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C’est dans ce contexte de progrès technique, de progrès économique mais aussi, de

transformations politiques que va naître la pensée libérale.

Trois principes peuvent caractériser la pensée libérale :

- Il existe dans le domaine économique un ordre naturel qui tend à s’établir spontanément
pourvu que les individus soient laissés libres d’agir en s’inspirant de leurs propres intérêts.

- Cet ordre naturel est le meilleur, le plus capable d’assurer la prospérité des nations. Il est très
supérieur à tous les arrangements artificiels que l’on pourrait obtenir à l’aide d’interventions
étatiques.

-Il n’y a pas antagonisme mais harmonie entre les intérêts individuels. Et la poursuite des
intérêts individuels (égoïstes) conduit à la formation de l’intérêt général. Cette harmonie
économique forme l’essence même de l’ordre naturel invoqué.

Cette pensée libérale trouve sa source dans un mouvement précurseur : la physiocratie. Le


libéralisme est ensuite charpenté par les économistes classiques qui vont donner à la doctrine
un caractère stable et durable.

2.2. La physiocratie

Physiocratie signifie, étymologiquement : « le pouvoir de la nature » (du grec physis, la nature et


kratos, la puissance). C’est la première véritable école de pensée économique dans la mesure
où elle est la première à se doter d’un programme de recherche précis : l’analyse de la
circulation des richesses dans la nation. Le livre de référence exprimant ce programme de
recherche est celui du chef de file de cette école : le médecin, philosophe, économiste François
Quesnay (1694-1774). Le titre de cet ouvrage est : Le Tableau économique (1758). Il s’agit d’un
raisonnement anthropomorphique dans lequel Quesnay va comparer la société à un corps
humain. Il va alors chercher les lois du corps social par comparaison à celles du corps humain. Il
va mettre particulièrement l’accent sur l’idée de circulation des richesses comme il y a une
circulation de sang dans le corps humain.

Quesnay aura de nombreux disciples. Les plus importants sont : le marquis de

Mirabeau (1715-1789), Lemercier de la Rivière (1720-1793), Baudeau (1730-1792), Le

Trosne (1728-1780), Dupont de Nemours (1739-1817). La physiocratie est une école française
et il faut savoir que l’on a parlé à son sujet de « secte des économistes ».

a. Quesnay et Le Tableau économique

Quesnay et les physiocrates considèrent que la valeur de toute chose vient de la nature. Cela les
amènent à donner à l’agriculture une place prépondérante, en considérant qu’elle est la seule à
dégager des richesses nouvelles, une production nette. La terre est donc le facteur de
production fondamental et ceux qui ne participent pas aux activités agricoles appartiennent à
la « classe stérile ». Dans le Tableau économique (titre complet : Tableau de la circulation des
richesses), (1758), Quesnay résume cette situation en ouvrant la porte à la fois aux théories de
la répartition et à celles de l’équilibre général.

Le Tableau économique fut considéré à son époque comme le couronnement de l’école


physiocratique. Dans le Tableau économique, Quesnay démontre que la vie économique
s’organise autour de trois pôles :

• La classe productive qui est celle des agriculteurs et qui fait naître la richesse annuelle.

• La classe des propriétaires fonciers (noblesse, clergé…) qui vit des redevances versées
par les producteurs agricoles.

• La classe « stérile » ou transformatrice : tous ceux qui travaillent en dehors de


l’agriculture (artisans, industriels, commerçants…). Cette classe vit grâce aux dépenses payées
par le surplus agricole.

Le tableau économique de Quesnay peut se résumer dans le schémas suivant :

A est la classe des agriculteurs, la classe B, celle des « stériles », la classe C, celle des
propriétaires fonciers.

« Les agriculteurs dégagent un produit net. Par exemple 5 milliards en une année. Ils en
conservent une partie : 2 milliards, pour leur consommation et pour le renouvellement ultérieur
de la production. Ils vont donc pouvoir dépenser le reste : 3 milliards. Ils vont en consacrer une
partie : par exemple 2 milliards à verser des redevances aux propriétaires fonciers. Et le reste, 1
milliard à acheter des biens et des services à la classe stérile.
Les propriétaires fonciers utilisent les 2 milliards ainsi gagnés, d’une part à acheter des biens
agricoles aux agriculteurs (1 milliard), et d’autre part à acheter des biens et des services à la
classe stérile (1 milliard).

Enfin, la classe stérile ayant reçu 2 milliards, les utilisent à acheter des biens alimentaires aux
agriculteurs ».

N.B. : Le circuit économique fait abstraction du commerce extérieur. L’économie est seulement
représentée comme un jeu d’interactions entre les trois classiques.

Sur le plan proprement économique, les physiocrates exaltent l’agriculture (agrarianisme) avec
la théorie du produit net (tableau économique) et la liberté. Ils seront ainsi les premiers libéraux
de l’histoire des doctrines économiques. Ils appuieront leur libéralisme moins sur une analyse
du marché de concurrence comme le feront les néoclassiques que sur une philosophie
naturaliste et providentialiste : sur une doctrine de l’ordre naturel.

Chez les physiocrates, la revendication de la liberté prend l’allure d’un dogme au même titre que
le respect du droit de propriété dont elle n’est que le corollaire. La règle du « laisser-faire,
laisser-passer » inventée par Vincent de Gournay (Jean Claude Marie Vincent, seigneur de,
1712-1759) et encensée par Turgot (1727-1781), est un principe premier, un fondement de la
pensée physiocratique.

Chez les physiocrates, la science économique est conçue comme une science totale de
l’homme qui, d’une part permet de déterminer la meilleure constitution politique, et d’autre
part, garantit la réalisation de la moralité parmi les hommes.

Ainsi les physiocrates préconisent-ils un gouvernement simplifié qui intervienne le moins


possible en matière économique et qui se contente de laisser fonctionner l’ordre social naturel.

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