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Chapitre 2

Le module de radioprotection aborde les aspects législatifs et organisationnels liés à la sécurité face aux radiations, en détaillant les principes de base, les risques associés et les normes de sécurité. Il présente également les différentes sources d'irradiation, tant naturelles qu'artificielles, ainsi que les méthodes de protection et de gestion des expositions. Des exemples d'accidents radiologiques et des exercices pratiques sont inclus pour renforcer la compréhension des enjeux de la radioprotection.

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Chapitre 2

Le module de radioprotection aborde les aspects législatifs et organisationnels liés à la sécurité face aux radiations, en détaillant les principes de base, les risques associés et les normes de sécurité. Il présente également les différentes sources d'irradiation, tant naturelles qu'artificielles, ainsi que les méthodes de protection et de gestion des expositions. Des exemples d'accidents radiologiques et des exercices pratiques sont inclus pour renforcer la compréhension des enjeux de la radioprotection.

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Module - Control

réglementaire
Master Radioprotection

Institut Supérieur des sciences de la santé


Université Hassan Premier Settat
2024-2025

Pr. Omar EL RHAZOUANI


Plan
❖ Radioprotection (aspects législatifs et organisationnels)
o Principes de base de la radioprotection
o Radioprotection et risques
o Introduction à la CIPR
o Normes fondamentales de sécurité
o Les pratiques et les interventions
o Expositions
o Limites de dose et contraintes de dose
o Le système de protections contre les rayonnements
o Mise en œuvre d’un système de radioprotection
Comment procéder pour mettre en sécurité une personne soumise à une irradiation ou à
une contamination ?

❖ Exposés

2
Introduction

Autres accidents radiologiquess:


• Goiaina, Brezil
• Istanboul, Turqui
• Sumant, Thailand
• Mohammedia, Maroc

3
Principes de base de la •

Principales origines de l’irradiation
Justification
o
o
Principes de base de la radioprotection
Radioprotection et risques
Introduction à la CIPR
radioprotection • Limitation o
o Normes fondamentales de sécurité
• Optimisation o Les pratiques et les interventions
o Expositions
Principales origines de l’irradiation o Limites de dose et contraintes de dose

Naturelle
o Le système de protections contre les rayonnement
o Mise en œuvre d’un système de radioprotection

o Radon
o Cosmique
o Tellurique
o Interne
Artificielle non médicale (matériaux radioactifs mis en suspension dans
l'atmosphère à la suite d'une explosion d'une arme
o Retombées nucléaires ~ 0,02mSv/an nucléaire d’expériences ou un accident nucléaire.)
o Installations nucléaires
o Recherche et technologie, Industrie production d'armes atomiques et

Non professionnelle médicale d'électricité d'origine nucléaire, secteur


industriel de la médecine nucléaire
o Radiographies
o Radiothérapie
o médecine nucléaire
Professionnelle
o Personnel médical
o Industrie nucléaire
o Industrie utilisant les sources radioactives 4
Figure: Estimation des expositions
naturelles et artificielles

❑ Selon cette estimation, la dose


totale s'élève à 3,5 mSv, la dose
naturelle à 2 mSv et la dose
artificielle à 1,5 mSv.
❑ La dose naturelle, dont la
composante principale est due au
radon, correspond à environ 60 %
du total.
❑ L'exposition artificielle a pour
origine principale les examens et
traitements médicaux. L'industrie,
la recherche et le nucléaire n'y
contribuent que pour 1 %.
❑ Ces répartitions sont des
moyennes.
5
➢ Rayonnement cosmique et Rayonnement cosmogénique
Rayonnement cosmique et Exposition naturelle
➢ Expositions telluriques ou la radioactivité qui émane du
sol: le rayonnement des roches
Rayonnement cosmogénique ➢ Le radon-222
➢ Radioactivité du corps humain (potassium-40 et de
carbone-14)

❑ Les particules du rayonnement cosmiques (dites primaires (PP)) peuvent être


électriquement chargées ou neutres.
❑ Les particules primaires chargées sont constituées pour 86 % de protons, pour 13 % de
particules alpha et pour le reste de noyaux plus lourds.
❑ Les particules primaires neutres sont des photons gamma ou des neutrinos.

➢ Suite à la collision des PP avec les noyaux


des atomes de l'atmosphère, ces noyaux
ont pu être brisés donnant lieu à des protons
et des neutrons libres.
➢ Ces neutrons peuvent pénétrer dans les
noyaux d'autres atomes pour les rendre
radioactifs.
➢ Ces noyaux radioactifs, sous-produit du
rayonnement cosmique, sont appelés
cosmogéniques.

6
➢ Rayonnement cosmique et Rayonnement cosmogénique
Expositions telluriques ou la radioactivité qui ➢ Expositions telluriques ou la radioactivité qui émane du
Exposition naturelle sol: le rayonnement des roches
émane du sol: le rayonnement des roches ➢ Le radon-222
➢ Radioactivité du corps humain (potassium-40 et de
carbone-14)

Figure: Minerais radioactifs

❑ L'exposition tellurique est due aux


rayons gamma qui s'échappent des
minerais radioactifs.
❑ La pechblende et la chalcolite sont les
minerais principales qui présentent une
radioactivité.
❑ L'uranium, étant un élément rare, sa
teneur est faible dans les minerais
usuels.

7
➢ Rayonnement cosmique et Rayonnement cosmogénique
Le radon-222 ➢ Expositions telluriques ou la radioactivité qui émane du
Exposition naturelle sol: le rayonnement des roches
est un élément radioactif naturel, dont
➢ Le radon-222
l'importance tient à ce qu'il est la principale ➢ Radioactivité du corps humain (potassium-40 et de
source de radioactivité à laquelle l'homme est carbone-14)
exposé.

❑ L’exposition à la radioactivité du radon est


exprimée en Bq/m3.
❑ C’est un émetteur α et β-.
❑ Le radon est un gaz lourd qui a tendance à
s’accumuler dans des fonds de vallée, des trous
et des caves.
❑ Les endroits les plus exposés sont les cavités
fermées et les mines d’uranium.
❑ On le retrouve dans l’air par décroissance du
Radium 226 et dans l’eau par décroissance du
Radium 226 dissous et de la dissolution du
Radon 222 dans la roche en contact avec l’eau.

8
➢ Rayonnement cosmique et Rayonnement cosmogénique
Radioactivité du corps humain Exposition naturelle
➢ Expositions telluriques ou la radioactivité qui émane du
sol: le rayonnement des roches
(potassium-40 et de carbone-14) ➢ Le radon-222
➢ Radioactivité du corps humain (potassium-40 et de
carbone-14)

Tableau : Activité du potassium-40 dans les aliments


❑ Le potassium est présent dans tous les
aliments.
❑ Il ne servirait à rien pour réduire l'activité due
au potassium-40 de s'abstenir par exemple
de soja ou de thé, car notre organisme a
besoin de potassium, besoin régulé par le
métabolisme.
❑ Il en va de même pour l'activité due au
carbone-14, présent dans l'air, les plantes et
les êtres vivants.
❑ Par ailleurs, le becquerel (Bq) étant une unité
extrêmement petite, des activités de quelques
centaines de becquerels par kilo ne présentent
aucun danger.
o Au total, il y a 8000 des/s de 40K et de 14C dans notre corps : nous sommes nous-mêmes radioactifs.
o Les atomes de 40K et de 14C émettent principalement β- qui, absorbés sur place, sont à l'origine d'une exposition interne.
o Le 40K produit aussi 11 % de rayons gamma qui peuvent être détectés en dehors du corps humain. 9
QCM 1
Choisir l’(les)affirmation(s) correcte(s):

A. Les origines de l’irradiation naturelle sont : Cosmique, Tellurique, Industrie


nucléaire.
B. Les origines de l’irradiation Artificielle non médicale sont : Retombées
nucléaires, Interne, peintures, Radiophotographie.
C. Les origines de l’irradiation non professionnelle médicale sont:
Radiographies, Radiothérapie, médecine nucléaire.
D. Les origines de l’irradiation Professionnelle sont: irradiations perçues par le
Personnel médical, Industrie nucléaire, Industrie utilisant les sources
radioactives.
E. La dose naturelle, dont la composante principale est due au radium,
correspond à environ 60 % du total.

10
Réponse 1
Choisir l’(les)affirmation(s) correcte(s):

A. Les origines de l’irradiation naturelle sont : Cosmique, Tellurique, Industrie


nucléaire.
B. Les origines de l’irradiation Artificielle non médicale sont : Retombées
nucléaires, Interne, peintures, Radiophotographie.
C. Les origines de l’irradiation non professionnelle médicale sont:
Radiographies, Radiothérapie, médecine nucléaire.
D. Les origines de l’irradiation Professionnelle sont: irradiations perçues par le
Personnel médical, Industrie nucléaire, Industrie utilisant les sources
radioactives.
E. La dose naturelle, dont la composante principale est due au radium
(radon), correspond à environ 60 % du total.

11
QCM 2
Choisir l’(les)affirmation(s) correcte(s):

A. Les particules du rayonnement cosmiques (dites primaires (PP)) peuvent


être électriquement chargées ou neutres.
B. Les particules primaires chargées sont constituées pour 86 % de protons,
pour 13 % de particules beta et pour le reste de noyaux plus lourds.
C. Les particules primaires neutres sont des photons gamma ou des neutrinos.
D. Suite à la collision des PP avec les noyaux des atomes de l'atmosphère,
ces noyaux ont pu être brisés donnant lieu à des positrons et des neutrons
libres.
E. Ces noyaux radioactifs, sous-produit du rayonnement tellurique , sont
appelés cosmogéniques.

12
Réponse 2
Choisir l’(les)affirmation(s) correcte(s):

A. Les particules du rayonnement cosmiques (dites primaires (PP)) peuvent


être électriquement chargées ou neutres.
B. Les particules primaires chargées sont constituées pour 86 % de protons,
pour 13 % de particules beta (alpha) et pour le reste de noyaux plus lourds.
C. Les particules primaires neutres sont des photons gamma ou des neutrinos.
D. Suite à la collision des PP avec les noyaux des atomes de l'atmosphère,
ces noyaux ont pu être brisés donnant lieu à des positrons (protons) et des
neutrons libres.
E. Ces noyaux radioactifs, sous-produit du rayonnement tellurique
(cosmique), sont appelés cosmogéniques.

13
QCM 3
Choisir l’(les)affirmation(s) correcte(s):

A. L'exposition tellurique est due aux rayons béta qui s'échappent des
minerais radioactifs.
B. La pechblende et la chalcolite sont les minerais principales qui présentent
une radioactivité.
C. L'uranium, étant un élément rare, sa teneur est élevée dans les minerais
usuels.
D. Le radon est un gaz léger qui a tendance à s’accumuler dans des fonds de
vallée, des trous et des caves.
E. Le radon est une émanation de matériaux qui dépourvus d’uranium, il
s’échappe du granit et de roches volcaniques.

14
Réponse 3
Choisir l’(les)affirmation(s) correcte(s):

A. L'exposition tellurique est due aux rayons béta (gamma) qui s'échappent
des minerais radioactifs.
B. La pechblende et la chalcolite sont les minerais principales qui présentent
une radioactivité.
C. L'uranium, étant un élément rare, sa teneur est élevée (faible) dans les
minerais usuels.
D. Le radon est un gaz léger (lourd) qui a tendance à s’accumuler dans des
fonds de vallée, des trous et des caves.
E. Le radon est une émanation de matériaux qui dépourvus d’ (contiennent
de l’) uranium, il s’échappe du granit et de roches volcaniques.

15
QCM*
Choisir l’(les)affirmation(s) correcte(s):

A propos de la radioprotection :

A. Elle a pour objectif de protéger aussi bien les patients, le public et les travailleurs des
effets
tardifs des RI mais pas des effets précoces qui sont inévitables.
B. Parmi les sources d’irradiation, les deux sources les plus importantes en terme de doses
annuelles
sont les sources naturelle et médicale.
C. La composante majoritaire de l’irradiation naturelle est généralement la composante
tellurique.
D. L’irradiation naturelle est due aux composantes tellurique, cosmique, au radon et aux
organismes.
E. L’exposition médicale est en pleine expansion et pourrait à long terme devenir aussi
importante que l’irradiation naturelle.

16
Réponse
Choisir l’(les)affirmation(s) correcte(s):

A propos de la radioprotection :

A. Elle a pour objectif de protéger aussi bien les patients, le public et les travailleurs des
effets
tardifs des RI mais pas des effets précoces qui sont inévitables.
B. Parmi les sources d’irradiation, les deux sources les plus importantes en terme de doses
annuelles sont les sources naturelle et médicale.
C. La composante majoritaire de l’irradiation naturelle est généralement la composante
tellurique (le radon).
D. L’irradiation naturelle est due aux composantes tellurique, cosmique, au radon et aux
organismes.
E. L’exposition médicale est en pleine expansion et pourrait à long terme devenir aussi
importante que l’irradiation naturelle.

17
QCM**
Choisir l’(les)affirmation(s) correcte(s):

Concernant l’exposition au Radon :

A. Le Radon est un gaz radioactif émetteur α.


B. On peut trouver du Radon dans l’air environnant mais pas dans l’eau.
C. Il est possible de se protéger de ce gaz en aérant régulièrement les
habitations.
D. Le Radon est responsable d’effet tardif comme le cancer du poumon.
E. Il est dangereux principalement par son irradiation des poumons une fois
inhalé mais il peut aussi se déposer sur la peau et irradier les couches
superficielles de la peau.

18
Réponse
Choisir l’(les)affirmation(s) correcte(s):

Concernant l’exposition au Radon :

A. Le Radon est un gaz radioactif émetteur α.


B. On le retrouve dans l’air par décroissance du Radium 226 et dans l’eau par
décroissance du Radium 226 dissous et de la dissolution du Radon 222
dans la roche en contact avec l’eau.
C. Il est possible de se protéger de ce gaz en aérant régulièrement les
habitations.
D. Le Radon est responsable d’effet tardif comme le cancer du poumon.
E. Il est dangereux principalement par son irradiation des poumons une fois
inhalé mais il peut aussi se déposer sur la peau et irradier les couches
superficielles de la peau.

19
Exercice 1 :

Le Corps humain contient environ 2g de potassium par kg. Sachant que 40K

représente 0.011% du potassium total et que sa période est 1,3 milliard


d’années, calculer en Bq l’activité du potassium d’un homme de 80kg.

Correction:
La masse totale de potassium d’un organisme de 80 kg est 2*80=160g.
La masse de 40K est m=160*0,011%=0,0176g.
Le nombre d’atome de 40K est n=N*m/M (avec N nbre d’Avogadro).
T étant la période, est :
𝑛 ln 2 𝑁 .𝑚 .ln 2
𝐴= = (A=-dN/dt)
𝑇 𝑀.𝑇
Soit:
6. 1023 0,0176 .0,69
𝐴= 9
= 4443𝐵𝑞
40. (1,3. 10 . 365. 86 400)
20
Principes de base de la •

Principales origines de l’irradiation
Justification

radioprotection
• Limitation
• Optimisation

Justification
Un examen utilisant les rayonnements ionisants ne doit être indiqué que si la
même information ne peut pas être obtenue par un autre moyen.
Limitation
o Limiter les examens radiologiques chez les patients (à ce qui est nécessaire) et
l’exposition des zones qui ne font pas l’objet de l’exploration chez le même
patient.
o Éviter les expositions inutiles.
Optimisation
Choisir les paramètres qui permettent un bon compromis entre la qualité de
l’examen et l’exposition qu’il entraîne.
Remarque: Ces principes seront détaillés plus loin dans ce chapitre dans la section: « Le système de
protections contre les rayonnement »
21
o Principes de base de la radioprotection
o Radioprotection et risques

Radioprotection et risques
o Introduction à la CIPR
o Normes fondamentales de sécurité
o Les pratiques et les interventions
o Expositions
o Limites de dose et contraintes de dose
o Le système de protections contre les rayonnement
o Mise en œuvre d’un système de radioprotection

❑ la radioprotection est définie comme la science qui permet de limiter


les nuisances des rayonnements pour l’être humain.

Dans toutes les activités mettant en jeu des matières radioactives ou des
rayonnement ionisants, il est très important de connaître les risques
associés à leur utilisation.

❑ le risque est défini comme étant la combinaison qui lie la gravité des
conséquences néfastes et de la probabilité de leur occurrence.

22
▪ UNSCEAR
▪ BEIR
Radioprotection et risques ▪

CIPR
relation entre l’UNSCEAR, BEIR et la CIPR

Les informations utilisées pour évaluer les risques associés aux rayonnements
ionisants découlent des résultats des enquêtes menées sur:

o les accidents radiologiques


o les études épidémiologiques de populations (Hiroshima et Nagasaki au Japon en
1945)

Deux grandes organisations:

o Comité scientifique des Nations Unies pour l'étude des effets des rayonnements
ionisants (UNSCEAR) United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic
Radiation
o Comité consultatif sur les effets biologiques des rayonnements ionisants (BEIR)
Biological Effects of lonizing Radiation

Produire des rapports nécessaires pour établir une estimation du risque


sur laquelle un système de protection radiologique peut être fondé.
23
▪ UNSCEAR
▪ BEIR
Radioprotection et risques ▪

CIPR
relation entre l’UNSCEAR, BEIR et la CIPR

L'organisme chargé d’établir des recommandations basées


sur cette estimation du risque est connu sous le nom de la:
Commission Internationale de la Protection Radiologique
(CIPR).

Produire des rapports nécessaires pour établir une estimation du risque


sur laquelle un système de protection radiologique peut être fondé.
24
▪ UNSCEAR
▪ BEIR
Radioprotection et risques ▪

CIPR
Relation entre l’UNSCEAR, BEIR et la CIPR

Relation entre l’UNSCEAR, BEIR et la CIPR

UNSCEAR BEIR

Rapporte sur les sources, Rapporte sur le risque


les niveaux et les effets des des cancers radio-induits
rayonnements ionisants

Évaluation
des risques

CIPR

Recommandations pour un système de radioprotection

25
o Principes de base de la radioprotection
Radioprotection et risques

Introduction à la CIPR
o
o Introduction à la CIPR
o Normes fondamentales de sécurité
o Les pratiques et les interventions
o Expositions
o Limites de dose et contraintes de dose
o Le système de protections contre les rayonnement
o Mise en œuvre d’un système de radioprotection
2018

1950 Aujourd'hui, la CIPR prend


en considération les
1928 questions de
les responsabilités de la CIPR radioprotection qui
ont été élargies pour faire face concernent les travailleurs
aux nouveaux problèmes sous rayonnements et le
✓ création en 1928 découlant de l'introduction public.
✓ La CIPR a été principalement des réacteurs nucléaires et son
responsable de la protection organisation a été par la suite
des travailleurs exposés aux restructurée.
sources radioactives.

Historique
26
Introduction à la CIPR
• Rôle de la CIPR
• Recommandations de la CIPR
• CIPR 103 - 2007

Rôle de la CIPR

❑ La CIPR est une organisation scientifique non gouvernementale


chargée de faire des recommandations et donner des orientations
sur les principes fondamentaux de la radioprotection.

Vu la diversité des conditions dans les différents pays, la CIPR


n'a pas l'intention de fournir des textes juridiques.

Les recommandations de la CIPR sont destinées à être


adaptées et intégrées, selon les besoins, dans les règlements
de chaque pays.
N.B.: L’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques ‘AMSSNuR’
est un Établissement Public à caractère stratégique chargé de la réglementation et du
contrôle des activités mettant en jeu des sources de rayonnements ionisants.
27
• Rôle de la CIPR
Introduction à la CIPR •

Recommandations de la CIPR
CIPR 103 - 2007

Recommandations de la CIPR
❑ La CIPR produit régulièrement des publications (documents) en
matière de radioprotection (dans le domaine médical, la
médecine dentaire et l'exploitation minière…)
Ces documents sont connus comme Recommandations de la CIPR
et ils portent sur les questions importantes relatives aux aspects de
la radioprotection.

❑ Les premières recommandations de la CIPR sont apparues en 1959


comme Publication N°1 et depuis lors, de nombreuses publications
ont été produites.
28
Introduction à la CIPR
Recommandations de la CIPR
1959 1964 1966 1977 1990 2007
Publication 1 Publication 6 Publication 9 Publication 26 Publication 60 Publication 103

la séquence et les dates des recommandations de la


CIPR, ainsi que leurs numéros de publication.
❑ Les recommandations récentes mettent à jour, consolident et développent
les guides de conduite complémentaires, publiés dans l’ancienne
publication, en matière de contrôle de l’exposition à des sources de
rayonnement.
ICRP, 1994b. Dose coefficients for intake of radionuclides by workers. ICRP Pub. 68. Ann. ICRP
24(4).
ICRP, 2006. Human alimentary tract model for radiological protection. ICRP Pub. 100. Ann. ICRP
36(1-2).
ICRP, 2007. The 2007 Recommendations of the International Commission on Radiological Protection.
ICRP Pub. 103. Ann. ICRP 37(2-4).
ICRP, 2008. Nuclear decay data for dosimetric calculations. ICRP Pub. 107. Ann. ICRP 38(3).
ICRP, 2009. Adult reference computational phantoms. ICRP Pub. 110. Ann. ICRP 39(2).
ICRP, 2010. Conversion coefficients for radiological protection quantities for external radiation
exposures. ICRP Pub. 116. Ann. ICRP 40(1).
Les publications en dehors des recommandations peuvent être des études statistiques des observations..ect 29
• Rôle de la CIPR
• Recommandations de la CIPR

CIPR 103 - 2007 • CIPR 103 - 2007

Par rapport à la CIPR 60 - 1990


Les principales caractéristiques des recommandations de la CIPR 103:

❑ Actualisation des facteurs de pondération 𝒘𝑹 𝑒𝑡 𝒘𝑻 pour les rayonnements et pour les


tissus, utilisés pour exprimer la dose équivalente et la dose efficace.

❑ Actualisation également de l’approche de protection contre les effets délétères des


rayonnements.

❑ Maintien les limites de dose individuelle exprimée en termes de dose efficace et de dose
équivalente causées par toutes les sources réglementées.

❑ Maintien des principes fondamentaux de protection radiologique, à savoir la justification, la


limitation et l’optimisation.

30
o Principes de base de la radioprotection
▪ IACRS
Normes fondamentales
o Radioprotection et risques
▪ BSS o
o
Introduction à la CIPR
Normes fondamentales de sécurité
▪ INSAG
de sécurité
o Les pratiques et les interventions
o Expositions
▪ NUSS o Limites de dose et contraintes de dose
▪ Schéma o Le système de protections contre les rayonnement
o Mise en œuvre d’un système de radioprotection
▪ ICRU
❑En 1990, le Comité inter-organisations pour la sécurité contre les
rayonnements (IACRS - Inter-Agency Committee on Radiation Safety)
a été créé pour promouvoir davantage la cohérence dans
l'application pratique de la radioprotection.
un document détaillé (intitulé: Normes fondamentales
En conséquence: internationales de protection contre les rayonnements ionisants
et de sûreté des sources de rayonnement) a été établé.

❑ Ce document, communément appelé Normes


Fondamentales de Sécurité (BSS - Basic Safety Standards), est
destiné à servir de guide pratique pour la conception et la
mise en œuvre d'un programme efficace de la
radioprotection.
31
▪ IACRS
▪ BSS
Normes fondamentales de sécurité ▪

INSAG
NUSS
▪ Schéma de Développement des
Normes Fondamentales de Sécurité
▪ ICRU
❑Le document BSS contient des normes qui sont essentiellement
fondées sur les principes de la protection radiologique
recommandés par la CIPR.
➢ Contient également les principes de la sûreté nucléaire tel que
recommandé par International Nuclear Safety Advisory Group
(INSAG), un groupe qui a produit, depuis 1985, des normes de
sûreté nucléaire (NUSS - Nuclear Safety Standards), spécifiquement
pour les installations nucléaires.

32
▪ IACRS
▪ BSS
Normes fondamentales de sécurité ▪

INSAG
NUSS
▪ Schéma de Développement des
Normes Fondamentales de Sécurité
▪ ICRU

CIPR
Schéma de Développement des Normes
Recommandations Fondamentales de Sécurité
pour un système de
radioprotection

IACRS INSAG

Normes Fondamentales
de Sécurit (BSS) Normes de Sûreté
Nucléaire (NUSS)

33
ICRU – Comité international des unités ▪

IACRS
BSS
radiologiques ▪

INSAG
NUSS
▪ Schéma de Développement des
Commission on Radiation Units and Measurements (ICRU) Normes Fondamentales de Sécurité
▪ ICRU

Ce comité a pour mission de :


o Élaborer et diffuser des recommandations à l’internationale sur les
grandeurs et unités liées aux rayonnements,
o Définir la terminologie.
o Élaborer les procédures de mesure et les données de référence pour
une application sûre et efficace des rayonnements ionisants :
• au diagnostic
• à la thérapie
• à la science
• à la technologie des rayonnements
• à la radioprotection des individus et des populations.

34
QCM 4
Choisir les propositions correctes:

A. L'organisme chargé d’établir des recommandations basées sur l‘estimation


du risque des radiation est UNSCEAR.
B. (UNSCEAR) United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic
Radiation est l’une des organisations qui mène des enquêtes pour évaluer les
risques d’utilisation des radiations.
C. (BEIR) Biological Effects of lonizing Radiation est L'organisme chargé d’établir
des recommandations basées sur l‘estimation du risque des radiation.
D. BEIR est le Comité consultatif sur les effets biologiques des rayonnements
ionisants
E. la combinaison de l’ampleur des conséquences néfastes et de la probabilité
de leur occurrence ne correspond pas à la définition du risque.

35
Réponse 4
Choisir les propositions correctes:

A- L'organisme chargé d’établir des recommandations basées sur l‘estimation du


risque des radiation est UNSCEAR. C’est la CIPR
B- (UNSCEAR) United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic
Radiation est l’une des organisations qui mène des enquêtes pour évaluer les
risques d’utilisation des radiations.
C- (BEIR) Biological Effects of lonizing Radiation est L'organisme chargé d’établir
des recommandations basées sur l‘estimation du risque des radiation.
D- BEIR est le Comité consultatif sur les effets biologiques des rayonnements
ionisants
E- la combinaison de l’ampleur des conséquences néfastes et de la probabilité
de leur occurrence ne correspond pas à la définition du risque.
36
QCM 5
Choisir les propositions correctes:

A. L’évaluation des risques est fondée sur l’évidence que les radiations ont des
conséquences néfastes sur l’être humain.
B. La CIPR 60 est la plus ancienne des recommandations.
C. La CIPR 60 est apparue en 1977 l’année de création du Comité inter
organisations sur la sécurité rayonnements (IACRS - Inter-Agency Committee
on Radiation Safety)
D. Les plus récentes recommandations de la CIPR portent sur le fondement des
principes de base de la radioprotection en vigueur aujourd’hui (justification-
limitation-optimisation)
E. Toutes les propositions sont fausses.

37
Réponse 5
Choisir les propositions correctes:

A- l’évaluation des risques est fondée sur l’évidence que les radiations ont des
conséquences néfastes sur l’être humain.

B- La CIPR 60 est la plus ancienne des recommandations.

C- La CIPR 60 est apparue en 1977 l’année de création du Comité inter


organisations sur la sécurité rayonnements (IACRS - Inter-Agency Committee on
Radiation Safety)

D- Les plus récentes recommandations de la CIPR portent sur le fondement des


principes de base de la radioprotection en vigueur aujourd’hui (justification-
limitation-optimisation)
E-Toutes les propositions sont fausses.
38
QCM 6
Choisir les propositions correctes:
A. le Comité inter-organisations pour la sécurité contre les rayonnements (IACRS
- Inter-Agency Committee on Radiation Safety) est un organisme chargé
d’établir des recommandations basées sur l‘estimation du risque des
radiation.
B. IACRS a été créé pou promouvoir davantage la cohérence dans l'application
pratique de la radioprotection.
C. Le BSS - Basic Safety Standards (Normes Fondamentales de Sécurité) est un
document élaboré par la CIPR.
D. Le BSS est destiné à servir de guide pratique pour la conception et la mise
en œuvre d'un programme efficace de la radioprotection.
E. Toutes les propositions sont fausses.

39
Réponse 6
Choisir les propositions correctes:
A- le Comité inter-organisations pour la sécurité contre les rayonnements (IACRS
- Inter-Agency Committee on Radiation Safety) est un organisme chargé d’établir
des recommandations basées sur l‘estimation du risque des radiation.

B- IACRS a été créé pou promouvoir davantage la cohérence dans l'application


pratique de la radioprotection.
C- Le BSS - Basic Safety Standards (Normes Fondamentales de Sécurité) est un
document élaboré par la CIPR.
D- Le BSS est destiné à servir de guide pratique pour la conception et la mise
en œuvre d'un programme efficace de la radioprotection.

E-Toutes les propositions sont fausses.


40
Question

Compléter le Schéma de Développement des Normes Fondamentales de Sécurité

CIPR Recommandations
pour un système de
radioprotection
Normes de Sûreté
Nucléaire (NUSS)

INSAG IACRS

Normes Fondamentales
de Sécurit (BSS)

41
Réponse

Compléter le Schéma de Développement des Normes Fondamentales de Sécurité par des


flèches:

CIPR Recommandations
pour un système de
radioprotection
Normes de Sûreté
Nucléaire (NUSS)

INSAG IACRS

Normes Fondamentales
de Sécurit (BSS)

42
Exercice 2:
L’irradiation liée aux rayons cosmiques a un débit de dose de 0,3 mSv/an
au niveau de la mer et elle double quand on s’élève de 1 500 m.
Calculer la dose reçue (en Sv) lors d’un vol Paris New York, à mach 0,7
(vitesse du son: 340 m.s-1) à 11 000 mètres d’altitude pendant 6 000 Km.
Correction:
𝐿 6∗106
Le vol dure 𝑇 = = = 25210 𝑠
𝑉 0,7∗340
L’irradiation liée aux rayons cosmiques a un débit de dose de 0,3 mSv/an
au niveau de la mer et elle double quand on s’élève de (CDA=- 1 500 m) à
11 000 m le débit de dose est donc:
𝑙𝑛2 11 000
− 𝑥
𝑑ሶ = 𝑑ሶ 0 . 𝑒
𝐶𝐷𝐴→ 𝑑ሶ = 𝑑ሶ 0 . 2 → 𝑑ሶ =
−𝑥/𝐶𝐷𝐴
0,3 ∗ 2 1500 = 48,4𝑚𝑆𝑣/𝑎𝑛
Soit pour la durée T une irradiation:
48,4 ∗ 10−3
𝑑𝑇ሶ = 25210 = 39 𝑚𝑆𝑣
365 ∗ 86400 43
Exercice 3:
Calculer en combien d’années l’irradiation naturelle moyenne (2400
μSv/an) entraîne une irradiation globale égale à la dose maximale
annuelle admissible pour les travailleurs de la catégorie A.
Correction:
L’irradiation naturelle est de l’ordre de 2400 μSv/an. Un tel débit de dose
délivre 20 mSv en environ 8 ans.

20 mSv est la dose maximale annuelle admissible pour les travailleurs .


Classification des personnes en Radioprotection:
Catégorie A: personnes qui utilisent directement les rayonnements ionisants, par
exemple les manipulateurs de médecine nucléaire.
Catégorie B: personnes éventuellement exposées mais qui n’utilisent pas directement
des rayonnement ionisants, par exemple les secrétaires d’un service de médecine
nucléaire. 44
o Principes de base de la radioprotection
Radioprotection et risques

Les pratiques et les interventions


o
o Introduction à la CIPR
o Normes fondamentales de sécurité
o Les pratiques et les interventions
o Expositions
o Limites de dose et contraintes de dose
o Le système de protections contre les rayonnement
o Mise en œuvre d’un système de radioprotection

❑ Toute activité humaine contribuant à l’augmentation de l'exposition aux


rayonnements est appelée pratique.
→Les pratiques peuvent mettre en jeu de nouvelles installations ou
procédures médicales par exemple qui vont être à l’origine de
l’augmentation du risque d’exposition au radiations.

❑ Une intervention est toute action destinée à réduire ou à éviter l’exposition


ou à diminuer la probabilité d’exposition à des sources.

45
o Principes de base de la radioprotection
o Radioprotection et risques
Expositions o
o
Introduction à la CIPR
Normes fondamentales de sécurité
➢ Définition o Les pratiques et les interventions
o Expositions
➢ Exposition potentielle o Limites de dose et contraintes de dose
➢ Types d’exposition o Le système de protections contre les rayonnement
o Mise en œuvre d’un système de radioprotection
➢ Niveaux d’exposition

➢ Définition
o L'exposition est définie comme étant le processus au cours du
quel un être humain est exposé aux rayonnements ou aux
matières radioactives.
o L'exposition aux rayonnements ionisants entraîne une dose due
aux rayonnements; La quantité de la dose reçue dépend de
nombreux facteurs.
o L'exposition peut être soit externe soit interne.

46
Expositions ➢

Définition
Exposition potentielle
➢ Types d’exposition
➢ Niveaux d’exposition

➢ Exposition potentielle
o L’idée de l'exposition potentielle a été introduite pour décrire la
possibilité, mais pas la certitude, de l'exposition.
o Par exemple, les accidents de transport sont possibles, mais
pas certains de se produire.
o Lors de l'utilisation normales de matières radioactives, les
accidents peuvent toujours se produire, mais ils se produisent
rarement.
o Un système de radioprotection doit contrôler la probabilité et
la gravité de l'exposition potentielle.

47
Expositions ➢

Définition
Exposition potentielle
➢ Types d’exposition
➢ Niveaux d’exposition

➢ Types d’exposition
La CIPR fait référence à trois types d'exposition:
❖ L'exposition professionnelle
❖ L’exposition médicale
❖ L'exposition du public

• L'exposition professionnelle est l’ensemble des expositions subies


par des travailleurs au cours de leur travail.
• Elle peut être contrôlée à trois niveaux:
- au niveau de la source (par exemple, le blindage..),
- au niveau de l'environnement (par exemple la ventilation..),
- et au niveau du travailleur (par exemple les bonnes pratiques de travail,
les vêtements de protection..).
48
Expositions ➢

Définition
Exposition potentielle
➢ Types d’exposition
➢ Niveaux d’exposition

➢ Types d’exposition
La CIPR fait référence à trois types d'exposition:
❖ L'exposition professionnelle
❖ L’exposition médicale
❖ L'exposition du public

• L’exposition médicale est l'exposition à laquelle sont soumis des


patients dans le cadre de leur propre examen ou traitement
médical.
• A l’instar de l’exposition professionnelle, l'exposition médicale est
contrôlée à trois niveaux.
• Mais elle est incluse dans le cadre d’un diagnostic ou d’un plan de
traitement, et non dans le cadre d’un système de radioprotection.
49
Expositions

➢ Types d’exposition
La CIPR fait référence à trois types d'exposition:
❖ L'exposition professionnelle
❖ L’exposition médicale
❖ L'exposition du public

• L'exposition du public est l'exposition de personnes du public par


des moyens autres que l'exposition professionnelle ou médicale.
• Les contrôles devraient être appliqués à la source,
• Ils ne devraient être appliqués à l'environnement ou aux individus, que si le
contrôle de la source n’est pas efficace, comme, par exemple, dans un
grave accident comme Tchernobyl 1986 ou Fukushima de 2011.

50
Expositions ➢

Définition
Exposition potentielle
➢ Types d’exposition
➢ Niveaux d’exposition

➢ Niveaux d’exposition

o Afin de comparer le niveau d'exposition aux différentes sources, nous


devons être en mesure de quantifier l'exposition (dosimétrie).
o Pour établir cette comparaison, nous utilisons le niveau de dose efficace
pour chaque source d’exposition (en mSv).
o La figure suivante donne une comparaison des niveaux moyens de
l’exposition professionnelle et médicale par rapport aux niveaux
moyens de l’exposition naturelle.

51
Expositions

➢ Niveaux d’exposition

52
QCM 7
Choisir les affirmations correctes:

A. On appelle intervention en radioprotection toute activité humaine


contribuant à l’augmentation de l'exposition aux rayonnements.
B. Une exposition est dite potentielle lorsqu’elle est certaine.
C. l’exposition professionnelle peut être contrôlée à trois niveaux.
D. l’exposition médicale est incluse aussi bien dans le cadre d’un
diagnostic ou d’un plan de traitement que dans le cadre d’un
système de radioprotection.
E. Dans le domaine de la radioprotection, toute action destinée à réduire
ou à éviter l’exposition ou à diminuer la probabilité d’exposition à des
sources radioactive est qualifiée comme intervention.

53
Réponse 7
Choisir les affirmations correctes:

A- On appelle intervention (pratique) en radioprotection toute activité humaine


contribuant à l’augmentation de l'exposition aux rayonnements.
B- Une exposition est dite potentielle lorsqu’elle est certaine (possible).
C- l’exposition professionnelle peut être contrôlée à trois niveaux.
D- l’exposition médicale est incluse aussi bien dans le cadre d’un diagnostic ou
d’un plan de traitement que dans le cadre d’un système de radioprotection.
(seulement le cadre d’un diagnostic ou d’un plan de traitement )
E- Dans le domaine de la radioprotection, toute action destinée à réduire ou à
éviter l’exposition ou à diminuer la probabilité d’exposition à des sources
radioactive est qualifiée comme intervention.

54
Exercice 4:

Une source délivre à 1 m 1mGy/h.


Quel est le débit d'équivalent de dose auquel est soumis le Manip.
Situé derrière un écran de 1 CDA placé à 10 m de la source ?

Avant écran dist*10 donc on divise par 100 soit 10µGy/h


Après écran 5µGy/h
En Radiologie conventionnelle Le facteur de pondération est
de 1 donc : 5µSv/h

55
Exercice 5:

Un technicien est soumis à un débit de dose de 25 μGy/h pour


effectuer une opération de maintenance.
A la fin de l’opération de maintenance, son dosimètre électronique
indique qu’il a intégré une dose de 0.525 mGy.
→ Calculez le nombre de jours qu’il a été nécessaire à ce technicien
pour effectuer l’opération de maintenance, sachant que le technicien
travaille 7h par jour.

56
o Principes de base de la radioprotection

Limites de dose et contraintes de dose


o Radioprotection et risques
o Introduction à la CIPR
o Normes fondamentales de sécurité
o Les pratiques et les interventions
o Expositions
o Limites de dose et contraintes de dose
o Le système de protections contre les rayonnement
o Mise en œuvre d’un système de radioprotection

Les limites de dose sont définis comme étant le niveau de dose qui
ne doit pas être dépassé dans les conditions normales de travail.
1934 1950
A l'origine, la limite de dose cancer (radio-
il a été reconnu que le
opérationnelle a été introduite pour
éviter les effets directs bénins tels
induit), laleucémie en particulier,
que les changements au niveau de était l'un des risques associés à
la peau. l'exposition aux rayonnements ionisants.

Par conséquent, l'ensemble des limites de dose sont destinées à réduire


l'incidence du cancer, et de prévenir les effets déterministes.
57
❑ Un effet déterministe est un effet qui résulte de dommages
irréparables sur l'ADN causés par une dose importante
d'irradiation et une occurrence immédiate → cela entraîne la mort
de nombreuses cellules.

❑ Par opposition aux effets dits déterministes, les effets


stochastiques n'apparaissent pas selon le principe d'une cause qui
induit toujours le même effet → Ils résultent de l’absorption de doses
faibles dont les effets peuvent évoluer et donner lieu à des
mutations.

58
o Principes de base de la radioprotection
Radioprotection et risques
Limites de dose et contraintes de dose
o
o Introduction à la CIPR
o Normes fondamentales de sécurité
o Les pratiques et les interventions
o Expositions
➢ limites de l'exposition du public o Limites de dose et contraintes de dose
➢ Contraintes de dose o Le système de protections contre les rayonnement
o Mise en œuvre d’un système de radioprotection

➢ Les limites de l'exposition du public ont été introduites au début par


la CIPR en 1959.
➢ Depuis lors, ces limites ont été réduites au fur et à mesure de la
limite de dose professionnelle à la limite actuelle de 1 𝒎𝑺𝒗 par an.

59
Limites de dose et contraintes de dose
➢ limites de l'exposition du public
➢ Contraintes de dose

Contraintes de dose
L’une des principales contraintes est que les personnes peuvent être
exposées à plusieurs sources de rayonnements ou à des sources qui
peuvent s’accroître avec le temps (par exemple, un endroit de stockage ou
d’entreposage de déchets radioactifs).

→ Dans ce cas, il est nécessaire de limiter l'exposition aux différentes


sources pour s'assurer que les limites de doses réglementaires ne
soient pas dépassées.

60
Principes de base de la radioprotection
Le système de protections contre les
o
o Radioprotection et risques
o Introduction à la CIPR

rayonnement o
o
o
Normes fondamentales de sécurité
Les pratiques et les interventions
Expositions
o Limites de dose et contraintes de dose
o Le système de protections contre les rayonnement
o Mise en œuvre d’un système de radioprotection

Le système de protection radiologique recommandé par la CIPR dans


sa publication 60 est basé sur trois grands principes. Ces principes
sont la justification, l’optimisation et la limitation des doses.

NB: Un système efficace de protection


radiologique doit utiliser les trois principes
pour s'assurer que toutes les doses sont
maintenus aussi bas que possible.

61
Le système de protections contre les
rayonnement ➢ Justification d’une pratique
➢ L'optimisation de la protection
➢ Limites de dose individuelle
➢ Justification d’une pratique
o Toute pratique qui implique une exposition normale ou potentielle ne
devrait être autorisée que si elle procure aux individus exposés ou à la
société un avantage suffisant pour compenser les effets radiologiques
nocifs qu’elle pourrait entraîner.

Par exemple: un programme de dépistage pour la


détection du cancer du sein doit être démontré qu'il
procure suffisamment de bénéfices:
• grâce à la détection précoce du cancer
• cette détection pourra compenser le risque
supplémentaire associé à l'augmentation des
doses reçues.

62
Le système de protections contre les
rayonnement ➢ Justification d’une pratique
➢ L'optimisation de la protection
➢ Limites de dose individuelle

➢ L'optimisation de la protection
▪ Les doses individuelles, être maintenus aussi bas que
▪ le nombre de personnes exposées, raisonnablement possible,
devraient tous
▪ la probabilité des expositions compte tenu des facteurs socio-
potentielles, économiques.
▪ la gravité des expositions potentielles

Ce principe est connu sous


le nom du principe
ALARA.

63
Le système de protections contre les
rayonnement ➢ Justification d’une pratique
➢ L'optimisation de la protection
➢ Limites de dose individuelle

➢ Limites de dose individuelle


Les limites de dose professionnelle visent à:
o s’assurer qu'aucun individu n’est exposé à des risques inacceptables
o prévenir les effets déterministes
o minimiser les effets stochastiques.

Ainsi, le principe de la limitation de doses tel qu'il a été adopté par la CIPR est
basé sur ces trois points:
o Pas de risques inacceptables
o Prévention des effets déterministes
o Minimisation des effets stochastiques.

64
Le système de protections contre les rayonnement

➢ Limites de dose individuelle

o La limite annuelle de la dose efficace pour les travailleurs est de


𝟐𝟎 𝒎𝑺𝒗 (en moyenne) sans dépasser 𝟓𝟎 𝒎𝑺𝒗 en une année.
o La limite annuelle de dose pour le public est de 𝟏 𝒎𝑺𝒗,
✓ mais dans des circonstances particulières, une dose plus
élevée pour le public pourrait être autorisée à condition que
la dose moyenne sur cinq ans ne dépasse pas 𝟏 𝒎𝑺𝒗 par
an.

NB: Ici le terme dose efficace s’applique à la dose reçue au niveau du corps
entier.
65
Le système de protections contre les rayonnement

➢ Limites de dose individuelle


Il existe d'autres limites de dose :
o 𝟏𝟓𝟎 𝒎𝑺𝒗 pour le cristallin,
o 𝟓𝟎𝟎 𝒎𝑺𝒗 pour la peau ; (activité mitotique faible)

ces limites assurent une protection contre les effets déterministes


comme:
o la cataracte (cristallin de l'oeil),
o l’érythème (brûlures de la peau)
o et la desquamation (perte de couches de la peau).

La limite de dose de 𝟓𝟎𝟎 𝒎𝑺𝒗 correspond à n’importe quelle centimètre


carré de la peau, quelle que soit la surface exposée.
66
Le système de protections contre les rayonnement

➢ Limites de dose individuelle


Les limites de dose recommandées par la CIPR dans les
publications 60 et 103, sont résumées dans le tableau ci-dessous:

67
Le système de protections contre les rayonnement

➢ Limites de dose individuelle


L'exposition professionnelle des femmes enceintes

❑ La CIPR considère que le fœtus doit être traité comme un


membre du public d’où la nécessité d’adapter les conditions de
travail pour la femme professionnelle si elle devient enceinte.

❑ La CIPR recommande qu’une fois que la grossesse a été déclarée,


l'équivalent de dose au niveau de l'abdomen de la femme devrait
être limitée à 𝟐 𝒎𝑺𝒗.

68
Plan
➢ Rayonnement cosmique et Rayonnement cosmogénique
o Naturelle
➢ Expositions telluriques
o Artificielle non médicale
➢ Le radon-222
o Non professionnelle médicale
➢ Radioactivité d u corps humain (40K et 14C)
o Professionnelle
▪ UNSCEAR
▪ BEIR
▪ CIPR
❖ Chapitre 1: Radioprotection (aspects législatifs et organisationnels)
• Principales origines de l’irradiation ▪ relation entre l’UNSCEAR, BEIR et la CIPR
o Principes de base de la radioprotection
• Justification
o Radioprotection et risques • Limitation • Rôle de la CIPR
o Introduction à la CIPR • Optimisation • Recommandations de la CIPR
o Normes fondamentales de sécurité • CIPR 103 - 2007
o Les pratiques et les interventions
▪ IACRS
o Expositions ➢ Définition ▪ BSS
o Limites de dose et contraintes de dose ➢ Exposition potentielle ▪ INSAG
➢ Types d’exposition NUSS
o Le système de protections contre les rayonnements ➢ Niveaux d’exposition

▪ Schéma de Développement des
o Mise en œuvre d’un système de radioprotection Normes Fondamentales de Sécurité
➢ limites de l'exposition du public ▪ ICRU
Comment procéder pour mettre en sécurité une personne soumise ➢ Contraintes de dose
à une irradiation ou à une contamination ?
➢ Justification d’une pratique
➢ L'optimisation de la protection
➢ Limites de dose individuelle o la réglementation
❖ Chapitre 2: Grandeurs de protection et grandeurs opérationnelles o la gestion.
o l’exploitation.
❖ Chapitre 3: Principes généraux de protection contre l’exposition
externe ❑ Contre l’irradiation o Distance,
❑ Contre la contamination o Temps,
Étude en groupe d’articles scientifiques récents o Écrans.
dans le domaine de la radioprotection
o Isolement du milieu contaminé
o Détermination des Types de contamination
o Les tenues de protection
o Les gestes adaptés
o Conduite à tenir en cas de contamination externe
69
QCM 8
Choisir l’affirmation correcte:

A. Les limites de dose sont définies comme étant le niveau de dose qui peut
être dépassé dans les conditions normales de travail.
B. En 1950 il a été reconnu que le cancer, la leucémie en particulier, n’est pas
un des risques associés à l'exposition aux rayonnements ionisants.
C. l'ensemble des limites de dose sont destinées à réduire l'incidence du cancer
et des effets héréditaires, et de prévenir les effets déterministes.
D. Quel que soit la dose reçue (faible ou élevée) l’effet radio biologique est
toujours déterministe.
E. l’exposition à plusieurs sources de rayonnements ou à des sources qui
peuvent s’accroître avec le temps ne constitue pas une contrainte de dose.

70
Réponse 8
Choisir l’affirmation correcte:

A- Les limites de dose sont définis comme étant le niveau de dose qui peut être
dépassé dans les conditions normales de travail.
B- En 1950 il a été reconnu que le cancer, la leucémie en particulier, n’est pas un
des risques associés à l'exposition aux rayonnements ionisants.
C- l'ensemble des limites de dose sont destinées à réduire l'incidence du cancer
et des effets héréditaires, et de prévenir les effets déterministes.
D- quel que soit la dose reçue (faible ou élevée) l’effet radio biologique est
toujours déterministe.
E- l’exposition à plusieurs sources de rayonnements ou à des sources qui
peuvent s’accroître avec le temps ne constitue pas une contrainte de dose.

71
QCM 9
Remplir le tableau suivant en utilisant les valeurs à coté:

72
Réponse 9
Remplir le tableau suivant en utilisant les valeurs à coté:

73
Exercice 6:
La Babyline indique un débit de dose de 10μGy/h à 1m d’une source de
60Co qui est enfermée dans un château de plomb dont les parois font 12

cm d’épaisseur.
Sachant qu’un écran dixième de plomb pour le 60Co a une épaisseur de 4
cm.
→ Quel débit de dose devrait indiquer la Babyline à 4m de la source sortie
du château ?

La BABYLINE est un débitmètre/dosimètre qui donne une estimation du débit de dose et de la


dose absorbée dans les tissus de l'organisme. 74
Exercice 7:
→ Calculez l’activité résiduelle au 21 février d’une source d’iode 131 dont
l’activité au 20 janvier de la même année était de 30 MBq.

→ Quelle était son activité au 12 janvier ? La Période de l’iode 131 : 8 jours.

75
o Principes de base de la radioprotection

Mise en œuvre d’un système de o


o
Radioprotection et risques
Introduction à la CIPR
o Normes fondamentales de sécurité
radioprotection o
o
Les pratiques et les interventions
Expositions
o Limites de dose et contraintes de dose
o Le système de protections contre les rayonnement
o Mise en œuvre d’un système de radioprotection

❑ Le principe le plus important de la radioprotection est de


maintenir toutes les doses aussi faibles que possible tout en
permettant l'utilisation bénéfique des rayonnements ionisants.

❑ Les recommandations de la CIPR, peuvent être appliquées à


plusieurs niveaux afin de contrôler les risques associés aux
rayonnements.

Ces niveaux sont:


o la réglementation
o la gestion.
o l’exploitation.
76
Mise en œuvre d’un système de o la réglementation
la gestion.
radioprotection o
o l’exploitation.

Exigences réglementaires
Les réglementations prévoient un lien entre les recommandations de la
CIPR et leur mise en œuvre sur le lieu de travail.

❑L’organe réglementaire du pays (un organisme ou une administration)


devrait être chargé d'évaluer si une pratique est justifiée, et de l'interdire en
absence de justification.

❑Les réglementations devraient fixer un niveau satisfaisant de protection qui


peut être appliquée à toutes les pratiques justifiées.

N.B.: L’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques ‘AMSSNuR’


est un Établissement Public à caractère stratégique chargé de la réglementation et du
contrôle des activités mettant en jeu des sources de rayonnements ionisants.
77
Mise en œuvre d’un système de o la réglementation

radioprotection o
o
la gestion.
l’exploitation.
Exigences de management (la gestion)
Dans tout pays, des structures de gestion devrait être mises en place pour traiter
spécifiquement les problèmes relatifs à la radioprotection.

Les principales responsabilités de cette structure:


❑ Encourager une bonne attitude à l'égard de la sécurité.
❑ Optimiser la protection par définition claire des responsabilités et des instructions de
travail.
❑ Identifier les expositions potentielles.
❑ Fournir un système d'analyse de sûreté pour identifier les causes possibles des
accidents.
❑ Limiter la probabilité et les conséquences de ces accidents.
N.B.: Au Maroc, Le Centre National de l’Energie, des Sciences et des Techniques Nucléaires
(CNESTEN). Missions:
o Contribution à la préparation des bases technologiques dans le nucléaire et la radiologie;
o L’appui technique aux autorités dans la sûreté et la sécurité nucléaires et radiologiques.
o Préparation et réponse aux situations d’urgences ;
o Gestion des déchets radioactifs au niveau national. 78
Mise en œuvre d’un système de o la réglementation

radioprotection o
o
la gestion.
l’exploitation.

Exigences opérationnelles
➢ Le contrôle au niveau opérationnel est nécessaire afin d’assurer la
sécurité des pratiques en termes de:
❑ la sûreté de stockage et de transport des matières radioactives;
❑ l’utilisation du temps, de la distance et des écrans de protection.
❑ l'utilisation de confinement pour limiter la dissémination de substances radioactives
dans les ambiances de travail et dans l'environnement;
❑ un entretien approprié des installations et des équipements pour réduire la
probabilité de défaillance;
❑ la sûreté de gestion des déchets radioactifs.
N.B.: Au Maroc, Le Centre National de l’Énergie, des Sciences et des Techniques Nucléaires
(CNESTEN). Missions:
o Contribution à la préparation des bases technologiques dans le nucléaire et la radiologie;
o L’appui technique aux autorités dans la sûreté et la sécurité nucléaires et radiologiques.
o Préparation et réponse aux situations d’urgences ;
o Gestion des déchets radioactifs au niveau national.
79
QCM 10
Les niveaux auxquels s’appliquent les principes de radioprotection sont:

A. La réglementation, l’optimisation, la limitation.

B. La réglementation, la gestion, la limitation.

C. La justification, la gestion, l’exploitation.

D. La réglementation, la gestion, l’exploitation.

E. La législation, le mangement, l’exploitation.

80
Réponses 10
Les niveaux auxquels s’appliquent les principes de radioprotection sont:

A- La réglementation, l’optimisation, la limitation.

B- La réglementation, la gestion, la limitation.

C- La justification, la gestion, l’exploitation.

D- La réglementation, la gestion, l’exploitation.

E- La législation, le mangement, l’exploitation.

81
QCM 11
Choisir les objets de la réglementation:

A. Prendre en compte les expositions potentielles et fournir un système


d'analyse de sûreté pour identifier les causes possibles des accidents.
B. Prévoir un lien entre les recommandations de la CIPR et leur mise en
œuvre sur le lieu de travail.
C. Bonne utilisation du temps, de la distance et des écrans de protection
pour réduire le champs des rayonnements;
D. Fixer un niveau satisfaisant de protection qui peut être appliquée à
toutes les pratiques justifiées.
E. Entretien approprié des installations et des équipements pour réduire
la probabilité de défaillance;

82
Réponses 11
Choisir les objectifs de la réglementation:

A- Prendre en compte les expositions potentielles et fournir un système


d'analyse de sûreté pour identifier les causes possibles des accidents.
B- Prévoir un lien entre les recommandations de la CIPR et leur mise en
œuvre sur le lieu de travail.
C- Bonne utilisation du temps, de la distance et des écrans de protection
pour réduire le champs des rayonnements;
D- Fixer un niveau satisfaisant de protection qui peut être appliquée à toutes
les pratiques justifiées.
E- Entretien approprié des installations et des équipements pour réduire la
probabilité de défaillance;

83
QCM 12
Identifier les exigences pratiques du niveau opérationnel:

A. Assurer la sûreté du transport des matières radioactives;


B. Formulation et mise en œuvre de la réglementation et de la législation.
C. Utilisation de confinement pour limiter la dissémination de
substances radioactives dans les ambiances de travail et dans
l'environnement;
D. Optimiser la protection par une définition claire des responsabilités
et des instructions de travail.
E. Assurer un entretien approprié des installations et des équipements
pour réduire la probabilité de défaillance;

84
Réponse 12
Identifier les exigences pratiques du niveau opérationnel:

A- Assurer la sûreté du transport des matières radioactives;


B- Formulation et mise en œuvre de la réglementation et de la législation.

C- Utilisation de confinement pour limiter la dissémination de substances


radioactives dans les ambiances de travail et dans l'environnement;
D- Optimiser la protection par une définition claire des responsabilités et des
instructions de travail.
E- Assurer un entretien approprié des installations et des équipements pour
réduire la probabilité de défaillance;

85
Résumé
Les objectifs de la radioprotection sont de prévenir les effets déterministes et de limiter à un niveau
acceptable les effets stochastiques.

• Les principes de la radioprotection sont :


- la justification des activités utilisant les radiations;
- l’optimisation des mesures de protection;
- la limitation des doses individuelles.

• Les limites de dose sont :


Professionnels Cas particuliers Public
- dose efficace - femmes enceintes - dose efficace 1 mSv/an
• en situation normale 20 mSv/an à l’abdomen 2 mSv
• en situation exceptionnelle 50 mSv/an Corps entier 1 mSv
(avec l’accord de l’autorité de surveillance)
- dose équivalente au cristallin 150 mSv/an
- dose équivalente à la peau 500 mSv/an
- dose équivalente aux extrémités 500 mSv/an

86
?
Comment procéder pour mettre en
sécurité une personne soumise à une
irradiation ou à une contamination ?

87
Moyens de radioprotection

❑ Contre l’irradiation
o Distance,
o Temps,
o Écrans.

❑ Contre la contamination :
o Isolement du milieu contaminé
o Détermination des Types de contamination
o Les tenues de protection
o Les gestes adaptés
o Conduite à tenir en cas de contamination externe

88
Moyens de radioprotection
❑ Contre l’irradiation:
o distance,
o temps,
o écrans.
Protection par la distance

Le débit de dose décroît très rapidement avec la distance. Il obéit à la règle suivante :

«Le débit de dose d’un rayonnement en un point est inversement proportionnel au


carré de la distance de ce point à la source»

D1.d1² = D2.d2²
D1 = débit de dose à la distance d1
D2 = débit de dose à la distance d2
Le débit de dose diminue si on s’éloigne et augmente si on s’approche de la source.

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Moyens de radioprotection
❑ Contre l’irradiation:
o distance,
o temps,
Protection par le temps o écrans.

Les doses absorbées sont directement proportionnelles à la durée d’exposition.

Il faut donc limiter la durée d’exposition aux rayonnements.

Exemple :
• Un agent demeure à 1 mètre d’une source radioactive qui émet un débit de 6mGy/h
à 1m. S’il y reste :

• 10 minutes, il aura absorbé 1 mGy,


• 20 minutes, il aura absorbé 2 mGy.

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Moyens de radioprotection
❑ Contre l’irradiation:
o distance,
o temps,
Protection par le temps o écrans.

On met à profit la décroissance radioactive.

Exemple :
• Le technétium 99 a une période radioactive de 6 heures.
• Après 10 périodes soit 60 heures, on considérera que sa radioactivité n’est plus
significative.

Cela n’est évidemment pas valable sur les radioéléments qui ont une activité beaucoup
plus longue.

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Moyens de radioprotection
❑ Contre l’irradiation:
o distance,
Protection par les écrans o temps,
o écrans.

❑ Il existe deux cas différents :


• Les rayonnements corpusculaires qui peuvent être arrêtés
• Les rayonnements électromagnétiques qui sont atténués uniquement.

❑ Les écrans peuvent être de formes diverses, solides ou liquides, et être utilisés pour
absorber tout ou partie du rayonnement.

❑ Ils doivent toujours être appropriés à la nature, l'énergie et l’ intensité du rayonnement.

❑ Il existe des écrans moitiés qui permettent de diviser le débit de dose par 2 (on parle
CDA); et des écrans dixièmes qui divisent le débit de dose par 10 (épaisseurs dixièmes ).

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Moyens de radioprotection
❑ Contre l’irradiation:
o distance,
Protection par les écrans o temps,
o écrans.

Exemple d’épaisseur moitié pour le spectre de photons émis par des sources
radioactives d’usage courant:

• Plomb : 1.5 cm
• Acier : 4 cm
• Béton : 12 cm L’eau, le bois, le béton et la terre
sont intéressants
• Eau : 26 cm
opérationnellement
• Bois : 58 cm
• Terre : 20 cm

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Moyens de radioprotection
❑ Contre l’irradiation:
o distance,
Protection par les écrans o temps,
o écrans.

Exemples d’Épaisseurs dixièmes, en centimètres, pour le spectre de photons émis par des
sources radioactives d’usage courant:

94
Moyens de radioprotection
❑ Contre l’irradiation:
o distance,
Protection par les écrans o temps,
o écrans.
Exemple :
Le cobalt 60 a pour écran dixième :
• 20.8 cm de béton,
• 6.8 cm d’acier,
• 4 cm de plomb.

➢ Si on met 4 cm de plomb, à 1 mètre de la source, le débit de dose vaut 6.2 μGy/h,


➢ avec 8 cm, on passe à 0.62 μGy/h soit 620 nGy/h
➢ et avec 12 cm de plomb, on est à 62 nGy/h.

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Moyens de radioprotection
❑ Contre l’irradiation:
o distance,
Protection par les écrans o temps,
o écrans.
Conjugaison écran / distance

o Pour augmenter encore notre protection, on peut combiner la


protection écran et distance.
o Pour limiter les rayonnements diffusés, placez les écrans le plus
prés possible de la source.
o Attention aux matériaux de forte densité (plomb), car lors du
passage d’un rayon β-, un rayon X de freinage peut être émis.

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Moyens de radioprotection
❑ Contre l’irradiation:
o distance,
Protection par les écrans o temps,
o écrans.
Conjugaison écran / distance

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Moyens de radioprotection
❑ Contre la contamination :
o isolement du milieu contaminé
o Types de contamination
o Les tenues de protection
Isolement du milieu contaminé o Les gestes adaptés
o Conduite à tenir en cas de contamination externe

❑ S’il est possible de se protéger aisément contre l’irradiation par


une source maintenue à distance, ce n’est pas la même chose
dans le cas d’une contamination.

❑ Il est important ici que le contact direct avec la source soit


évité.

❑ L’objectif est donc de s’isoler du milieu contaminé.

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Moyens de radioprotection
❑ Contre la contamination :
o Isolement du milieu contaminé
o Types de contamination
o Les tenues de protection
o Les gestes adaptés
Types de contamination o Conduite à tenir en cas de contamination externe

❑ Surfacique en Bq/m²,

❑ Atmosphérique en Bq/m3,

❑ Corporelle :
o Interne : l’exposition est permanente tant que les
substances séjournent dans l’organisme,
o Externe : exposition de la peau par exemple

99
Moyens de radioprotection
❑ Contre la contamination :
o Isolement du milieu contaminé
o Types de contamination
Les tenues de protection o Les tenues de protection
o Les gestes adaptés
o Conduite à tenir en cas de contamination externe
➢ Il existe différentes tenues de performances
variables.
➢ Elles comprennent en général
o une tenue complète (combinaison ou deux
pièces),
o des gants facilement interchangeables,
o une capuche,
o un masque respiratoire filtrant ou isolant,
o des chaussures

➢ Chaque pièce, hormis le masque, est doublée.


➢ Si la première couche est percée, la seconde
permettra d’éviter la contamination de la peau.

100
Moyens de radioprotection
❑ Contre la contamination :
o Isolement du milieu contaminé
o Types de contamination
o Les tenues de protection
o Les gestes adaptés
o Conduite à tenir en cas de contamination externe
Les gestes adaptés

Il est également possible de prévenir le risque de contamination par la mise en place


de procédures simples :

❑ Préparer soigneusement toute manipulation,


❑ Ne jamais toucher une source,
❑ Utiliser les tenues de protection,
❑ Contrôle systématique et régulier de la présence de contamination surtout au
niveau des mains, des pieds et de la cartouche filtrante en cas d’utilisation,
❑ Ne pas porter ses mains à sa bouche ou à son nez (cigarettes, aliments …).

101
Moyens de radioprotection ❑ Contre la contamination :
o Isolement du milieu contaminé
o Types de contamination
o Les tenues de protection
Conduite à tenir en cas de o Les gestes adaptés
contamination externe o Conduite à tenir en cas de contamination externe

La contamination externe correspond à la présence de radioéléments sur la surface


corporelle.

❑ Il est impératif d’éviter toute évolution vers une contamination


Interne → De ce fait, il est interdit de : boire, manger ou fumer.
❑ Il convient d’assurer au plus vite une protection respiratoire.
❑ La surface contaminée doit être localisée au mieux et décontaminée, dans un
cadre général, par un lavage à l’eau savonneuse.
❑ S’il y a évolution vers une contamination Interne, la décontamination devra
s’effectuer sous contrôle médical.

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Moyens de radioprotection
❑ Contre la contamination :
o Isolement du milieu contaminé
o Types de contamination
Conduite à tenir en cas de o Les tenues de protection
contamination externe o Les gestes adaptés
o Conduite à tenir en cas de contamination externe

❑ Cette contamination (interne) ne peut être prise en charge que par


des établissements spécialisés (intervention médicale pour
l’élimination de l’élément radioactif de l’organisme).

❑ Une fois pénétré, le radioélément va être métabolisé et aura une


activité biologique très importante sur le tissu vivant d’où la nécessite
d’une intervention rapide.

103
Exercice 8:
Nous sommes en présence d’une source d’iridium 192. Son activité au 15
novembre 2006 est de 60 Ci. Sa période est de 74 jours.

Question 1 : Quelle est son activité le 26 janvier 2008 en Bq ?

Question 2 : La Babyline mesure 0.1 rad/h à 1m. A quelle distance sera le


périmètre d’exclusion (le débit de dose a partir à partir du périmètre
d’exclusion ne doit pas dépasser 2.5 μGy/h) ?

Question 3 : Combien faut il d’écran moitié pour ramener le balisage


publique à 10m ?

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Exercice 8:

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Exercice 8:

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Exercice 8:

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