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2 Six Exos C

Le document présente des exercices de mathématiques, notamment sur les inéquations et les fonctions dérivées. Il analyse différents cas en fonction de la valeur de m et détermine les intervalles de solutions pour chaque cas. De plus, il traite des propriétés de croissance des fonctions et des intégrales, en utilisant des méthodes d'intégration par parties et des inégalités pour établir des limites.

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2 Six Exos C

Le document présente des exercices de mathématiques, notamment sur les inéquations et les fonctions dérivées. Il analyse différents cas en fonction de la valeur de m et détermine les intervalles de solutions pour chaque cas. De plus, il traite des propriétés de croissance des fonctions et des intégrales, en utilisant des méthodes d'intégration par parties et des inégalités pour établir des limites.

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MPSI2 Archives DS2 corrigé

Exercice 1
m
L’inéquation a un sens si 2x + m ≥ 0, c’est-à-dire x ≥ − , condition que l’on considère vérifiée dans la suite des
2
calculs. Il y a deux cas à distinguer :

• Remarquons que si x < −1 alors l’inéquation est automatiquement satisfaite.


m m
▶ Si m > 2 alors −m < −2 et − < −1 donc les conditions x ≥ − et x < −1 impliquent que les réels
2 2
h m h
de l’intervalle − , −1 sont solutions.
2
m m
▶ Si m ≤ 2 alors −m ≥ −2 et − ≥ −1 donc les conditions x ≥ − et x < −1 sont incompatibles.
2 2

• On suppose que x ≥ −1 alors x + 1 ≥ 0 et les deux membres de l’inégalité étant positifs, on peut élever au carré :

2x + m ≥ x + 1 ⇔ 2x + m ≥ x2 + 2x + 1 ⇔ x2 ≤ m − 1
Cette dernière équation, nous impose de distinguer différents cas.
(1) ▶ Si m < 1 alors il n’y a pas de solution.
(2) ▶ Si m = 1, x = 0 est l’unique solution.
√ √
▶ Si m > 1, l’équation x2 ≤ m − 1 est équivalente à √ x ∈ [− √ m − 1, m − 1] mais il faut se souvenir
que x ≥ −1. Il s’agit alors de placer −1 par rapport à l’intervalle [− m − 1, m − 1], ceci nous impose de distinguer
à nouveau différents sous-cas :
√ √
(3) → Si m > 2,√−1 se situe dans l’intervalle [− m − 1, m − 1]. Dans ce cas l’intervalle solution
est [−1, m − 1]. √ √
(4) → Si m = 2, on a : − m − 1 = −1 et m √ − 1 = 1. √
Dans ce cas l’intervalle solution est [−1, 1].
(5) → Si 1 < m < 2. L’intervalle solution est [− m − 1, m − 1] puisque −1 est à gauche des racines.

m
Pour finir cette étude, il s’agit de vérifier ce que donne la condition initiale x ≥ − dans chaque cas (1), (2), (3),
2
(4) et (5) :
(1) En ajoutant une condition, il n’y a toujours pas de solution.
1
(2) Si m = 1, la condition devient x ≥ − ce qui est compatible avec x = 0.
2
m m
(3) et (4) Si m ≥ 2, on a : − ≤ −1. Ainsi la condition x ≥ − ne change pas l’intervalle solution :
√ 2 2
[−1, m − 1].
√ m
(5) si 1 < m < 2, il s’agit de comparer − m − 1 et − :
2
m 2 m √ m √
(m − 2)2 ≥ 0 ⇔ m2 − 4m + 4 ≥ 0 ⇔ ≥m−1⇔ ≥ m−1⇔− ≤− m−1
4 2 2
m √ √
Ainsi la condition x ≥ − ne change pas notre intervalle solution : [− m − 1, m − 1].
2
Finalement, en faisant le bilan, on obtient :
 h m √ i
 Si m ≥ 2, S = − , m−1
2





 h √ √ i
 Si 1 ≤ m < 2, S = − m − 1, m − 1





Si m < 1, S=∅

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Exercice 2
1. (a) Soit n ∈ N∗ , la fonction hn est dérivable sur ] − 1, +∞[ comme somme et quotient de fonctions usuelles qui
sont dérivables sur ] − 1, +∞[. Pour tout x ∈] − 1, +∞[, on a :
n 1+x−x nx + n + 1
h′n (x) = + 2
=
1+x (1 + x) (1 + x)2

Or x > −1 donc nx > −n et par suite nx + x > 0. On en déduit que le numérateur de h′n est strictement
positif sur ] − 1, +∞[, d’où h′n est strictement positive sur ] − 1, +∞[.

hn est strictement croissante sur ] − 1, +∞[

(b) On a hn (0) = 0 et hn strictement croissante sur ] − 1, +∞[, ce qui nous donne le signe de hn :

hn est négative sur ] − 1, 0] et hn est positive sur [0, +∞[

(c) i. Pour n = 1, on a f1 : x 7→ x ln(1 + x). Cette fonction est clairement dérivable sur ] − 1, +∞[ comme
produit et composée de fonctions dérivables.
Pour tout x ∈] − 1, +∞[, on a :
x
f1′ (x) = ln(1 + x) + = h1 (x)
1+x

∀x ∈] − 1, +∞[, f1′ (x) = h1 (x)

ii. On connait le signe de h1 d’après la question 1.(b), on en déduit le signe de f1 et par suite :

f1 est strictement décroissante sur ] − 1, 0] et f1 est strictement croissante sur [0, +∞[

(d) Soit n ∈ N \ {1}.


i. La fonction fn est dérivable sur ] − 1, +∞[ comme produit de fonctions dérivables.
Pour tout x ∈] − 1, +∞[, on a :

xn  x 
fn′ (x) = nxn−1 ln(1 + x) + = xn−1 n ln(1 + x) + = xn−1 hn (x)
1+x 1+x

∀x ∈] − 1, +∞[, fn′ (x) = xn−1 hn (x)

ii. Le signe de xn−1 pour x ∈] − 1, +∞[ dépend de la parité de n. Plus précisément, on a :


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Pour les limites en −1, on a pour n ≥ 2 :
• si n est pair, lim xn = 1 et lim ln(1 + x) = −∞ donc lim f (x) = −∞.
x→−1 x→−1 x→−1
n
• si n est impair, lim x = −1 et lim ln(1 + x) = −∞ donc lim f (x) = +∞.
x→−1 x→−1 x→−1
Dans les deux cas, la droite d’équation x = −1 est asymptote verticale à Cfn .

La limite en +∞ ne pose pas de problème. Il n’y a pas d’asymptote en +∞ car lim f (x) = +∞ mais
x→+∞
f (x)
lim = lim xn−1 ln(1 + x) = +∞ car n ≥ 2.
x→+∞ x x→+∞
2. (a) i. Soit x ∈ [0, 1]. Pour effectuer le calcul proposé, on peut réduire le membre de droite au même dénomi-
nateur puis identifier. Voici une autre méthode :
x2 x2 − 1 + 1 (x + 1)(x − 1) + 1 (x + 1)(x − 1) 1 1
∀x ∈ [0, 1], = = = + =x−1+
x+1 x+1 x+1 x+1 x+1 x+1

On peut choisir a = 1, b = −1 et c = 1

ii. On utilise la décomposition trouvée à la question précédente pour faire ce calcul :


1 1
x2
Z Z
1  h1 i1
dx = x−1+ dx = x2 − x + ln(1 + x)
0 x+1 0 x+1 2 0

En simplifiant, cela donne :


1
x2
Z
1
dx = ln(2) −
0 x+1 2
Z 1
iii. On doit calculer U1 = x ln(1 + x)dx. Nous allons utiliser la méthode d’intégration par parties, que
0
l’on verra prochainement en cours et qui est présentée à la page 29 du document de pré-rentrée. On
pose :
1
v(x) = ln(1 + x) v ′ (x) =
1+x
1
u′ (x) = x u(x) = x2
2
Les fonctions u, v, u′ et v ′ sont continues sur [0, 1], on a ainsi :
1 1 1
x2 x2
Z h1 Z Z
2
i1 ln(2) 1 1
x ln(1 + x)dx = x ln(1 + x) − dx = − dx =
0 2 0 0 2(1 + x) 2 2 0 1+x 4
Ceci en utilisant le résultat obtenu à la question précédente.

1
U1 =
4

(b) i. Soit n ∈ N∗ et x ∈ [0, 1], on a xn+1 − xn = xn (x − 1) ≤ 0 et ln(1 + x) ≥ 0. On en déduit que


(xn+1 − xn ) ln(1 + x) ≤ 0, c’est-à-dire xn+1 ln(1 + x) ≤ xn ln(1 + x). On intègre cette inégalité sur [0, 1],
par croissance de l’intégrale, il vient :
Z 1 Z 1
Un+1 = xn+1 ln(1 + x)dx ≤ xn ln(1 + x)dx = Un
0 0
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(Un )n∈N∗ est décroissante

ii. Soit x ∈ [0, 1], on a 1 + x ≤ 2 donc par croissance de la fonction ln, ln(1 + x) ≤ ln(2). On multiplie par
xn qui est positif pour obtenir 0 ≤ xn ln(1 + x) ≤ xn ln(2). Par croissance de l’intégrale, il vient :
Z 1 Z 1 h xn+1 i1
n ln(2)
0≤ x ln(1 + x)dx ≤ xn ln(2)dx = ln(2) =
0 0 n+1 0 n+1

ln(2)
∀n ∈ N∗ , 0 ≤ Un ≤
n+1

ln(2)
iii. En utilisant l’inégalité précédente et le théorème d’encadrement, étant donné que lim = 0, on
n→+∞ n + 1
a:
lim Un = 0
n→+∞

(c) i. On fixe x ∈ [0, 1] et n ≥ 2. On reconnait la somme des termes d’une suite géométrique de raison −x,
on applique la formule sachant que x ̸= −1 :
n n
X
k k
X 1 − (−x)n+1 1 + (−1)n xn+1 1 (−1)n xn+1
Sn (x) = (−1) x = (−x)k = = = +
1 − (−x) 1+x 1+x 1+x
k=0 k=0

n
X 1 (−1)n xn+1
∀x ∈ [0, 1], Sn (x) = (−1)k xk = +
1+x 1+x
k=0

ii. On intègre l’égalité précédente entre 0 et 1 sachant que, par linéarité de l’intégrale, l’intégrale d’une
somme est égale à la somme des intégrales. D’une part, pour le membre de gauche :
n
1X n 1 n h xk+1 i1 n
(−1)k
Z  X Z X X
k k k k k
(−1) x dx = (−1) x dx = (−1) =
0 0 k+1 0 k+1
k=0 k=0 k=0 k=0

1
(−1)n xn+1 
Z
1
D’autre part, pour le membre de droite : + dx =
0 1+x 1+x
1 1 Z 1 Z 1
(−1)n xn+1 (−1)n xn+1 (−1)n xn+1
Z Z
dx
+ dx = [ln(1 + x)]10 + dx = ln(2) + dx
0 1+x 0 1+x 0 1+x 0 1+x
On en déduit la formule annoncée :

n 1
(−1)k xn+1
X Z
= ln(2) + (−1)n dx
k+1 0 1+x
k=0

Z 1 Z 1
iii. Soit n ≥ 2, on a : Un = fn (x)dx = xn ln(1 + x)dx.
0 0
Pour faire ce calcul, on va effectuer une intégration par parties en posant :
1
v(x) = ln(1 + x) v ′ (x) =
1+x
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xn+1
u′ (x) = xn u(x) =
n+1
Les fonctions u, u′ , v et v ′ sont continues sur [0, 1], on obtient :
h xn+1 1 1
xn+1 xn+1
Z Z
i1 ln(2) 1
Un = ln(1 + x) − dx = − dx (2)
n+1 0 0 (n + 1)(1 + x) n+1 n+1 0 1+x

Cette dernière intégrale peut s’exprimer à l’aide de la question précédente et l’on a :


1 n
xn+1 (−1)k
Z X 
dx = (−1)n − ln(2) (2)
0 1+x k+1
k=0

En combinant les égalités (1) et (2), il vient :

n
ln(2) (−1)n  X (−1)k 
∀n ≥ 2, Un = + ln(2) −
n+1 n+1 k+1
k=0

Exercice 3
1. (a) La fonction f est dérivable sur R∗+ puisque les fonctions puissances sont dérivables sur R∗+ et :
1
−2
ap − 1q −1 bq p1 −1 ap p1 −2 bq p1 −1 t p  
∀t ∈ R∗+ , ′
f (t) = − t + t =− t + t = − ap + bq t
pq pq pq pq pq
1 1 1 1
Ceci en utilisant : − − 1 = − 2 puisque + = 1.
q p p q
Ainsi f ′ a le signe de −ap + bq t, c’est-à-dire que pour tout t ∈ R∗+ , on a :

ap
f ′ (t) ≥ 0 ⇔ −ap + bq t ≥ 0 ⇔ t ≥
bq
i ap i h ap h
La fonction f est par conséquent décroissante sur 0, q et croissante sur q , +∞ . Le minimum de f
b b
sur R∗+ est :

 ap  −p p− p q− q p− p −1 q− pq −1 
ap  ap − 1q bq  ap  p1 ap a q bq a a qb b pa a q b
f = + = + q = + = ab +
bq p bq q bq p b−1 q bp p q p q

1 1 p p q
Or : + = 1 donc 1 + = p ou encore p − − 1 = 0. De même : q − − 1 = 0. Ainsi, en reprenant le
p q q q p
calcul précédent, il vient :
 ap   ap− pq −1 q− pq −1 
b 1 1
f = ab + = ab + = ab
bq p q p q

Le minimum de f sur R∗+ vaut ab


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(b) La question précédente permet d’affirmer que :

ap − 1q bq 1
∀(a, b) ∈ R∗+ , ∀t ∈ R∗+ , ab ≤ t + tp
p q

De plus, on remarque que l’inégalité reste vraie si a ou b est nul. Pour i ∈ J1, nK, on applique cette inégalité
avec a = |xi | et b = |yi | pour obtenir :
n n n 
X X X |xi |p − 1q |yi |q p1 
∀t ∈ R∗+ , x i yi ≤ |xi ||yi | ≤ t + t
p q
i=1 i=1 i=1

Ce qui démontre la formule attendue :

n − 1q n n 1
X t X tp X
∀t ∈ R∗+ , xi yi ≤ p
|xi | + |yi |q
p q
i=1 i=1 i=1

n
X 1
p
(c) Dans le membre de droite de l’inégalité précédente, on reconnaît f (t) avec a = |xi |p et b =
i=1
n
X 1
. L’inégalité précédente étant vraie pour tout t ∈ R∗+ , on peut passer au minimum :
q
|yi |q
i=1

n
X n
X n
1  X 1
p p q
xi yi ≤ |xi | |yi |q
i=1 i=1 i=1

2. (a) La fonction g est dérivable sur ]0, 1[ car les fonctions puissances sont dérivables sur ]0, 1[.

∀t ∈]0, 1[, g ′ (t) = (1 − p)(ap t−p − bp (1 − t)−p )

Le signe de g ′ n’apparaît pas clairement, comme g ′ est dérivable sur ]0, 1[, on a :

∀t ∈]0, 1[, g ′′ (t) = p(p − 1)(ap t−p−1 + bp (1 − t)−p−1 )

1 1
La relation + = 1 impose p > 1, ainsi g ′′ est positive sur ]0, 1[ et par suite g ′ est croissante sur ]0, 1[.
p q
On a :  a p  b p a b a
g ′ (t) = 0 ⇔ ap t−p − bp (1 − t)−p = 0 ⇔ = ⇔ = ⇔t=
t 1−t t 1−t a+b
a i a i
On remarque que ∈]0, 1[. Finalement, la fonction g est décroissante sur 0, et croissante sur
i a h a+b a+b
, 1 . Le minimum de g sur ]0, 1[ vaut :
a+b
 a   a 1−p  b 1−p
g = ap + bp = (a + b)p
a+b a+b a+b

Le minimum sur ]0, 1[ de g vaut (a + b)p


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(b) Par définition du minimum, on peut écrire d’après la question précédente :

∀(a, b) ∈ R∗+ , ∀t ∈]0, 1[, (a + b)p ≤ ap t1−p + bp (1 − t)1−p

Remarquons au passage que cette inégalité reste vraie si a ou b est nul. On va appliquer cette inégalité
avec a = |xi | et b = |yi | où i ∈ J1, nK. On obtient, en utilisant également l’inégalité triangulaire, pour tout
t ∈]0, 1[ :
n
X n
X n 
X  n
X  n
X 
p p p 1−p p 1−p p 1−p
|xi + yi | ≤ (|xi | + |yi |) ≤ |xi | t + |yi | (1 − t) = |xi | t + |yi |p (1 − t)1−p
i=1 i=1 i=1 i=1
| {zi=1 }
(1)

n
X 1 n
X 1
p p
L’expression (1) correspond à g(t) avec a = |xi |p et b = |yi |p . En passant au minimum qui
i=1 i=1
vaut (a + b)p , on obtient l’inégalité souhaitée :
n
X 1 n
X 1 n
X 1
p p p
|xi + yi |p ≤ |xi |p + |yi |p
i=1 i=1 i=1

Exercice 4
n
Y 1
n
1. On suppose qu’il existe i ∈ J1, nK tel que xi = 0, dans ce cas l’inégalité est évidente puisque xi = 0
i=1
n
1X
et xi ≥ 0 car les réels mis en jeu sont positifs. Dans cette situation, on remarque qu’il y a égalité si et
n
i=1
seulement si tous les (xi )1≤i≤n sont nuls.
2. C’est classique, on a : (x1 − x2 )2 ≥ 0 qui équivaut à :
1  1
x21 − 2x1 x2 + x22 ≥ 0 ⇔ x21 + 2x1 x2 + x22 ≥ 4x1 x2 ⇔ (x1 + x2 )2 ≥ 4x1 x2 ⇔ x1 + x2 ≥ (x1 x2 ) 2
2
Ce qui démontre l’inégalité dans le cas où n = 2. Le calcul précédent démontre de plus qu’il y a égalité si et
seulement si (x1 − x2 )2 = 0, c’est-à-dire si et seulement si x1 = x2 .

1 x1 + x2
∀(x1 , x2 ) ∈ (R+ )2 , (x1 x2 ) 2 ≤ , avec égalité si et seulement si x1 = x2
2

3. (a) En suivant les notations de l’énoncé, on a :


2n
Y n
Y 2n
 Y 
2n
G = xi = xi xi = Gn1 Gn2
i=1 i=1 i=n+1

D’autre part :
2n n 2n
1 X 1 X X  M +M
1 2
M= xi = xi + xi =
2n 2n 2
i=1 i=1 i=n+1

D’après la propriété au rang n que l’on a supposée vraie, on a : G1 ≤ M1 et G2 ≤ M2 , ainsi :

G2n = Gn1 Gn2 ≤ M1n M2n = (M1 M2 )n ≤ (M 2 )n = M 2n


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 M + M 2
1 2
Au cours de ce calcul, on a utilisé : M1 M2 ≤ = M 2 ce qui est l’inégalité arithmético-
2
géométrique au rang 2. On a démontré que G2n ≤ M 2n , on en déduit que G ≤ M ce qui est bien l’inégalité
au rang 2n.
Pour n ≥ 2, l’inégalité au rang n implique l’inégalité au rang 2n

(b) On fixe n ≥ 3 et on suppose l’inégalité vraie au rang n. Notons G et M les moyennes géométrique et
arithmétique des (xi )1≤i≤n−1 . On applique la propriété au rang n aux réels x1 , x2 , ..., xn−1 , M pour obtenir :
n−1
Y 1 n−1
X n 1 n
M xi ≤ M+ xi = nM = Mn
n n
i=1 i=1

On vient de démontrer que : M Gn−1 ≤ M n et comme M est non nul : Gn−1 ≤ M n−1 ou encore G ≤ M .
Ce qui constitue l’inégalité au rang n − 1.

Pour n ≥ 3, l’inégalité au rang n implique l’inégalité au rang n − 1

(c) On note Pn l’inégalité arithmético-géométrique au rang n. Démontrons tout d’abord par récurrence sur
m ≥ 1 que :
Hm : P2m est vraie

• Initialisation. Pour m = 1, nous avons démontré à la question 2. que P2 est vraie.

• Hérédité. On fixe m ≥ 1 et on suppose que P2m est vraie. D’après la question (a), on a : P2×2m vraie.
Ce qui démontre que P2m+1 est vraie et termine la récurrence.

Démontrons à présent que Pn est vraie pour tout n ≥ 2. Fixons n ≥ 2, il existe m ∈ N∗ tel que 2m ≥ n,
ceci puisque lim 2m = +∞.
m→+∞
D’après la propriété (b), on en déduit que P2m −1 est vraie puis par une récurrence immédiate que pour
tout k ∈ J0, 2m − 2K, P2m −k est vraie. En particulier, comme 2m ≥ n, on en déduit que Pn est vérifiée. Ce
qui démontre l’inégalité arithmético-géométrique :

n 1 n
n
Y
n 1X
∀n ≥ 2, ∀(xi )1≤i≤n ∈ (R+ ) , xi ≤ xi
n
i=1 i=1

4. On utilise la même démarche que dans la question 3. Il s’agit de démontrer que pour n ≥ 2 l’implication suivante
est vraie :
Yn 1 X n n
Pn′ : xi = xi ⇒ x1 = x2 = ... = xn
n
i=1 i=1

• Nous avons déjà démontré à la question 2. que P2′ est vraie.

• On fixe n ≥ 2 et on suppose que Pn′ est vraie, démontrons que P2n



est vraie. On reprend les notations de la
n n n n
question 3.(a). On sait que G1 ≤ M1 et G2 ≤ M2 et on avait obtenu que :

0 < G2n = Gn1 Gn2 ≤ M1n M2n ≤ M 2n

Ainsi :
Gn1 = M1n
 
2n 2n x1 = x2 = ... = xn
G =M ⇒ ⇒ ⇒ x = x2 = ... = x2n
Gn2 = M2n (1) xn+1 = xn+2 = ... = x2n (2) 1
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L’implication (1) utilise Pn′ et l’implication (2) utilise P2′ . Ce qui démontre que P2n

est vraie.

• On fixe n ≥ 3 et on suppose que Pn′ est vraie, démontrons que Pn−1



est vraie. On reprend les notations de la
n−1 n
question 3.(b), on avait obtenu que : M G ≤ M , ainsi :

Gn−1 = M n−1 ⇒ M Gn−1 = M n ⇒ M = x1 = ... = xn−1



Ce qui démontre que Pn−1 est vraie.

• De même qu’à la question 3.(c), on en déduit que pour tout n ≥ 2, Pn′ est vraie.
Réciproquement, si les (xi )1≤i≤n sont égaux alors il y a égalité dans l’inégalité arithmético-géométrique.

L’inégalité arithmético-géométrique est une égalité si et seulement si tous les (xi )1≤i≤n sont égaux

n
Il existe aussi une moyenne harmonique qui vaut : n . On peut démontrer que :
X 1
xi
i=1

Y 1 n n
n n 1X
n ≤ xi ≤ xi
X 1 n
i=1 i=1
xi
i=1

Exercice 5
1. • La fonction valeur absoluep est définie sur R et à valeurs dans R+ . La fonction racine carrée est définie sur R+ ,
1
ainsi par composition x 7→ |x(x + 2)| est définie sur R. D’autre part, la fonction x 7→ e x est définie sur R∗ .
Par produit, f est définie sur R∗ :
Df = R∗

• Les fonctions mises en jeu sont continues sur leurs ensembles de définition donc :

f est continue sur R∗

• La fonction valeur absolue est dérivable en tout réel non nul, ainsi x 7→p
|x(x+2)| est dérivable sur R\{0, −2}. La
fonction racine carrée est dérivable sur R∗+ , ainsi par composition x 7→ |x(x + 2)| est dérivable sur R \ {0, −2}.
1
D’autre part, la fonction x 7→ e x est dérivable sur R∗ .

f est dérivable sur R \ {0, −2}

• La question de la dérivabilité en 0 ne se pose pas puisque f n’est pas définie en 0, étudions la dérivabilité au
point −2 en formant le taux de variation. Pour x ∈ [−3, −1] (ce qui n’est pas restrictif car x va tendre vers −2),
on a : 1p p
f (x) − f (−2) e x |x(x + 2)| 1√ |x + 2|
= = e x −x
x − (−2) x+2 x+2
Pour prendre la limite, il faut distinguer deux cas.
▶ Si −1 > x > −2, on a :
p √
1√ |x + 2| 1√ x+2 1√ 1
e x −x = e x −x = e x −x √ −→ +∞
x+2 x+2 x + 2 x→−2+
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▶ Si −3 < x < −2, on a :
p √
1 √ |x + 2| 1√ −x − 2 1√ 1
e x −x = e x −x = −e x −x √ −→ −∞
x+2 x+2 −x − 2 x→−2−

Ceci permet d’affirmer que f n’est pas dérivable en −2, cependant elle possède deux demi-tangentes verticales
en −2 ce dont on se servira pour le tracé.
2. La fonction f est strictement positive sur R\{0, −2} ainsi ln(f ) est définie et dérivable sur R\{0, −2}. Explicitons
ln(f ) :
 1p  1 1
∀x ∈ R \ {0, −2}, ln(f (x)) = ln e x |x(x + 2)| = + ln(|x(x + 2)|)
x 2
f ′
On dérive cette expression sachant que la dérivée de ln(f ) est . Ce qui donne :
f

f ′ (x) 1 1 2x + 2 x2 − 2
∀x ∈ R \ {0, −2}, =− 2 + = 2
f (x) x 2 x(x + 2) x (x + 2)

x2 − 2
∀x ∈ R \ {0, −2}, f ′ (x) = f (x)
x2 (x + 2)

3. Étudions les limites.


1 p
• En −∞ : lim e x = 1 et lim |x(x + 2)| = +∞, ainsi lim f (x) = +∞.
x→−∞ x→−∞ x→−∞
1 p
• En +∞ : lim e x = 1 et lim |x(x + 2)| = +∞, ainsi lim f (x) = +∞.
x→+∞ x→+∞ x→+∞
1
• En 0− :
p
lim e = 0 et lim
x |x(x + 2)| = 0, ainsi lim f (x) = 0.
x→0− x→0− x→0−
1 p
• En 0+ : lim e = +∞ et lim
x |x(x + 2)| = 0. C’est une forme indéterminée, on va transformer l’écriture,
x→0+ x→0+
pour x ∈]0, 1], on a :
1
1 √ √ ex √
f (x) = e x x + 2 =   1 x + 2
x

1 2
x

En utilisant les résultats usuels de croissances comparées, on a :


1
ex ey √ √
lim   1 = lim 1 = +∞ et lim x + 2 = 2
x→0+ 1 2 y→+∞ y 2 x→0+
x

Finalement : lim f (x) = +∞.


x→0+

Il reste à présent à expliciter le signe de la dérivée, sachant que f est strictement positive sur son ensemble de
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définition, on a :

√ √
x −∞ −2 − 2 0 2 +∞

x2 − 2 + + 0 − − 0 +

x2 (x + 2) − 0 + + + +

f ′ (x) − || + 0 − || − 0 +

On a toutes les données pour obtenir le tableau de variation suivant :

4. Commençons par étudier une éventuelle asymptote oblique en +∞. Dans la suite des calculs, on prend x > 0,
ce qui n’est pas restrictif car x va tendre vers +∞, afin de simplifier les valeurs absolues.
• Déjà lim f (x) = +∞.
x→+∞

• On a : 1 p r r
f (x) ex x(x + 2) 1 x(x + 2) 1 2
= = ex 2
= ex 1 + −→ 1
x x x x x→+∞

• Il reste à déterminer l’éventuelle limite en +∞ de f (x) − x :


1 p
f (x) − x = e x x(x + 2) − x
1 p 1
= ex ( x(x + 2) − x) + x(e x − 1)
1
1 2x ex − 1
= e p
x + 1 en multipliant par la quantité conjuguée
x(x + 2) + x x

1
1 2 ex − 1 2
= e q
x + 1 −→ +1=2
1+ 2
+1 x
x→+∞ 1+1
x
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ey − 1
Ceci en reconnaissant le taux de variation de la fonction exponentielle en 0, en effet : lim = 1.
y→0 y

Cf admet une asymptote oblique en + ∞ d’équation y = x + 2

L’étude en −∞ est similaire. Dans les calculs qui suivent on prend x < −2.
• lim f (x) = +∞.
x→−∞

• On reprend la même méthode à la différence près que x = − x2 puisque x < 0 ici. Ce qui donne :
1p r r
f (x) e x −x(−(x + 2)) 1 x(x + 2) 1 2
= = −e x = −e x 1 + −→ −1
x x x2 x x→−∞

• Il reste à déterminer l’éventuelle limite en −∞ de f (x) + x :


1p
f (x) + x = e x x(x + 2) + x
1 p 1
= ex ( x(x + 2) + x) − x(e x − 1)
1
1 2x ex − 1
= e px − 1 en multipliant par la quantité conjuguée
x(x + 2) − x x

1
1 −2 ex − 1 −2
= ex q − 1 −→ − 1 = −2
x→−∞ 1 + 1
1 + x2 + 1 x


La dernière égalité provient de la simplification par −x = |x| = x2 .

Cf admet une asymptote oblique en − ∞ d’équation y = −x − 2

5. (a) Il s’agit de déterminer le signe de f (x) − (x + 2) sur ]0, +∞[. Soit x > 0, on a :
1p
f (x) − (x + 2) = e x |x(x + 2)| − (x + 2)
√ 1√ √
= x + 2(e x x − x + 2)
p
√  1 √ √  √ x + 1 − x(x + 2)
≥ x+2 1+ x− x+2 = x+2 √
x x
1 1
Au cours de ce calcul, nous avons utilisé que pour tout x > 0, e x ≥ 1 + .
p x
Pour conclure, il reste à remarquer que pour tout x > 0, x + 1 > x(x + 2), en effet en comparant les
carrés de ces deux expressions, on a :
p
(x + 1)2 = x2 + 2x + 1 et ( x(x + 2))2 = x(x + 2) = x2 + 2x

Finalement pour tout x > 0, on a : f (x) − (x + 2) > 0.

La courbe est au-dessus de son asymptote en + ∞ sur ]0, +∞[


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(b) De même pour x < −2, on a :
1p
f (x) + (x + 2) = e x |x(x + 2)| + (x + 2)
p 1√ p
= −(x + 2)(e x −x − −(x + 2))
p
p  1 √ p  p x + 1 − x(x + 2)
≥ −(x + 2) 1 + −x − −(x + 2) = −(x + 2) √ >0
x −x

La courbe est au-dessus de son asymptote en − ∞ sur ] − ∞, −2[

6. Voici la courbe représentative que l’on obtient :

Exercice 6
Dans tout l’exercice, n désigne un entier naturel non nul.
1. Sachant que th(0) = 0, on peut écrire pour x ∈ R∗ :
th(x) th(x) − th(0)
= −→ th′ (0) = 1 − th2 (0) = 1
x x−0 x→0

Ceci en reconnaissant le taux de variation de la fonction th en 0.


th(x)
lim =1
x→0 x
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2. Soit t ∈ R :
 et + e−t 2  et − e−t 2
ch(t)2 + sh(t)2 = +
2 2
1  2t 
= e + 2et e−t + e−2t + e2t − 2et e−t + e−2t
4
1  2t 
= 2e + 2e−2t
4

= ch(2t)

∀t ∈ R, ch(2t) = ch(t)2 + sh(t)2

Soit t ∈ R :
 et + e−t  et − e−t 
2 ch(t) sh(t) = 2
2 2
1  2t 
= e − e−2t en reconnaissant une identité remarquable
2

= sh(2t)

∀t ∈ R, sh(2t) = 2 ch(t) sh(t)

Soit t ∈ R, on utilise les deux égalités obtenues :


sh(t)
sh(2t) 2 ch(t) sh(t) 2 ch(t) 2 th(t)
th(2t) = = = sh(t)2
=
ch(2t) ch(t)2 + sh(t)2 1 + ch(t)2 1 + th(t)2

Au cours de ce calcul, on a divisé numérateur et dénominateur par ch(t)2 qui est non nul.

2 th(t)
∀t ∈ R, th(2t) =
1 + th(t)2

3. Soit x > 0, n ∈ N∗ et k ∈ J1, nK, d’après la formule démontrée dans la question précédente, on a :
 
 x 2 2 th 2xk
1 + th k =  
2 th x 2k−1
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Le dénominateur ne s’annule pas car la fonction th s’annule uniquement en 0 et ici x > 0. On obtient :
  
Xn 2 th 2xk
Sn (x) = ln   
x
k=1 th 2k−1

n h
X   x    x i
= ln(2) + ln th k − ln th k−1 d’après les propriétés du logarithme
2 2
k=1

n h
X   x    x i
= n ln(2) + ln th k − ln th k−1
2 2
k=1
  x    x 
= ln(2n ) + ln th n − ln th 0 en reconnaissant une somme télescopique
2 2
  x 
= ln 2n th n − ln(th(x))
2
  x 
∀x > 0, Sn (x) = ln 2n th n − ln(th(x))
2

S’il est plus habile de reconnaître une somme télescopique, il est également tout à fait possible de démontrer cette
formule par récurrence.

4. La fonction Sn est définie sur R car :


• la fonction th est définie sur R
x
• ∀x ∈ R, 1 + th 2
> 0 et ln est définie sur R∗+
2k
Pour tout x ∈ R, on a −x ∈ R et en utilisant l’imparité de la fonction th, il vient :
n
X   −x 2  Xn    x 2  Xn   x 2 
Sn (−x) = ln 1 + th = ln 1 + − th = ln 1 + th = Sn (x)
2k 2k 2k
k=1 k=1 k=1

Sn est une fonction paire

Soit x < 0, on peut appliquer le résultat de la question 3. à −x car −x > 0, cela donne :
  −x    x 
Sn (x) = Sn (−x) = ln 2n th − ln(th(−x)) = ln − 2n
th − ln(− th(x))
2n 2n
Enfin, avec la définition de Sn donnée dans l’énoncé, il est immédiat que Sn (0) = 0 car th(0) = 0.
5. Soit x > 0 fixé, on utilise l’expression de Sn (x) obtenue dans la question 3. :
  
  x  2n th 2xn
Sn (x) = ln 2n th n − ln(th(x)) = ln  
2 th(x)

On peut effectuer la réécriture suivante pour mettre en évidence un taux de variation :


   
x x
2n th 2n th 2n x x
= x × −→ 1 × (⋆)
th(x) 2n th(x) n→+∞ th(x)
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x
Justifions cette dernière limite. Il faut bien avoir en tête que x est fixé donc lim = 0. Or, d’après la question
n→+∞ 2n
th(y)
1., on a : lim =1
y→0 y
 x 
∀x > 0, lim Sn (x) = ln
n→+∞ th(x)

6. Pour cette question, il s’agit simplement de considérer la première expression définissant Sn .


x
(a) Soit n ∈ N∗ fixé. Pour tout k ∈ J1, nK, on a : lim th k = 1. Ainsi :
x→+∞ 2

∀n ≥ 1, lim Sn (x) = n ln(2)


x→+∞

x
(b) Soit n ∈ N∗ fixé. Pour tout k ∈ J1, nK, on a : lim th = 0 car la fonction th est continue sur R et
x→0 2k
th(0) = 0. Par continuité de la fonction ln, ceci implique que :

∀n ≥ 1, lim Sn (x) = 0
x→0

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