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Thermo Echangeurs

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CARACTERISTIQUES PRINCIPALES DE LA VAPEUR

Ebullition

Chauffons de l'eau pure dans un ballon en verre, rempli à moitié d'eau.


La température monte, des bulles se détachent des parois et viennent
rencontrer la surface de l'eau. Elles sont constituées par l'air qui était
dissous dans l'eau, en effet, les gaz sont moins solubles à chaud qu'à
froid. Ces bulles disparaîtront progressivement vers 90° C : l'eau
chante.
Enfin, d'autres bulles apparaissent à la surface et agitent
tumultueusement le liquide : l'eau bout et le thermomètre indique
100° C. A partir de ce moment, la température ne monte plus. Le
ballon est rempli de vapeur d'eau qui a chassé l'air. Elle s'échappe,
arrive en contact avec une atmosphère plus froide et se condense en
une multitude de gouttelettes très fines, formant un brouillard brûlant.
L'absence d'air peut se vérifier en introduisant une flamme dans le
ballon, elle s'éteint aussitôt par étouffement.

Définition

L'ébullition est la vaporisation rapide d'un liquide sous forme de bulles de vapeur prenant naissance
au sein même du liquide.

Lois de l'ébullition

1ère loi : Température d'ébullition :

Sous pression constante, l'ébullition d'un liquide pur commence toujours à la même température et
la température de la vapeur émise reste invariable durant toute la durée de l'ébullition.
A la pression atmosphérique (1013 mbar ou 76 cm de Hg ); le point d'ébullition de l'eau pure est de
100° C. Un mélange n'a pas de température d'ébullition bien déterminé : Un pétrole brut, en
distillation atmosphérique, a une température d'ébullition s'élevant progressivement de 45° C pour
les premiers éthers, jusqu'à 300 °C pour les huiles, plus lourdes ; les résidus étant soumis au
cracking.

2ème loi : Tension ou pression de vapeur saturante :

Le ballon contient de l'eau à 60° C. Un bouchon le


ferme, tout en permettant le passage d'un thermomètre
et d'un tube relié à une machine a faire le vide. En
faisant évacuer l'air du ballon, il se crée une chute de la
pression atmosphérique. L'eau se met à bouillir, bien
qu'elle soit à une température inférieure à 100° C.

Chap 1 - 1
Expérience du bouillant de Franklin :

Cette expérience permet d'arriver à la même conclusion sans machine a faire le vide.

A : L'eau bout et la vapeur chasse l'air du ballon.


B : La flamme sous le ballon étant éteinte, on bouche le ballon : l'ébullition cesse et le ballon
contient que de l'eau, sous forme liquide et gazeuse.
C : Retournons le ballon dans un bac plein d'eau afin de parfaire l'étanchéité et éviter toute entrée
d'air. En versant de l'eau froide sur le ballon, l'ébullition reprend.
L'eau froide a provoqué la condensation d'une partie de la vapeur, il en est résulte une diminution de
la pression à l'intérieur du ballon (une entrée d'air aurait perturbé cette diminution de la pression et
faussé l'expérience ). Sous cette pression réduite, l'ébullition peut se produire à une température
inférieure à 100°C.
Ce résultat est général : une diminution de la pression supportée par un liquide en abaisse le point
d'ébullition. Inversement, une augmentation de la pression élève la température.

Enoncé de la 2ème loi :

La température d'ébullition d'un liquide est celle pour laquelle la pression maximale de la vapeur est
égale à la pression supportée par le liquide. C'est la tension de vapeur saturante. Cette pression est
donnée par la formule approximative de Duperay :
4
t
P = ( )
100
P est la pression absolue en bar et t la température en °C
Pour plus de précision, on utilise des diagrammes de Mollier.

Chauffage d'un liquide en vase clos : Chaudières

Lorsqu'on chauffe un liquide dans un récipient fermé, la pression à l'intérieur de celui-ci est égale à
la pression de vapeur saturante augmentée de la pression de l'air qui y a été enfermé : loi de Dalton.
Dans les conditions de présence d'air, la pression supportée par le liquide est toujours supérieure à la
pression maximale de la vapeur.
Lors de l'allumage des chaudières, il est indispensable de laisser s'évacuer l'air par une soupape
située à la partie supérieure du corps de chauffe de la chaudière, afin d'écarter le risque d'explosion
(air + chauffe excessive). Tous les corps de chauffe de chaudière sont munis de soupapes de sécurité
limitant la pression intérieure.

Chap 1 - 2
Vapeur saturée et vapeur surchauffée

Tout comme dans une cocotte-minute, la vapeur dans un ballon de chaudière est en contact direct
avec le liquide générateur. Inévitablement, cette vapeur contient des gouttelettes en suspension.
Cette vapeur dite « saturante » ou « saturée » est "humide". Sa pression est égale à la tension
maximale correspondant à la température de l'eau, en vase clos, selon la loi de Duperay.
En prenant en compte la quantité de vapeur seule, dite "sèche", sans gouttelettes, on définit le titre
d'une vapeur saturé :
Masse de vapeur sèche
C'est le rapport :
Masse totale d'eau (eau + vapeur)
Par exemple, une vapeur au titre de 0,98 contient :
98% de vapeur sèche
2% d'eau en phase liquide (gouttelettes)

Dans une chaudière produisant de la vapeur à 62 bars, la


température d'ébullition au ballon supérieur, est de
280° C environ. Afin d'obtenir une vapeur sèche, sans
gouttelettes (dévastatrices pour les turbines), on
surchauffe la vapeur saturée.
La vaporisation de ces gouttelettes (elles n'ont pas toutes
été retenues par les crépines de la pipe de vapeur) est
assurée en passant dans des tubes appelés
« surchauffeurs » situés sur le parcours des gaz de
combustion (te = 1100°C et ts = 530°C ).
La vapeur à la sortie de la chaudière atteint plus de
500° C. Elle reçoit un apport de chaleur supplémentaire.
De ce fait, elle possède une quantité d'énergie plus
importante.
Elle est parfaitement sèche, son titre est égal à 1, et elle
se comporte comme un gaz. La loi de Duperay est
inapplicable.
La pression à la sortie de la chaudière, quant à elle, chute très légèrement du fait des pertes de
charge dans les surchauffeurs, et on passe de 62 à 60 bars.

Chaleur latente de vaporisation : L

Lorsqu'un liquide bout, sa température ne s'élève pas. Il est cependant nécessaire de continuer à le
chauffer afin que l'ébullition se poursuive. La chaleur que l'on fournit alors au liquide est utilisée
exclusivement pour le faire passer de l'état liquide à l'état gazeux, sans élévation de la température.
Cette chaleur latente est très importante : alors qu'il suffit de 4,18 kJ pour élever de 1 °C la
température de 1 kg d'eau sous la pression atmosphérique normale; il faudra 2253 kJ pour le
transformer en vapeur.
Inversement, la condensation de 1 kg de vapeur d'eau dégage 2253 kJ.
L'eau est le corps qui la plus forte chaleur latente de vaporisation et de condensation.

Chap 1 - 3
LES ECHANGEURS DE CHALEUR
La chaleur se transmet par rayonnement (soleil, flamme), par convection (passage d'un courant
fluide sur une surface), et par conduction (propagation de la chaleur à travers une paroi, un corps
solide).
Quel que soit le, ou les, mode(s) de transmission, la quantité de chaleur transmise dépendra de la
surface de transmission : la quantité de chaleur rayonnée par le soleil à travers une vitre de 2 m 2 sera
2 fois plus importante que pour une vitre de 1 m2.

Surface d'échange dans les échangeurs de chaleur

Une chaudière ancienne avait de gros tubes pour son faisceau de chauffe. Aujourd'hui, un nombre
plus important de petits tubes, en occupant le même volume d'encombrement permet d'obtenir des
surfaces d'échange plus importantes :

Surface totale = c x L x Nb
c = Circonférence d'un tube
L = Longueur d'un tube : 4000 mm
Nb = Nombre de tubes

1er Cas : S = 3,14 x 6 x 4000 x 7 = 527 520 mm2

2ème Cas : S = 3,14 x 2 x 4000 x 61 = 1 532 320 mm2

Nota : De la même manière, lors d'une pulvérisation de combustible, plus les gouttelettes sont fines,
donc nombreuses, plus la surface de contact air/combustible est importante.

Différents modes de c irculation

Circulation à contre-courant, méthodique :

Elle permet d'obtenir une récupération maximale de la chaleur, tout en diminuant au mieux les
contraintes : économiseur, surchauffeurs...

80°C ∆t = 5°C

20°C
75°C

∆t = 5°C 25°C

Chap 1 - 4
Circulation parallèle ou anti-méthodique :

La température du fluide froid est bien plus faible à là la sortie : 45°C; et les contraintes sont plus
élevées à l'entrée.
80°C
45°C
20°C

∆t = 60°C 55°C

Circulation croisée :

Condenseur, faisceau vaporisateur de chaudière.

Combinaison de circulation :

Le plus souvent : méthodique croisée : surchauffeurs, réchauffeurs avec tubes en épingle ...

Remarque : En général, le fluide se réchauffant circule à l'intérieur des tubes, tandis que le fluide
cédant sa chaleur passe à l'extérieur : chaudière, réchauffeurs, réfrigérants, condenseurs...
Il existe cependant quelques exceptions : serpentins de chauffe de soutes, bouilleurs, certains
évaporateurs d'installations frigorifiques à circuits de saumures.

Applications industrielles

Réchauffeurs à fuel :

La vapeur abandonne une grande quantité de chaleur en se condensant, bien plus que l'eau en se
refroidissant et ceci pour une même masse d'eau.
De plus, une vapeur humide cède plus facilement son énergie calorifique qu'une vapeur surchauffée;
ceci est dû au fait que les fines particules se condensant sont en contact direct avec le corps qu'elles
réchauffent ; une vapeur surchauffée (gaz) ne possède pas cette faculté.
Dans un réchauffeur à fuel, le fuel entre froid dans des tubes en épingle; la vapeur (désurchauffée),
près de son point de condensation arrive sur les tubes, et l'eau, liquide, est purgée à sa partie basse.

Chap 1 - 5
Industrie du froid :

Dans l'évaporateur d'une machine frigorifique, le refroidissement est obtenu par la vaporisation d'un
liquide et nous savons que cette vaporisation absorbe de la chaleur. Les denrées stockées dans la
chambre froide fournissent cette chaleur, d'où la baisse de température.

Transmission de chaleur par conduction au travers d'une paroi

Les matériaux conduisent plus ou moins bien la chaleur :


Le cuivre : très bon conducteur, faible résistance à la rupture, employé sous forme d'alliage dans
les échangeurs basse pression.
Le fer : relativement bon conducteur, bonne résistance à la rupture, utilisé dans la fabrication des
échangeurs haute pression : chaudières, réchauffeurs alimentaires...
La brique : très mauvais conducteur de chaleur, utilisé dans la fabrication des parois des chambres
de combustion.
La diatonite ou le kieselghur : ces matériaux isolants, placés derrière la brique permettent pour
une épaisseur totale brique-diatonite-kieselghur de 42 cm, d'isoler la salle des machines, du foyer de
la chaudière. Si la température des gaz est de 1000°C, la température autour de la chaudière est
d'environ 20°C; avec un bon brassage d'air.

Influence des dépôts sur les parois : cas des tubes d'une chaudière

Les dépots externes :

L'encrassement des tubes par les suies provoque une augmentation de la température des gaz et une
quantité moins importante récupérée par l'eau, d'où une réduction du rendement.
Cet encrassement est limité par un ramonage quotidien de la chaudière.

Les dépôts internes :

Les dépôts incrustants tels que le tartre ont une très mauvaise
conduction ; on observe un accroissement de la température du
métal et donc une diminution de sa résistance à la rupture.
Aussi peut-il se déformer à une pression de 62 bars (hernie et
fluage) ou éclater (coup de feu). Il existe également des dépôts
boueux et graisseux qui ont une grande influence sur
l'évaporation.

Remèdes :

Les boues : Elles s'accumulent dans les fonds et sont éliminées par des extractions de fond.
Les huiles : Légères, elles sont éliminées par des extractions de surfaces.
Les tartres : Ils sont inhibés (rendus incapables de se cristalliser) grâce à des tartrifuges, les
transformant en boues facilement éliminables.
Les extractions, les adjonctions de produits de traitement, ainsi que les analyses constituent un
ensemble indissociable.

Chap 1 - 6

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