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Manuel de L'ecologie Générale 4e Des Humanités

L'écologie est la science de l'habitat, étudiant les interactions entre les êtres vivants et leur milieu. Un écosystème est défini par la biocénose (organismes vivants) et le biotope (milieu abiotique), avec des facteurs écologiques classés en abiotiques (climat, sol) et biotiques (interactions entre espèces). Les interactions entre organismes incluent la compétition, la prédation, et le mutualisme, influençant la dynamique des populations et des communautés.

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Manuel de L'ecologie Générale 4e Des Humanités

L'écologie est la science de l'habitat, étudiant les interactions entre les êtres vivants et leur milieu. Un écosystème est défini par la biocénose (organismes vivants) et le biotope (milieu abiotique), avec des facteurs écologiques classés en abiotiques (climat, sol) et biotiques (interactions entre espèces). Les interactions entre organismes incluent la compétition, la prédation, et le mutualisme, influençant la dynamique des populations et des communautés.

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SEED D BEART ’ » \ i | (| ZS] il Se We ‘ MANUEL DEL’ECOLOGIE | GENERALE | ‘ rill ‘ umé du cou! INTRODUCTION 1. Définition "i ‘ Le mot « écologie » a été créepartir de deux mots grees : vikos qui veut dire : maison, habit qui signifie science. at, et logos L’écologie apparait done comme ta science de Mhabitat, étudiant les conditions d'existence des ¢tres yivants et les interactions de toute nature qui existent entre ces étres vivants et leurs milicux. 2. Notion de systéme écologique : Ecosystéme Un écosystéme est par définition un systéme, c’est-i-dire un ensemble d’éléments en interaction les uns ayec les autres. C’est un systéme biologique formé par deux éléments indissociables, la biocénose et le biotope. La biocénose est l'ensemble des organismes qui vivent ensemble (zoocénose, phytocénose) Le biotope (écotope) est le fragment de la biosphére qui fournit a la biocénose le milieu abiotique indispensable. La biosphere est la partie de I’écorce terrestre oti Ia vie est possible. La biosphere comprend une partic de la lithosphere ; une partie de I’atmosphére. Exemple : une forét constituée d’arbres, de plantes herbacées, d’animaux et d’un sol. Ecosystéme : forét. Biocénose : phytocénose (arbres, plantes herbacées) et zoocénose (animaux), Biotope : sol. Suivant I’échelle de l’écosystéme nous avons : = un micto-écosystéme : exemple un arbre ; = un méso-écosystéme : exemple une forét ; - un macro-écosystéme : exemple une région Un individu est un spécimen d’une espéce donnée. Une population est un groupe d’individus de la méme espéce occupant un territoire particulier & une période donnée, Une communauté ou biocénose est I’ensemble des populations d’un méme milieu, peuplement animal (zoocénose) et peuplement végétal (phytocénose) qui vivent dans les mémes conditions de milieu et au voisinage les uns des autres. 2%" année Sciences Biologiques 2019/2020 1 coL OGIE GENERALE/ Résumé du cours Dr. Fellah F. CHAPITRE I. FACTEURS DU MILIEU Notion de facteur écologique On appelle « facteur Ecologique » tout élément du milieu pouvant agir directement sur les étres vivants au moins durant une phase de leur cycle de vie. Les facteurs écologiques sont de deux types : Facteurs abjotiques : ensemble des caractéristiques physico-chimiques du milieu tel que les facteurs climatiques et édaphiques. Facteurs biotiques : ensemble des interactions qui existent entre des individus de la méme espéce ou despéces différentes. 11. Facteurs abiotiques A- Facteurs climatiques 1. Définition du climat Le climat est l'ensemble des conditions atmosphériques et météorologiques propres a une région du globe. 2. Principaux facteurs climatiques 2.1. Température La grande majorité des étres vivants ne peut subsister que dans un intervalle de températures comprise entre 0 et 50°C en moyenne. Les températures trop basses ou trop élevées déclenchent chez certains F animaux un état de dormance appelé estivation ou hibernation. 2.2. Humidité et pluviosité L’eau représente de 70 4 90% des tissus de beaucoup d’espéces en état de vie active. En fonction de leurs besoins en eaux, et par conséquent de leur répartition dans les milieux, on distingue : * Des espéces aquatiques qui vivent dans |’eau en permanence (ex : poissons) ; = Des espéces hygrophiles qui vivent dans des milieux humides (ex : amphibiens) ; = Des espéces mésophiles dont les besoins en cau sont modérés et qui supportent des alternances de saison séche et de saison humide ; Des espéces xérophiles qui vivent dans les milieux secs oi le déficit en eau est accentué (espéces des déserts). Les étres vivants s’adaptent A la sécheresse selon des modalités trés variées = Chez les végétaux * Réduction de I’évapotranspiration par développement de structures cuticulaires imperméables. Réduction du nombre de stomates. * Réduction de la surface des feuilles qui sont transformées en écailles ou en épines. * Le végétal assure son alimentation en eau grace 4 un appareil souterrain puissant. = année Sciences Biologiques 2019/2020 2 Pei. a LOGIE G RALE/ Résumé du cow _Dr, Fella F chez les animaux Utilisation de l’eau contenue dans les aliments, Réduction de l’exerétion de l'eau par émission d’une urine de plus en plus concentrée. «Utilisation de eau du métabolisme formée par l’oxydation des graisses (dromadaire). 2.3. Lumiire et ensoleillement ensoleillement est défini comme étant la durée pendant laquelle le soleil a brillé éelairement @ une action importante non seulement par son intensité et sa nature (longueur d’onde) mais aussi par la durée de son action (photopériode). ction sur les végétaux Les vegétaux sont adaptés A l'intensité et a In durée de I’éclairement, Cette adaptation est importante lorsque les végétaux passent du stade végétatif (phase de croissance et de développement) au stade reproductf (floraison). Les vegétaux peuvent étre divisés en trois catégories : Les végétaux de jours courts ils ne fleuriront que si la Photopériode au moment de I’éclosion des bourgeons est inféricure ou égale a 12h d’éclairement. + Les végétaux de jours longs : qui ont besoin pour fleurir d’au moins 12h d’éclairement. Les indifférents : la durée d’éclairement ne joue aucun réle dans la floraison. ‘Action sur les animaux Chez les animaux, le rOle essentiel de la photopériode réside dans lentretien des rythmes biologiques saisonniers, quotidiens (circadiens) ou lunaires. + Rythmes biologiques saisonniers : ils sont de deux types : Rythme de reproduction chez les vertébrés: ils ont pour résultat de faire coincider la période de reproduction avec la saison favorable. ~ Diapause: 1a photopériode est le facteur essentiel qui déclenche chez animal entrée en diapause avant que ne survienne la saison défavorable. + Rythmes quotidiens ou circadiens I1sagit de rythmes dont 1a période est égale 24h. Ils sont entretenus par un mécanisme interne mal ‘onnu appelé « horloge biologique », dont le réglage est conditionné par I'éclairement et la température * Rythmes lunaires ls'agit de rythmes d’activité déclenchés par la lumiére lunaire. Ils sont surtout connus chez les animaux mains. 24, Vent Vimpact de ce facteur sur les étres vivants peut se résumer comme suit : * Maun pouvoir desséchant car il augmente I’évaporation, = Saussi un pouvoir de refroidissement considérable ‘année Sciences Biologiques 2019/2020 3 a me e pOOLOGIE GENERALE Résumé du cours Dr. Fellah F, activité des insectes est ralentie par le vent. [Link] crest um facteur écologique important en montagne. La couverture de neige protége le sol du reffoidissement, Sous un métre de neige, la température du sol est de -0,6°C, alors qu’elle est de -33,7°C la surface. p Facteurs édaphiques ( mlatiy ow Set). 1, Définition du sol [esol est un milieu vivant complexe et dynamique, définit comme étant la formation naturelle de surface, 4 structure meuble et 'épaisseur variable, résultant de la transformation de la roche mére sous-jacente sous l'influence de divers processus : physiques, chimiques et biologiques, au contact de l'atmosphére et des tes vivants. ll est formé d'une fraction minérale et de matiére organique. Les facteurs édaphiques 1.1. La texture du sol La texture du sol est définie par la grosseur des particules qui le composent : graviers, sables, limons, argiles. Particule iamétre Graviers >2mm 7 Sables grossiers | 2mma0,2mm Sables fins 0,2 mm a 20 pm Limons. 20 um a 2m 5P Argiles <2um On détermine les textures suivantes : * Textures fines : -omportent un taux élevé d’argile (>20%) et correspondent a des sols dits « lourds », 4ifficiles 4 travailler, mais qui présentent un optimum de rétention d’eau. * Textures sableuses ou grossiéres : elles caractérisent les sols légers manquant de cohésion. * Textures moyennes : on distingue deux types : Les limons argilo-sableux qui ne contiennent pas plus de 30 435% de limons, qui ont une texture Parfaitement équilibrée et qui correspond aux meilleurs terres dites « franches ». ~ Les sols a texture limoneuse, qui contiennent plus de 35% de limons, sont pauvres en humus. 12. La structure du sol ‘a stucture est organisation du sol. On distingue principalement trois types de structures : * Particulaire : oti les éléments du sol ne sont pas liés, le sol est trés meuble (sols sableux), * Massive : oii les éléments du sol sont liés par des ciments (matiére organique, caleaire). Ce type de Sol est compact et peu poreux. Sees a 2 année Sciences Biologiques 2019/2020 Amz ocoo0oh = Aeon 4 Feros Nper hy owvere j permeable ies pcoL0GIE G INERALE/ Résumé du cours Dr. Fellah F, + Fragmentaire: od les éléments sont liés par des matigres organiques et forment des agrégats de ; Bee mains importantes. Cee structure cat i plos favorable & la vi Sper elle favorise activité biologique en général, en Permettant la circulation de I’ 13, Lreau du sol des étres vivants, car air et de l'eau. « L’eau hygroscopique : provient de Vhumidité partcules du sol. Elle est retenue trés éne vivants. Teiquement et ne peut étre utilisée par les organismes + Lteau capillaire non absorbable: occupe jes Pores d’un diamétre inférieur a 0,2 mm. Elle est également retenue trop énergiquement pour étre Utilisée Par les organismes vivants, P illaire absorbable : située dans 5 +» L’eau capi = mee/dans les pores dont les dimensions sousicomprles| subs 0/%e! ar Tes vépétaux et elle permet 1’ Protozoaires comme les flagellés. tb Ogmm. Flle est absorbée p: activité des bactéries et des petits + Leau de gravité : occupe de fagon ‘emporaire les plus grands pores du sol. 14. LepH du sol plus représentées dans la nature. 1.5, La composition chimique Tee dimenisycs plus étadiés en ce qui conceme leur action sur la faune et la flore sont les chlorures et le calcium. Ete 2yent des teneurs importantes on chlorure de sodium, ont une flore et une faune trés particuliére, Les plantes des sols salés sont des halophytes, En fonction de leurs préférences, les plantes sont classées en caleicoles (espéces capables de supporter tes feneurs élevées en calcaire), et caleifuges (espéces qui ne supportent que de faibles traces de calcium), lessols dits anormaux renferment de fortes concentrations éléments plus ou moins toxiques : soufre, Dagnésium...etc. [Link] biotiques {es facteurs biotiques sont l'ensemble des actions que les organismes vivants exercent directement les lissur les autres. Ces interactions, appelées coactions, sont de deux types : Homotypiques ou intraspécifiques, lorsqu’elles se produisent entre individus de la méme espéce + Rétrotypiques ou interspécifiques, lorsqu’elles ont lieu entre individus d’espéces différentes. = Amiée Sciences Biologiques 2019/2020 > vn | Gi JRALE/ Résumé du cours Dr. Fellah F. Coactions homotypiques L’effet de groupe 1 1 n parle d’effet de groupe lorsque des modifications ont lieu chez des animaux de la méme espéce. 'effet de groupe est connu chez de nombreuses espéces d’insectes ou de vertébrés, qui ne peuvent se reproduire nommalement et survivre que lorsqu’elles sont représentées par des populations assez pombreuses. exemple : On estime qu’un troupean d’éléphants d°Afrique doit renfermer au moins 25 individus pour pouvoir survivre. L’effet de masse [effet de masse se produit, quand le milieu, souvent surpeuplé, provoque une compétition sévére aux conséquences néfastes pour les individus. Les effets néfastes de ces compétitions ont des conséquences sur le métabolisme et la physiologic des individus qui se traduisent par des perturbations, comme la baisse du taux de fécondité, la diminution de la natalité, ’augmentation de la mortalité. La compétition intraspécifique + Apparait dans les comportements territoriaux, c’est-a-dire lorsque l’animal défend une certaine surface contre les incursions des autres individus. = Lemaintien d’une hiérarchie sociale avec des individus dominants et des individus dominés. = La compétition alimentaire entre individus de la méme espéce est intense quand la densité de la population devient élevée. Chez les végétaux, la compétition intraspécifique, liée aux fortes densités se fait surtout pour I’eau et la lumiére. 2. Coactions hétérotypiques 21, Le neutralisme On parle de neutralisme lorsque les deux espéces sont indépendantes : elles cohabitent sans avoir aucune influence l'une sur l'autre, 22. La compétition interspécifique Lacompétition interspécifique peut étre définit comme étant la recherche active d’une méme ressource du milieu (nourriture, abri, lieu de ponte, ete. Cependant, deux espéces ayant exactement les mémes besoins ne peuvent cohabiter, I’une d’elle étant forcément éliminée au bout d’un certain temps. C’est le principe de Gause ou principe d’exclusion compétitive, 23. La prédation |eprédateur est tout organisme libre qui se nourrit aux dépend dun autre. II tue sa proie pour la manger. ™* cme Sciences Biologiques 2019/2020 a IENERALE/ Résumé du cours Dr. Fellah F. te parasitisme 1 ye prsie est un organisme qui ne méne pas une vie libre : il est au moins, a un stade de son goeloppementy lié a la surface (ectoparasite) ou a 5 Lecommensalisme se intérieur (endoparasite) de son héte. eration ene Une ee dite commensale, qui en tire profit de l'association et une espéce hote qui sree ni avantage ni nuisance, 36, be mutualisme cestune interaction dans laquelle les deux Partenaires trouvent un avantage. gsemple : Les graines des arbres doivent étre dispersées au loin pour survivre et germer. Cette dispersion est oeuvre d’oiseaux, de singes.. .qui en tirent Profit de l’arbre (alimentation, abri...). L/association obligatoire et indispensable entre deux espéces est une forme de mutualisme A laquelle on réserve le nom de symbiose. Dans cette association, chaque espéce ne peut survivre, croitre et se développer qu’en présence de I’autre. Exemple : Les lichens sont formés par l'association d’une algue et d’un champignon. 23, L’amensalisme C'est une interaction dans laquelle une espéce est éliminée par une autre espéce qui secréte une substance toxique. 13. Interaction des milieux et des @tres vivants Les étres vivants sont éliminés totalement, ou bien leurs effectifs sont fortement réduits lorsque I’intensité des facteurs €cologiques est proche des limites de tolérance ou les dépasse. A. Notion de niche écologique Les organismes d’une espéce donnée peuvent maintenir des populations viables seulement dans un certain registre de conditions, pour des ressources particuliéres, dans un environnement donné et pendant des périodes particuliéres. Le recoupement de ces facteurs décrit la niche, qui est la position que l’organisme coccupe dans son environnement, comprenant les conditions dans lesquelles il est trouvé, les ressources qui utilise et le temps qu’il y passe. Les organismes peuvent changer de niches quand ils se développent. B. Notion de facteur limitant et loi du minimum Tous les facteurs écologiques sont susceptibles de se comporter comme des facteurs limitant lorsqu'ils atteignent des valeurs incompatibles ayec la vie d'une espace. Par exemple, la truite nécessite une eau dont la concentration en O2 dissous est au moins de 7 mg/l. Laloi du minimum dit que " la croissance des végétaux n'est possible que si tous les éléments minéraux sont présents en quantité suffisante dans le sol. 2" année Sciences Biologiques 2019/2020 E/ Résumé du cours Dr. Fellah F. torbrance (01 10i de Shelford) ae ie p F (1 qteur de Venvironnement, il existe un intervalle de tolérance pour un bon déroulement de la pt set surement 4 Vintérieur de cet intervalle que la vie de tel ou tel ‘organisme, population ou est possible. La borne inférieure le long de ce gradient délimite In mort par carence, la bome aad galimite 1a mort par toxicité. A lintérieur de 1 intervalle de tolérance, existe une valeur a i, dénommée «optimum éeologique » pour lesquelles le métabotisme de l'espéce ou de la on sie considérée s"effectue & une vitesse maximale (Figure 1), jon de Valence écologique 5 salenoe Gco}OBITUC diune espéce représente sa capacité a supporter les variations plus ou moins un facteur écologique. tine espeee & forte valence écologique c’est-a-dire capable de peupler des milieux trés différents et sapporier des variations importantes de I'intensité des facteurs écologiques, est dite euryéce. pe espbee & faible valence écologique ne pourra supporter que des variations limitées des facteurs * glogiques, elle est dite sténoéce tin espace valence écologique moyenne, est dite mesoéce. <—— LIMITES DE TOLERANCE DE. ———>| L'ESPECE ZONE OPTIMALE a 2 § ze zie gs s | Sigs rd & | Ele a mee | 2 Espiceabondante | 2 5 |S & peel 2S £g|¢3 BB) (Conditions optimales) | 3 3 |B Z as|2e Bela é S| 2 ez eet iS Sepa s as 5 3 5 5 & a Minimum ‘Optimum Maximum Sera Intensité du facteur écologique Figure 01 : Limites de tolérance d'une espéce en fonction de l'intensité du facteur écologique érudié. (L’abondance de l’espéce est maximale au voisinage de l’optimum écologique). * amée Sciences Biologiques 2019/2020 Srl: CHAPITRE Il. STRUCTURE DES ECOSYSTEMES ’ ila chaine trophique | i. Définition {joe chaine trophique ou chaine alimentaire est une succession d’organismes dont chacun vit au depend guprecédent. Tout Ecosystéme comporte un ensemble d’espéces animales et végétales qui peuvent étres séparties en trois groupes : les producteurs, les consommateurs et les décomposeurs. 111.2. Les producteurs Ce sont les végétaux autotrophes photosynthétiques (plantes vertes, phytoplancton : cyanobactéries ou algues bleus : organisme procaryote). 11.1.3. Les consommateurs [I s’agit d’étres vivants, dits hétérotrophes, qui se nourrissent des matiéres organiques complexes déja élaborées qu’ils prélévent sur d'autres étres vivants. ‘A. Les consommateurs de matiére fraiche, il s’agit de = Consommateurs primaires (C1) : Ce sont les phytophages qui mangent les producteurs. Ce sont en général des animaux, appelés herbivores. = Consommateurs secondaires (C2): Prédateurs de Cl. Il s’agit de carnivores se nourrissant Wherbivores. = Consommateurs tertiaires (C3): Prédateurs de C2. Ce sont done des camivores qui se nourrissent de carnivores. B. Les consommateurs de cadavres d’animaux Les charognards ou néerophages désignent les espéces qui se nourrissent des cadavres d’animaux frais ‘ou décomposés. Exemple : Chacal, Vautour,... B.l. Les décomposeurs ou détritivores Les décomposeurs s’attaquent aux cadavres et aux excrétas et les décomposent peu 4 peu en assurant le relour progressif au monde minéral. + Saprophyte : Organisme végétal se nourrissant de matiéres organiques en cours de décomposition. | * Saprophage : Organisme animal qui se nourrit de matigres organiques en cours de décomposition. * Détritivore : Invertébré qui se nourrit de détritus ou débris d’animaux et/ou de végétaux. * Coprophage : Animal qui se nourrit d’excréments. B2. Les fixateurs d’azote lls ont une position particuliére dans la chaine trophique. Leur nutrition azotée se fait a partir de l’azote Tnoléculaire, Ils sont donc autotrophes pour ce qui est de l’azote et hétérotrophes du point de vue carbone. 2 année Sciences Biologiques 201972020 9 , % ————— tS E/ Résumé du cours pifférents types de chaines trophiques Chaine de prédateurs Dans cette chaine, le nombre d’individus diminue d’un niveau trophique a l'autre, mais leurs tailles \ ‘augmentent. Exemple : (100) Producteurs + (3) Herbivores + (1) Carnivore « Chaine de parasites Cela va d’organismes de grandes tailles vers des organismes plus petits, mais de plus en plus nombreux. Exemple : (50) Herbes + (2) Mammiféres herbivores + (80) Puces + (150) Leptomonas. + Chaine de détritivores Va de la matiére organique morte vers des organismes de plus en plus petits et nombreux. Exemple : (1) Cadavre + (80) Nematodes + (250) Bactéries 11.3. Représentation graphique des chaines trophiques @) La pyramide des nombres A la base de cette pyramide se trouve habituellement le niveau trophique inférieur de toute chaine alimentaire : celui des producteurs (les végétaux) au-dessus duquel s’empilent les niveaux trophiques supérieurs. Les pyramides des nombres n’ont pas toutes une base plus large que le sommet. Cette représentation pourrait illustrer la chaine alimentaire suivante : herbe - sauterelle - grenouille -faucon. ——___ Sa ee Cette représentation pourrait illustrer la chaine alimentaire suivante : I ain ert yen end herbe - lapin - renard - puces. iene nnn Bi nyt Wh ce cnet eran cr ame Sciences Biologiques 2019/2020 10 r des biomasses des biomasses 501 mnt utiles pour comparer, en termes de masse totale des organismes, les ques d°une chai it i trophiq aine alimentaire. La forme des Pyramides des biomasses est relativement «Maa, Zoe tana =< tf instrtur Men BB se wa tg spre) is TLD Mae at nb en \a\ BP SOUAHABL ES 7 Ma a ah Se pte NOS Bertman La pyramide d’énergie Nila pyramide des nombres, ni la pyramide des biomasses ne renseignent sur I’aspect énergétique associé Aun aliment bien que cet aspect soit important a considérer dans une chaine alimentaire. Exemple : 500 g dherbes n’a pas la méme importance énergétique que 500 g de viande. io ve ee ein nee, CHAPITRE III. FONCTIONNEMENT DES ECOSYSTEMES TILL. Définition * Productivité brute (PB): Quantité de matigre vivante produite pendant une unité de temps, par un niveau trophique donné. Productivité nette (PN): Productivité brute moins la quantité de matiére vivante dégradée par la respiration. PN = PB—R. * Productivité primaire : Productivité nette des autotrophes chlorophylliens. * Productivité secondaire : Productivité nette des herbivores, des carnivores et des décomposeurs. = Sciences Biologiques 2019/2020 i —_— — Dr, Fellah F. qransfert d’énergie relations trophiques qui existent entre les niveaux d’une chaine trophique se traduisent par des énergie d'un niveau a l'autre, {Une partie de la lumiére solaire absorbée par le végétal est dissipée sous forme de chaleur. Le reste est utilisé pour la synthése de substances organiques (photosynthése) et correspond a la ‘Productivité primaire Brute (PB). Une partie de (PB) est perdue pour la Respiration (RI). Le reste constitue la Productivité primaire Nette (PN). Une partie de (PN) sert & l’augmentation de la biomasse végétale avant d’étre la proie des bactéries et des autres décomposeurs. Le reste de (PN), sert d’aliment aux herbivores qui absorbent ainsi une quantité d’énergie Ingérée a. La quantité d’énergic ingérée (11) correspond a ce qui réellement utilisé ou Assimilé (Al) par herbivore, plus ce qui est rejeté (Non Assimilée) (NA1) sous la forme d’excréments et de déchets : T= Al+ NAL La fraction assimilée (A1) sert d’une part la Productivité Secondaire (PS1) et d’autre part aux dépenses Respiratoires (R2). = On peut continuer le méme raisonnement pour les carnivores. II1.3. Les rendements On peut donc caractériser les divers organismes du point de vue bioénergétique, par leur aptitude a diminuer ces pertes d’énergie. Cette aptitude est évaluée par les calculs de rendements : Rendement écologique : C’est le rapport de la production nette du niveau trophique de rang (n) a la production nette du niveau trophique de rang (n-1) : (PS1/PN x 100) ou (PS2/PS1 x 100). = Rendement d’exploitation : C'est le rapport de I’énergie ingérée (I) a I’énergie disponible. C’est la production nette de la proie : (I1/PN x 100) ou (I2/PSIx 100), Rendement de production nette : Qui est le rapport de la production nette a I’énergie assimilée (PS2/A2x100) ou (PS1/A1x100). Rendement d’assimilation : C'est le rapport de l’énergie assimilée (A) a I'énergie ingérée (1). Ce Tendement exprime I’aptitude d'une espéce a utiliser !’énergie contenue dans les aliments : (A1/I1 x 100) ou (A2/I2x 100). 2 année Sciences Biologiques 2019/2020 12 2 LOGIE, GENERALE/ Résumé du cours Dr. Fellah F. 15. Les eyeles biogéochimiques (on peut distinguer 4 principaux types de cycles biogéochimiques : | gj. Lecycle de leau je cycle de l'eau consiste en un échange di hydrosphére, l'atmosphére et la lithosphere sous leffet de la chaleur du soleil, ‘eau entre les différents compartiments de la Terre Treau des mers, des fleuves et des lacs s'évapore L/évapotranspiration joue un réle également important dans le cycle de l'eau. Leruissellement : phénoméne d'écoulement des eaux a la surface des sols. Linfiltration : phénoméne de pénétration des eaux dans le sol, a travers les fissures naturelles des sols et des roches, assurant ainsi l'alimentation des nappes phréatiques. 5.2. Le cycle du carbone Lors de la respiration, les étres vivants consomment de loxygéne et rejettent du dioxyde de carbone (CO:) dans l'atmosphére. De méme, les industries, les véhicules de transports rejettent du CO2 dans Tatmosphére aprés combustion d'un carburant, en présence d'oxygene. Les éruptions volcaniques sont également considérées comme source naturelle de CO2. Le CO2 est absorbé par les plantes (photosynthése) et l'eau (dissolution). Photosynthése et dissolution sont les phénoménes permettant le recyclage du gaz carbonique. 5.3. Le cycle du phosphore in dépit de la rareté du phosphore minéral dans la biosphére, cet élément reste important pour la matiére vivante (c'est un constituant de IADN, de I'ARN et de I'ATP). Son réservoir principal est constitué par diverses roches qui cédent peu a peu leurs phosphates aux écosystémes. Dans le milieu terrestre, la concentration en phosphore assimilable est souvent faible et joue le réle de facteur limitant. 5.4. Le cycle de azote “Tos Processus de base sont impliqués dans le recyclage de I’azote: la fixation de l'azote diatomique No, ‘lanitrification et la dénitrification. IHL 6. Influence des activités humaines sur les équilibres biologiques ‘61. L’eutrophisation Fethisaion est une forme singuliére mais naturelle de pollution de certains écosystémes aquatiques rr Se produit lorsque le milieu recoit trop de matiéres nutritives assimilables par les algues et que celles- “ proliférent. Les principaux nutriments a l'origine de ce phénoméne sont le phosphore et I’azote. Veutrophisation s’observe surtout dans les écosystémes dont les eaux se renouvellent lentement et en ‘Taticulier dans les lacs profonds. année Sciences Biologiques 2019/2020 13 isation devient un probleme éologique (et économique) quand il y a déséquilibre entre un (excessif) ot la consommation naturelle de nutriments par I ‘écosystéme, : milieu déséquilibré est dit dystrophe et peut devenir hypertrophe. Les variations de conditions du jou abiotique (oxydo-réduction) ou biotique (sous T'influence de T'activité bactérienne et des racines, i que du métabolisme végétal, fongique et animal) peuvent faire passer lazote, le carbone et le sphore de l'une de leurs formes a une autre, Or c Hoxiques. formes sont plus ou moins toxiques ou Ce processus a comme principales origines ; Des Gpandages agricoles de fumiers, lisiers ou engrais chimiques trop fréquents ou trop concentrés (en azote et phosphore). Des rejets industriels et/ou urbains d'eaux usées ou de boues d'épuration trop riches en nitrates, ammonium, phosphore et matidres organiques incomplétement traitées ; La déforestation et les coupes rases qui aggravent le uissellement du phosphore, et les incendies de for@ts qui sont suivis d'une augmentation des nitrates dans l'eau de ruissellement. | 6.2. Les pluies acides Les pluies acides se forment lorsque les oxydes de soufre et d'azote s'associent & 'humidité de I’ | libérer de acide sulfurique et de lacide nitrique qui sont ensuite transportés tres I diétre précipités par la pluie sous forme de PLUIES ACIDES. ir pour de leur source avant 4) Les gaz qui sont a U'origine des pluies acides Le dioxyde de soufre : $02. C'est l'un des plus dangereux gaz et il provient surtout des sources industrielles et d'électricité mais aussi des combustibles, usines a charbon....ctc. Le dioxyde de carbone : CO2, Ce gaz provient des transports en tout genre, des feux de forets...etc, Oxyde d'azote : NOx. Provient essentiellement des combustions de carburants de véhicules automobiles, des combustibles d'appareils de chauffage domestiques et de 'alimentation des centrales thermiques. b) Les effets des pluies acides Les enfants, les personnes agées et celles qui ont des problémes respiratoires et cardiaques voient leur état ie santé se détériorer lorsquiils vivent dans des régions ot il y a des pluies acides. Les différents Composants de notre environnement peuvent étre affectés par les pluies acides : eaux, sol, matériaux et véxétaux. ~ Les conséquences sur l'eau et la vie des lacs : L'eau parait plus transparente car le plancton a disparu. Les poissons respirent mal. Les différentes espéces disparaissent. 2* année Sciences Biologiques 2019/2020 4 x de m ECOLOGIE GENERALE/ Résumé du cours Dr. Les conséquences sur les matériaux: Uprsque les pricipitations lavent Vatmosphére de ses polluants, pratiquement tout ensemble dib différents matériaux ou monuments est susceptible “ tre dégradé. L'acidification des précipitations entraine une corrosion des surfac s métalliques - Les conséquences sur les plantes et les foréts : Les pluies acides participent au dépérissement des foréts. Sous l'action des polluants la perméabilité de la cuticule des feuilles ot des aiguilles est modifiée. ~ Les conséquences sur les sols : Les précipitations acides modifient la composition chimique de certains sols en les acidifiant. Ces effets se traduisent par une perte d'éléments minéraux nutritifs pour les arbres et la végétation. 6.3. Effet de serre Les gaz a effet de serre sont des composants gazeur de l'atmosphére qui contribuent a leffet de serre. Ces gaz ont pour caractéristique commune dlabsorber une partie des infrarouges émis par la surface de la Terre. Sous l'effet des gaz a effet de serre, I'atmosphére terrestre se comporte en partie comme la vitre d'une serre, laissant entrer une grosse partie du rayonnement solaire, mais retenant le rayonnement | infrarouge réémis. Effets des activités humaines La plupart des gaz a effet de serre (GES) sont dorigine naturelle. Mais certains dlentre eux sont uniquement dus 4 I'activité humaine ou bien voient leur concentration dans Yatmosphére augmenter en raison de cette activité. C'est le cas en particulier de l'ozone (03), du dioxyde de carbone (CO2) et du méthane (CHs). La combustion des carbones fossiles comme le charbon, le lignite, le pétrole ou le gaz naturel (méthane) rejette du CO2 en grande quantité dans Vatmosphére. La seconde cause d'émission de gaz a effet de serre est la déforestation, qui est responsable 4 elle seule de 20 % des émissions mondiales. Conséquences pour environnement Leffet de serre n'est pas en soi nocif aux écosystémes ; sans lui, la Terre ne serait qu'une boule de Blace ot la vie ne serait pas possible, car il n'y aurait pas d'eau liquide. Le danger pour les écosystémes réside plut6t dans la variation trop rapide et trop importante des conditions climatiques pour que la Plupart des espéces dites évoluées puissent S'adapter en cas de changements de température et de Pluviométrie. Des écosystémes marins et littoraux pourraient également étre touchés par une hausse du niveau de la mer et des modifications des courants marins et des conditions physico-chimiques de eau de mer (acidité, taux de gaz dissous. . Les populations humaines seraient évidemment touchées par le réchauffement climatique. En effet, une hausse des températures aide a la prolifération des maladies infectieuses puisque celles-ci survivent mieux dans des milieux chauds et humides. 2° année Sciences Biologiques 2019/2020 — i

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