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Introduction Aux Droits de L'homme: Objectif Du Cours

Ce cours vise à sensibiliser les étudiants aux droits de l'homme et à leur lien avec les objectifs de développement durable. Il aborde l'histoire des droits de l'homme, leur universalité, leur interdépendance et la nécessité de respecter les droits des autres. Le cours propose également des outils pratiques pour intégrer ces concepts dans les politiques publiques et la vie quotidienne.

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Introduction Aux Droits de L'homme: Objectif Du Cours

Ce cours vise à sensibiliser les étudiants aux droits de l'homme et à leur lien avec les objectifs de développement durable. Il aborde l'histoire des droits de l'homme, leur universalité, leur interdépendance et la nécessité de respecter les droits des autres. Le cours propose également des outils pratiques pour intégrer ces concepts dans les politiques publiques et la vie quotidienne.

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Mention : H.D.

D
E .C: Éducation aux Droits de l’Homme et Développement Durable
Niveau : L2
Objectif du cours :

 Sensibiliser les étudiants aux droits de l’homme dans le contexte global et local.
 Comprendre les objectifs du développement durable (ODD) et leur lien avec les droits de
l’homme.
 Examiner les interactions entre droits humains, justice sociale et environnementale.
 Proposer des outils pratiques pour promouvoir une approche intégrée des droits de
l’homme et du développement durable dans la vie quotidienne et les politiques publiques.

Plan du cours :

1. Introduction aux droits de l’homme

1.1Histoire des droits de l’homme :

1.1.1. Définition de Droits de l’homme

[Link]

Que sont les droits de l’homme

Les droits de l’homme sont les droits inaliénables de tous les êtres humains, quels que soient leur
nationalité, lieu de résidence, sexe, origine ethnique ou nationale, couleur, religion, langue ou toute autre
condition. Nous avons tous le droit d’exercer nos droits de l’homme sans discrimination et sur un pied
d’égalité. Ces droits sont intimement liés, interdépendants et indivisibles.

Les droits de l’homme universels sont souvent reflétés dans et garantis par la loi, sous forme de
traités, de droit coutumier international, de principes généraux et autres sources de droit international. La
législation internationale sur les droits de l’homme stipule que les gouvernements sont tenus d’agir d’une
certaine manière ou de renoncer à certains actes afin de promouvoir et protéger les droits et les libertés
fondamentales de certaines personnes ou groupes.

a) Universels et inaliénables

Le principe de l’universalité des droits de l’homme est la pierre angulaire de la législation internationale
des droits de l’homme. Le principe, proclamé pour la première fois dans la Déclaration universelle des
droits de l’homme en 1948, a été réitéré dans de nombreuses conventions, déclarations et résolutions. La
Conférence mondiale de Vienne sur les droits de l’homme de 1993 a noté, par exemple, que les Etats ont
pour devoir de promouvoir et protéger tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales, quel
que soit le système politique, économique ou culturel.
Tous les États ont ratifié au moins un des traités fondamentaux sur les droits de l’homme et 80 pour cent
en ont ratifié quatre ou davantage, montrant ainsi que les Etats acceptent des textes qui leur imposent des
obligations légales et donnent une forme concrète au principe d’universalité. Certaines normes
fondamentales des droits de l’homme jouissent de la protection universelle du droit coutumier
international, qui ne connaît ni frontières, ni barrières de civilisations.

Les droits de l’homme sont inaliénables. Ils ne peuvent être abrogés, sauf dans des circonstances
particulières et conformément à une procédure spécifique. Le droit à la liberté peut, par exemple, être
limité si un tribunal reconnaît la personne coupable d’un crime.

b) Interdépendants et indivisibles

Tous les droits de l’homme sont indivisibles, qu’ils soient civils ou politiques, notamment le droit à la vie,
l’égalité devant la loi et la liberté d’expression ; les droits économiques, sociaux et culturels, comme le
droit au travail, à la sécurité sociale et à l’éducation ; ou les droits collectifs, comme le droit au
développement et à l’autodétermination, sont indivisibles, liés et interdépendants. L’amélioration d’un
droit facilite le progrès des autres. De la même manière, la privation d’un droit a un effet négatif sur les
autres.

c) Égaux et non discriminatoires

La non-discrimination est un principe universel dans la


législation internationale des droits de l’homme. Le
principe existe dans tous les grands traités sur les droits de
l’homme et sert de thème central pour certaines
conventions internationales comme la Convention
internationale sur l’élimination de toutes les formes de
discrimination raciale et la Convention sur l’élimination de
toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.

Le principe de la non-discrimination en matière de droits


de l’homme et de libertés s’applique à toutes les personnes
et interdit toute discrimination basée sur une liste non exhaustive et comprenant le sexe, la race, la
couleur, etc. Ce principe s’accompagne du principe de l’égalité, qui figure dans l’Article premier de la
Déclaration universelle des droits de l’homme : "Tous les êtres humains naissent libre et égaux en dignité
et en droits".
d) À la fois des droits et des obligations

Les droits de l’homme impliquent à la fois des droits et des obligations. Le droit international impose
aux États l’obligation et le devoir de respecter, protéger et instaurer les droits de l’homme. Respecter les
droits de l’homme signifie que les États évitent d’intervenir ou d’entraver l’exercice des droits de
l’homme. Protéger signifie que les États doivent protéger les individus et les groupes contre les violations
des droits de l’homme. Instaurer signifie que les États doivent prendre des mesures positives pour faciliter
l’exercice des droits fondamentaux de l’homme. Au niveau individuel, nous avons certes le droit d’exercer
nos droits de l’homme, mais nous devons aussi respecter les droits des autres.

1.1.2 Histoire des droits de l’homme

[Link]
Droits de l'homme

La Déclaration des droits (Bill of Rights) de 1689

Les droits de l'homme1 sont un concept selon lequel tout être humain possède des droits universels,
inaliénables, quel que soit le droit positif en vigueur ou les autres facteurs locaux tels que l'ethnie,
la nationalité ou la religion.
Selon cette doctrine, combattue ou éclipsée aux XIXe siècle, XXe siècle et XXIe siècle par d’autres doctrines,
tout homme -en tant que tel, et indépendamment de sa condition sociale- a des droits « inhérents à sa
personne, inaliénables et sacrés », et donc opposables en toutes circonstances à la société et au pouvoir.
Ainsi le concept de droits de l’homme est-il par définition universaliste et égalitaire, incompatible avec les
systèmes et les régimes fondés sur la supériorité ou la « vocation historique » d’une caste, d’une race,
d’un peuple, d’une croyance, d’une classe ou d’un quelconque groupe social ou individu ; incompatible
tout autant avec l’idée que la construction d’une société meilleure justifie l’élimination ou l’oppression de
ceux qui sont censés faire obstacle à cette édification 2.
Les droits de l'homme, prérogatives dont sont titulaires les individus, sont généralement reconnus dans les
pays civilisés par la loi, par des normes de valeur constitutionnelle ou par des conventions internationales,
afin que leur respect soit assuré par tous, y compris par l'État.
L'existence, la validité et le contenu des droits de l'homme sont un sujet permanent de débat
en philosophie et en sciences politiques.

Sommaire

 1 Histoire
o 1.1 Le « Cylindre » de Cyrus
o 1.2 Autres références dans l'Antiquité
o 1.3 Édit de Milan
o 1.4 Autres références en Afrique
o 1.5 Époque moderne
 1.5.1 Grands textes anglais (XIIIe - XVIIe siècles)
 1.5.2 Première déclaration des droits humains (1776)
 1.5.3 Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (1789)
 1.5.4 Déclaration universelle des droits de l'homme (1948)
 1.5.5 Convention européenne des droits de l'homme (1950)
 1.5.6 Développements ultérieurs
 2 Concept en extension
o 2.1 Première génération
o 2.2 Deuxième génération
o 2.3 Conflit entre première et deuxième génération
o 2.4 D'autres générations ?
 3 Aspects institutionnels et juridiques
o 3.1 Droits de l'homme et démocratie
o 3.2 Droits de l'homme et État de droit
o 3.3 Droits de l'homme et droit de la guerre
 4 Critiques des droits de l'homme
o 4.1 Critique relativiste
o 4.2 Question de l'opposabilité
o 4.3 Question de la symétrie entre droits et devoirs
o 4.4 Question de la dénomination
 5 Respect des droits de l'homme dans le monde d'aujourd'hui
 6 Bibliographie
 7 Notes et références
 8 Voir aussi
o 8.1 Articles connexes
o 8.2 Déclarations
o 8.3 Liens externes

Le Cylindre de Cyrus, conservé auBritish Museum.

Article détaillé : Cylindre de Cyrus.


La Perse est considérée comme étant à l'origine du concept des droits de l'homme, au VIe siècle av. J.-C.,
sous le règne de Cyrus le Grand. Après sa conquête de Babylone en -539, ce roi fit exécuter le cylindre de
Cyrus, découvert en 1879, parfois mentionné comme la « première charte des droits de l'homme ».
En 1971, l'Organisation des Nations unies (ONU) l'a traduite dans toutes ses langues officielles.
Le cylindre décrète les thèmes normaux de la règle persane : tolérance religieuse, abolition de l'esclavage,
liberté de choix de profession et expansion d'empire. Il se situe dans la tradition mésopotamienne
présentant l'idéal du roi juste, dont le premier exemple connu est celui du roi Urukagina de Lagash, ayant
régné au XXIVe siècle av. J.-C., et dont un autre représentant illustre est Hammurabi de Babylone, avec
son code datant du XVIIIe siècle av. J.-C..
L'inscription de Cyrus présente pourtant quelques caractères novateurs, notamment sur les décisions
concernant la religion.
Ce document retrace les événements ayant précédé la prise de Babylone, puis expose les décisions
de Cyrus pour les Babyloniens : « il règne pacifiquement, délivre certaines personnes de corvées
considérées comme injustes, il octroie aux gens déportés le droit de retour dans leur pays d'origine et
laisse les statues de divinités autrefois emmenées à Babylone revenir dans leurs sanctuaires d'origine. Il
proclame la liberté totale de culte dans son empire. »

Autres références dans l'Antiquité


Des droits naturels ou intrinsèques à l'homme sont déjà explicitement mentionnés :

 chez Platon, parlant d'un homme intérieur qu’il faut toujours protéger[réf. nécessaire] ;
 dans les Pensées de Marc Aurèle, reprenant Platon ;
 dans des textes religieux (comme les Dix Commandements, qui commandent le droit à la vie, à
l'honneur, etc.) ;
 chez saint Paul, dans l’épître aux Corinthiens, qui parle de l’homme intérieur, totalement vierge, en
lui accordant une dignité absolue ;
 dans des textes littéraires, comme la pièce de théâtre Antigone de Sophocle 3 ou
purement philosophiques, comme dans les textes de l’école de pensée des stoïciens

Édit de Milan
Article détaillé : Édit de Milan.
Les droits de l'homme, tels qu'ils sont apparus dans l'histoire européenne, et se sont ensuite généralisés au
monde entier à travers les organisations internationales, tirent plus particulièrement leur origine de l'édit
de Milan, application concrète des enseignements du Christ et de saint Paul4. Cet édit de tolérance a été
promulgué en 313 par l'empereur romain Constantin Ier, afin d'autoriser la liberté de culte aux chrétiens.
La liberté de religion et de conscience est en effet le premier des droits de l'homme.

Autres références en Afrique


Au XIIIe siècle, en Afrique, voir le texte-serment de la Charte du Mandé (inscrite par l'Unesco au
patrimoine immatériel de l'Humanité), qui énonce déjà des formulations très modernes des principes
d'égalité et de non-discrimination.

 Aux XVe et XVIe siècles, les grands jurisconsultes islamiques de l'empire du Mali établissent des
principes très similaires à ceux qui seront établis plus tard dans les déclarations « modernes » des
Droits de l'homme . (Voir en particulier :Les manuscrits de Tombouctou).
Époque moderne[modifier | modifier le code]
Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, adoptée par l'Assemblée nationale française
le 26 août 1789, par Jean-Jacques Le Barbier.

La notion de droits minimaux dus à la seule qualité d'être humain, ou droits naturels, est à la fois ancienne
et générale. Ce qui caractérise l'idée des droits de l'homme, c'est l'idée de les inscrire explicitement dans le
droit (oral ou écrit), de leur reconnaître une application universelle et une valeur juridique supérieure à
toute autre norme. On passe alors souvent par une forme de proclamation, plutôt que par les règles
ordinaires d'édiction des normes légales ; les termes utilisés sont ceux d'une évidence préexistante et
indiscutable, qu'on découvre et qu'on reconnaît, plutôt qu'une simple convention discutable. L'unanimité
est implicitement convoquée comme source de la légitimité de ces droits. Même si des références au divin
ou des influences religieuses peuvent se trouver, elles apparaissent comme accessoires, et l'application des
droits se veut indépendante de toute affiliation religieuse. Cette indépendance constitue la principale
différence entre la base philosophique des droits de l'homme et celle du droit divin, sachant que les deux
ont en commun la croyance en l'existence de règles universelles et permanentes. Ne comportant de
référence à aucune religion particulière, si ce n'est à l'« Être suprême », pour la déclaration française
de 1789, les droits de l'homme ont vocation à s'appliquer indépendamment des différentes sensibilités
religieuses.

Grands textes anglais (XIIIe - XVIIe siècles)


Avec cette définition (non du contenu, mais de la forme), on peut remonter au moins jusqu'au Moyen
Âge pour trouver les premières manifestations, concrètes et avec des effets réels dans les pratiques, de
l'idée des droits de l'homme :

 la Grande Charte (1215). Ce texte est important mais n'a été véritablement utilisé qu'à partir
du XVIIe siècle comme instrument contre l'absolutisme royal des Stuart ;
 la pétition des Droits en 1628 ;
 l'Acte d'Habeas Corpus, 1679 ;
 la Déclaration des Droits (Bill of Rights) en 1689. Elle est considérée dans le monde anglophone
comme la base des concepts actuels des droits humains.
Pendant le XVIe siècle, en Occident, la découverte des peuples indigènes de l'Amérique par les Européens
et les premières pratiques de déportation d'Africains vers le « Nouveau Monde » sont à l'origine de
l'activisme pour les droits humains de Bartolomé de Las Casas et certains secteurs de l'Église catholique
romaine, qui se manifestent avec les actesVeritas ipsa et Sublimis Deus.
Une approche des droits de l'homme et du citoyen sur le modèle antique apparaît en 1755 avec la
Constitution du Généralat de Pascal de Paoli en Corse, le premier État démocratique du Siècle des
Lumières, pour Voltaire et Rousseau, reprise ensuite par Lafayette et Thomas Jefferson pour les États-
Unis (Loge des Neuf sœurs).
Dans L'histoire des deux Indes, l'expression « droit de l'homme » apparaît au chapitre 4 ([1]) : « L’homme
qui revendiquerait les droits de l’homme, périrait dans l’abandon ou dans l’infamie. »

Première déclaration des droits humains (1776)


La première Déclaration des droits humains est celle de l’État de Virginie (États-Unis), écrite par George
Mason et adoptée par la Convention de Virginie le 12 juin 1776 (appelée en anglais le Bill of
Rights américain).
Elle a été largement copiée par Thomas Jefferson pour la déclaration des droits humains incluse dans la
Déclaration d'Indépendance des États-Unis du 4 juillet 1776, par les autres colonies pour la rédaction de
leurs déclarations des droits humains, et par l’Assemblée française pour la Déclaration française des droits
de l’homme et du citoyen, ainsi qu'elle aura inspiré largement la Déclaration universelle des droits de
l'homme votée par l'ONU en 1948.

Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (1789)


Article détaillé : Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
L’Assemblée nationale française, dès qu’elle s’est déclarée constituante, décide de rédiger une déclaration.
La discussion débute le 9 juillet et débouche sur un vote le26 août 1789, sous l’influence des leaders
du tiers état et de la noblesse libérale. Ratifiée seulement le 5 octobre par Louis XVI sous la pression de
l’Assemblée et du peuple accouru à Versailles, la déclaration de 1789 servira de préambule à la première
Constitution de la Révolution française, adoptée en 1791. Elle est promulguée par le roi
le3 novembre 1789.
Dès 1790, Edmund Burke dénonce la Révolution française, l'abstraction de ses droits de l'homme. En
1791, dans ses Vindiciae Gallicae — ouvrage publié en réponse auxRéflexions sur la Révolution de
France d'Edmund Burke, parues l'année précédente — le philosophe britannique James Mackintosh (1765-
1832) exprimait le point de vue philosophique d'un libéral sur les événements de la Révolution
française jusqu'au printemps 1791. Les excès des Révolutionnaires et de la Terreur l'amenèrent quelques
années plus tard à s'opposer à eux et à rejoindre Burke dans sa critique, mais sa défense initiale des droits
de l'homme constitue un témoignage intéressant du point de vue d'un whigcultivé à cette époque,
représentatif de la philosophie libérale issue du Siècle des Lumières. Jeremy Bentham, récusant l’idée
de droits naturels, critique de son côté les droits de l'homme dans une perspective utilitariste.
En 1791, le pape Pie VI condamne la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen dans son
encyclique Adeo nota. Selon lui, sa nature purement philosophique ne peut prétendre se substituer au droit
naturel ainsi qu'au droit de l'Église.
La notion de droit de l'homme restera pratiquement stable pendant près d'un siècle, puis, sous l'influence
de la prise en compte de problèmes sociaux et après plusieurs décennies, les droits dits de « deuxième
génération » (ou « droits-créance » garantis par l'État sur les autres êtres humains) ont été ajoutés par
la Déclaration universelle des droits de l'homme (ONU, 1948). Il faut noter que la déclaration des droits
de l'homme et du citoyen de 1789 excluait les femmes. Il faudra attendre 1948 et l'intervention d' Eleanor
Roosevelt pour que la notion d'égalité entre les sexes figure explicitement dans une convention
internationale.
Déclaration universelle des droits de l'homme (1948)
Article détaillé : Déclaration universelle des droits de l'homme.
La place de l'organisme des Nations unies dans la légitimation et la promotion des droits humains est
essentielle. Le qualificatif d'universel a été inscrit dans le titre de laDéclaration universelle des droits de
l'homme de 1948 à l'ONU à l'initiative de René Cassin.
Convention européenne des droits de l'homme (1950)
Article détaillé : Convention européenne des droits de l'homme.
Développements ultérieurs
Depuis la Charte des Nations unies (1945) et la Déclaration universelle des droits de l'homme, la notion de
droits de l'homme a été étendue, légiférée et des dispositifs ont été créés pour surveiller les violations de
ces droits. Citons certains événements marquants :

 1966 : Adoption par l'ONU du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et du Pacte
international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.
 1967 : Création de mécanismes d'enquêtes par la Commission de l'ONU sur les violations des droits
de l'homme des pays membres.
 1991 : Première rencontre internationale des institutions nationales de promotion et de protection des
droits de l'homme, organisée par la Commission nationale consultative des droits de
l'homme (CNCDH), à Paris, sous l'égide des Nations-Unies.
 Décembre 1993 : Adoption par l'Assemblée générale des Nations unies du Déclaration et programme
d'action de Vienne, qui accorde une large place à la démocratie et au développement, considérés
comme faisant partie intégrante des droits de l'homme, et qui appelle tous les États parties à créer des
institutions nationales garantes des droits de l'homme et Haut-Commissariat des Nations unies aux
droits de l'homme.
 2006 : Création du Conseil des droits de l'homme de l'ONU lors de l'adoption par l'Assemblée
générale le 15 mars 2006 de la résolution A/RES/60/251.

Concept en extension
La philosophie des droits de l'homme n'a de cesse de s'interroger sur leur existence, leur nature et leur
justification:
 Les droits de l'homme sont des prérogatives dont les individus ou des groupes sont titulaires. L'État et
les institutions sont tenus de les respecter et de les faire respecter.
 Les droits de l'homme sont inaliénables (personne ne peut les perdre, temporairement ou
définitivement, volontairement ou non)
 Les droits de l'homme sont universels car fondés sur la raison et non sur les particularismes culturels.
Pour une part des militants contemporains des droits de l'homme, des normes internationales, valables
pour tous les pays et tous les peuples, doivent être édictées et soutenues -le cas échéant- par le droit
d'ingérence. Alors que l'affirmation de leur universalité5 rencontre de nombreuses objections dans un
monde tenté par le relativisme. C'est une question particulièrement importante de la philosophie politique
contemporaine.
L'extension du concept des droits de l'homme a conduit à identifier plusieurs « générations » de Droits:

 La première génération est celle des droits de l'homme « civils et politiques » . Les premières
revendications trouvent leur inspiration dans le libéralisme concernent principalement la liberté, la
sûreté, la propriété et la résistance à l'oppression (déclaration de 1789), qui sont des droits
d'émancipation vis-à-vis d'un État souvent oppresseur. Ces premiers droits, « contre l'État », sont
toujours classés comme droits de première génération.
 La deuxième génération consacre les droits « économiques et sociaux » ;
Il est cette fois question de dignité et de bien-être (éducation, santé, etc.), qui sont des droits sur l'État,
inspirés du socialisme au sens large. Les droits ultérieurs, quand ils sont reconnus, sont qualifiés de droits
de deuxième génération .

 Par suite certains définissent des droits de troisième génération, et même une hypothétique et
contestée quatrième génération.
Les critiques adressées à la dernière génération, fondent l'émergence d'une nouvelle expression des droits :
ainsi, en a-t-il été au XIXe siècle, pour les droits de la femme et au XXe siècle pour les droits de la seconde
génération : jusque dans les années 1970-1980, des oppositions minoritaires perdurent encore, mais la
quasi-totalité des juristes tiennent ces droits pour acquis. Le débat reste encore ouvert pour les droits de
troisième et quatrième génération:

 la troisième génération recouvre des droits très mal définis (dans leur contenu) et donc très mal
acceptés
 la quatrième génération semble l'expression de doctrines isolées qui ne font pas consensus sur leur
contenu ou leur existence.

Première génération
La première génération des droits de l'homme est celle des droits civils et politiques. Ce sont des droits
opposables à l'État, qui ne peut agir en un sens contraire pour limiter ou supprimer ces droits ou libertés ;
on les nomme ainsi les « droits-liberté ». Historiquement, ces droits, déjà embryonnaires dans la
Constitution coutumière anglaise, se sont développés à la fin du XVIIIe siècle et ont été reconnus lors des
révolutions américaine (1787) et française (1789).
Classiquement, on distingue :

 Les libertés individuelles : qui consistent pour chaque individu « à pouvoir faire tout ce qui ne nuit
pas à autrui ». On peut compter parmi ces dernières :
 la liberté physique, dont en premier lieu le droit à la vie, puis l'interdiction de l'esclavage,
l'interdiction de la torture et des peines inhumaines ou dégradantes et l'interdiction de la détention
arbitraire (Habeas corpus) appelée aussi sûreté (Montesquieu) ;
 les libertés familiales (liberté du mariage, filiation, et aujourd'hui vie privée) ;
 la propriété privée (assimilée par la Déclaration de 1789 à un droit naturel et imprescriptible de
l'homme, articles 2 et 17) ;
 la liberté contractuelle (article 1134 du Code civil français).
 Les libertés politiques, c'est-à-dire
 le droit de vote ;
 le droit de résistance à l'oppression ;
 le droit de réunion pacifique...
Elles recouvrent entre autres les libertés des cultes, de conscience, de l'enseignement, de communication,
d'association, etc.
Aujourd'hui, les deux types de libertés sont mêlés, notamment en raison d'une revendication et d'une
protection concomitantes.
Deuxième génération
Les droits de la deuxième génération sont des droits qui nécessitent l'intervention de l'État pour être mis en
œuvre; l'individu, contrairement à l'hypothèse des droits résistance, est ici en mesure d'exiger de l'État une
certaine action. On les nomme aussi classiquement les « droits-créances », que l'État doit, en retour d'un
abandon d'une part de la liberté de ses citoyens. Ce sont aussi les droits sociaux. La notion apparaît à la
suite des luttes socialistes, et elle est aujourd'hui considérée comme part entière de l'État de droit.
Historiquement, la plupart de ces droits ont été reconnus au lendemain de la Seconde Guerre mondiale 6.
Néanmoins le droit au travail ainsi qu'à la protection sociale était revendiqué dès le début de la Révolution
française de 1789, et inscrit dans la loi du 19 mars 17937, qui affirmait : « Tout homme a droit à sa
subsistance par le travail s'il est valide ; par des secours gratuits s'il est hors d'état de travailler. Le soin de
pourvoir à la subsistance du pauvre est une dette nationale. » 8. De même, l'article 21 de la Déclaration des
droits de l'homme et du citoyen de 1793 affirme : « Les secours publics sont une dette sacrée. La société
doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens
d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler. »
Il inspira par la suite la création des Ateliers nationaux, sous la direction de Louis Blanc, durant
la Seconde République.
On peut en donner une liste non-exhaustive :
 droit au travail ;
 droit de la sécurité sociale ;
 droit à l'éducation ;
 droit de grève (1864) ;
 liberté syndicale (loi Waldeck-Rousseau du 21 mars 1884) ;
 etc.

Conflit entre première et deuxième génération


Il existe un certain conflit entre les droits contre l'État et les droits sur l'État, qui recouvre l'opposition
entre deux conceptions des droits de l'homme, la conception libérale et la conception socialiste9.
Les partisans, libéraux, des droits résistance qualifient fréquemment les droits créance de faux
droits [réf. nécessaire], car l'État ne peut satisfaire les droits de deuxième génération des uns qu'en imposant à
d'autres de le faire, ce qui violerait leurs droits de première génération [réf. nécessaire]. On cite souvent comme
exemple le droit au logement (de seconde génération) qui s'oppose au droit de propriété (de première
génération)[réf. nécessaire].
Cependant l'antinomie entre droits ne recouvre pas simplement l'opposition entre droits de première et de
deuxième génération, mais peut aussi être interne aux droits d'une même génération. Ainsi, le droit à
la liberté d'expression trouve sa limite dans le droit à ne pas être injurié ni diffamé, limite explicitement
affirmée dans l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
La Déclaration universelle des droits de l'homme (1948), qui affirme par exemple le « droit à la sécurité
sociale » (art. 22) ainsi que le « droit au travail » (art. 23) et à l'éducation(art. 26), est accompagnée de
deux pactes internationaux des Nations unies relatifs aux droits civils et politiques (première génération)
et aux droits économiques, sociaux et culturels (deuxième génération) (16 décembre 1966). Ces deux
pactes ont rarement été signés tous les deux ensemble ; les pays du Bloc de l'Ouest signaient plus
volontiers le premier tandis que ceux du Bloc de l'Est signaient le second[réf. nécessaire].
En France, le Conseil constitutionnel n'admet pas une hiérarchisation de ces deux catégories de droits,
puisqu'il est amené à concilier, plus que faire prévaloir l'une sur l'autre, ces deux générations, même si en
pratique cela l'amène à avoir une préférence pour l'application des droits de la première génération.
D'autres générations ?
On parle parfois d'une troisième génération pour désigner un ensemble incertain de droits plus ou moins
définis, d'émergence récente.
On peut citer ainsi10,11 :

 les droits environnementaux12 ;


 les considérations de bioéthique
 le droit au développement ;
 le droit à la paix ;
 le droit à l'autodétermination ;
 le droit au partage du patrimoine commun de l’humanité ;
 le droit à la différence ;
 le droit des minorités ;
 le droit à la démocratie.
On trouve ponctuellement l'évocation d'une quatrième génération des droits dont le contenu peut varier
très fortement. Elle peut comprendre des prérogatives au profit despersonnes faibles telles que les enfants,
les personnes âgées ou handicapées11.
Le contenu de ces générations n'est pas clair et n'est pas consacré dans un grand texte comme le sont les
droits des deux premières générations. Les théories reprennent certains droits de la troisième génération
pour les mettre dans la quatrième (droit de l'environnement, bioéthique, etc.), la différence étant, pour eux,
que les droits des trois premières générations s'attacheraient à l'homme vivant en société (avec un
glissement de la liberté vers l'égalité matérielle), tandis que les droits de la quatrième seraient des droits
rattachés à l'être humain en tant qu'espèce [réf. souhaitée]. Ces nouveaux droits concernent essentiellement les
droits des individus appelés aussi droits subjectifs par opposition aux droits liés aux exigences de la vie
collective appelés droits objectifs13.

Aspects institutionnels et juridiques


Les droits de l'homme ont ainsi de plus en plus une consistance juridique dans le monde, du fait tant :

 de leur intégration dans des Constitutions et des lois


 que de la création de juridictions internationales, telles que la Cour européenne des droits de l'homme.
C'est ainsi que la jurisprudence construite progressivement par cette dernière concernant les différends
entre les États et les particuliers commence à être prise en compte par la doctrine juridique dans de
nombreux pays, même non européens.
Question de la dénomination
Depuis la fin du XXe siècle, nombreux sont ceux[Qui ?] qui préfèrent le terme de « droits humains » (qu'ils
trouvent moins sexiste et plus cohérent, et qui se trouve par ailleurs être la traduction littérale de
l'équivalent dans les autres langues romanes ou en anglais : « diritti umani » (italien), « derechos
humanos » (espagnol), « direitos humanos »(portugais), « human rights » (anglais).
La dénomination française héritée du XVIIIe siècle est la seule parmi les langues romanes à véhiculer
l'ambiguïté entre droits de l'homme « mâle » et droit de l'homme « être humain », alors que le mot
latin homo dont elle découle étymologiquement désignait plutôt l'être humain (l'homme mâle étant
désigné par le mot vir). La commission française consultative des droits de l'homme réfute ces arguments
dans un avis daté du 19 décembre 199827 et la dénomination traditionnelle reste la plus utilisée en France.
Cela dit, les Français utilisent souvent l'expression « droits des femmes »[réf. nécessaire] lorsqu'il est
explicitement question de femmes, ce qui rajoute à l'ambiguïté d'origine en suggérant que les femmes
auraient des droits différents de ceux des hommes. Pour sortir de ces ambiguïtés, même en France
certains, comme le Mouvement français pour le planning familial (MFPF), proposent de parler de « droits
de la personne », comme on le fait au Canada ; Amnesty International en France a explicitement choisi de
parler de « droits humains » comme le fait la section suisse de cette organisation dans ses publications en
français. Il est à noter que les autorités suisses utilisent régulièrement, au plus haut niveau, l'expression
« droits humains » plutôt que « droits de l'homme »28.

Enfin, l'usage « droits de l'Homme » avec un « H » majuscule à « Homme » n'est guère attesté dans les
dictionnaires de langue française, il est par contre constant chez les juristes ainsi que dans l'ensemble des
textes normatifs français, comme les directives « Norma » émises par le Conseil d'État et suivies par le
secrétariat général du Gouvernement et les Journaux officiels.[réf. nécessaire]
Dans un texte juridique français, l'omission de la majuscule change le sens du terme et constitue donc une
faute de rédaction comme pour plusieurs termes juridiques.

2- Éducation aux droits de l’homme

2.1. Qu’est-ce l’éducation aux droits de l’homme ?

L’éducation aux droits de l’homme remonte en 1948 où de nombreux travaux ont été
menés dans le domaine de l’éducation aux droits de l’homme. Il existe mille manières
d’enseigner et d’apprendre les droits de l’homme, et cette diversité est la bienvenue.

1)En1993,la Conférence mondiale sur les droits de l’homme a déclaré que l’éducation
aux droits de l’homme était « indispensable à l’instauration et à la promotion de
relation intercommunautaire stables et harmonieuses ainsi qu’à la promotion de
compréhension mutuelle, de la tolérance et de la paix ».1

Pour l’Amnisty International : « l’éducation aux droit de l’homme est processus qui
permet aux individus de connaitre leurs droits, et ceux d’autrui, dans le cadre d’un
apprentissage participatif et interactif »2.

2.2. Le rôle de l’éducation dans la promotion des droits de l’homme :

o Importance de l'éducation à la citoyenneté mondiale.

L’éducation aux droits de l’homme joue un rôle majeur dans l’éducation à la citoyenneté
mondiale. Elle a pour objectif de faire comprendre à la population mondiale leurs droits et
responsabilités envers les autres et l’environnement.

o Les programmes d’éducation aux droits de l’homme dans les écoles et les
universités.

Il existe, en effets des différents programmes d’éducation et d’enseignement en matière des droits
de l’homme pour les écoles( primaire, préscolaire, collège, lycée public et/ou privée)et
universités (publique ou privée)

3-Interdépendance entre droits de l’homme et développement durable

 Droits de l’homme et environnement :


o Droit à un environnement sain comme droit fondamental.

1
Repères : Manuel pour la pratique de l’éducation aux droits de l’homme avec les jeunes, Concile de l’Europe,
février 2015,624p,p ,p.17.
2
Repères : Manuel pour la pratique de l’éducation aux droits de l’homme avec les jeunes, Concile de l’Europe,
février 2015,624p,p ,p.17
L’éducation aux droits de l’homme interpelle la population mondiale de comprendre et mettre en
œuvre le droit l’environnement sain comme droit fondamental.

La justice climatique et les droits des communautés vulnérables sont également évoqués aussi
bien par l’éducation aux droits de l’homme et l’éducation pour le Développement Durable

 Développement durable et réduction des inégalités, recherchant le bien-être:


o Comment le développement durable contribue à la réduction des inégalités (ODD
10).

Selon la déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, la notion de


Développement Humain cherche à inclure le bien-être et le bonheur. Ces Articles suivants
correspondent à la quête heureuse de la vie [Link].22 : Droit à la sécurité sociale ; Art.23 :
Droit au travail ; Art.24 : Droit aux repos et aux loisirs ; Art.25 : Droit à un niveau de vie
suffisant ; Art.26 :Droit à l’éducation ; Art .27 : Droit à la vie culturelle, à jouir des arts ,à
participer au progrès. Ces articles correspondent aux Objectifs de Développement Durable, pour
le bien-être et le bonheur de tous de génération en génération. C’est pour cette raison qui faut
prendre en compte le Développement Humanin, PIBvert ou PNG .

 Etudes de cas :
o Exemples concrets d’interactions entre droits humains et développement durable
(crises climatiques, migrations, etc.).

4-Défis et perspectives de l’intégration droits de l’homme-développement durable

 Innovations pour un avenir durable :


o Nouveaux cadres juridiques pour la protection des droits humains dans le contexte
du développement durable.
o Les technologies vertes et leur potentiel de transformation sociale.
 Perspectives futures:
o Le rôle des générations futures dans la promotion des droits de l’homme et du
développement durable.

Renforcement de la coopération internationale pour une gouvernance durable

Références bibliographies et webographies :

1-Repères : Manuel pour la pratique de l’éducation aux droits de l’homme avec les
jeunes, Concile de l’Europe, février 2015,624p.

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