0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
25 vues20 pages

Cours Officiel

Transféré par

lotfibarca187
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
25 vues20 pages

Cours Officiel

Transféré par

lotfibarca187
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

ACTE MEDICAL

Dr.M.HAMOULHADJ
I. Introduction, Définition :

Le médecin apparaît comme revêtu d’un privilège unique : « celui de


travailler sur le corps humain de son patient » (R.Savatier).

« L’acte médical, s’il est assurément dans la plus part des cas un acte
scientifique, il est aussi à des degrés divers un acte social, et toujours un
fait psychologique ».
L’Acte Médical est l’acte de soins pratiqué par un Médecin, à visée
Diagnostique ou Thérapeutique.
Cet Acte peut donc être :
• Préventif (vaccination),
• Diagnostique (clinique, d’imagerie, de biologie…),
• Curatif (antibiothérapie…),
• Palliatif ou de Réadaptation (rééducation).
II. Fondements juridique de l’acte de soins :

L’Acte de Soins est la traduction médicale pratique du contrat de


soins ou contrat médical qui en est le support légal.
Un Contrat, rappelons-le est une : « convention par laquelle une ou
plusieurs personnes s'obligent envers un ou plusieurs autres à donner à
faire ou à ne pas faire quelque chose » art 54 CC.

Appliqué au domaine médical, le contrat est l'accord par le quel le


malade exprime la volonté d'accepter les soins que nécessite son état
de santé, assortie de la volonté du médecin de les lui donner.
 L’acte médical n’ayant fait l’objet d’aucune disposition particulière
dans le code civil, c’est à partir d’une approche analytique des
sources légales des obligations qu’il faut partir pour tenter d’en cerner
la nature juridique.

 L’analyse des différents contrats, classiquement définis, ne permet pas


d’assimiler à l’un d’entre eux le contrat médical.

 C’est donc à un contrat « innomé » que nous avons affaire et dont il


nous faut rechercher les caractéristiques en fonction des obligations
spécifiques de l’exercice médical.
Le concept concret du Contrat de Soins entre le Médecin et son
Patient est :

• Verbal (aucun écrit n’est nécessaire) ;


• Tacite (sans mot mais dés l’entré au..) ;
• Synallagmatique c.a.d symétrique ;
• Civil (régis par le Code Civil)
• Résiliable (nul ne peut être considéré comme engagé indéfiniment)
• Les conditions de la formation du Contrat sont :
• - La Capacité du Contractant (art 78 du CC, art 197 et 198 de la L.P.P.S
et art 44 et 73 du CC.)
• - Le Consentement des Parties (art 59 à 91 du CC)
• - La Licité de l’Objet du Contrat (art 96-99 du CC)
• - La Licité de la Cause du Contrat (art 97-98 du CC)
En exigeant ces 4 conditions, la Loi se réserve un contrôle :
• - Sur la Manière dont l’accord doit être conclu ;
• - Sur la Personnalité même des parties contractantes ;
• - Sur le Contenu de leur accord et les obligations qui leur sont permis
de faire naître ;
• - Sur la Cause de leur engagement .
Les Obligations :
• Les Obligations mises à la charge du médecin sont le plus souvent des
Obligations de moyens et de Prudence et de Diligence conformes aux
données acquises actuelles de la Science.

• Obligation d'information:
• Le praticien promet d'informer son patient.

• L'absence d'information claire, loyale et adaptée caractérise le non


respect de cette obligation.
1)La capacité des contractants :

• C’est parce que le consentement joue un rôle fondamental dans le


contrat qu’il faut s’assurer que la volonté s’y trouve exprimée, soit le
fait d’une personne en mesure de savoir parfaitement ce à quoi elle
s’engage et est habilitée à le faire. C’est ce qui ressort dans l’Art 78 et
40 du code civil.
• La capacité du médecin suppose qu’il remplisse en outre les conditions
légales d’exercice de la médecine prévues à l’Art 194 de la loi sanitaire
à savoir :
- Conditions de nationalité.
• Diplôme et visa préalable du ministère de la santé, sans lesquels
l’exercice de la médecine serait illégal (Art 214 de LPPS) et le contrat
médical frappé de nullité (Art102 du code civil)
• Pour le cas des mineurs et incapables majeurs ( démence), le
consentement du tuteur légal est obligatoire (Art 44 du code civil)

• Une exception doit être cependant notée, celle ou le médecin appelé


d’urgence auprès d’un mineur ou d’un autre incapable et lorsqu’il est
impossible de recueillir en temps utile le consentement de son
représentant légal, doit donner les soins qui s’imposent.
2/ Le consentement des parties :
• Le consentement est l’élément de base du contrat. Consentir, c’est être
d’accord avec quelqu’un sur l’opération que le contrat doit permettre de
réaliser.
Pour le médecin : Hormis les cas d’urgence ou les cas ou il manquerait
d’humanité, le médecin a le droit de refuser ses soins pour des raisons
professionnelles ou personnelles, mais il doit s’assurer de la continuité
des soins.
Pour le malade :
- Le consentement doit être obtenu au préalable (obligation) : le
consentement du malade doit être libre, éclairé et conscient.
• Art 43 et 44 du code de déontologie.
3/ la licéité de l’objet du contrat :
• Pour que le contrat soit valable, il faut qu’une 3ème condition soit
remplie : il faut que l’objet du contrat, c’est à dire, le but poursuivi, soit
moralement justifiable, licite et légitime.
- L’accord des deux parties ne suffit pas à rendre licite l’objet de leur
volonté contractuelle.
- Les opérations chirurgicales, injections, prélèvements,
vaccinations…seraient assimilés au délit de coups et blessures
volontaires, si l’objet médical de ces actes ne constituait pas un fait
justificatif, leur enlevant leur caractère délictueux.
- stérilisation, ligature des trompes, ligatures des déférents ,
avortements sans motif médical valable et l’euthanasie sont
considérés comme des délits
• L’Art 273 du CPA punit quiconque se rend coupable de castration.
• L’Art 304 du CPA punit l’avortement
• L’Art 254- 255 du CPA punit quiconque se rend coupable d’euthanasie
au même titre que l’homicide ou l’assassinat.
4/ La licéité de la cause du contrat :

• « C’est la 4ème condition du contrat. Le contrat est nul si on s’oblige


sans cause ou lorsque la cause est contraire à l’ordre public ou aux
bonnes mœurs » Art 97 du CCA.
• La cause doit donc exister et être licite, non seulement au moment de la
formation du contrat mais aussi pendant toute la durée de son
exécution.
• Objectivement, la cause est le pourquoi de l’obligation, la raison qui
pousse le patient à contracter avec le médecin.
• IV/ Les obligations réciproques du médecin et du malade :

1) Les obligations du médecin :


• Définis par les articles 42 à 58 du code de déontologie.
 Obligation de fournir des soins consciencieux, attentifs, conformes aux
données actuelles de la science => il y a une obligation de moyens et
non de résultats.
 Obligation de réaliser un diagnostic : Art 45 du CD.
 Obligation de traiter : le médecin est libre de la prescription qu’il
estime appropriée. Il doit s’interdire de faire courir au malade un
risque injustifié : Art17 du CD.
 Obligation d’obtenir le consentement : Art 43 et 44 du CD.
 Obligation d’assistance et de conseil : il faut donner des
informations ou des indications utiles au malade ou à sa famille,
concernant le traitement, règles d’hygiène et prophylaxie : Art48 du
CD.
 Ne pas abandonner son malade en danger et s’assurer que la
continuité des soins sera assurée : Art9 et 50 du CD.
• Obligation du respect du secret professionnel : Art 36 à 41 du CD.
1) Les obligations du malade :
 Acceptation des mesures médicales proposées.
 Paiement des honoraires.
Conclusion

• L’acte médical reste toujours un colloque singulier où le patient


rencontre le médecin au sein d’un contrat que la société pourra
examiner et critiquer.
• Le dépistage, diagnostic et traitement procèderont toujours de deux
exigences : la compétence technique et l’humanisme.

Vous aimerez peut-être aussi