travaux
en perles
Texte et créations de Suzanne Pichard/
de Pichard
CroquisPhotosdeFrançoisedeH.P.Arnaud
Editions Fleurus, 31 rue de Fleurus 75006 Paris
DANS LAMÊME SÉRIE
Titres disponibles:
130. Reliures à ma façon
101. Joies de l'émail 131. Travaux de feutrine
104. Jouez avec la feutrine 132. Clous et fils
105. Joies de la couleur 133. Vive le macramé !
106. Les perles 134. Peintures et impressions sur tissus
108. Bijoux en métal 135. Jeux de papier
109. L'émaillage à froid 136. Le non tissé
110. Les bougies 137. Avec des éléments métalliques
111. Teintures et batik 138. Jeux de mosaïques
115. Lafête des fleurs 139. Lapaille de papier
116. Brins de laine 140. Clous et fils 2
117. Initiation à la sérigraphie 141. Poupées de laine, poupées de chiffons
118. Le métal liquide 142. Leplâtre
119. Inventez vos broderies 143. Avec des boîtes de conserves
120. Levernis liquide 144. Lumière et couleurs
121. Le modelage sans cuisson 145. Merveilleux polystyrène
122. Le patchwork 146. Des bijoux
123. «Peindre» avec du papier 147. Cerfs-volants insolites
124. Les granulés fondants 148. Branches et brindilles
125. Marottes et marionnettes 149. Avec des cailloux
126. Métamorphoses des emballages 150. Chiffons, boutons, galons
127. Cordes et ficelles 151. Avec du raphia
128. Jouez avec des adhésifs 152. Travaux en perles
129. Le papier crépon 153. Lafeutrine facile
Pour ceux qui s'intéressent au travail des perles et des bijoux fantaisie, signalons que d'autres idées
ont été données
dans des ouvrages de la Série 105, particulièrement destinée aux activités inspirées par le folklore
d'un pays du monde:
1. Activités aux couleurs de l'Inde
2. Activités aux couleurs du Mexique
4. Activités aux couleurs de l'Afrique de l'Ouest.
dans des ouvrages de la Série 112, qui présentent des travaux faciles réalisables par des enfants:
7. Coques et graines
9. Décors en papier déchiré.
Si vous désirez la liste complète de nos ouvrages, adressez-vous à votre libraire ou faites parvenir
votre carte de visite aux Editions Fleurus en mentionnant «Demande documentation sur Fleurus-
Idées».
Les perles et les travaux faits avec des perles sédui-
sent la plupart des enfants. Ils intéressent aussi les
jeunes, et même des adultes. Non seulement pour les
résultats obtenus, les objets décoratifs réalisés, mais
aussi par le travail appliqué, réfléchi, la répétition des
mouvements qu'ils nécessitent, lesquels ont un côté
calmant, reposant même, et ceci pour les plus jeunes
surtout.
Cette séduction s'est imposée d'ailleurs à tous les
peuples, de tous les continents, et au travers des
âges, même les plus reculés.
Il n'est que de visiter les musées ethnographiques,
d'artisanat, de traditions populaires et d'histoire du
costume, pour constater que tous possèdent des
quantités d'objets divers (ornements, vêtements, bi-
joux, armes même) faits ou ornés de perles.
Perles de verre ou de terre cuite vernissée, aussi vives
et fraîches de couleur que lorsqu'elles furent travail-
lées. Elles le furent, en effet, depuis la plus haute An-
tiquité par les Egyptiens, les Assyriens, les Perses, les
Grecs et les Romains.
Les grands navigateurs et conquérants du XVIème
siècle (Espagnols, Portugais et Vénitiens) en ont in-
troduit dans l'Amérique qu'ils venaient de découvrir
et de conquérir. Ils les offraient aux indigènes contre
de l'or, que ceux-ci leur donnaient en quantité. Si l'or
était un présent fort apprécié par les uns, les perles en
étaient un non négligeable car elles coûtaient fort
cher, étant fabriquées d'une manière artisanale,
pièce à pièce, coupées à la main sur canne de verre en
fusion.
L'Afrique noire, elle, a de tout temps su travailler les
perles pour orner toujours très richement vêtements
et objets usuels, ainsi que pour fabriquer des bijoux.
Nous avons d'ailleurs proposé dans cet ouvrage des
idées et des réalisations provenant de divers pays.
Partant de ces modèles, il sera possible de les copier
ou, mieux, de s'en inspirer pour en trouver d'autres
qui mêleront à leur esprit d'invention nos propres
idées créatrices.
Si les perles en France ont toujours été employées en
couture et en décoration, et ceci particulièrement au
XIXème et au début du XXème siècles, elles souf-
fraient depuis quelques décennies d'un discrédit cer-
tain. Mais elles ont fait depuis quelques années une
rentrée en force dans le monde des travaux manuels.
Les techniques de fabrication, qui d'artisanales sont
passées au stade industriel, ont permis une très
grande production et l'on peut acheter aujourd'hui
toutes sortes de perles dans les librairies éducatives,
les magasins spécialisés dans les travaux manuels,
les bazars et grands magasins.
Ces perles sont de toutes sortes:
les plus petites, dites "mignonnettes", de 2 mm de
diamètre, qui sont en verre ou en porcelaine,
les perles rondes, en verre également, de 3 ou 4 mm
de diamètre,
les "rocailles" en porcelaine, cylindriques,
une grande variété de perles en bois: rondes, allon-
gées, en olive, en tube, à section ronde ou carrée, et
de différentes grosseurs.
On peut se procurer des perles plus rares (irisées, tail-
lées à facettes, imitation corail ou pierrerie) mais ceci
seulement chez des marchands de perles en gros. El-
les se vendent "à la masse" (c'est-à-dire en une sorte
de gros écheveau) et sont d'un prix assez élevé.
Bien entendu, un tel choix de matières, de formes et
de couleurs entraîne des possibilités très étendues de
réalisations.
Nous les proposons ici utilisées tout d'abord en enfi-
lages simples puis plus compliqués à plusieurs fils, en
tissage avec ou sans métier et sur des modèles et
techniques trouvés dans divers pays, mélangées à
d'autres éléments (cailloux, fèves de gâteau des rois),
incluses dans des travaux de macramé, de crochet,
etc.
Tous ces travaux demandent quelques accessoires:
des fermoirs pour les colliers, des montures perforées
si l'on veut faire des boucles d'oreilles, des chaînes en
métal (vendues au mètre), des anneaux brisés, des
embouts pour fixer les éléments non percés. Tous
sont vendus en même temps que les perles.
Enfin les fils utilisés ont une grande importance. Pour
l'enfilage des mignonnettes, prendre du fil de lin fin
(n° 40) qui existe en un très grand nombre de cou-
leurs. Pour lés perles de bois, utiliser du fil de lin n° 16
ou de la ficelle dite "de boucher".
Le fil de nylon est également employé mais il faut
alors choisir un fil de pêche assez gros. Pour les sim-
ples enfilages, acheter un fil de nylon terminé par une
très fine tige métallique qui remplace l'aiguille, ce qui
est extrêmement pratique. Toutefois les noeuds dans
ces fils de nylon ont toujours tendance à se dénouer,
et il faudra toucher chaque noeud avec la pointe
d'une aiguille rougie à la flamme.
Le choix des aiguilles est également important.
Pour passer les fils fins dans les mignonnettes, utili-
ser des aiguilles très longues n° 9 ou 10, ceci particu-
lièrement pour les tissages sur métier. Il existe aussi
des aiguilles spéciales pour tissages de perles, très fi-
nes et longues de 12 cm (mais se trouvent seulement
dans les magasins très spécialisés dans les travaux
manuels).
Pour les gros fils de lin et ficelles, toutes les aiguilles
conviennent, surtout les aiguilles à tapisserie très fa-
ciles à enfiler.
On pourra souvent supprimer l'aiguille si l'on encolle
l'extrémité du fil sur 3 ou 4 cm avec une colle cellulo-
sique qui le raidit parfaitement. Ceci est particulière-
ment indiqué pour les travaux des jeunes enfants.
Un autre petit "truc" consiste à supprimer le noeud
du fil contre l'aiguille. Pour cela enfiler l'aiguille, dé-
tordre le fil quelques centimètres plus bas, passer
l'aiguille entre ces brins détordus: elle sera parfaite-
ment maintenue et glissera bien dans les perles (1 ).
Enfin un conseil d'installation: le travail des perles est
assez délicat, et chacun sait comme il est fréquent de
voir renverser un récipient en contenant. Il est bon,
pour éviter cela, de rassembler perles et outils dans
un plateau, ce qui limitera beaucoup les accidents et
leurs conséquences.
Ce plateau sera exécuté en contre-plaqué, voire en
carton fort bordé sur 4 côtés par une baguette collée
de 1,5 cm de côté (2).
Outre le fil et les aiguilles on placera sur ce plateau
une pince qui servira à réparer une erreur (c'est-à-
dire à écraser une perle enfilée en surnombre), des ci-
seaux, un dé comme pour la couture, et naturelle-
ment les perles nécessaires à l'ouvrage projeté. Cel-
les-ci seront préparées par couleur (ou grosseur)
dans des petites boîtes ou dans des petits flacons de
verre.
Pour terminer, précisons que si nous donnons pour
chaque objet présenté la couleur des perles utilisées
pour sa réalisation, c'est uniquement pour faciliter
l'explication du travail. Il est bien entendu que chacun
pourra choisir la gamme de couleurs qui lui convien-
dra le mieux.
enfilages
à unfil
Le simple enfilage de perles n'est pas seulement un
amusement d'enfant. Il est le point de départ de
toutes sortes de réalisations.
Quelles qu'elles soient, les perles exercent sur les
enfants une attirance à laquelle il serait regrettable
de les soustraire car leur maniement est un excel-
lent moyen de développer la précision du geste, la
connaissance des couleurs, le rapport de leurs va-
leurs, et aussi, bien entendu, de manifester leur
goût personnel.
A un enfant de 4 ou 5 ans on laissera la liberté to-
tale dans le choix des couleurs de perles, de leur
grosseur et de leur matière. On lui donnera simple-
ment un fil assez gros, bien encollé pour remplacer
l'aiguille.
Le souci d'assortir grosseurs et couleurs viendra de
lui-même, le conduira vers la notion du travail, vers
le plaisir d'oeuvrer pour quelqu'un d'autre que lui-
même, vers celui d'offrir. Et ce sont là des résultats
fort valables.
Passé le stade de la petite enfance, il sera initié à
des rythmes moins simples par des enfilages de
"mignonnettes":
rythmes de couleurs d'abord, qui peuvent varier à
l'infini (voir 2 exemples sur la photo page 25),
puis on abordera les enfilages à dessins tels que les
petits anneaux (voir sur la photo page 25) qui sont
encore très faciles à réaliser; enfiler 11 perles bru-
nes, 8 perles jaunes, repasser dans la dernière perle
brune et recommencer en changeant chaque fois la
couleur des 8 perles (voir croquis).
Les petites rosaces
Voir sur la photo page 25.
Un peu plus difficiles à exécuter.
e Enfiler 1'0 perles mignonnettes et repasser l'ai-
guille dans la première perle enfilée (1 ).
a Enfiler 1 perle un peu plus grosse et passer l'ai-
guille dans les perles 5 et 6 (2).
a Enfiler 2 perles d'une nouvelle couleur (3), passer
à nouveau dans les perles 6 et 5 de la rosace précé-
dente, puis dans les 2 nouvelles perles placées (4).
e Enfiler encore 8 perles et fermer le cercle en pas-
sant l'aiguille dans la première perle (5) comme il a
été fait au départ.
Les couleurs changent à chaque rosace. La perle du
milieu reste, elle, de la même couleur.
Tous les colliers précédents doivent être suffisam-
ment longs pour qu'il soit inutile de leur mettre un
fermoir. Les terminer en passant les fils d'arrivée
dans quelques centimètres du travail de début, et
garder au départ un peu de fil qui passera dans les
enfilages d'arrivée.
Lescolliers tressés
Voir sur la photo pages 25 et 27.
Ils sont eux aussi très simples puisqu'il s'agit de 6
enfilages (chacun en une seule couleur) qui sont en-
suite tressés:
le premier est fait de 3 enfilages bleus, 1 brun , 1
blanc, 1jaune; le second de 6 enfilages sur lesquels
alternent 1 perle bleue et 1 perle orange.
Le tressage diminue la longueur des enfilages d'en-
viron 1/10 ème. On devra enfiler, par exemple, 45
cm de perles pour un collier de 40 cm de long.
Les extrémités des fils au départ du tressage sont
nouées ensemble et attachées à un fermoir à vis.
Les fils qui restent sont passés sur quelques centi-
mètres dans les perles avant d'être coupés.
Faire de même à la fin du tressage et attacher au
second morceau du fermoir.
Lecollier ajouré
Voir sur la photo page 27.
Un travail un peu plus long mais encore simple. Ce
collier est fait avec des mignonnettes de 4 couleurs
et quelques perles un peu plus grosses, ici des per-
les dorées (mais ceci dépend un peu des trouvailles,
car le choix dans les perles plus grosses est moins
étendu).
Pour le réaliser avec les couleurs employées ici:
Texte et créations de Suzanne Pichard.
Croquis de Françoise Pichard.
Photos de H.P. Arnaud.
Des petites mignonnettes aux mille couleurs aux grosses perles de bois naturel
ou coloré, les perles nous séduisent par la variété de leur forme, de leur taille,
de leurs coloris.
Ce livre vous propose quantité de techniques pour réaliser de multiples travaux.
Les perles seront enfilées, tissées (avec ou sans métier), ou même utilisées pour
décorer des ouvrages de crochet ou de macramé. On fera ainsi bijoux, sacs,
abat-jour, etc.
Précisons également que si les perles et les travaux faits avec des perles amusent
beaucoup les enfants ils intéressent aussi les jeunes et même les adultes. Non
seulement pour les résultats obtenus mais aussi pour le travail appliqué et la
répétition des mouvements qu'ils nécessitent, lesquels ont un côté calmant et
même reposant.
Participant d’une démarche de transmission de fictions ou de savoirs rendus difficiles d’accès
par le temps, cette édition numérique redonne vie à une œuvre existant jusqu’alors uniquement
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