utilisation d'un contrôleur intégré, le NCV8871, qui fonctionne en mode courant.

Le document part de zéro. Il démarre avec l'analyse fondamentale du Boost en régime permanent. Il
aborde ensuite la modélisation du convertisseur qui est non linéaire. L'hypothèse retenue dans le
document est celle d'un rapport cyclique moyen qui évolue peu. Le modèle petit signal est utilisé.
Enfin la régulation en mode courant est présentée avec le calcul d'un correcteur pour le circuit
NCV8871.

Ce document dont la compréhension est indispensable ne permet pas une mise en œuvre pure et
simple du convertisseur. Il existe plusieurs niveaux de difficultés à prendre en compte. Pour arriver
à une solution technique convenable, il faudra :
– analyser les pertes dans le système,
– travailler sur le routage du circuit qui est absolument fondamental si l'on veut un bon
fonctionnement,
– étudier les circuits snubber.

Plusieurs autres documents sont donc complémentaires et à lire:

« Amortissement_Ordre_2.pdf » :
Il traite des circuits RLC parasite typiques rencontrés dans les cellules de commutation. Il permet de
comprendre comment amortir tel ou tel circuit.

« Snubber.pdf » :
explique le rôle de ces circuits « amortisseur ». Ils aident à la commutation mais surtout améliorent
le rayonnement CEM. Comment les dimensionner. Il s'appuie sur le document cité ci-dessus, mais
contextualisé à la cellule de commutation.

« Dimensionnement_Boost_200W.pdf » :
Dans ce document, on présente le dimensionnement complet du Boost avec le NCV8871 avec
toutes les approches, de la plus basique, à la plus compliquée (éléments parasites, snubber). Les
résultats et pistes d'amélioration sont présentées.

1/27
Table des matières
1.Le boost, théorie en régime permanent, mode continu.....................................................................3
1.1.Etude en régime permanent, conduction continue.....................................................................3
1.2.Exemple de dimensionnement...................................................................................................5
1.3.Dimensionnement des composants............................................................................................5
1.4.Résultat de simulation en régime permanent, conduction continue..........................................6
1.5.Les subtilités de dimensionnement............................................................................................8
2.Modélisation du boost en mode continu...........................................................................................9
2.1.Concept de valeur moyenne glissante........................................................................................9
2.2.Modèle du boost en conduction continue, commande en tension...........................................10
2.3.Analyse de résultats de simulation (conduction continue)......................................................11
2.4.Prise en compte de l'ESR dans le modèle dynamique ............................................................13
2.5.Conclusion sur la correction....................................................................................................13
3.Régulation en mode courant ...........................................................................................................14
3.1.Introduction .............................................................................................................................14
3.2.Modélisation du boost lors de la commande en courant..........................................................15
3.2.1.A - Moyennage des interrupteurs autour du point de repos.............................................16
3.2.2.B – linéarisation du circuit...............................................................................................17
3.2.3.C – linéarisation dynamique du circuit............................................................................18
3.2.4.D – Détermination des fonctions de transfert du circuit..................................................18
3.3.Schéma-bloc du système..........................................................................................................22
3.3.1.Expression de G(p), le système à commander (boost en mode courant).........................23
3.4.Dimensionnement du Boost du point de vue automatique .....................................................24
3.4.1.Stratégie de correction.....................................................................................................24
3.4.2.Détermination du correcteur PI par la compensation du pôle dominant..........................25
3.4.3.Robustesse aux charges différentes du nominal..............................................................25

T.Rocacher

2/27
1. Le boost, théorie en régime permanent, mode continu

Le convertisseur statique DC-DC Boost, survolteur est constitué de 4 éléments de puissances qui
sont : une inductance de forte valeur en courant, un condensateur capable de tenir une tension
suffisante mais aussi de tenir un courant efficace très important comme nous allons le voir, une
interrupteur commandé et une diode.
Le principe consiste à charger l'inductance en énergie pendant un temps (interrupteur fermé), puis
de transmettre cette énergie au condensateur de sortie et à la charge via la diode. Durant la phase ou
l'inductance emmagasine de l'énergie, son courant va avoir augmenter d'une valeur I. Inversement,
lors de la décharge dans le condensateur, le courant va diminuer dans les mêmes proportions. Si ce
courant est encore non nul en fin de transfert d'énergie, on parlera de conduction continue. Si le
courant s'annule avant la fin du transfert, on est en conduction discontinue. Dans le document, on
étudie uniquement la conduction continue.

VL
IL ID
IC
IR
I
VOut

Fig 1.1 : Architecture de puissance du Boost

1.1. Etude en régime permanent, conduction continue

Les éléments sont considérés parfaits, on suppose  = 0,4.

Le circuit d'entrée :
Hypothèse :
Vout ondule très peu. Elle est
considérée continue, on la
remplace par une source de tension
continue.

Fig 1.2 Schéma simplifié du Boost

3/27
Chronogrammes d'entrée
Rapport cyclique plus petit
S1 S1
VL VL
Vin Vin
S2 S2
Vgs Vgs

Vin - Vout Vin - Vout


Pente déterminée par : i(t) = Vin / L .t +cste Pente inchangée, ondulation diminue
IT IL IL

Courant moyen non prévisible à ce stade de La surface S1 diminuant, S2 aussi, donc Vout diminue
l'analyse ( charge à priori inconnue)

Fig 1.3a : formes d'onde idéale,  moyen Fig 1.3b :formes d'onde idéale,  moyen

En régime permanent, et en conduction continue, les chronogrammes précédents permettent


d'exprimer la tension de sortie, sous réserve que l'on considère cette dernière constante. Il suffit
d'écrire la relation S1 = S2 qui garantit que la tension moyenne aux bornes de l'inductance est nulle :
α T .V i n+(1−α). T .(V i n−V Out )=0 soit (1−α).V Out =V i n soit
Vi n
V Out = (éq. 1.1)
1−α
Le circuit de sortie :
L'ensemble Vin, L et K se comporte globalement
comme une source de courant ID. Sur la durée toff, ce
courant est une impulsion égale au courant IL. Sur ton,
le courant ID est nul puisque IL est dérivé dans le
MOS. Le courant dans l'ensemble C-R est donc pulsé.
Cela implique un fort courant RMS dans le
condensateur.
Fig 1.4 : Le cicruit de sortie simplifié

Chronogrammes de sortie
Forme en trapèze due à l'ondulation
de courant dans l'inductance La valeur moyenne du courant
ID
IL0
dans le condensateur est nulle
ID0
(régime permanent).
Vgs Hypothèse :
Vout ondule très peu.
IR (continu) = ID0

IC Sur ton, ID = 0 , soit IR = - IC


Sur toff, IR = ID – IC = ID0

Fig 1.5 : Chronogrammes de sortie du Boost

4/27
1.2. Exemple de dimensionnement

Batterie 24V, découpage à 100kHz.


La puissance transmise sera de 250W.

Entrée :
Courant moyen de la batterie (au rendement près) : 10,5A.
Vin = 24V

Sortie :
On vise en sortie 41V
Courant moyen 250/42 = 6A

1.3. Dimensionnement des composants

Tension de sortie moyenne :


1 Vi n V in
V s=V i n . soit (1−α)= donc α=1− =1−24/ 41=0,42
1−α Vs Vs

Ondulation maximale :
0,5A , f = 100kHz, = 0,42
t on α .T α .V i n α .V i n 0,42.24
I (t on )=V i n . , I Max =V i n . = => L= = =200µH
L L L.f I Max . f 0,5.100 k

Condensateur : on veut 1 V d'ondulation.

IC Fig 1.6 : Courant dans le condensateur de sortie

ID0
La détermination de l'ondulation se fait
de 0 à T, c'est le plus simple.
1 1
v c= .∫ i c (t). dt=v cMax − I D0 .t A pleine puissance (P = 250W), Ich0 = ID0 = 6A.
C C
Si on veut limiter la variation à 1V, la capacité vaudra (rapport cyclique de 0,42) :
I D0 . α .T I .α 6.0,42
C= = D0 = =25µF .
ΔV c ΔV c . F 100k . 1

5/27
1.4. Résultat de simulation en régime permanent, conduction continue

La charge vaut 6,6 pour obtenir 250W.

 = 0,42 fixe
F =100 kHz

Fig 1.7

Signaux d'entrée :

Fig 1.8 allure des signaux d'entrée

Les formes sont conformes à la figure 1.3. L'ondulation de courant mesurée est de 484 mA (500mA
visé). La différence se situe au niveau de la tension aux bornes de l'inductance (courbe rouge) au
niveau de la tension négative. Cela traduit le fait que la tension de sortie n'est pas tout à fait
constante. Cette non constance est soulignée justement lors du dimensionnement du condensateur.

6/27
Signaux de sortie :

Fig 1.9 allures des signaux de sortie

Là encore les figure 1.5a et b sont respectées, la valeur de 6A est conforme. Le seul écart avec les
figures théoriques est la forme du courant négatif de iC. Il n'est pas constant. Là encore, l'ondulation
résiduelle de tension sur le condensateur est responsable de cela.

Observons la tension de sortie :


On constate que la tension est quasi
continue, comme prévue par
l'hypothèse, et surtout, comme le calcul
du condensateur le prédisait.
En zoomant, on observe une ondulation
de 1V (comme prévu avec 25µF), soit
2,5% d'ondulation.
Fig 1.10 ondulation de la tension de sortie

Cet écart se retrouve sur la figure 1.9 au niveau de IR (loi d'Ohm). C'est cette ondulation que l'on
retrouve aussi sur la tension d'inductance ( figure 1.8) avec une impression d'amplification du
phénomène. En effet, la tension (en valeur absolue) aux bornes de l'inductance vaut Vout-Vin lors
de l'état off. L'ondulation relative augmente donc puisque la moyenne est descendue de 24V (Vin).

7/27
1.5. Les subtilités de dimensionnement

La valeur de l'inductance s'obtient à partir de la donnée d'une ondulation, d'une fréquence de


découpage et d'un rapport cyclique.
Ce calcul s'appuie sur des chronogrammes simplifiés. La simplification repose sur l'hypothèse que
la tension de sortie est constante.

L'inductance étant obtenue, on est capable de tracer le courant de diode. Le courant dans le
condensateur s'obtient en écrivant que le courant de diode se sépare en un courant à valeur
moyenne nulle (celui du condensateur) et un courant étant égal à la valeur moyenne du courant.

Ayant la forme simplifiée du courant (elle supposait Vs = cste), on peut déterminer C en s'imposant
une ondulation de tension. Cette dernière sera prise à 5% maximum typiquement de manière à
confirmer l'hypothèse de départ.
Une fois le condensateur déterminé, on retrouve la réalité des courbes, très proche des courbes
théoriques.

8/27
2. Modélisation du boost en mode continu

2.1. Concept de valeur moyenne glissante


Afin d'asservir l'étage boost, il nous faut établir un modèle dynamique continu à partir des signaux
découpés. Cela constitue inévitablement une approximation qui est valable dans notre cas car la
période de découpage est bien inférieure aux constantes de temps des éléments de stockage du
convertisseur.

Notation proposée [1] : i(t) = <i>T(t) + iHF(t) , où


1 t+T
- <i>T(t) est la moyenne glissante sur une période de découpage, ∫ i( τ) . d τ
T t
<i >T (t )=

- iHF(t) est la partie fluctuante HF qui est égale à i(t) auquel on a enlevé la moyenne sur T, donc
nécessairement à valeur moyenne nulle.
Graphiquement :
i(t) <i>T(0) . T
<i>T(t)

<i>T(3T/4)
<i>T(T/2)
<i>T(T/4)
<i>T(0)
i(t) <i>T(T/4) . T

t
T/2
T/4 3T/4

t
i(t) <i>T(T/2) . T

1 T
<i >T (0)= ∫ i( τ ). d τ
T 0
t
i(t) <i>T(3T/4) . T

Fig 2.1 4 moyennes glissantes calculées à 4 dates différentes


t

i(t) <i>T(t) <i>T(t) iHF(t)

t
t t
Fig 2.2 décomposition d'une grandeur découpée en une composante à valeur moyenne glissante et une
composante HF

Les développements qui vont suivre ne feront intervenir que les grandeurs à valeur moyenne
glissante.

9/27
2.2. Modèle du boost en conduction continue, commande en tension

Une méthode d'obtention du modèle aux valeurs moyennes de l'étage boost en continue est donné
dans [1]. La méthode consiste à travailler sur une représentation d'état puis en l'obtention du modèle
dynamique en p à partir du modèle. En résumé :
• choix de la variable d'état : le courant dans la bobine ainsi que la tension aux bornes du
condensateur car ce sont des variables continues (représentative des énergies stockées),
• choix de la commande u(t) : 1 traduit l'interrupteur fermé. 0, l'interrupteur est ouvert,
• écriture des représentations d'état pour u(t) = 1 et pour u(t) =0,
• obtention du modèle d'état moyen : fusion des modèles précédents,
• détermination du point de repos : x(t) = X0 , autour du point de repos 0,
• linéarisation de la représentation d'états autour du point de repos X0 : dans le cas du boost,
on montre [1] que la matrice A dépend de la commande u(t). Ils faut donc linéariser
l'équation pour rendre u(t) et x(t) indépendant dans la représentation. Ceci n'est valable bien
entendu que pour de petites variations de u(t) et x(t),
• Détermination des fonctions de transfert.

Tout ce travail de modélisation conduit à la fonction de transfert suivante pour ce qui est de la
tension de sortie :

L
1− .p
vs
̃ ( p) Vi n R
= . (éq. 2.1)
̃ p) (1−α)2
α( L 2
1+ . p+ L .C.p
R

avec :
• vs
̃ (t) : variation petit signal de la tension moyennée glissante de vs(t) autour de sa
moyenne vs0,
• ̃ ) : variation du rapport cyclique autour de sa valeur moyenne 0,
α(t
L
• L inductance effective, qui dépend de , L= ,
(1−α)2
• C condensateur de sortie,
• R résistance de charge.
Remarques :
• le boost est en régime continu,
• la résistant ESR du condensateur n'est pas pris en compte (Equivalent Serie Resistor).

10/27
Le système du second ordre (dénominateur) possède les caractéristiques suivantes :
L
1−
.p
vs
̃ ( p) Vi n R
=
̃ p ) (1−α)2
α(
.
2.m . p p 2
1+ ω + 2
n
ωn
avec ωn =
1
√ L.C
et m=
1
.
2.R C
L

2.3. Analyse de résultats de simulation (conduction continue)

Les résultats d'analyse suivants sont obtenus sur Ltspice à partir du schéma de la figure 1.7. Le
rapport cyclique évolue de manière carrée, entre  = 0,4 et  = 0,6. On observe donc ci-dessous la
commande et les deux variables d'état.

Zoom, voir figure


suivante

Fig 2.3 Evolution du rapport cyclique, de la tension de sortie et du courant dans l'inductance.

Observations :
La tension de sortie évolue au départ en sens inverse de la consigne au départ
L'explication physique du phénomène provient du changement brutal de rapport cyclique et du fait
que les circuits L et C sont séparés.

En effet, imaginons un régime permanent établi : le temps de mise en conduction, T, correspond à
la charge de l'inductance. Pendant ce même temps, le condensateur se décharge dans la résistance
(iC négatif et à peu près constant, voir fig 1.5b et 1.9). Pendant le temps de blocage, c'est l'inverse,

11/27
l'inductance se décharge et le condensateur reprend de la charge. Tout ceci se fait dans un équilibre
tel que le courant moyen dans le condensateur et la tension moyenne de l'inductance sont nuls.
Lorsque le rapport cyclique augmente (dans notre cas +20%), l'inductance se charge davantage (le
courant moyen de l'inductance augmente). Par contre le temps de décharge du condensateur a
augmenté de 20% lui aussi. La tension de sortie ne peut que baisser.
Lors de la phase de blocage, un courant plus important va traverser le condensateur, mais pas
suffisamment dans l'immédiat pour contre-balancer la perte de tension.
Globalement la tension de sortie va continuer à diminuer tant que la valeur moyenne du courant
dans le condensateur n'est pas remontée à 0.

La figure suivante, qui est un zoom au niveau de la transition de  qui passe de 40% à 60%, montre
le détail des évolutions des grandeurs qui sont impactées.

(1)

(2)

Fig 2.4 Zoom : évolution du rapport cyclique, de la tension de sortie, du courant dans l'inductance et du courant
dans le condensateur

(1) : première durée au cours de laquelle le temps de décharge du condensateur s'allonge


(2) : même après un courant de charge plus élevé, la période suivante montre une moyenne du
courant dans le condensateur négative → la tension de sortie continue de baisser.
Du point de vue automatique, la présence du zéro positif explique cette évolution particulière.

12/27
Présence d'ondulations caractéristiques d'un second ordre
La figure 2.3 montre une réponse typique du second ordre au niveau des fronts, mais asymétrique
selon que le front est montant et descendant. La pulsation est également différente. Cela s'explique
simplement par les équations données en §2.2 qui montrent que l'amortissement et la pulsation
L
propre sont fonction du rapport cyclique (à cause de L qui vaut )
(1−α)2
L= 200µH; C = 25µF; R = 6,6 .

• Le rapport cyclique de repos à l'état le plus bas est  = 0,4.


L = 238µH ; fn = 2,06 kHz ; m = 0,23
• Le rapport cyclique de repos à l'état le plus haut est  = 0,6.
L = 312µH ; fn = 1,8 kHz ; m = 0,26

Ainsi, au front montant, le transitoire devrait aller vers plus d'amortissement car il va en
augmentant. Inversement, lors du front descendant, l'amortissement va en diminuant, donc vers plus
d'oscillations de la tension de sortie.

2.4. Prise en compte de l'ESR dans le modèle dynamique

Si la résistance ESR est prise en compte, on obtient [2] :


L
(1− . p).(1+ R ESR .C . p)
vs
̃ ( p) Vi n R
= . (éq. 2.2),
̃ p) (1−α)2
α( L 2
1+ . p+ L .C.p
R

2.5. Conclusion sur la correction


Le modèle étant trouvé, on se rend compte qu'il est va poser pas mal de problèmes pour la
régulation :
• il contient un zéro positif qui va fortement dégrader la phase,
• c'est un second ordre qui peut résonner fortement selon la charge,
• il est non linaire puisqu'il dépend de ,

Il est donc possible de faire une régulation sur ce modèle, mais elle va être assez compliquée. Une
solution qui simplifie la fonction de transfert, est de travailler en mode courant, ce que nous allons
voir dans la partie 3.

13/27
3. Régulation en mode courant

3.1. Introduction
La régulation en mode courant consiste à mesurer le courant du transistor de commande et à le
comparer à une consigne de référence. Le rapport cyclique n'est donc plus commandé directement.
Dans les faits, le courant a une forme de trapèze (cf fig. 1.3a). Il est converti en tension via une
résistance de mesure. Cette tension de retour est alors appliquée à l'entrée + d'un comparateur au
même titre que le serait la rampe d'une PWM. L'entrée - reçoit la tension de consigne (image du
courant que l'on souhaite).
Tant que le retour de courant est en dessous de la tension de référence de courant, le comparateur
reste à 0. Dès que la tension image du courant atteint la valeur de référence, le comparateur bascule
au niveau haut. Ce signal de sortie du comparateur est acheminé vers l'entre Reset d'une bascule RS.
Cette dernière reçoit un ordre de mise à 1 périodique via un signal impulsionnel périodique appliqué
à l'entrée Set. Le basculement du comparateur va donc mettre à 0 la sortie Q de la bascule.
La sortie Q est connectée au MOS via un driver de MOS.
NB : La bascule RS est indispensable car sans elle, un cycle d'oscillation se produirait (mise on et
off du MOS à fréquence élevée)

La régulation en mode courant se résume au schéma suivant :

Osc Vsense
Court dépassement
Set VI ref
T Q
Reset
T
ID
Vcomp t
Vref I - Vcomp
RSense

(Reset)
+

Osc T t
V Isense
(Set)
0V

Fig 3.1 électronique de commande par boucle de courant Q t


(GMOS)

t
Fig 3.2 chronogrammes du
circuit

Dans le paragraphe 2.2, nous avons fait référence à [1] dans lequel on trouve la démonstration de la
Ṽ s ( p)
fonction de transfert . Cette relation est difficile à déterminer car, contrairement au buck,
̃ p)
α(
le boost possède une topologie dans laquelle les interrupteurs sont « noyés » dans les éléments de
stockage. Il n'est donc pas possible de séparer la source et les interrupteurs du reste du circuit.

14/27
Pour autant, cette relation ne nous est pas directement utile ici puisque le rapport cyclique  n'est
pas directement commandé. Afin de modéliser le boost en commande courant, nous allons :

– considérer que la boucle de courant est suffisamment rapide pour affirmer que V isense = VrefI,
c'est à dire que V refI = Rsense .IL. Cela revient à dire que l'ondulation de courant de IL est
faible devant la moyenne du courant mais aussi qu'un changement de consigne VrefI
provoque immédiatement une variation du courant IL. Autrement dit, tout se passe comme si
on contrôlait directement IL.
– élaborer le modèle par la méthode du « moyennage des interrupteurs» (Averaged Switch
Modeling), [2 chapt 7 ].

3.2. Modélisation du boost lors de la commande en courant

La méthode repose bien évidemment sur le fait que la fréquence de découpage est très élevées
devant les des fréquences propres des éléments passifs (concept de moyennage vue au §2.1
applicable).
Il s'agit de remplacer chaque interrupteur par une source de tension (courant) de valeur moyenne
connue. Le temps disparaît ainsi dans les équations, et tout l'aspect HF disparaît également.
Pour ce faire, la modélisation se fait autour du point de repos. C'est ici absolument indispensable
car le modèle dynamique est très dépendant du point de repos de l'ensemble du convertisseur.

La méthode consiste donc à :


A – modéliser les interrupteurs par des sources de tension (courant) continues et moyennées,
B – linéariser le circuit obtenu en écrivant tous les signaux comme étant la somme d'une valeur de
repos et d'une partie dynamique,
C – éliminer la partie statique du circuit obtenu pour ne conserver que ce qui est variable (schéma
équivalent petits signaux...),
D- déterminer les équations fondamentales du circuits et déterminer les fonctions de transfert
nécessaires.

15/27
3.2.1. A - Moyennage des interrupteurs autour du point de repos

Reprenons le circuit de base, et laissons de côté la commande en courant pour le moment :

Fig 3.3 schéma du boost

Afin d'effectuer la modélisation des interrupteurs, il faut les isoler :

v1(t) i2(t)
i1(t) i2(t)

v2 i1
v1(t) v2(t)

.T T t .T T t

Fig 3.4a Interrupteurs en forme de quadripôle Fig 3.4b courbes instantannées de courant tension

On obtient un quadripôle dont on va évaluer courant et tension en entrée et en sortie pour obtenir un
système de sources de tension (courant) contrôlées aux valeurs moyennes. Pour cela, à l'échelle
d'une période, on suppose que les grandeurs de stockage (i1 et v2) sont constantes.
On remarque tout de suite que i1(t) est imposé par l'inductance agissant comme une source de
courant constante. De manière symétrique la tension v2(t) est imposé par le condensateur qui agit
comme une source de tension continue. Les chronogrammes instantanés de la figure 3.4b éclairent
sur les deux inconnues, v1(t) et i2(t).

On déduit simplement les relations :


v 1=(1−α). v 2 et i2 =(1−α).i1

16/27
Le modèle obtenu est alors le suivant :

L iL

+ i2 = (1-).iL
vs
R
Vin v1=(1-).vs C

Fig 3.4 Modélisation non linéaire des interrupteurs par des sources de courant / tension moyennées

Le gros intérêt de ce circuit est qu'il nous débarrasse des phénomènes liés à l'échantillonnage. Les
tensions et courants représentés sont moyennées à l'échelle de la période d'échantillonnage.

Par contre, il n'est pas directement utilisable. En effet, si nous cherchons à établir le modèle
dynamique donnant la tension vs en fonction de la commande  et Vin, on ne parviendra pas à
écrire vs sous la forme v s=λ 1⋅α+λ 2⋅v i n . En effet, on voit que la première source fait apparaître
un produit v s⋅α qui empêche la linéarité. Nous sommes donc contraints de linéariser le schéma
de manière à obtenir cette séparation des variables.

3.2.2. B – linéarisation du circuit


Il s'agit donc maintenant de bâtir un circuit linéarisé autour du point de fonctionnement. Cela
concerne bien entendu les deux sources contrôlée. L'objectif va donc être de séparer l'effet de  et
l'effet de vs .

On peut s'y prendre de deux manières :


– établir la différentielle de chacune des sources en fonction des deux variables autour du
point de repos,
– écrire chaque variable comme étant la somme d'une composante statique (le point de repos)
et d'une composante variable [2].

L'approche différentielle donne :


∂ v1 ∂ v1 ∂i ∂i 2
v 1=v 10 + ṽ1 =v10 + ⋅α+
̃ ⋅ṽs et i2 =i 20 +ĩ2=i 20 + 2⋅α+
̃ ⋅ĩ
∂α ∂ vs ∂α ∂ iL L
soit, après calcul simple,

v 1 =v 10 + ṽ1=v 10−v s0⋅α+(1−α


̃ 0 )⋅ṽs et i2 =i 20 +ĩ2=i 20 −i L0⋅α+(1−α
̃ ̃
0 )⋅i L

Si on ajoute également une variation possible sur l'entrée du boost : v i n=v in0 + ṽi n

17/27
Le circuit linéarisé devient donc :

~
vs0.
L
iL ~
(1-0).vs
~
v
in

vs=vs0 + ~
vs
(1-0).vs0 R
Vin0 (1-0).IL0 C
~ ~
(1-0).iL IL0.

Fig 3.5 Modélisation linéarisée des interrupteurs par des sources de courant

NB : ce schéma n'est valable que pour les petites variations autour d'un point de repose déterminé
(vin0, a0). Le produit ṽs⋅α̃ n'existe plus dans ces conditions, on a obtenu la linéarité.

3.2.3. C – linéarisation dynamique du circuit

Afin de déterminer les équations du systèmes dans le domaine de Laplace, il faut éliminer les
composante continue pour ne s'intéresser qu'aux variations (schéma équivalent dynamique).
Le schéma s'obtient très simplement à partir de la figure 3.5 :

~
vs0.
L
iL ~
(1-0).vs
~
vin

~v
s
R
~ C
(1- ).i IL0
~
.
0 L

Fig 3.6 Schéma équivalent petits signaux valable pour le point de fonctionnement Vin0, a0

3.2.4. D – Détermination des fonctions de transfert du circuit

A priori sur ce schéma, nous avons 2 entrées possibles et deux grandeurs qui en dépendent. Les
grandeurs d'entrée sont :
- ṽi n
- α̃
Les deux grandeurs contrôlées sont :
- ĩL
- ṽs

18/27
Dans l'analyse qui suit, nous considérons que l'entrée ṽi n ne varie pas. On peut alors extraire
deux équations donnant ĩL et ṽs :

R
ṽs= ⋅[(1−α0 )⋅ĩL− I L0⋅α]
̃ (éq. 3.1) et
1+ RCp
1
ĩL= ⋅[V s0⋅α−(1−α
̃ 0 )⋅ṽ s ] (éq. 3.2)
Lp

Les valeurs de repos Vs0 et IL0 doivent être exprimée en fonction de Vin0 et a0 , afin de simplifier un
peu les expressions précédentes :
V i n0
(éq 1.1) donne V s0= ,
1−α0
par ailleurs, l'égalité des puissances (rendement supposé idéal), nous pouvons écrire (voir fig 1.1):
V s0⋅I R0 I V s0
V s0⋅I R0 =V in0⋅I L0 , soit I L0 = = R0 = , soit encore :
V in0 1−α0 R⋅(1−α0 )

V in0
I L0 = (éq 3.3)
R⋅(1−α0 )2

Les équations 3.1 et 3.2 peuvent alors s'écrire :

R V in0
ṽs= ⋅[(1−α0 )⋅ĩL− ⋅α]
̃ (éq. 3.4) et
1+ RCp R⋅(1−α 0 )2

1 V
ĩL= ⋅[ i n0 ⋅α−(1−α
̃ 0 )⋅ṽs ] (éq. 3.5)
L p 1−α0

A partir de ces deux équations, il y a deux possibilités visant à contrôler ṽs :


– soit on pense « boucle de tension », c'est à dire qu'on commande la grandeur α̃ . Pour
cela, on part de l'équation 3.5 et on l'injecte dans l'équation 3.4. Après quelques
développements, on retrouve la relation 2.1. La grandeur courant ĩL évolue alors
librement,
– Soit on pense « boucle de courant », avec les hypothèses formulée au chapitre 3.1 vérifiées
(voir l'encadré à la fin du §3.1). Dès lors on considère que la commande n'est plus α̃ ,
mais ĩL . C'est donc α̃ qui va évoluer librement. Afin de trouver la relation entre ĩL
et ṽs , il suffit de reprendre l'expression 3.5 pour faire en sorte d'éliminer α̃ après
réinjection dans dans l'équation 3.4 :

19/27
L'équation 3.5 donne
(1−α 0 )
α=
̃ ⋅( Lp⋅ĩL+(1−α 0 )⋅ṽs ) ,
V in0
en réinjectant dans (3.4) ,
R V in0 (1−α0 )
ṽs= ⋅[(1−α0 )⋅ĩL − ⋅ ⋅( Lp⋅ĩL+(1−α0 )⋅ṽs)] soit
1+ RCp R⋅(1−α0 ) 2
V in0
R 1
ṽs= ⋅[(1−α0 )⋅ĩL − ⋅( Lp⋅ĩL+(1−α0 )⋅ṽs)] soit
1+ RCp R⋅(1−α0 )
R Lp⋅ĩL ṽ
ṽs= ⋅[(1−α0 )⋅ĩL − − s]
1+ RCp R⋅(1−α0 ) R

En réarrangeant progressivement :
1 R(1−α0 ) Lp
ṽs (1+ )=ĩL⋅[ − ] soit
1+RCp 1+ RCp (1+ RCp)(1−α0 )
Lp
ṽs (2+ RCp)=ĩL⋅[ R(1−α0 )− ] soit encore ;
(1−α0 )
Lp
R(1−α0 )−
ṽs (1−α0 ) et finalement
=
ĩL 2+ RCp

Lp
(1− 2
)
ṽs R(1−α0 ) R(1−α0 )
= ⋅ (éq. 3.6)
ĩL 2 RC
1+ p
2

En observant le schéma de la figure 3.1, rappelée ci-dessous :


Osc On peut écrire, sous réserve que
l'asservissement de courant soit très
T
Set rapide, que l'ondulation de courant
Q
Reset soit négligeable :
T
ID
Vref I - v refI =v Isense = R shunt⋅i L , soit
RSense

+ ̃ =R shunt⋅ĩL
v refI
V Isense
0V

Fig 3.1 électronique de commande par boucle de courant

20/27
Nous obtenons donc la modélisation globale qui relie v refI
̃ à ṽs qui est une approximation :

L
(1− ⋅p)
ṽs R(1−α0 ) R
= ⋅ =G( p) (éq. 3,7)
v refI
̃ 2 R shunt RC
1+ p
2

avec
• vs
̃ (t) : variation petit signal de la tension moyennée glissante de vs(t) autour de sa
moyenne vs0,
• v refI
̃ : variation de la consigne de courant dans l'inductance,
L
• L : inductance effective, qui dépend de , L= ,
(1−α 0)2
• C : condensateur de sortie,
• R : résistance de charge,
• Rshunt : résistance du shunt de mesure,
• α0 : rapport cyclique moyen au point d'équilibre.

2 1 R R(1−α0 )
On notera f c= , f =
zrhp , Av0 = , la relation 3.7 devient alors :
2 π RC 2π L 2 R shunt

p
1−
ṽs 2 π f zrhp
=G ( p)= Av0⋅ (3.8)
v refI
̃ p
1+
2π f c

21/27
3.3. Schéma-bloc du système

Le schéma électronique simplifié du convertisseur boost est le suivant :

Vin vs
R
C
0V

Osc
G(p) 0V 0V

Set
T Q
Reset
T
ID
-
RSense
+

V Isense
0V

R1
Vref I
K
i = gm . DV -
OTA V
+ R2
+
VrefI = Z.gm.DV Z
VrefV
C(p) 0V
0V
0V

Fig 3.2 architecture simplifiée du boost montrant tous les organes (régulation, puissance)

Les schéma bloc complet du boost est représenté ci-dessous :

+ VrefI(p) Vs(p)
DV(p)
VrefV(p) C(p) G(p)
-

KR
VRet(p)

R2
K R=
R 1+ R 2

Fig 3.3 schéma bloc complet du boost

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3.3.1. Expression de G(p), le système à commander (boost en mode courant)

Le gain et le pôle réel … :


On observe d'après les relations 3.7 et 3.8 que l'amplification et la fréquence de coupure ont un
(1−α 0)
produit constant indépendant de R et vaut Av0⋅f c = .
2 π R shunt C
Plus R augmente (charge faible), plus le gain augmente et la fréquence de coupure diminue.
Av0
Le tracé asymptotique de la partie constituée par f , G(p) sans le zéro instable, a donc sa
1+ j
fc
partie intégrale (-20dB/dec) qui coupe l'axe des fréquences à une valeur constante, que nous
(1−α0 )
noterons : f 0= .
2 π R shunt C
Cette dernière dépend du condensateur de sortie, de la valeur du shunt, du point de polarisation.

On notera que le condensateur de sortie d'un Boost travaille dans de très sévères conditions puisqu'il
est attaqué par une courant pulsé de forte valeur. Il sera nécessairement polarisé électrochimique
ayant un fort courant RMS admissible. On veillera aussi à le choisir avec de faibles ESR et ESL.
Enfin, une bonne pratique est d'utiliser plusieurs condensateurs en parallèle pour augmenter le
courant admissible tout en diminuant les éléments séries (origines d'ondulations résiduelles.
Le zéro positif ... :
1 R
Le zéro positif possède une fréquence de f =
zrhp qui croît avec la résistance de charge. Plus
2π L
la charge est légère, plus le zéro file vers la droite et devient moins gênant. C'est donc à forte charge
qu'il va nous contrarier.

La figure 3.4 ci-dessous rappelle le Bode du zéro positif seul (zéro situé à 1 Hz) :

On voit l'effet indésirable de ce zéro, la


phase décroît de 90°.

L'idéal est donc de faire en sorte que ce zéro


soit situé bien plus haut en fréquence que la
fréquence de transition du système.

Fig 3.4 tracé de Bode d'un zéro positif (dans le plan


complexe de droite)

23/27
ṽs
L'ensemble de la fonction de transfert =G ( p ) … :
v refI
̃
On peut donc esquisser un diagramme de Bode pour les charges lourdes (R faible) et légères (R
élevée).

20.log |G(p)|

20.log Av0 Light load : k.R grand


20.log k
Heavy load : R petit
20.log Av0

f
f0

20.log k
fzrhpN

k.fzrhpN

f
-90°

-180°

Fig 3.5 tracé de Bode du système incluant le retour de tension (pont diviseur)

3.4. Dimensionnement du Boost du point de vue automatique

3.4.1. Stratégie de correction


1+ τ p
Nous allons choisir un classique PI, de la forme C ( p)=
. Nous allons placer le PI de
τI p
manière à compenser le pôle dominant tout en se plaçant à une fréquence de transition
suffisamment basse par rapport au zéro instable. La figure 3.4 montre que si on vise une fréquence
de coupure 10 fois plus basse que celle du zéro, alors ce dernier a un impact négligeable (aucun sur
le gain, moins de 6 ° sur la phase).
Ainsi, le système G(p) se simplifie de la sorte (au nominal pleine charge):
ṽs ( p) Av0
=G ( p)=
v refI
̃ ( p) p . Ce qui nous intéresse pour régler le PI c'est le gain de
1+
2π f c
boucle, on doit donc y inclure le gain de retour.
ṽs ( p) K R⋅A v0
=K R⋅G ( p)=
On s'intéresser donc à : v ̃Ret ( p) p
1+
2π f c

24/27
Afin de déterminer le PI, nous n'allons pas chercher à faire une compensation du pôle dominant. Ce
1
dernier correspond à une fréquence f c = comprise entre 0,3Hz (R=800) et 30Hz
π⋅R⋅C
(R=8), C = 1320µF dans tous les cas.

K R⋅(1−α0 )
La fréquence de transition globale (incluant KR), f'0, quant à elle, vaut f ' 0= =86 Hz
2π R shunt C

On se fixe un objectif de 500Hz pour la fréquence de transition FT. A cette fréquence là, quelle que
soit la charge, le pôle principal n'a plus d'effet. La fonction de transfert étudiée est donc :
ṽs ( p) K R⋅A v0 K ⋅A ⋅2 π f c 2π K R f 0 2π f ' 0
=K R⋅G ( p)= ≈ R v0 = =
v ̃Ret ( p) p p p p
1+
2π f c

80dB

60dB
20log (AV0 . KR)

40dB

20dB
Charge de plus en plus
forte (R diminue)
f0'=86Hz FT= 500Hz GCorr
0dB
0,1Hz 1Hz 10Hz 100Hz 1kHz 10kHz f

GCorr
-20dB

-40dB

ṽret ( p)
Graphiquement, on cherche à obtenir la courbe rouge, =C ( p)⋅K R⋅G( p)= FTBO ( p)
ϵ̃ ( p)
garantissant une marge de phase de 45°, une robustesse garantie quelque soit la charge. C'est par
ailleurs la formule qui aura le plus de gain à 100Hz pour rejeter des perturbations (utilisations
onduleur).
1
Le zéro du PI est donc choisi très simplement : τ= =318µs .
2π FT

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Pour trouver i, on peut approximer la fonction de transfert comme :

1+ τ p 2 π f ' 0 τ 2π f ' 0
FTBO= ≈τ donc pour f = FT,
τI p p I 2π f

f '0 f ' 0 318u⋅86


1= ττ , ce qui donne τI = τ = =54µs
I F FT 500
T

Remarque, sur le graphique on pouvait le déduire. En effet, la courbe bleue montre le diagramme de
1+ τ p τ
Bode du correcteur, C ( p)= . On voit que pour p grand, le gain statique est de τ I .
τI p
318
Le gain Gcorr vaut environ 15dB (soit 5.6), soit τI = τ = =56µs
5,6 5,6

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Suite : étudier l'instabilité des pentes en mode courant.

Bibliographie

[1] Julien Flamant, Modélisation dynamique des structures de conversion DC/DC pour la
régulation
[2] Robert W.Erickson, Fundamentals of Power Electronics, Springer science+business Media.,
1997
[3] SW lee, Demystifying Type II and Type III compensators Usinf Op Amp and OTA for DC/DC
Converters, Texas Instrument SLVA662 July 2014
[4] SW lee, Practical Feedback Loop Analysis fo Current-Mode Boost Converter, Texas Instrument
SLVA636 March 2014

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