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Programme de AFP2/ME

CHAPII : Analyse des circuits électriques continues

I. INTRODUCTION
On entend par le mot électricité l’ensemble des manifestations dues à
des charges électriques, au repos ou en mouvement.
Ces charges électriques sont de deux natures : positives ou négatives.

Dans la matière, chaque corps est constitué d’atomes avec un noyau


entouré d’électrons : charges élémentaires négatives.
NB : Un corps ne contenant que des électrons liés est un isolant.
Un corps contenant des électrons libres car pouvant se déplacer
librement est un conducteur car il permet la circulation des charges
électriques.
Un corps qui a perdu un électron libre devient une charge électrique
positive,
Un corps récupérant un électron libre devient une charge électrique
négative.
Les différentes charges électriques ont une influence les unes par
rapport aux autres : Si l’on accumule d’un côté des charges électriques
positives et de l’autre des charges négatives, il existe entre les deux une
différence de potentiel électrique appelée tension électrique.
Lorsque les deux cotés sont reliés par un élément conducteur, les
électrons libres de charges négatives se déplacent du pôle négatif vers
le pôle positif. Ce déplacement de charges négatives crée un courant
électrique négatif de sens opposé au sens conventionnel positif donné
au courant électrique.
Exemples : la foudre entre deux nuages ou entre un nuage et la terre.
Une voiture chargée par le frottement dans l’air.

Le courant électrique est porteur d’énergie utilisée dans de


nombreuses applications dans le domaine de l’électrotechnique :
L’énergie thermique : le passage du courant électrique crée de la
chaleur et rend incandescent le filament d’une
lampe électrique.
L’énergie mécanique : le passage du courant électrique crée un
champ magnétique et provoque la mise en
mouvement d’un moteur électrique.

L’énergie chimique : le passage du courant électrique crée une


réaction chimique et permet l’électrolyse de
l’eau.

NB : le courant circule toujours de la borne positive vers la borne


négative d’un générateur.

II. Le courant électrique continu


Le courant électrique résulte d’un déplacement d’électrons de charge
négative.
Le sens conventionnel du courant est le sens opposé au déplacement des
électrons.
Les électrons de charge négative se déplacent de la borne – vers la borne
+ du générateur
Le courant électrique continu défini positif circule de la borne +
vers la borne – du générateur Il est représenté sur le circuit par une
flèche qui indique le sens positif du courant.
En régime établi, le courant électrique est
constant.
L’intensité du courant électrique se note I
et s’exprime en ampère. C’est la quantité
d’électricité transportée par unité de temps :

Une quantité d’électricité de 1 coulomb correspond au passage de 1 A


pendant 1 s.

q I en ampères (A)
I= q en coulombs (C)
t t en secondes (s)

Un courant électrique de 1 A pendant 1 heure donne : q = 1 Ah =


3600 C

Pour information : la quantité d’électricité transportée par un électron


est 1,6 10 –19 C

III. GENERALITES SUR LES CIRCUITS ELECTRIQUES


1- Notion de circuit électrique
Un circuit électrique est un ensemble comprenant un générateur, un ou
plusieurs récepteurs reliés par des fils conducteurs et parcouru par un
courant électrique.

S
G +
- Bobine

Electrolyse
Lampe

Aiguille aimantée

Le générateur repéré G est la source d’énergie. Il crée l’énergie en


établissant une tension (différence de potentiel) dans le circuit
électrique.
Il s’agit par exemple d’une pile ou d’une batterie.
L’interrupteur repéré S permet ou non le passage du courant dans le
circuit.
Les récepteurs transforment l’énergie électrique ttransportée par le
courant en :
 Énergie thermique pour la lampe résistive ou les résistances,
 En énergie chimique pour l’électrolyse en énergie mécanique
pour l’aiguille aimantée.
Lorsque l’interrupteur S est ouvert, le courant électrique ne circule
pas ; aucun phénomène ne se passe : L’énergie n’est pas transportée.
Lorsque l’interrupteur S est fermé, le courant électrique transporte
l’énergie dans le circuit de la borne positive vers la borne négative du
générateur :
o La lampe s’éclaire (énergie thermique),
o L’aiguille aimantée dévie (énergie mécanique)
o Et l’électrolyse fonctionne (énergie chimique).

2- Branchement série ou parallèle


Nous avons vu qu’un circuit électrique comportait plusieurs éléments :
un ou plusieurs générateurs, un ou plusieurs récepteurs, un
interrupteur et plusieurs fils.
Tous ces appareils disposent de deux bornes et sont donc appelés
dipôles.
Ils peuvent être branchés de différents façons selon la complexité du
circuit.
2.1- Branchement en série :
On dit que plusieurs éléments sont branchés en série lorsqu’ils sont
traversés par le même courant électrique.

Dans l’exemple ci-contre les 3 lampes sont parcourues par le même


courant électrique d’intensité I ; elles sont branchées en série

2.2- Branchement en parallèle :


On dit que plusieurs éléments sont branchés en parallèle lorsqu’ils
ont entre leurs bornes la même tension électrique.

Dans l’exemple ci-contre les 3 lampes sont soumises à la même


différence de potentiel électrique VAB ; elles sont branchées en
parallèle ou en dérivation.

2.3- Alors branchement série ou branchement parallèle ?


Si plusieurs générateurs ou récepteurs doivent fonctionner avec la
même tension électrique, ils seront tous branchés en parallèle pour
avoir entre leurs bornes la même tension.
Si plusieurs générateurs ou récepteurs doivent fonctionner avec le
même courant électrique, ils seront tous branchés en série pour être
traversé par le même courant.
NB : Dans un même circuit des éléments peuvent être branchés en série
et d’autres en parallèle.
1) 3- Notion de nœud, branche et maille dans un circuit
Dans le circuit ci-dessous R1, R2 et R3 représentent 3 récepteurs
quelconques.

R2
G +
- R1

R3

On appelle nœud, une connexion où sont reliés plus de deux dipôles.


Autrement dit un nœud est un point du circuit ou sont liées
électriquement au moins 03 conducteurs.
Dans le circuit ci-contre il y a deux nœuds qui sont les points A et B.
On appelle branche, une partie du circuit entre deux nœuds
consécutifs.
Dans le circuit ci-contre il y a 3 branches entre les points A et B.
On appelle maille, une boucle dans le circuit. Dans le circuit ci-contre il
y a trois mailles :
Une maille de G vers A, R1, B puis G,
Une maille de G vers A, R2, R3, B puis G,
Une maille de A vers R2, R3, B, R1 puis A.
2) 4. Lois des nœuds, des branches et des mailles en courant
continu

1. Loi des nœuds :


Dans un nœud la somme des courants entrant de ce nœud est égale à la
somme des courants sortants de même nœud.

-Au point A on peut dire que : I= I1+I2 de même au point B on peut écrire :
I1+I3=I
NB : Les courants entrant dans
2. Lois des branches :

3. Lois des mailles :


Dans une maille la somme des tensions prises aux bornes de chaque
dipôle en série est nulle
A condition de bien respecter l’orientation des flèches, dans la maille A
vers R2, R3, B, R1 puis A, nous pouvons écrire : V AC + VCB – VAB = 0 ou,
en sens inverse, – VAB + VCB + VAC = 0
3) Exercices à résoudre

Exercice N°1 :
Une quantité d’électricité q = 50C passe dans un circuit pendant 10s.
Calculer I du courant.
De même avec 7200C pendant 1h puis avec 1Ah pendant 5 min

Exercice N°2 :

Calculer l’intensité I0 en sachant que l’on a mesuré I1 I2


I1 = - 6 A, I2 = 4 A, I3 = 5 A , I4 = - 3 A , I5 = 2 A I0 I3

I4
I5

I1
Ic
Exercice N°3 : Rc Ra
Ia
On donne : Ia = 2 A, Ib = - 3 A, Ic = 1 A I3 I2
Ib
Calculer I1, I2 et I3
Rb
IV. - Diviseur de tension/courant
Nous avons vu que les résistances du commerce ont des valeurs
normalisées. Lorsque nous voulons obtenir une valeur non normalisée
il faut associer entre elles plusieurs résistances.
Comme tous les dipôles, les résistances peuvent être branchées en série
ou en parallèle.

Branchement de résistances en série : (diviseur de tension)

Lorsque des résistances sont branchées en série, elles sont traversées


par le même courant d’intensité I et la valeur de la tension appliquée
aux des différentes dipôles s’addition on parle de diviseur de tension.

R1 V1

V R2 V2 ⇔ V Réq

R3 V3

En appliquant la loi des branches et la loi d’Ohm, on a : V = V1 + V2 +


V3 = R1.I + R2.I + R3.I = (R1 + R2 +R3). I
= Réq. I avec Réq = R1 + R2 +R3
Dans un branchement en série, la résistance
équivalente Réq est la somme des résistances

Loi de diviseur de tension s’applique toujours à un circuit ou les


dipôles sont en séries :
Ri
Vi= V
(R 1+ R 2+ Ri )

Par analogie donner l’expression de V1, V2 et V3


Il permet de connaitre la valeur de la tension aux bornes de chaque
dipôles connaissant la tension de la source et la valeur des résistance
monter en série.

Cas particulier du potentiomètre ou de deux résistances branchées en


série B
R1 R2
I
V
A C

On branche en série deux résistances R1 et R2 alimentées sous une tension


V ou un potentiomètre dont la résistance équivalente est Réq = R1+R2
Entre les points B et C on peut écrire V2 = R2. I donc
V2
I=
R2

Entre les points A et C on peut écrire V = (R1 +R2). I donc


V
I=
R 2+ R 1

Ce qui permet d’exprimer V2 en fonction de V : on a I=I


V V2 R2
Alors on a R 2+ R 1 = R 2 V 2= R 2+ R 1 V
Si R1 = R2 alors V2 est deux fois plus petite que V.
Un tel montage est appelé diviseur de tension ou diviseur
potentiométrique.
Branchement de résistances en Parallèle : (diviseur de courant)
Lorsque des résistances sont branchées en parallèle, elles sont
alimentées par une même tension V. mais les courant traversant
les différents dipôles s’additionne : on parle de diviseur de tension.

I1 I2 I3
V R1 R2 R3

En appliquant la loi des nœuds et la loi d’Ohm, on a

V V V 1
I =I 1+ I 2+ I 3= + + donc I = ∗V
R1 R2 R3 Req
Par analogie la loi de diviseur de courant dit :

1
Ri
Ii=
1 1 1 1
+ + +
Ri R 1 R 3 R 1 ∗I ¿
¿
Donner l’expression de I1 et I2 par la loi de diviseur de Courant I1, I2, I3
1
R1
I 1= ∗I
1 1 1
+ +
R1 R2 R3

1
R2
I 2= ∗I
1 1 1
+ +
R1 R2 R3

Dans un branchement en parallèle, l’inverse de la résistance équivalente


Réq est la somme des inverses de chacune des résistances.
Application
Exercices
1) Tracer un circuit :
a) Série
b) Parallèle

Comprenant quatre résistances de valeurs suivantes : R1 = 6


Ω , R2 = 4 Ω ,
R3 = 3 Ω, R4 = 2 Ω, reliées à une batterie de 9V.
Calculer pour chaque circuit figuré les résistances équivalentes.

2) Pour chacun des circuits suivants préciser le groupement des


résistances et calculer la résistance équivalente.

R2 = R3 =
R1 = R1 =
4Ω 2Ω
6Ω 6 KΩ R2 =
3KΩ

R3 =
2KΩ

fig.1 fig.2

Les caractéristiques des composants et de la source sont :


E = 24 V ; R1 =12 Ω ; R2 = 8 Ω ; R3 = 4 Ω.
I

I1 I2 I3
E R1 R2 R3

1- Calculer Req et I
2- Calculer I1, I2 et I3 par la loi de diviseur de courant.
3- Vérifier la valeur de I3 par la loi d’om.
Circuit mixte
La plupart des circuits comprennent des composants groupés tantôt en
parallèle, tantôt en série. Il s’agit des circuits mixtes. La résolution de tels
circuits fait donc appel aux connaissances associées aux circuits série et
parallèle. Si la procédure de résolution des circuits série et parallèle
s’applique sans aucune particularité en toutes situations, pour les
circuits mixtes on ne peut pas définir une méthode applicable à la lettre.
Il faut agir selon le circuit en tenant compte de sa configuration
particulière.
Pour toutes les résolutions on peut décrire les étapes suivantes:
Prendre connaissance des données et des exigences du problème :
tension d’alimentation, valeurs des résistances, paramètres à déterminer
(courants, tensions, puissances, etc.).
Examiner attentivement le circuit afin d’identifier les groupements série
et parallèle.
Restreindre un à un les groupements identifiés et dessiner après chaque
transfiguration le circuit équivalent.
Remarque : Il est possible de résoudre le même problème par différentes
voies toutes menant à la solution correcte. Le choix de la voie la plus
efficace n’est qu’un problème d’exercice.
R 7 =15
I7
R 1 =60 R 6 =4
I1 I6 C D
R 8 =10
I8
R 2 =90
A I2 B
I
R 3 =180 R 4 =12 R 5 =28
I3 I4
E

U1

Déterminer la valeur équivalente du montage mixte montré dans la fig. 6 -


10.

R1 =1,5Ω R2 =0,5Ω R3 =2Ω

R5 =3Ω R6 =6Ω R4 =4Ω

Fig. 6 - 10

On identifie les groupements série des résistances R1 et R2 d’une part et


des résistances R3 et R4 de l’autre, ainsi que le groupement parallèle des
résistances R5 et R6. On procède à l’équivalence de ces groupements.

R1-2 = R1 +R2 ; R1-2 = 1.5 Ω + 0.5 Ω = 2 Ω


R3-4 = R3 + R4 ; R3-4 = 2 Ω + 4 Ω = 6 Ω
R5 –6 = R5 x R 6 / ( R5 + R 6 ) ; R5 –6 = 3 x 6 / (3+6) = 2 Ω

Après les transfiguration traitées on obtient le circuit équivalent suivant


(fig. 6 – 11):
R1−2 =2Ω

R5−6 =2Ω R3−4 =6Ω

Fig. 6 – 11

On identifie le groupement parallèle R5-6 et R3-4 pour lequel on effectue


l’équivalence
_
R3-4-5-6 = R3-4 x R5-6 / (R3-4 + R5-6) = 2 Ω x 6 Ω / (2 Ω + 6 Ω) = 1,5 Ω

La transfiguration successive du circuit amène à la forme suivante (fig. 6 –


12) :

R1−2 =2Ω

R3−4−5−6 =1,5Ω

Fig. 6 – 12

La résistance équivalente du circuit est :

Réq = R1-2 + R3-4-5-6 = 2 Ω + 1,5 Ω = 3,5 Ω

V. ETUDE GENERALE D’UN CIRCUIT ELECTRIQUE


Nous avons vu que les résistances sont des dipôles passifs
Nous allons voir qu’il existe des dipôles actifs que l’on appelle
électromoteurs.
Ce sont des dipôles qui produisent l’énergie électrique à partir d’une
autre énergie de nature différente ou des dipôles qui consomment
l’énergie électrique pour la transformer en énergie de nature différente.
Pour réaliser cette activité, ces dipôles ont leur propre consommation
interne d’énergie électrique. En général ce sont des dipôles polarisés.
Il faut les brancher dans un sens bien déterminé car leur bon
fonctionnement en dépend.
4) L’électromoteur générateur
L’électromoteur générateur produit et fournit l’énergie électrique à
l’installation à partir d’une énergie de nature différente :
-une dynamo fournit l’énergie électrique à partir de l’énergie
mécanique,
-une pile électrique fournit l’énergie électrique à partir de l’énergie
chimique,
-une alimentation stabilisée de laboratoire fournit l’énergie électrique à
partir d’une énergie électrique de nature différente.
Prenons l’exemple d’une pile électrique :
Lorsqu’elle transforme l’énergie chimique en l’énergie électrique, elle
consomme une partie de l’énergie produite qu’elle dissipe en chaleur.
On peut donc considérer tout générateur réel comme étant l’association
d’un générateur parfait (sans consommation interne) qui produit
l’énergie et d’une résistance interne qui dissipe une partie de l’énergie
produite.
En appliquant la loi des branches on peut écrire la loi d’Ohm pour
l’électromoteur générateur : V = E- r.i

le terme r.I est la chute de tension dans la résistance interne du


générateur et E la tension aux bornes du générateur parfait, exprimée en
volts.
E s’appelle la force électromotrice : f.é.m. du générateur.
Lorsque le circuit est ouvert, pas de charge, le courant ne circule pas, I =
0Vet la tension mesurée aux bornes du générateur est la tension à vide
est V0
Si on note cette tension V0 l’indice 0 pour I = 0, on a V0= E
5) Association de générateurs
Les générateurs sont des dipôles polarisés : leurs bornes sont repérées
+ ou - . Il faut donc être prudent lors de leur branchement.

2.1 Branchement de générateurs en série :

Lorsque l’on branche des générateurs en série, la borne + de l’un est


reliée à la borne – de l’autre et ainsi de suite : ils sont parcourus par le
même R courant I.
G1 Prenons l’exemple de deux générateurs branchés :
En série et appliquons la loi des branches :
V = E1 – r1.I + E2 – r2.I
= (E1 + E2) – (r1 + r2). I

Les tensions s’ajoutent et l’intensité est la même.

2.2- Branchement de générateurs en parallèle :


Lorsque l’on branche des générateurs en parallèle, les bornes + sont
reliées et les bornes – sont reliées : ils sont soumis à la même tension V.
Lorsque deux générateurs sont branchés en parallèle : Les intensités
s’ajoutent et la tension est la même dont il faut utiliser des générateurs
identiques.

3- L’électromoteur récepteur
L’électromoteur récepteur absorbe et transforme l’énergie électrique
de l’installation en une énergie de nature différente : un moteur
transforme l’énergie électrique en énergie mécanique,
une cuve à électrolyse transforme l’énergie électrique en énergie
chimique, un onduleur transforme l’énergie électrique en énergie
électrique différente.

Lorsqu’un moteur transforme l’énergie électrique en l’énergie


mécanique, il consomme une partie de l’énergie absorbée qu’il dissipe
en chaleur.
On peut donc considérer tout récepteur actif comme étant l’association
d’un électromoteur parfait (sans consommation interne) qui
transforme l’énergie et d’une résistance interne qui dissipe une partie
de l’énergie absorbée.

En appliquant la loi des branches on peut écrire la loi d’Ohm pour


l’électromoteur récepteur : V = E’ + r’.I
r’.I est la chute de tension dans la résistance interne de l’électromoteur
et E’ la tension aux bornes de l’électromoteur parfait, exprimée en volts.
E’ s’appelle la force contre électromotrice : f.c.é.m. de l’électromoteur.
Nb : un électromoteur réversible est un électromoteur qui peut fonctionner
en récepteur et ou en générateur. Exemple la batterie, moteur cc série.
Lorsque
4. La loi d’Ohm généralisée l’on va
Etudions maintenant un circuit avec un électromoteur relier le
générateur et un électromoteur récepteur en prenant le cas générate
particulier d’un électromoteur réversible : la batterie.
Lorsqu’une batterie est chargée, elle fournit l’énergie
électrique au circuit c’est donc un générateur et, lorsqu’une
batterie est en charge, elle absorbe l’énergie électrique et la
transforme en énergie chimique
ur au récepteur un courant électrique I va circuler dans le
circuit.
Les deux appareils étant reliés ils ont la même tension V à
leurs bornes.
La tension aux bornes de la batterie chargée initialement à E
va progressivement diminuer selon la loi d’Ohm du e
déchargée initialement à E’ va progressivement augmenter
selon la loi d’Ohm du récepteur V = E’ + r’.I
La loi d’Ohm généralisée permet de calculer l’intensité du
courant d’une maille : Elle est égale à la somme des forces
électromotrices des générateurs ΣE diminuée de la somme
des forces contre électromotrices des récepteurs ΣE’ et
divisée par la somme des résistances présentes dans la
maille ΣR.
Analogie avec l’eau : Lorsque l’on relie par un tuyau deux
cuves d’eau, l’une remplie et l’autre vide, la cuve pleine va se
vider dans la cuve vide jusqu’à égalité des niveaux ; Lorsque
cette égalité est atteinte l’eau ne circule plus.

Σ E – Σ E’
I= ΣR
CHAPIV : Le condensateur - Capacité

1. Définition
Un condensateur est un composant électronique ayant une
capacité d’emmagasiner l’énergie électrique et la restituer
après.
2. Symbole
Le condensateur est un dipôle qui peut être polarisé ou non
polarisé. Symbole d’un condensateur

3. Constitution

Il existe différents condensateurs, chimique, céramique,


tantale etc… Il est caractérisé par la tension maximale que
l’on peut lui appliquer dite tension de service et sa
capacité.
Parmi toutes les formes d’énergie électrique possible il
existe l’électricité statique qui apparaît lorsqu’une
substance perd ou gagne des électrons. C’est le cas par
exemple lorsque l’on frotte une règle plastique sur un
vêtement
Un condensateur est un réservoir d’énergie
électrostatique. Il est constitué de deux plaques
métalliques séparées par un isolant appelé diélectrique.
1. Charge d’un condensateur
Lorsque l’on applique une tension V entre les deux
plaques, le condensateur se charge et la quantité de
charges électriques stockée q est proportionnelle à la
tension V appliquée et à la capacité C qui caractérise le
condensateur.

q = C.V
V en volts (V)

q en coulombs (C) C en farads (F)


Electrons

+ +++++
V Vc
- - - - - -

Electrons

La tension aux bornes du condensateur augmente ainsi


jusqu’à ce qu’elle atteigne la tension aux bornes du
générateur.
Le condensateur est chargé : Vc = V et I = 0
Le temps de charge d’un condensateur est fonction du
produit R.C pour un meme condensateur. Ce produit est
RC est constant si la resistance de charge ne varie pas. Il
est appélé taux.
£=RC(s)
R : resistance en ohm,
C : Farads(F)
Un condesateur se charge comletement en 5t veut dire
que le temps charge est Tch=5RC
2. dechage d’un condensateur
Lorsqu'on relie les deux armatures d'un condensateur
chargé entre elles, il se décharge.

Electrons
++++++
- - - - - - Vc

3. Décharge d’un condensateur

Les électrons se déplacent de l’armature chargée


négativement vers l’armature chargée positivement. La
tension aux bornes du condensateur diminue ainsi
jusqu’à ce qu’elle soit nulle. Le condensateur est
déchargé : Vc = 0 et I = 0
4. Capacité d’un condensateur Plan.
Un condensateur plan est condensateur dont les
armature sont plane et parallèle. La capacité d’un
condensateur est directement proportionnelle a la
surface des armatures et inversement proportionnelle à
l’épaisseur du diélectrique (e).

S
C=ε 0. εr .
e
Avec : S surface d’une armature en m²
e : épaisseur du diélectrique en m
ε0 : permittivité du vide
εr : permittivité du diélectrique.
C capacité en farad étant une grande unité On utilisera
plus couramment :
Le microfarad (µF) = 10-6 F
Le nanofarad (nF) = 10-9 F
Le picofarad (pF) = 10-12 F
ε 0. εr Est appelé la permittivité relative
4.1. Capacite d’un condensateur le diélectrique est
le vide(l’air)

S
C=ε 0 .
e

5. Energie emmagasiner par un condensateur


L’énergie électrique accumulée par un condensateur de
capacité C et chargé sous une tension V est :
C.V² W en joules (J)
W= C en farads (F)
2 V e volts (V)
6. Associations de condensateurs

Comme pour les résistances, les condensateurs du commerce ont des


valeurs normalisées. Le marquage est fait avec 2 chiffres pour la
valeur et une lettre indiquant l’unité : 10n pour 10 nanofarads.
Lorsque nous voulons obtenir une valeur non normalisée il faut associer
plusieurs condensateurs.

1. Branchement de condensateurs en parallèle :

Lorsque des condensateurs sont branchées en parallèle, ils sont chargés


par la même tension V. L’énergie emmagasinée pendant la charge puis
restituée pendant la décharge est la somme des énergies emmagasinées
par chacun des condensateurs.
Donc : Wtotale = WC1 + WC2 + WC3
2 2 2
V² V V V
Wtotale=Céq =C 1 +C 2 +C 3
2 2 2 2

Circuit de charge Circuit de décharge

Avec Céq = C1 + C2 +C3


C1 C2 C3

V Dans un branchement en parallèle, les

Capacités des condensateurs s’ajoutent.

2. Branchement de condensateurs en série :

Lorsque des condensateurs sont branchées en série, ils sont traversés


par le même courant I. La quantité d’électricité q déplacée pendant la
charge ou pendant la décharge est la même pour chacun des
condensateurs. D’après la loi des mailles on a :
I C1 C2 C3

G V1 V2 V3
V

q q q q
V = V1 + V2 + V3 ¿ C 1 + C 2 + C 3 = C eq
Avec 1/Céq = 1/C1 + 1/C2 +1/C3

En série, l’inverse de la capacité équivalente est la


somme des inverses de chacune des capacités.

Le condensateur réagit aux variations de tension.

7. Analogie avec l’eau :


Le condensateur est comparable à un réservoir d’eau :
Lorsqu’il est alimenté, il accumule une quantité d’eau (il se charge)
Lorsque l’alimentation est coupée il sert d’alimentation (il se décharge) Il ne
faut pas dépasser la pression maximale (tension de service) sinon il y a un
risque de destruction
Exemple un château d’eau.
Exemple N°1Exercice
: sur le générateur
8. Application
On mesure une tension de 14 V aux
I
bornes d’une batterie d’accumulateurs
quand elle ne débite aucun courant.
V

-Calculer sa f.é.m.
-Calculer la tension à ses bornes quand elle débite un courant de 20A , sa
résistance interne étant de 100 mΩ .
On branche entre ses bornes un résistor de 2,7 Ω.
Quelle est l’intensité débitée par la batterie et la tension entre
ses bornes ?
Exemple N°2 : Exercice sur la loi d’ohm généralisée
Dans le circuit ci-contre on donne R = 15 Ω,
G2 Pour le générateur G1 : E1 = 24 V et r1 =
2Ω
Et pour G2 : E2 = 12 V et R2 = 1
R Ω
-G2 est-il générateur ou
récepteur ?
-Représenter les tensions et le courant sur le circuit Calculer
l’intensité du courant dans le circuit Et la tension aux bornes
de chaque dipôle.
On charge 3 condensateurs sous une tension V = 25 V
On donne C1 = 2200 µF; C2 = 4700 µF; C3 = 470 µF Quelle est la valeur
du condensateur équivalent ?
Quelle est l’énergie totale emmagasinée dans les 3 condensateurs ?
Lorsque les condensateurs sont chargés quelle est la tension à leurs bornes ?
On donne R = 0,47 kΩ, calculer la constante de temps du circuit de décharge

Au bout de combien de temps la tension aux bornes des condensateurs


atteindra-t ’elle de 5 V ?

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