0 évaluation 0% ont trouvé ce document utile (0 vote) 51 vues 5 pages Fikhr
Le document présente un cours sur les fondements de l'Islam, incluant des hadiths, la recension du Coran, et les écoles de jurisprudence. Il aborde également la vie et les œuvres d'Ibn 'Ashir ainsi que les statuts légaux dans l'Islam. Enfin, il traite de la propreté et des règles relatives aux ablutions, avec des questions-réponses pour clarifier les pratiques.
Titre et description améliorés par l'IA
Copyright
© © All Rights Reserved
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF ou lisez en ligne sur Scribd
Accéder aux éléments précédents Accéder aux éléments suivants
Enregistrer fikhr pour plus tard
Synopsis (plan détaillé)
Cours n°t du 11 Ramadan 1428
(2309/2007)
1. Hadith Jébrit :
‘Au dire de Sayyiduna ‘Umar —qu’Allah lui accorde Sa satisfaction —
«Un jour, alors que nous étions assis avec lv Messaver W Allah —la bénédiction et le salut
4°Allah sur lui - survint un homme. I! était habillé dun vétement excessivement blanc. Ses
cheveux étaient trés noirs. II ne portait sur aucun signe de voyage. Aucund’entre nous ne le
connaissait, I alla s‘asseoir en face du Popincte —la bénédiction et le salut d'Allah sur lui —
appuyant ses genoux contre les genoux du P:ophcie ~ 1a bénédiction et le satut d°Allah sur lui
— ef Ses mains sur ses jambes.
Tit: «O Muhammed! Informe-moi sur Islam (OL2¥1)p, Le Messaser d Allah — a
bénédiction et le salut d’Allah sur lui - répondit: « LIslam, c"est témoigner qu'il y n'a de
dieu qu’ Allah, et que Mubammad est le Messazer d”Allaly, e'est faite la prigre ; payer Ia
zakat ; jedner pendant le mois du Ramadan ; et accomplir le pélerinage a la (maison 4"Allah)
situ as les moyens de t'y rendre ». L’homme dit: « Tu as dit la vérité ». Cette parole nous
@tonna : comment pouvait-il poser des questions au P'/op<' — la bénédiction et le salut
@’Allah sur lui — et, en méme temps, confirmer ses réponses? Puis il dit: « Parle-moi de la For
(al-indn = aN!) », Le Prophete—la bénédiction et le salut d°Allah sur lui ~ répondit: « La
Foi, c"est croire en Allah, Ses anges, Ses livres, Ses messagers, au Jour du Jugement ct au
destin, qu'il soit bon et mauvais ». L"homme reprit: « Tu as dit la vérité. Maintenant, parle-
moi de Excellence (af-lhsan = cua!) ». |e Prophete —la bénédiction et le salut d’Allah sur
lui—répondit’ « L’Excellence, c'est adorer Allah comme si tu Le vois, car situ ne Le vois
pas, assurément Lui te voit ».
Puis L homme dit: « Maintenant informe-moi sur 'Heure:» |.c Prophet ~ la bénédietion et
Je salut d”Allah sur lui — dit: « Celui qui est questionné n’en sait pas plus que celui qui
questionne ». I dit: « Alors parle-moi de ses signes » II répondit: «La fille esclave donnera
aissance a ses maitresses ; tu verras les va-nu-pieds, pauvres bergers construire de grands
&difices.» Alors il s’en alla et le temps s’écoula. Longtemps aprés il me demanda: « O "Umar,sais-tu qui a posé ces questions? » Je répondis: « Allah et Son Messager fe savent mieux ». I
poursuivit : «ll s'agissait de Gabriel (/ibr4). II est venu vous enseigner votre religion»
Rapporté par Mouslim.
© Pour le Figh,
© islam dans ce hadith renvoie au Figh (Jurisprudence)
‘© Fiman dans ce hadith renvoie 4 la Croyance istamique = al-‘Agida (saga)
© Mihsdn dans ce hadith renvoie a la spiritualité = ai-Tasenwwruf (is)
© Louvrage au programme est le Main d’ttbn Ashir traduit en frangais sous le titre,
« L'essemiel de la religion musulmane », éditions Iqra, 2007,
IL. Recension du Coran
© Das lépoque du Prophtte (eke 53% I y'E4), la recension du Coran eut lieu mais
elle était éparpillée
La I** tentative d'une recension regroupée remonte 4 Sayyduna Abd Bakr al-Siddiq
(4 a ga) aprés la mort dans la Yamdima de 70 Compagnons qui le connaissaient
parfaitement.
© C'est Sayyiduna ‘Uthmin bau ‘Affiin qui achévera cette tache. D'oi la mention en
arabe rasm ‘uthmdnt (Jae gs = vulgate othmanienne) sur chaque exemplaire du
Coran
IIL Les 4 fondateurs des écoles du Figh sunnite
© AbO Hanifa (m. 1SOH= 767) a reneontré 6 Compagnons. II vécut a X@fa. UI possédait
une intelligence hors du commun, Son école s'est surtout diffusée au Moyen et
Extréme-orient (Turquie, Egypte, Syrie, Inde, Pakistan, Indondsie, Mataisie...).
© MAliK Ibm Anas (m,179H= 795) a vécu a Médine, d’oi son surnom d” « Imam de
Médine ». Son école sest surtout diffusée au Maghreb et en Andalousie, ainsi qu’en
irak mais jusqu’a la fin du 7 siete de I’hégite seulement. L*Imam Malik a appris
Vrislam auprés de 900 cheikhs dont 300 tenaient leurs enscignements des Sahaba eux-
mémes et les 600 autres des éléves des ¢léves des Sahabas. Lors de ses études, ila
noté par écrit des quantités trés importantes de Hadiths, Ses cahiers faisaient plusieurs
tomes. Puis il a tri¢ tous ces hadiths, et a retenu les plus authentiques qu'il a consignée
dans son célebre livre al-Minvanea’ (U3), Un second ouvrage intitulé al-
Muderwwana (<3) compilé par ses éléves regroupe les questions-réponses entre
Vimam et ses éléves lors des cours qu’il leur dispensait,
¢ ALSh&fi‘i (m. 204H= 820) a vécu en Irak puis en Egypte. Son école s'est surtout
diffusée en Egypte, en Syrie et au Yémen.
© Ibn Hambal (m. 241H= 855) a vécu 4 Bagdad. Son école s’est surtout diffusée dans
la péninsule arabique, y compris dans les pays du Golfe ; mais cette ¢cale,
aujourd"hui, tend malheureusement a s'effacer 4 cause du Wahabisme.
IV. Présentation d'Ibn ‘Ashir (m.1040H= 1631) et de som poeme
"a La Woie rendue aisée »
# w Le Code » oi sont enregistrés les questions-réponses.© Juriste (fag
(Maroc).
+ Iacomposé un poéme de 314 vers qu'il a divisé en 3 parties correspondant aux 3
degrés du hadith Jibrif (voir ci-dessus).
© Il commence par citer les 3 auteurs sur lesquels il s’est appuyé pour chacune des
parties de son poéme
© al-Ash‘ari pour les régles de la Croyance
© L'Imam Malik pour les régles du Figh
‘© Ab-Junayd pour les régles de la spiritualité
434) originaire d’Andalousie (sud de I'Espagne). Il vécut Fes
© I expose ensuite sa méthode
© On étudiera uniquement la pantie de son poéme consacrée au Figh.
Les conditions obligatoires que doit remplir tout musulman pour pratiquer lislam
a) sain d’esprit
b) pubére : les régles (ou la grossesse) pour les femmes, les poils pubiens ou le
sperme pour les hommes ; a défaut, lige est fixe 4 18 ans selon l'avis
majoritaire.
V. les Cing Statuts Légaux (al-Ahkcim = pis
obligatoire (Fard = (24) : ce que tout musulman* (apte a la pratique de I’ islam) doit
obligatoirement faire. Ex : les 5 piliers de l’islam.
Ilicite (Hardm = j=): ce que tout musulman doit obligatoirement ne pas faire. Ex : boire
de Falco!
Recommandé ( Mustahab = bis“ice; Mandéth = 4524) : ce qu'il est recommande de faire. On
dit souvent que c'est Suana’, selon la pratique du Prophite (Ls 5 4:le dbl (La), Ex : Jetiner
trois jours par mois.
Déconseillé (Makrith = + 5 5S2) : ce qu'il est recommandé de ne pas faire. Ex : lors des
ablutions, se laver l'avant-bras 4 fois au lieu de trois
Licite (Mubah = @44) : est licite tout ce qui n’entre pas dans les 4 catégories précédentes.
C'est le statut par défaut.
© Remargue: L”Imam al-Shifi't est le premier & avoir écrit sur Usd al-Figh
VI. Les deux types d’obligation’
‘© obligation individuelle (Fard al-‘ayn = ce 4 j4): elle est obligatoire pour chaque
musulman.
105-112
‘Aussi bien homme que la femme.
* Ein fat, plusieurs dearés entrent dans la catégorie des actes reconimandés selon leur mérite, le degré le plus
levé étant Swena. Cf p. 108
"= « les racines de la jurisprudence» ; cette discipline plus théorique correspond & ce qu'on a Ihabitude
d appeler en droit pur, a « Théorie du droit »
> p.106© L’obligation collective (Fard al-Kifiya = ©1S) (28): un groupe parmi les musulmans.
doit l’accomplir au nom de tous les autres, ce qui en dispense ces demiers. Ex : La
priére des funérailles : elle est obligatoire mais il suffit qu'un groupe I’accomplisse au
nom de l'ensemble de la communauté, pour que les autres en soient dispensées.
La puiére de absent (Salat al-Ghatb = iia) $32): le Prophite (Le y ails ab Ls) a
distance la priére des funérailles sur le Négus, le roi d’ Abyssinie, qui avait
embrassé I"islam en secret
aD eal me
Cours n°2 du 18 Ramadan 1428
(30/09/2007)
VIL Rappel
+ Ensunnisme, il ya
© 2 écoles de Croyance (Iman)
© 4 écoles de jurisprudence (Islam)
© Des centaines d’écoles de soufisme (Ihsan)*
‘© Le Cheikh al-Buti de Damas estime que le soufisme est aujourd” hui devenue
obligatoire, tant les musulmans sont « a c6té de la plaque », tant ils ne vivent pas
Vislam de Vintérieur.
© AbJunayd était Péléve de Marfi' al-Karkhi (environ 240 H)
¢_L'Imam Malik a dit: « Celui qui applique le Figh sans pratiquer le Tasaww uf (le
soufisme) est un pervers (fasig {3.18 =), celui qui pratique le Tasawwuf' sans appliquer
le Figh est un hérétique (Zindig= 343), enfin celui qui réunit les deux, est dans la
Vérité ».
© Ahlal-Siffa (les gens du bane= %ia! Uhl): nom désignant 70 compagnons qui vivaient
dans un vestibule (ou un portique) couvert inclus dans la mosquée de Médine. IIs y
passaient leur temps et pratiquaient le dhikr en permanence. Ils n’en sortaient que
pour cultiver la terre ou pour combattre. Ils n’avaient aucune famille, ni femme, ni
enfant
seb’
‘Remargue : les tradueteurs du Matn d’Ibn ‘Ashir ont oublié 3 vers concernant ce chapitre
VIN. La Propreté (af-Tahara
* Les soutis appellent af-ZAsdn, la station de la contemplation et de la proximté (divines).
%p. 115-132«La propreté se rapporte a trois choses
+ L’eau avec laquelle on fait ses ablutions,
+ Lecomps et les vétements admis pour faire la prigre,
+ Les tissus (comme tapis) et emplacement réservés 4 la priére
Ainsi sont envisagées l'ensemble des choses qui rendent impures l'eau, le corps et les
vélements. Toute priére est nulle et irrecevable sans le nettoyage préalable d'une chose
impure. La propreté du corps ne renvoie pas au rite des ablutions qui reléve de la Pureté
rituelle et, de ce fait, est traté dans le chapitre suivant
A> Lécau_ propre (al-Ma' = +43)
Régle : L’eau utlisée pour les ablutions (al-Wudii'= + »-=53) doit étre pure, épargneée
de tout changement concernant 3 points:
1- Lacouleur
2- L’odeur
3- Le goat
‘* Ces 3 conditions doivent étre réunies pour que l'eau soit considérée comme pure et
purifiante.
Questions/Réponses
* Q1-:Si, dans une grande bassine d'eau destinge aux ablutions, un peu de lait tombe par
inadvertance, !’eau est-elle toujours pure et purifiante ?
R1 : Ouisi aucun des 3 changements ci-dessus n'est constaté,
© Q2:Sic’est un peu d’urine ?
R2 : Oui, mais si de l'eau pure est disponible ailleurs (robinet...), alors elle devient
déconseillée (makruh =2,5S+ ), En revanche, si l'eau est altérée, elle est impure.
© QB:sil’cau sent le soutte ?
R3 : Ouisi c’est une eau maturellement soufrée ; de méme que l'eau de mer qui a un
goit sal¢ est pure ou une eau naturellement gazeuse. En revanche, une eau rendue
gazeuse par ajout de monoxyde carbone ou qui a pris une odeur de javel (due a l’ajout
une pastille purifiante introduite dans la bassine) n'est plus valable pour I'Wuda”
mais valable pour la cuisine
© Q4: Une eau usée retraitée dans une station d’épuration ?
R4 : Oui méme si elle a une légére odeur de chlore, car eau destinée a l"ensemble de la
‘communauté urbaine
* QS: Une eau déja utilisée pour les ablutions (et qui serait retombée dans la bassine),
est-elle encore pure pour de nouvelles ablutions ?
RS : Ouisi les 3 conditions sont toujours réunies. Non pour les Hanéfites. Si une
femme qui a ses régles touche une eau pour les ablutions, cette eau est toujours pure.
‘© Q6:si une fiole de parfum tombe dans l'eau ?
Vous aimerez peut-être aussi