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Semiologie Version Etudiants

Le document présente un module de sémiologie et terminologie médicale, abordant divers systèmes du corps humain et leurs symptômes associés. Il définit des concepts clés tels que la santé, les maladies, et les symptômes, tout en fournissant un lexique détaillé des signes cliniques. Les objectifs pédagogiques incluent l'identification et l'analyse des symptômes chez les patients, ainsi que le développement d'une réflexion critique.

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Semiologie Version Etudiants

Le document présente un module de sémiologie et terminologie médicale, abordant divers systèmes du corps humain et leurs symptômes associés. Il définit des concepts clés tels que la santé, les maladies, et les symptômes, tout en fournissant un lexique détaillé des signes cliniques. Les objectifs pédagogiques incluent l'identification et l'analyse des symptômes chez les patients, ainsi que le développement d'une réflexion critique.

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Royaume du Maroc

Ministère de la santé et de la protection sociale


Institut supérieur des professions infirmières et techniques de santé Agadir

OPTION : ISFSC/IG

Sémiologie et Terminologie
médicale
Mme. OUABICH Raja

ANNEE UNIVERSITAIRE :2022/2023


Plan

INTRODUCTION
DEFINITION DES CONCEPTS
1. L'APPAREIL DIGESTIF
2. L'APPAREIL RESPIRATOIRE
3. L'APPAREIL CARDIO – VASCULAIRE
4. L'APPAREIL GENITAL FEMININ
5. L'APPAREIL URINAIRE
6. LA PEAU
7. LE SYSTEME NERVEUX
8. L'APPAREIL LOCOMOTEUR
9. L'OEIL
10. L’ORL
Description de module :

N° d’ordre du module M7

Intitulé du module Sémiologie et Terminologie médicale

Nature du module
COMPLEMENTAIRE

Semestre d’appartenance du module S1

Filière d’attache SOINS INFIRMIERS

- Examen de fin de semestre : épreuve écrite 75%


Modalités d’ évaluation
- Contrôles continus : exposés , tests 25 %
OBJECTIFS PEDAGOGIQUE

 Définir les symptômes proposés dans le lexique;


 Citer les principales causes de chaque symptôme;
 Décrire la conduite à tenir devant chaque symptôme;
 Identifier la et/ou les symptômes chez les clients;
 Construire une démarche d’analyse ;
 Assurer une conduite à tenir pratique des clients présentant un ou des
symptômes prédéfinis.
 Développer l’esprit critique et la réflexion logique
Problème

▪ Monsieur D. Albus souffre de douleurs lombaires, de déminéralisation du squelette. Il


présente une déviation latérale de la colonne vertébrale avec présence de gibbosité. Il
prend tous les jours des médicaments pour soulager ses douleurs. Il ne voit plus très bien,
car il a une opacification du cristallin

▪ Monsieur S. Bilbo est hospitalisé en pneumologie. Il présente une dyspnée, une cyanose ; Il
a des nausées. Il est en décubitus (dorsal).
LEXIQUE DES SYMPTOMES :

APPAREIL DIGESTIF :

APHTE;SIALORRHEE / PTYALISME ; GINGIVORRAGIE ; PYROSIS ; HOQUET; ANOREXIE;

POLYPHAGIE ;POLYDIPSIE ; DYSPHAGIE ; REGURGITATION ; NAUSEES; VOMISSEMENTS;

HÉMATÉMÈSE ; CONSTIPATION; DIARRHEE ;RECTORRAGIE; MELOENA; PRURIT ANAL ;

GASTRALGIE; HEPATOMEGALIE ; SPLENOMEGALIE ; ASCITE; METEORISME ABDOMINAL ;

DESHYDRATATION; CACHEXIE; COLIQUE HÉPATIQUE; HERPES LABIAL ; ICTERE

6
APPAREIL RESPIRATOIRE:

▪ TOUX; EXPECTORATION ; HEMOPTYSIE; VOMIQUE; POINT DE COTÉ; DYSPNEE;


POLYPNEE; BRADYPNEE; ORTHOPNEE; APNEE; TIRAGE; CORNAGE; CYANOSE;
EPANCHEMENT PLEURAL;

▪ RYTHMES PARTICULIERS :RESPIRATION DE KUSSMAUL ; RESPIRATION DE CHEYNE


ET STOCKS

APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE:

PALPITATION ;TACHYCARDIE ; ; BRADYCARDIE ; ARYTHMIE ; TACHYARYTHMIE;


BRADYARYTHMIE; POULS BIGEMINE ; POULS BONDISSANT POULS FILIFORME ;
HYPERTENSION ARTERIELLE ;HYPOTENSION ARTERIELLE ; SYNCOPE; LIPOTHYMIE;
ECCHYMOSE ;HEMATOME; PETECHIES ; PURPURA; SIGNE DU LACET OU TEST DE
LACET
APPAREIL URINAIRE :

POLLAKIURIE ; DYSURIE ; ENURESIE; RETENTION D’URINE ; POLYURIE ; OLIGURIE : ANURIE;


GLYCOSURIE OU GLUCOSURIE ; ALBUMINURIE ; ACETONURIE OU CETONURIE ; PYURIE :
HEMATURIE ; CYSTALGIE = CYSTODYNIE ; COLIQUE NEPHRETIQUE

APPAREIL GENITAL

▪ LEUCORRHEE; AMENORRHEE; DYSMENORRHEE; METRORRAGIES = SPOTTING ; VAGINISME ;


PRURIT VULVAIRE ; DYSPAREUNIE ; FRIGIDITE;

▪ Les modifications du cycle menstruel:

TROUBLES DE LA DUREE: HYPERMENORRHEE ; HYPOMENORRHEE ;

TROUBLES DE L’ABONDANCE: POLYMENORRHEE ; OLIGOMENORRHEE ; AMENORRHEE :

TROUBLES DU RYTHME :POLLAKIMENORRHEE :


LEXIQUE DES SYMPTOMES :
APPAREIL LOCOMOTEUR:

▪ IMPOTENCE FONCTIONNELLE; ARTHRALGIE : MYALGIE; TUMEFACTION ; HYPERTROPHIE


MUSCULAIRE ; ATROPHIE MUSCULAIRE; HYPOROPHIE MUSCULAIRE ; HYPOTONIE;
HYPERTONIE

▪ LES DEFORMATIONS:CYPHOSE ; SCOLIOSE; LORDOSE

ŒIL:

▪ STRABISME ; MYOPIE ; HYPERMETROPIE ; DIPLOPIE ; NYSTAGMUS ; PTOSIS; AMAUROSE ;

ORL: Oto-rhino-laryngologie

▪ TROUBLES DE LA VOIX : DYSPHONIE; APHONIE;

▪ TROUBLES AUDITIFS :OTALGIE ; OTORRAGIE; OTORRHEE ; BOURDONNEMENT D’OREILLE ;


HYPERACOUSIE; HYPOACOUSIE ; SURDITE ;

▪ TROUBLES OLFACTIFS : ANOSMIE ; HYPEROSMIE ;EPISTAXIS

9
PEAU ET TÉGUMENTS:

ERYTHEME ;MACULE ;PAPULE ;VESICULE ;PUSTULE ;BULLE ;SQUAMES

SYSTÈME NERVEUX :

▪ MARCHES ANORMALES : MARCHE ATAXIQUE; MARCHE SPASTIQUE; LE STEPPAGE; LA


MARCHE AKINÉTIQUE OU PARKINSONIENNE; LA MARCHE DANDINANTE

▪ DÉFICIT MOTEUR: HÉMIPLÉGIE; PARAPLÉGIE; TÉTRAPLÉGIE; MONOPLÉGIE

▪ DEFICIT SENSITIF: NÉVRALGIE; PARESTHÉSIES ; ALLODYNIE; HYPERESTHÉSIE;


CAUSALGIE:

▪ AMNÉSI; PARAMNÉSIES ; ECMNÉSIES; HYPERMNÉSIES; APRAXIE ;


Introduction

 L’esprit d’observation est une qualité indispensable à toute personne consacrée aux soins
des malades.

 L’observation du malade trouve son utilité dans la découverte des besoins de la personne
soignée. Elle n’a rien de particulier dans sa méthodologie, c’est l’utilisation de ses propres
capteurs naturels (organes de sens).

 reconnaître les signes de santé physique et mentale et les symptômes propres à chaque
maladie
Définition des concepts
Santé

 Avant 1948, on considérait la santé comme le « silence des organes » : pas de symptôme,
pas de maladie.

 En 1948, l'OMS donne une définition plus large et positive de la santé : c'est un « état de
complet bien-être physique, mental et social ». Ce n'est plus seulement l'absence de
maladie.
La santé (suite)

L'OMS en 1986 fait évoluer cette définition comme suit :

« La santé se définit par la mesure dans laquelle un groupe ou un individu peut d'une
part, réaliser ses ambitions et satisfaire ses besoins, et d'autre part, évoluer avec le milieu ou
s'adapter à celui-ci. La santé est donc perçue comme une ressource de la vie quotidienne, et
non plus comme le but de la vie. »
MALADIES VS PATHOLOGIES

▪ Une maladie ou affection est une altération d’une fonction ou de la sante de


l’organisme.

▪ La pathologie est l’étude des maladies notamment les causes (étiologies),


mécanismes (physiopathologie). Le mot « Pathologie » est utilisé par abus
de langage comme synonyme de maladie.
PHYSIOLOGIE VS PHYSIOPATHOLOGIE

▪ PHYSIOLOGIE : Etude du fonctionnement des organes normaux.

▪ PHYSIOPATHOLOGIE : Étude des troubles fonctionnels d'un organe ou d'un


système organique et de ses réactions au cours d'une maladie.
Maladie symptomatique, paucisymptomatique,
asymptomatique

▪ On parle de maladie symptomatique lorsqu’elle s’exprime par des signes

fonctionnels.

▪ Elle est paucisymptomatique lorsqu’elle s’exprime peu ou par des symptômes

banals.

▪ Une maladie est asymptomatique lorsqu’elle évolue silencieusement.


Comorbidité

Elle désigne la présence de maladies et/ou divers troubles aigus ou chroniques

s'ajoutant à la maladie initiale .


Etiologie/ Idiopathique/ Iatrogène/ Auto-immune

 Etiologies: Causes d’une maladie

 Idiopathique : cause inconnue

 Iatrogène : maladie due a des traitements médicaux

 Auto-immune : maladie liée au dérèglement du système immunitaire qui réagit

de façon exagérée a des stimulations extérieures, voire contre les organes du

malade lui-même (maladie auto-immune).


Sémiologie / séméiologie

Etymologie :
▪ Sêmion : « signe »
▪ Logos : « étude de »
▪ « Science étudiant les systèmes de signes »

Sémiologie / Symptomatologie :

C’est une partie de la médecine qui étudie les signes et symptômes traduisant une maladie.
Symptôme

 C’est un phénomène particulier que provoque, dans l’organisme, l’état de maladie.

 C’est toute manifestation spontanée d’une maladie.

On distingue :

 Les symptômes subjectifs

 Les symptômes objectifs


Les symptômes subjectifs :
 ce sont des symptômes perçus par le malade lui même et ne sont pas

extérieurement perceptibles.

 Exemple: douleur abdominale, point de côté…

 il sont révélés (découverts) soit par l’interrogatoire, soit spontanément par le


malade.
Les symptômes objectifs :

 Ce sont des symptômes perçus par le médecin ou l’infirmier, soit par l’observation,

soit par les examens cliniques et para cliniques.


Signe

C’est un symptôme caractéristique d’une maladie qui permet au médecin d’établir un


diagnostic. C’est toute manifestation d’une maladie constatée objectivement par le médecin.

1. Les signes fonctionnels : en rapport avec le fonctionnement d’un organe, ex: vomissement,
crachat verdâtre

2. Les signes physiques : objectivables lors de l’examen clinique par la palpation, la


percussion, ex: respiration sifflante, œdème jambe.

3. Les signes généraux : ils n’appartiennent pas, en propre, à tel ou tel organe, mais ils
traduisent la réaction de l’organisme à la maladie. Ils sont en rapport avec l’état général du
malade. Exemple: Température, Pouls, T.A.
Les signes fonctionnels

▪ Ils sont en rapport avec le fonctionnement d’un organe

▪ relevés par l’interrogatoire et ce sont eux qui motivent généralement l’appel de médecin
ou la visite médicale.

ex: vomissement, crachat verdâtre


Les signes physiques

Ce sont tous les signes que le médecin recueilli ou perçoit lorsqu’il examine le malade, les
principaux procédés employés au cours de l’examen clinique sont :

▪ L’inspection

▪ La palpation

▪ La percussion

▪ L’auscultation
L’inspection :

Elle consiste à examiner directement le malade, à le regarder et à noter les attitudes et les
signes pathologiques.

La palpation :

Se fait avec les doigts ou la main est consiste à étudier la sensibilité des différents organes,
à rechercher l’existence des modifications d’organes normaux et de dépister toute
anomalie organique exp : (douleur d’appendicite, recherche d’adénopathie…)
La percussion :

Consiste à provoquer certains sons on


frappant des parties sous jacentes

L’auscultation :

Elle consiste à écouter les bruits qui se


passent à l’intérieur de l’organisme soit en
appliquant l’oreille, soit à l’aide d’un
stéthoscope.
Les signes généraux

Ce sont des signes en rapport avec l’état général du malade et non pas reliés au
fonctionnement d’un appareil déterminé. Ils traduisent l’altération, l’évolution ou
l’amélioration de la maladie (température, pouls, TA…)
▪ Les signes fonctionnels, physiques, signes généraux sont appelés signes cliniques car ils
sont perçus par le malade ou le médecin ou l’infirmier.

▪ A coté de ses signes cliniques, il y a des signes para cliniques et ce sont tout les signes
fournis par les examens complémentaires tel que radiologiques ou les examens de
laboratoire.
Syndrome :

▪ c’est l’ensemble des signes ou symptômes qui caractérisent une maladie ou une
affection.

▪ exemple : Céphalées, raideur de la nuque et vomissements, ces trois signes constituent


le syndrome méningé.

Prodrome :

▪ c’est un signe avant coureur de la maladie.

▪ En général, c’est un état de malaise qui précède la maladie.


▪ Diagnostic : c’est un acte par lequel le médecin identifie la maladie
après l’étude de l’ensemble des éléments recueillis.

▪ Pronostic : évaluation de la durée et de l’issue de la maladie

▪ Etiologie : étude des causes de la maladie


L'homéostasie

L'homéostasie est le processus par lequel une stabilité relative du milieu


intérieur du corps est maintenue, de façon à ce que les fonctions métaboliques
cellulaires se déroulent avec le maximum d'efficacité. L'homéostasie est
assurée par les muscles et les glandes, dont le fonctionnement est régulé par
les informations sensorielles provenant du milieu intérieur.
Position anatomique et terminologie.

Tous les termes permettant de décrire la position d'une partie du corps par
rapport à une autre, sont définis par rapport à une position anatomique de
référence.
Dans cette position, le sujet est debout, les pieds sont parallèles et
maintenus à plat sur le sol, le regard dirigé vers l'avant, et les bras sont
tendus le long du corps, la paume des mains est tournée vers l'avant et les
doigts pointent vers le sol.
La désignation des régions
Les cavités corporelles
L’appareil digestif
38
APHTE :

C’est une petite ulcération jaunâtre, ronde ou ovalaire, entourée d’un halo rouge, succédant à une vésicule d’origine
virale et siégeant sur la muqueuse buccale ou pharyngée ou sur la muqueuse génitale. Il s’accompagne d’une sensation
de brûlure.

39
 SIALORRHEE = PTYALISME :

C’est une sécrétion excessive de la salive. Elle peut avoir pour cause une affection
neurologique, une intoxication ou une lésion de la muqueuse buccale.

 GINGIVORRAGIE :

C’est une hémorragie au niveau de la gencive.

 PYROSIS :

C’est une sensation de brûlure qui part de l’épigastre, se transmettant le long de l’œsophage
vers le pharynx et qui s’accompagne de renvois acides.

40
 HOQUET :

C’est une contraction spasmodique, involontaire du diaphragme déterminant une


brusque secousse de l’abdomen et du thorax et qui s’accompagne d’un bruit rauque
caractéristique dû à la constriction de la glotte avec vibration des cordes vocales.

C’est une brusque contraction inspiratoire du diaphragme qui se produit en même


temps qu’une fermeture de la glotte, d’ou spasme abdominal avec appel et chasse
brusque d’air produisant une vibration qui constitue le bruit du hoquet.

41
ANOREXIE :

C’est une diminution ou perte de l’appétit.

POLYPHAGIE :

C’est une exagération considérée de l’appétit. C’est un besoin excessif de manger.

POLYDIPSIE :

C’est une soif intense. C’est un besoin excessif de boire.

DYSPHAGIE :

C’est une difficulté d’avaler et, par extension, toute anomalie du passage des aliments jusqu’au cardia.

Causes : Œsophagite, Ulcère de l’œsophage, Varices œsophagiennes, Tumeur de l’œsophage…

42
 REGURGITATION :

C’est le retour d’une petite quantité d’aliments venant de l’œsophage sans effort de

vomissement.

Elle est normale chez le nourrisson et elle peut être , chez l’adulte, un signe de

rétrécissement ou de diverticule de l’œsophage.

 NAUSEES :

C’est l’envie de vomir suivie ou non de vomissements. Elles s’accompagnent d’une

contraction involontaire des muscles du pharynx, de l’œsophage et de l’estomac


43
 VOMISSEMENTS :

C’est le rejet brusque, par la bouche, du contenu de l’estomac. Il est provoqué par la contraction brutale du

diaphragme, des muscles de la paroi abdominale et de l’estomac. Ils peuvent être aqueux (liquides),

alimentaires, ou fécaloïdes (en cas d’occlusion).

 HEMATEMESE :
C’est un vomissement de sang, rouge vif ou noir, quelque soit le siège de l’hémorragie.

Causes :

Gastrite, Ulcère gastrique chronique, Tumeurs…

44
 CONSTIPATION :

C’est une difficulté ou impossibilité d’évacuer les matières fécales, qui deviennent dures et rares après une stase plus ou moins prolongée dans le gros intestin.

Causes :

- Atonie = diminution ou absence de la tonicité normale de l’intestin.

- Mauvais régime alimentaire.

- Avitaminose « B ».

- Sédentarité .

*Locales :

- Compression intestinale : tumeur, grossesse.

- Malformation de l’intestin.

- Appendicite chronique
45
DIARRHEE :
C’est l’évacuation fréquente et rapide des selles trop liquides.

C’est l’augmentation du nombre et de la quantité.

Une diarrhée peut s’accompagner souvent d’une atteinte de l’état général :

- Malaise, asthénie

- Déshydratation, en cas de diarrhée grave qui amène à des troubles hydro électrolytiques.

Causes :

- Troubles nerveux.

- Émotion.

- Régime alimentaire déséquilibré.

- Certains médicaments.

* Lésionnelles :

- Inflammation aigue ou chronique des intestins.

- Formation des tumeurs intestinales. 46


 RECTORRAGIE :

C’est l’évacuation, par l’anus, du sang rouge provenant du rectum. Elle s’observe en cas des
hémorroïdes, du cancer du rectum, Rectite hémorragique.

 MELOENA :

C’est l’élimination des selles noires (goudrons).

C’est la présence, dans les selles du sang digéré.

Elle indique une hémorragie gastro-intestinale située plus haut que le colon.

Causes: tumeur de l’intestin grêle, entérite, tuberculose intestinale , fièvre typhoïde…

47
 PRURIT ANAL :

C’est une démangeaison au niveau de l’anus. Il entraîne un état d’irritabilité, des troubles de
sommeil et des lésions de grattage parfois associées à des éruptions allergiques de la région péri
anale.

Causes : Affections parasitaires ( oxyures +++), causes locales( hémorroïdes)…

 GASTRALGIE :
C’est une douleur à l’estomac, localisée à l’épigastre. Elle s’accompagne des troubles digestifs.

Causes : Ulcère, Tumeur, Gastrite, Intoxication, Indigestion

 HEPATOMEGALIE :

C’est une hypertrophie du foie, c.à.d l’augmentation du volume du foie.

Causes : Cirrhose, Tumeur, Abcès.


48
 SPLENOMEGALIE :
C’est l’augmentation du volume de la rate.
Causes : Infection, Leucémie, paludisme, anémie hémolytique, la cirrhose
alcoolique…
 ASCITE :
C’est un épanchement liquidien intra péritonéal.
La constitution de l’ascite est souvent précédée d’un épisode de météorisme et de
douleurs abdominales.
Causes : Insuffisance rénale, Insuffisance cardiaque, Cirrhose du foie, la péritonite
tuberculeuse…

49
50
 METEORISME ABDOMINAL :

Le ballonnement, ou « météorisme abdominal », correspond à l’accumulation de gaz au niveau de l’estomac

ou de l’intestin, ce qui se traduit par un gonflement du ventre.

Causes: il peut s’agir d’un symptôme banal sans signification précise, une des signes cardinaux de l’occlusion

intestinale, la constipation, tuberculose intestinale…

 DESHYDRATATION :

C’est un état qui résulte de la diminution excessive de l’eau dans les tissus organiques (surtout dans le
sang).

Causes : Insuffisance de boissons, hypersudation, Vomissements incoercibles, Diarrhée…

51
 CACHEXIE :

C’est un état pathologique caractérisé par une maigreur extrême et une atteinte grave de l’état

général. Elle peut être due à la maladie ou à la sous alimentation.

 COLIQUE HÉPATIQUE

C’est un syndrome douloureux abdominal lié à un obstacle sur les voies biliaires. Son siège est

l’hypochondre droit.

52
 HERPES LABIAL (qui se rapporte aux lèvres) :

C’est une affection cutanée aigue due à un virus, caractérisée par une éruption de petite

vésicules transparentes, souvent groupées sur un fond de rougeur.

Il siège de préférence à la face, autour de la bouche et du nez (bouton de fièvre), parfois aux

parties génitales. Il peut récidiver aux mêmes endroits.

53
 ICTERE = JAUNISSE :
C’est une coloration jaune plus ou moins intense des téguments et des muqueuses due à une
augmentation de la concentration de bilirubine dans le sang .

Causes :

 Atteinte des cellules hépatiques(hépatite, cirrhose, intoxication…).

 Obstruction des voies biliaires extra hépatiques.

 Hémolyse.

54
L’appareil respiratoire
SYMPTOMES DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE :

56
 La TOUX

C’est une expiration brusque et bruyante précédée d’une inspiration profonde.

Elle peut être réflexe, déclenchée par une irritation des voies respiratoires (larynx,
trachée, bronches, poumons)ou de la plèvre ou elle peut être volontaire.

Causes :

* Maladies respiratoires: Rhume, Asthme, Bronchite, Pleurésie, Tuberculose…

* Maladies cardiaques : Insuffisance cardiaque, Œdème pulmonaire…

57
 EXPECTORATION = CRACHAT :
C’est le rejet, par la bouche, des sécrétions des voies respiratoires inférieures (Trachée,
Bronches, Poumons).
HEMOPTYSIE
C’est le rejet, par expectoration, du sang provenant de la partie sous glottique des voies
respiratoires. C’est un symptôme d’alarme d’une grande importance, quelque soit son
abondance (Hémoptysie de petite abondance, de moyenne abondance et de grande
abondance).

Causes : - Tuberculose pulmonaire ; Abcès du poumon ;Kyste hydatique du poumon; O.A.P.


(œdème aigu des poumons ; Cancer bronchique.

- D.D.B. (dilatation des bronches).

- Traumatisme thoracique, contusion du thorax.

- Fractures des côtes. 58


VOMIQUE

C’est le rejet, par expectoration, de pus provenant en général du poumon et rarement de la plèvre.

Suivant l’abondance du pus on distingue :

* La vomique massive

* La vomique fractionnée

Causes :

- Abcès du poumon dans la majorité des cas.

- Pleurésie purulente.

- Kyste hydatique du poumon.


POINT DE COTÉ :

C’est une douleur localisée à un point du thorax. 59


DYSPNEE

 C’est une difficulté de respirer. C’est une gène respiratoire.

 Elle constitue l’une des principales manifestations des affections respiratoires et cardiaques. En
générale elle peut être considérée comme l’indice d’une tendance à l’asphyxie (Manque
d’oxygène).

 causes: corps étranger du larynx, Asthme, bronchite chronique, embolie pulmonaire, OAP,
Pleurésie tuberculeuses, Pneumothorax…

POLYPNEE

 C’est l’accélération des mouvements respiratoires.

 C’est une respiration rapide amenant habituellement une hyperventilation.

 On l’observe dans les états fébriles, les hémorragies graves, les affections pulmonaires .

60
BRADYPNEE

 C’est le ralentissement des mouvements respiratoires.

 C’est une respiration anormalement lente.

 C’est une dyspnée avec ralentissement du rythme respiratoire.

 On l’observe dans les obstructions et les intoxications.

61
ORTHOPNEE

 C’est une dyspnée de décubitus.

 C’est une difficulté de respirer en position couchée, obligeant le malade à se tenir assis ou

debout.

62
APNEE

C’est un arrêt temporaire de la respiration. Elle entraîne la mort en quelques minutes.

63
TIRAGE

 C’est une dépression des muscles sus et sous sternaux (tirage sus ou sous sternal).

 Il s’observe en cas d’obstacle à la pénétration de l’air dans les poumons.

 Le tirage est due le plus souvent à l’obstruction de l’un des conduits aériens : larynx,

trachée ou bronches

 Il s’accompagne le plus souvent par un cornage ou respiration sifflante

64
CORNAGE

 C’est un sifflement laryngo-trachéal assez prononcé pour être entendu à distance, il traduit un

gène inspiratoire au passage de l’aire dans les voies respiratoires hautes .

 C’est un bruit très caractéristique d’une gène inspiratoire. Il est particulièrement net lors des

dyspnées laryngées quelles qu’en soit les causes.

65
CYANOSE

 C’est une coloration bleue, parfois violacée et même noirâtre des téguments et des muqueuses.

 Elle prédomine souvent aux extrémités (pointe du nez, oreilles, phalangettes), aux pommettes et

sur les muqueuses (lèvres, muqueuse buccale).

 La cyanose constitue un témoin d’une hypoxie capillaire

 Elle est liée à un trouble de l’oxygénation du sang.

66
67
EPANCHEMENT PLEURAL

C’est une collection de liquide ou de gaz constituée dans la cavité pleurale.


On distingue :
- L’épanchement hémorragique
- L’épanchement purulent
- L’épanchement aérien (Pneumothorax)
-L’épanchement sérofibrineux

68
RYTHMES PARTICULIERS

69
RESPIRATION DE KUSSMAUL

(Kussmaul Adolf : Médecin allemand, Heidelberg 1822 / 1902 )


C’est une respiration caractéristique du coma diabétique, qui se décompose en quatre
temps:
- Une inspiration profonde, mais assez soudaine.
- Une pause.
- Une expiration subite et gémissante.
- Une pause.
Il s’agit d’une hyperventilation alvéolaire tendant à compenser l’acidose diabétique.

70
RESPIRATION DE CHEYNE ET STOCKS

C’est une dyspnée cyclique comprenant trois phases :

1- Accélération du rythme respiratoire.

2- Ralentissement du rythme respiratoire.

3- Pause respiratoire.

Elle traduit une insuffisance d’oxygénation au niveau du centre respiratoire.

* Cheyne John : médecin Irlandais de Dublin, 1777/1836

* Stocks William : Clinicien Irlandais de Dublin, 1804/1878

71
L’appareil cardio-vasculaire
Palpitation :
C’est la perception, par le malade, de ses propres battements cardiaques, ressentis
comme un phénomène gênant et parfois douloureux.

Très souvent elle ne relève que d’une hyperexcitabilité nerveuse, notamment du système
sympathique, mais dans certains cas elle est l’expression d’un trouble du rythme
cardiaque.

Tachycardie :
C’est l’accélération du rythme cardiaque à plus de 100 pulsations par minute.
Bradycardie :
c’est le ralentissement du rythme cardiaque, au dessous de 60 pulsations.

Arythmie :
c’est une irrégularité du rythme cardiaque.

Tachyarythmie :
c’est une accélération et irrégularité du rythme cardiaque.

Bradyarythmie :
c’est un ralentissement et irrégularité du rythme cardiaque.
Pouls bigéminé :

c’est une perception de deux pulsations qui se suivent de très près et qui sont
séparées périodiquement par un intervalle plus ou moins long.

Pouls bondissant :

c’est une perception d’un soulèvement brusque et intense.

Pouls filiforme = pouls filant :

c’est une pulsation donnant la sensation d’un fil.

Il se rencontre en cas d’hémorragie (état de choc).


 Hypertension artérielle :

▪ c’est l’élévation de la pression sous laquelle circule le sang dans les vaisseaux.

▪ Elle résulte d’un ajustement de la maxima et de la minima à un niveau anormalement


élevé.

▪ On parle d’hypertension artérielle lorsque la tension maxima est égale ou supérieure à 14


cm de mercure et la tension minima est égale ou supérieure à 10cm de mercure.

▪ Elle se rencontre dans le diabète, les néphrites, la ménopause…


Hypotension artérielle :

c’est la diminution de la pression artérielle. Elle apparaît lorsque le chiffre


de la tension maxima est au dessous 10cm de mercure.
Elle s’observe:
* chez les sujets normaux, fatigués ou surmenés
* chez les grands malades cachectiques, atteints de dénutrition.
* En cas de collapsus secondaire à une hémorragie profuse.
SYNCOPE :

C’est une disparition brutale de la conscience par anoxie cérébrale.

Elle peut être d’origine cardiaque ou extra cardiaque.

Les syncopes d’origine cardiaque sont appelées syndrome d’Adams Stokes.


Lipothymie :

▪ C’est la sensation de perte de conscience imminente, accompagnée d’une


sensation d’angoisse de pâleur, de sueur, de bourdonnement d’oreilles et
de brouillard devant les yeux.

▪ Elle survient souvent à l’occasion d’une émotion.


Hématome :

▪ c’est une collection sanguine bien limitée et qui


peut être profonde ou superficielle .

▪ elle réalise une tuméfaction plus ou moins


importante qui, en dehors de toute thérapeutique,
persiste pendant 12 à 15 jours. Les hématomes
importants doivent être drainés chirurgicalement.
PURPURA :

▪ C’est un syndrome hémorragique.

▪ Ce sont des tâches cutanées de forme et étendu


variables dues au passage du sang hors des
capillaires de la peau.

▪ Ces tâches, rouges ou violacées, ne s’effacent pas à


la pression.
Ecchymose :

▪ c’est un épanchement de sang non circonscrit,


siégeant dans un tissus conjonctif ou graisseux.

▪ L’ecchymose, provoquée ou spontanée, se


caractérise au début par une coloration rouge des
tissus, puis, sous l’effet de la biligénie (lyse des
hématies et transformation du pigment
hémoglobinique). Elle devient noire, bleue, verdâtre,
cuivrée et jaune pâle, pour disparaître en trois
semaines.
Pétéchies :

Ce sont des petites tâches hémorragiques cutanées, punctiformes ou


lenticulaires dues à la rupture des capillaires.
Signe du lacet ou test de lacet :

▪ c’est un examen qui permet d’apprécier la résistance des capillaires


sanguins.

▪ En plaçant un garrot autour du bras on observe l’apparition des pétéchies.

▪ La résistance capillaire = résistance des vaisseaux capillaires à la rupture.


L’appareil urinaire
SYMPTOMES DE L’APPAREIL URINAIRE :

87
POLLAKIURIE :

C’est une miction anormalement fréquente et peu abondante. Elle est souvent accompagnée
de douleurs et de brûlures.

 DYSURIE :
C’est une miction difficile mais complète. Il y a une douleur en urinant.

Elle s’observe en cas de :

- Hypertrophie de la prostate.

- Urétrite.

- Cystite.

88
 ENURESIE OU INCONTINENCE URINAIRE :

C’est la perte de contrôle de la miction. La miction se produit sans prévenir et sans que le besoin ne
soit ressenti.

Elle est le plus souvent nocturne et d’origine psychologique chez l’enfant.

 RETENTION D’URINE :

C’est une impossibilité d’évacuer une partie ou la totalité des urines contenues dans la vessie.

Elle peut être due à un obstacle mécanique ou à une inflammation au niveau des voies urinaires.

89
 POLYURIE :

C’est l’augmentation du volume de la diurèse (quantité d’urines émises par 24 heures). Elle
s’observe en cas de diabète.

 OLIGURIE :

C’est la diminution du volume de la diurèse.

 ANURIE :

C’est l’absence complète des urines dans la vessie.

90
 GLYCOSURIE OU GLUCOSURIE :
C’est la présence anormale du glucose dans les urines, en rapport avec l’augmentation du taux de la
glycémie.

 ALBUMINURIE :
C’est la présence anormale de l’albumine dans les urines.

 ACETONURIE OU CETONURIE :
C’est la présence anormale de l’acétone dans les urines.

 PYURIE :
C’est la présence du pus dans les urines qui témoigne d’une infection des voies urinaires ou génito-
urinaires.
91
 HEMATURIE :
C’est la présence du sang dans les urines.
Elle peut être d’origine rénale, urétérale, vésiculaire ou urétrale.
Elle est dite macroscopique quand les urines sont franchement rouges ou brunâtres, et microscopique quand la
présence d’hématies ne peut être décelée qu’au microscope.

 CYSTALGIE = CYSTODYNIE :
C’est une douleur au niveau de la vessie.

 COLIQUE NEPHRETIQUE :
C’est une crise douloureuse paroxystique liée à la distension de l’urètre et du bassinet.
La douleur débute brutalement dans la région lombaire du côté correspondant à la lésion. Elle évolue par
paroxysmes successifs et elle irradie vers les organes génitaux externes et s’accompagne d’une dysurie.

92
L’appareil génital
SYMPTOMES DE L’APPAREIL GENITAL :

94
 LEUCORRHEE = Pertes blanches :

C’est un écoulement anormal, non sanglant, d’une sérosité blanche au niveau de la vulve.

causes:
Inflammation vulvo-vaginale infectieuse ou parasitaire

Cervicite(inflammation du col de l'utérus)

Métrites (infection aiguë ou chronique de l'utérus)

Caner

95
 AMENORRHEE :

C’est l’absence du flux menstruel (règles) chez une femme en période d’activité génitale,
habituellement bien réglée, l’aménorrhée fait, avant tout, penser à la grossesse.

Aménorrhée primaire: la femme n’a jamais été réglé

Aménorrhée secondaire: la femme a été réglé, mais voit disparaitre ses menstruation

96
 DYSMENORRHEE :

C’est une menstruation difficile. Ce sont des règles douloureuses.

Cause:

Utérus mal formé

Infection chronique (tuberculose génitale)

Facteurs psychologiques

97
 METRORRAGIES = SPOTTING :

C’est un saignement anormal en dehors des règles.

Elles sont d’origine utérine survenant entre les règles.

Si les métrorragies s’associent à des règles abondantes et prolongées, de sorte que toute notion de
cycle disparaît, on parle de méno métrorragie.

Causes:

Infections génitales aigues, tumeurs ovariennes, cancer de col utérine, fibromes utérines (tumeur
bénigne qui se développe au niveau de la paroi de l'utérus. )…

98
 VAGINISME :

C’est une contracture douloureuse des muscles constricteurs du vagin.

C’est une contraction involontaire du vagin, avec réflexe de recul ou de défense au moment de l’acte
sexuel le rendant impossible.

Causes:

Vaginites aigues

Eczéma de la vulve

Causes psychologiques

99
PRURIT VULVAIRE :

C’est une sensation de démangeaison au niveau du vagin et de la vulve avec besoin impérieux
de gratter.

Causes:

Infections vulvo-vaginales

Allergie

Diabète

100
 DYSPAREUNIE :

C’est une douleur ressentie par la femme lors d’un rapport sexuel, sans qu’il se produise une
contracture du vagin.

Causes:
Vaginite

Cervicite (inflammation du col de l'utérus)

Salpingite (infection d'une ou des deux trompes)

Cause psychologique

101
 FRIGIDITE :

C’est une incapacité d’obtenir l’orgasme qui affecte surtout la femme (exceptionnelle chez l’homme avec
éventuellement diminution de la libido).

Causes:

Surtout d’ordre psychologique

Des antécédents de traumatisme sexuel (viol, …)

Des troubles dépressifs ou anxieux

La consommation de drogues ou d’alcool

La prise de certains médicaments (notamment antidépresseurs ou antipsychotiques qui peuvent retarder l’orgasme)

102
Les modifications du cycle menstruel

Il existe des variations individuelles qui ne sont pas pathologiques.

La durée du cycle de certaines femmes est de 25 jours, pour d’autres il est de 32 à 34 jour, sans que celui-ci puisse
considéré comme anormal. Par contre s’il se raccourcit ou s’allonge, il peut constituer un état pathologique et des
troubles de la durée et de l’abondance.

Ainsi les différents troubles du cycle peuvent être liés aux :

 Troubles de la durée.

 Troubles de l’abondance.

 Troubles du rythme.

103
TROUBLES DE LA DUREE

HYPERMENORRHEE :
C’est un excès menstruel portant sur la durée (règles trop longues), plus d’une semaine.

HYPOMENORRHEE :
C’est la diminution de la durée des menstruations (règles trop courtes).

104
TROUBLES DE L’ABONDANCE :

POLYMENORRHEE :
C’est un excès menstruel.

OLIGOMENORRHEE :
C’est une insuffisance de l’écoulement menstruel

AMENORRHEE :

C’est l’absence ou arrêt des menstruations.

105
TROUBLES DU RYTHME :

POLLAKIMENORRHEE :
C’est un excès menstruel. Les règles sont trop fréquentes, trop rapprochées et trop nombreuses. Les
cycles sont brefs.

106
L’appareil locomoteur
IMPOTENCE FONCTIONNELLE :

C’est une impossibilité, pour un blessé ou un malade, d’accomplir un mouvement ou une série de mouvements.

▪ L’impotence peut être totale, équivalente à la perte d’un membre ou au contraire elle peut être relative,

seuls certains mouvements sont impossibles ou limités.

▪ L’impotence fonctionnelle peut être définitive ou temporaire.

Causes:

▪ pathologie osseuse, ostéo-articulaire ou neuromusculaire

108
ARTHRALGIE :

C’est une douleur qui siège au niveau des articulations sans modification de l’apparence extérieure
de la jointure.

109
MYALGIE :

C’est une douleur musculaire.

Synonyme : myodynie.

Causes :

D’origine traumatiques: courbature après un effort

Peuvent relever d’une maladie généralisée aigue: grippe ou chronique: poliomyélite

110
TUMEFACTION :

C’est l’augmentation ou gonflement d’une partie du corps sans préjuger de son siège exact

et de sa nature.

Une tuméfaction abdominale peut ainsi être due à une ascite, une tumeur digestive, une
cirrhose du foie, des gaz…

111
LES DEFORMATIONS

112
CYPHOSE :

C’est une déviation de la colonne vertébrale caractérisée par une convexité postérieure .

113
SCOLIOSE

 C’est une déviation latérale de la colonne vertébrale.

 Causes:

Affections congénitale

Rachitisme

Mauvaise position (écoliers),

Poliomyélite

Idiopathique: cause inconnue

114
LORDOSE :

C’est une courbure de la colonne vertébrale à convexité antérieure.

La lordose est normale (lordose physiologique) dans la région cervicale et dorsolombaire. Elle est
anormale lorsqu’elle intéresse une autre partie de la colonne vertébrale ou lorsqu’elle est très
accentuée ; dans ce cas on parlera d’hyper lordose

115
Le système nerveux
Le système nerveux

▪ Système de régulation et communication → homéostasie


▪ Activités SN → émotions, actions, pensées…
▪ Fonctionnement complexe
▪ Information = influx nerveux = signal électrique
▪ Rapide (≠ endocrinien) et spécifique
▪ Cellules nerveuses = neurones
▪ Marche spastique : elle est due à une hypertonie spastique prédominant sur les muscles
extenseurs du membre inférieur, le genou ne pouvant pas être plié, le patient avance le pas
en fauchant, c'est-à-dire en faisant un mouvement de rotation latérale du membre inférieur
atteint. Le fauchage peut être unilatéral ou bilatéral si l’atteinte touche à la fois les 2
membres inférieurs : dans ce dernier cas la marche se fait également en sautillant
▪ Le steppage se voit en cas de paralysie des muscles releveurs du pied (loge antéro-externe
de la jambe). Le patient ne peut avancer le pas qu’en soulevant le genou, le pied du côté
atteint est tombant. Le steppage peut être unilatéral ou bilatéral.

▪ La marche akinétique ou parkinsonienne est due à la perte des mouvements automatiques


et aux troubles de l’initiation du mouvement qui caractérisent le syndrome parkinsonien. Le
patient marche à petit pas, les bras collés au corps (par perte du balancement automatique
des bras pendant la marche) et le corps penché en avant
▪ La marche dandinante est due à une faiblesse des muscles de la ceinture pelvienne qui ne
verrouillent plus correctement le bassin pendant la marche. Le patient balance le bassin
alternativement d’un côté puis d’un autre avec le pas. Elle caractérise les affections
musculaires comme les myopathies.
▪ Hypotonie Elle se manifeste par une absence de toute résistance à la mobilisation passive
du muscle : le muscle est flasque, son extensibilité est accentuée.

▪ Hypertonie Elle se manifeste par une augmentation de la résistance du muscle à son


allongement passif.

▪ On distingue 2 types d’hypertonies :

Hypertonie spastique ou pyramidale : . Elle n’apparaît que sous un certain angle


d’étirement

hypertonie extrapyramidale appelée également rigidité : résistance continue et


homogène à l’allongement du muscle
Topographies possibles du déficit moteur

▪ Hémiplégie = paralysie des muscles de tout un hémicorps

▪ Paraplégie = paralysie des muscles des membres inférieurs

▪ Tétraplégie = paralysie des muscles des 4 membres

▪ Monoplégie = paralysie des muscles d’un membre

▪ Topographie radiculaire = paralysie des muscles innervés par une racine nerveuse

▪ Topographie tronculaire = paralysie des muscles innervés par un tronc nerveux


Sémiologie des marches anormales

▪ Marche ataxique ou déséquilibrée :

c’est une marche au cours de laquelle le patient


a du mal à garder son équilibre, il ne peut pas
suivre une ligne droite (en zig zag), il écarte les
jambes et parfois les bras, le demi tour est
décomposé (se fait par étapes).
LA SEMIOLOGIE SENSITIVE
▪ Les névralgies: caractérisés par leur siège sur le trajet des nerfs

▪ Les paresthésies : il s’agit de sensations anormales, spontanées mais non douloureuses, tels que
des picotements, fourmillements, impression d’engourdissement ou de lourdeur, impression
d’enflure ou de striction

▪ L’allodynie: sensation douloureuse provoquée par l’application d’une stimulation non


douloureuse:

▪ L’hyperesthésie: sensation douloureuse exagérée provoquée par un stimulus douloureux

▪ Les causalgies se manifestent par des brûlures, siégeant au niveau des extrémités mais
débordant largement le territoire du nerf affecté et s’exacerbant au moindre contact, à la
chaleur, au froid et même aux émotions.
SEMIOLOGIE DES NERFS CRANIENS

▪ Il existe 12 paires de nerfs crâniens qui n’ont pas tous la même signification.

▪ Le nerf olfactif (I), formé de multiples petits filets nerveux issus de la muqueuse olfactive et qui gagne le
bulbe olfactif à travers la lame criblée de l’ethmoïde.

▪ le nerf otique (II) n’est pas un nerf périphérique mais un prolongement du diencéphale.

▪ Les 10 autres nerfs crâniens :

▪ le Moteur oculaire commun (III), le Pathétique (IV), le Trijumeau (V), le nerf Moteur oculaire externe (VI),
le nerf Facial (VII), le nerf Acoustique (VIII), le nerf Glosso-pharyngien (IX), le nerf Pneumogastrique(X), le
nerf Spinal (XI) et le nerf Grand hypoglosse (XII). Ce sont des nerfs périphériques dont l’émergence
apparente du système nerveux central se situe au niveau du tronc cérébral.

▪ On distingue trois types de nerfs crâniens : sensoriels, moteurs et mixtes.


Le nerf olfactif

▪ La diminution de l’odorat : hyposmie

▪ une perte totale de l’odorat = anosmie.

▪ L’exagération de la perception olfactive est plus rare : hyperosmie.

▪ Les hallucinations olfactives : surviennent isolément ou à titre d’aura précédant une crise
généralisée. Ce sont des perceptions olfactives sans objet, habituellement désagréables.

▪ La perversion de l’odorat s’appelle la parosmie : il s’agit d’une perception qui ne correspond pas à
la stimulation. Le sujet confond les odeurs, percevant par exemple une odeur fétide alors qu’on lui
présente un parfum.
Les voies optiques

▪ Acuité visuelle Elle peut être appréciée au lit du malade, ou de façon plus précise par des
échelles visuelles placées à 5 m

▪ L’amblyopie correspond à une diminution de l’acuité visuelle pouvant aller au maximum à


une amaurose (cécité).

▪ La baisse de l’acuité visuelle peut affecter seulement la vision des couleurs =


dyschromatopsie
Les nerfs oculomoteurs

▪ Diplopie= vision double


▪ Strabisme
▪ Un ptosis= chute de la paupière supérieure
▪ mydriase
Le nerf facial (VII)

▪ Paralysie faciale périphérique


▪ Paralysie faciale centrale
LE NERF COCHLEOVETSIBULAIRE (VIII)

▪ surdité
▪ hypoacousie
▪ Acouphènes
▪ Atteinte du nerf vestibulaire - Le principal symptôme est le vertige
LE NERF GLOSSO-PHARYNGIEN (IX)

▪ dysphagie non douloureuse


▪ légère modification de la voix
▪ la névralgie
SEMIOLOGIE DES FONCTIONS COGNITIVES

▪ La mémoire est la faculté qui permet l’acquisition d’informations, leur conservation et leur
utilisation ultérieure sous forme de souvenirs (reconnaissance, évocation).

▪ L’activité mnésique comporte :

▪ la mémoire à court terme ou mémoire immédiate, qui permet de garder une information
pendant un temps très court (moins de 1 à 2 minutes).

▪ la mémoire à long terme concerne le rappel des souvenirs au-delà de 2 à 3 minutes après
leur acquisition
Troubles observés

▪ Amnésies :

▪ L’amnésie antérograde concerne les événements qui se sont produits après le début du
processus pathologique, rendant impossible tout nouvel apprentissage. Le sujet présente
un oubli à mesure, il est incapable d’évoquer les faits qui se sont passés dans les jours
précédents, la même journée voire les minutes précédentes.

▪ L’amnésie rétrograde touche les événements qui précèdent l’épisode pathologique de


quelques jours à plusieurs mois. Elle s’associe généralement à une amnésie antérograde.

▪ L’amnésie lacunaire
▪ Paramnésies Ce sont des productions imaginaires pouvant concerner des personnes, des
objets ou des situations avec impressions de déjà vu ou déjà vécu. On les appelle aussi fausses
reconnaissances.

▪ Ecmnésies Au cours des ecmnésies, les souvenirs anciens viennent faire irruption dans le
présent.

▪ Fabulations Appelées aussi confabulations, ce sont des productions purement imaginaires,


souvent pauvres et proches de la réalité quotidienne, parfois caractérisées par le
développement de thèmes fantastiques ou de grandeur.

▪ Hypermnésies La « libération mnésique » est une réactualisation d’événements


antérieurement vécus, réalisant parfois une « vision panoramique de l’existence ». Parfois, des
capacités mnésiques extraordinaires peuvent être observées chez certains sujets de niveau
intellectuel normal ou présentant une déficience intellectuelle.
Les troubles du langage : les aphasies

▪ L’aphasie est un trouble de l’expression et de la compréhension du langage. Elle survient en


dehors d’un état démentiel, d’une atteinte sensorielle ou d’un dysfonctionnement de la
musculature pharyngo-laryngée.

▪ Il faut distinguer l’aphasie de la dysarthrie, dont il existe 3 types : paralytique, cérébelleuse


et extrapyramidale.
Les apraxies

▪ Une praxie est un geste intentionnel, coordonné, permettant la réalisation d’une activité
motrice dont le but est défini.

▪ L’apraxie est un trouble acquis du comportement gestuel intentionnel, consécutif à une


déficience de la programmation de l’activité motrice volontaire et qui n’est dû ni à une
paralysie, ni à une incoordination motrice.
Les agnosies

▪ L’agnosie est un trouble de la


reconnaissance des objets, qui n’est
pas lié à un déficit sensitif ou
sensoriel, et qui survient en
l’absence d’affaiblissement
intellectuel important.
Le coma

▪ Le coma est une perte des fonctions de relation (conscience, motilité, sensibilité) avec
conservation de la vie végétative
Symptômes de l’œil
 Strabisme :

▪ c’est un défaut de convergence des axes visuels. C’est une impossibilité de fixer un point
avec les deux yeux.

▪ Le strabisme peut être divergeant (déviation en dedans), concomitant etc.

 Astigmatisme :

▪ c’est un trouble de la vue dû à un défaut de courbure de la cornée ou du cristallin qui


consiste en la perception d’images déformées.
 Myopie :

▪ C’est une anomalie de la réfraction oculaire, qui se traduit par une mauvaise vue à
distance.

▪ Elle est due à un défaut de convergence des rayons lumineux, l’image d’un objet
éloigné se forme en avant de la rétine.

▪ Le myope ne voit nettement que les objets rapprochés.

▪ Le remède de cette anomalie est le port de verres concaves(-).


 Hypermétropie :

▪ c’est une mauvaise vue des objets très proches.

▪ Elle est due à une anomalie de la réfraction dans laquelle le point de convergence des rayons lumineux se
trouve en arrière de la rétine.

▪ La correction de ce défaut se fait par des verres convexes(+).

 Diplopie :

▪ c’est un trouble de la vision caractérisé par la perception de deux images d’un seul objet.

▪ C’est le principal symptôme initial d’une paralysie des nerfs oculomoteurs.


 Nystagmus :

c’est un tremblement du globe oculaire.

 Ptosis :

c’est la chute de la paupière.

 Amaurose = cécité :

c’est la perte totale de la vue.


Symptômes de l’oreille, du nez et de la
gorge (O.R.L: Oto-rhino-laryngologie)
 Otalgie :

c’est une douleur localisée à l’oreille.

 Otorragie :

c’est un écoulement de sang par le conduit auditif externe.

 Otorrhée :

c’est un écoulement de liquide séreux, de mucus ou de pus par le conduit auditif externe.
Il peut provenir de l’oreille externe ou des cavités de l’oreille moyenne.
 Bourdonnement d’oreille :

c’est un bruit d’intensité variable, perçu de façon continue ou intermittente et qui n’est pas dû à
des sons venant de l’extérieur mais à des causes internes (exemple : hypertension artérielle) .

 Hyperacousie :

c’est l’amplification de l’acuité auditive.

C’est une audition douloureuse de certains sons.

 Hypoacousie :

c’est la diminution de l’acuité auditive . synonyme : surdité partielle.


 Surdité :

c’est l’abolition partielle ou complète du sens de l’ouie.


 Anosmie :

c’est la diminution ou perte de l’odorat.


C’est l’absence du sens de l’odorat.
Elle s’observe en cas de tumeur cérébrale.

 Hyperosmie :

c’est l’augmentation de l’odorat.


Elle s’observe en cas d’affection mentale.

 Epistaxis :

c’est un saignement du nez provenant de la muqueuse nasale.


L’appareil tégumentaire
NADYA EL KHALLOUFI , EP à l’ISPITS d’Agadir
 Erythème :

c’est une rougeur, de la peau, circonscrite ou diffuse qui disparaît à la pression


Causes :
- Dilatation des vaisseaux sanguins cutanés.
- Allergie à un médicament.
- Coup de soleil (cause physique).
- Dermite
Macule :
c’est une tâche rouge de dimension variable qui ne fait pas saillie à la surface de la peau et qui s’efface
momentanément à la pression du doigt.
Les macules peuvent être grandes ou petites, uniques ou multiples.
PAPULE :
C’est une petite élevure de la peau, sans contenu (lésion sèche), de grosseur d’une lentille, qui
disparaît au bout de certain temps sans laisser de trace. Exemple : boutons de l’urticaire.
Vésicule = cloque cutanée :
c’est une petite élevure de la peau, de petite taille, remplie d’un liquide clair, incolore ou jaunâtre.
Les vésicules sont caractéristiques de l’eczéma et des affections virales (herpes).
PUSTULE :
C’est une vésicule contenant un liquide purulent.
Les pustules sont souvent entourées d’une zone inflammatoire.
BULLE : C’est une vésicule de grande dimension.
PHLYCTENE :
Il correspond à une vésicule ou à une bulle. On lui donne le nom de cloque ou
ampoule, en cas de brûlures.
SQUAMES : Ce sont des lamelles épidermiques qui se détachent de la surface de la peau.
TUBERCULE :
C’est une lésion cutanée, saillante de la grosseur d’un pois, qui disparaît en laissant une
cicatrice (en cas de syphilis).
ULCERE :
C’est une perte de substance avec peu de
tendance à la cicatrisation.
Terminologie
▪ Les professionnels de santé utilisent un vocabulaire très spécifique qui compte autour de

20 000 mots. L'étude de ses termes s'appelle la terminologie médicale.

▪ Un mot médical est une composition de plusieurs unités de sens différents, souvent dérivés
de mots grecs et latins.
▪ La terminologie n'est pas à utiliser au hasard. Vous devez bien connaître le sens du mot
avant de l'utiliser.

▪ Par exemple, vous pourrez parler de colectomie ou de cholécystectomie, en confondant


parfois les deux, mais le premier est une intervention sur le colon, l'autre une intervention
sur les voies biliaires.
Les unités composant le mot médical
Racine d’un mot ou radical

▪ Dans une famille de mots, le radical est l'élément commun qui permet de former tous les
mots de la famille et qui en contient le sens principal

▪ Quand on conjugue un verbe, le radical est l'élément commun à toutes les formes du verbe:
on y ajoute les terminaisons
Préfixe

▪ le préfixe, modifie le sens d'un mot, se place devant le radical et sert à obtenir des mots
dérivés : exemple : porter / exporter

▪ Les préfixes ne changent pas la nature grammaticale des mots: ordinaire est un adjectif, il
en est de même pour extraordinaire, voir et revoir sont deux verbes, pluie et parapluie sont
deux noms
Suffixe

▪ Le suffixe se place derrière le radical et selon le suffixe les mots peuvent changer de nature
grammaticale:

▪ rose et roseraie sont deux noms, peur est un nom et peureux est un adjectif, chant est un
nom et chantonner est un verbe, énorme (adjectif) énormément (adverbe).
Les conventions

1. Les préfixes, radicaux et suffixes sont appelés "unités de sens".

2. Le suffixe -ie et les suffixes de forme adjectivale (-ique, -al, -mateux, etc.)
font partie de l'unité de sens qui les précède. ex : douleur = alg(o) ou -algie
3. Les préfixes restent invariables au contact des radicaux auxquels ils se lient

sauf para- et a-, selon qu'ils sont suivi d'une voyelle ou d'une consonne :

para + esthésie = paresthésie

a + esthésie = anesthésie

4. Les autres unités de sens se lient entre elles par un (o) dit de "liaison phonique". Toutefois,
ce (o) est supprimé lorsque l'unité opérante commence par une voyelle.

gastr(o) + algie = gastralgie


Certains mots ont à la fois un préfixe et un suffixe

Il peut y avoir deux préfixes ou deux suffixes

exemple : redéfaire ; paisiblement

ou plus : anticonstitutionnellement
le lexique médical

▪ Dans le lexique médical, le nombre de Radicaux, de Préfixes et de Suffixes varient d’un mot
à l’autre :
A- /An- Absence de Akinésie : [A : absence de ; kinésie : mouvement] : Absence de
Privatisation mouvement.
Anorexie : [An : absence de ; orexie : appétit] : Perte de l'appétit

Ab Éloignement Abduction : [Ab : écartement ; duction (decere) : mener] :


Mouvement qui écarte un membre ou un segment de membre de
la ligne moyenne du corps
Loin de
Abaxial : [Ab : loin de ; axial : axe]

Ad Près de Adduction : Mouvement qui écarte un membre ou un segment de


Rapprochement membre de la ligne moyenne du corps

Ana En haut Anatomie [Ana : en remontant ; tomie : couper]


Contraire de Anaphylaxie [Ana : contraire de ; phylaxie : protection] : une
En arrière réaction allergique exacerbée, entraînant dans la plupart des cas
de graves conséquences et pouvant engager le pronostic vital.
En excès / de nouveau.
Anabiose [Ana : de nouveau ; bio : vie ; ose : état chronique] :
retour à la vie
Anti Contre / opposition Anticoagulant
Antipyrétique : combat la fièvre

Brachy Court Brachycéphale : déformation pathologique du crâne (court


crane)
Brady Lent Bradycardie : ralentissement du rythme cardiaque
Co Avec Cotransport : diffusion active
Dé / Dés Absence de / cessation Désensibilisation : une réponse émotionnelle moins
/perte / privation réceptive aux stimuli après exposition répétée et
prolongée
Di Deux fois Dichotomie : division en deux
Diphasique : qui survient en deux phases

Dia Séparation / à travers Diaphragme : [Dia : à travers ; phragme : boucher]


Dialyse : diffusion de solutés à travers une membrane qui
retient les macromolécules
Dys Anomalie / difficulté Dysfonctionnement
Epi Sur / dessus Épiderme : Couche extérieure de la peau, non vasculaire,
située sur le derme
Eu Vrai / bien Eucaryote
Euphorie : [Eu : bien ; phorie : porter] : un état intense de
joie accompagné de satisfaction.
Eutonie : bon tonus
Ex / Exo Hors de Exocrine : Qui se rapporte à la sécrétion externe d’une
glande ; opposé à endocrine.
Expectoration : expulsion par la bouche, de sécrétions
contenues dans la trachée, les bronches ou les poumons.

Extra En dehors de Extrasystole : contraction prématurée de l’atrium ou du


ventricule, ou des deux, indépendante du rythme normal
Extra-crânienne
Extra-articulaire
Hyper En excès / au-dessus Hyperacidité
Hypertrophie : exagération du volume
Hypercapnie : Quantité excessive d’acide carbonique dans
le sang due à une hypoventilation pulmonaire.
Hypo Diminution / en-dessous Hypoglycémie
Hypoderme
Im / in Négation / dans Inconscience
In-vitro
Intra / intro À l’intérieur de Intramusculaire

Inter Entre Intercostal


Macro Grand Macrosomie : Accroissement exagéré du corps
Mes / méso Au milieu Mésoderme

Méta Après Métatarse


Métacarpe
Néo Nouveau Néoplasme [plasme : formation] : tumeur cancéreuse
Olig Petit / peu nombreux Oligurie
Para A côté de Paraplégie [plégie : coup]
Per À travers pendant Perfusion
Per-opératoire
Péri Autour de Péricarde
Poly Beaucoup / plusieurs Polyurie
Polyarthrite
Post Après / qui suit / derrière Post partum [partum : accouchement]
Post-opératoire
Syn / sym Avec Synergie [ergie : travail]
Ensemble Syndrome
Synapse [Aptein : capter saisir]
Tachy Rapide / vitesse / Tachycardie
accélération
Trans Au-delà / à travers Transplacentaire
Transmembranaire
Liste des radicaux
Abdomin (o) Abdomen, ventre Abdominal
Acou Entendre audition Acouphène : [Acou : entendre ; phène : paraître] : Hallucination
auditive (sensation auditive ne résultant pas d’une excitation
extérieure).
Acro Extrémité Acromégalie : [Acro : extrémité ; mégalie : grand] : Augmentation
de la taille des extrémités.
Adén (o) Glande ganglions Adénome [Adéno : glande, ganglion ; ome : tumeur] : Tumeur
bénigne d’une glande ou d’un ganglion lymphatique
Adrén(o) Glandes surrénale Noradrénaline
Adip (o) Graisse Adipocyte
Aéro Air Aérobie : [Aér : air ; bie : vie] : (Adjectif) Qui a besoin de la
présence d’oxygène libre pour vivre
Agora Place lieu endroit Agoraphobie
Alg (o) (ie) Douleur Lombalgie
Allerg (o) Relatif aux allergies Allergène
Allo Autre / différent Allogréphe
Amygdal (o) Relatifs aux Amygdalite
amygdales Amygdalectomie
Andr (o) Homme, male Andropause
Ankyl (o) Frein, manque de mobilité, soudure Ankylose [ankylo : adhérence, une soudure, une gêne, ose :
chronique] : articulation soudée
Angi (o) Vaisseaux Angiome
An (o) Racine des termes relatifs à l'anus Anal
Anté Avant devant Antéflexion
Anténatal [Anté : avant ; natal : naissance] : (Adjectif) Désigne la
période avant la naissance.
Antrop (o) Racine humaine homme Anthropologie
Antr Antre cavité Antrite
Anxi (o) Anxiété angoisse Anxiolytique[Anxio : anxiété, angoisse ; lyse : destruction] : Qui fait
disparaître l'anxiété. (Adjectif, souvent employé comme nom
désignant une substance qui combat l’anxiété).
Appendic Appendice Appendicectomie [Appendic : appendice ; ectomie : ablation] :
Ablation chirurgicale de l'appendice
Artéri (o) Artère Artériographie Artérite
Arthr (o) Articulation Arthrite
Audi (o) Audition Audiogramme
Auricul (o) Petit doigt oreille Auriculaire auriculothérapie
Auto De soi même Autogreffe
Axill (o) axillaire Aisselle
Bacteri (o) Bactéries Bactéricide Bactérie : bactérie ; cide : qui tue] : Substance qui détruit les
bactéries
Bio Vie Biologie
Blast (o) En rapport avec le Érythroblaste
développement
embryonnaire jeune cellule
Blenn (o) Mucus muqueux Blennorragie Maladie inflammatoire et infectieuse de la muqueuse de l’
urètre
Brachi (o) Bras Brachial
Bronch (o) Bronche Bronchiolite
Calc (o) Calcium Calcémie
Canceri (o) carcin (o) Cancer Cancérigène carcinogène [Cancéro, carcino : cancer (crabe) ; gène : qui
engendre] : Qui favorise le développement d'un cancer.
Capit (o) cephal (o) La tète Céphalées
Capn (o) (ie) Relatif au CO2 Hypercapnie
Cardi (o) Cœur Cardiopathie
Carp (o) Carpien Désigne les os Jointure métacarpe
du poignet.
Cellul (o) Cellule chambre vide Unicellulaire, cellulite
Cérébr (o) Cerveau Cérébrosclérose
Cephal (o) Tète Encéphalite
Cervic (o) Relatif au cou à la Cervicalgies
nuque ou au col
Chir (o) cheir (o) Main Chirurgien
Chromat (o) Couleur Dyschromie pigmentation anormale
Chondr (o) Cartilage Chondrocrâne
Chondrosarcome [Chondro : cartilage ; sarcome : excroissance maligne] :
Tumeur maligne au niveau d'un tissu cartilagineux.
Chol (o) Relatif à la bile Cholécystite [Cholé : bile ; cysto : réservoir ; ite :
inflammation] : Inflammation de la vésicule
biliaire
Colo Colon Colopathie
Colp (o) Vagin Colposcopie
Coron (ar) (o)
Copr (o) Excréments saleté Coproculture
Cox (o) Hanche Coxarthrose
Cyan (o) Bleu Cyanose
Cyt (o) Cellule Cytologie
Cyst (o) Poche réservoir vessie Cystite [Cysto : réservoir ; ite : inflammation] :
Inflammation de la vessie.
Démo Peuple Démographie
Derm (o) dermat (o) Peau Dermatologie
Dipl (o) Double deux Diplopie [diplo : double ; opie : vue] : Voir double.
Dors (o) Dos Dorsalgies
Embol (ie) Obstruction des vaisseau Embolie
Emése Emet Vomir qui fait vomir Antiémétique
Hématémèse
Entér (o) Intestin Entérite
erythro Rouge couleur Érythrocyte
Érythème [Erythro : rouge] : Rougeur passagère de la peau due à
une inflammation ou à une irritation
Esthésie Sensibilité sensation Anesthésie
Etio Cause Étiologie
Fecal (o) Relatif aux excréments solide Fécalome

Fer Ferr (o) Fer Ferritinémie


Fongi Champignon Antifongique
Fruct (o) Fruit Fructose
Gastr (o) gastér (o) Estomac ventre Gastrite
Gen (u) Gon (o) Genou Gonalgie
Ger (o) Géront (o) Vieillard vieillesse Gériatrie
Gérontologie
Glyc (o) Gluc (o) Relatif au glucose Glycémie [glyco : glucose, sucre ; émie : sang] : Concentration du
glucose dans le sang.
Gyn (o) gynec (o) Femme Gynécologie
Hemat (o) hem (o) Sang Hémorragie

Hepat (o) Foie Hépatite

Hist (o) Tissu Histologie

Hydr (o) H2O Hydrocèle

Hypn (o) ypnie Sommeil Hypnose

Hyster (o) metr (o) Utérus Hystérectomie

Isch Arrêter empêcher Ischémie

Kali Potassium Hypokaliémie


kin kinésie kinét Mouvement Kinésithérapie
Labi (o) Relatif aux lèvres Labial
Lapar (o) Flanc et par extension Laparotomie Incision de la paroi abdominale
abdomen
Leuco Blanc Leucocyte
Lip (o) Graisse Lipome
Lith Calcul pierre Lithiase Formation de calculs dans un organe, un canal excréteur

Lombo Régions des reins Lombalgies


Mamm (o) mast (o) Sein Mammographie
Mastectomie

Maxill (o) Mâchoire


Mén (o) menstru (o) Mois Ménorragie Règles trop abondantes ou trop longues.
Muscul (o) my (o) Muscle Myalgie
Myc Champignon Mycose Maladie due à un champignon microscopique
Natr (o) Sodium Hypernatrémie
Nephr (o) Rein Néphrectomie
Nos (o) path (o) Maladie Nosocomial pathologie
Ocul (o) ophtalm (o) Œil Ophtalmologie
Osté (o) Os Ostéologie
Ot (o) Oreille Otite
ox oxy oxyd O2
Pharmac (o) Remède médicament Pharmacologie
Phon (o) Voix Orthophonie
Phléb (o) Veine Phlébite
Plégie Paralysie Hémiplégie
Pnée Respirer respiration Apnée
Dyspnée

pulmo Poumon
Pyél (o) Cavité des reins Pyélonéphrite
Py (o) Pus Pyodermite
Rachi Colonne vertébrale Rachianesthésie
Rhin (o) Nez Rhinoplastie
Septic (o) septi Infection Asepsie
Septicémie
spleno Rate Splénomégalie
Thorac (o) Poitrine thorax tronc Thoracotomie
Thromb (o) Caillot en rapport avec coagulation du sang Thrombose

Toxic (o) Poison substance toxique Toxicologie


typano Relatif au tympan Tympanoplastie
Ulcer Plaie perte de substance Ulcère
Uretér (o) Uretère
Urétr (o) Uriner relatif à l’urètre Urétrite
Utér (o) Utérus In utero
Vagin (o) Vagin Vaginite
vaso Vaisseaux Vasodilatation
Vasa vasorum
Liste de suffixes
Céle Hernie protrusion Hydrocèle un épanchement de liquide aqueux entre les deux feuillets
de la tunique qui enveloppe le testicule
Cystocèle Hernie de la vessie
Centése Ponction piquer Amniocentèse [Amnion : membrane embryonnaire ; centèse :
ponction] : Prélèvement de liquide amniotique pour rechercher des
anomalies chromosomiques chez le fœtus
Ectomie Ablation chirurgicale excision Gastrectomie
résection
Gramme Tracé écrit Electrocardiogramme

Graphie Ecriture enregistrement Radiographie

Ite Inflammation Bronchite

Logie Etude science

Logo logue Médecin spécialisé en

Ose Affection non inflammatoire Arthrose


maladie chronique
Pathie Affection maladie Cardiopathie
Pénie Manque pauvreté Leucopénie
Phob Crainte peur Claustrophobie Peur de l'enfermement, des lieux clos
Plastie Réfection chirurgicale Rhinoplastie
Rragie Couler jaillissement Hémorragie
Rhée Ecoulement sécrétion Rhinorrhée
exagéré
Stase stasie Arrêt maintenir constant Hémostase

Stomie Abouchement chirurgical Colostomie


Thérapie Prendre soin
Tomie Incision chirurgicale Laparotomie
Tripsie Broyer écraser de façon Lithotripsie techniques utilisées pour éliminer des calculs
chirurgicale

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