Management des risques
(Dernière séance)
Amine Adel BENGHERABI
Typologie des risques bancaires
et financiers (BRI)
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Les modes de gestion des risques
• On peut distinguer deux grands modes de gestion des
risques :
• Une gestion internalisée : les banques peuvent
chercher à contenir les risques inhérents à leur activité.
C’est le cas dans la gestion des risques « classiques » de
contrepartie, des risques de marché et du risque
opérationnel.
• Une gestion externalisée par le recours à des
techniques spécifiques de marché consistant à
transférer le risque : c’est le cas avec la titrisation, la
défaisance ou de manière plus classique désormais,
par les marchés dérivés.
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Produits dérivés
Dérivés:
Forward-forward, FRA,Futures,Swaps, Options,
Cap, Floor, Collar, Straddle, Strangle, Vertical
Bull spread, Digital options, Swaptions,
Warrants, Trackers…
Dérivés de crédit :
Credit Swap, CDS, Credit option….
Le risque de crédit
Les asymétries d’informations
(Akerlof, 1970)
L’asymétrie
d’informations
Ex Ante Ex Post
La Sélection adverse Le risque moral
Ex Ante Ex Post
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Stiglitz&Weiss (1984)
Au-delà d’un certain niveau optimal de taux
d’intérêt, la banque va pratiquer un
rationnement quantitatif du crédit.
Il apparaît qu’au-delà d’un niveau optimal i*
la probabilité de remboursement décline.
C’est à ce taux que la banque doit décider de
rationner le crédit, et non plus d’augmenter le
taux d’intérêt.
D.W. Diamond (1984)
Montre les avantages du contrôle
délégué (delegated monitoring)
(logique d’aléa moral) .
H. Bester (1985)
Montre que les intermédiaires
peuvent établir des contrats
(couples: taux d’intérêts, garanties)
dont les clauses permettent de
sélectionner les emprunteurs
(logique d’antisélection)
Le notation (Rating)
La notation interne (IRB)
L’une des premières applications de la cotation
est le classement interne des entreprises. Cette
segmentation permet de retenir par exemple 4
catégories de cotes en fonction de la qualité des
affaires, plus une pour le contentieux :
A et B : excellente ou bonne
C : acceptable
D et E + : médiocre
E et F : douteuse
Z : contentieux et traitement spécifique
Le risque de liquidité
Le risque de liquidité est essentiellement lié à
3 facteurs :
1. le risque intrinsèque de bilan et qui se
matérialise par la notion de transformation.
2. l’attitude des agents économiques à l’égard
de l’établissement
3. le contexte institutionnel
Le gap de liquidité
Les impasses en liquidité sont les écarts
entre les échéanciers des emplois et des
ressources.
Pour neutraliser le risque de liquidité
découlant des besoins de liquidité actuels et
futurs engendrés par les encours existants, il
faut annuler toutes les impasses.
L’adossement
Technique de base en matière de couverture de
risque de liquidité et de taux. Il est réalisé lorsque
les profils d’amortissement des emplois et des
ressources sont similaires et lorsque les taux de
référence sont les mêmes.
L’adossement peut être réalisé pour une
opération individuelle. Par exemple, un crédit
peut être adossé par une opération d’emprunt
symétrique, ayant les mêmes caractéristiques en
termes de durée, de montant et de taux.
Risque de marché
- Equity risk
- Currency risk
- Interest rate risk
- Commodity risk
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Risque de taux et position de taux
Risque de change et position de change
Value at Risk (VaR)
Compte tenu de la forte
progression des activités de
marché dans les banques,
l’exposition aux risques de marché
repose de plus en plus sur la Valeur
en Risque (Value at Risk) ou VaR*.
*:Méthode inventée par JPMorgan sous le nom de riskmetrics
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Value at Risk (VaR)
Définition de la VaR :
La valeur en risque est la perte probable qui
est associée à un portefeuille de structure
donnée, pour une durée de détention et un
intervalle de confiance déterminés. Cette
valeur en risque correspond à une perte
exceptionnelle qui ne peut donc être prise en
compte dans la tarification des produits et
services. Si cette perte survient, elle devra être
couverte, non par un prélèvement sur la marge
commerciale, mais par une imputation sur les
fonds propres.
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Value at Risk (VaR)
Définition de la VaR :
L’évolution des stratégies bancaires qui,
dorénavant, mettent l’accent sur la
rentabilité des fonds propres et la recherche
d’une allocation optimale de ces fonds
propres a conduit à mettre en évidence
cette notion de VaR.
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Value at Risk (VaR)
Principe de la VaR :
Si l’on dispose d’une série historique (période
d’observation au moins d’un an d’une variable
donnée), on peut établir, par une analyse
statistique, une loi de distribution du facteur
de risque (par exemple le risque de taux)
autour de sa moyenne historique (loi normale).
La volatilité de ce risque, identifié à l’écart type
(σ ) de cette loi de distribution est l’instrument
final d’analyse.
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Value at Risk (VaR)
Principe de la VaR :
La valeur en risque (liée à ce facteur de
risque) exprime le risque de perte
potentielle :
VaR = Volatilité X K
Le paramètre K est lié au niveau de risque que l’on envisage de couvrir.
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Value at Risk (VaR)
Principe de la VaR :
Dans 95 % des cas, le facteur de risque (par
exemple le taux d’intérêt) reste compris dans
un intervalle de ± 2 σ autour de la moyenne.
Dit d’une autre manière, il y a moins de 5 % de
chance que la variation (favorable ou non) de
ce facteur soit supérieure à 1,96 fois l’écart
type : l’intervalle de confiance est à 95 %. Il y a
moins de 2,5 % de chance que la variation
défavorable (et donc le risque de perte)
exceptionnelle soit supérieure à 1,96 σ.
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Value at Risk (VaR)
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Value at Risk (VaR)
Le risque que le taux de perte exceptionnelle dépasse le taux
moyen de 1,65 σ est de 5 %, de 2,33 σ est de 1 % et de 3,8 σ est
de 0,01 %.
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Value at Risk (VaR)
Le choix du multiple K est une décision de la
direction générale qui définit le coefficient
d’aversion aux risques.
Une fois K fixé, il est possible de calculer une
valeur en risque pour chaque facteur de
risque. La BRI impose un intervalle de
confiance à 99 % (soit une probabilité de
perte de 1%). Souvent, les modèles internes
retiennent 95 %.
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Value at Risk (VaR)
Interprétation de la VaR
Si la VaR d’un portefeuille obligataire est
estimée à 100 millions d’€ avec un intervalle
de confiance à 99% pour un horizon temporel
de 10 jours, cela signifie que sur ces 10 jours,
la probabilité de que ce portefeuille perde
plus de 100 millions est de 0,5%.
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Le risque opérationnel
- Est définit, selon les nouveaux accords de
Bâle comme étant « le risque de pertes
résultant de carences ou de défauts attribuables
à des procédures, personnels et systèmes
internes ou à des événements ».
- Provient de dysfonctionnements de la
banque. Il recouvre plusieurs types de risques :
risque de fraude, d’erreur humaine, risque
juridique, risque technique.
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Bâle I (Ratio Cooke)
Bâle II (Ratio McDonough)