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PEDA3

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~1~

PREFACE
~2~

AVANT-PROPOS
« Ce n’est pas une âme, ce n’est pas un corps qu’on dresse ; c’est un homme ;
il ne faut pas les dresser l’un contre l’autre » Montaigne.
La mission de l’instituteur est de travailler, en collaboration avec les parents,
à l’instruction et à l’éducation des enfants. Elle requiert à ce fait, un ensemble
de connaissances, tant pratiques que théoriques, qui constituent l’objet de la
« PEDAGOGIE ». Celle-ci, que l’on peut donc définir : science et l’art de
l’éducation. Mais elle aussi philosophie et technique.
Dans son souci permanent de relever le niveau de notre enseignement ou
éducation des enfants congolais, l’auteur distribue depuis un certain temps le
manuel de pédagogie aux élèves de première des humanités pédagogiques qui
comprend invariablement des notions sur l’école, la classe, la pédagogie,
l’éducation, la vocation de l’enseignant et bien d’autres.
Toutes les pratiques auxquelles on recourt pour rendre l’individu utile et
capable de faire face à la société sont désignées et restent sous le nom de
l’éducation.
La pédagogie est l’un des rares métiers où chacun se croit compétent. C’est
très dangereux. Disait J. PIAGET.
Ce manuel étant d’une grande importance, l’auteur invite les élèves ainsi que
les enseignants à en faire un usage correct et aisé de manière rationnelle.
L’auteur témoigne sa gratitude envers tous ceux qui ont contribué à la
réalisation de ce manuel pédagogique à l’occurrence de TWITE NGOY HUGO
Inspecteur de psychopédagogie/secondaire pour la toilette de ce manuel, de
MPUNDU NFUTA JEAN CHRISOSTOME Inspecteur Principal adjoint du
Primaire IPPAP/HAUT-KATANGA I pour ses remarques constructives et ses
efforts ménagés à la parution de ce manuel.
Nous sommes redevables vis-à-vis de MWILAMBWE MAKONGA Félicien
Professeur d’université, de KABEMBA MPOYO HUBERT alors Professeur de
pédagogie, de MWENGE KAPANGU BENJAMIN Professeur d’informatique
pour la saisie.
Que les experts qui se sont dévoués pour l’aboutissement heureux de la
conception et l’élaboration de ce manuel trouvent eux aussi, ici, exprimée
notre reconnaissance.
PSY TENDE BIENVENU
L’auteur
~3~

PLAN DU COURS
CHAPITRE I. Observations Psychopédagogiques
I.1. Généralités
- Notion
- Enseignant, élève, Milieu scolaire
- Matériel
- Relations Pédagogiques
I.2. Ecole
- Notion
- Structure (Composition)
- Importance
I.3. Classe
- Notion
- Structure
- Importance

CHAPITRE II. LA PEDAGOGIE

2.1. Notion, objet et objectifs de la pédagogie


2.2. Importance de la pédagogie
2.3. Définition des concepts pédagogiques
2.4. Evolution de la pédagogie
2.5. Quelques pédagogues
2.6. Documents de l’élève

CHAPITRE III. L’EDUCATION


3.1. Notion et buts de l’éducation
3.2. Importance et droit à l’éducation
3.3. Tâches ou aspects de l’éducation

CHAPITRE IV. LA VOCATION DE L’ENSEIGNANT


4.1. Notion
4.2. Eléments de la vocation
4.3. Facteurs du choix du métier

CHAPITRE V. L’HYGIENE SCOLAIRE ET ENVIRONNEMENT

5.1. Notion
5.2. Importance
5.3. Moyens à utiliser

CHAPITRE I. OBSERVATIONS PSYCHOPEDAGOGIQUES


~4~

I.1 Généralités
Notion :
Observer :
C’est regarder attentivement un fait, un objet, un phénomène … en vue
d’avoir une connaissance claire et précise.
C’est appliquer ses sens, sa conscience à un objet afin d’en acquérir
une connaissance claire et précise
Il convient de souligner que l’observation psychopédagogique portera
essentiellement sur les points suivants :
 Les attitudes et les comportements des apprenants
 Les attitudes et les comportements des enseignants
 Les matériels didactiques utilisés
 Les facteurs environnementaux
 Les relations enseignants-apprenants et apprenants-apprenants
Ces observations psychopédagogiques permettront de faire découvrir à
l’élève les situations et les faits pédagogiques qui se traduisent en
milieux scolaires du primaire avant d’aborder toute notion théorique.
Enseignant
Est l’agent reconnu à l’école, son rôle est d’assurer surtout
l’encadrement intellectuel mais aussi moral des apprenants.
Il est celui qui a la formation voulue à qui l’Etat et les parents ont
donnés le pouvoir d’éduquer leurs enfants.
L’enseignant est appelé aussi :
 Professeur à l’université et aux humanités
 Instituteur ou institutrice au primaire
 Maitre ou maitresse à la maternelle
 Moniteur de travaux au secondaire professionnel
Cette distinction se reflète dans les appellations officielles retenues,
mais tous sont appelés enseignants.
Elève (apprenant)
L’élève est la matière première sur laquelle l’enseignant travaille pour
réussir son action didactique.
Il est l’agent principal de son éducation car sans son effort personnel,
ni sa volonté, rien ne peut réussir
Il est appelé écolier, apprenant, à l’université étudiant.
Milieu scolaire
L’école apparait comme un milieu artificiel dans lequel sont dispensées
les connaissances organisées systématiques en vue de faciliter l’insertion de
l’enfant dans la société.
Quoique sa tâche principale soit d’assurer la formation intellectuelle
considérée comme gage de la profession, elle ne s’occupe pas moins de la
formation physique, morale et sociale.

Matériel (organisation matérielle)


~5~

Cette organisation matérielle scolaire comprend :


 Bâtiment (locaux, un atelier et en annexe : internat
 Une salle de matériel didactique
 Un laboratoire
 Bibliothèque
 Un musée scolaire etc.
Relations pédagogiques (Enseignant-Apprenant)
Le contact pédagogique se superpose au contact psychologique. Il doit
provoquer surtout le désir d’écouter, de connaitre, de retenir. le bon
enseignant doit remarquer « celui qui ne participe pas, celui qui ne comprend
pas, celui qui ne travaille pas »
Le bon enseignant aimé et estimé de ses élèves aura aussi une
influence sur les rapports entre les élèves.

I.2. ECOLE
- NOTION : une école est une institution éducative où l’on dispense des
connaissances systématiques en vue de préparer les jeunes à la vie active.
En son sein, elle jouit d’une organisation
 Matérielle
 Administrative et pédagogique pour conserver sa viabilité.
- STRUCTURE (COMPOSITION)
 Structure ancienne : le président avait déterminé par ordonnance-loi
N°174 du 17 octobre 1962, la structure de l’enseignement primaire ; son
cycle d’études est de 6 ans divisé en 3 degrés de 2 années chacun :
- Degré élémentaire : 1ère et 2ème années
- Degré moyen : 3ème et 4ème années
- Degré terminal : 5ème et 6ème années
 Structure nouvelle : l’enseignement primaire actuel au Congo au
primaire est appelé éducation de base de 8 ans :
 6 ans (primaire)
 2 ans (secondaire général : 7ème et 8ème)

- IMPORTANCE
Par sa mission ; son but, nous pouvons dire que l’école a comme
importance :
 D’engager l’avenir de chaque citoyen ainsi que celui de toute la nation
dans un pays, car l’école est considérée comme le moteur de tout
développement
 Elle prépare l’enfant à la vie en lui donnant un premier niveau de
formation générale, physique, civique, un idéal d’émancipation et de
promotion industrielle, met en contact avec d’autres civilisations qui
peuvent apporter des enrichissements nouveaux.
~6~

I.3. LA CLASSE
- NOTION : une classe est un groupe qui nait au début de l’année scolaire,
qui se développe au cours de l’année scolaire et qui se dissout à la fin de
l’année scolaire.
NB : une année scolaire compte 222 Jours.
En tant que groupe dynamique, elle n’est pas une somme d’élèves,
mais bien en ensemble de personnes interdépendantes à cause du jeu de force
et de tension qui naissent des personnalités en présence.
-Structure (Composition)
Une classe est composée :
 Des élèves
 De l’enseignant
 De l’équipement
 De la salle
a. Des élèves
Les élèves d’une classe n’ont pas le même niveau, il y a des forts,
moyens et des faibles
Ils doivent être plus ou moins de même âge chronologique et mental.
Ex : 6 ans en 1ère année
De même sexe : filles entre elles (Lycée) garçons entre eux (Collège) et
de sexes différents (Ecole mixte).
Ils doivent constituer des rangées en respectant l’approche genre et en
mélangeant les doués et les non doués dans la composition des sous-groupes
de travail.
b. De l’enseignant
En dehors de sa personnalité doit avoir des connaissances
scientifiques et méthodologiques solides, entretenant des relations
interprofessionnelles de qualité avec ses élèves, ses collègues, sa hiérarchie et
les parents d’élèves.
c. De l’équipement
Il est constitué du tableau noir (tableau à marqueur), des bancs, du
matériel didactique ; la disposition des bancs en demi-cercle ou en forme de
U pour faciliter la communication.
Le tableau doit être subdivisé en 3 parties (en raison de 3 étapes de la
leçon) et tenu de gauche à droite tout en adoptant la position pédagogique qui
laisse les élèves voir ce que l’enseignant écrit, ces bancs doivent être adaptés
à l’âge et à la taille des élèves.
d. De la salle
Une salle de classe est généralement une salle dans laquelle se passent
les activités pédagogiques pour l’évolution et la promotion de nos élèves.
Elle doit répondre aux exigences hygiéniques et sanitaires, elle doit être
bien aérée répondant aux normes standards dans ses dimensions normales :
 9 m de long, 7 m de large
 8 m de long, 7 m de large
 4 m de hauteur
 224 m3 d’air
~7~

Chaque élève doit occuper 1,20m2 ≅ 1,25m2.


NB : 1,20m2 pour une classe de moins de 50 élèves
1,25m2 pour une classe de plus de 50 élèves
Calcul de l’espace (surface/volume)
Formules
 Surface = US x L x l
 Espace/ Surface = S ÷ effectif ; pour un élève = 1,20m2 à 1,25m2
 Volume = UV x L x l x H
 Espace/V = V ÷ effectif
 Effectif = S ÷ 1,20m2 ou 1,25m2
 Surface = effectif x 1,20 ou 1,25m2
EXERCICES
1. Calculez l’espace (surface, volume) d’une classe de 40 élèves dont la
longueur mesure 8m, la largeur 7m, et la hauteur 4m.

R/ Données Inconnus Formules


NE = 40 S= ? S = Us x L x l
L = 8m V= ? E/S = S ÷ Effectif
l = 7m V = U.v x L x l x H
H = 4m Esp/V = V ÷ Effectif

Solutions
S = 1m2 x 8 x 7 = 56m2 V= 1m3 x 8 x 7 = 224m3
56𝑚2 224𝑚3
E/S = = 1,4m2 E/V = = 5,6m3
40 40

2. Calculez l’effectif qui convient à une classe de 11m de long et 8m de


large.
R/ Données inconnu formule
L = 11m effectif effct = S ÷ 1,20m2
l= 8m
SOLUTION
Effectif = ?
Surface = 11m x 8m= 88m
88𝑚 88𝑚
Effectif = = 73élèves ou = 70 élèves
1,20 1,25

3. Quelle est la dimension réelle d’une classe pouvant contenir 50


apprenants selon les normes standards (superficie) ?
a. 42m2 soit 7m x 6m
b. 48m2 soit 8m x 6m
c. 54m2 soit 9m x 6m
d. 56m2 soit 8m x 7m
e. 63m2 soit 9m x 7m
R/ S = effectif x 1,20 (< 50), effectif x 1,25>50
S = 50 x 1,25m2 = 62,5 ≅ 63 R/ e
~8~

4. La dimension réelle d’une classe pouvant contenir 40 élèves aura, selon


les normes standards, une superficie de :

Idem
R/ S= effeectif x 1,20 = 40 x 1,20 = 48 m2 Soit 8m x 6m R/ b
~9~

CHAPITRE II. LA PEDAGOGIE


II.1. Notion
Aperçu historique
A l’origine même du terme, ce fut le mot pédagogue usité chez les
peuples grecs de l’antiquité et à rome paidagogos). En effet, ce dernier étant
considéré comme un esclave chargé de conduire les enfants des bourgeois
chez le magister (à l’école) afin de les protéger contre les obstacles de la nature.
De nos jours, ce terme est comparable à un encadreur, donc la relation
à celui (l’enfant) qu’il faut conduire chez le magister, élever en vue de
l’instruction ou de l’éducation.
Le mot « pédagogie » fait sa première apparition dans la langue
française en 1485, avant d’entrer dans le dictionnaire de l’académie française
en 1761. Donc au 15ème siècle et LITTRE précise qu’on le trouve dans
l’instruction chrétienne de Jean CALVIN.
Définition
a. Dans le contexte Etymologique
La pédagogie vient de 2 mots grecs : Pais, Paidos = enfant et gogia = conduire,
donc la pédagogie signifie conduire l’enfant ou la conduite de l’enfant.
b. Dans le contexte actuel
La pédagogie se définit essentiellement comme science et l’art de l’éducation.
Mais elle est aussi philosophie et technique.
 Pourquoi dit-on que la pédagogie est une science ? parce qu’elle a son
objet d’étude, ses méthodes et ses techniques (approches) de recherche
et d’enseignement, ainsi que ses bases scientifiques.
Elle se met à l’école de l’histoire, de la longue expérience des siècles,
cherche une meilleure connaissance de l’enfant, réfléchit sur les
résultats obtenus par les éducateurs, étudie systématiquement les
facteurs de l’éducation.
 Pourquoi dit-on qu’elle est un art ? Parce qu’elle tient compte des dons
(talents) innés, l’éducateur fait toujours appel à sa personnalité c’est-à-
dire, son savoir-faire, son expérience personnelle, sa vocation, son
intuition, son goût, ses astuces ou tacts.
Elle doit adapter ces principes théoriques aux circonstances concrètes,
aux caractères, aux niveaux des enfants, au vécu de tous les jours.
NB : la science ne donne pas l’art.
 Pourquoi est-elle philosophie ?
Parce qu’elle détermine les finalités de l’éducation et apprécie les
moyens choisis pour les atteindre.
 Pourquoi dit-on qu’elle technique ?
Tekhné = pratique.
~ 10 ~

Parce qu’elle propose des méthodes, procédées, recettes pour la réussite


de l’œuvre éducatrice.
Elle met en pratique les connaissances.

Objet de la pédagogie
A l’instar d’autres sciences, notamment la mathématique, la physique,
la biologie, la psychologie, la didactique dont les objets sont respectivement,
la quantité, la qualité, la vie, le comportement et l’enseignement, la pédagogie
a aussi le sien, c’est l’éducation.
Celle-ci délimite bien le champ d’action qui est immense qu’on le croit.
II.2. Importance de la pédagogie
Est d’aider les futurs enseignants à acquérir les connaissances
pédagogiques.
II.3. Définition des concepts pédagogiques
1. Pédagogie : se présente comme une réflexion scientifique sur l’ensemble
des problèmes soulevés par l’action éducative.
2. Education : est une action orientée vers la pratique, elle s’occupe de la
formation intégrale de l’homme, intellectuelle, morale, physique…
3. Instruction : du point de vue relationnel, l’instruction est un élément
de l’éducation. Autrement dit, l’instruction est incluse dans l’éducation,
mais on parle parfois d’un homme instruit sans éducation, on sous-
entend par là un homme qui, malgré son savoir et son savoir-faire ne
fait pas preuve de bonnes manières d’être ou de vivre.
4. Formation
La notion de formation apparait comme équivalente à celle de
l’éducation, car elle renferme le contenu presque identique. Mais la
formation diffère quelque par de l’éducation en ce sens qu’elle s’applique
non seulement aux êtres humains, mais aussi aux matériels (objets,
choses)
Ex : former une latte pour dire fabriquer et aux immatériels . Ex : former
une ligne.
En résumé, la formation met l’accent sur la technicité
(connaissance pratique du métier) tandis que l’éducation est fort liée au
comportement.
5. Enseignement
Au sens strict, c’est la communication des connaissances
systématiques entre 2 individus dont l’un est émetteur (enseignant) et
l’autre récepteur (enseigné).
L’enseignement se distingue d’autres concepts précités en ce
sens qu’il nécessite la présence d’une autre personne pour se faire.
Tandis que l’homme peut s’éduquer, s’instruire, se former … seul ou
apprendre par lui-même
~ 11 ~

6. Dressage
Dresser signifie « élever, domestiquer, dompter ». La différence entre le
dressage et l’éducation est nette : le dressage concerne l’animal, tandis que le
second est le propre de l’homme.
Mais si l’on utilise le terme dressage dans le contexte humain, on veut
alors épingler son caractère autoritaire, pour ainsi dire « l’éducation par
contrainte ».
II.4. Evolution de la pédagogie
La pédagogie a évoluée, elle a commencée par
1. La pédagogie empirique
Basée sur l’expérience et la connaissance pratique de l’enfant, elle n’est
liée à une théorie scientifique quelconque mais à l’observation vulgaire.
La pédagogie empirique est basée sur de vieilles pratiques. Elle
s’oppose donc à la pédagogie scientifique.
2. La pédagogie rénovée
Dont l’initiateur fut J.J Rousseau. Elle constitue un progrès énorme sur la
pédagogie traditionnelle.
 L’enfant est devenu le centre de préoccupations éducatives
 Elle est psychologique : tient compte des intérêts, des instincts, des
étapes du développement
 Elle est active, cordiale, intuitive…
3. On parle aujourd’hui de pédagogie expérimentale
Celle-ci applique les procédés scientifiques à la pratique de l’éducation.

II.5 Quelques pédagogues (vie, idées, œuvres)

1. SOCRATE
a. Sa vie : philosophe grec né dans l’antiquité à Alopèce en Athènes en
469 et mort en 399 (70 ans), Avant Jésus-Christ, fils de l’ouvrier
scrupteur et d’une sage-femme.
b. Ses idées : Etant philosophe, il est célèbre en pédagogie, par sa
méthode pédagogique dite Socratique (car elle appartient à Socrate).
Dans sa philosophie, sa méthode comprend 2 phases : L’ironie et la
maïeutique.
Il utilisait la maïeutique pour amener son interlocuteur à découvrir
par lui-même la vérité. Du grec « Maïeutike » par analogie avec le
personnage de la mythologie grecque Maïa, la déesse qui veillait aux
accouchements. Cette méthode est dite aussi interrogative car c’est
~ 12 ~

une interrogation allant du connu à l’inconnu par des questions.


« Savoir enseigner, c’est savoir interroger ».
c. Ses œuvres : Socrate n’a pas écrit, mais sa philosophie est connue
principalement par « les dialogues » de son disciple PLATON.

2. François RABELAIS
a. Sa vie : écrivain français, né en 1494 à la dévinière commune de seuilly
en Touraine (royaume de France) mort le 09 Avril 1553 à paris. Fils d’un
riche avocat (le baron de lerné). Son pseudonyme est Alcofribas nasier.
b. Ses idées :
 l’éducation physique
 l’éducation intellectuelle
 l’éducation morale
Il préfère « une tête bien pleine », car il est grand défenseur de l’encyclopédisme
(du grec en : dans, kuklos : cercle et paidera : enseignement donc là où l’on
traite toutes les sciences ou tous les concepts. Il met l’accent sur la quantité.
« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »
c. Ses œuvres « Gargantua en 1532» et « pantagruel en 1534 » dans
lesquelles il propage ses idées. Aussi Le tiers livre en 1546, Le Quart
livre en 1552, Le Cinquième Livre en 1564.
Sa devise est « Nathuram sequere » en latin, il faut suivre la nature de
l’enfant.

3. Michel EYQUEM MONTAIGNE


a. Sa vie : Ecrivain Français, Philosophe humaniste de 16ème siècle après
Jésus-Christ né le 23 Février 1533 à saint Michel de Montaigne et mort
le 13 Septembre 1592 au château de saint Michel de Montaigne.
b. Ses idées : A la différence de F. Rabelais, il dit « mieux vaut une tête
bien faite qu’une tête bien pleine » là, il insiste sur un jugement bien
formé pour comprendre n’importe quoi par soi-même. En un mot, la tête
bien faite ne retient que des idées claires et essentielles (non des
accessoires). L’accent est mis sur la qualité et non sur la quantité. C’est
baser son enseignement sur la compréhension « bien apprendre, vaut
mieux que apprendre pour apprendre ».
c. Ses Œuvres
Les livres de Montaigne sont des « essais » (institution des
enfants) ; il propose à cet effet 3 moyens éducatifs à savoir : le jeu,
l’expérience et le voyage.
4. Jean-Jacques Rousseau
a. Sa vie
Philosophe et pédagogue suisse né le 08/06/1712 à Genève et mort le
2 Juillet 1778 à Ermenonville (royaume de France). écrivain de langue
française, naturaliste qui a influencé Claparède et Decroly.
~ 13 ~

Fils de Isaac Rousseau et de mère Marie-Thérèse Levasseur.


b. Ses idées :
 Le pédocentrisme : l’enfant au centre de l’éducation
 Bonté originelle : l’enfant est bon par nature, il est corrompu par
la société. Autrement dit l’enfant est né bon, mais c’est la société
qui le rend mauvais. Tout est bien sortant des mains de l’auteur,
tout dégénère entre les mains de l’homme.
 Education pratique. L’éducation doit se faire en tenant compte
de la nature de l’enfant.
Avant son avènement, on considérait l’enfant comme un adulte en
miniature (mini : petit), c’est-à-dire, un petit homme et avec lui, on a découvert
que l’enfant a sa spécificité, et son développement est plutôt régi par des lois
propres (il rêve déjà la naissance d’une science de l’enfant appelée
« Psychologie génétique » qui naitra plus tard). Il envisage que l’éducation
toute entière respecte la nature originelle de l’enfant et empêche les influences
de la société dans ce qu’elles ont de néfaste pour ne pas le corrompre. C’est là
qu’a découlé le principe célèbre de pédocentrisme.
Critiques
 Etant orphelin de mère à 10 Jours de sa naissance, il a connu une
jeunesse troublée, suite à la délinquance, juvénile et au vagabondage
auxquels il s’était livré, étant donné aussi que son père fut un grand
soulard.
 Sur le plan pratique, il s’est montré peu efficace pour n’avoir pas réussi
l’œuvre éducative de 2 enfants lui confiés en tant que précepteur.
 En préconisant le libertinage ou le laisser-aller, les tenant de l’école
nouvelle ont trouvé cela trop extrême au regard des conséquences qui
en découlent.
 Les punitions naturelles recommandées par lui ont été également jugées
trop extrêmes pour les mêmes raisons évoquées dans le paragraphe
précédent.
c. Ses Œuvres :
 Le devin du village (1752)
 Le discours sur l’origine et les fondements de l’intégralité parmi les
hommes (1755)
 La lettre à Alembert sur les spectacles (1758)
 Julie a la nouvelle Héloïse (1761)
 Du contrat social (1762)
 Et Emile ou de l’éducation (1762) qu’on considère comme livre clé de
toutes sa doctrine.
5. EDOUARD CLAPARED
a. Sa vie
Médecin Neurologue et Psychopédagogue Suisse né le 24 Mars 1873 à
Genève, mort le 28 Sept 1940 à Genève promoteur de l’institut J.J Rousseau.
~ 14 ~

b. Ses idées :
 Son étude sur le développement de l’enfant lui a permis de découvrir « la
loi d’adaptation fonctionnelle » d’après laquelle l’activité se déclenche
lorsqu’elle est de nature à satisfaire un besoin ou l’intérêt du moment.
 Il est surtout connu à ce qu’il a appelé « Education fonctionnelle » c’est-
à-dire qui tient compte des besoins et des intérêts de l’enfant.
 Il a réalisé aussi une étude dans le cadre de la psychologie différentielle
(de son temps) psychologie individuelle a-il déduit « la loi
d’individualité » qui énonce que tout individu diffère plus ou moins
d’autres par son caractère physique et psychique ; autrement dit, il n’y
a pas deux individus identiques, même pas les jumeaux univitellins. La
conséquence pédagogique de cette recherche psychologique est « l’école
sur mesure » C’est-à-dire celle qui adapte l’enseignement aux
caractéristiques de l’enfant (à son tempérament, à son âge mental, à son
intérêt, à son rythme personnel…)

c. Ses Œuvres :
 Psychologie de l’enfant et pédagogie expérimentale (1909)
 La question du sommeil (1912)
 Comment diagnostiquer les aptitudes chez les écoliers (1924)
 Education fonctionnelle (1931)

6. JOHN DEWEY
a. Sa vie : Philosophe, Psychopédagogue américain né le 20 Octobre 1859
à Burlington (Vermont, Etats-Unis), mort le 1èr Juin 1952 à New York.
b. Ses idées
 Il soutient l’idée de base selon laquelle la fonction de la pensée est
d’être un instrument qui permet à l’homme de s’adapter à son
environnement parce qu’il est fonctionnaliste en même temps
empiriste (accent mis sur) l’expérience, ce qu’il a appelle
« instrumentalisme » qui est une théorie qui considère les
connaissances comme des outils ou des instruments au service de
l’action.
 Par-là, il est très reconnu en philosophie de l’éducation par sa
doctrine appelée « pragmatisme » : praxis : action et isme : doctrine
donc une doctrine basée sur la pratique ou l’action. De ces réflexions
philosophiques. Il a abouti à la mise au point d’un procédé
d’enseignement « Learning by doing » apprendre en agissant
(faisant) procédé actif qui répond le mieux aux préoccupations de
l’école active.
c. Ses œuvres :
 Démocratie et éducation (1916)
 Reconstruction en philosophie (1920)
 Expérience et nature (1925)
 Le public et ses problèmes
 La logique (1938)
~ 15 ~

7. Jean-Amos Comenius (Jean komesky)


a. Sa vie
Philosophe, théologien et pédagogue allemand du 17ème Siècle, né le
28 mars 1592 à uherky brad de Moravie (Tchèque) mort le 15
Novembre 1670 à Amsterdam (Pays-Bas).
b. Ses idées
 Il est le premier à avoir recommandé la « méthode intuitive » puis
que l’intuition est la base de toutes nos connaissances. Les sens
étant les portes par lesquelles entrent ces connaissances.
 Il prône aussi une « éducation graduée » qui part d’une étape à
l’autre soit du proche au lointain, du facile au difficile, du concret
à l’abstrait, du simple au complexe, du particulier au général, du
connu à l’inconnu.
NB : Comenius apparait comme précurseur de la pensée pédagogique
moderne, car il fut le premier à ériger la pédagogie en science autonome.
c. Ses œuvres
 Grande didactique : son livre réputé (célèbre)
 Portes de langues
 Monde en image

8. MARIA MONTESSORI
a. Sa vie : Médecin psychiatre, pédagogue italienne, figure de proue de
l’éducation nouvelle (première femme diplômée de Rome) née le 31 Août
1870 à chiaravalle près d’Ancône dans les marches et morte le
06/05/1952 à Noordwijk aan zee (Pays-Bas)
b. Ses idées :
 on l’appelé Dottersso à parta de son école maternelle dénommée
« Casa dei Bambini » où elle a étudié les enfants anormaux autant
que Decroly qui lui a emboité le pas.
 Devenue très célèbre à cause de sa notion de « période sensible »
qui est un moment favorable de la vie où l’enfant atteint son
développement organique et mental nécessaire à un type
d’éducation approprié. Ex : l’enfant de 1 mois ne peut pas
marcher, à 1 année esquisser quelques pas. (1 an est la période
sensible).
 La méthode montessorienne dite « d’auto-éducation » s’inspire de
2, idées du dicteur Itard et Seguin reprises ci-dessous :
l’utilisation systématique des ressources sensorielles de l’enfant
et de l’autre, le respect de la liberté et de la personnalité de celui-
ci. Sa pédagogie se caractérise par 3 principes fondamentaux
aux :
~ 16 ~

 Principe de liberté : la discipline doit-être obtenue par la


liberté
 Principe de l’auto-éducation : l’éducation personnelle, le
maitre n’est qu’un guide
 Principe de pédocentrisme : la nature de l’enfant doit être le
point de départ de la ligne directive de toute éducation.
c. Ses œuvres :
 The Montessori Method : scientific 1912
 L’enfant (1936)
 L’esprit absorbant de l’enfant (1949)

9. Jean WILLIIAM Fritz PIAGET


a. Sa vie
Biologiste, épistémologue et grand psychopédagogue Suisse né le
09/08/1896 à Neuchatel et mort le 16 Septembre 1980 à Genève (enterrement
cimetière des rois), fils de Arthur Piget et de la mère Françoise Rebecca
Susanne Jaason influencé par Emmanuel KANT.
b. Ses idées
 Sa contribution est très grande dans le domaine de la psychologie
de l’enfant sur le développement de l’intelligence enfantine.
3 Concepts caractérisent ce développement cognitif de la théorie
piagétienne à savoir : « l’assimilation, l’adamerodation et
l’adaptation ». En unmot l’enfant est un « être actif » car il arrive
à la connaissance par son effort personnel.
 La question fondamentale qui a motivée toutes ses recherches Il
est celle de savoir « comment l’enfant arrive à la connaissance ? »
telle est la base de toute sa pédagogie. Il a alors découvert que
c’est grâce à son « effort personnel » qu’il arrive effectivement à
la connaissance, d’où il va recommander « la méthode active »
qui consiste à faire participer l’élève à la leçon.
 Son principe fondamental est le suivant : « comprendre c’est
inventer ou reconstruire par invention ». En conséquence, la
pédagogie ne peut être qu’active et non directive.
En résumé, Piaget préconise le passage d’une pédagogie réceptive
à une pédagogie inventive.
c. Ses œuvres :
 Le langage et la pensée chez l’enfant (1923)
 La naissance de l’intelligence chez l’enfant (1936)
 La psychologie de l’enfant (1966)
 Psychologie et pédagogie (1970)
10. Robert Dottrens Alexandre
a. Sa vie : Sociologue et pédagogue Suisse n é à Carouge, le 27 Avril 1893
et mort à Troinex le 11 Février 1984 (Professeur à l’institut J.J.
Rousseau).
b. Ses idées
~ 17 ~

S’inspirant de son maitre Claparède avec son principe de l’école sur


mesure et des idées d’Henri Bouchet sur l’individualisation de l’enseignement,
il a conçu « les fiches scolaires adaptées » comme moyen pratique permettant
à l’enseignement individualisé d’améliorer son rendement.
Il en distingue quatre types :
 Fiche de récupération
 Fiche de développement
 Fiche d’auto-instruction
 Fiche d’application (d’exercices, d’entrainement)
c. Ses œuvres
 Metodo globale e scriltura script 1981
 Pédagogia sperimentale e sperimentazione
 The new éducation in Austria (1930)
 Educazione e démocrazia (1968)

11. Burrhus Frederic Skinner


a. Sa vie
Psychologue et penseur américain né le 20 Mars 1904 à susquehanna
(Massachusetts). Fortement influencé par les travaux d’ivan paxlox et ceux du
premier comportementaliste john Watson. Et Edward Thornditere
b. Ses idées
 Dans le domaine de psychologie de l’apprentissage. Il a beaucoup
insisté sur la loi de renforcement (récompenser l’élève) pour
créer la motivation
 Son courant est connu sous le nom de « Pédagogie
cybernétique » celle qui utilise des machines à enseigner.
c. Ses œuvres
 Verbal Behavior (1957)
 Science et comportement humain (1952)
 Abut Behaviorism (1974)
 Par-delà la liberté et la dignité (1971)
2.6 Documents de l’élève
1. L’ardoise
 Ses avantages : elle est d’un emploi économique, d’un
maniement facile et rend de grands services pour l’initiation à
l’écriture dans les petites classes.
 Ses inconvénients : elle raidit les muscles de la main, elle
déforme l’écriture, elle est peu hygiénique, malpropre…
2. Le journal de classe
~ 18 ~

C’est le document qui accompagne l’élève chaque jour et rempli


régulièrement. L’élève mentionne toutes les leçons du jour et le maitre
paraphe. Il signale les sujets de devoir et les dates de leur remise.
Après l’annonce du sujet, l’enseignant procède aussitôt au contrôle des
journaux de classe.
3. Le cahier de communication
Le titulaire de classe veillera à ce que ce document soit tenu avec soin.
En effet, il est un instrument très important qui établit le lien de collaboration
entre les parents et les enseignants ou autorités de l’école.
Ce cahier renseigne somme toute sur les points suivants : état de
santé, conduite, relations avec camarades et autorités, résultats scolaires,
application de l’apprenant, diffusion du règlement scolaire et de
communiqués.
4. Les cahiers
Ce sont des cahiers de résumé, l’enfant aura des cahiers quadrillés
pour les leçons de Maths, les cahiers lignés pour les leçons de Français, cahier
de Dessin, de calligraphie, cahier de devoir…
Les cahiers constituent de véritables outils de travail que complètent
les manuels et doivent être conservés avec les plus grands soins.
L’enseignant les vérifiera périodiquement pour relever les erreurs et les
omissions et exigera les corrections nécessaires.
5. Les livres
Un des achats les plus importants pour le rendement scolaire et valeur
de l’école. L’apprenant peut avoir des livres de Français, de Math etc. Qui le
permettent à préparer des leçons et les approfondir. La confusion subsiste
encore entre manuel et livre.
 Le livre est le terme réservé à tout document de référence avec tous les
détails qu’il contient, par contre
 Un manuel est essentiellement conçu pour des buts scientifiques et
surtout didactiques.

Autres objets classiques


En dehors des documents précités, l’apprenant aura une touche
(ardoise) dans les petites classes, un stylo bleu + rouge, un bon crayon assez
gras, une petite boite de crayons de couleurs, une gomme douce, une règle ou
une latte, au degré terminal, on y ajoute une équerre, un compas, un
rapporteur…
~ 19 ~

Chapitre III. L’EDUCATION


III.1. a. Notion
1. Définition
L’éducation est un terme complexe est difficile à définir.
 Complexe parce qu’elle comprend plusieurs aspects, un contenu très
large, s’adresse à la fois à l’enfant, à l’adulte, au vieux, à l’homme
anormal et en outre plusieurs termes lui sont connexes à apparentés
 Difficile parce que trouver une définition appropriée qui puisse englober
ou couvrir toute ses dimensions n’est pas chose facile. C’est pourquoi
de l’antiquité à nos jours, elle est presque toujours mal définie.
Selon l’Etymologie du terme, l’éducation ses racines du vocable
latin « exducere » Ex : hors de, ducere : conduire, qui signifie conduire
hors de ; et qui veut dire « modifier » « changer »
Ceci revient à dire aussi que l’éducation consiste à emmener l’enfant de
son état initial à la maturité.
En dehors de la définition Etymologique, bien des définitions de
l’éducation ont été données à l’occurrence de :
 Montaigne : « la seule éducation valable est celle que donne la pratique
et l’expérience de la vie plutôt la tête bien faite que bien pleine…
L’observation qui aiguise le jugement. »
 Platon « l’éducation a pour fin de donner à l’âme et au corps toute la
beauté et la perfection dont ils sont susceptibles ».
 Locke : « la réalisation d’une âme saine dans un corps sain, telle est la
fin de l’éducation »
 J.J.Rousseau : « le but de l’éducation est de développer l’homme dans
l’homme ».
 Durkhein : « l’éducation a comme fin de développer chez l’enfant les
états physiques, intellectuels et mental que réclament de lui la société
politique et le milieu social auquel il est distinct »
 Sotelli : « Eduquer c’est former les hommes véritablement libres ».
~ 20 ~

Et bien d’autres auteurs


En bref, nous pouvons dire que l’éducation est l’art d’élever les enfants.
C’est l’action continue exercée sur l’être à éduquer afin de lui faire acquérir
toute la perfection dont il est capable, en fonction de la société de demain dans
laquelle il devra s’intégrer.
2. Buts de l’éducation
a. But immédiat
L’éducation vise à développer les facultés physiques, intellectuelles et
morales de l’individu.

b. But ultime
L’éducation assure la formation totale de l’homme ou l’épanouissement
de toute la personnalité humaine.
NB : L’éducation vient faire de l’enfant un adulte, un homme honnête,
sociable, adapté, compétent, efficace, heureux ayant une formation intégrale
de l’intelligence, de l’esprit, du caractère, du cœur.
Les buts de l’éducation sont différents :
 Selon les sociétés : chacune d’entre elles vise un type particulier
d’homme à former
 Selon l’option philosophique : c’est-à-dire suivant la réponse globale
que tel groupe donne aux questions concernant la destinée de l’homme.
II.2. Importance et droit à l’éducation
a. Importance de l’éducation
Rendre l’individu utile et capable de s’adapter dans la société.
 Pour l’enfant : une bonne éducation, des éducateurs de choix, c’est la
« grande chance » de sa vie. Son épanouissement, son bonheur temporel
et éternel, sa valeur morale et spirituelle, sa réussite en dépendent
presqu’entièrement.
 Pour la famille: une bonne éducation récompense et réjouit les membres
de la famille. Elle prépare aussi l’individu à fonder plus tard un foyer
heureux, en le dotant des principes, des vertus, des compétences qui
assureront la bonne entente conjugale, l’harmonie, la paix, la solidarité,
l’amour du travail.
 Pour la société : la bonne éducation est la garantie du progrès social, de
la prospérité économique, culturelle des peuples.
b. Droit à l’éducation
~ 21 ~

 Ce droit a été reconnu et proposé au monde par la charte des droits de


l’homme, proclamé par l’assemblée générale des Nations Unis. Le 10
décembre 1948, en article 26 qui stipule « toute personne a droit à
l’éducation, elle doit être gratuite au moins en ce qui concerne
l’enseignement élémentaire et fondamentale.
 Ce droit a été aussi reconnu par la constitution de la RDC, article 43
qui stipule « Toute personne a droit à l’éducation scolaire. Il y est pourvu
par l’enseignement national.
 Selon aussi la loi-cadre N°14/004 du 11 Février 2014 de l’enseignement
national de RDC a son article 1èr reconnait ce droit.
III.3. Tâches ou aspects de l’éducation
a. Formation physique (Corps ou matière)
 Notion : L’éducation physique vise à fortifier les muscles, c’est-à-
dire développer le corps en le rendant fort, souple, propre,
résistant et endurant.
On l’appelle aussi éducation corporelle, sanitaire, hygiénique, manuelle. Elle
repose sur la maxime latine « Mens sana in corpore sano » ou un esprit sain
dans un corps sain cela veut-dire que le corps et l’esprit sont intimement liés
de telle sorte que ce qui atteint l’un retentit sur l’autre.
 Moyens pour son développement
- Gymnastique : ensemble des exercices musculaires pour assurer le
développement harmonieux du corps
- Jeux : il s’agit d’activités libres, spontanées et organisées, mais dont les
qualités physiques, intellectuelles et morales.
- Sport : ce sont des activités qui mettent en œuvre la compétition pour
atteindre la performance, en même temps, elles divertissent.
Le sport revêt une importance considérable sur le plan physique, intellectuel
et moral. Il développe l’endurance, l’initiative, l’esprit de décision, la
persévérance, la maitrise de soi, l’esprit d’équipe.
- L’hygiène : enseigne ce qu’il faut faire et éviter pour prévenir la maladie
et pour prolonger la vie.
b. Formation intellectuelle (Esprit)
Elle vise l’acquisition des connaissances (savoir) et le développement
des fonctions cognitives tels
L’intelligence, jugement, la mémoire, l’imagination, le raisonnement, l’esprit
critique, et le sens d’observation.
c. Education Esthétique
Elle vise à éveiller le goût du beau, le sens d’observation et
d’appréciation. Elle amène l’élève à l’administration, à la jouissance et
éventuellement à la création de chases belles.
~ 22 ~

d. Education morale
S’occupe du savoir-être, c’est-à-dire qu’elle développe la conscience, la
volonté, le caractère et l’affectivité.
Les actes humains peuvent être moralement bond ou moralement
mauvais. Aider l’enfant à distinguer le bien du mal, et l’aider à faire le bien et
à éviter le mal, c’est là lui donner une éducation morale.
e. Education sexuelle
Donne des connaissances permettant à l’individu de découvrir
l’identité et rôle propre à son sexe et d’adapter une attitude correcte vis-à-vis
du partenaire.
f. Education professionnelle
Donne des connaissances techniques ou le savoir- faire en vue d’une
adaptation à un métier donné.
g. Education sociale
Donne des connaissances permettant une meilleure intégration de
l’individu dans sa société.
L’homme est un être social c’est-à-dire
 Il veut vivre en compagnie de ses semblables
 Il veut travailler pour la société
 Le plus souvent, il pense comme les autres hommes
 Il veut se sentir guidé, protégé par un chef
En même temps l’homme est anti-social, c’est-à-dire
 Il est égoïste et cet égoïsme l’empêche de remplir ses devoirs sociaux
(charité, justice, entraide)
 Il est envieux et désire dominer ses semblables
Chapitre IV. LA VOCATION DU MAITRE (ENSEIGNANT)
IV.1 Notion
L’enseignement n’est pas un métier comme les autres, mais une
vocation. L’enseignement métier noble.
Le mot vocation tire ses racines du verbe latin vocare qui signifie
« appeler »
 Du point de vu religieux : la vocation est un mouvement intérieur par
lequel on se sent appelé par Dieu
 Du point de vu philosophique : la définie au sens étymologique comme
« attirance, un appel pour une tâche bien déterminée »
 Du point de vu psychopédagogique : il convient d’entendre par vocation,
l’expression d’une aptitude spéciale et d’un goût orientés vers une tâche
à une catégorie de tâches (métiers).
~ 23 ~

NB : Pourquoi l’enseignement est-il une vocation ? (une tâche noble) ?


= Pa la noblesse de son sujet : l’enfant (son éducation, sa formation :
tâche plus grande)
= Par la finesse, la créativité, les qualités humaines requises pour mener
à bien cette formation
= Par le développement, le don soi qu’il exige (il y faut le sens de la
gratuité, l’amour qui ne calcule ni le temps, ni les peines, le courage qui
ne se laisse pas reculer les obstacles.

IV.2 Eléments de la vocation


a. Responsabilité
Etre responsable c’est se sentir concerné par la tâche, savoir
s’acquitter de ses obligations et de ses devoirs. La grande responsabilité
du maitre est de faire acquérir par des élèves, des comportements que
désire la société.
b. Engagement
Il suppose la poursuite d’un idéal que l’on s’est assigné devant
la communauté et une détermination ou une décision de faire toujours
dans ce sens souhaité
Un maitre engagé est celui qui mobilise ses capacités à remplir
loyalement, par un travailleur soigné.

c. Développement
Il est l’aptitude de morale à faire le don soi à un être ou à une cause.
L’amour de l’argent ne doit passer en premier lieu.
d. Honnêteté Professionnelle
Celle-ci est une qualité morale consistant à être sincère avec soi-même
et avec les exigences du métier.
Le maitre évitera de commettre des actes immoraux qui portent
atteinte à sa dignité et à sa personnalité.
Il ne doit pas se hasarder à trouver les élèves sur la matière qu’il ignore.
e. L’attrait
Est l’amour des enfants, sans amour, l’éducation devient impossible.
L’amour fort, profond, efficient, cherchant le bien de l’enfant et non sa propre
satisfaction.

IV.3 Les facteurs du choix du métier


~ 24 ~

1. Les aptitudes
Le mot aptitude rappelle la présence d’un facteur spécifique (talent
spécifique). Posséder les dons, les talents requis pour l’exercice de cette
profession.
Ex : Avoir une facilité numérique à manipuler facilement les chiffres.
2. Les attraits
Il est nécessaire d’aimer, d’avoir du goût, un penchant pour un travail
qu’on va exercer à longueur de journées, d’années…
3. Les besoins de la société « les débouchés) :
il faut que la profession soit rentable, que la société ont besoin de ses produits,
de ses activités, que la demande soit proportionnée à l’offre. On n’étudie pas
pour marquer quoi faire.

CHAPITRE V. L’HYGIENE SCOLAIRE ET


ENVIRONNEMENT
V.1. Notion
L’hygiène enseigne ce qu’il faut faire et éviter
Pour prévenir la maladie et pour prolonger la vie « hygiène a pour devise :
mieux vaut prévenir que guérir »
V.2. Importance
L’enfant ignore ce qu’il doit faire pour se maintenir en bonne santé ou
bien il commet des imprudences par irréflexion
La vie scolaire présente bien des inconvénients au point de vue santé :
langues, heures d’immobilité, rassemblement dans des locaux parfois
~ 25 ~

trop petits ou trop chauds, tension nerveuse prolongée. Il faut tâcher de


diminuer ces inconvénients par l’application d’une bonne hygiène.
Les parents ne soignent pas toujours bien leurs enfants : vêtement,
malpropres, alimentation insuffisante ou trop peu variée, habitation peu
hygiénique. Le maitre doit tâcher de suppléer à la carence de la famille
pour autant qu’il le puisse.
V. 3. Moyens à utiliser
Pour que les élèves puissent observer les règles de l’hygiène, ils doivent
les connaitre. L’instituteur les enseignera d’une manière systématique
et occasionnelle.
Connaitre les principes ne suffit pas, il faut les pratiquer. Les occasions
en sont fréquentes : exiger la propreté des mains, du corps tout entier,
des habits, veiller à ce que les élèves ne courent pas inutilement dans
la pluie, qu’ils ne restent pas avec des habits mouillés, faire entretenir
soigneusement la classe, les lieux d’aisance
Que le maitre interroge parfois les enfants sur leur façon de se nourrir.
S’ils reçoivent un peu d’argent pour s’acheter de la nourriture le matin :
qu’il insiste pour que les élèves achètent des aliments, nourrissants.
Qu’il veille à ce que pain, beignets, etc. ne soient pas déposés n’importe
où emballés dans n’importe quel papier.

Triangle pédagogique
a. Notion
Le triangle pédagogique est une méthode d’analyse de ce qui se passe
en classe, méthode inventée par Jean Houssaye dans sa thèse de doctorat
b. Déroulement (caractéristique)
Dans une classe, toutes les relations se jouent autour de 3 sommets :
- Les élèves - l’enseignant
- Le savoir
Le lien élèves – savoir est l’apprentissage
Entre élèves – enseignant est la formation
Enseignant – savoir est l’enseignement
Voici ci-dessous une représentation de ce triangle.

SAVOIR

Enseigner Apprendre
~ 26 ~

ENSEIGNANT Former ELEVE

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