Acte 1 : L’esclave du destin
Chapitre 1 : L’orphelin et les rêves
Edonia, ville vibrante mais déjà fragile, s’éveillait sous une brume grisâtre. Elyan, orphelin depuis sa
plus tendre enfance, se leva comme chaque matin dans l’orphelinat de la ville. Ses mains, fines mais
nerveuses, tremblaient légèrement lorsqu’il repliait sa couverture. À dix-sept ans, il avait appris à se
tenir droit, à sourire quand il le fallait, mais jamais à éteindre les visions qui le hantaient.
Des rêves bizarres le visitaient chaque nuit : des éclats de lumière dans l’ombre, des murmures de
voix inconnues, des symboles qu’il ne comprenait pas. Parfois, il se réveillait en sueur, le cœur
battant, certain que quelque chose de grand et terrible l’attendait.
À ses côtés, Fami, sa meilleure amie, s’étira en bâillant. Elle était sa seule famille, celle avec qui il
partageait secrets et confidences, sans savoir que sa destinée elle aussi était liée aux calamités du
monde.
"Encore ce rêve ?" demanda Fami en posant une main sur son épaule.
Elyan hocha la tête, silencieux. Les mots étaient inutiles : comment expliquer l’inexplicable ?
Chapitre 2 : La flamme de la destruction
Le matin suivant, le chaos éclata. L’orphelinat prit feu sans avertissement, ses murs consumés par
une flamme noire qui semblait presque vivante. Des cris résonnaient dans les rues d’Edonia alors
que la panique s’emparait de la ville. Elyan, couvert de cendres et de sang secoué par l’horreur,
regarda Fami le tirer hors des décombres.
Dans les ruines fumantes, il jura silencieusement : il traquerait ceux qui avaient semé la destruction.
Il ne savait pas encore que les calamités étaient bien plus qu’une simple légende.
Chapitre 3 : Les murmures de l’anarchie
Quelques jours plus tard, alors qu’Elyan errait dans les rues encore chaotiques d’Edonia, un groupe
d’anarchistes manifesta violemment. Leurs banderoles dénonçaient les gouvernants et leurs
pratiques occultes. Elyan observa de loin, fasciné et effrayé.
Un jeune homme aux yeux perçants s’avança vers lui.
"Toi… je te vois. Tu portes un avenir que même les pierres et les étoiles n’osent murmurer. Prends
garde à ce monde, enfant."
Elyan frissonna. Ces mots, étrangement précis, résonnèrent comme un écho de ses rêves. Sans
savoir pourquoi, il sut que sa vie venait de basculer.
Chapitre 4 : La guilde des chasseurs
Poussé par le souvenir de l’orphelinat et les paroles de l’anarchiste, Elyan trouva refuge auprès d’une
guilde discrète : les chasseurs de calamités. Selon la légende elle a été créé par le premier roi
d’edonia, La guilde était secrète, mystérieuse, presque mythique, et seuls ceux jugés dignes
pouvaient franchir ses portes.
Elyan dut faire ses preuves : il ne connaissait rien aux créatures ou aux forces qui déstabilisaient
Teluria, mais sa détermination, sa curiosité et ses rêves étranges convainquirent le maître de la
guilde qu’il méritait sa place.
"Tu ne choisiras pas ce chemin… il t’a choisi", dit le maître, un sourire énigmatique aux lèvres.
Chapitre 5 : L’éveil du destin
Alors que Elyan s’entraînait, perfectionnait ses techniques et découvrait peu à peu le monde des
calamités, les murmures de son avenir le suivaient toujours. Les pierres, les rêves, les voix… tout
semblait le guider vers une destinée dont il ne voulait pas encore prendre conscience.
Et au loin, dans les couloirs du palais, la princesse Iris observait les préparatifs de la guilde pour une
cérémonie royale. Leurs chemins étaient destinés à se croiser, mais pour l’instant, Elyan ignorait
encore qu’une rencontre inattendue allait bouleverser le cours de sa vie et l’entraîner encore plus
profondément dans le cycle des calamités et de l’équilibre du monde.
Chapitre 6 : L’éclat du futur
La guilde avait reçu un appel inhabituel : des perturbations magiques avaient été détectées près du
palais royal. Elyan, encore novice mais déterminé, fut désigné pour accompagner une patrouille
d’élite. Fami le suivit, son regard inquiet mais résolu.
Les rues d’Edonia étaient étrangement silencieuses, comme si la ville retenait son souffle. Les
flammes du précédent incendie avaient laissé des cicatrices visibles, et la peur flottait dans l’air,
palpable.
Alors qu’ils arrivaient à la grande place, Elyan aperçut une silhouette à l’allure royale, mais différente
de tout ce qu’il avait imaginé. Une jeune femme, cheveux d’ébène, posture droite, et yeux d’un vert
perçant, observait les préparatifs avec une autorité naturelle. C’était la princesse Iris, entourée de
gardes, mais elle ne semblait pas intimidée par eux ; elle était là, seule face à la tempête invisible que
la ville traversait.
"Qui êtes-vous ?" demanda-t-elle avec curiosité, mais sans hostilité, en fixant Elyan qui avançait dans
la poussière et la cendre.
Elyan sentit une étrange chaleur dans sa poitrine. Il ne savait pas pourquoi, mais il eut l’impression
que ce moment avait été écrit quelque part, longtemps avant sa naissance.
"Je… je viens aider. La guilde… nous avons été envoyés pour enquêter sur les perturbations."
Iris inclina légèrement la tête, comme si elle comprenait bien plus que ce qu’il disait.
"Alors vous aussi… vous sentez ce déséquilibre ?"
Elyan hocha la tête. Et, pour la première fois, il partagea avec quelqu’un le sentiment étrange qui le
hantait depuis ses rêves.
"Oui… quelque chose… quelque chose de puissant se prépare. Et je crois… je crois que je dois…
agir."
Iris le regarda longuement, silencieusement, comme si elle jaugeait l’étoffe de son âme. Puis, sans
un mot, elle fit signe aux gardes de les laisser approcher.
"Alors suivez-moi. Vous allez voir ce que personne d’autre n’a vu."
Seul, Iris et Elyan passèrent par des corridors cachés du palais, Elyan se demandant ce qu’une
princesse pouvait lui montrer que la guilde ne savait pas. Bientôt, ils arrivèrent devant un ancien
sanctuaire royal, oublié de tous, où reposait une fresque représentant la Pierre de Soleil et la Pierre
de Lune, celles de la légende, ainsi qu'un fragment de la pierre de soleil, scellé par des runes
anciennes.
Le cœur d’Elyan se mit à battre plus vite. Il avait vu des images similaires dans ses rêves, mais jamais
aussi réelles. La pierre semblait réagir à sa présence, émettant une lueur douce mais insistante.
"Vous… ressentez ça ?" murmura Iris.
"Oui… comme si… comme si le monde entier attendait quelque chose de moi…" répondit Elyan, la
voix tremblante.
Iris sourit faiblement, comme pour l’encourager.
"Alors peut-être… que vous êtes celui que les légendes n’osent nommer. Mais attention, les légendes
sont souvent plus lumineuses que la réalité."
Un frisson parcourut Elyan. Jamais il n’avait entendu quelqu’un parler de ses rêves, de cette intuition,
de cette destinée, avec autant de clarté et sans jugement. Il comprit alors que sa vie venait de
changer à jamais : son destin venait de croiser celui d’une princesse, et par extension, celui de tout
Edonia.
La scène se termina sur un silence chargé de présages : Elyan, regardant les pierres, sentit que sa
véritable chasse allait commencer. Fami posa une main sur son épaule et murmura :
"Alors… c’est le début, Elyan."
Et dans le lointain, un grondement étrange fit vibrer les murs du palais, comme si Teluria elle-même
annonçait le début du tourbillon qui allait emporter tous ceux qui s’opposaient à l’équilibre…
Puis la princesse iris invita Elyan dans la place ou resonnait la distorsion, il invita fami avec lui tandis
que les autres membres de la guilde attendaient dehors.
Les couloirs du palais étaient étrangement silencieux, mais une énergie palpable flottait dans l’air,
tordant la lumière et les ombres. Elyan et Fami avancèrent prudemment, guidés par Iris, jusqu’au
cœur du sanctuaire oublié. Là, une perturbation magique se manifestait sous la forme de flammes
violettes et de silhouettes d’ombre mouvantes, comme si les pierres elles-mêmes se rebellaient
contre l’ordre.
Elyan sentit une résonance dans son corps, un frisson qui parcourait ses veines. Ses visions
nocturnes semblaient converger ici, dans ce lieu ancien.
"Vous devez agir rapidement… sinon la perturbation se répandra dans tout Edonia," dit Iris, le regard
fixé sur les flammes.
Fami lanca un sort d'immobilisation mais la flamme réussi a l'esquiver puis, Elyan s’avança, les
mains tremblantes mais déterminées. Il tenta de canaliser sa première incantation, un simple sort de
stabilisation appris à la guilde, et fut surpris : la magie semblait répondre à son esprit, à ses
émotions, comme si le sanctuaire reconnaissait sa présence. Les flammes violettes se tordirent
autour de lui, hésitantes, avant de s’éteindre dans un souffle d’air chaud.
"Comment… avez-vous fait ça ?" demanda un garde, bouche bée.
Elyan secoua la tête, confus : "Je… je ne sais pas. J’ai juste… senti ce qu’il fallait faire."
Iris observa longuement Elyan, son regard brillant d’une lueur qu’il ne comprit pas encore.
"Vous avez un don… plus grand que vous ne l’imaginez. Mais ce don attire autant la lumière que
l’ombre."
Le silence retomba sur le sanctuaire, seulement troublé par les derniers échos de la perturbation
dissipée. Elyan, encore tremblant, rentra à la guilde après avoir remercié la princesse, une fois rentre
il comprit que cette mission n’était que le premier pas d’un chemin qui le dépasserait bientôt.
Chapitre 7 : L’apprenti et la légende
De retour à la guilde, Elyan fut accueilli par des regards curieux et admiratifs. Les membres de la
guilde murmuraient déjà à propos du jeune orphelin qui avait stabilisé la perturbation dans le palais
royal, un acte digne d’un vétéran. Même les instructeurs, pourtant sévères et prudents, le scrutaient
avec un mélange de scepticisme et d’étonnement.
Les jours suivants, Elyan apprit à comprendre le système complexe de magie de Teluria :
• Les flux élémentaires : terre, eau, feu, air, mais aussi lumière et ténèbres, chacune
connectée aux pierres et aux calamités.
• Les sceaux et runes : symboles anciens qui canalisent et amplifient la magie selon la volonté
du mage.
• La chasse aux calamités : technique, observation, rituels de confinement et usage
stratégique des pierres.
Fami l’accompagnait toujours, mais Elyan commença à remarquer des comportements étranges.
Chaque fois que la conversation tournait vers les calamités, elle frissonnait légèrement, détournait le
regard ou semblait troublée sans raison. Ces signes étaient subtils, mais pour quelqu’un comme
Elyan, habitué à ressentir l’invisible, ils ne passaient pas inaperçus.
"Tout va bien, Fami ?" demanda-t-il un soir, alors qu’ils rangeaient des armes et parchemins.
"Oui… tout va bien," répondit-elle, trop vite, trop fermement.
Malgré cela, Elyan continuait de s’entraîner avec acharnement. Sa réputation grandissait : non
seulement il avait attiré l’attention de la princesse Iris, mais il démontrait une intuition et une
sensibilité magique qui dépassaient celles de nombreux mages expérimentés. Les instructeurs
murmuraient déjà : « Cet enfant… il pourrait devenir une légende. »
L’acte se clôture sur Elyan, méditant seul dans la salle d’entraînement, regardant les runes gravées
sur les murs et sentant le poids de sa destinée. L’ombre d’une calamité, invisible mais pressante,
semblait suivre chacun de ses mouvements… et Fami restait près de lui, silencieuse, une énigme que
seule le temps révélera.
Le lendemain, Alors qu’Elyan poursuivait son apprentissage à la guilde, le maître décida qu’il était
temps de former un petit groupe pour les missions à venir.
Deux jeunes recrues furent assignées à Elyan :
• Emilie : Une jeune mage à la chevelure argentée, calme et réfléchie. Elle excelle dans les
incantations de soutien et la maîtrise des flux élémentaires complexes. Sa sagesse et sa
capacité à analyser les situations en font une alliée indispensable, et elle a un sens aigu de la
justice. Son passé reste mystérieux, mais elle cache une douleur qu’elle ne révèle qu’à ceux
en qui elle a confiance.
• Verso : Un combattant sombre et taciturne, archetype du héros “anti-héros” de la dark
fantasy. Il maîtrise les armes lourdes et la magie de l’ombre. Verso est loyal, mais son cynisme
et son passé trouble le rendent difficile à cerner. Il a une affinité naturelle avec les calamités,
ce qui intrigue Elyan et la guilde, et lui permet d’apprendre des techniques rares pour les
traquer.
Le maître de la guilde les réunit dans une salle d’entraînement secrète :
"Vous serez le noyau de nos prochaines missions. Vos forces combinées détermineront l’équilibre
entre l’ordre et le chaos. Apprenez à vous connaître… et à vous faire confiance."
Fami observa Emilie et Verso avec méfiance, ressentant leur puissance et leurs secrets invisibles.
Elyan, quant à lui, sentit immédiatement que ce duo allait devenir indispensable à son chemin.
"Nous avons un long chemin devant nous," dit Elyan.
Emilie hocha la tête avec calme : "Et il faudra plus que de la force brute pour le parcourir."
Verso esquissa un sourire froid : "J’espère juste que ce chemin ne nous tuera pas avant qu’on ait
fini."
Ainsi, le quatuor légendaire était formé : Elyan, Fami, Emilie et Verso. Chacun apportait une facette
unique à leur groupe : intuition, loyauté, sagesse et force brute. Ensemble, ils allaient affronter les
calamités, découvrir les secrets du monde et se rapprocher inexorablement de la vérité sur Elyan et
son destin.
Le lendemain matin ,Après leur admission officielle dans la guilde, Elyan, Fami, Émilie et Verso
assistent à leur premier entraînement collectif.
Dans la grande salle d’entraînement de la guilde, un maître ancien présente les sept styles gravés sur
des fresques murales. Chaque héros doit ressentir avec quel style son esprit résonne.
Le maître d’armes leur présente les 7 styles de combat:
Style I : La Lame du Serment
→ Hérité des chevaliers fondateurs, il repose sur des attaques droites et défensives. C’est le style des
protecteurs et des débutants, simple mais solide. On dit qu’il forge l’esprit avant de forger le bras.
Style II : La Danse du Loup
→ Vif, élégant, il privilégie l’élégance et les assauts fluides. L’utilisateur danse avec sa proie avec la
férocité d’un prédateur et l'élégance d'une ballerine. Très apprécié des assassins et des duellistes.
Style III : Le Rempart d’Obsidienne
→ Style de défense absolue, qui transforme le guerrier en mur infranchissable. Il repose sur la
patience, l’attente et la contre-attaque. Ceux qui l’adoptent sont des bastions vivants.
Style IV : Le Papillon de Nuit
→ Fluide, imprévisible, dansant, semblable à un spectre virevoltant autour de sa proie. Les gestes
sont gracieux mais mortels, trompant l’œil et l’esprit de l’adversaire.
Style V : Le Marteau des Titans
→ Brutal, implacable, ce style mise sur la force brute. Chaque coup est destiné à écraser, broyer,
pulvériser. On dit qu’il fut créé par les géants du Nord.
Style VI : L’Échiquier des Ombres
→ Style intellectuel et calculateur. L’utilisateur lit l’ennemi, anticipe ses mouvements et transforme
chaque faiblesse en ouverture. C’est le style des maîtres tacticiens et des stratèges.
Style VII : Le Chant du Néant
→ Le plus rare et le plus dangereux. Fondé sur les émotions brutes : rage, haine, passion ou peur.
L’utilisateur devient une tempête vivante, mais risque d’être consumé par sa propre puissance. On
dit que ce style murmure à l’âme et la corrompt lentement.
Et les différents types d'arme : épée a une main, épée a 2 mains, lance, double épée, double
pistolets, sceptre magique ,marteau,dague,arc... et les style hybride
Choix de Fami :
Fami, agile et vive, s’oriente vers le Style IV : Le Papillon de Nuit combiné a une épée simple. Elle
surprend tout le monde par son aisance : elle danse littéralement avec la lame, esquivant comme si
son corps connaissait déjà ces mouvements.
Choix de Verso :
Verso, sombre et brutal, s’empare sans hésiter du Style V : Le Marteau des Titans combine à une
epee a deux mains. Ses coups résonnent dans la salle comme des tonnerres. Sa force brute, mêlée à
son aura inquiétante, attire des regards mêlés d’admiration et de crainte.
Choix d’Émilie :
Émilie, réfléchie et méthodique, se dirige naturellement vers le Style VI : L’Échiquier des Ombres
combine a un sceptre. Son intelligence se reflète dans ses parades et ses calculs précis. Elle préfère
attendre l’ouverture plutôt que forcer un coup.
Choix d’Elyan :
Elyan hésite. Son cœur balance entre la Lame du Serment (I) et le mystérieux Chant du Néant (VII).
Quand il essaie le Style I, il se sent aligné, protecteur. Mais lorsqu’il effleure le Style VII, un frisson
glacé parcourt la salle. Le maître le regarde en silence, inquiet, mais ne dit rien. Le destin d’Elyan est
lié à ce chant dangereux…
Concernant larme l'orphelin choisi un hybride ente épée simple et pistolet, un combat équilibrer
entre agressivité et passivité
Le maître annonce :
« Vous avez fait vos choix… mais souvenez-vous : ce n’est pas vous qui domptez un style. C’est lui qui
vous accepte… ou vous consume. »
Chapitre 8 – Les Ombres du Palais
Le soleil couchant baignait les hautes tours d’Édonia d’une lueur dorée. Dans la grande salle du
trône, un événement rare se préparait : l’accueil de délégations étrangères venues de contrées
lointaines. Les nobles, les stratèges et les chevaliers se pressaient dans la salle, impatients de voir
de nouveaux visages et de mesurer les intentions des royaumes voisins.
L’Archon Revan, drapé de sa robe pourpre, trônait en silence. À ses côtés, Iris observait la scène,
fascinée par le cérémonial. Elle sentait confusément qu’un souffle d’histoire traversait le palais en
cet instant.
Les lourdes portes s’ouvrirent, laissant entrer une femme d’une beauté saisissante. Sa chevelure
d’un rouge profond flamboyait comme un feu apprivoisé, et son port de reine semblait faire ployer les
colonnes de marbre. On la présenta comme la princesse d’un royaume reculé du pays de la Terre,
envoyée pour des raisons diplomatiques.
Elle se nommait Jeanne.
Sa voix était douce, mais ses yeux perçants dégageaient une force inquiétante, comme si derrière
chaque sourire se dissimulait une lame invisible.
Iris ne pouvait détourner son regard. Elle avait l’impression étrange que cette femme voyait en elle
quelque chose que personne n’avait encore perçu. Lorsqu’elles se croisèrent enfin, Jeanne inclina
légèrement la tête, son sourire mystérieux flottant sur ses lèvres :
— Princesse Iris… vous avez un éclat singulier. On dirait que le destin lui-même vous a choisie.
Ces mots résonnèrent dans le cœur de la jeune fille comme une énigme.
Peu après, une seconde délégation entra. À sa tête marchait un homme élancé, vêtu d’une tenue
sobre mais élégante. Ses traits étaient marqués par la finesse et l’intelligence, ses yeux reflétaient
une ambition froide. Il se présenta comme Jonas, diplomate d’un royaume encore inconnu .
Contrairement aux autres émissaires, il ne chercha pas à flatter ou à séduire. Ses paroles, claires et
tranchantes, impressionnèrent immédiatement l’Archon Revan, qui y vit une lucidité rare. Très vite, il
fit asseoir Jonas à sa table et lui confia une place de conseiller provisoire, au grand étonnement des
nobles.
Iris, observant l’homme, ressentit un malaise diffus. Quelque chose en lui semblait trop calculé,
trop… dissimulé.
Alors que le banquet débutait, les regards de Jeanne et Jonas se croisèrent à travers la salle. Pendant
un instant, le tumulte des conversations sembla s’éteindre.
Un silence invisible les lia.
Jeanne laissa glisser un sourire narquois, un sourire empli de promesses sombres et de secrets
anciens. Jonas, quant à lui, soutient son regard sans faillir puis souris lui aussi, ses yeux brillant d’une
complicité glaciale.
À cet instant, Iris eut l’impression qu’un pacte muet venait d’être scellé dans les profondeurs de la
salle du trône.
Apres le buffet , Dans une cour isolée du château, Iris se retrouve seule après la grande réception.
Jeanne l’aborde, comme par hasard.
Jeanne lui parle doucement, avec une bienveillance apparente mais des sous-entendus venimeux.
Elle lui dit qu’elle "voit en elle une force que même ses alliés ne soupçonnent pas".
Elle insinue qu’Iris pourrait être plus qu’une simple héritière, que ses dons ne sont pas naturels mais
liés à un "héritage ancien" que personne n’ose lui révéler.
Iris, troublée, vacille entre méfiance et curiosité. Sa confiance en elle est fissurée, elle se demande si
elle n’est pas différente… ou même dangereuse.
Jeanne s’éloigne dans l’ombre, laissant derrière elle une Iris pleine de doutes. Avant de disparaître,
elle murmure : « Quand viendra l’heure, tu comprendras. Et alors, tu devras choisir. »
Iris vain dans sa chambre perturber, les derniers mots de jeanne resonnent encore en elle.
Elle ne le savait pas encore mais elle avait un lien particulier avec cette Jeanne.
Cette nuit-là, Iris ne trouva pas le sommeil. Chaque fois qu’elle fermait les yeux, la voix de Jeanne
revenait, entêtante, s’entremêlant à la vision de la lune écarlate. Et puis, il y avait ce rêve… un cercle
de flammes, des silhouettes encapuchonnées, et au centre, une femme aux cheveux rouges qui lui
tendait la main.
Elle se réveilla en sursaut ,ses yeux étaient cernés. Elle pensait pouvoir se convaincre que ce n’était
qu’une illusion… jusqu’à ce que, sans qu’elle sache comment, la bougie posée près de son lit
s’allume seule.
Alors Iris se leva et va prés de sa fenêtre pour reprendre son souffle ,puis regarda la pleine lune ,cette
nuit-là elle avait une leurre...écarlate.
Chapitre 9 – Le Conseil des Royaumes
Alors qu'un nouveau jour se leva sur edonia ,elyan se réveilla en sursaut par le bruit des foules il sortis
alors immédiatement de la guilde et trouva emilie,fami et verso debout observant la rue d'Edonia
,jamais dans sa vie il a vue les rue dedonia aussi remplit . Il demanda: ”mais qu'esqui se passe
aujourd'hui?” emilie répondue que c’est l'annulaire convocation de l’OPR (l'organisation pour la paix
inter-royaume) “mais c’est pas cense être dans 2 mois??” répondis elyan en criant alors Fami
répondis calmement: ”oui mais avec tous ce qui se passe en ce moment et tout les tension politique
l’OPR a décider de faire une convocation d'urgence”, puis verso proposa d’un ton froid: ”et si on allait
voir ce qui se passe?”
Alors les 4 aventurier se dirigere en direction de la salle de convocation de l’OPR.
La grande salle , située au cœur d’Édonia, brillait d’un éclat solennel. Les vitraux laissaient filtrer une
lumière matinale qui se réfractait sur les pierres blanches et les tapisseries anciennes. Les dirigeants
des royaumes invités se tenaient face à face, chacun sur ses gardes, leurs visages masquant à peine
le ressentiment ancestral.
Revan, Archon d’Édonia, leva la main, imposant le silence.
— Bienvenue à tous, commença-t-il d’une voix grave. Nous sommes réunis pour discuter des récents
troubles et des calamités qui menacent nos terres. Que chacun parle en son nom et pour son
royaume.
Un murmure parcourut la salle. Même le Grand Prêtre Grégoir de Xidora semblait nerveux. Il prit alors
la parole, sa voix solennelle emplissant l’espace :
— Mes amis, il est encore temps de prier le Dieu de l’Ordre pour éviter un conflit ouvert. L’équilibre
doit être préservé, sinon nos royaumes tomberont dans le chaos.
Mais ses mots tombèrent dans un silence glacial.
Dainslif, monarque de Zirconia, fronça les sourcils en direction de Revan :
— Édonia se croit toujours au centre du monde. Vos lois et votre Archon ne concernent que vos
intérêts. Zirconia ne se pliera pas à vos sermons.
Revan répondit froidement :
— Nous ne cherchons pas la soumission, Dainslif. Nous cherchons seulement à protéger nos
peuples. Vos menaces ne font que confirmer le danger qui plane sur nous tous.
Le fils adoptif de Dainslif, Xavier, se tenait silencieux dans l’ombre, observant chaque réaction. Ses
yeux, froids et calculateurs, semblaient mesurer chaque mot, chaque geste, comme s’il préparait
déjà un échiquier invisible.
Maria, chancelière de Fairytopia ,lança un petit rire narquois en regardant les 2 dirigeant se battre
Arisu, Duchesse des Netherlands, lança un regard glacial vers Maria:
— Vous parlez de calamités comme si c’était un spectacle amusant, Maria. Nos peuples ne peuvent
pas se permettre vos caprices. Votre royaume est censé représenter l’eau et la sagesse, pas vos
plaisirs personnels.
Maria haussa les épaules, un sourire désinvolte sur les lèvres :
— Chère Arisu, je mène mon royaume comme je l’entends. Si vos règles glaciales vous étouffent,
c’est votre problème, pas le mien.
Le ton monta. Les murmures devinrent des éclats. Les tensions entre Édonia et Zirconia, anciennes
comme le temps, semblaient prêtes à éclater en conflit direct.
Le Grand Prêtre Grégoir leva les bras, implorant la sagesse divine :
— Calmez vos esprits. L’Ordre exige l’unité. Prions et cherchons à réconcilier nos différends.
Mais son appel fut accueilli par des regards moqueurs ou des silences lourds de mépris. Même
Revan, maître de la diplomatie, sentit l’inutilité de ses paroles.
Dans un coin de la salle, Jeanne, toujours sous son masque de princesse, observait avec attention.
Son regard écarlate se posa sur Iris, qui suivait la discussion avec anxiété. Chaque mot de Jeanne
semblait glisser dans l’esprit d’Iris comme une graine de doute, lui rappelant ses capacités
inexploitées.
Jonas, quant à lui, analysait froidement chaque interaction. Il nota les alliances implicites et les
rivalités, le moindre tressaillement d’ego ou de peur. Ses yeux croisèrent ceux de Jeanne, et un
sourire imperceptible naquit sur ses lèvres. Un lien invisible se tissait déjà entre eux, scellant un jeu
de manipulations que personne d’autre ne percevrait...
Alors que la session touchait à sa fin, les dirigeants se levèrent à contrecœur. La réunion n’avait rien
résolu : la défiance et l’hostilité restaient palpables.
La lune, cette nuit-là encore, sembla refléter une teinte rougeâtre sur les vitraux du palais. Les
présages étaient clairs : l’ombre des calamités, et celle des ambitions humaines, venait de s’étendre
sur Édonia...
« Quand l’ombre s’étend et que la lune se teinte de sang, même les cœurs les plus purs doivent
apprendre à lire le vent. Car c’est lui qui souffle les secrets du nord, et celui qui l’écoute saura quand
agir… ou quand périr. »