PEDA3
PEDA3
PREFACE
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AVANT-PROPOS
« Ce n’est pas une âme, ce n’est pas un corps qu’on dresse ; c’est un homme ;
il ne faut pas les dresser l’un contre l’autre » Montaigne.
La mission de l’instituteur est de travailler, en collaboration avec les parents,
à l’instruction et à l’éducation des enfants. Elle requiert à ce fait, un ensemble
de connaissances, tant pratiques que théoriques, qui constituent l’objet de la
« PEDAGOGIE ». Celle-ci, que l’on peut donc définir : science et l’art de
l’éducation. Mais elle aussi philosophie et technique.
Dans son souci permanent de relever le niveau de notre enseignement ou
éducation des enfants congolais, l’auteur distribue depuis un certain temps le
manuel de pédagogie aux élèves de première des humanités pédagogiques qui
comprend invariablement des notions sur l’école, la classe, la pédagogie,
l’éducation, la vocation de l’enseignant et bien d’autres.
Toutes les pratiques auxquelles on recourt pour rendre l’individu utile et
capable de faire face à la société sont désignées et restent sous le nom de
l’éducation.
La pédagogie est l’un des rares métiers où chacun se croit compétent. C’est
très dangereux. Disait J. PIAGET.
Ce manuel étant d’une grande importance, l’auteur invite les élèves ainsi que
les enseignants à en faire un usage correct et aisé de manière rationnelle.
L’auteur témoigne sa gratitude envers tous ceux qui ont contribué à la
réalisation de ce manuel pédagogique à l’occurrence de TWITE NGOY HUGO
Inspecteur de psychopédagogie/secondaire pour la toilette de ce manuel, de
MPUNDU NFUTA JEAN CHRISOSTOME Inspecteur Principal adjoint du
Primaire IPPAP/HAUT-KATANGA I pour ses remarques constructives et ses
efforts ménagés à la parution de ce manuel.
Nous sommes redevables vis-à-vis de MWILAMBWE MAKONGA Félicien
Professeur d’université, de KABEMBA MPOYO HUBERT alors Professeur de
pédagogie, de MWENGE KAPANGU BENJAMIN Professeur d’informatique
pour la saisie.
Que les experts qui se sont dévoués pour l’aboutissement heureux de la
conception et l’élaboration de ce manuel trouvent eux aussi, ici, exprimée
notre reconnaissance.
PSY TENDE BIENVENU
L’auteur
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PLAN DU COURS
CHAPITRE I. Observations Psychopédagogiques
I.1. Généralités
- Notion
- Enseignant, élève, Milieu scolaire
- Matériel
- Relations Pédagogiques
I.2. Ecole
- Notion
- Structure (Composition)
- Importance
I.3. Classe
- Notion
- Structure
- Importance
5.1. Notion
5.2. Importance
5.3. Moyens à utiliser
I.1 Généralités
Notion :
Observer :
C’est regarder attentivement un fait, un objet, un phénomène … en vue
d’avoir une connaissance claire et précise.
C’est appliquer ses sens, sa conscience à un objet afin d’en acquérir
une connaissance claire et précise
Il convient de souligner que l’observation psychopédagogique portera
essentiellement sur les points suivants :
Les attitudes et les comportements des apprenants
Les attitudes et les comportements des enseignants
Les matériels didactiques utilisés
Les facteurs environnementaux
Les relations enseignants-apprenants et apprenants-apprenants
Ces observations psychopédagogiques permettront de faire découvrir à
l’élève les situations et les faits pédagogiques qui se traduisent en
milieux scolaires du primaire avant d’aborder toute notion théorique.
Enseignant
Est l’agent reconnu à l’école, son rôle est d’assurer surtout
l’encadrement intellectuel mais aussi moral des apprenants.
Il est celui qui a la formation voulue à qui l’Etat et les parents ont
donnés le pouvoir d’éduquer leurs enfants.
L’enseignant est appelé aussi :
Professeur à l’université et aux humanités
Instituteur ou institutrice au primaire
Maitre ou maitresse à la maternelle
Moniteur de travaux au secondaire professionnel
Cette distinction se reflète dans les appellations officielles retenues,
mais tous sont appelés enseignants.
Elève (apprenant)
L’élève est la matière première sur laquelle l’enseignant travaille pour
réussir son action didactique.
Il est l’agent principal de son éducation car sans son effort personnel,
ni sa volonté, rien ne peut réussir
Il est appelé écolier, apprenant, à l’université étudiant.
Milieu scolaire
L’école apparait comme un milieu artificiel dans lequel sont dispensées
les connaissances organisées systématiques en vue de faciliter l’insertion de
l’enfant dans la société.
Quoique sa tâche principale soit d’assurer la formation intellectuelle
considérée comme gage de la profession, elle ne s’occupe pas moins de la
formation physique, morale et sociale.
I.2. ECOLE
- NOTION : une école est une institution éducative où l’on dispense des
connaissances systématiques en vue de préparer les jeunes à la vie active.
En son sein, elle jouit d’une organisation
Matérielle
Administrative et pédagogique pour conserver sa viabilité.
- STRUCTURE (COMPOSITION)
Structure ancienne : le président avait déterminé par ordonnance-loi
N°174 du 17 octobre 1962, la structure de l’enseignement primaire ; son
cycle d’études est de 6 ans divisé en 3 degrés de 2 années chacun :
- Degré élémentaire : 1ère et 2ème années
- Degré moyen : 3ème et 4ème années
- Degré terminal : 5ème et 6ème années
Structure nouvelle : l’enseignement primaire actuel au Congo au
primaire est appelé éducation de base de 8 ans :
6 ans (primaire)
2 ans (secondaire général : 7ème et 8ème)
- IMPORTANCE
Par sa mission ; son but, nous pouvons dire que l’école a comme
importance :
D’engager l’avenir de chaque citoyen ainsi que celui de toute la nation
dans un pays, car l’école est considérée comme le moteur de tout
développement
Elle prépare l’enfant à la vie en lui donnant un premier niveau de
formation générale, physique, civique, un idéal d’émancipation et de
promotion industrielle, met en contact avec d’autres civilisations qui
peuvent apporter des enrichissements nouveaux.
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I.3. LA CLASSE
- NOTION : une classe est un groupe qui nait au début de l’année scolaire,
qui se développe au cours de l’année scolaire et qui se dissout à la fin de
l’année scolaire.
NB : une année scolaire compte 222 Jours.
En tant que groupe dynamique, elle n’est pas une somme d’élèves,
mais bien en ensemble de personnes interdépendantes à cause du jeu de force
et de tension qui naissent des personnalités en présence.
-Structure (Composition)
Une classe est composée :
Des élèves
De l’enseignant
De l’équipement
De la salle
a. Des élèves
Les élèves d’une classe n’ont pas le même niveau, il y a des forts,
moyens et des faibles
Ils doivent être plus ou moins de même âge chronologique et mental.
Ex : 6 ans en 1ère année
De même sexe : filles entre elles (Lycée) garçons entre eux (Collège) et
de sexes différents (Ecole mixte).
Ils doivent constituer des rangées en respectant l’approche genre et en
mélangeant les doués et les non doués dans la composition des sous-groupes
de travail.
b. De l’enseignant
En dehors de sa personnalité doit avoir des connaissances
scientifiques et méthodologiques solides, entretenant des relations
interprofessionnelles de qualité avec ses élèves, ses collègues, sa hiérarchie et
les parents d’élèves.
c. De l’équipement
Il est constitué du tableau noir (tableau à marqueur), des bancs, du
matériel didactique ; la disposition des bancs en demi-cercle ou en forme de
U pour faciliter la communication.
Le tableau doit être subdivisé en 3 parties (en raison de 3 étapes de la
leçon) et tenu de gauche à droite tout en adoptant la position pédagogique qui
laisse les élèves voir ce que l’enseignant écrit, ces bancs doivent être adaptés
à l’âge et à la taille des élèves.
d. De la salle
Une salle de classe est généralement une salle dans laquelle se passent
les activités pédagogiques pour l’évolution et la promotion de nos élèves.
Elle doit répondre aux exigences hygiéniques et sanitaires, elle doit être
bien aérée répondant aux normes standards dans ses dimensions normales :
9 m de long, 7 m de large
8 m de long, 7 m de large
4 m de hauteur
224 m3 d’air
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Solutions
S = 1m2 x 8 x 7 = 56m2 V= 1m3 x 8 x 7 = 224m3
56𝑚2 224𝑚3
E/S = = 1,4m2 E/V = = 5,6m3
40 40
Idem
R/ S= effeectif x 1,20 = 40 x 1,20 = 48 m2 Soit 8m x 6m R/ b
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Objet de la pédagogie
A l’instar d’autres sciences, notamment la mathématique, la physique,
la biologie, la psychologie, la didactique dont les objets sont respectivement,
la quantité, la qualité, la vie, le comportement et l’enseignement, la pédagogie
a aussi le sien, c’est l’éducation.
Celle-ci délimite bien le champ d’action qui est immense qu’on le croit.
II.2. Importance de la pédagogie
Est d’aider les futurs enseignants à acquérir les connaissances
pédagogiques.
II.3. Définition des concepts pédagogiques
1. Pédagogie : se présente comme une réflexion scientifique sur l’ensemble
des problèmes soulevés par l’action éducative.
2. Education : est une action orientée vers la pratique, elle s’occupe de la
formation intégrale de l’homme, intellectuelle, morale, physique…
3. Instruction : du point de vue relationnel, l’instruction est un élément
de l’éducation. Autrement dit, l’instruction est incluse dans l’éducation,
mais on parle parfois d’un homme instruit sans éducation, on sous-
entend par là un homme qui, malgré son savoir et son savoir-faire ne
fait pas preuve de bonnes manières d’être ou de vivre.
4. Formation
La notion de formation apparait comme équivalente à celle de
l’éducation, car elle renferme le contenu presque identique. Mais la
formation diffère quelque par de l’éducation en ce sens qu’elle s’applique
non seulement aux êtres humains, mais aussi aux matériels (objets,
choses)
Ex : former une latte pour dire fabriquer et aux immatériels . Ex : former
une ligne.
En résumé, la formation met l’accent sur la technicité
(connaissance pratique du métier) tandis que l’éducation est fort liée au
comportement.
5. Enseignement
Au sens strict, c’est la communication des connaissances
systématiques entre 2 individus dont l’un est émetteur (enseignant) et
l’autre récepteur (enseigné).
L’enseignement se distingue d’autres concepts précités en ce
sens qu’il nécessite la présence d’une autre personne pour se faire.
Tandis que l’homme peut s’éduquer, s’instruire, se former … seul ou
apprendre par lui-même
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6. Dressage
Dresser signifie « élever, domestiquer, dompter ». La différence entre le
dressage et l’éducation est nette : le dressage concerne l’animal, tandis que le
second est le propre de l’homme.
Mais si l’on utilise le terme dressage dans le contexte humain, on veut
alors épingler son caractère autoritaire, pour ainsi dire « l’éducation par
contrainte ».
II.4. Evolution de la pédagogie
La pédagogie a évoluée, elle a commencée par
1. La pédagogie empirique
Basée sur l’expérience et la connaissance pratique de l’enfant, elle n’est
liée à une théorie scientifique quelconque mais à l’observation vulgaire.
La pédagogie empirique est basée sur de vieilles pratiques. Elle
s’oppose donc à la pédagogie scientifique.
2. La pédagogie rénovée
Dont l’initiateur fut J.J Rousseau. Elle constitue un progrès énorme sur la
pédagogie traditionnelle.
L’enfant est devenu le centre de préoccupations éducatives
Elle est psychologique : tient compte des intérêts, des instincts, des
étapes du développement
Elle est active, cordiale, intuitive…
3. On parle aujourd’hui de pédagogie expérimentale
Celle-ci applique les procédés scientifiques à la pratique de l’éducation.
1. SOCRATE
a. Sa vie : philosophe grec né dans l’antiquité à Alopèce en Athènes en
469 et mort en 399 (70 ans), Avant Jésus-Christ, fils de l’ouvrier
scrupteur et d’une sage-femme.
b. Ses idées : Etant philosophe, il est célèbre en pédagogie, par sa
méthode pédagogique dite Socratique (car elle appartient à Socrate).
Dans sa philosophie, sa méthode comprend 2 phases : L’ironie et la
maïeutique.
Il utilisait la maïeutique pour amener son interlocuteur à découvrir
par lui-même la vérité. Du grec « Maïeutike » par analogie avec le
personnage de la mythologie grecque Maïa, la déesse qui veillait aux
accouchements. Cette méthode est dite aussi interrogative car c’est
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2. François RABELAIS
a. Sa vie : écrivain français, né en 1494 à la dévinière commune de seuilly
en Touraine (royaume de France) mort le 09 Avril 1553 à paris. Fils d’un
riche avocat (le baron de lerné). Son pseudonyme est Alcofribas nasier.
b. Ses idées :
l’éducation physique
l’éducation intellectuelle
l’éducation morale
Il préfère « une tête bien pleine », car il est grand défenseur de l’encyclopédisme
(du grec en : dans, kuklos : cercle et paidera : enseignement donc là où l’on
traite toutes les sciences ou tous les concepts. Il met l’accent sur la quantité.
« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »
c. Ses œuvres « Gargantua en 1532» et « pantagruel en 1534 » dans
lesquelles il propage ses idées. Aussi Le tiers livre en 1546, Le Quart
livre en 1552, Le Cinquième Livre en 1564.
Sa devise est « Nathuram sequere » en latin, il faut suivre la nature de
l’enfant.
b. Ses idées :
Son étude sur le développement de l’enfant lui a permis de découvrir « la
loi d’adaptation fonctionnelle » d’après laquelle l’activité se déclenche
lorsqu’elle est de nature à satisfaire un besoin ou l’intérêt du moment.
Il est surtout connu à ce qu’il a appelé « Education fonctionnelle » c’est-
à-dire qui tient compte des besoins et des intérêts de l’enfant.
Il a réalisé aussi une étude dans le cadre de la psychologie différentielle
(de son temps) psychologie individuelle a-il déduit « la loi
d’individualité » qui énonce que tout individu diffère plus ou moins
d’autres par son caractère physique et psychique ; autrement dit, il n’y
a pas deux individus identiques, même pas les jumeaux univitellins. La
conséquence pédagogique de cette recherche psychologique est « l’école
sur mesure » C’est-à-dire celle qui adapte l’enseignement aux
caractéristiques de l’enfant (à son tempérament, à son âge mental, à son
intérêt, à son rythme personnel…)
c. Ses Œuvres :
Psychologie de l’enfant et pédagogie expérimentale (1909)
La question du sommeil (1912)
Comment diagnostiquer les aptitudes chez les écoliers (1924)
Education fonctionnelle (1931)
6. JOHN DEWEY
a. Sa vie : Philosophe, Psychopédagogue américain né le 20 Octobre 1859
à Burlington (Vermont, Etats-Unis), mort le 1èr Juin 1952 à New York.
b. Ses idées
Il soutient l’idée de base selon laquelle la fonction de la pensée est
d’être un instrument qui permet à l’homme de s’adapter à son
environnement parce qu’il est fonctionnaliste en même temps
empiriste (accent mis sur) l’expérience, ce qu’il a appelle
« instrumentalisme » qui est une théorie qui considère les
connaissances comme des outils ou des instruments au service de
l’action.
Par-là, il est très reconnu en philosophie de l’éducation par sa
doctrine appelée « pragmatisme » : praxis : action et isme : doctrine
donc une doctrine basée sur la pratique ou l’action. De ces réflexions
philosophiques. Il a abouti à la mise au point d’un procédé
d’enseignement « Learning by doing » apprendre en agissant
(faisant) procédé actif qui répond le mieux aux préoccupations de
l’école active.
c. Ses œuvres :
Démocratie et éducation (1916)
Reconstruction en philosophie (1920)
Expérience et nature (1925)
Le public et ses problèmes
La logique (1938)
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8. MARIA MONTESSORI
a. Sa vie : Médecin psychiatre, pédagogue italienne, figure de proue de
l’éducation nouvelle (première femme diplômée de Rome) née le 31 Août
1870 à chiaravalle près d’Ancône dans les marches et morte le
06/05/1952 à Noordwijk aan zee (Pays-Bas)
b. Ses idées :
on l’appelé Dottersso à parta de son école maternelle dénommée
« Casa dei Bambini » où elle a étudié les enfants anormaux autant
que Decroly qui lui a emboité le pas.
Devenue très célèbre à cause de sa notion de « période sensible »
qui est un moment favorable de la vie où l’enfant atteint son
développement organique et mental nécessaire à un type
d’éducation approprié. Ex : l’enfant de 1 mois ne peut pas
marcher, à 1 année esquisser quelques pas. (1 an est la période
sensible).
La méthode montessorienne dite « d’auto-éducation » s’inspire de
2, idées du dicteur Itard et Seguin reprises ci-dessous :
l’utilisation systématique des ressources sensorielles de l’enfant
et de l’autre, le respect de la liberté et de la personnalité de celui-
ci. Sa pédagogie se caractérise par 3 principes fondamentaux
aux :
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b. But ultime
L’éducation assure la formation totale de l’homme ou l’épanouissement
de toute la personnalité humaine.
NB : L’éducation vient faire de l’enfant un adulte, un homme honnête,
sociable, adapté, compétent, efficace, heureux ayant une formation intégrale
de l’intelligence, de l’esprit, du caractère, du cœur.
Les buts de l’éducation sont différents :
Selon les sociétés : chacune d’entre elles vise un type particulier
d’homme à former
Selon l’option philosophique : c’est-à-dire suivant la réponse globale
que tel groupe donne aux questions concernant la destinée de l’homme.
II.2. Importance et droit à l’éducation
a. Importance de l’éducation
Rendre l’individu utile et capable de s’adapter dans la société.
Pour l’enfant : une bonne éducation, des éducateurs de choix, c’est la
« grande chance » de sa vie. Son épanouissement, son bonheur temporel
et éternel, sa valeur morale et spirituelle, sa réussite en dépendent
presqu’entièrement.
Pour la famille: une bonne éducation récompense et réjouit les membres
de la famille. Elle prépare aussi l’individu à fonder plus tard un foyer
heureux, en le dotant des principes, des vertus, des compétences qui
assureront la bonne entente conjugale, l’harmonie, la paix, la solidarité,
l’amour du travail.
Pour la société : la bonne éducation est la garantie du progrès social, de
la prospérité économique, culturelle des peuples.
b. Droit à l’éducation
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d. Education morale
S’occupe du savoir-être, c’est-à-dire qu’elle développe la conscience, la
volonté, le caractère et l’affectivité.
Les actes humains peuvent être moralement bond ou moralement
mauvais. Aider l’enfant à distinguer le bien du mal, et l’aider à faire le bien et
à éviter le mal, c’est là lui donner une éducation morale.
e. Education sexuelle
Donne des connaissances permettant à l’individu de découvrir
l’identité et rôle propre à son sexe et d’adapter une attitude correcte vis-à-vis
du partenaire.
f. Education professionnelle
Donne des connaissances techniques ou le savoir- faire en vue d’une
adaptation à un métier donné.
g. Education sociale
Donne des connaissances permettant une meilleure intégration de
l’individu dans sa société.
L’homme est un être social c’est-à-dire
Il veut vivre en compagnie de ses semblables
Il veut travailler pour la société
Le plus souvent, il pense comme les autres hommes
Il veut se sentir guidé, protégé par un chef
En même temps l’homme est anti-social, c’est-à-dire
Il est égoïste et cet égoïsme l’empêche de remplir ses devoirs sociaux
(charité, justice, entraide)
Il est envieux et désire dominer ses semblables
Chapitre IV. LA VOCATION DU MAITRE (ENSEIGNANT)
IV.1 Notion
L’enseignement n’est pas un métier comme les autres, mais une
vocation. L’enseignement métier noble.
Le mot vocation tire ses racines du verbe latin vocare qui signifie
« appeler »
Du point de vu religieux : la vocation est un mouvement intérieur par
lequel on se sent appelé par Dieu
Du point de vu philosophique : la définie au sens étymologique comme
« attirance, un appel pour une tâche bien déterminée »
Du point de vu psychopédagogique : il convient d’entendre par vocation,
l’expression d’une aptitude spéciale et d’un goût orientés vers une tâche
à une catégorie de tâches (métiers).
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c. Développement
Il est l’aptitude de morale à faire le don soi à un être ou à une cause.
L’amour de l’argent ne doit passer en premier lieu.
d. Honnêteté Professionnelle
Celle-ci est une qualité morale consistant à être sincère avec soi-même
et avec les exigences du métier.
Le maitre évitera de commettre des actes immoraux qui portent
atteinte à sa dignité et à sa personnalité.
Il ne doit pas se hasarder à trouver les élèves sur la matière qu’il ignore.
e. L’attrait
Est l’amour des enfants, sans amour, l’éducation devient impossible.
L’amour fort, profond, efficient, cherchant le bien de l’enfant et non sa propre
satisfaction.
1. Les aptitudes
Le mot aptitude rappelle la présence d’un facteur spécifique (talent
spécifique). Posséder les dons, les talents requis pour l’exercice de cette
profession.
Ex : Avoir une facilité numérique à manipuler facilement les chiffres.
2. Les attraits
Il est nécessaire d’aimer, d’avoir du goût, un penchant pour un travail
qu’on va exercer à longueur de journées, d’années…
3. Les besoins de la société « les débouchés) :
il faut que la profession soit rentable, que la société ont besoin de ses produits,
de ses activités, que la demande soit proportionnée à l’offre. On n’étudie pas
pour marquer quoi faire.
Triangle pédagogique
a. Notion
Le triangle pédagogique est une méthode d’analyse de ce qui se passe
en classe, méthode inventée par Jean Houssaye dans sa thèse de doctorat
b. Déroulement (caractéristique)
Dans une classe, toutes les relations se jouent autour de 3 sommets :
- Les élèves - l’enseignant
- Le savoir
Le lien élèves – savoir est l’apprentissage
Entre élèves – enseignant est la formation
Enseignant – savoir est l’enseignement
Voici ci-dessous une représentation de ce triangle.
SAVOIR
Enseigner Apprendre
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