2 Six Exos C
2 Six Exos C
Exercice 1
m
L’inéquation a un sens si 2x + m ≥ 0, c’est-à-dire x ≥ − , condition que l’on considère vérifiée dans la suite des
2
calculs. Il y a deux cas à distinguer :
• On suppose que x ≥ −1 alors x + 1 ≥ 0 et les deux membres de l’inégalité étant positifs, on peut élever au carré :
√
2x + m ≥ x + 1 ⇔ 2x + m ≥ x2 + 2x + 1 ⇔ x2 ≤ m − 1
Cette dernière équation, nous impose de distinguer différents cas.
(1) ▶ Si m < 1 alors il n’y a pas de solution.
(2) ▶ Si m = 1, x = 0 est l’unique solution.
√ √
▶ Si m > 1, l’équation x2 ≤ m − 1 est équivalente à √ x ∈ [− √ m − 1, m − 1] mais il faut se souvenir
que x ≥ −1. Il s’agit alors de placer −1 par rapport à l’intervalle [− m − 1, m − 1], ceci nous impose de distinguer
à nouveau différents sous-cas :
√ √
(3) → Si m > 2,√−1 se situe dans l’intervalle [− m − 1, m − 1]. Dans ce cas l’intervalle solution
est [−1, m − 1]. √ √
(4) → Si m = 2, on a : − m − 1 = −1 et m √ − 1 = 1. √
Dans ce cas l’intervalle solution est [−1, 1].
(5) → Si 1 < m < 2. L’intervalle solution est [− m − 1, m − 1] puisque −1 est à gauche des racines.
m
Pour finir cette étude, il s’agit de vérifier ce que donne la condition initiale x ≥ − dans chaque cas (1), (2), (3),
2
(4) et (5) :
(1) En ajoutant une condition, il n’y a toujours pas de solution.
1
(2) Si m = 1, la condition devient x ≥ − ce qui est compatible avec x = 0.
2
m m
(3) et (4) Si m ≥ 2, on a : − ≤ −1. Ainsi la condition x ≥ − ne change pas l’intervalle solution :
√ 2 2
[−1, m − 1].
√ m
(5) si 1 < m < 2, il s’agit de comparer − m − 1 et − :
2
m 2 m √ m √
(m − 2)2 ≥ 0 ⇔ m2 − 4m + 4 ≥ 0 ⇔ ≥m−1⇔ ≥ m−1⇔− ≤− m−1
4 2 2
m √ √
Ainsi la condition x ≥ − ne change pas notre intervalle solution : [− m − 1, m − 1].
2
Finalement, en faisant le bilan, on obtient :
h m √ i
Si m ≥ 2, S = − , m−1
2
h √ √ i
Si 1 ≤ m < 2, S = − m − 1, m − 1
Si m < 1, S=∅
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Exercice 2
1. (a) Soit n ∈ N∗ , la fonction hn est dérivable sur ] − 1, +∞[ comme somme et quotient de fonctions usuelles qui
sont dérivables sur ] − 1, +∞[. Pour tout x ∈] − 1, +∞[, on a :
n 1+x−x nx + n + 1
h′n (x) = + 2
=
1+x (1 + x) (1 + x)2
Or x > −1 donc nx > −n et par suite nx + x > 0. On en déduit que le numérateur de h′n est strictement
positif sur ] − 1, +∞[, d’où h′n est strictement positive sur ] − 1, +∞[.
(b) On a hn (0) = 0 et hn strictement croissante sur ] − 1, +∞[, ce qui nous donne le signe de hn :
(c) i. Pour n = 1, on a f1 : x 7→ x ln(1 + x). Cette fonction est clairement dérivable sur ] − 1, +∞[ comme
produit et composée de fonctions dérivables.
Pour tout x ∈] − 1, +∞[, on a :
x
f1′ (x) = ln(1 + x) + = h1 (x)
1+x
ii. On connait le signe de h1 d’après la question 1.(b), on en déduit le signe de f1 et par suite :
f1 est strictement décroissante sur ] − 1, 0] et f1 est strictement croissante sur [0, +∞[
xn x
fn′ (x) = nxn−1 ln(1 + x) + = xn−1 n ln(1 + x) + = xn−1 hn (x)
1+x 1+x
La limite en +∞ ne pose pas de problème. Il n’y a pas d’asymptote en +∞ car lim f (x) = +∞ mais
x→+∞
f (x)
lim = lim xn−1 ln(1 + x) = +∞ car n ≥ 2.
x→+∞ x x→+∞
2. (a) i. Soit x ∈ [0, 1]. Pour effectuer le calcul proposé, on peut réduire le membre de droite au même dénomi-
nateur puis identifier. Voici une autre méthode :
x2 x2 − 1 + 1 (x + 1)(x − 1) + 1 (x + 1)(x − 1) 1 1
∀x ∈ [0, 1], = = = + =x−1+
x+1 x+1 x+1 x+1 x+1 x+1
On peut choisir a = 1, b = −1 et c = 1
1
U1 =
4
ii. Soit x ∈ [0, 1], on a 1 + x ≤ 2 donc par croissance de la fonction ln, ln(1 + x) ≤ ln(2). On multiplie par
xn qui est positif pour obtenir 0 ≤ xn ln(1 + x) ≤ xn ln(2). Par croissance de l’intégrale, il vient :
Z 1 Z 1 h xn+1 i1
n ln(2)
0≤ x ln(1 + x)dx ≤ xn ln(2)dx = ln(2) =
0 0 n+1 0 n+1
ln(2)
∀n ∈ N∗ , 0 ≤ Un ≤
n+1
ln(2)
iii. En utilisant l’inégalité précédente et le théorème d’encadrement, étant donné que lim = 0, on
n→+∞ n + 1
a:
lim Un = 0
n→+∞
(c) i. On fixe x ∈ [0, 1] et n ≥ 2. On reconnait la somme des termes d’une suite géométrique de raison −x,
on applique la formule sachant que x ̸= −1 :
n n
X
k k
X 1 − (−x)n+1 1 + (−1)n xn+1 1 (−1)n xn+1
Sn (x) = (−1) x = (−x)k = = = +
1 − (−x) 1+x 1+x 1+x
k=0 k=0
n
X 1 (−1)n xn+1
∀x ∈ [0, 1], Sn (x) = (−1)k xk = +
1+x 1+x
k=0
ii. On intègre l’égalité précédente entre 0 et 1 sachant que, par linéarité de l’intégrale, l’intégrale d’une
somme est égale à la somme des intégrales. D’une part, pour le membre de gauche :
n
1X n 1 n h xk+1 i1 n
(−1)k
Z X Z X X
k k k k k
(−1) x dx = (−1) x dx = (−1) =
0 0 k+1 0 k+1
k=0 k=0 k=0 k=0
1
(−1)n xn+1
Z
1
D’autre part, pour le membre de droite : + dx =
0 1+x 1+x
1 1 Z 1 Z 1
(−1)n xn+1 (−1)n xn+1 (−1)n xn+1
Z Z
dx
+ dx = [ln(1 + x)]10 + dx = ln(2) + dx
0 1+x 0 1+x 0 1+x 0 1+x
On en déduit la formule annoncée :
n 1
(−1)k xn+1
X Z
= ln(2) + (−1)n dx
k+1 0 1+x
k=0
Z 1 Z 1
iii. Soit n ≥ 2, on a : Un = fn (x)dx = xn ln(1 + x)dx.
0 0
Pour faire ce calcul, on va effectuer une intégration par parties en posant :
1
v(x) = ln(1 + x) v ′ (x) =
1+x
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xn+1
u′ (x) = xn u(x) =
n+1
Les fonctions u, u′ , v et v ′ sont continues sur [0, 1], on obtient :
h xn+1 1 1
xn+1 xn+1
Z Z
i1 ln(2) 1
Un = ln(1 + x) − dx = − dx (2)
n+1 0 0 (n + 1)(1 + x) n+1 n+1 0 1+x
n
ln(2) (−1)n X (−1)k
∀n ≥ 2, Un = + ln(2) −
n+1 n+1 k+1
k=0
Exercice 3
1. (a) La fonction f est dérivable sur R∗+ puisque les fonctions puissances sont dérivables sur R∗+ et :
1
−2
ap − 1q −1 bq p1 −1 ap p1 −2 bq p1 −1 t p
∀t ∈ R∗+ , ′
f (t) = − t + t =− t + t = − ap + bq t
pq pq pq pq pq
1 1 1 1
Ceci en utilisant : − − 1 = − 2 puisque + = 1.
q p p q
Ainsi f ′ a le signe de −ap + bq t, c’est-à-dire que pour tout t ∈ R∗+ , on a :
ap
f ′ (t) ≥ 0 ⇔ −ap + bq t ≥ 0 ⇔ t ≥
bq
i ap i h ap h
La fonction f est par conséquent décroissante sur 0, q et croissante sur q , +∞ . Le minimum de f
b b
sur R∗+ est :
ap −p p− p q− q p− p −1 q− pq −1
ap ap − 1q bq ap p1 ap a q bq a a qb b pa a q b
f = + = + q = + = ab +
bq p bq q bq p b−1 q bp p q p q
1 1 p p q
Or : + = 1 donc 1 + = p ou encore p − − 1 = 0. De même : q − − 1 = 0. Ainsi, en reprenant le
p q q q p
calcul précédent, il vient :
ap ap− pq −1 q− pq −1
b 1 1
f = ab + = ab + = ab
bq p q p q
ap − 1q bq 1
∀(a, b) ∈ R∗+ , ∀t ∈ R∗+ , ab ≤ t + tp
p q
De plus, on remarque que l’inégalité reste vraie si a ou b est nul. Pour i ∈ J1, nK, on applique cette inégalité
avec a = |xi | et b = |yi | pour obtenir :
n n n
X X X |xi |p − 1q |yi |q p1
∀t ∈ R∗+ , x i yi ≤ |xi ||yi | ≤ t + t
p q
i=1 i=1 i=1
n − 1q n n 1
X t X tp X
∀t ∈ R∗+ , xi yi ≤ p
|xi | + |yi |q
p q
i=1 i=1 i=1
n
X 1
p
(c) Dans le membre de droite de l’inégalité précédente, on reconnaît f (t) avec a = |xi |p et b =
i=1
n
X 1
. L’inégalité précédente étant vraie pour tout t ∈ R∗+ , on peut passer au minimum :
q
|yi |q
i=1
n
X n
X n
1 X 1
p p q
xi yi ≤ |xi | |yi |q
i=1 i=1 i=1
2. (a) La fonction g est dérivable sur ]0, 1[ car les fonctions puissances sont dérivables sur ]0, 1[.
Le signe de g ′ n’apparaît pas clairement, comme g ′ est dérivable sur ]0, 1[, on a :
1 1
La relation + = 1 impose p > 1, ainsi g ′′ est positive sur ]0, 1[ et par suite g ′ est croissante sur ]0, 1[.
p q
On a : a p b p a b a
g ′ (t) = 0 ⇔ ap t−p − bp (1 − t)−p = 0 ⇔ = ⇔ = ⇔t=
t 1−t t 1−t a+b
a i a i
On remarque que ∈]0, 1[. Finalement, la fonction g est décroissante sur 0, et croissante sur
i a h a+b a+b
, 1 . Le minimum de g sur ]0, 1[ vaut :
a+b
a a 1−p b 1−p
g = ap + bp = (a + b)p
a+b a+b a+b
Remarquons au passage que cette inégalité reste vraie si a ou b est nul. On va appliquer cette inégalité
avec a = |xi | et b = |yi | où i ∈ J1, nK. On obtient, en utilisant également l’inégalité triangulaire, pour tout
t ∈]0, 1[ :
n
X n
X n
X n
X n
X
p p p 1−p p 1−p p 1−p
|xi + yi | ≤ (|xi | + |yi |) ≤ |xi | t + |yi | (1 − t) = |xi | t + |yi |p (1 − t)1−p
i=1 i=1 i=1 i=1
| {zi=1 }
(1)
n
X 1 n
X 1
p p
L’expression (1) correspond à g(t) avec a = |xi |p et b = |yi |p . En passant au minimum qui
i=1 i=1
vaut (a + b)p , on obtient l’inégalité souhaitée :
n
X 1 n
X 1 n
X 1
p p p
|xi + yi |p ≤ |xi |p + |yi |p
i=1 i=1 i=1
Exercice 4
n
Y 1
n
1. On suppose qu’il existe i ∈ J1, nK tel que xi = 0, dans ce cas l’inégalité est évidente puisque xi = 0
i=1
n
1X
et xi ≥ 0 car les réels mis en jeu sont positifs. Dans cette situation, on remarque qu’il y a égalité si et
n
i=1
seulement si tous les (xi )1≤i≤n sont nuls.
2. C’est classique, on a : (x1 − x2 )2 ≥ 0 qui équivaut à :
1 1
x21 − 2x1 x2 + x22 ≥ 0 ⇔ x21 + 2x1 x2 + x22 ≥ 4x1 x2 ⇔ (x1 + x2 )2 ≥ 4x1 x2 ⇔ x1 + x2 ≥ (x1 x2 ) 2
2
Ce qui démontre l’inégalité dans le cas où n = 2. Le calcul précédent démontre de plus qu’il y a égalité si et
seulement si (x1 − x2 )2 = 0, c’est-à-dire si et seulement si x1 = x2 .
1 x1 + x2
∀(x1 , x2 ) ∈ (R+ )2 , (x1 x2 ) 2 ≤ , avec égalité si et seulement si x1 = x2
2
D’autre part :
2n n 2n
1 X 1 X X M +M
1 2
M= xi = xi + xi =
2n 2n 2
i=1 i=1 i=n+1
(b) On fixe n ≥ 3 et on suppose l’inégalité vraie au rang n. Notons G et M les moyennes géométrique et
arithmétique des (xi )1≤i≤n−1 . On applique la propriété au rang n aux réels x1 , x2 , ..., xn−1 , M pour obtenir :
n−1
Y 1 n−1
X n 1 n
M xi ≤ M+ xi = nM = Mn
n n
i=1 i=1
On vient de démontrer que : M Gn−1 ≤ M n et comme M est non nul : Gn−1 ≤ M n−1 ou encore G ≤ M .
Ce qui constitue l’inégalité au rang n − 1.
(c) On note Pn l’inégalité arithmético-géométrique au rang n. Démontrons tout d’abord par récurrence sur
m ≥ 1 que :
Hm : P2m est vraie
• Hérédité. On fixe m ≥ 1 et on suppose que P2m est vraie. D’après la question (a), on a : P2×2m vraie.
Ce qui démontre que P2m+1 est vraie et termine la récurrence.
Démontrons à présent que Pn est vraie pour tout n ≥ 2. Fixons n ≥ 2, il existe m ∈ N∗ tel que 2m ≥ n,
ceci puisque lim 2m = +∞.
m→+∞
D’après la propriété (b), on en déduit que P2m −1 est vraie puis par une récurrence immédiate que pour
tout k ∈ J0, 2m − 2K, P2m −k est vraie. En particulier, comme 2m ≥ n, on en déduit que Pn est vérifiée. Ce
qui démontre l’inégalité arithmético-géométrique :
n 1 n
n
Y
n 1X
∀n ≥ 2, ∀(xi )1≤i≤n ∈ (R+ ) , xi ≤ xi
n
i=1 i=1
4. On utilise la même démarche que dans la question 3. Il s’agit de démontrer que pour n ≥ 2 l’implication suivante
est vraie :
Yn 1 X n n
Pn′ : xi = xi ⇒ x1 = x2 = ... = xn
n
i=1 i=1
Ainsi :
Gn1 = M1n
2n 2n x1 = x2 = ... = xn
G =M ⇒ ⇒ ⇒ x = x2 = ... = x2n
Gn2 = M2n (1) xn+1 = xn+2 = ... = x2n (2) 1
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L’implication (1) utilise Pn′ et l’implication (2) utilise P2′ . Ce qui démontre que P2n
′
est vraie.
• De même qu’à la question 3.(c), on en déduit que pour tout n ≥ 2, Pn′ est vraie.
Réciproquement, si les (xi )1≤i≤n sont égaux alors il y a égalité dans l’inégalité arithmético-géométrique.
L’inégalité arithmético-géométrique est une égalité si et seulement si tous les (xi )1≤i≤n sont égaux
n
Il existe aussi une moyenne harmonique qui vaut : n . On peut démontrer que :
X 1
xi
i=1
Y 1 n n
n n 1X
n ≤ xi ≤ xi
X 1 n
i=1 i=1
xi
i=1
Exercice 5
1. • La fonction valeur absoluep est définie sur R et à valeurs dans R+ . La fonction racine carrée est définie sur R+ ,
1
ainsi par composition x 7→ |x(x + 2)| est définie sur R. D’autre part, la fonction x 7→ e x est définie sur R∗ .
Par produit, f est définie sur R∗ :
Df = R∗
• Les fonctions mises en jeu sont continues sur leurs ensembles de définition donc :
• La fonction valeur absolue est dérivable en tout réel non nul, ainsi x 7→p
|x(x+2)| est dérivable sur R\{0, −2}. La
fonction racine carrée est dérivable sur R∗+ , ainsi par composition x 7→ |x(x + 2)| est dérivable sur R \ {0, −2}.
1
D’autre part, la fonction x 7→ e x est dérivable sur R∗ .
• La question de la dérivabilité en 0 ne se pose pas puisque f n’est pas définie en 0, étudions la dérivabilité au
point −2 en formant le taux de variation. Pour x ∈ [−3, −1] (ce qui n’est pas restrictif car x va tendre vers −2),
on a : 1p p
f (x) − f (−2) e x |x(x + 2)| 1√ |x + 2|
= = e x −x
x − (−2) x+2 x+2
Pour prendre la limite, il faut distinguer deux cas.
▶ Si −1 > x > −2, on a :
p √
1√ |x + 2| 1√ x+2 1√ 1
e x −x = e x −x = e x −x √ −→ +∞
x+2 x+2 x + 2 x→−2+
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▶ Si −3 < x < −2, on a :
p √
1 √ |x + 2| 1√ −x − 2 1√ 1
e x −x = e x −x = −e x −x √ −→ −∞
x+2 x+2 −x − 2 x→−2−
Ceci permet d’affirmer que f n’est pas dérivable en −2, cependant elle possède deux demi-tangentes verticales
en −2 ce dont on se servira pour le tracé.
2. La fonction f est strictement positive sur R\{0, −2} ainsi ln(f ) est définie et dérivable sur R\{0, −2}. Explicitons
ln(f ) :
1p 1 1
∀x ∈ R \ {0, −2}, ln(f (x)) = ln e x |x(x + 2)| = + ln(|x(x + 2)|)
x 2
f ′
On dérive cette expression sachant que la dérivée de ln(f ) est . Ce qui donne :
f
f ′ (x) 1 1 2x + 2 x2 − 2
∀x ∈ R \ {0, −2}, =− 2 + = 2
f (x) x 2 x(x + 2) x (x + 2)
x2 − 2
∀x ∈ R \ {0, −2}, f ′ (x) = f (x)
x2 (x + 2)
1 2
x
Il reste à présent à expliciter le signe de la dérivée, sachant que f est strictement positive sur son ensemble de
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définition, on a :
√ √
x −∞ −2 − 2 0 2 +∞
x2 − 2 + + 0 − − 0 +
x2 (x + 2) − 0 + + + +
f ′ (x) − || + 0 − || − 0 +
4. Commençons par étudier une éventuelle asymptote oblique en +∞. Dans la suite des calculs, on prend x > 0,
ce qui n’est pas restrictif car x va tendre vers +∞, afin de simplifier les valeurs absolues.
• Déjà lim f (x) = +∞.
x→+∞
• On a : 1 p r r
f (x) ex x(x + 2) 1 x(x + 2) 1 2
= = ex 2
= ex 1 + −→ 1
x x x x x→+∞
1
1 2 ex − 1 2
= e q
x + 1 −→ +1=2
1+ 2
+1 x
x→+∞ 1+1
x
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ey − 1
Ceci en reconnaissant le taux de variation de la fonction exponentielle en 0, en effet : lim = 1.
y→0 y
L’étude en −∞ est similaire. Dans les calculs qui suivent on prend x < −2.
• lim f (x) = +∞.
x→−∞
√
• On reprend la même méthode à la différence près que x = − x2 puisque x < 0 ici. Ce qui donne :
1p r r
f (x) e x −x(−(x + 2)) 1 x(x + 2) 1 2
= = −e x = −e x 1 + −→ −1
x x x2 x x→−∞
1
1 −2 ex − 1 −2
= ex q − 1 −→ − 1 = −2
x→−∞ 1 + 1
1 + x2 + 1 x
√
La dernière égalité provient de la simplification par −x = |x| = x2 .
5. (a) Il s’agit de déterminer le signe de f (x) − (x + 2) sur ]0, +∞[. Soit x > 0, on a :
1p
f (x) − (x + 2) = e x |x(x + 2)| − (x + 2)
√ 1√ √
= x + 2(e x x − x + 2)
p
√ 1 √ √ √ x + 1 − x(x + 2)
≥ x+2 1+ x− x+2 = x+2 √
x x
1 1
Au cours de ce calcul, nous avons utilisé que pour tout x > 0, e x ≥ 1 + .
p x
Pour conclure, il reste à remarquer que pour tout x > 0, x + 1 > x(x + 2), en effet en comparant les
carrés de ces deux expressions, on a :
p
(x + 1)2 = x2 + 2x + 1 et ( x(x + 2))2 = x(x + 2) = x2 + 2x
Exercice 6
Dans tout l’exercice, n désigne un entier naturel non nul.
1. Sachant que th(0) = 0, on peut écrire pour x ∈ R∗ :
th(x) th(x) − th(0)
= −→ th′ (0) = 1 − th2 (0) = 1
x x−0 x→0
= ch(2t)
Soit t ∈ R :
et + e−t et − e−t
2 ch(t) sh(t) = 2
2 2
1 2t
= e − e−2t en reconnaissant une identité remarquable
2
= sh(2t)
Au cours de ce calcul, on a divisé numérateur et dénominateur par ch(t)2 qui est non nul.
2 th(t)
∀t ∈ R, th(2t) =
1 + th(t)2
3. Soit x > 0, n ∈ N∗ et k ∈ J1, nK, d’après la formule démontrée dans la question précédente, on a :
x 2 2 th 2xk
1 + th k =
2 th x 2k−1
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Le dénominateur ne s’annule pas car la fonction th s’annule uniquement en 0 et ici x > 0. On obtient :
Xn 2 th 2xk
Sn (x) = ln
x
k=1 th 2k−1
n h
X x x i
= ln(2) + ln th k − ln th k−1 d’après les propriétés du logarithme
2 2
k=1
n h
X x x i
= n ln(2) + ln th k − ln th k−1
2 2
k=1
x x
= ln(2n ) + ln th n − ln th 0 en reconnaissant une somme télescopique
2 2
x
= ln 2n th n − ln(th(x))
2
x
∀x > 0, Sn (x) = ln 2n th n − ln(th(x))
2
S’il est plus habile de reconnaître une somme télescopique, il est également tout à fait possible de démontrer cette
formule par récurrence.
Soit x < 0, on peut appliquer le résultat de la question 3. à −x car −x > 0, cela donne :
−x x
Sn (x) = Sn (−x) = ln 2n th − ln(th(−x)) = ln − 2n
th − ln(− th(x))
2n 2n
Enfin, avec la définition de Sn donnée dans l’énoncé, il est immédiat que Sn (0) = 0 car th(0) = 0.
5. Soit x > 0 fixé, on utilise l’expression de Sn (x) obtenue dans la question 3. :
x 2n th 2xn
Sn (x) = ln 2n th n − ln(th(x)) = ln
2 th(x)
x
(b) Soit n ∈ N∗ fixé. Pour tout k ∈ J1, nK, on a : lim th = 0 car la fonction th est continue sur R et
x→0 2k
th(0) = 0. Par continuité de la fonction ln, ceci implique que :
∀n ≥ 1, lim Sn (x) = 0
x→0