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L'évaluation des déchets miniers est essentielle pour réduire l'impact environnemental des activités minières et soutenir l'économie circulaire, avec des exemples internationaux tels que la Chine, le Canada, la Suède, l'Australie et le Brésil illustrant des pratiques innovantes de gestion et de valorisation des déchets. Ces modèles montrent comment les déchets peuvent être transformés en ressources précieuses, contribuant ainsi à la durabilité et à la réhabilitation des sites miniers. Les théories économiques, telles que le développement durable et l'économie circulaire, sont cruciales pour structurer une gestion efficace des déchets miniers.

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L'évaluation des déchets miniers est essentielle pour réduire l'impact environnemental des activités minières et soutenir l'économie circulaire, avec des exemples internationaux tels que la Chine, le Canada, la Suède, l'Australie et le Brésil illustrant des pratiques innovantes de gestion et de valorisation des déchets. Ces modèles montrent comment les déchets peuvent être transformés en ressources précieuses, contribuant ainsi à la durabilité et à la réhabilitation des sites miniers. Les théories économiques, telles que le développement durable et l'économie circulaire, sont cruciales pour structurer une gestion efficace des déchets miniers.

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1.4.

Expériences internationales en matière d'évaluation des déchets


miniers

L’évaluation des déchets miniers est devenue une solution importante.


Contribue à réduire l’impact environnemental des activités minières.
Parallèlement, elle soutient l’économie circulaire. De nombreux pays à
travers le monde ont développé des pratiques innovantes. Ils gèrent et
réutilisent les déchets miniers, transformant les sous-produits nocifs en
ressources précieuses. Ces expériences fournissent des enseignements
précieux et peuvent inspirer des solutions pour le bassin minier d’Ouled
Abdoun.

1.4.1. Le modèle chinois : Valorisation des déchets dans les mines de


charbon

La Chine produit plus de charbon que tout autre pays. Cela crée des
problèmes avec les déchets des mines. Pour gérer ces déchets, le
gouvernement a mis en place des technologies spéciales. Ces
technologies aident à récupérer des métaux précieux comme le cuivre et
l'or. En plus, les déchets miniers peuvent être utilisés pour construire des
choses. Par exemple, ils peuvent être transformés en briques et en ciment.
En 2008, la Chine a créé une loi pour promouvoir l'économie circulaire.
Cette loi encourage les entreprises minières à recycler. Grâce à ce modèle,
la Chine a réduit les dommages à l'environnement et utilisé les ressources
de manière plus efficace. (source : Ministry of Environmental Protection,
China, 2012).

1.4.2. Le modèle canadien : Réhabilitation des sites miniers et récupération des métaux

Au Canada, un modèle de réhabilitation des sites miniers a été implémenté, dans lequel des
déchets minéraux sont utilisés pour restaurer les terres détruites par l’activité minière. De
plus, le pays a investi dans des technologies avancées pour extraire les métaux précieux, entre
autres, principalement d’impressionnants résidus de traitement, en particulier l’or et le cuivre .
Ces pratiques sont maintenues mexique par une politique gouvernementale intégrée pour
minimiser les conséquences des sites miniers sur la nature et minimiser l’impact écologique.
De plus, la manipulation des résidus de traitement à différentes fins de valorisation est
associée à des réglementations rigides pour assurer la conformité aux normes
environnementales les plus élevées. (source : Natural Resources Canada, 2015).

1.4.3. Le modèle suédois : Valorisation des scories métallurgiques


Enfin, en Suède, l’industrie minière a mis en œuvre une approche créatrice pour exploiter les
scories métallurgiques. Auparavant, ces résidus à traiter étaient jetés, mais aujourd’hui, ils
sont recyclés pour récupérer ou raffiner les métaux restants et adaptés à l’utilisation sous
forme de béton et autres matériaux de construction. Cette action est une partie de la politique
environnementale du pays, et l’État crée un environnement favorable pour les entreprises qui
réduisent les déchets et les rejets et recyclent dans tous les secteurs.

Le modèle suédois montre comment les déchets miniers peuvent être réutilisés de manière
efficace dans la production de biens durables, réduisant la dépendance aux ressources
naturelles primaires. (source : Swedish Environmental Protection Agency, 2017).

1.4.4. Le modèle australien : Utilisation des déchets pour la génération d’énergie

D’autre part, l’Australie, d’où la plupart des minéraux utilisés par les pays du premier monde
viennent, utilise ses déchets pour générer de l’énergie. Par exemple, le pays brûle les résidus
de l’extraction du charbon dans des centrales électriques pour générer de l’électricité.

Ce modèle est d’un potentiel audacieux car il convertit la quantité de déchets laissée ou
entreposée pour y profiter pleinement en une source d’énergie. En même temps, l’Australie a
adopté des ordonnances afin d’enjoliver la condition de déchets et leur recyclage dans une
perspective d’une économie circulaire.

(source : Australian Department of Industry, Innovation and Science, 2018).

1.4.5. Le modèle brésilien : Transformation des déchets miniers en matériaux de construction

Au Brésil, les déchets miniers, notamment ceux provenant des mines de fer, ont été également
donnés de la valeur en produisant des briques et des pavés. Ces produits ont été engendrés à
l’aide des restes de minerai jadis produits comme déchets. Parallèlement, des mesures seront
prises par les pouvoirs publics encourageant les innovations dans le domaine du recyclage de
ces déchets, en collaboration avec le secteur privé et les communautés locales.

Une telle expérience a permis de convertir les déchets en une ressource et d’encourager le
développement d’une économie circulaire au Brésil. (source : Brazilian Ministry of Mines and
Energy, 2019).

De plus, les exemples internationaux d’utilisation des déchets miniers ont été diversifiés,
montrant les techniques et technologies qui ont permis de compenser l’impact sur
l’environnement pour produire de nouvelles ressources. L’expérience de la baie minière de
Ouled Abdoune peut profiter de ces cas d’utilisation, des déchets phosphatés de l’ OCP.

Chapitre deux : Théories économiques et modèles analytiques


2.1. Théories économiques de la gestion des déchets

La gestion des déchets est un grand problème. Elle touche l'économie, l'environnement et la
société. L'économie aide à comprendre comment nous faisons des choix et utilisons nos
ressources. Elle offre des idées pour analyser la production et le traitement des déchets.

Il y a trois idées principales qui sont importantes pour gérer les déchets miniers. La première
est le développement durable. Cela signifie que nous devons prendre soin de notre planète
tout en répondant à nos besoins. La deuxième idée est la théorie des externalités. Cela signifie
que certaines actions peuvent avoir des effets sur d'autres, comme la pollution. Il est important
d'inclure ces coûts dans nos décisions. La dernière idée est l'économie circulaire. Cela
consiste à réduire les déchets en réutilisant et en recyclant dans l'industrie. Ces approches
aident à structurer la gestion des déchets de manière efficace.

Définition
Le développement durable est « un développement qui répond aux besoins du
présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux
leurs », citation de Mme Gro Harlem Brundtland, Premier Ministre norvégien (1987).
N
En 1992, le Sommet de la Terre à Rio, tenu sous l'égide des Nations unies, officialise
la notion de développement durable et celle des trois piliers
(économie/écologie/social) : un développement économiquement efficace,
socialement équitable et écologiquement soutenable.

(Source Insee)

Définition
Défini en 1987 dans le rapport Brundtland, le développement durable est un
modèle de développement qui doit répondre aux besoins des générations
présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre
aux leurs.

La notion de développement durable en entreprise est étroitement liée au


concept de responsabilité sociétale/sociale des entreprises (RSE).

Le terme développement renvoie à ce qui touche à l’amélioration des


performances qu’elles soient économiques, sociales ou environnementales. Ce
qui est durable s’inscrit dans la durée et renvoie à la stabilité.

Le modèle d’une société durable se fonde sur 3 piliers :


 Le pilier économique : limiter les externalités négatives liées au
développement économique. Agir pour une répartition plus égalitaire des
richesses. Être attentif aux conséquences de la production et de la
consommation.
 Le pilier social : lutter contre la pauvreté et les inégalités entre les pays
dans le monde.
 Et le pilier environnemental renvoie à la protection de la terre et de
l’environnement, à la gestion des ressources naturelles et aux problèmes
liés au réchauffement climatique sur terre.

Les 3 piliers du développement durable

Ces trois dimensions s’imbriquent les unes avec les autres impliquant une vision
à long terme. Et chaque acteur qui souhaite appliquer le développement
durable à son organisation doit concilier ces trois dimensions.

( Carbo ,développement durable )

La soutenabilité est le caractère, la qualité de ce qui est soutenable. Utilisé depuis les
années 1990, ce terme est surtout employé dans les domaines de l'économie, de
la sociologie et de l'écologie. Il désigne ce qui paraît raisonnablement contrôlable et le
mode d'organisation à mettre en place en vue d'assurer la pérennité de la société humaine.
Synonymes : durabilité, longévité.
Une partie du rapport Stiglitz-Sen-Fitoussipublié à l'automne 2009 est consacrée à la
mesure de la soutenabilité. celle-ci met particulièrement en relief la distinction entre la
mesure de la soutenabilité de celle du bien-être courant :
"Avec la soutenabilité, il s'agit de savoir si nous léguons aux générations suivantes
suffisamment de ressources pour leur assurer un niveau de bien-être au moins
équivalent au nôtre. Cette question a elle-même plusieurs dimensions :
la commission a notamment proposé de distinguer la soutenabilité économique, qui
reste appréhendable à l'aide d'indicateurs monétaires, et la soutenabilité
environnementale, qui est mieux traitée par une batterie d'indicateurs physiques."

Domaine environnemental
Le constat fait par les experts que l'empreinte écologique de l'humanité dépasse depuis le
milieu des années 1970 la capacité de la Terre à régénérer de nouvelles ressources
naturelles, conduit à rechercher une transition vers la soutenabilité par le développement
durable ou soutenable.

Face à la difficulté d'intégrer la contrainte environnementale dans le fonctionnement du


système économique deux modèles écologiques contradictoires sont apparus:

 La soutenabilité faible. "Dans cette hypothèse, compatible avec les économistes


néoclassiques, et défendue par Hartwick (1977), il y a substitution
entre capital artificiel (richesse créée) et capital naturel (ressource
naturelle)." (Ekopedia)

 La soutenabilité forte. "Dans cette hypothèse, défendue par Daly (1990), le stock de
capital naturel ne doit pas baisser. Daly soutient que capital naturel et capital artificiel
sont complémentaires et non substituables." (Ekopedia)

 • Soutenabilité intermédiaire : elle cherche à équilibrer développement économique et


préservation environnementale en fixant des limites à la substitution du capital naturel
(Pearce et Atkinson, 1993).

 Dans le contexte des industries extractives, la soutenabilité implique de réduire la


production de déchets miniers, d’améliorer leur gestion et de développer des stratégies
de valorisation afin de minimiser leur impact sur l’environnement.

Domaine économique
En économie, le terme soutenabilité s'applique surtout à la dette publique, s'intéressant à la
cohérence de la pratique budgétaire des Etats. La soutenabilité de la dette correspond à la
situation d'un Etat dont la solvabilité (capacité à faire face à ses engagements)
est garantie sans qu'il lui soit nécessaire d'ajuster dans le futur sa politique budgétaire. Ainsi,
une politique budgétaire est dite soutenable si elle ne conduit pas à un niveau de dette
publique qui, sans ajustement fiscal majeur, ne pourrait être remboursé par des excédents
budgétaires dans le futur.

"Une interprétation de la soutenabilité, retenue par la Commission européenne, est


que les surplus budgétaires de demain doivent permettre de financer l'endettement
d'aujourd'hui.
A partir de cette définition, la Commission européenne quantifie le caractère plus ou
moins soutenable des finances publiques d'un État : l'indicateur tax gap ("écart de
financement actualisé") mesure l'effort à faire en matière de solde primaire (solde
hors charges d'intérêt de la dette), immédiat et pérenne nécessaire pour garantir que
les surplus de demain financent la dette d'aujourd'hui."([Link]
[Link])

2.1.2. Théorie des externalités et internalisation des coûts environnementaux

Définition des externalités

Les externalités sont les effets des activités économiques qui ont un impact sur les personnes
sans que le marché n’en tienne compte. Il existe deux types d’externalités. Le
premier type est positif. Cela se produit lorsqu’une activité crée un avantage qui n’est
pas rémunéré. Par exemple, planter des arbres peut améliorer la qualité de l’air. Le
deuxième type est négatif. Cela se produit lorsqu’une activité entraîne un
coût pour la société. Un exemple courant est la pollution des sols par les déchets
industriels.

Dans l’industrie minière, les déchets produits entraînent principalement des externalités
négatives. Ces déchets polluent les sols et l’eau. Il libère également des gaz à effet de serre et
perturbe les écosystèmes naturels. Ces effets sont importants et souvent ignorés dans les
calculs économiques. (Pigou, 1920).

Internalisation des impacts environnementaux

L’objectif de l’internalisation des externalités est de faire en sorte que l’activité soit intégrée
dans le coût des produits ou services pour changer les comportements économiques.
Différents instruments économiques permettent d’y parvenir :

• Les taxes environnementales : elles entraînent une augmentation du coût des


activités polluantes dans le but d’inciter les entreprises à adopter des pratiques plus durables
(Pigou, 1920).

• Le marché des droits à polluer : il permet de répartir des quotas d’émissions


échangeables pour optimiser la gestion des émissions des entreprises (Coase, 1960).
• Les subventions aux pratiques durables : elles incitent les entreprises à engager
des investissements en faveur de technologies de réduction ou de valorisation des déchets.

Pour les industries extractives, ces outils doivent permettre d’inciter à la réduction et à la
valorisation des déchets miniers.

2.1.3. Économie circulaire appliquée aux industries extractives

UNE ÉCONOMIE SOURCE DE VALEUR


ÉCONOMIQUE ET SOCIÉTALE
Selon le cabinet McKinsey, l’économie circulaire permettrait de réaliser une économie
nette minimale de 380 milliards de dollarspar an en matières premières en Europe.

A cela s’ajoute la création de valeur positive, fondée sur la consommation relocalisée,


le soutien à une activité industrielle et agricole sur les territoires et le développement de
nouvelles filières dédiées à la réparation, au réemploi et au recyclage.

(Institut National de l'Économie


Circulaire)

 Tâche s’inspirant d’un secteur d’activité : les industries extractives

En déduire une application à un secteur d’activité : le secteur minier. L’application de


l’économie circulaire dans ce secteur repose sur :

- D’une part, la réduction des déchets miniers à la source en améliorant les procédés
d’extraction et de traitement des minerais.

- D’autre part, la valorisation des résidus miniers, soit en les utilisant dans le bâtiment et
l’industrie comme matériaux de construction ou en essayant de récupérer les métaux qu’ils
contiennent (Lottermoser, 2011).

- Enfin, le développement de nouvelles technologies telles que la bio-extraction ou


l’exploitation des déchets miniers comme sources d’énergie (Golev et al., 2014).

Ces principes permettent aux industries extractives de réduire leur impact environnemental
tout en tenant compte des contraintes qu’implique une gestion plus durable des ressources
naturelles (Gaustad et al., 2018).

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