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Mths2 Chapitre1

Ce document présente un cours de mathématiques pour les étudiants de première année en licence d'éducation, axé sur la résolution de problèmes mathématiques à travers la modélisation et l'interprétation. Il couvre divers concepts de géométrie plane, y compris les vecteurs, les droites, les angles et les transformations. L'objectif est de fournir aux étudiants les outils nécessaires pour aborder des problèmes mathématiques abstraits et concrets.

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Mths2 Chapitre1

Ce document présente un cours de mathématiques pour les étudiants de première année en licence d'éducation, axé sur la résolution de problèmes mathématiques à travers la modélisation et l'interprétation. Il couvre divers concepts de géométrie plane, y compris les vecteurs, les droites, les angles et les transformations. L'objectif est de fournir aux étudiants les outils nécessaires pour aborder des problèmes mathématiques abstraits et concrets.

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Université Sultan Moulay Slimane

Ecole Supérieure de l'Education


et de la Formation - Béni Mellal

Mathématiques2

Réalisé par :
Pr. Abdelouafi GHAZI

Licence d’éducation spécialité enseignement primaire

Première année (S2)

Année Universitaire: 2024/2025


A.GHAZI

Ce cours de mathématiques est destiné aux étudiants de la première an-


née (deuxième semestre), licence d’éducation spécialité enseignement pri-
maire. Les objectifs du module est de permettre aux étudiants de résoudre
des problèmes mathématiques abstraits et concrets en utilisant la modéli-
sation préalable et l’interprétation à posteriori, en mobilisant de manière
intégrée les ressources liées aux domaines de géométrie (dans le plan et
dans l’espace) et mesure.

ESEF Béni Mellal 1 LE-Primaire


Table des matières

1 Géométrie plane 4
1.1 Plan affine Euclidien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.1 Vecteurs du plan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.2 Égalité entre deux vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.1.3 Addition de deux vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.1.4 Multiplication d’un vecteur par un scalaire . . . . . 9
1.1.5 Colinéarité de deux vecteurs . . . . . . . . . . . . . . 12
1.2 Produit scalaire et applications . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.2.1 Repère . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.2.2 Coordonnées de vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.2.3 Déterminant de deux vecteurs . . . . . . . . . . . . . 15
1.2.4 Le produit scalaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.3 Droite dans le plan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.3.1 Vecteur directeur d’une droite . . . . . . . . . . . . . 17
1.3.2 Équation cartésienne d’une droite . . . . . . . . . . . 18
1.3.3 Distance d’un point à une droite . . . . . . . . . . . 21
1.4 Angles géométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
1.4.1 Mesure d’un angle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
1.4.2 Secteur angulaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
1.5 Polygones . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
1.5.1 Polygones et polygones réguliers . . . . . . . . . . . 26
1.5.2 Les triangles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
1.5.3 Droites remarquables . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
1.5.4 Quadrilatères . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
1.6 Cercle et disque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
1.6.1 Equation cartésienne du cercle . . . . . . . . . . . . 41
1.6.2 Positions relatives de deux cercles . . . . . . . . . . . 45
1.6.3 Cercle inscrit et circonscrit dans un triangle . . . . . 48
1.7 Les transformations usuelles dans le plan . . . . . . . . . . 49
1.7.1 Symétrie axiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49

2
TABLE DES MATIÈRES A.GHAZI

1.7.2 Symétrie centrale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51


1.7.3 Translation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
1.7.4 Homothétie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59

ESEF Béni Mellal 3 LE-Primaire


Chapitre 1

Géométrie plane

Un des premiers pensionnaires du Muséum d’Alexandrie, communauté


scientifique ayant pour but de rassembler dans un même lieu tout le savoir
du monde au troisième siècle avant notre ère.
Euclide, à travers un ensemble de 13 livres «Les éléments», fait le point
sur les connaissances en géométrie plane, sur la théorie des nombres puis
sur la géométrie dans l’espace. De plus Euclide codifie la démonstration
mathématique qui est toujours en usage aujourd’hui. Elle est basée sur le
schéma suivant :
On sait que : hypothèses de l’énoncé, définitions, postulat
Or : propriétés, théorème
Donc : ce que l’on veut montrer.
♣ Exemple : Soit un triangle ABC rectangle en A. Montrer que les angles
B̂ et Ĉ sont complémentaires.
On sait que : ABC est rectangle en A soit  = 90◦
Or la somme des angles dans un triangle vaut 180◦
Donc B̂ + Ĉ = 90◦. Les angles B̂ et Ĉ sont complémentaires.

1.1 Plan affine Euclidien


Le plan Euclidien est infini dans les deux dimensions qui le compose. Il
n’y a pas de repère, innovation qui viendra beaucoup plus tard au XV II e
siècle avec Descartes.
♣ Le point : Élément du plan qui n’a pas de partie. Il est noté par une

4
CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

majuscule : A, B, C, · · · .
Si l’on veut désigner un point inconnue : M, N , · · · .
♣ La droite : Une droite est définie par deux points. Elle est illimitée à
chaque extrémité.
Notation : Si la droite est déterminée par les points A et B, on note la
droite (AB). On peut noter une droite par une majuscule (D), (∆) (noter la
présence de parenthèse pour ne pas confondre la droite avec un point).

1.1.1 Vecteurs du plan

Le concept de vecteur remonte à des temps très anciens et fut introduit


par les physiciens.
Définition 1.1.1. Un vecteur u
~ est un objet mathématique qui se définit
par :
• Une direction (pente d’une droite, mais pas une orientation)
• Un sens (orientation : la flèche)
• Une norme : longueur du vecteur u ~ notée : k~
u k.
Remarques 1.1.1. 1. Il faut faire la différence entre la direction et le
sens du vecteur car dans le langage courant les deux mots sont syno-
nyme.
2. Un vecteur n’a pas de point d’application. On peut donc le placer où
l’on veut dans le plan euclidien. En cela il se différencie de la force
en physique qui elle a un point d’application. Cependant, il y a bien
un rapport très étroit entre la symbolisation d’une force en physique
et le vecteur en mathématique.

ESEF Béni Mellal 5 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

3. Ces «segments munis d’une flèche» représentent le même vecteur


~ . On dit que le vecteur u
u ~ est la classe d’équivalence de toutes ces
représentations.
4. Pour fixer un représentant particulier du vecteur u~ , on peut prendre
−−→
deux points A et B du plan. On note alors ce représentant : AB .
−−→
5. Par abus de langage, on confond le représentant AB et le vecteur u ~.
−−→
On a alors : u
~ = AB . On peut donc noter un vecteur avec une seule
lettre (minuscule) ou avec deux lettres (majuscule car point).
6. Attention : La flèche sur les points A et B est indispensable car, sans
flèche, il s’agit de la distance entre les points A et B, norme du vec-
−−→
teur, k AB k = AB.
−−→
7. Cas particulier : A et B, le vecteur nul AB = ~0 n’a pas de direction,
pas de sens et a pour longueur 0.

1.1.2 Égalité entre deux vecteurs


−−→ −−−→
Théorème 1.1.1. Deux vecteurs u
~ = AB et v~ = CD sont égaux, si, et seule-
ment si le quadrilatère ABDC est un parallélogramme.
−−→ −−−→
AB = CD ⇔ ABDC est un parallélogramme

ESEF Béni Mellal 6 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Démonstration. Un vecteur contient deux informations : une longueur et


une direction. Si deux vecteurs sont égaux, alors le quadrilatère ABDC
possède deux côtés de même longueur et parallèle, ce qui est la définition
d’un parallélogramme.
Remaraque 1.1.1. On peut donc associer un parallélogramme à l’égalité
de deux vecteurs, ce qui simplifie la démonstration pour prouver qu’un
quadrilatère est en parallélogramme.
Propriété 1.1.1. Etant donné un point A et un vecteur u
~ , il existe un point
−−−→
M unique tel que AM = u ~.

1.1.3 Addition de deux vecteurs

Le but avec un nouvel outil mathématique est de pouvoir manier facile-


ment celui-ci. D’où l’idée de créer des opérations avec les vecteurs. L’addi-
tion de deux vecteurs reprend l’idée en physique de la résultante de deux
forces de direction différentes. Cette opération est connue sous le nom de
«relation de Chasles» (mathématicien du XIX e siècle).
Propriété 1.1.2 : (Relation de Chasles). Soient deux vecteurs u ~ et v~ dont
−−→ −−→
les représentants sont AB et BC , on définit l’addition des deux vecteurs
~ et v~ par la relation :
u

−−→ −−→ −−→ −−→


AB + BC = AC d’où u
~ + v~ = AC

B Cette opération est toujours possible, car l’on peut toujours déplacer le
deuxième vecteur v~ pour qu’il commence à la fin du premier u
~.
Cette addition de deux vecteurs ne s’applique pas à la norme, en effet :
u + v~k , k~
k~ u k + k~
v k mais k~
u + v~k 6 k~
u k + k~
vk
Remaraque 1.1.2. Cette opération est très efficace en géométrie, car l’on
peut décomposer un vecteur quelconque en deux vecteurs plus intéres-
sant. Par exemple, on peut écrire quelque soit les points E, F et G :
−−→ −−→ −−→
EF = EG + GF

ESEF Béni Mellal 7 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

La seule contrainte est donc de faire commencer le deuxième vecteur à la


fin du premier.
Maintenant on vas parler de la somme de deux vecteurs de même origine.
Cette configuration se produit lorsqu’on cherche à trouver la résultante de
deux forces. L’idée pour additionner deux vecteurs de même origine est la
configuration du parallèlogramme, on a :

−−→ −−→
Démonstration. Si ABDC est un parallélogramme, alors AC = BD , on a
donc :
−−→ −−→ −−→ −−→ −−−→
~ + v~ = AB + AC = AB + BD = AD
u
Propriété 1.1.3. On retrouve les mêmes propriétés dans l’addition de deux
vecteurs que dans l’addition de deux nombres.
1. L’addition de deux vecteurs est commutative : u
~ + v~ = v~ + u
~
2. L’addition de trois vecteurs est associative :

(~
u + v~) + w
~ =u
~ + (~
v + w)
~ =u
~ + v~ + w
~

3. L’addition de deux vecteurs possède un élément neutre : ~0


4. Tout vecteur u
~ possède un opposé, noté −~
u
Remarques 1.1.2. 1. La première propriété permet de changer l’ordre
dans lequel on effectue l’addition.
2. La deuxième propriété signifie que lorsque l’on cherche à addition-
ner deux vecteurs, on peut d’abord additionner les deux premiers,
puis additionner ce résultat au troisième ou additionner les deux
derniers puis additionner ce résultat au premier. Voici un exemple
de cette propriété :

ESEF Béni Mellal 8 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

3. Le vecteur nul vient du fait que si l’on applique la relation de Chasles


à:
−−→ −−→ −−→
AB + BA = AA
On décide d’appeler un vecteur de longueur nulle, le vecteur nul,
noté : ~0.
−−→ −−→ −−→ −−→
4. On a alors AB + BA = ~0, on décide de noter : BA = − AB .
Donc quand on inverse les lettres d’un vecteur on change de signe.
Exemple 1.1.1. Simplifier les écritures suivantes en utilisant la relation de
Chasles.
−−→ −−→ −−→
1. u~ = AB + BC + CA
−−→ −−→ −−→ −−→
2. v~ = AB − AC + BC − BA
−−−→ −−−→ −−→
3. w~ = MA − MB − AB
−−−→
Exercice 1.1.1. 1. Démontrer que pour tous points A, B et C : OA −
−−→ −−→ −−→
OB + AC = BC
2. ABCD est un parallélogramme et M un point quelconque. Démon-
trer que :
−−−→ −−−→ −−−→ −−−→ ~
MA − MB + MC − MD = 0

1.1.4 Multiplication d’un vecteur par un scalaire

Le terme «scalaire» est employé pour désigner un nombre réel par oppo-
sition au mot vecteur.
Définition 1.1.2. Soit un vecteur u~ et un réel k.
On définit le produit k u
~ du scalaire k par le vecteur u
~ par :

ESEF Béni Mellal 9 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

1. Si k > 0, k u
~ a la même direction et même sens que u
~ et sa longueur
est multiplier par k. On a alors :

~ k = kk~
kk u uk

2. Si k < 0, k u
~ a la même direction et un sens contraire à u
~ et sa longueur
est multiplier par k. On a alors :

~ k = −kk~
kk u uk

u = ~0
3. Si k = 0 on a alors : 0~
On a ainsi les vecteurs suivants :

B Quand k est positif, il ne joue que sur la longueur du vecteur. Quand k


est négatif, il joue sur la longueur et sur le sens.
Propriété 1.1.4 : (Milieu d’un segment). Soient A, B et I trois points du
plan. Les quatre assertions suivantes sont équivalentes :
i) I est le milieu du segment [AB],
−−→ −−→
ii) AI = IB ,
−−→ −−→
iii) AI = 12 AB ,
−−→ −−→
iv) IA + IB = ~0.
Propriété 1.1.5 : (Caractérisation du milieu). Soient A, B et I trois points
du plan. I est le milieu du segment [AB] si et seulement si pour tout point
M on a :
−−−→ −−−→ −−−→
MA + MB = 2 MI
Exemple 1.1.2. Les points A, B, C, D et E sont définis sur la droite graduée
ci-dessous. Dans chaque cas, trouver le nombre réel k tel que v~ = k u~

ESEF Béni Mellal 10 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

−−→ −−→
1. v~ = AB et u
~ = AE
−−−→ −−→
2. v~ = AD et u
~ = AE
−−→ −−→
3. v~ = EC et u
~ = AB
−−−→ −−→
4. v~ = CD et u
~ = AB
Exercice 1.1.2. ABC est un triangle.
−−−→ −−→ −−→ −−→
1. Placer les points D et E tels que : CD = 2 AB et CE = − 12 AB
−−−→ −−→
2. Trouver le nombre k tel que : DE = k AB
Exercice 1.1.3. ABC est un triangle.
−−−→ −−→ −−→
1. Construire le point D tel que : AD = AB + AC
Prouver que [AD] et [BC] ont même milieu.
−−→ −−→
2. Construire le point E tel que : AE = BC
Prouver que C est le milieu de [ED].
3. Les droites (AD) et (BE) se coupent en I. Que représente I pour le
triangle ABC ?
−−→ −−−→ −−→ −−→
Prouver que : AI = 13 AD et BI = − 13 BE .
Propriété 1.1.6. La multiplication d’un vecteur par un scalaire, obéit à la
bilinéarité, c’est à dire :
u + v~) = k u
k(~ ~ + k~
v
(k + k 0 )~ ~ + k0 u
u = ku ~
Remaraque 1.1.3. Ces deux propriétés permettent de développer des ex-
pressions vectorielles comme des équations numériques. Elles permettent
donc de résoudre des équations vectorielles, c’est à dire permettent à la
géométrie d’avoir accès à la performance de l’algèbre.
Le but de cet exemple est de placer un point à l’aide d’une relation vecto-
rielle
Exemple 1.1.3. A et B sont deux points tels que AB = 6cm. Placer les points
M et N définis par les relations suivantes :
−−−→ −−−→ −−−→ −−−→
2 AM + BM = ~0 et 2 N A − 5 N B = ~0

ESEF Béni Mellal 11 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

1.1.5 Colinéarité de deux vecteurs

B On ne parle pas de parallélisme pour des vecteurs car ils n’ont pas de
point d’application mais de colinéarité.
Définition 1.1.3. On dit que les vecteurs u
~ et v~ sont colinéaires si, et seule-
ment si :
∃k ∈ R tel que v~ = k u
~
Remarques 1.1.3. 1. Cela découle directement de la définition du pro-
duit d’un vecteur par un scalaire.
2. Le vecteur nul ~0 est colinéaire à tous les vecteurs du plan.
3. Deux vecteurs non nuls sont colinéaires si, et seulement si ils ont la
même direction.
Théorème 1.1.2 : (Parallélisme et alignement). 1. Deux droites (AB) et
−−→ −−−→
(CD) sont parallèles si, et seulement si les vecteurs AB et CD sont
colinéaires c’est à dire que :
−−−→ −−→
(AB)//(CD) ⇔ ∃k ∈ R tel que CD = k AB
−−→
2. Les point A, B et C sont alignés si, et seulement si les vecteurs AB et
−−→
AC sont colinéaires c’est à dire que :
−−→ −−→
A, B, C alignés ⇔ ∃k ∈ R tel que AC = k AB

Remaraque 1.1.4. Ces deux théorèmes sont très important car ils permettent
de relier le parallélisme et l’alignement à l’aide de vecteurs.
−−→ −−→
Exercice 1.1.4. ABC est un triangle et P le point défini par : 5 AB +4 P C = ~0
Montrer que ABP C est un trapèze.
Exercice 1.1.5. ABC est un triangle. M et N sont les points tels que :
−−−→ −−→ −−−→ −−→
AM = −2 AC et CN = 3 AB

1. Placer les point M et N .


2. Montrer que les points B, M et N sont alignés.

1.2 Produit scalaire et applications


Dans cette partie on va faire un peu de la géométrie analytique, le but de
celle-là est de résoudre numériquement un problème de géométrie. Cela

ESEF Béni Mellal 12 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

suppose la notion de coordonnées et de repère. Le progrès qu’a apporté la


géométrie analytique est énorme car il a permit de faire un «pont» entre
l’algèbre et la géométrie qui jusque là était deux disciplines bien séparées.
Depuis l’apparition de l’ordinateur, la géométrie analytique devient indis-
pensable pour visualiser des figures géométriques.

1.2.1 Repère
−−→ −−→
Trois points A, B, C non alignés du plan définissent un repère : (A, AB , AC )
On a alors : M(x; y)

−−−→ −−→ −−→


AM = x AB + y AC
−−−→
On écrit AM (x; y)
D’une autre façon, un repère est défini par :
1. Un point origine : O,
2. Deux vecteurs non colinéaires ~i et ~j. Le couple (~i, ~
j) est une «base»
du plan, c’est à dire que ce couple peut engendrer tous les vecteurs
du plan.
L’ensemble (O,~i, ~
j) définit un repère du plan.
Si les directions de ~i et ~
j sont perpendiculaire on dira que (O,~i, ~j) est un
repère orthogonal.
Si de plus (O,~i, ~
j) est un repère orthogonal et k~ik = k~
jk on dira que (O,~i, ~
j)
est un repère orthonormé.
Exemple 1.2.1. Lire les coordonnés des points A, B, C, D, I et J.

ESEF Béni Mellal 13 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Remaraque 1.2.1. Notations des coordonnées d’un point M ou d’un vec-


−−−→
teur OM :
−−−→
♠ En utilisant les lignes : M(x; y) et OM (x; y)
   
 x  −−−→  x 
♠ En utilisant les colonnes : M   et OM  
   
 y   y 
Exemple 1.2.2. Placer les points A, B, C, M, N et P dans un repère ortho-
normé tels que :
−−−→ −−→ −−−→
OA = 2~i + ~
j, OB = −1~i + 3~
j, OC = −3~i − ~
j
−−−→ −
−−→ −
−−→
AM = 0~i + 2~j, BN = −2~i + 0~
j, OC = 3~i + 2~
j

1.2.2 Coordonnées de vecteurs

Théorème 1.2.1. Soit deux points A(xA ; yA ) et B(xB ; yB ). On a alors les rela-
tions suivantes :
−−→
1. Les coordonnées du vecteur AB sont : (xB − xA ; yB − yA )
B yA +yB
2. Les coordonnées du milieu I du segment [AB] sont : xA +x
 
2 ; 2
Exemple 1.2.3. Le plan est muni d’un repère orthonormé. Dans chacun
−−→
des cas suivants, déterminer les coordonnées du vecteur AB et du milieu
I du segment [AB]
1) A(1; −5) et B(3; −9)
 √   √ 
2) A −3; 2 et B 2; − 2

ESEF Béni Mellal 14 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

   
3) A 12 ; 43 et B 13 ; −5
Théorème 1.2.2. Soit deux vecteurs u ~ (x; y) et v~(x0 ; y 0 )
~ = v~ si, et seulement si x = x0 et y = y 0
1. u
2. Les coordonnées de u ~ + v~ sont : (x + x0 ; y + y 0 )
3. Les coordonnées de k u ~ , avec k ∈ R sont : (kx; ky)
Exemple 1.2.4. ABC est un triangle, I est le milieu de [BC] et J le milieu
−−→ −−→
de [AI]. On choisit le repère (A; AB ; AC ).
1) Calculer les coordonnées de I et J.
2) Calculer les coordonnées du vecteur u ~ tel que :
−−→ −→ −−→
~ = 2 JA + JB + 2 JC
u

1.2.3 Déterminant de deux vecteurs

~ (x; y) et v~(x0 ; y 0 )
Définition 1.2.1. On appelle déterminant de deux vecteurs u
le nombre noté det(~
u , v~) tel que :

x x0
det(~
u , v~) = = xy 0 − x0 y
y y0
On effectue le produit de la 1re diagonale moins le produit de la 2e .
Exemple 1.2.5. On donne u ~ (3; 5) et v~(−2; 1). Calculer le déterminant de u ~
et v~.
Propriété 1.2.1. Deux vecteurs u ~ (x; y) et v~(x0 ; y 0 ) sont colinéaires si, et seule-
ment si :
det(~u , v~) = 0 ⇔ xy 0 − x0 y = 0
Exemple 1.2.6. Dans chacun des deux cas suivants, dire si les vecteurs u ~
et v~ sont colinéaire :
1) u~ (10; 5) et v~(4; 2)
2) u~ (3; 2) et v~(6; 1)
Remaraque 1.2.2. Les vecteurs u ~ et v~ sont colinéaires si leurs coordonnées
sont proportionnelles. Parfois le calcul du déterminant ne s’impose pas
car le rapport est immédiat. C’est le cas par exemple de : u ~ (2; 4) et v~(4; 8)
où l’on observe que v~ = 2~ u.
Exercice 1.2.1. Dans les cas suivants, les point M, N et P sont-il alignés ?
1) M(4; 1), N (7; −3) et P (−5; 5)
2) M(−2; 3), N (−3; 7) et P (−5; 14)
 
3) M 2; − 13 , N (3; −1) et P (0; 1)

ESEF Béni Mellal 15 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

1.2.4 Le produit scalaire

Définition 1.2.2 : (Projective). Le produit scalaire de deux vecteurs u


~ et v~
non nuls est défini par :

~ · v~ = k~
u v k × cos(~
u k × k~ u , v~)

Propriété 1.2.2. Le produit scalaire de deux vecteurs est :


1. Commutatif : u
~ · v~ = v~ · u
~
2. Bilinéaire, c’est à dire que pour tous réels a et b :

~ · (~
u v + w)
~ =u
~ · v~ + u ~ et (a~
~ ·w u ) · (b~
v ) = ab × (~
u · v~)
Propriété 1.2.3. Le produit scalaire de deux vecteurs permet de montrer
les propriétés suivantes pour tous vecteurs non nuls :
1. u
~ · v~ = k~
u k × k~ ~ et v~ colinéaires de même sens
vk ⇔ u
2. u
~ · v~ = −k~
u k × k~ ~ et v~ colinéaires de sens contraires
vk ⇔ u
3. u ~ · v~ = 0 ⇔ u~ et v~ sont orthogonaux
Définition 1.2.3 : (nalytique). Dans un repère orthonormé (O;~i; ~ j), le pro-
duit scalaire de deux vecteurs u ~ et v~ de coordonnées respectives (x; y) et
(x0 ; y 0 ) est égal à :
u~ · v~ = xx0 + yy 0
   
 x   x0 
On peut aussi utiliser la notation matricielle :   ·   = xx0 + yy 0 .
   
 y   y 0 
~ (x; y) et v~(x0 ; y 0 ) deux vecteurs du plan, on a :
Propriété 1.2.4. Soient u
p
u k = x2 + y 2
1. k~
2. u~ et v~ sont orthogonaux ⇔ xx0 + yy 0 = 0
Théorème 1.2.3 : (Distance entre deux points). Dans un repère ortho-
normé, la distance entre deux points A(xA ; yA ) et B(xB ; yB ) est définie par
la relation : q
AB = (xB − xA )2 + (yB − yA )2
Exemple 1.2.7. Le plan est muni d’un repère orthonormé. Dans chacun
des cas suivants, déterminer la distance AB
1) A(1; 5) et B(3; 9)
 √   √ 
2) A 3; 2 et B 2; 2

ESEF Béni Mellal 16 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Propriété 1.2.5. Soient u ~ (x; y) et v~(x0 ; y 0 ) deux vecteurs no nuls du plan,


avec (~
u ; v~) ≡ θ[2π] on a :
u
~ · v~ xx0 + yy 0
cos θ = =p q
u kk~
k~ vk
x + y x0 2 + y 0 2
2 2

det(~u ; v~) xy 0 − yx0


sin θ = =p q
u kk~
k~ vk
x + y x0 2 + y 0 2
2 2

L’aire (ou surface) d’un triangle et d’un parallélogramme sont données


par :
Propriété 1.2.6. ABC est un triangle dans le plan
−−→ −−→
 
1. La surface SABC du triangle ABC est : SABC = 12 det AB ; AC
−−→ −−→
 
2. La surface SABCD du parallélogramme ABCD est : SABCD = det AB ; AC
Exemple 1.2.8. Soient les points suivants : A(2, 1), B(4, −2), C(−1, −3) et
D(0, 5)
1) Calculer la surface SABC du triangle ABC.
2) Calculer la surface SABCD du parallélogramme ABCD.

1.3 Droite dans le plan

1.3.1 Vecteur directeur d’une droite

Le plan (P ) qui est rapporté au repère (O;~i; ~ j).


Définition 1.3.1. Soit (D) une droite du plan. A et B sont deux points de
(P ).
−−→
1. Tout vecteur non nul u ~ est colinéaire avec le vecteur AB est appelé
vecteur directeur de la droite (D).
2. La droite (D) est appelée la droite passant par A(ou B) a pour vecteur
directeur u~ (ou bien dirigée par le vecteur u ~ ).
−−→
3. La droite (D) est notée par : D(A, u ~ ) ou D(B, u~ ) ou D(A, AB ).
Remaraque 1.3.1. Le vecteur u ~ n’est pas unique, car deux points quel-
conques de la droite définissent un vecteur directeur. Si u ~ et v~ sont deux
vecteurs directeurs de la droite (D), alors les vecteurs u ~ et u~ sont coli-
néaires. On a donc det(~ u , v~) = 0.

ESEF Béni Mellal 17 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Exemple 1.3.1. Soit la droite (AB) définie par : A(3; −5) et B(2; 3)
−−→
Le vecteur directeur de la droite (AB) est AB (−1; 8).
Théorème 1.3.1. Une droite est entièrement définie si l’on connaît un point
A et un vecteur directeur u
~.

Démonstration. La démonstration est immédiate car à partir du point A


et du vecteur directeur u ~ , on peut déterminer un autre point B tel que :
−−→
~ = AB .
u
Définition 1.3.2 : (Représentation paramétrique d’une droite). Soit D(A, u ~)
une droitedu plan, tel que A(xA ; yA ) et u
~ (a; b).
 x = xA + at



L’écriture  , t ∈ R est appelée représentation paramétrique de
 y = yA + bt


la droite D(A, u
~ ).
Exemple 1.3.2. Soit D(A, u ~ ) une droite du plan tel que A(2; 1) et u
~ (−4; 0).
Donner une représentation paramétrique de la droite D(A, u ~ ).

1.3.2 Équation cartésienne d’une droite

Théorème 1.3.2. Soit une droite (D) du plan déterminée par un point A(xA ; yA )
et un vecteur directeur u
~ (−b; a), avec a et b non tous les deux nuls. Une
équation cartésienne de la droite (D) est du type :

(D) : ax + by + c = 0

Démonstration. Soit un point M(x; y) un point quelconque de la droite (D).


−−−→
On a alors AM et v~ colinéaires. Donc leur déterminant est nul.
−−−→
On a : AM (x − xA ; y − yA ), donc :

−−−→ x − xA −b
det( AM , u
~) = 0 ⇔ =0
y − yA a
⇔ a(x − xA ) − b(y − yA ) = 0
⇔ ax + yb − (axA + byA) = 0

On pose c = −(axA + byA), on a donc : ax + by + c = 0.


Exemple 1.3.3. Soit la droite (D) définie par le point A(2; 3) et u
~ (2; 1). Dé-
terminer une équation cartésienne de la droite (D).

ESEF Béni Mellal 18 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Remaraque 1.3.2. L’équation cartésienne d’une droite n’est pas unique.


On peut toujours multiplier les coefficients par un facteur k non nul. Par
exemple, on peut trouver pour la droite (D) : x + 2y − 8 = 0, une autre
équation (D) : −2x − 4y + 16 = 0 en multipliant par −2.
Définition 1.3.3 : (Équation réduite d’une droite). Soit une droite définie
par un point A et un vecteur directeur u ~ (b; a), avec b , 0 (droite non verti-
cale). On peut alors mettre une équation cartésienne de la droite (D) sous
la forme :
(D) : y = mx + p
où m représente le coefficient directeur de la droite (D) et p l’ordonnée à
l’origine. Cette équation est appelée équation réduite de la droite (D). Un
vecteur directeur est alors v~(1; m).

Démonstration. Une équation cartésienne de la droite (D) est donc du type :

ax + by + c = 0

Comme b , 0, on peut diviser cette équation par b, on obtient alors :


a
bx + y + bc = 0 ⇔ y = − ba x − bc

En posant m = − ba et p = − bc , on obtient : y = mx + p
On peut choisir comme vecteur directeur v~ colinéaire à u ~ en divisant les
coordonnées
  de celui-ci par −b. On obtient alors :
v~ = 1; − b , comme m = − ba on a : v~ = (1; m)
a

Remaraque 1.3.3. lorsque l’on peut trouver l’équation réduite de la droite


(D), celle-ci est alors la représentation d’une fonction linéaire.
Théorème 1.3.3. Soit A(xA ; yA ) et B(xB ; yB ) deux points d’une droite (D)
tels que xB − xA , 0, on peut alors trouver les coefficients de l’équation
réduite de (D). On a alors :
yB − yA
m= et p = yA − mxA
xB − xA
Exemple 1.3.4. Soit la droite (AB) définie par : A(1; 4) et B(2; 6). Détermi-
ner l’équation réduite de la droite (AB).
Définition 1.3.4. Droites parallèles aux axes :
1. Une droite horizontale (parallèle à l’axe des abscisses) a comme équa-
tion : y = a,
2. Une droite verticale (parallèle à l’axe des ordonnées) a comme équa-
tion : x = b.

ESEF Béni Mellal 19 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Théorème 1.3.4. 1. (D) et (D 0 ) sont deux droites tel que : (D) : ax + by +


c = 0 et (D 0 ) : a0 x + b0 y + c0 = 0.

(D) et (D 0 ) sont parallèles ((D)//(D 0 )) ⇔ ab0 − a0 b = 0

2. (D) et (D 0 ) sont deux droites tel que, (D) : y = mx + p et (D 0 ) : y =


m0 x + p 0 .

(D) et (D 0 ) sont parallèles ((D)//(D 0 )) ⇔ m = m0

Remaraque 1.3.4. En général D(A, u ~ ) et D 0 (A0 , v~) sont deux droites paral-
lèles si, et seulement si u
~ et v~ sont colinéaires (c-à-d det(~ u , v~) = 0).
Exercice 1.3.1. 1. Donner équation cartésienne de la droite (∆) passant
par le point B(2; 1) et parallèle à la droite (D) d’équation cartésienne :
(D) : 3x − 5y + 7 = 0.
2. On considère la droite (∆0 ) a pour coefficient directeur m = −3 pas-
sant par C(1; 4)
a) Donner un vecteur directeur de (∆0 ).
b) Donner une équation d’une droite (D 0 ) qui est parallèle à (∆0 ).
Définition 1.3.5. D(A, u~ ) une droite du plan
Tout vecteur n ~ non nul orthogonal au vecteur directeur u ~ de la droite
~ ) s’appelle vecteur normal à la droite D(A, u
D(A, u ~ ).
Remaraque 1.3.5. 1. Les vecteurs α~ n (avec α , 0) sont orthogonaux à la
droite D(A, u ~ ).
~ et n~0 sont normaux à la droite D(A, u
2. n ~ ) donc n~ et n~0 sont colinéaires.
3. n~ (a; b) normal à la droite (D) équivaut u~ (−b; a) est un vecteur direc-
teur à la droite (D).
−−−→
Discutons l’ensemble des point M(x; y) du plan tel que n ~ . AM = 0.
−−−→
Propriété 1.3.1. L’ensemble des points M(x; y) du plan tel que n ~ . AM = 0
est la droite D(A, n~ ) passant par A dont le vecteur normal est n ~.
On vas donner l’équation cartésienne d’une droite définie par un point et
un vecteur normal
Propriété 1.3.2. 1. M(x; y) est un point du plan appartient à la droite
D (A(xA ; yA ), n
~ (a; b)) si, et seulement si ax + by + c = 0 avec a et b non
tous les deux nuls et c = −axA − byA .
2. ax + by + c = 0 s’appelle l’équation cartésienne de la droite D(A, n
~)
B Il faut différencier entre le vecteur normal et le vecteur directeur d’une
droite.

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CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Remaraque 1.3.6. Pour (D) : ax + by + c = 0 on a :


1. n
~ (a, b) vecteur normal à la droite (D).
2. u
~ (−b, a) vecteur directeur à la droite (D).
Exemple 1.3.5. Donner l’équation cartésienne de la droite D(A, n ~ ) tel que :
A(2; 0) et n ~ (1; 5)
Exercice 1.3.2. On considère le triangle ABC tel que, A(2; 1), B(0; 1) et
C(−2; 3).
a) Déterminer les équations cartésiennes de la médiatrice de [AB] et
[AC].
b) Déterminer Ω le centre du cercle circonscrit au triangle ABC.
Propriété 1.3.3. On considère les droites (D) et (D 0 ) d’équations carté-
siennes : (D) : ax + by + c = 0 et (D 0 ) : a0 x + b0 y + c0 = 0 tel que n ~ (a, b) et
~ 0 0 0 0
n (a , b ) sont les vecteurs normaux respectivement à (D) et (D ). On a :

(D) et (D 0 ) sont perpendiculaire ((D) ⊥ (D 0 )) ⇔ n


~ .n~0 = 0 ⇔ aa0 + bb0 = 0
Exemple 1.3.6. Déterminer une équation cartésienne d’une droite (D 0 ) per-
pendiculaire à (D) tel que, (D) : 2x + y − 3 = 0.

1.3.3 Distance d’un point à une droite

Comment on détermine la plus proche distance du point A à la droite (D).


Définition 1.3.6. D(A, n~ ) est une droite du plan et A est un point du plan
et H sa projection orthogonale sur (D). La distance AH est appelée la dis-
tance de A à (D) et on note d (A, (D)) = AH.
Propriété 1.3.4. La distance du point A(xA ; yA ) à une droite d’équation car-
tésienne (D) : ax + by + c = 0 est :
|axA + byA + c|
d (A, (D)) = √
a2 + b2
Remaraque 1.3.7. Si d (A, (D)) = 0 donc A ∈ (D).
Exemple 1.3.7. Soit la droite (D) définie par : (D) : 2x − y − 3 = 0. Calculer
la distance d (A, (D)) tel que A(1; 0).

1.4 Angles géométriques


Définition 1.4.1. La demi-droite [AB) est une partie de la droite (AB) li-
mitée par le point A. A est appelé l’origine de la demi-droite.

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CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Exemple 1.4.1. C < [BA), mais B ∈ [AC).

Définition 1.4.2 : (Angles). Un angle est délimité par deux demi-droites


de même origine appelées les côtés de l’angle.

Exemple 1.4.2.

1. Les demi-droites [OA) et [OB) délimitent l’angle représenté en jaune,


2. On peut le noter : AOB
[ ou BOA,
[
3. O est le sommet de l’angle AOB.
[

1.4.1 Mesure d’un angle

L’unité de mesure des angles est le degré noté ◦ . Pour mesurer un angle,
on utilise un rapporteur.

ESEF Béni Mellal 22 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Lorsqu’on utilise un rapporteur pour lire la mesure d’un angle ou pour


tracer un angle de mesure donnée, il faut bien faire attention de toujours
placer le centre du rapporteur au sommet de l’angle.
Comme le rapporteur représenté au-dessus, la plupart des rapporteurs
sont munis de graduations à l’intérieur et à l’extérieur, il faut se concentrer
uniquement sur la graduation choisie.
Mesurer un angle :
1. Prolonger les côtés de l’angle si nécessaire,
2. Placer le centre du rapporteur sur le sommet de l’angle,
3. Faire coïncider un 0 avec un côté de l’angle et lire la mesure de
l’angle.
Tracer un angle :
1. Tracer un des côtés et placer le centre du rapporteur sur le futur
sommet de l’angle,
2. Placer le 0 d’une des graduations sur le côté tracé,
3. Repérer la mesure d’angle voulue et tracer le deuxième côté.

1.4.2 Secteur angulaire

Définition 1.4.3. Un secteur angulaire est une partie d’un plan délimitée
par deux demi-droites, de même origine O.
Deux demi-droites issues d’un même point déterminent dans le plan deux
secteurs angulaires :
1. Un secteur angulaire intérieur appelé secteur angulaire saillant,
2. Un secteur angulaire extérieur appelé secteur angulaire rentrant.

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CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

• La mesure d’angle d’un secteur angulaire saillant est inférieure à la


mesure d’un angle plat,
• La mesure d’angle d’un secteur angulaire rentrant est supérieure à
la mesure d’un angle plat.

1. Secteur angulaire droit : Un secteur angulaire est droit si ses deux


demi-droites (côtés) sont perpendiculaires

Les demi-droites [OA) et [OB) sont perpendiculaires. Donc le secteur


angulaire AOB
[ est un secteur angulaire droit.
2. Secteur angulaire plat : Un secteur angulaire est plat si ses deux
côtés sont alignés et forment une ligne droite

Les demi-droites [OA) et [OB) sont alignées. Donc le secteur AOB


[ est
un secteur angulaire plat.
3. Secteur angulaire nul : Un secteur angulaire est nul si ses côtés sont
confondus.

Les demi-droites [OA) et [OB) sont confondues. Le secteur angulaire


[ est nul.
AOB
4. Secteur angulaire aigu : Un secteur angulaire est aigu si ses côtés
forment un angle supérieur à l’angle nul et inférieur à l’angle droit.

ESEF Béni Mellal 24 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

5. Secteur angulaire obtus : Un secteur angulaire est obtus si ses côtés


forment un angle supérieur à l’angle droit et inférieur à l’angle plat.

6. Secteurs angulaires opposés par le sommet : Deux secteurs angu-


laires sont opposés par le sommet si chacun d’eux a pour côtés les
demi-droites opposées aux côtés de l’autre. Autrement dit, deux sec-
teurs angulaires sont opposés par le sommet si les côtés de l’un sont
dans le prolongement des côtés de l’autre.

Les secteurs angulaires AOB


[ et DOC
[ ont le même sommet O et [OC)
et [OD) sont respectivement prolongement de [OA) et [OB). Donc
les secteurs angulaires AOB
[ et DOC
[ sont opposés par le sommet. De
même les secteurs AOD
[ et BOC
[ sont opposés par le sommet.
7. Secteurs angulaires adjacents : Deux secteurs angulaires sont adja-
cents s’ils ont même origine (sommet), un côté commun et s’ils sont
situés de part et d’autre de ce côté commun.

Le point O est le sommet des secteurs angulaires AOB


[ et BOC.
[ La
demi-droite [OB) est un un côté commun aux secteurs AOB et BOC.
[ [
Et AOB
[ et BOC[ sont situés de part et d’autre de [OB). Donc les sec-
teurs angulaires AOB
[ et BOC
[ sont adjacents.
8. Secteurs angulaires isométriques : Deux secteurs angulaires sont
isométriques s’ils ont même mesure d’angle. La bissectrice d’un sec-
teur le partage en deux secteurs adjacents et isométriques.

ESEF Béni Mellal 25 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

La demi-droite [OB) est la bissectrice du secteur angulaire AOC.


[
Donc les secteurs angulaires AOB
[ et BOC[ sont adjacents et isomé-
triques.

1.5 Polygones

1.5.1 Polygones et polygones réguliers

Définition 1.5.1. Un polygone est une figure géométrique du plan, consti-


tuée de segments reliés entre eux formant un contour fermé.
Chaque segment est un côté du polygone. Les intersections de segments
sont les sommets du polygone.
Exemple 1.5.1. Un triangle est un polygone à 3 côtés. Un quadrilatère est
un polygone à 4 côtés. Un pentagone est un polygone à 5 côtés · · · .

Définition 1.5.2. Un polygone est dit régulier lorsque tous les côtés ont la
même longueur et tous les angles ont la même mesure.
Exemple 1.5.2. Tous les côtés du carré ABCD ont la même longueur. De
plus, tous les angles sont des angles droits. Donc le carré ABCD est un
polygone régulier à 4 côtés.

ESEF Béni Mellal 26 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Exemple 1.5.3. Parmi les polygones suivants, lesquels sont réguliers ?


Lorsque le polygone n’est pas régulier, expliquer pourquoi.

Les polygones réguliers sont :

ESEF Béni Mellal 27 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Les polygones qui ne sont pas réguliers sont :


1. Le losange : En effet, les 4 angles du losange ne sont pas égaux.

ESEF Béni Mellal 28 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

2. Le triangle isocèle : En effet, le triangle isocèle n’a que 2 côtés sur 3


et 2 angles sur 3 égaux.

Propriété 1.5.1. Si un polygone est régulier, alors il est inscriptible dans


un cercle. Le centre du cercle est appelé centre du polygone.
Exemple 1.5.4. On considère le triangle équilatéral ci-dessous. Le triangle
équilatéral est un polygone régulier, il est donc inscriptible dans un cercle :

Problème : Quelle est la mesure de l’angle au centre COB


[?

ESEF Béni Mellal 29 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

On sait que :
_
l’angle inscrit CAB
[ et l’angle au centre COB
[ interceptent le même arc BC.
Or :
Dans un cercle, si un angle inscrit et un angle au centre interceptent le
même arc, alors la mesure de l’angle au centre est le double de celle de
l’angle inscrit.
Donc :

[ = 2 × 60 = 120◦
[ = 2 × CAB
COB
Propriété 1.5.2. Soit A et B, deux sommets consécutifs d’un polygone ré-
[ mesure 360◦ .
gulier à n côtés et de centre O. L’angle AOB n
Exemple 1.5.5. Soit A et B deux sommets consécutifs d’un pentagone ré-
[ = 360◦ = 72◦ .
gulier de centre O. On a : AOB 5
Conséquences sur le tracé d’un polygone régulier : On souhaite construire
un polygone régulier connaissant uniquement le centre du polygone O et
un sommet A.
D’après les propriétés précédentes, on peut opérer par étapes :
1. On commence par tracer le cercle de centre O passant par A,
360◦
2. On cherche la mesure de l’angle au centre du polygone : AOB
[=
n ,
3. On place le point B qui est à l’intersection du cercle et de l’angle
précédent,
4. On continue l’algorithme pour tous les autres points.
Remaraque 1.5.1. Dans le cas d’un polygone régulier dont le nombre de
côtés est pair, on peut aussi utiliser des symétries.
Exercice 1.5.1. Soit O le centre d’un hexagone régulier et A un sommet
associé tel que OA = 4cm. Construire l’hexagone.

ESEF Béni Mellal 30 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

1.5.2 Les triangles

Définition 1.5.3. Un triangle est un polygone à trois côtés. Il possède trois


sommets et trois angles.

Propriété 1.5.3. La somme des angles d’un triangle vaut 180◦ .


Il existe des triangles particuliers :
1. Le triangle rectangle : Le triangle rectangle possède un angle droit.

2. Le triangle isocèle : Un triangle isocèle possède deux côtés de même


longueur.

ESEF Béni Mellal 31 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

3. Le triangle équilatéral : Un triangle équilatéral est un triangle dont


les 3 côtés sont de même longueur.

AB = AC = BC
Propriété 1.5.4. 1. Les angles d’un triangle équilatéral mesurent 60◦ .
2. Les angles de la base d’un triangle isocèle ont la même mesure.
3. La somme des angles aigus d’un triangle rectangle vaut 90◦ .

1.5.3 Droites remarquables

Médianes :

Définition 1.5.4. Une médiane dans un triangle est une droite passant par
un sommet et par le milieu du côté opposé.

ESEF Béni Mellal 32 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Propriété 1.5.5. Dans un triangle les 3 médianes sont toujours concou-


rantes. Leur point commun est appelé centre de gravité du triangle. Il est
situé sur chaque médiane aux deux tiers à partir du sommet :

AG = 23 AI, BG = 23 BJ, CG = 23 CK

Remaraque 1.5.2. Le centre de gravité d’un triangle est toujours à l’inté-


rieur de ce triangle.
Hauteurs :

Définition 1.5.5. Une hauteur dans un triangle est une droite passant par
un sommet et perpendiculaire au côté opposé.

Propriété 1.5.6. Dans un triangle les trois hauteurs sont toujours concou-
rantes. Leur point commun est appelé orthocentre du triangle.
Remaraque 1.5.3. Quand le triangle a trois angles aigus l’orthocentre est
à l’intérieur du triangle, quand le triangle a un angle obtus l’orthocentre
est à l’extérieur du triangle.

ESEF Béni Mellal 33 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Médiatrices :

Définition 1.5.6. La médiatrice d’un segment est la perpendiculaire à ce


segment en son milieu.

Rappelons que la médiatrice d’un segment est aussi l’ensemble des points
équidistants des extrémités du segment.
Propriété 1.5.7. Les médiatrices des trois côtés d’un triangle sont toujours
concourantes. Leur point commun est le centre du cercle passant par les
trois sommets du triangle, c’est à dire le centre du cercle circonscrit au
triangle.
Remaraque 1.5.4. Quand le triangle a trois angles aigus le centre du cercle
circonscrit est à l’intérieur du triangle, quand le triangle a un angle obtus
le centre du cercle circonscrit est à l’extérieur du triangle.

ESEF Béni Mellal 34 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Bissectrices :

Définition 1.5.7. La bissectrice d’un angle est la demi-droite issue du som-


met, qui partage l’angle en deux angles de même mesure. (La demi-droite
qui partage l’angle en deux angles égaux et adjacents.)

Rappelons que La bissectrice d’un angle est aussi son axe de symétrie.
Propriété 1.5.8. Les bissectrices des trois angles d’un triangle sont tou-
jours concourantes. Leur point commun est le centre du cercle tangent
aux trois côtés du triangle, c’est à dire le centre du cercle inscrit dans le
triangle.
Remaraque 1.5.5. Le centre du cercle inscrit est toujours à l’intérieur du
triangle.
Cas particuliers :

ESEF Béni Mellal 35 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Dans un triangle isocèle il existe une droite qui est à la fois médiane, hau-
teur, médiatrice, bissectrice.

Dans un triangle équilatéral les trois médianes sont aussi les trois hau-
teurs, les trois médiatrices, les trois bissectrices et les trois axes de symé-
trie.

1.5.4 Quadrilatères

Définition 1.5.8. Un quadrilatère est un polygone à quatre côtés.


Exemple 1.5.6. 1. ABCD est un quadrilatère,
2. [AD] et [BC] sont deux côtés opposés,
3. [AB] et [BC] sont deux côtés consécutifs,
4. [AC] et [BD] sont les diagonales de ABCD.

ESEF Béni Mellal 36 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Trapèze :

Définition 1.5.9. Un trapèze est un quadrilatère possédant deux côtés op-


posés parallèles. Ces deux côtés parallèles sont appelés les bases dont le
côté le plus long est la grande base et le côté le plus court est la petite base.
Remaraque 1.5.6. La hauteur du trapèze est la distance entre la petite base
et la grande base

Dans la figure, les côtés [BC] et [AD] sont parallèles.


Propriétés 1.5.1. Si un quadrilatère est un trapèze, alors :
1. Il possède une paire de côtés parallèles,
2. Il possède deux paires d’angles consécutifs supplémentaires,
3. Les milieux des bases et l’intersection des diagonales sont alignés.
Il existe trois types de trapèze : trapèze rectangle, trapèze isocèle et trapèze
scalène.
Définition 1.5.10 : (Trapèze rectangle ). Un trapèze est qualifié de trapèze
rectangle dès qu’il possède un angle droit.

Propriétés 1.5.2. 1. Un trapèze rectangle possède deux angles droits (il


ne peut pas en avoir un seul),
2. Un trapèze rectangle possède un angle aigu et un angle obtus qui
sont deux angles supplémentaires,
3. Il n’a pas d’axe de symétrie.
Propriété 1.5.9 : (et définition de Trapèze isocèle ). Un trapèze est qualifié
d’isocèle lorsqu’il vérifie l’une des propriétés équivalentes suivantes :
1. Deux angles adjacents à une même base sont égaux,
2. Les côtés non parallèles sont de même longueur,

ESEF Béni Mellal 37 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

3. Les deux bases du trapèze ont même médiatrice, celle-ci est un axe
de symétrie du trapèze.

Un trapèze isocèle possède une paire d’angles aigus et une paire d’angles
obtus.
Remaraque 1.5.7. Dans un trapèze isocèle, la somme de deux angles consé-
cutifs n’est pas toujours supplémentaire.
Exemple 1.5.7. Dans la figure au-dessous, les angles A et B sont supplé-
mentaires, de même pour les angles C et D. Cependant, les angles A et D
ne sont pas supplémentaires, de même pour les angles B et C.

Définition 1.5.11 : (Trapèze scalène ). Un trapèze scalène est un trapèze


qui n’est ni rectangle, ni isocèle.
1. Un trapèze scalène possède une paire d’angles aigus et une paire
d’angles obtus,
2. Un trapèze scalène n’a pas d’axe de symétrie.

Parallélogramme :

Définition 1.5.12. Un parallélogramme est un quadrilatère ayant ses côtés


opposés parallèles deux à deux.
Exemple 1.5.8. 1. Les côtés [AB] et [DC] sont parallèles
2. Les cotés [AD] et [BC] sont parallèles

ESEF Béni Mellal 38 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Donc le quadrilatère ABCD est un parallélogramme.


Propriété 1.5.10. Dans un parallélogramme :
1. Les diagonales se coupent en leur milieu,
2. Les côtés opposés deux à deux ont la même longueur,
3. Les mesures des angles opposés sont égales.
Exemple 1.5.9. 1. ABCD est un parallélogramme, les diagonales [AC]
et [DB] se coupent en leur milieu O. Donc AO = OC et DO = OB,
2. ABCD est un parallélogramme, donc AB = DC et AD = BC,
3. ABCD est un parallélogramme, donc DAB
[ = DCB
[ et ABC
[ = ADC.
[

Propriétés 1.5.3 : (Caractérisation d’un parallélogramme). 1. Un qua-


drilatère ayant un centre de symétrie est un parallélogramme,
2. Un quadrilatère ayant ses cotés opposés de la même longueur est un
parallélogramme,
3. Un quadrilatère ayant deux côtés opposés parallèles et de même lon-
gueur est un parallélogramme,
4. Un quadrilatère ayant ses angles opposés de la même mesure est un
parallélogramme.
Rectangle :

Définition 1.5.13. Un rectangle est un quadrilatère ayant ses quatre angles


droits.
Exemple 1.5.10. ABCD a ses quatre angles droits. ABCD est un rectangle.

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CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Propriété 1.5.11. Si un quadrilatère est un rectangle alors c’est un paral-


lélogramme dont les diagonales ont la même longueur.
Propriétés 1.5.4 : (Caractérisation du rectangle). 1. Si un quadrilatère
a trois angles droits, alors c’est un rectangle,
2. Si un parallélogramme a un angle droit, alors c’est un rectangle,
3. Si un parallélogramme a ses diagonales de la même longueur, alors
c’est un rectangle,
Losange :

Définition 1.5.14. Un losange est un quadrilatère ayant ses quatre côtés


de la même longueur.
Exemple 1.5.11. AB = BC = CD = DA. Donc ABCD est un losange.

Propriété 1.5.12. Si un quadrilatère est un losange alors c’est un parallé-


logramme dont les diagonales sont perpendiculaires.
Propriétés 1.5.5 : (Caractérisation du losange). 1. Si un parallélogramme
a deux côtés consécutifs de même longueur, alors c’est un losange,
2. Si un parallélogramme a ses diagonales perpendiculaires, alors c’est
un losange.
Carré :

Définition 1.5.15. Un carré est un quadrilatère qui est à la fois un rec-


tangle et un losange.

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CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Exemple 1.5.12. ABCD a quatre angles droits et quatre côtés de la même


longueur.

Propriété 1.5.13. Si un quadrilatère est un carré alors c’est un parallélo-


gramme dont les diagonales sont perpendiculaires et ont la même lon-
gueur.
Un carré est à la fois un rectangle et un losange. On peut donc le caracté-
riser à partir de ces deux quadrilatères.

1.6 Cercle et disque

1.6.1 Equation cartésienne du cercle

Définition 1.6.1. Le cercle est constitué de l’ensemble des points situés à


égale distance d’un même point appelé centre .

Propriété 1.6.1. Soit (O;~i; ~


j) un repère orthonormal. Une équation du cercle
C de centre A(xA , yA ) et de rayon r est

(x − xA )2 + (y − yA )2 = r 2

Démonstration. M(x, y) ∈ C ⇔ AM = r ⇔ AM 2 = r 2 ⇔ (x − xA )2 + (y − yA ) =
r 2.

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CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Exemple 1.6.1. 1. Déterminer l’équation cartésienne du cercle C(A, 2),


de centre A(−1, 2) et de rayon r = 2.
2. Quelle est la nature de l’ensemble E des points M(x, y) tels que

x2 + y 2 − 6x + 2y + 5 = 0

Soit I(a, b) un point du plan, a, b ∈ R, et r un réel strictement positif : on


note C(I, r) le cercle de centre I et de rayon r. Soit M(x, y) un point du plan.
Définition
 1.6.2 : (Representation parametrique d’un cercle). Le système
 x = a + r cos t



 , t ∈ R, est une représentation paramétrique du cercle C. t
 y = b + r sin t


est le paramètre.
Propriété 1.6.2. On considère deux points A et B du plan. Le cercle C de
−−−→ −−−→
diamètre [AB] est l’ensemble des points M du plan tels que MA . MB = 0.

Démonstration.

M=A






M(x, y) ∈ C ⇔ 

M=B



AMB est un triangle rectangle en M

−−−→ −−−→
⇔ MA . MB = 0
(1.6.1)

Exemple 1.6.2. Soit (O;~i; ~


j) un repère orthonormal. Déterminer une équa-
tion du cercle C de diamètre [AB] avec A(2, 2) et B(6, −2).
Les points du plan peuvent être situés à trois endroits par rapport au
cercle :
1. A l’intérieur du cercle (par exemple, le point D),
2. Sur le cercle (par exemple, le point B),
3. A l’extérieur du cercle (par exemple, le point C).

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CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Ces positions dépendent de la distance entre les points et le centre du


cercle par rapport au rayon. Considérons par exemple les trois points ci-
dessous appartenant à la même droite.

On peut voir que AD < r, tandis que AB = r et que AC > r. On peut géné-
raliser cela à tout point du plan avec la règle suivante.
Propriété 1.6.3. Pour un cercle de centre A(xA , yA ) et de rayon r, et un
point quelconque M(x, y).
1. Si AM < r, alors M est à l’intérieur du cercle(Un disque),

(x − xA )2 + (y − yA )2 < r 2

2. Si AM = r, alors M est sur le cercle,

(x − xA )2 + (y − yA )2 = r 2

3. si AM > r, alors M est à l’extérieur du cercle.

(x − xA )2 + (y − yA )2 > r 2

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CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

On vas étudier les positions relatives d’une droite (∆) et d’un cercle C(Ω, R).
Propriété 1.6.4. Soit une droite (∆) et un cercle C(Ω, R).
1. Si d(Ω, (∆)) > R, (∆) et C ne se rencontrent pas

2. Si d(Ω, (∆)) < R, (∆) et C ont exactement deux points communs A et


B

3. Si d(Ω, (∆)) = R, (∆) et C ont un seul point commun H

Démonstration. Soit H le projeté orthogonal de Ω sur (∆), d(Ω, (∆)) = ΩH.


Un point M ∈ (∆) est sur C si, et seulement si ΩM 2 = R2 . d’après le théo-
rème de Pythagore, on a :

ΩM 2 = ΩH 2 + HM 2 = d(Ω, (∆))2 + HM 2

ESEF Béni Mellal 44 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

et M ∈ C si, et seulement si

HM 2 = R2 − d(Ω, (∆))2

Il existe zéro, deux ou une solution à cette équation selon que le second
membre est strictement négatif, strictement positif ou nul.
Dans le dernier cas, (∆) est dite tangente au cercle en H, elle est orthogo-
nale au rayon du cercle. Regardons analytiquement l’équation d’une tan-
gente.
Théorème 1.6.1. L’équation de la tangente au point de coordonnées (x0 , y0 )
du cercle d’équation

x2 + y 2 − 2ax − 2by + c = 0

est :
xx0 + yy0 − a(x + x0 ) − b(y + y0 ) + c = 0

Démonstration. La tangente est la droite passant par le point de coordon-


−−−−→
nées (x0 , y0 ) et de vecteur normal ΩM .
Exercice 1.6.1. Soit C un cercle de centre Ω(1, 2) et de rayon R = 2.
1. Déterminer l’équation cartésienne du C.
2. Etudier la position relative du cercle C avec la droite (D) dans les cas
suivants, puis préciser les points d’intersection.

(a) (D) : −2x + y + 2 5 = 0.
(b) (D) : −x + y + 1 = 0.

1.6.2 Positions relatives de deux cercles

Pour étudier les positions relatives de deux cercles C1 (Ω1 , r1 ) et C2 (Ω2 , r2 ),


soit d la distance entre les centres des cercles, d = Ω1 Ω2 .
1. Si d = r1 +r2 ou d = |r1 − r2 |, alors les deux cercles sont tangents (point
de contact).

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CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

2. Si |r1 − r2 | < d < r1 + r2 , alors les cercles se coupent en deux points


(deux points d’intersection).

3. Si d < |r1 − r2 | ou d > r1 + r2 , alors les cercles ne s’intersectent pas


(aucun point d’intersection).

Remaraque 1.6.1. Dans les trois cas il y a une valeur absolue, celle-là
donne des positions comme ceci :
1. Point de contact :

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CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

2. Deux points d’intersection :

3. Aucun point d’intersection :

Exemple 1.6.3. Etudier la position relative de deux cercles C1 et C2 définis


par :
(C1 ) : x2 + y 2 − 2x − 4y + 11 2 2
4 et (C2 ) : x + y + 2x − 4 = 0.

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CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

1.6.3 Cercle inscrit et circonscrit dans un triangle

Définition 1.6.3 : (Cercle circonscrit à un triangle). Le cercle circonscrit à


un triangle est le cercle qui passe par les trois sommets du triangle.

Le centre O du cercle circonscrit à un triangle ABC est donc tel que :


1. OA = OB (rayons du cercle) donc O appartient à la médiatrice de
[AB].
2. OA = OC donc O appartient à la médiatrice de [AC].
3. OB = OC donc O appartient à la médiatrice de [BC].
Propriété 1.6.5. Le centre du cercle circonscrit est le point d’intersection
des trois médiatrices du triangle.
Remaraque 1.6.2. En pratique, il suffit de deux médiatrices pour détermi-
ner le centre du cercle circonscrit à un triangle.
Exemple 1.6.4. Soit ABC un triangle tels que A(1, −1), B(2, 1) et C(−1, 2) :
1. Déterminer les équations cartésiennes de deux médiatrices.
2. Déterminer le centre et le rayon du cercle circonscrit au triangle
ABC, puis donner l’équation cartésienne de ce cercle.
Soit ABC un triangle, es trois bissectrices du triangle sont sécantes. Leur
point d’intersection I est à égale distance d des trois côtés du triangle.

Définition 1.6.4 : (Cercle inscrit dans un trianle). Le cercle de centre I et


de rayon d est appelé cercle inscrit au triangle.

ESEF Béni Mellal 48 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Remaraque 1.6.3. 1. les côtés du triangle sont tangents au cercle ins-


crit.
2. Pour obtenir le centre du cercle inscrit, il suffit deux bissectrices du
triangle (il n’est pas nécessaire la 3ème bissectrice : les deux pre-
mières détermineront le point d’intersection)

1.7 Les transformations usuelles dans le plan

1.7.1 Symétrie axiale

Définition 1.7.1 : (La médiatrice). La médiatrice d’un segment est la droite


qui passe par le milieu de ce segment et qui lui est perpendiculaire.
Exemple 1.7.1. 1. La droite (d) est perpendiculaire au segment [AB] et
elle le coupe en son milieu.
2. On peut donc conclure, d’après la définition, que la droite (d) est la
médiatrice du segment [AB].

Propriétés 1.7.1. 1. Si un point appartient à la médiatrice d’un seg-


ment, alors ce point est équidistant des extrémités de ce segment.
2. Si un point est équidistant des extrémités d’un segment, alors ce
point appartient à la médiatrice de ce segment.
Définition 1.7.2 : (Symétrie axiale). On considère une droite (d) et un
point M. Le point M 0 est le symétrique du point M par rapport à la droite
(d) si (d) est la médiatrice du segment [MM 0 ].
Exemple 1.7.2. Le point M n’appartient pas à la droite (d).

ESEF Béni Mellal 49 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Exemple 1.7.3. Le point M appartient à la droite (d).

Propriétés 1.7.2. 1. Le symétrique d’un segment par rapport à une droite


est un segment de la même longueur. On dit que la symétrie axiale
conserve les distances.

2. Le symétrique d’une droite par rapport à une droite est une droite.
On dit que la symétrie axiale conserve l’alignement (des points ali-
gnés ont pour symétriques des points alignés).

ESEF Béni Mellal 50 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

3. Le symétrique d’un cercle (C) de centre O et de rayon R par rapport


à une droite (d) est le cercle (C 0 ) de centre O0 , symétrique de O par
rapport à (d) et de rayon R.

Propriété 1.7.1. La symétrie axiale conserve :


1. les aires et les périmètres.
2. le parallélisme et la perpendicularité.
3. les figures.
4. les angles.

1.7.2 Symétrie centrale

Définition 1.7.3. Soit O un point donné. Le symétrique d’un point M par


rapport au point O est le point M 0 tel que O soit le milieu du segment
[MM 0 ].
Exemple 1.7.4. O, M et M 0 trois points tels que :

ESEF Béni Mellal 51 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Méthode de construction du symétrique M 0 du point M par rapport au


point O.
1. On trace la demi-droite [MO).
2. On place la pointe sèche du compas sur le point O et la mine du
compas sur le point M.
3. On fait un demi-tour avec le compas et on trace un arc de cercle sur
la demi-droite [MO).
4. On place le point M 0 à l’intersection de la demi-droite [MO) et de
l’arc de cercle.
Symétrique d’un segment :
Construisons le symétrique d’un segment [AB] de milieu I par rapport à
un point O donné. Pour cela, nous construisons les symétriques A0 , B0 et I 0
des points A, B et I par rapport au point O. On obtient la figure suivante :

On constate que :
1. le segment symétrique [A0 B0 ] est de même longueur que le segment
[AB].
2. le symétrique du milieu I de [AB] par rapport au point O est le mi-
lieu I 0 du segment [A0 B0 ].

ESEF Béni Mellal 52 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

Propriétés 1.7.3. 1. Le symétrique d’un segment par rapport à un point


est un segment de même longueur. On dit que la symétrie centrale
conserve les longueurs.
2. Le symétrique du milieu d’un segment par rapport à un point est le
milieu du segment symétrique.
Symétrique d’une droite :
Construisons le symétrique d’une droite (d) par rapport à un point O
donné. Pour cela, nous construisons les symétriques A0 , B0 de deux points
A, B de la droite (d) rapport au point O. On obtient la figure suivante :

On constate que la droite (A0 B0 ), symétrique de la droite (AB) par rapport


au point O, est parallèle à la droite (AB).
Propriété 1.7.2. Le symétrique d’une droite par rapport à un point est une
droite qui lui est parallèle. On dit que la symétrie centrale conserve les
alignements de points.
Symétrique d’un cercle :
Construisons le symétrique d’un cercle (C) de centre I et de rayon R par
rapport à un point O donné. On obtient la figure suivante :

ESEF Béni Mellal 53 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

On construit le symétrique I 0 du point I par la symétrie centrale de centre


O et on trace le cercle (C 0 ) de centre I 0 et de rayon R (car la symétrie cen-
trale conserve les distances).
Propriété 1.7.3. Le symétrique d’un cercle de centre I et de rayon R par
rapport à un point O est le cercle de centre I 0 , symétrique de I par rapport
à O et de rayon R.
Propriété 1.7.4. La symétrie centrale conserve :
1. les aires et les périmètres.
2. le parallélisme et la perpendicularité.
3. les figures.
4. les angles.
Exemple 1.7.5. Un carré ABCD de côté 5cm a pour symétrique le carré
A0 B0 C 0 D 0 par la symétrie centrale de centre O. Calculer le périmètre et
l’aire du carré A0 B0 C 0 D 0 .
Définition 1.7.4. Soit F une figure et O un point donnés. On dit que le
point O est le centre de symétrie de la figure F si le symétrique de F par
rapport au point O est F elle-même.
Exemple 1.7.6. 1. Le carré ABCD possède quatre axes de symétrie sé-
cants en O qui est son centre de symétrie.
2. Lorsqu’une figure possède des axes de symétrie, son centre de symé-
trie se trouve à l’intersection de ses axes de symétrie.

ESEF Béni Mellal 54 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

1.7.3 Translation

Nous avons «défini» un vecteur comme un objet qui caractérisait un dé-


placement. Un vecteur n’est donc pas un déplacement. Le déplacement,
en Mathématiques, s’appelle une translation.
Définition 1.7.5. Soit u
~ un vecteur. Soit M un point. On appelle translaté
de M selon le vecteur u~ , l’unique point M 0 qui vérifie :
−−−−−→0
MM = u ~

Vocabulaire :

1. La transformation du plan qui, à tout point M associe son translaté


M 0 selon le vecteur u
~ , s’appelle la translation de vecteur u
~ . la trans-
lation se note souvent tu~ ou Tu~ .

ESEF Béni Mellal 55 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

2. M 0 s’appelle le translaté de M dans la translation de vecteur u


~ . Plus
généralement, ce point M 0 s’appelle l’image (ou le transformé ) du
point M dans la translation de vecteur u ~.
Exemple 1.7.7. Déterminez l’image de la figure ABCDE dans la transla-
tion de vecteur u
~.

Il suffit de déterminer les images (ou translatés) de tous les sommets de


cette figure.
Image de A :
−−−→
Pour construire, l’image du point A, il suffit de construire le vecteur AA0
égal au vecteur u ~ . Si nous considérons que le vecteur u
~ représenté sur le
−−−−−→0 0
dessin est un vecteur s’appelant MM , le point A est le quatrième point
d’un parallélogramme dont nous connaissons déjà trois points M, M 0 et A
(voir construction d’un parallélogramme).

De même nous obtenons alors

ESEF Béni Mellal 56 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

d’où

Exemple 1.7.8. Déterminez l’image du triangle ABC dans la translation


−−−−−→
~ . Appelons MM 0 le vecteur u
de vecteur u ~.

Propriété 1.7.5. La translation conserve les longueurs.


Propriétés 1.7.4. 1. L’image d’une droite, par une translation, est une
droite parallèle.
2. La translation conserve le parallélisme.

ESEF Béni Mellal 57 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

3. La translation conserve l’orthogonalité.


4. La translation conserve les angles.
5. L’image d’un cercle, par une translation, est cercle de même rayon.
Remaraque 1.7.1. En d’autres termes, la translation conserve «tout». L’image
d’une figure, par une translation, est une figure «semblable».
Exercice 1.7.1. ABCD est un parallélogramme de centre O. Soit J le milieu
du segment [AB], I le milieu de [BC] et K le symétrique de J par rapport à
B.
−−→
1. Soit le vecteur u
~ = OI . Déterminer les images des points O, A, J et B
par la translation tu~ .
−−→
2. Soit le vecteur v~ = OB . Construire les images des points A, J, B et K
par la translation tv~ .
Exercice 1.7.2. On considère un cercle C de centre O et de rayon R. ABC
est un triangle rectangle en A inscrit dans le cercle C

−→ (C).
1. (a) Construire le point D = t −BA
(b) Quelle est la nature du quadrilatère ABCD.
−→ (C), on pose O0 le centre du cercle
2. (a) Construire le cercle C 0 = t −BC
C.
(b) Quelle est la position relative de C 0 et C 0 .
−−−→ −−−→
3. Soit M le point du plan défini par 2 MA − MD = ~0.
−−−→ −−→
(a) Montrer que AM = CB .
(b) On suppose que les points B et C sont fixes et que le point A
est variable. Déterminer et construire l’ensemble des points M
lorsque le point A pivote sur le cercle C privé des points B et C.

ESEF Béni Mellal 58 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

1.7.4 Homothétie

Définition 1.7.6. Soit O un point du plan et soit k un nombre réel non


nul. L’homothétie de centre O et de rapport k est la transformation du
plan, notée h(O, k) ou bien h déffinie par :
−−−−→ −−−→
h(M) = M 0 ⇔ OM 0 = k OM .

Exemple 1.7.9. 1. On considère l’homothétie h de centre O et de rap-


port 12 .

2. On considère l’homothétie h de centre O et de rapport 3.

Remaraque 1.7.2. 1. Dans une homothétie de rapport k, si |k| > 1, il y a


agrandissement et si |k| < 1, il y a une réduction.
2. Une homothétie de rapport −1 est une symétrie centrale dont le
centre est le centre de l’homothétie..
Propriétés 1.7.5. 1. Un point, son image par une homothétie et le centre
de l’homothétie sont alignés.

ESEF Béni Mellal 59 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

2. L’image d’un segment par une homothétie est un segment qui lui est
parallèle.
3. L’image d’une droite par une homothétie est une droite qui lui est
parallèle.
4. L’homothétie conserve l’alignement, les milieux et la mesure des angles.
5. Une homothétie de rapport k multiplie par :
(a) |k| la longueur d’un segment,
(b) k 2 l’aire d’un figure plane,
(c) |k|3 le volume d’un solide.
Exemple 1.7.10. Le quadrilatère A0 B0 C 0 D 0 est l’image du quadrilatère ABCD
par l’homothétie de centre O et de rapport k = 2, 5.

Exercice 1.7.3. Les affirmations sont-elles vraies ou fausses ? Justifier.


−−→ −−→
1. Si AB = 3 AC , alors B est l’image de C par l’homothétie de centre A
et de rapport 3.
−−→ −−→
2. Si AB = −2 AC , alors C est l’image de B par l’homothétie de centre
A et de rapport −2.
−−→ −−→
3. Si AB = 3 AC , alors C est l’image de B par l’homothétie de centre A
et de rapport 13 .
−−→ −−→
4. Si AB = 3 AC , alors B est l’image de A par l’homothétie de centre C
et de rapport 3.
5. Soit h l’homothétie de centre A et de rapport 4. Si h(C) = B, alors
−−→ −−→
AB = 4 AC .

ESEF Béni Mellal 60 LE-Primaire


CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE PLANE A.GHAZI

6. Soit h l’homothétie de centre D et de rapport 4. Si h(C) = A, alors


−−−→ −−−→
AD = 4 CD .
Exercice 1.7.4. Soit ABCD un rectangle tel que AB = 4 et AD = 3. Soit M
−−−→ −−→
le point défini par DM = 32 DB . P est le projeté orthogonal de M sur (CD)
et Q est le projeté orthogonal de M sur (AD).
−−−→ −−−→
1. Montrer que DP = 23 DC .
2. Soit h l’homothétie de centre D et de rapport 32 . Déterminer h(B),
h(C) et h(A).
3. Quelle est la nature du quadrilatère MP DQ. Déterminer son péri-
mètre et son aire.

ESEF Béni Mellal 61 LE-Primaire

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