DST1 2022c
DST1 2022c
Classe de PC
Épreuve de Mathématiques 1
Correction
1
Conclusion : tan0 =
cos2
c) Pour tout x ∈ I,
sin2 (x)
1 + tan2 (x) = 1 +
cos2 (x)
cos2 (x) + sin2 (x)
=
cos2 (x)
1
=
cos2 (x)
= tan0 (x) d’après la question précédente
Conclusion,
tan0 = 1 + tan2
Cette expression s’obtient aussi directement à partir de la première ligne de calcul de la question précédente :
1
DST 1
d) On reconnaît u0 , avec u = tan. Donc l’expression s’écrit u0 un , et la question est résolue. En maths, il faut
réfléchir avec un stylo et une feuille.
Soit n ∈ N. Posons F : I → R définie par
1
∀x ∈ I, F (x) = tann+1 (x)
n+1
Pour tout x ∈ R,
1
F 0 (x) =(n + 1) tan0 (x) tann (x) = f (x)
n+1
Ainsi, F est une primitive de f sur I.
1
z̄ = =⇒ z z̄ = |z|2 = 1
z
=⇒ |z| = 1 Tout est positif
Conclusion :
1
|z| = 1 si, et seulement si z =
z
2) Si k = 0, r = 0 convient.
On constate que r = n − k n’est pas dans le bon intervalle pour k = 0, donc qu’il faut traiter ce cas à part lors
de la rédaction au propre. Commencez par un brouillon.
1
Soit k ∈ J1, n − 1K. D’après 1, ω k = = ω −k .
ωk
C’est la question 2 : peut-être que la question 1 peut servir...
Comme ω n = e2iπ = 1, ω −k = ω n−k . Or
16k 6n−1
=⇒ − 1 > −k > −n + 1
=⇒n − 1 > n − k > 1
Si k = 0, r = 0, sinon r = n − k
2
DST 1
3) Somme :
1 − ωn
Sn = Comme n > 2, ω 6= 1
1−ω
=0 Car ω n = 1
n−1 Pn−1
k
Y
Produit : Pn = ωk = ω k=0
k=0
n−1
X (n − 1)n (n − 1)n n−1
Or A = k= . Si n est impair, =n est divisible par n, et
k=0
2 2 2
n−1
ω A = (ω n ) 2 =1
(n − 1)2p
Si n est pair, n = 2p et A = = np − p, donc
2
2ipπ
ω A = ω np ω p = ω p = e 2p = eiπ = −1
Conclusion :
Sn = 0 et Pn = (−1)n+1
xn+1 − 1
Q(x) =
x−1
La fonction x 7→ Q(x) est polynomiale donc dérivable, et, pour tout x ∈ R, x 6= 1,
n
Q0 (x) =
X
kX k−1 = P (x)
k=1
(n + 1)xn (x − 1) − (xn+1 − 1)
=
(x − 1)2
(n + 1)xn+1 − (n + 1)xn − xn+1 + 1
=
(x − 1)2
nx n+1 − (n + 1)xn + 1
=
(x − 1)2
Conclusion :
nxn+1 − (n + 1)xn + 1
∀x ∈ R\{1}, P (x) =
(x − 1)2
3
DST 1
Xn −1
De plus 1 + X + · · · + X n−1 = , donc
X −1
n
X n−1
Y
Xk = (X − ω k )
k=0 k=1
En évaluant en X = 1, il vient
n−1
Y
1 − ωk = n
k=1
1 1 X1
La série (sp ) est de terme général uk = ∼ . Or diverge (1, Riemann α = 1 : la série
n+k k k
harmonique).
Donc, par théorème de comparaison des séries à termes positifs,
b) Comme (sp ) est croissante et divergente, le théorème de la limite monotone nous donne lim sp =
p→+∞
+∞.
Par définition de la limite,
∀A > 0, ∃p0 ∈ N/ ∀p > p0 , sp > A
Avec A = 2, il vient,
∃p0 ∈ N/ ∀p > p0 , sp > 2 > 1
Ainsi,
4
DST 1
p
∗
X 1
Il existe p ∈ N tel que sp = >1
k=0
n+k
4) ◦ Soit n > 2.
1 1
Pour tout k ∈ J1, n − 1K, < . Donc
n+k n
n−1
X 1 1 n−1
< + =1
k=0
n+k n n
2n 2n+1
X 1 X 1
=
k=0
n+1+k k=1
n+k
2n−2
!
X 1 1 1 1
= + + +
k=1
n+k 3n − 1 3n 3n + 1
2n−2
!
X 1 1 1 1 1
= − + + +
k=0
n+k n 3n − 1 3n 3n + 1
Or
1 1 1 1 −3 + 1 3n + 1 + 3n − 1
− + + + = +
n 3n − 1 3n 3n + 1 3n (3n − 1)(3n + 1)
−2 6n
= + 2
3n 9n − 1
−2(9n2 − 1) + 6n × 3n
=
3n(9n2 − 1)
−18n + 2 + 18n2
2
=
3n(9n2 − 1)
2
= >0
3n(9n2 − 1)
2n 2n−2
X 1 X 1
Donc > : Hn+1 est vraie.
k=0
n + 1 + k k=0
n + k
2n−2
X 1
• Conclusion : ∀n > 0 >1
k=0
n+k
5
DST 1
pn
1
5) Soit n ∈ N∗ . Par définition, pn est le plus petit entier strictement positif tel que spn =
X
> 1.
k=0
n+k
D’après 2a, (sp ) est croissante, et d’après 4, sn−1 < 1. Donc pn > n − 1.
D’après 4, s2n−2 > 1, donc par minimalité de pn , pn 6 2n − 2. Ainsi
2n − 1 < an = n + pn 6 3n − 2
1 2
Puis 2 − < un 6 3 − . En passant à la limite dans l’encadrement, il vient
n n
7) Soit n ∈ N∗ . D’après 6,
1 1 1
1− 6 + ··· +
n n+1 an
1
Par décroissance de t 7→ sur l’intervalle R∗+ ,
t
1 1 1
∀k ∈ J0, pn − 1K , ∀t ∈ [n + k, n + k + 1], 6 6
n+k+1 t n+k
Z n+k+1 Z n+k+1 Z n+k+1
1 dt 1
Z
=⇒∀k ∈ J0, pn − 1K , dt 6 6 dt (croissance de )
n+k n+k+1 n+k t n+k n+k
n −1
pX Z n+pn n −1
pX
1 dt 1
=⇒ 6 6 (en sommant les inégalités)
k=0
n+k+1 n t k=0
n+k
an Z an n −1
aX
X 1 dt 1
=⇒ 6 6
k=n+1
k n t k=n
k
8) L’avantage des intégrales sur les séries, c’est qu’il existe des primitive : une intégrale de fonctions usuelles peut
souvent se calculer simplement.
Comme 0 < n 6 an ,
Z an
dt
= [ln t]ann
n t
= ln(an ) − ln(n)
an
= ln
n
= ln(un )
6
DST 1
1
De plus lim 1 − = 1, donc par encadrement lim ln(un ) existe et vaut 1.
n→+∞ n n→+∞
Par continuité de l’exponentielle, il vient
x −∞ 0 1
f 0 (x) + 0 −
0
f
f (x) − 0 −
Conclusion :
x2
Comme ln(1 − x) = −x − + o(x2 ),
2
x2
x + ln(1 − x) = − + o(x2 )
2
X
La série un est convergente
n>1
4) La fonction est C ∞ et
1 x
∀x ∈ [0, 1], f 0 (x) = 1 − =
1+x 1+x
Ce qui nous donne le tableau de variations suivant :
7
DST 1
x 0 1
f 0 (x) 0 +
1 − ln 2
f
0
n+1 n−1
6) Pour n > 2, vn − un = − ln( ) − ln( ) = 2 ln(n) − ln(n + 1) − ln(n − 1). Ainsi, pour N > 3,
n n
comme v1 = 1 − ln 2,
N
X N
X
(vn − un ) = v1 − u1 + 2 ln(n) − ln(n + 1) − ln(n − 1)
n=1 n=2
XN N
X N
X
= − ln 2 + 2 ln(n) − ln(n + 1) − ln(n − 1)
n=2 n=2 n=2
XN N
X +1 N
X −1
= − ln 2 + 2 ln(n) − ln(n) − ln(n)
n=2 n=3 n=1
= − ln 2 + 2(ln(2) + ln N ) − ln(N ) − ln(N + 1) − ln(2)
1
= − ln(1 + )
N
X X
7) Les suites vn et un sont adjacentes :
• D’après la question 6, leur différence tend vers 0 ;
N
X
• D’après la question 2, un < 0 pour n > 2, donc ( un ) est décroissante.
n=1
N
X
• Pour tout n > 1, vn = f (n) > 0 d’après la question 4, donc ( vn ) est croissante.
n=1
Ainsi, d’après le théorème des suites adjacentes,
N
X N
X
Les suites ( vn )
N ∈N∗ et ( un )N ∈N∗ sont convergentes vers une même limite.
n=1 n=1
N
X
8) Comme u2 < 0, u1 = 1 et ( un )N ∈N∗ décroissante, il vient γ < 1.
n=1
N
X
De même, ( vn )N ∈N∗ croissante et v1 = 1 − ln 2 > 0.
n=1
Ainsi,
γ ∈]0, 1[
8
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1
9) a) Soit k ∈ J2, nK. La fonction t 7→ étant décroissante sur [k, k + 1] et [k − 1, k] (intervalles de R∗+ ),
t
1 1 1 1
∀t ∈ [k, k + 1], 6 et ∀t ∈ [k − 1, k], 6
t k k t
Par croissance de l’intégrale,
Z k+1 Z k
dt 1 dt
6 6
k t k k−1 t
Z 2
dt 1
b) L’inégalité de gauche de la question précédente est encore valable pour k = 1 : 6 . En
1 t 1
sommant les inégalités de gauche entre k = 1 et k = n, il vient
Z n+1 n Z k+1 n
dt X dt X 1
= 6 = hn
1 t k=1 k
t k=1
k
ln(n + 1) 6 hn 6 1 + ln(n)
Conclusion :
11) Variations puis convergence : essayer d’appliquer le TLM doit être un réflexe.
D’après la question 9,
Donc (fn ) est décroissante (question 10) majorée par 0 : d’après le théorème de la limite monotone,
elle est convergente.
De plus, d’après 10, fn+1 − fn = un pour tout n ∈ N∗ . Donc, en sommant,
n n−1
∀n ∈ N∗ ,
X X
uk = u1 + fk+1 − fk
k=1 k=1
= 1 + fn − f1 somme télescopique
= fn
9
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O 1 2 3 4 x
1
ii) Comme r > 1, r − 1 > 0 et lim = 0. Ainsi,
X→+∞ X r−1
1
I(a) existe et vaut
(r − 1)ar−1
0<a6`−ε<`<`+ε6b
Conclusion :
∃N > 2/ ∀n > N, a 6 nr (wn+1 − wn ) 6 b
a b
r
6 wk+1 − wk 6 r
k k
Comme N > 2, [N − 1, +∞[⊂ R∗+ . Par décroissance de t 7→ t−r sur R∗+ ,
1 1 1
∀k > N − 1, ∀t ∈ [k, k + 1], 6 r 6 r
(k + 1)r t k
10
DST 1
Z k+1
1 1
Or ∀k > N − 1, 6 dt peut s’écrire, en décalant les indices,
(k + 1)r k tr
Z k
1 1
∀k > N, 6 dt
kr k−1 tr
D’où l’encadrement,
Z k+1 Z k
1 1 1
∀k > N, dt 6 6 dt
k tr kr k−1 tr
Comme a > 0 et b > 0, il vient donc
Z k+1 Z k
1 a b 1
a r
dt 6 r 6 wk+1 − wk 6 r 6 b dt
k t k k k−1 tr
En sommant de k = N à k = n, les termes centraux se télescopent et il vient
Z n+1 Z n
dt dt
a 6 wn+1 − wN 6 b
N tr N −1 tr
iii) Comme lim wn = 0, et que I(N −1) et I(N ) existent, passons à la limite lorsque n → +∞ :
n→+∞
11
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13) Analyse :
α
On veut fn − γ ∼ soit n1 (fn − γ) → α. Il suffirait que n2 (wn+1 − wn ) converge avec wn = γ − fn
n
(et non wn = fn − γ car on a vu au (c) que wn < 0).
Synthèse :
Posons wn = γ − fn , on a :
1
n2 (wn+1 − wn ) = n2 (γ − fn+1 − γ + fn ) = n2 (− + ln(n + 1) − ln(n))
n+1
1 1 1
= n2 (− 1 + ln(n) + ln(1 + ) − ln(n))
n1+ n n
h 1 1 1 1 1 1 1 i 1 1 1
= n2 − (1 − + 2 + o( 2 )) + − 2 + o( 2 ) = n2 ( 2 + o( 2 )) −→ > 0.
n→+∞ n n n n n 2n n n→+∞ 2n n n→+∞ 2
1 − 12 1
On applique le 12. avec r = 2 et ` = : lim nwn = =− .
2 n→+∞ 2−1 2
1 1 1
On en déduit que n(γ − fn ) = − + o(1) , donc γ − fn = γ − hn + ln(n) = − + o( ) , on
n→+∞ 2 n→+∞ 2n n
peut conclure.
n
X 1 1 1
Conclusion : = ln(n) + γ + + o( )
k=1
k n→+∞ 2n n
FIN DE L’ÉPREUVE
12