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Le Programme Québécois de Dépistage Du Cancer Du Sein (PQDCS) : 20 Ans D'expérience, 20 Ans de Statistiques

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Le Programme québécois de

dépistage du cancer du sein


(PQDCS) : 20 ans d’expérience,
20 ans de statistiques

ÉVALUATION JUIN 2023

RAPPORT D’ÉVALUATION
AUTRICES
Katia Giguère, Ph. D.
Nathalie Vandal, M. Sc.
Marie-Hélène Guertin, Ph. D.
Isabelle Théberge, Ph. D.
Isabelle Larocque, M. Sc.
Bureau d’information et d’études en santé des populations

SOUS LA COORDINATION DE
Éric Pelletier, chef d’unité scientifique
Bureau d’information et d’études en santé des populations

RÉVISION
Geneviève Tremblay, M.D.
Direction de santé publique de l’Estrie
CIUSSS de l’Estrie – CHUS
Wilber Deck, M.D., M. Sc.
Direction de santé publique, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
CISSS de la Gaspésie

Michel Malo, technicien de recherche


Direction régionale de santé publique de Montréal
CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal

Les réviseurs ont été conviés à apporter des commentaires sur la version préfinale de ce document et en
conséquence, n’en ont pas révisé ni endossé le contenu final.

Les auteurs ainsi que les réviseurs ont dûment rempli leurs déclarations d’intérêts. Les situations à risque de conflits
d’intérêts rapportées lors de ce processus ont été transmises à l’auteure principale de ce présent rapport et, après
analyse, aucun biais n'y a été décelé.

MISE EN PAGE ET RÉVISION LINGUISTIQUE


Isabelle Gagnon, agente administrative
Bureau d’information et d’études en santé des populations

Ce document est disponible intégralement en format électronique (PDF) sur le site Web de l’Institut national de santé
publique du Québec au : [Link]
Les reproductions à des fins d’étude privée ou de recherche sont autorisées en vertu de l’article 29 de la Loi sur le droit
d’auteur. Toute autre utilisation doit faire l’objet d’une autorisation du gouvernement du Québec qui détient les droits
exclusifs de propriété intellectuelle sur ce document. Cette autorisation peut être obtenue en formulant une demande
au guichet central du Service de la gestion des droits d’auteur des Publications du Québec à l’aide d’un formulaire en
ligne accessible à l’adresse suivante : [Link] ou en écrivant un courriel à :
[Link]@[Link].
Les données contenues dans le document peuvent être citées, à condition d’en mentionner la source.
Dépôt légal – 4e trimestre 2023
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
ISBN : 978-2-550-95447-7 (PDF)
© Gouvernement du Québec (2023)
Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

REMERCIEMENTS
Ce projet est réalisé grâce au soutien financier du Programme québécois de cancérologie du
ministère de la Santé et des Services sociaux.

Nous tenons à remercier chaleureusement les personnes suivantes pour leur soutien technique
et leur aide à l’interprétation de certains résultats qui sont présentés dans ce rapport :

Karina Olivier, t.i.m(H)


Linda Perron, MD, Ph. D.
Rémi Gagné, B. Sc.
Sonia Rodrigue, B. Sc.
Lucie Robitaille, D.E.C.
Institut national de santé publique du Québec

Irène Chu, B. Sc. Inf., M.S.P., inf.


Conseil Cri de la santé et des services sociaux de la Baie James

Alain Ishac, Dt. P., M. Sc.


Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik

Institut national de santé publique du Québec  I


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

AVANT-PROPOS
L’Institut national de santé publique du Québec est le centre d’expertise et de référence en
matière de santé publique au Québec. Sa mission est de soutenir le ministre de la Santé et des
Services sociaux du Québec, les autorités régionales de santé publique, ainsi que les
établissements locaux, régionaux et nationaux dans l’exercice de leurs fonctions et
responsabilités.

La collection Évaluation rassemble sous une même bannière une variété de productions
scientifiques qui ont recours à des approches méthodologiques évaluatives variées pour se
pencher sur une situation, un cas ou un objet particulier.

Le présent rapport d’évaluation de programme a pour objectif de présenter l’évolution des


indicateurs de performance du PQDCS, de son entrée en vigueur jusqu’en décembre 2019, pour
l’ensemble du Québec et par région sociosanitaire. Il vise également à présenter l’apport de
l’équipe d’évaluation du PQDCS en lien avec l’assurance qualité et le transfert des connaissances
pour l’amélioration continue de la performance du PQDCS.

Il a été élaboré à la demande du ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec dans le
cadre du volet « Évaluation de la performance du PQDCS et soutien à l’assurance qualité des
dépistages » de l’entente spécifique portant sur le Programme québécois de dépistage du
cancer du sein (PQDCS) et autres dépistages.

Ce document s’adresse aux intervenants du réseau de la santé et des services sociaux du


Québec de même qu’aux organismes communautaires et à la communauté scientifique.

Nous espérons qu’il vous sera utile.

Institut national de santé publique du Québec  II


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

TABLE DES MATIÈRES


LISTE DES FIGURES ........................................................................................................................ V
GLOSSAIRE ................................................................................................................................VIII
LISTE DES SIGLES ET ACRONYMES ............................................................................................. IX
FAITS SAILLANTS .......................................................................................................................... 1
SOMMAIRE ................................................................................................................................... 3
1 INTRODUCTION ..................................................................................................................... 7
2 LE PROGRAMME QUÉBÉCOIS DE DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN (PQDCS)................. 8
2.1 Admissibilité au Programme et cheminement typique dans le PQDCS ................................ 8
2.2 Centres de dépistage et centres d’investigation désignés ...................................................... 11
2.3 Unités itinérantes de dépistage ......................................................................................................... 11
2.4 Les moments marquants du PQDCS ................................................................................................ 13
3 MÉTHODOLOGIE .................................................................................................................. 15
3.1 Population .................................................................................................................................................. 15
3.2 Sources des données ............................................................................................................................. 15
3.3 Indicateurs de performance ................................................................................................................ 16
3.4 Devis d’analyses ....................................................................................................................................... 17
4 RÉSULTATS............................................................................................................................ 19
4.1 Caractéristiques des femmes dépistées dans le cadre du PQDCS ....................................... 19
4.2 Participation au dépistage et volume de mammographies de dépistage......................... 22
4.2.1 Taux de participation au PQDCS......................................................................................... 22
4.2.2 Proportion de refus de participation au PQDCS........................................................... 25
4.2.3 Nombre de mammographies dans le cadre du PQDCS ............................................ 27
4.2.4 Taux de fidélisation au PQDCS ............................................................................................ 29
4.2.5 Proportion de rétention régionale ..................................................................................... 31
4.3 Référence et investigation ................................................................................................................... 33
4.3.1 Taux de référence ..................................................................................................................... 34
4.3.2 Recommandation émise au terme de l’investigation radiologique ...................... 40
4.3.3 Profil d’investigation des femmes suite à une mammographie de
dépistage anormale ................................................................................................................. 42

Institut national de santé publique du Québec  III


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

4.3.4 Taux de biopsies bénignes .................................................................................................... 46


4.4 Détection des cancers du sein ............................................................................................................ 51
4.4.1 Taux de détection des cancers du sein infiltrants ........................................................ 51
4.4.2 Taux de détection des cancers in situ ............................................................................... 54
4.4.3 Proportion de cancers détectés infiltrants de petite taille ........................................ 56
4.4.4 Proportion de cancers détectés infiltrants sans envahissement
ganglionnaire ............................................................................................................................. 58
4.4.5 Taux de cancers d’intervalle infiltrants ............................................................................. 60
4.4.6 Sensibilité et spécificité du dépistage à un an .............................................................. 63
4.4.7 Valeur prédictive positive ...................................................................................................... 65
4.5 Délais entre les différentes étapes du processus de dépistage ............................................. 68
4.5.1 Délai de lecture de la mammographie ............................................................................. 68
4.5.2 Délai entre la mammographie de dépistage et le premier examen
d’investigation ........................................................................................................................... 71
4.5.3 Délai diagnostique ................................................................................................................... 72
5 TRANSFERT DE CONNAISSANCES ...................................................................................... 77
5.1 Infocentre de santé publique de l’INSPQ ....................................................................................... 77
5.2 Performance par centre de dépistage désigné et rétroaction aux radiologistes ............ 77
5.3 Autres envois aux radiologistes ......................................................................................................... 78
5.4 Rencontres du comité tripartite ......................................................................................................... 78
5.5 Publications et présentations.............................................................................................................. 79
6 CONCLUSION ........................................................................................................................ 80
7 RÉFÉRENCES .......................................................................................................................... 82
ANNEXE 1 INDICATEURS DE PERFORMANCE DU PQDCS .................................................... 89

Institut national de santé publique du Québec  IV


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

LISTE DES FIGURES


Figure 1 Cheminement typique d’une femme au sein du PQDCS ................................................ 10
Figure 2 Ligne du temps du PQDCS ......................................................................................................... 13
Figure 3 Nombre de centres de dépistage désignés dans le cadre du PQDCS pour
l’ensemble du Québec, 1998 à 2019 ....................................................................................... 14
Figure 4 Caractéristiques des participantes au dépistage dans le cadre du PQDCS
pour l’ensemble du Québec, 1998 à 2019 ............................................................................ 20
Figure 5 Taux de participation au PQDCS pour l’ensemble du Québec, 1998 à 2019 .......... 23
Figure 6 Taux de participation moyen au PQDCS selon les régions sociosanitaires du
Québec, 2001-2011 et 2015-2019 ........................................................................................... 24
Figure 7 Proportion de refus de participation au PQDCS pour l’ensemble du Québec,
1998 à 2019 ...................................................................................................................................... 26
Figure 8 Proportion de refus de participation au PQDCS selon les régions
sociosanitaires du Québec, 1998-2008 et 2015-2019 ...................................................... 27
Figure 9 Nombre de mammographies de dépistage dans le cadre du PQDCS pour
l’ensemble du Québec, 1998 à 2019 ....................................................................................... 28
Figure 10 Moyenne annuelle du nombre de mammographies de dépistage dans le
cadre du PQDCS selon les régions sociosanitaires du Québec, 1998-2008 et
2015-2019 ......................................................................................................................................... 29
Figure 11 Taux de fidélisation au PQDCS pour l’ensemble du Québec, 1998 à 2016 .............. 30
Figure 12 Taux de fidélisation au PQDCS selon les régions sociosanitaires du Québec,
1998-2008 et 2012-2016 ............................................................................................................. 31
Figure 13 Proportion de rétention régionale pour l’ensemble du Québec, PQDCS,
1998 à 2019 ...................................................................................................................................... 32
Figure 14 Proportion de rétention régionale selon les régions sociosanitaires du
Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019........................................................................... 33
Figure 15 Taux de référence pour l’ensemble du Québec, PQDCS, 1998 à 2019 ...................... 35
Figure 16 Taux de référence selon les régions sociosanitaires du Québec, PQDCS,
1998-2008 et 2015-2019 ............................................................................................................. 37
Figure 17 Taux de référence pour chaque type de lésion identifiée pour l’ensemble du
Québec, PQDCS, 1998 à 2019.................................................................................................... 39
Figure 18 Distribution des recommandations émises au terme de l’investigation
radiologique pour l’ensemble du Québec, PQDCS, 2002-2019 ................................... 40

Institut national de santé publique du Québec  V


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Figure 19 Proportion des mammographies de dépistage anormales selon la


recommandation émise au terme de l’investigation radiologique selon les
régions sociosanitaires du Québec, PQDCS, 2002-2012 et 2015-2019 ..................... 41
Figure 20 Répartition des femmes selon l’examen d’investigation le plus effractif reçu
suivant une mammographie de dépistage anormale pour l’ensemble du
Québec, PQDCS, 1998 à 2019.................................................................................................... 43
Figure 21 Profil des examens d’investigation réalisés suivant une mammographie de
dépistage anormale selon les régions sociosanitaires du Québec, PQDCS,
1998-2008 et 2015-2019 ............................................................................................................. 45
Figure 22 Taux de biopsies par forage bénignes pour l’ensemble du Québec, PQDCS,
1998 à 2019 ...................................................................................................................................... 47
Figure 23 Taux de biopsies par forage bénignes selon les régions sociosanitaires du
Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019........................................................................... 48
Figure 24 Taux de biopsies chirurgicales bénignes pour l’ensemble du Québec,
PQDCS, 1998 à 2019...................................................................................................................... 49
Figure 25 Taux de biopsies chirurgicales bénignes selon les régions sociosanitaires du
Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019........................................................................... 50
Figure 26 Taux de détection des cancers du sein infiltrants pour l’ensemble du
Québec, PQDCS, 1998 à 2019.................................................................................................... 52
Figure 27 Taux de détection des cancers du sein infiltrants selon les régions
sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019 ..................................... 53
Figure 28 Proportion de cancers détectés de type in situ pour l’ensemble du Québec,
PQDCS, 1998 à 2019...................................................................................................................... 54
Figure 29 Taux de détection des cancers du sein in situ pour l’ensemble du Québec,
PQDCS, 1998 à 2019...................................................................................................................... 55
Figure 30 Taux de détection des cancers du sein in situ selon les régions
sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019 ..................................... 56
Figure 31 Proportion de cancers détectés infiltrants de petite taille (≤ 1 cm) pour
l’ensemble du Québec, PQDCS, 1998 à 2017 ...................................................................... 57
Figure 32 Proportion de cancers détectés infiltrants de petite taille (≤ 1 cm) selon les
régions sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2013-2017 ..................... 58
Figure 33 Proportion de cancers détectés infiltrants sans envahissement ganglionnaire
pour l’ensemble du Québec, PQDCS, 1998 à 2017 ........................................................... 59
Figure 34 Proportion de cancers détectés infiltrants sans envahissement ganglionnaire
selon les régions sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et
2013-2017 ......................................................................................................................................... 60

Institut national de santé publique du Québec  VI


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Figure 35 Taux de cancers d’intervalle infiltrants selon l‘année du dépistage pour


l’ensemble du Québec, PQDCS, 1998 à 2018 ...................................................................... 61
Figure 36 Taux de cancers d’intervalle infiltrants selon les régions sociosanitaires du
Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2013-2018........................................................................... 62
Figure 37 Sensibilité et spécificité du dépistage à un an des cancers infiltrants pour
l’ensemble du Québec, PQDCS, 1998 à 2018 ...................................................................... 64
Figure 38 Sensibilité et spécificité du dépistage des cancers infiltrants selon les
régions sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2014-2018 ..................... 65
Figure 39 Valeur prédictive positive du dépistage des cancers du sein pour l’ensemble
du Québec, PQDCS, 1998 à 2019 ............................................................................................. 66
Figure 40 Valeur prédictive positive du dépistage des cancers du sein selon les
régions sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019 ..................... 67
Figure 41 Délai de lecture pour l’ensemble du Québec, PQDCS, 1998 à 2019........................... 69
Figure 42 Délai de lecture selon les régions sociosanitaires du Québec, PQDCS,
1998-2008 et 2015-2019 ............................................................................................................. 70
Figure 43 Délai entre la mammographie de dépistage et le premier examen
d’investigation suivant une mammographie de dépistage anormale et
proportion des délais respectant la cible, pour l’ensemble du Québec,
PQDCS, 1998 à 2019...................................................................................................................... 71
Figure 44 Délai médian entre la mammographie de dépistage et le premier examen
d’investigation suivant une mammographie de dépistage anormale selon
les régions sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019 .............. 72
Figure 45 Délai diagnostique médian (et 90e centile) pour l’ensemble du Québec,
PQDCS, 1998 à 2019...................................................................................................................... 73
Figure 46 Délai diagnostique médian par type de diagnostic selon les régions
sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019 ..................................... 74
Figure 47 Proportion des délais diagnostiques respectant la cible pour l’ensemble du
Québec, PQDCS, 1998 à 2019.................................................................................................... 75
Figure 48 Proportion de délais diagnostiques respectant la cible selon qu’il y ait eu
biopsie ou non lors de l’investigation, selon les régions sociosanitaires du
Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019........................................................................... 76

Institut national de santé publique du Québec  VII


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

GLOSSAIRE
Biopsie par forage : Technique de biopsie percutanée réalisée sous anesthésie locale par un
radiologiste au moyen d’une aiguille de gros calibre. Il existe deux types de biopsies par forage,
soit la microbiopsie (biopsie au trocart) et la macrobiopsie par aspiration (ou assistée par le
vide). La macrobiopsie par aspiration utilise une aiguille de plus gros calibre que la biopsie au
trocart. On parle de biopsie stéréotaxique ou de biopsie échoguidée selon que la méthode de
guidage utilisée est la mammographie ou l’échographie, respectivement.

Cancer détecté : Cancer du sein diagnostiqué dans une période d’au plus 6 mois suivant une
mammographie de dépistage anormale.

Cancer infiltrant : Type de cancer dont les cellules ont envahi le tissu mammaire voisin du canal
lactifère ou du lobule dans lequel elles ont pris naissance.

Cancer in situ : Cancer dont les cellules se retrouvent seulement dans le canal lactifère dans
lequel elles ont pris naissance et n’ont pas envahi le tissu mammaire voisin (carcinome canalaire
in situ).

Cancer d’intervalle : Cancer diagnostiqué dans une période de temps donnée après un épisode
de dépistage négatif (c.-à-d. une mammographie de dépistage normale ou une mammographie
anormale suivie d’une investigation sans diagnostic de cancer dans les 6 mois) et avant le
prochain dépistage.

Hyperplasie canalaire atypique : accroissement marqué du nombre de cellules anormales qui


se développent dans les canaux mammaires.

Mammographie initiale : première mammographie de dépistage effectuée dans le PQDCS


pour une femme donnée.

Mammographie subséquente : toute mammographie de dépistage effectuée dans le PQDCS et


qui n’est pas une mammographie initiale pour une femme donnée.

Surdiagnostic : détection d’un cancer qui ne serait jamais devenu cliniquement apparent et qui
n’aurait donc pas été diagnostiqué en absence de dépistage.

Institut national de santé publique du Québec  VIII


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

LISTE DES SIGLES ET ACRONYMES


ARQ Association des radiologistes du Québec

CDD Centre de dépistage désigné

CISSS Centre intégré de santé et de services sociaux

CIUSSS Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux

CLARA Clinique accréditée de radiologie (unité itinérante de dépistage)

CMQ Collègue des médecins du Québec

COVID-19 Coronavirus disease 2019

CR Computed radiography

CRID Centre de référence pour investigation désigné

DR Direct radiography

INSPQ Institut national de santé publique du Québec

ISQ Institut de la statistique du Québec

LIM Laboratoire d’imagerie médicale

LSPQ Laboratoire de santé publique du Québec

MED-ÉCHO Maintenance et Exploitation des Données pour l'Étude de la Clientèle Hospitalière

MSSS Ministère de la Santé et des Services sociaux

PQDCS Programme québécois de dépistage du cancer du sein

RAMQ Régie de l’assurance maladie du Québec

RQC Registre québécois du cancer

SARA Service ambulatoire radiologique accessible (unité itinérante de dépistage)

SI-PQDCS Système d’information du Programme québécois de dépistage du cancer du sein

VPP Valeur prédictive positive

Institut national de santé publique du Québec  IX


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

FAITS SAILLANTS
• Entre mai 1998 et décembre 2019, un total de 1 464 703 femmes ont participé au PQDCS,
pour un total de 5 915 724 mammographies de dépistage. Sur cette même période,
34 729 cancers du sein ont été dépistés dans le PQDCS.
• Le taux de participation au PQDCS a augmenté de 16 points de pourcentage depuis les
débuts du Programme. Il est passé de 49,6 % en 2001 à 65,6 % en 2019.
• Le taux de référence a toujours été trop élevé par rapport aux cibles énoncées par le Cadre
de référence du PQDCS. Il a augmenté de façon marquée entre 2010 et 2013 et il ne cesse
d’augmenter pour les mammographies initiales. En 2019, près d’une femme sur quatre
(22,8 %) a été référée à des examens complémentaires à la suite d’une mammographie
initiale, tandis que près de 9 femmes sur cent (8,8 %) l’ont été à la suite d’une
mammographie subséquente.
• La proportion des investigations conclues à l’aide d’imagerie seulement a augmenté. Elle est
passée de 67,2 % en 1998 à 80,9 % en 2019.
• Le recours aux biopsies chirurgicales pour l’investigation des mammographies anormales est
passé de 7,6 % en 1998 à 1,2 % en 2019.
• Les taux de détection des cancers du sein infiltrants et in situ ont augmenté depuis les débuts
du Programme, ce qui pourrait suggérer une amélioration de la capacité du PQDCS à
détecter les cancers précocement et/ou un changement dans la distribution des facteurs de
risque du cancer du sein parmi les participantes. Aux mammographies initiales, le taux de
détection des cancers infiltrants était à son plus haut en 2019 avec 6,6 ‰. Aux
mammographies subséquentes, il s’est stabilisé autour de 4,8 ‰ à partir de 2013.
• La proportion de cancers infiltrants de petite taille (≤1 cm) a diminué entre 1998 et 2009,
passant de 44,8 % à 34,0 %. Cette tendance suggère une diminution de la capacité du
Programme à détecter les cancers de façon précoce sur cette période. Néanmoins, la
proportion de cancers infiltrants de petite taille a toujours été supérieure à la cible (> 30 %).
Par ailleurs, elle a légèrement augmenté à nouveau après 2009, et depuis 2011, elle oscille
entre 35,7 % et 41,0 %.
• Depuis les débuts du Programme, la proportion de cancers infiltrants sans envahissement
ganglionnaire a toujours été au-dessus de la cible de 70 %. Depuis 2006, cette proportion
tend à augmenter, ce qui suggère une augmentation de la capacité du Programme à détecter
les cancers de façon précoce. En 2017, soit l’année la plus récente pour laquelle cette
information était disponible, 78,4 % des cancers infiltrants détectés par dépistage n’avaient
pas envahi les ganglions lymphatiques.

Institut national de santé publique du Québec  1


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

• Les taux de cancers d’intervalle infiltrants ont diminué depuis les débuts du PQDCS, ce qui
suggère une amélioration de la sensibilité du dépistage. Depuis 2007, pour les cancers
infiltrants détectés dans l’année suivant un dépistage négatif, ce taux varie entre 6,7/10 000
et 8,9/10 000 personnes-années à l’échelle du Québec. Quant au taux de cancers d’intervalle
infiltrants détectés dans la deuxième année, il oscille autour de 12/10 000 personnes-années
depuis 2011.
• Entre 1998 et 2019 au Québec, le délai diagnostique médian s’est généralement maintenu
entre 27 et 35 jours civils pour les lésions bénignes, et entre 39 et 48 jours pour les lésions
cancéreuses. En 2019, le délai diagnostique médian était de 27 jours pour les lésions
bénignes et de 40 jours pour les lésions cancéreuses à l’échelle du Québec.
• Les données du Registre québécois du cancer (RQC) pourront bientôt être utilisées pour
répondre à de nouvelles questions d’intérêt. Par exemple, l’information sur les stades et
certains sous-types de cancers colligés dans le RQC permettra de décrire les cancers dépistés
dans le cadre du PQDCS de façon plus détaillée, incluant le stade au diagnostic.
• Les résultats de ce portrait suggèrent que la capacité du PQDCS à détecter les cancers du
sein s’est améliorée au fil du temps, mais au prix de l’augmentation des faux positifs.

Institut national de santé publique du Québec  2


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

SOMMAIRE
Contexte
En place depuis mai 1998, le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS)
vise à réduire le taux de mortalité par cancer du sein tout en minimisant les effets indésirables
du dépistage chez les femmes ciblées.

Depuis les tout débuts du Programme, le ministère de la Santé et des Services sociaux du
Québec a mandaté l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) pour produire,
valider et analyser différents indicateurs liés aux avantages et inconvénients du dépistage afin
d’évaluer le PQDCS de façon continue. Ces indicateurs de performance permettent de suivre
l’ensemble des étapes du processus de dépistage et de vérifier si les objectifs à court terme sont
atteints.

Alors que le PQDCS a passé le cap de 20 ans d’existence, un bilan sur sa performance est de mise.

Objectifs
Le présent rapport a pour objectif de présenter l’évolution des indicateurs de performance du
PQDCS, de son entrée en vigueur jusqu’en décembre 2019, pour l’ensemble du Québec et par
région sociosanitaire. Il vise également à présenter l’apport de l’équipe d’évaluation du PQDCS
en lien avec l’assurance qualité et le transfert des connaissances pour l’amélioration continue de
la performance du PQDCS.

Méthodes
Le PQDCS s’adresse aux résidentes du Québec âgées de 50 à 69 ans et admissibles à la RAMQ.
Les femmes admissibles sont invitées à passer une mammographie de dépistage tous les
deux ans.

Initialement au nombre d’une demi-douzaine, les indicateurs de performance se comptent


maintenant à plus d’une vingtaine. Dans ce rapport, nous les regroupons en quatre catégories
en lien avec la participation au dépistage et le volume de mammographies de dépistage; la
référence et l’investigation; la détection des cancers du sein; et les délais entre les différentes
étapes du processus de dépistage et d’investigation.

Les différentes sources de données utilisées pour mesurer les indicateurs de performance du
PQDCS incluent: le système d'information du PQDCS (SI-PQDCS), qui lui-même inclut le
formulaire de dépistage (AH-508), le formulaire de confirmation diagnostique (AH-509) et le
formulaire de pathologie (AH-511); le fichier des services médicaux rémunérés à l’acte et le
fichier d’inscription des bénéficiaires de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ); le
fichier des hospitalisations MED-ÉCHO (Maintenance et Exploitation des Données pour l'Étude
de la Clientèle Hospitalière); les estimations et projections démographiques de l’Institut de la
statistique du Québec (ISQ) et le Registre québécois du cancer (RQC) pour les caractéristiques
des cancers pour les années 2015 à 2017.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

De façon générale, au niveau de la province, les mesures des indicateurs sont présentées par
année pour la période allant de 1998 à 2019 et par historique de dépistage (mammographies
initiales, subséquentes, totales). Une mammographie de dépistage initiale correspond à la
première mammographie de dépistage effectuée dans le cadre du PQDCS pour une femme
donnée, alors que les mammographies de dépistage subséquentes comprennent toutes les
mammographies effectuées dans le PQDCS après une mammographie initiale.

Au niveau des régions sociosanitaires du Québec, l’évolution temporelle a été évaluée sur la
base de mesures calculées sur les 10 premières et les 5 dernières années de données
disponibles de façon à fournir des mesures plus stables d’un point de vue statistique. Une plus
grande période a été considérée en début de Programme étant donné les plus petits volumes
de mammographies qui étaient effectués dans les premières années à cause de l’implantation
graduelle du Programme et de la sous-représentation des mammographies subséquentes qui
étaient plus rares en début de Programme.

Résultats
Entre mai 1998 et décembre 2019, un total de 1 464 703 femmes ont participé au PQDCS,
contribuant à un total de 5 915 724 mammographies de dépistage. Les taux de participation et
de fidélisation au PQDCS ont augmenté depuis les débuts du Programme. Le premier est passé
de 49,6 % en 2001 à 65,6 % en 2019, tandis que le deuxième est passé de 69,6 % en 2000 à
80,0 % en 2016 à l’échelle du Québec.

Le taux de référence à des examens complémentaires suivant une mammographie de dépistage


anormale a toujours été plus élevé que les cibles maximales énoncées par le Cadre de référence
du PQDCS (< 7 % et < 5 % aux mammographies initiales et subséquentes, respectivement). Ce
taux a augmenté de façon marquée entre 2010 et 2013 et, aux mammographies initiales, il ne
cesse d’augmenter depuis. En 2019, les taux de référence aux mammographies initiales et
subséquentes étaient respectivement de 22,8 % et 8,8 %.

Les recommandations de suivi à 6 mois au terme des investigations radiologiques des


mammographies de dépistage anormales tendent à augmenter depuis les débuts du PQDCS,
alors que les recommandations de suivi à 12 mois diminuent.

Depuis 1998, on observe une augmentation de la proportion des investigations ayant été
conclues à l’aide d’examens d’imagerie seulement. Sur la même période, on observe une
diminution du recours aux biopsies chirurgicales pour l’investigation des mammographies
anormales. En 2019, chez 80,9 % des participantes avec mammographie de dépistage anormale,
des examens d’imagerie ont suffi pour mener à un diagnostic. La même année, le diagnostic a pu
être établi au moyen d’une biopsie par forage (biopsie au trocart, macrobiopsie par aspiration)
chez 16,4 % des femmes, ou au moyen d’une biopsie chirurgicale chez 1,2 % des femmes.

Les taux de détection des cancers du sein ont augmenté depuis les débuts du Programme, ce
qui suggère une amélioration de la capacité du PQDCS à détecter les cancers précocement. Aux
mammographies initiales, le taux de détection des cancers infiltrants était à son plus haut en

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

2019 avec 6,6 ‰. Aux mammographies subséquentes, il s’est stabilisé autour de 4,8 ‰ à partir
de 2013. De 1998 à 2019, un total de 34 729 cancers du sein ont été dépistés dans le PQDCS.

La proportion de cancers infiltrants de petite taille (≤1 cm) a diminué entre 1998 et 2009,
passant de 44,8 % à 34,0 %. Cette tendance suggère une diminution de la capacité du
Programme à détecter les cancers de façon précoce sur cette période. Néanmoins, la proportion
de cancers infiltrants de petite taille a toujours été supérieure à la cible (> 30 %). Par ailleurs, elle
a légèrement augmenté à nouveau après 2009, et depuis 2011, elle oscille entre 35,7 % et 41,0 %.

Depuis les débuts du Programme, la proportion de cancers infiltrants sans envahissement


ganglionnaire a toujours été au-dessus de la cible de 70 %. Par ailleurs, depuis 2006, cette
proportion tend à augmenter. En 2017, soit l’année la plus récente pour laquelle cette
information était disponible, 78,4 % des cancers infiltrants détectés par dépistage n’avaient pas
envahi les ganglions lymphatiques.

Les taux de cancers d’intervalle infiltrants ont diminué depuis les débuts du PQDCS. Depuis
2007, pour les cancers infiltrants détectés dans l’année suivant un dépistage négatif, ce taux
varie entre 6,7/10 000 et 8,9/10 000 personnes-années à l’échelle du Québec. Quant au taux de
cancers d’intervalle infiltrants détectés dans la deuxième année, il oscille autour
de 12/10 000 personnes-années depuis 2011.

Entre 1998 et 2019 au Québec, le délai diagnostique médian s’est généralement maintenu entre
27 et 35 jours civils pour les lésions bénignes, et entre 39 et 48 jours pour les lésions
cancéreuses. Les délais diagnostiques des lésions bénignes sont généralement plus courts que
ceux des lésions cancéreuses, puisque l’investigation des premières sera plus souvent conclue à
partir d’examens d’imagerie seulement (ou sans avoir recours à une biopsie). En 2019, le délai
diagnostique médian était de 27 jours pour les lésions bénignes et de 40 jours pour les lésions
cancéreuses à l’échelle du Québec.

Pour la majorité des indicateurs de performance, on observe des disparités entre les différentes
régions sociosanitaires. Les variations dans la distribution des caractéristiques (ou facteurs de
risque) des femmes ainsi que des différences chez les radiologistes et dans l’organisation des
services pourraient expliquer, du moins en partie, les différences observées entre les régions.
Finalement, certains résultats, plus particulièrement dans les régions peu populeuses, peuvent
varier de façon plus importante en raison d’une plus grande imprécision statistique.

Conclusions
La performance du PQDCS a beaucoup évolué depuis sa mise en place. La hausse des taux de
détection des cancers du sein, la diminution des taux de cancers d’intervalle infiltrants ainsi que
l’augmentation de la proportion de cancers infiltrants sans envahissement ganglionnaire
observées suggèrent que la capacité du PQDCS à détecter les cancers du sein précocement s’est
améliorée au Québec.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Toutefois, l’augmentation de la détection des cancers du sein est susceptible d’entrainer aussi
une augmentation du surdiagnostic, soit la détection de cancers qui ne seraient jamais devenus
cliniquement apparents.

De plus, la hausse de la sensibilité du dépistage dans le cadre du PQDCS est aussi accompagnée
d’une diminution de la spécificité du dépistage, laquelle est étroitement liée au taux de
référence. Le taux de référence a augmenté de façon particulièrement marquée entre 2009 et
2013 et, pour les mammographies initiales, il ne cesse d’augmenter depuis. Ce faisant, une
proportion toujours grandissante de participantes au PQDCS subissent un effet négatif du
dépistage en passant des examens complémentaires à la suite d’une mammographie de
dépistage alors qu’elles n’ont pas de cancer.

L’équipe d’évaluation du PQDCS a mené plusieurs études visant à identifier les facteurs associés
à certains indicateurs de performance, dont le taux de référence et la spécificité. Les résultats
suggèrent que le passage aux mammographies numériques à partir de 2006 (CR) et 2009 (DR),
de même que certaines caractéristiques des femmes dépistées ou des radiologistes, auraient un
rôle à jouer dans l’augmentation du taux de référence dans le PQDCS et ce, au prix d’une
diminution de la spécificité du dépistage.

Des études additionnelles sont actuellement menées par l’équipe d’évaluation du PQDCS pour,
notamment, évaluer l’association entre la détection des cancers du sein in situ et le taux de
cancers d’intervalle infiltrants; décrire les taux de cancers parmi les femmes ayant eu une biopsie
bénigne par forage avec recommandation d’un suivi radiologique à 6 mois; évaluer l’effet de la
participation au PQDCS sur le stade du cancer au diagnostic; évaluer le taux de référence en
fonction du type de lésion identifiée au terme de l’investigation radiologique; identifier les
déterminants des mammographies annuelles. Ces études permettront de caractériser davantage
la performance du Programme et aideront à identifier des pistes de solution pour améliorer la
détection des cancers du sein tout en limitant les effets négatifs du dépistage.

Enfin, l’objectif ultime du PQDCS étant de réduire le taux de mortalité par cancer du sein, une
étude intérimaire effectuée par l’équipe d’évaluation du PQDCS a permis d’évaluer que, cinq ans
après sa mise en place, le PQDCS était déjà associé à une réduction de la mortalité par cancer
du sein. Une nouvelle étude portant sur l’impact à plus long terme du PQDCS sur la mortalité
par cancer du sein est planifiée.

Les données du RQC ayant récemment été mises à jour, elles pourront bientôt être utilisées
pour répondre à de nouvelles questions d’intérêt. Par exemple, l’information sur les stades et
certains sous-types de cancers colligés dans le RQC permettra de décrire les cancers dépistés
dans le cadre du PQDCS de façon plus détaillée, incluant le stade au diagnostic.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

1 INTRODUCTION
Depuis mai 1998, le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) invite les
femmes âgées de 50 à 69 ans à passer une mammographie de dépistage tous les deux ans(1).
L’objectif du PQDCS est de réduire le taux de mortalité par cancer du sein tout en minimisant les
effets indésirables du dépistage chez les femmes ciblées(2).

Pour atteindre cet objectif, le Programme doit satisfaire des critères de qualité bien définis. À la
suite de la mise en place du PQDCS, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) du
Québec a donc mandaté l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) pour évaluer la
performance du PQDCS en se basant sur le Cadre de référence du PQDCS publié en 1996 et qui
définissait alors une demi-douzaine d’indicateurs de performance(2). Une équipe d’évaluation
multidisciplinaire regroupant épidémiologistes, statisticiens et médecins a ainsi été formée à
l’INSPQ(3).

Depuis, l’équipe d’évaluation produit, valide et analyse différents indicateurs de performance en


lien avec les avantages et les inconvénients du dépistage pour évaluer le PQDCS de façon
continue. Ces indicateurs permettent de suivre l’ensemble des étapes du processus de dépistage
et de vérifier si les objectifs à court terme sont atteints. Ils permettent en outre de déterminer si
le Programme est sur la bonne voie d’atteindre son objectif de réduction de mortalité tout en
maintenant les effets indésirables au plus bas.

Alors que le PQDCS a passé le cap de 20 ans d’existence, un bilan s’impose. Le présent rapport a
pour objectif de présenter l’évolution des indicateurs de performance du PQDCS, de son entrée
en vigueur jusqu’en 2019, pour l’ensemble du Québec et par région sociosanitaire. La section 2
décrit le PQDCS et ses composantes. La section 3 décrit les différents indicateurs de performance
du PQDCS et les sources de données utilisées pour leur calcul. La section 4 présente l’ensemble
des résultats en débutant par les caractéristiques des participantes au PQDCS (section 4.1). Les
résultats de chacun des indicateurs de performance du PQDCS sont ensuite présentés sous
quatre catégories en lien avec la participation au dépistage et le volume de mammographies de
dépistage (section 4.2); la référence et l’investigation (section 4.3); la détection des cancers du
sein (section 4.4); et les délais entre les différentes étapes du processus de dépistage et
d’investigation (section 4.5). Enfin, la section 5 se veut un résumé des différents moyens utilisés
par l’équipe d’évaluation du PQDCS pour transférer les connaissances aux intervenants du
réseau de la santé et des services sociaux du Québec de même qu’aux organismes
communautaires et à la communauté scientifique.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

2 LE PROGRAMME QUÉBÉCOIS DE DÉPISTAGE DU


CANCER DU SEIN (PQDCS)
2.1 Admissibilité au Programme et cheminement typique dans le
PQDCS
Le PQDCS s’adresse aux femmes résidentes du Québec âgées de 50 à 69 ans et admissibles à la
RAMQ. Depuis sa mise en place en mai 1998(1), le PQDCS offre l’ensemble des services liés au
dépistage du cancer du sein, incluant l’invitation à y participer, le dépistage par mammographie
avec suivi des résultats, ainsi que l’investigation et le diagnostic final à la suite d’une
mammographie de dépistage anormale(2).

Les femmes admissibles sont invitées, tous les deux ans, à passer une mammographie de
dépistage bilatérale (c.-à-d. effectuée aux deux seins)(2). La mammographie de dépistage est
définie comme un examen radiologique visant la recherche d’une lésion mammaire maligne
chez une femme asymptomatique(2). Le recrutement s’effectue par le biais d’une lettre
d’invitation personnalisée, laquelle peut être suivie d’une lettre de relance si aucune
mammographie de dépistage n’est effectuée dans un délai de deux mois(4). La lettre
personnalisée d’invitation, suivie ou non d’une lettre de relance, s’est révélée être une stratégie
efficace pour augmenter la participation à la mammographie de dépistage dans le cadre du
PQDCS(4).

La participation d’une femme au PQDCS implique qu’elle consente à l’utilisation de l’information


la concernant pour le rappel et le suivi, si nécessaire, et pour l'évaluation du Programme(2).
Toutefois, elle est libre de passer ou non cet examen et de consentir ou non à la transmission de
ses données dans le système d’information du PQDCS (SI-PQDCS). Si elle refuse cette
transmission, elle ne pourra pas recourir à la lettre du Programme pour passer son examen de
dépistage(5). Si elle le souhaite, elle pourra toutefois accéder au dépistage par le biais d’une
ordonnance médicale.

Le consentement à participer au PQDCS est renouvelé à chaque mammographie de dépistage,


et ce, que le moyen utilisé soit la lettre d’invitation du Programme ou encore une ordonnance
médicale. Une femme qui aura refusé sa participation à son examen précédent aura donc la
possibilité de changer d’avis et de réintégrer le Programme lors de son examen subséquent,
auquel cas, elle sera recrutée par le Programme deux ans suivant la date de sa mammographie,
et ce, tant qu’elle consentira et qu’elle n’aura pas atteint 70 ans. À noter qu’au moment de
rédiger ce rapport, des travaux étaient en cours afin d’intégrer les femmes âgées de 70 à 74 ans
aux envois automatiques d’invitations à participer au PQDCS(6).

Les mammographies de dépistage sont effectuées par les centres de dépistage désignés (CDD)
par le MSSS(2). En cas de mammographie de dépistage anormale, le ou la radiologiste
recommande des examens complémentaires en vue de poser un diagnostic final. Ceux-ci
consistent en des examens d’imagerie additionnels (clichés supplémentaires, échographies, etc.)

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

et, au besoin, des examens effractifs (biopsies)(7). Pour une majorité de femmes, les examens
d’imagerie permettront de conclure que la lésion observée au dépistage est bénigne. Toutefois,
chez une proportion d’environ 18 % des femmes, une biopsie sera nécessaire pour établir le
diagnostic. On procédera alors à une biopsie par forage, qui peut être réalisée au moyen de
deux techniques, soit la biopsie au trocart ou la macrobiopsie par aspiration. Dans certains cas,
une biopsie chirurgicale devra être réalisée à la suite de la biopsie par forage.

Les examens complémentaires sont effectués dans un CDD ou dans un centre de référence pour
investigation désigné (CRID) selon la disponibilité des modalités et la préférence de la femme. Si
le résultat des examens complémentaires est normal, bénin, probablement bénin ou à risque, la
femme sera à nouveau invitée par le Programme à passer une mammographie deux ans après
sa dernière mammographie. Si l’investigation se conclut par un diagnostic de cancer, la femme
sera référée par son médecin ou par le ou la radiologiste pour des traitements adaptés à la
nature du diagnostic et elle ne sera plus rappelée par le Programme. Un schéma du
cheminement typique d’une femme au sein du PQDCS situant les indicateurs de performance du
Programme est présenté à la figure 1.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
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Figure 1 Cheminement typique d’une femme au sein du PQDCS

Population admissible
Résidentes du Québec âgées de 50 à 69 ans
et admissibles à la RAMQ

 Taux de participation
 Nombre de mammographies
Mammographie de dépistage Aucune mammographie de dépistage
 Taux de fidélisation
 % rétention régionale

Consentement à participer Refus de participer au


 % refus de consentement
au PQDCS PQDCS

Résultat de la
 Délai de lecture
mammographie

Normal/Bénin Anormal  Taux de référence

 Recommandation au terme de
l’investigation radiologique
Ø diagnostic de Diagnostic de Investigation
 Profil d’investigation
cancer du sein cancer du sein diagnostique
(<24 mois) (<24 mois) (<6 mois)  Délai entre mammographie et 1er
examen d’investigation
 Délai diagnostique
 Taux de biopsies bénignes
Ø diagnostic de Diagnostic de
 Taux de cancers d’intervalle
cancer du sein cancer du sein
infiltrants
(<6 mois) (<6 mois)
 Taux de détection des cancers du
sein infiltrants
 Taux de détection des cancers du
sein in situ
Ø diagnostic de Diagnostic de cancer  % de cancers détectés in situ
cancer du sein du sein  % de cancers détectés infiltrants
(≥6 mois et <24 mois) (≥6 mois et <24 mois) de petite taille
 % de cancers détectés infiltrants
sans envahissement ganglionnaire
Légende  Sensibilité, spécificité et valeur
prédictive positive du dépistage
Étape du cheminement
 Indicateurs de performance

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

2.2 Centres de dépistage et centres d’investigation désignés


Les CDD sont localisés dans des Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS), des
Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS) et dans des cliniques de
radiologie privées, aussi appelées laboratoires d’imagerie médicale (LIM)(8).

Pour obtenir un statut de CDD, les centres sont soumis à des normes de qualité. Ils doivent
détenir l’agrément du Programme d’agrément en mammographie de l’Association canadienne
des radiologistes, lequel doit être renouvelé tous les trois ans(9). Ils doivent aussi être certifiés en
fonction de normes et de critères établis par le MSSS portant, notamment, sur la compétence du
personnel reconnu par les ordres professionnels, la qualité des mammographes et de leurs
composantes, ainsi que sur les procédures de maintien, de contrôle et de suivi de la qualité des
mammographes et de leurs composantes(2, 10). La certification est renouvelable chaque année(9).

C’est le Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) qui a la charge de la gestion du


programme de certification des installations de mammographie depuis la mise en place du
PQDCS(10). Depuis juillet 2007, le LSPQ est également responsable de procéder à la certification
et au retrait des certifications(10) et il produit un rapport annuel portant sur les activités reliées à
la certification des installations de mammographie dans le cadre du PQDCS(10–23). Les Centres
intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) de même que les Centres intégrés universitaires
de santé et de services sociaux (CIUSSS) ont, quant à eux, la responsabilité de recommander au
MSSS les cliniques ou les centres hospitaliers pouvant être désignés au titre de CDD sur leur
territoire(9).

Les CRID sont localisés dans les centres hospitaliers. Tout comme les CDD, ils doivent détenir
l’agrément du Programme d’agrément en mammographie de l’Association canadienne des
radiologistes et la certification en mammographie du LSPQ(2, 9).

2.3 Unités itinérantes de dépistage


En plus des mammographes disponibles dans les CDD et les CRID, des unités itinérantes de
dépistage par mammographie sont également en activité dans le PQDCS afin d’offrir,
notamment, le service de dépistage aux femmes résidant en régions éloignées(22).

Jusqu’en 2022, on comptait trois unités itinérantes de dépistage : SOPHIE, nommée d’après son
modèle « SOPHIE Classic », CLARA (Clinique accréditée de radiologie) et SARA (Service
ambulatoire radiologique accessible). L’unité SOPHIE n’est plus fonctionnelle depuis 2022, mais
au moment de rédiger ce rapport, il était prévu de la remplacer par une nouvelle unité.

Les unités SOPHIE et CLARA ont été mises en fonction en 2002. CLARA est certifiée et gérée par
les Services cliniques de dépistage de l’INSPQ, de même que l’était SOPHIE jusqu’à son retrait en
2022(22). SARA, implantée en 2007 par l’Agence de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-
Laurent, opère sous la responsabilité du CISSS du Bas-Saint-Laurent(9).

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
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L’unité portative SOPHIE était transportable par avion, par voie maritime et par voie terrestre(24).
Elle permettait d’assurer le dépistage dans les régions éloignées inaccessibles par la route
(c.-à-d. certaines municipalités ou communautés de la Côte-Nord, du Nunavik et des Terres-
Cries-de-la-Baie-James). Au Nunavik, les visites de SOPHIE se faisaient sur une base annuelle,
mais en alternance sur chacune des deux rives de la région (c.-à-d. les rives faisant face à la Baie
d’Hudson et à la Baie d’Ungava). En cas de mammographie de dépistage anormale, la femme
était prise en charge par l’un des deux centres de santé du Nunavik, mais les examens
complémentaires, quant à eux, étaient effectués dans la région de Montréal au Centre
universitaire de santé McGill. En 2013, 2015 et 2018, aucune mammographie de dépistage n’a
été effectuée au Nunavik en raison de bris d’équipement de l’unité SOPHIE.

L’unité mobile CLARA, un autocar muni d’un mammographe, permet d’offrir les services de
dépistage dans les régions éloignées qui sont accessibles par la route (c.-à-d. certaines
municipalités ou communautés de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord, des Laurentides et
des Terres-Cries-de-la-Baie-James)(24). Dans la région des Terres-Cries-de-la-Baie-James, CLARA
se déplace aux deux ans. En cas de mammographie de dépistage anormale dans cette région,
les examens complémentaires sont effectués dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue (Val-
d’Or), du Nord-du-Québec (Chibougamau) ou de Montréal.

Enfin, SARA est une unité mobile de dépistage véhiculée par autocar qui dessert spécifiquement
le Bas-Saint-Laurent et vient aussi en aide aux régions qui en font la demande(25).

Les unités itinérantes sont soumises au même processus d’agrément et de certification que les
CDD et les CRID. Les unités CLARA et SARA sont évaluées aux six mois. Quant à l’unité SOPHIE,
elle était évaluée à chaque déplacement puisqu’elle n’était pas fixée à un véhicule(11).

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

2.4 Les moments marquants du PQDCS


La figure 2 situe dans le temps des événements importants qui ont pu avoir un impact sur la performance du PQDCS.

Figure 2 Ligne du temps du PQDCS

13 mai 1998
Démarrage du PQDCS Ajout de 2 régions Ajout des 2 Acquisition de Fin de l’utilisation de
Progressivement dans 9 Bas-Saint-Laurent, dernières régions l’unité itinérante la mammographie
régions: Capitale-Nationale, Saguenay-Lac-Saint- Nunavik, analogique
SARA
Mauricie et Centre-du- Jean Terres-Cries-de-la-Baie- L’ensemble des CDD du
par la région du Bas-
Québec, Estrie, Montréal, James Québec utilisent
Saint-Laurent
Outaouais, Chaudière- maintenant la
Appalaches, Laval, mammographie numérique
Lanaudière, Montérégie

1998 1999 2001 2002 2004 2006 2007 2009 2010 2012 2014 2019

Ajout de 4 régions Ajout d’une région Début de la 1ères 1ère rétroaction


Abitibi-Témiscamingue, Côte-Nord mammographie mammographies aux radiologistes
Nord-du-Québec, réalisées avec la
numérique Seulement aux
Gaspésie-Îles-de-la- Début de l’utilisation 1er centre utilisant a technologie DR radiologistes ayant fourni
Madeleine,
des unités itinérantes technologie CR leur consentement
Laurentides
CLARA et SOPHIE

- CDD : Centre de dépistage désigné


- CR : Computed radiography
- DR : Direct radiography

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
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Initialement implanté dans neuf régions sociosanitaires du Québec(4), le PQDCS s’est


graduellement étendu à toute la province et dessert, depuis 2004, l’ensemble de ses 18 régions
sociosanitaires (figure 2).

L’année 2006 a marqué le début du remplacement progressif des appareils de mammographie


analogiques par des appareils numériques dans les CDD (figure 2)(26). À partir de 2014, seuls des
appareils de mammographie numériques sont utilisés par l’ensemble des CDD du Québec
(figure 2)(17). Dans les premières années de cette conversion, la technologie de type CR
(Computed radiography) était privilégiée, laquelle a graduellement fait place à la technologie de
type DR (Direct radiography) à partir de 2009 (figure 2)(11, 26). Au 31 mars 2019, 72 % des
151 mammographes répertoriés par le LSPQ étaient de type DR(21). Les résultats d’études
observationnelles utilisant les données du PQDCS suggèrent que les taux de référence
augmentent et, corollairement, la spécificité du dépistage diminue, alors que le taux de
détection des cancers du sein demeure comparable avec l’utilisation des technologies
numériques (surtout avec le type DR) comparativement à la technologie analogique(26–28).

Le nombre de CDD en service a augmenté depuis les débuts du PQDCS. La figure 3 présente,
par année, le nombre de CDD (incluant les unités itinérantes) ayant fait au moins
20 mammographies de dépistage dans l’année. Ce nombre était de 44 en 1998 (mai à
décembre), 81 en 2004 et 100 en 2019 (figure 3).

Figure 3 Nombre de centres de dépistage désignés* dans le cadre du PQDCS pour


l’ensemble du Québec, 1998 à 2019

* Incluant les unités itinérantes de dépistage et excluant les centres de dépistage désignés ayant fait moins de
20 mammographies de dépistage dans l’année.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

3 MÉTHODOLOGIE
3.1 Population
Le terme femme(s) utilisé tout au long de ce document fait référence à la variable « sexe »
(homme ou femme) de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) qui n’est pas une
mesure exacte du sexe assigné à la naissance ni de l'identité de genre, mais fait plutôt référence
à la mention légale de sexe, tel qu'inscrit au registre de l'état civil. Sont donc aussi inclus sous
cette appellation les hommes transgenres dont la mention de sexe n’a pas été changée à la
RAMQ après la transition de genre. Il est recommandé aux hommes transgenres de faire le
dépistage par mammographie seulement s’ils n’ont pas eu de chirurgie d’ablation des seins. Les
femmes transgenres dont la mention de sexe a été changée à la RAMQ sont aussi incluses sous
cette appellation. Le dépistage est proposé aux femmes transgenres qui ont des seins à la suite
d’une thérapie hormonale. Les critères d’admissibilité au PQDCS et le cheminement typique
d’une femme dans le Programme sont présentés à la section 2.1.

3.2 Sources des données


Différentes sources de données sont utilisées pour mesurer les indicateurs de performance du
PQDCS: le système d'information du PQDCS (SI-PQDCS), incluant les données issues du
formulaire de dépistage (AH-508), du formulaire de confirmation diagnostique (AH-509) et du
formulaire de pathologie (AH-511); le fichier des services médicaux rémunérés à l’acte et le
fichier d’inscription des bénéficiaires de la RAMQ; le fichier des hospitalisations MED-ÉCHO; les
estimations et projections démographiques de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) et le
Registre québécois du cancer (RQC), pour les caractéristiques des cancers pour les années
2015 à 2017.

Il y a toujours eu une proportion élevée de données de pathologie manquantes dans le


SI-PQDCS. Pour pallier ce manque d’informations, une copie des rapports de pathologie était
demandée à chaque CDD et CRID par l’équipe d’évaluation du PQDCS pour qu’une archiviste
médicale saisisse ensuite l’information dans le SI-PQDCS. Cette opération, fastidieuse, a pris fin
en 2015. Entre-temps, le RQC a été mis à jour pour, notamment, les données portant sur les
caractéristiques des cancers jusqu’en 2017. L’équipe d’évaluation utilise donc maintenant les
données du RQC pour calculer la proportion de cancers détectés de petite taille et la proportion
de cancers détectés sans envahissement ganglionnaire pour les années 2015 et plus. Pour ce
rapport, la décision a été prise de ne pas présenter les résultats au-delà de 2017, considérant la
non disponibilité des données plus récentes dans le RQC au moment de rédiger le rapport et la
proportion trop élevée de données manquantes dans le SI-PQDCS à partir de 2015.

L’identification des cas de cancer suite aux mammographies de dépistage normales ou


anormales, de même que l’identification des examens d’investigation et des délais liés à
l’investigation à la suite d’une mammographie de dépistage anormale est effectuée à l’aide
d’algorithmes développés et validés par l’équipe d’évaluation du PQDCS(29–31). Ces algorithmes
exploitent les données du SI-PQDCS, de la RAMQ et de MED-ÉCHO.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

3.3 Indicateurs de performance


Le Cadre de référence du PQDCS, publié près de deux ans avant la mise en place du
Programme(2), présente les indicateurs alors retenus pour juger du succès et de l’évolution de la
performance du PQDCS. Au nombre d’une demi-douzaine, ces indicateurs ont été retenus et
définis afin d’être comparables à ceux qui étaient le plus utilisés par les programmes de
dépistage du cancer du sein déjà établis, surtout en Europe, en Australie et au Canada(2). Depuis,
la liste d’indicateurs de performance a été bonifiée, et elle s’élève aujourd’hui à plus d’une
vingtaine.

Globalement, les indicateurs de performance du PQDCS mesurent la participation au


Programme et la capacité à détecter les cancers du sein à des stades précoces, une condition
nécessaire à la diminution de la mortalité par cancer du sein, de même que la capacité du
Programme à limiter les effets indésirables du dépistage.

Pour certains indicateurs, des cibles auxquelles comparer les résultats ont été proposées dans le
Cadre de référence du PQDCS(2). Lorsque, pour un indicateur donné, aucune cible n’a été définie
dans le Cadre de référence du PQDCS(2), la cible canadienne, si existante, a été retenue(32). Il est
à noter toutefois que toutes les cibles n’ont pas été régulièrement mises à jour sur la base de
données probantes récentes. Les cibles devront donc être considérées comme guides dans
l’interprétation des résultats plutôt que comme des valeurs à atteindre absolument. Enfin, en
absence de cible définie, des comparaisons dans le temps, avec la moyenne québécoise ainsi
qu’avec les résultats obtenus par région sociosanitaire permettent de porter un jugement sur
un indicateur.

Dans ce rapport, on regroupe les indicateurs de performance du PQDCS en quatre catégories :


la participation au Programme et le volume de mammographies de dépistage; la référence et
l’investigation; la détection des cancers du sein; et les délais entre les différentes étapes du
processus de dépistage et d’investigation. Pour chaque indicateur, une brève définition, les
cibles visées, les sources de données utilisées de même que le détail des calculs sont présentés
à l’annexe 1.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

3.4 Devis d’analyses


De façon générale, au niveau de la province, les mesures des indicateurs sont présentées par
année pour la période allant de 1998 à 2019 et par historique de dépistage (mammographies
initiales, subséquentes, totales). Pour plusieurs indicateurs, il importe de distinguer une première
mammographie pour une femme donnée dans le PQDCS (mammographie initiale) des
mammographies suivantes effectuées aussi dans le cadre du PQDCS (mammographies
subséquentes). À la mammographie initiale, le radiologiste n’a pas toujours accès aux résultats
des examens d’imagerie antérieurs pour l’aider dans son interprétation. De plus, les
mammographies de dépistage initiales détectent des cas de cancers qui peuvent être prévalents
depuis plusieurs années en plus des cas plus récents, alors que les mammographies
subséquentes détectent généralement des cas plus récents, c’est-à-dire apparus depuis le
dernier dépistage.

L’évolution des indicateurs dans le temps est ensuite présentée par région sociosanitaire (c.-à-d.,
à moins de mention différente, par région où a eu lieu le dépistage). L’évolution temporelle a
été évaluée sur la base de mesures calculées sur les 10 premières (1998-2008) et les 5 dernières
années (2015-2019) de façon à fournir des mesures plus stables d’un point de vue statistique.
Une plus grande période a été considérée en début de Programme étant donné les plus petits
volumes de mammographies qui étaient effectués dans les premières années à cause de
l’implantation graduelle du Programme et à cause de la sous-représentation des
mammographies subséquentes qui étaient plus rares en début de Programme. Lorsque, pour
une région et un indicateur donné, le nombre de cas observés était inférieur à 5, les résultats ont
été masqués afin d’éviter l’identification potentielle des participantes.

En raison de la pandémie de la COVID-19, le PQDCS a été mis sur pause du 17 mars au


16 mai 2020, à la suite de quoi les activités de dépistage ont recommencé progressivement et
de façon inégale selon les régions et les centre de dépistage au Québec(33). Puisqu’on pourrait
s’attendre à des impacts de cet arrêt sur plusieurs années, les années 2020 et 2021 ont été
exclues des analyses pour le présent rapport. Les résultats présentés dans ce rapport utilisent
des données qui vont jusqu’à décembre 2019 pour la plupart des indicateurs. La performance
du PQDCS en 2020 fait l’objet d’analyses distinctes dont une première partie de deux volets a
été publiée en août 2022(33).

Les années couvertes, tant pour les analyses au niveau de la province que pour les analyses par
région, peuvent varier selon la disponibilité des données ou selon la nature des indicateurs. Par
exemple, la proportion de cancers détectés de petite taille et la proportion de cancers détectés
sans envahissement ganglionnaire sont calculés jusqu’en 2017 vu les données disponibles
(section 3.2)

Par ailleurs, le calcul de certains indicateurs implique un suivi prolongé après la mammographie
de dépistage. Pour ces indicateurs, les données couvertes dans ce rapport vont jusqu’à la
dernière année de dépistage pour laquelle le suivi devait se terminer au plus tard en
décembre 2019, soit avant la pandémie de COVID-19. C’est le cas du taux de fidélisation

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

(1998-2016), des taux de cancers d’intervalle de première (1998-2018) et de deuxième année


(1998-2017) ainsi que de la sensibilité et de la spécificité du dépistage (1998-2018).

Les régions du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James sont moins populeuses que les
autres régions sociosanitaires et, n’ayant pas de centre de dépistage désigné sur place, elles
sont essentiellement desservies par des unités itinérantes de dépistage (section 2.3).
L’interprétation des résultats spécifiques aux régions du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-
James devra tenir compte de ces spécificités. Enfin, certains indicateurs ne sont pas calculés pour
les régions du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James. C’est le cas des recommandations
émises au terme de l’investigation radiologique, du délai entre la mammographie de dépistage
et le premier examen d’investigation et du délai diagnostique. Pour ces indicateurs, la région
considérée est celle où a eu lieu l’investigation. Or, dans les régions du Nunavik et des Terres-
Cries-de-la-Baie-James, en cas de mammographie de dépistage anormal, l’investigation n’est
pas effectuée dans la région même du dépistage, mais dans une autre région (section 2.3).

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

4 RÉSULTATS
4.1 Caractéristiques des femmes dépistées dans le cadre du
PQDCS
Depuis l’implantation du PQDCS en mai 1998 jusqu’à décembre 2019, 1 703 537 femmes âgées
de 50 à 69 ans ont été invitées à participer au PQDCS. De ces femmes, 1 464 703 (86 %) ont
accepté de participer au PQDCS au moins une fois, contribuant un total de
5 915 724 mammographies de dépistage.

La figure 4 présente la distribution des caractéristiques des participantes au PQDCS au moment


de leur dépistage, à l’échelle de la province de 1998 à 2019.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Figure 4 Caractéristiques des participantes au dépistage dans le cadre du PQDCS pour


l’ensemble du Québec, 1998 à 2019

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Les caractéristiques présentées incluent des facteurs associés au cancer du sein (âge, histoire
familiale de cancer du sein, densité mammaire, indice de masse corporelle, usage
d’hormonothérapie de remplacement, parité [avoir eu au moins une grossesse à terme et âge à
la première grossesse], examen clinique des seins au cours de la dernière année, antécédent de
ponction ou biopsie) et/ou à des difficultés d’interprétation des mammographies de dépistage
(densité mammaire, indice de masse corporelle, antécédent de ponction ou biopsie)(34,35).

La distribution des participantes selon l’âge (50-54, 55-59, 60-64 et 65-69 ans) tend à changer
depuis le début du PQDCS au Québec (figure 4A). Alors que moins de 40 % des participantes
appartenaient aux groupes de femmes les plus âgées (60-64 ans et 65-69 ans) de 1998 à 2005,
ces groupes représentaient près de la moitié (49,7 %) des participantes en 2019. Ces résultats
reflètent la tendance générale de la structure d’âge de la population admissible au PQDCS. En
effet, la proportion de femmes âgées de 60 à 69 ans chez les femmes de 50 à 69 ans au Québec
est passée d’une moyenne de 40 % en 1998-2005 à 49 % en 2019 (ISQ).

La proportion de femmes avec antécédents familiaux de cancer du sein suit une tendance à la
hausse depuis le début des années 2000 et atteignait 20,2 % en 2019 (figure 4B).

La proportion de femmes avec seins denses (50-75 % et > 75 % de tissu mammaire glandulaire;
figure 4C) tend à augmenter. En 2019, 40,4 % des femmes dépistées dans le PQDCS avaient des
seins denses ou extrêmement denses. La proportion de femmes avec un indice de masse
corporelle ≥ 30 kg/m2 (correspondant à l’obésité(36); (figure 4D) tend aussi à augmenter. En
2019, 26,9 % des femmes dépistées dans le PQDCS avaient un indice de masse corporelle
≥ 30 kg/m2. En plus d’être des facteurs de risque reconnus du cancer du sein, la densité
mammaire élevée et l’obésité sont des facteurs qui compliquent la lecture et l’interprétation des
mammographies de dépistage et donc, la performance du dépistage (section 4.3.1)(34,35,37).

De 1998 à 2002, la majorité des femmes (autour de 62 %) rapportaient faire usage ou avoir déjà
fait usage d’hormonothérapie de remplacement (figure 4E). Depuis 2002, année de l’arrêt
prématuré et de la publication de l’essai clinique randomisé de la Women’s Health Initiative
(WHI) dont les résultats suggéraient un risque accru de cancer du sein et de maladies
cardiovasculaires avec l’usage à long terme de l’hormonothérapie(38), la proportion de femmes
faisant ou ayant déjà fait usage d’hormonothérapie de remplacement ne cesse de diminuer dans
le PQDCS. En 2019, cette proportion était de 29,9 %.

Plus une femme porte d’enfants, plus elle est protégée contre le cancer du sein(34,39,40). Par
ailleurs, les femmes qui ont mené au moins une grossesse à terme avant 30 ans présentent un
risque légèrement moins élevé de cancer du sein que les femmes qui mènent leur première
grossesse à terme après 30 ans(34). La proportion de femmes ayant mené au moins une
grossesse à terme a légèrement diminué; elle est passée de 84,7 % en 1998 pour se stabiliser
autour de 80 % à partir de 2016 (figure 4F). De plus, la proportion de femmes ayant mené une
première grossesse à terme en bas âge (c.-à-d. avant 30 ans) a sans cesse diminué sur la même
période, passant de 75,4 % à 65,0 % (figure 4G).

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

La proportion de femmes rapportant avoir eu un examen clinique des seins au cours de l’année
précédant la mammographie de dépistage est passée de 74,8 % en 1998 à 35,4 % en 2019
(figure 4H). L’examen clinique des seins à des fins de dépistage est depuis longtemps
controversé. En 2011, puisqu’il n’y avait pas d’évidence que l’examen clinique des seins puisse
réduire le risque de mortalité, le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs a
retiré sa recommandation d’effectuer un examen clinique des seins chaque année, chez les
femmes âgées de 50 à 69 ans(41,42).

Les femmes ayant eu une ponction ont plus de risques d’être référées pour des examens
complémentaires(35). La proportion de femmes qui avaient reçu ce genre d’intervention est
restée plutôt stable, autour de 11,5 %, sur la période étudiée (figure 4I).

4.2 Participation au dépistage et volume de mammographies de


dépistage
Pour qu’un programme de dépistage puisse réduire la mortalité par cancer dans une population,
il faut que les membres de cette population y participent en nombre suffisant et sur une base
régulière(32). Cette section présente les indicateurs de performance relatifs à la participation et à
la fidélisation des femmes au dépistage et au PQDCS.

4.2.1 Taux de participation au PQDCS

Le taux de participation au PQDCS correspond au pourcentage de résidentes du Québec âgées


de 50 à 69 ans et admissibles à la RAMQ qui ont passé au moins une mammographie de
dépistage au cours d’une période de 30 mois et qui ont autorisé la transmission de leurs
informations au SI-PQDCS (participantes au PQDCS).

Malgré la recommandation de dépistage bisannuel, l’intervalle de 30 mois est utilisé pour le


calcul de cet indicateur afin de représenter la périodicité naturelle du retour au dépistage
observée au Québec et ailleurs au Canada(32).

Sur la base des taux de participation qui avaient cours dans les études ayant observé des
réductions importantes de la mortalité par cancer du sein grâce au dépistage, un taux de
participation d’au moins 70 % est visé(2). Toutefois, cette cible n’a pas été réévaluée depuis plus
de 20 ans et aujourd’hui, la tendance est à privilégier d’abord la prise de décision partagée selon
les valeurs et préférences des femmes pour leur participation au dépistage et non pas leur
participation à tout prix. La cible de 70 % n’est donc présentée ici qu’à titre indicatif.

La figure 5 présente l’évolution du taux de participation au PQDCS de1998 à 2019. On remarque


ce taux a augmenté de 16 points de pourcentage depuis les débuts du Programme, passant de
49,6 % en 2001 à 65,6 % en 2019.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Figure 5 Taux de participation au PQDCS pour l’ensemble du Québec, 1998 à 2019

Cible : ≥ 70 % de la population admissible au cours d’une période de 30 mois.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
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En 2015-2019, les deux tiers des régions avaient atteint un taux de participation d’au moins
65 % (figure 6) et cinq régions avaient dépassé la cible de 70 % (Saguenay–Lac-Saint-Jean,
Capitale-Nationale, Mauricie et Centre-du-Québec, Côte-Nord, Nord-du-Québec).

Figure 6 Taux de participation moyen au PQDCS selon les régions sociosanitaires du


Québec, 2001-2011 et 2015-2019

Cible : ≥ 70 %

Le bas taux de participation observé au Nunavik en 2015-2019 (49,9 %) pourrait s’expliquer au


moins en partie par l’absence de dépistage dans la région en 2015 et 2018 à cause du bris de
l’unité itinérante SOPHIE. En effet, des écarts allant jusqu’à environ 30 points de pourcentages
dans le taux de participation selon les années, de 2015 à 2018, ont été observés au Nunavik,
avec le plus bas taux observé en 2018 avec 29,2 %. Étant donnée la période de 30 mois
considérée pour le calcul de cet indicateur, au début de l’année 2018, la probabilité pour les
femmes d’avoir passé une mammographie de dépistage dans les 30 derniers mois était moindre
puisqu’aucune mammographie de dépistage n’avait été effectuée en 2015 dans cette région. De
plus, la probabilité d’avoir passé une mammographie de dépistage dans les 30 derniers mois
était aussi moindre pour les femmes en fin d’année 2018, considérant l’absence de dépistage
cette même année. De 2015 à 2019, la proportion de mammographies de dépistage effectuées
parmi celles qui étaient planifiées était de 66,9 % au Nunavik (Alain Ishac, Régie régionale de la
santé et des services sociaux du Nunavik).

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Quant au bas taux de participation observé à Montréal en 2015-2019 (56,0 %), il pourrait être en
partie attribuable à une plus forte proportion de femmes immigrantes et dont la langue
maternelle n’est ni le français ni l’anglais(43, 44). Pour ces femmes, la lettre d’invitation au PQDCS,
disponible en français ou en anglais seulement, pourrait être un obstacle à la participation au
Programme en raison de plus faibles niveaux de littératie et de la barrière de langue(45).

Enfin, l’Outaouais partageant une frontière commune avec la province de l’Ontario, on ne peut
exclure la possibilité que certaines femmes résidant dans cette région reçoivent leurs examens
de dépistage en Ontario plutôt qu’au Québec, ce qui pourrait contribuer à faire diminuer le taux
de participation au PQDCS dans cette région, lequel était sous la moyenne provinciale avec
57,5 % en 2015-2019.

4.2.2 Proportion de refus de participation au PQDCS

Un des objectifs du PQDCS est d’assurer des services visant le maintien de la qualité de vie des
femmes tout en tenant compte des besoins et des droits de celles-ci, particulièrement en ce qui
a trait à la protection de la vie privée et au droit de prendre des décisions éclairées(2, 46). Ainsi,
chaque femme qui passe un examen de dépistage au Québec peut choisir de ne pas transmettre
ses informations personnelles au SI-PQDCS (non participante au PQDCS)(5).

Le refus de la femme est tout de même noté au SI-PQDCS pour permettre de calculer la
proportion de refus de participation au Programme. La proportion de refus de participation
correspond à la proportion des mammographies de dépistage effectuées pour lesquelles les
femmes ont refusé d’autoriser la transmission de leurs renseignements personnels au SI-PQDCS.
Les femmes qui se font dépister doivent renouveler leur consentement ou refus de participation
au PQDCS à chacun de leur rendez-vous de dépistage(5).

La figure 7 présente l’évolution de la proportion de refus de participation à l’échelle du Québec


de 1998 à 2019. On remarque que le refus de participation, évalué à près de 9,5 % lors de la
première année du PQDCS a considérablement diminué à 0,7 % en 2019.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Figure 7 Proportion de refus de participation au PQDCS pour l’ensemble du Québec,


1998 à 2019

On remarque également que le refus de participation à la mammographie initiale a toujours été


plus élevé qu’aux mammographies subséquentes dans l’ensemble du Québec (figure 7).
Toutefois, l’écart observé entre la proportion de refus de participation à la mammographie
initiale et aux mammographies subséquentes a diminué avec le temps, passant d’une différence
de 5,1 points de pourcentage en 2000 à une différence de moins de 0,9 point de pourcentage
en 2019.

La diminution du refus de participation est observable dans toutes les régions du Québec
(figure 8). Les régions de Montréal et Laval, qui présentaient les plus grandes proportions de
refus de participation en 1998-2008 (10,3 % et 7,4 %, respectivement), étaient encore celles qui
avaient les plus grandes proportions de refus en 2015-2019, mais avec seulement 2,0 % de refus
de participation.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
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Figure 8 Proportion de refus de participation au PQDCS selon les régions sociosanitaires


du Québec, 1998-2008 et 2015-2019

4.2.3 Nombre de mammographies dans le cadre du PQDCS

Le nombre de mammographies de dépistage effectuées dans le cadre du PQDCS fournit un


portrait précis du nombre de femmes qui participent au Programme annuellement et de la
capacité de l’offre de service régionale auprès de sa population admissible.

De mai 1998 à décembre 2019, un total de 1 464 703 femmes âgées de 50 à 69 ans ont accepté
de participer au PQDCS, contribuant au total de 5 915 724 mammographies de dépistage, dont
4 451 021 mammographies de dépistage subséquentes.

La figure 9 présente la distribution des mammographies selon l’historique de dépistage de 1998


à 2019 au Québec. À la mise en place du PQDCS et jusqu’en 2000, où les mammographies
subséquentes ont pu débuter selon la fréquence prévue au Programme (aux deux ans), la
plupart des mammographies étaient initiales, c’est-à-dire effectuées chez des femmes
participant pour la première fois au PQDCS.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
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Figure 9 Nombre de mammographies de dépistage dans le cadre du PQDCS pour


l’ensemble du Québec, 1998 à 2019

De 2004 à 2013, le nombre de mammographies initiales s’est stabilisé autour de 60 000 par
année pour ensuite atteindre un nouveau plateau autour de 51 000 par année à partir de 2017.

Quant au nombre de mammographies subséquentes, il a d’abord été en croissance constante,


mais depuis 2015, il semble vouloir se stabiliser autour de 300 000 à 310 000 par année. Cette
stabilisation pourrait être le reflet de l’atteinte d’une forme de maturité du Programme où les
taux de participation (section 4.2.1) et de fidélisation (section 4.2.4), de même que la
représentation des femmes âgées de 50 à 69 ans atteignent un certain équilibre.

Toutes les régions du Québec ont observé une hausse de leur nombre annuel moyen de
mammographies de dépistage entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 10). Le nombre de
mammographies de dépistage par région est corrélé au nombre de femmes âgées de 50 à
69 ans dans chacune de ces régions. Ainsi, les régions pour lesquelles le nombre annuel moyen
de femmes âgées entre 50 et 69 ans était le plus élevé en 2015-2019 (Capitale-Nationale,
Montréal, Laurentides, Montérégie) sont aussi celles qui présentaient le plus grand nombre de
mammographies de dépistage en 2015-2019.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Figure 10 Moyenne annuelle du nombre de mammographies de dépistage dans le cadre


du PQDCS selon les régions sociosanitaires du Québec, 1998-2008 et 2015-2019

4.2.4 Taux de fidélisation au PQDCS

La participation régulière aux programmes de dépistage permet d’en optimiser les avantages(32).
Afin de détecter les cancers du sein le plus précocement possible, il est recommandé aux
femmes de passer une mammographie de dépistage tous les deux ans. En pratique, la
périodicité naturelle de retour à la mammographie est plus proche de 30 mois(32).

Le taux de fidélisation représente donc la probabilité qu’une participante passe une nouvelle
mammographie de dépistage dans un délai d’au plus 30 mois après la mammographie index.
Les lignes directrices canadiennes recommandent des taux de fidélisation minimaux de 75 % et
90 % à 30 mois après la mammographie index, selon que la mammographie index soit,
respectivement, un dépistage initial ou subséquent(32).

À l’échelle du Québec, on observe une augmentation temporelle importante du taux de


fidélisation qui est passé de 69,6 % en 2000 à 80,0 % en 2016 (figure 11). Toutefois, on remarque
des différences entre le taux de fidélisation après une mammographie initiale et celui après une
mammographie subséquente. Depuis l’implantation du PQDCS, le taux de fidélisation après une
mammographie initiale suit une légère tendance à la baisse, alors qu’il suit une tendance à la

Institut national de santé publique du Québec  29


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

hausse après des mammographies subséquentes à partir de 2002 (figure 11). La probabilité
qu’une participante se fasse dépister à nouveau dans un délai de 30 mois après une
mammographie initiale réalisée en 2016 était de 64,5 %, tandis qu’elle était de 83,2 % après une
mammographie subséquente.

Figure 11 Taux de fidélisation au PQDCS pour l’ensemble du Québec, 1998 à 2016

Cibles : ≥ 75 % pour les mammographies initiales et ≥ 90 % pour les mammographies subséquentes

Les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec, de Montréal, de la Gaspésie–Îles-de-la-


Madeleine, de Laval et de Lanaudière ont vu une augmentation de leur taux de fidélisation à la
mammographie initiale. Les autres régions ont observé une diminution allant jusqu’à 10,8 points
de pourcentage (figure 12A).

Si le taux de fidélisation aux mammographies subséquentes a quant à lui augmenté pour plus
de la moitié des 18 régions du Québec entre 1998-2008 et 2012-2016, aucune région n’avait
toutefois encore atteint la cible canadienne de 90 % en 2012-2016 (figure 12B).

Institut national de santé publique du Québec  30


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Figure 12 Taux de fidélisation au PQDCS selon les régions sociosanitaires du Québec,


1998-2008 et 2012-2016

A. Mammographies initiales B. Mammographies subséquentes

- 01-Bas-Saint-Laurent, 02-Saguenay–Lac-Saint-Jean, 03-Capitale-Nationale, 04-Mauricie et Centre-du-Québec,


05-Estrie, 06-Montréal, 07-Outaouais, 08-Abitibi-Témiscamingue, 09-Côte-Nord, 10-Nord-du-Québec,
11-Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 12-Chaudière-Appalaches, 13-Laval, 14-Lanaudière, 15-Laurentides,
16-Montérégie, 17-Nunavik, 18-Terres-Cries-de-la-Baie-James
- Cibles : ≥ 75 % pour les mammographies initiales et ≥ 90 % pour les mammographies subséquentes

4.2.5 Proportion de rétention régionale

La proportion de rétention régionale représente la proportion de mammographies de dépistage


effectuées dans la région de résidence parmi les participantes au PQDCS dans cette région.

Globalement, la proportion de rétention régionale a très peu varié depuis les débuts du PQDCS,
se situant généralement autour de 91 %, tant aux mammographies initiales qu’aux
mammographies subséquentes (figure 13). Depuis 2007, cette proportion semble augmenter de
façon constante, mais très lentement. En 2019, la proportion de rétention régionale était de
92,2 % au Québec.

Institut national de santé publique du Québec  31


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Figure 13 Proportion de rétention régionale pour l’ensemble du Québec, PQDCS,


1998 à 2019

Au niveau des régions, la proportion de rétention régionale est généralement demeurée plutôt
stable ou a augmenté entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 14). Les plus fortes augmentations
(au moins 5 points de pourcentage) ont été observées dans les régions de la Côte-Nord, de
Laval, des Laurentides et des Terres-Cries-de-la-Baie-James.

Institut national de santé publique du Québec  32


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Figure 14 Proportion de rétention régionale selon les régions sociosanitaires du Québec,


PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019

En 2015-2019, la proportion de rétention régionale variait de 75,3 % (Lanaudière) à 99,6 %


(Abitibi-Témiscamingue) selon les régions (figure 14). Cette hétérogénéité s’explique en partie
par le fait qu’en milieu rural ou éloigné, de même que dans les grands centres, les femmes ont
tendance à passer leur mammographie dans leur région de résidence, tandis que certaines
femmes habitant une région limitrophe d’un grand centre pourraient avoir plus tendance à aller
dans ce grand centre pour des raisons pratiques, comme lorsque, par exemple, elles y travaillent.
Par ailleurs, les régions du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James dépendent entièrement
du passage des unités itinérantes pour assurer la rétention régionale(24).

4.3 Référence et investigation


Suite à une mammographie de dépistage avec résultat anormal, le ou la radiologiste réfère la
participante à une investigation diagnostique sous forme d’examens complémentaires.
L’investigation débute généralement par des examens d’imagerie additionnels (mammographie,
échographie, etc.) qui permettent, dans la majorité des cas, de conclure que la lésion est
bénigne. Un examen clinique des seins peut aussi être réalisé à cette étape. Selon le résultat des
examens d’imagerie, une biopsie par forage (biopsie au trocart ou macrobiopsie par aspiration)
peut être nécessaire pour confirmer le diagnostic. Dans certains cas, par exemple lorsque la
biopsie par forage démontre la présence d’hyperplasie canalaire atypique, une biopsie
chirurgicale sera recommandée afin d’éliminer hors de tout doute la présence d’un cancer.

Institut national de santé publique du Québec  33


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Cette section présente les indicateurs de performance relatifs à la référence à des examens
complémentaires dans le PQDCS, soit des indicateurs faisant état de la capacité du Programme
à limiter les effets négatifs du dépistage.

4.3.1 Taux de référence

Le taux de référence représente la proportion de mammographies de dépistage dont le résultat


s’est avéré anormal et qui ont donc nécessité une investigation diagnostique. Dans la plupart
des cas, l’investigation permettra d’écarter le diagnostic de cancer et on qualifiera le dépistage
de faux positif. Les résultats faussement positifs constituent l’un des principaux effets
indésirables du dépistage. Un taux de référence trop élevé implique que plusieurs femmes
devront passer des examens complémentaires qui peuvent générer de l’anxiété, de la douleur et
parfois même certains risques et autres inconvénients alors même qu’elles n’avaient pas de
cancer(2, 47–49).

Comme le ou la radiologiste n’a pas toujours accès aux résultats d’imageries antérieures pour
l’aider dans l’interprétation des mammographies initiales, le taux de référence pour ces
mammographies est généralement plus élevé qu’aux mammographies subséquentes(32, 35). Selon
le Cadre de référence du PQDCS, le taux de référence devrait être inférieur à 7 % pour les
mammographies initiales, tandis qu’il devrait être inférieur à 5 % pour les mammographies
subséquentes(2).

La figure 15 présente l’évolution du taux de référence par historique de dépistage de 1998 à


2019 au Québec. Pour les mammographies initiales, le taux de référence a continuellement été
en augmentation depuis les débuts du Programme. Il est passé de 9,7 % en 1998 à 22,8 % en
2019, avec une hausse plus marquée entre 2009 (15,5 %) et 2012 (20,4 %).

Institut national de santé publique du Québec  34


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Figure 15 Taux de référence pour l’ensemble du Québec, PQDCS, 1998 à 2019

Cibles : < 7 % pour les mammographies initiales et < 5 % pour les mammographies subséquentes

Pour les mammographies subséquentes, le taux de référence a d’abord diminué de 2001 à 2009,
passant de 8,4 % à 7,1 %, pour ensuite augmenter de façon marquée jusqu’en 2013 (9,9 %),
avant de redescendre légèrement pour se stabiliser autour de 8,8 % à partir de 2017 (figure 15).

En 2019, les taux de référence pour les mammographies initiales et subséquentes étaient
respectivement de 22,8 % et 8,8 %, soit bien au-dessus des cibles qui n’ont, par ailleurs, jamais
été atteintes depuis la mise en place du PQDCS.

De plus, les taux de référence au Québec dépassent les taux des autres provinces canadiennes, à
l’exception de ceux de l’Île-du-Prince-Édouard. En 2013-2014, les taux de référence pour les
mammographies initiales et subséquentes étaient respectivement de 21,1 % et 9,8 % au Québec,
tandis qu’ils étaient de 16,6 % et 7,6 % au Canada(50).

Les taux de référence au Québec sont aussi plus élevés que ceux observés ailleurs dans le
monde. Aux États-Unis, en 2013, le taux de référence total a été estimé à 9,8 % chez les femmes
de 50 à 64 ans alors qu’il était de 11,9 % au Québec chez les participantes de 50 à 69 ans(51). En
Australie, les taux de référence pour les mammographies initiales et subséquentes chez les
femmes de 50 à 69 ans ayant participé au Programme de dépistage en 2019 étaient de 11,7 %
et 3,7 %, respectivement (vs. 22,8 % et 8,8 % au Québec)(52). En Angleterre, chez les femmes
âgées de 45 ans ou plus en 2016-2017, le taux de référence était de 7,7 % aux mammographies
initiales (22,4 % chez les femmes de 50 à 69 ans au Québec) et de 3,1 % à 4,6 % aux
mammographies subséquentes (9,2 % chez les femmes de 50 à 69 ans au Québec) selon que le

Institut national de santé publique du Québec  35


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

nombre d’années écoulées depuis le dépistage précédent était de 5 ans ou moins ou de plus de
5 ans(53). Les auteurs d’une étude utilisant les données de 23 programmes de dépistage de
cancer du sein de 15 pays d’Union européenne entre 2013 et 2017 ont estimé que le taux de
référence chez les participantes de 50 à 69 ans était de 8,9 % pour les mammographies initiales
(21,7 % au Québec) et de 3,6 % pour les mammographies subséquentes (9,5 % au Québec)(54).
Les différences observées entre les taux de référence du Québec et ceux des pays d’Europe
pourraient s’expliquer en partie par la pratique plus répandue en Europe de la double lecture,
soit une approche qui consiste en l’interprétation d’une même mammographie par deux
radiologistes et qui permet de diminuer le taux de référence(55).

Plusieurs études observationnelles ont été menées par l’équipe d’évaluation du PQDCS afin
d’identifier les déterminants du taux de référence et de tenter d’expliquer la hausse plus
marquée du taux de référence à partir de 2009(26, 28, 35). Les résultats de ces études suggèrent que
le taux de référence augmente tandis que la spécificité du dépistage diminue avec l’utilisation
de la technologie numérique, qui a progressivement remplacé la technologie analogique à partir
de 2006 (pour la technologie CR) et 2009 (pour la technologie DR) (figure 2)(26–28). Par ailleurs,
l’annonce très médiatisée en 2010 d’une enquête menée par le Collège des médecins du
Québec (CMQ) sur la pratique d’un radiologiste suspecté d’éprouver des problèmes de qualité
d’exercice dans le domaine de la mammographie et de la scanographie(56) pourrait être associée
à une augmentation du taux de référence dans le PQDCS(28).

L’équipe d’évaluation du PQDCS a également observé qu’un déterminant majeur du taux de


référence pour les mammographies initiales est la difficulté d’interprétation de certaines
mammographies(35). Ainsi, après ajustement pour les facteurs potentiellement confondants, la
densité mammaire, l’indice de masse corporelle et un antécédent de biopsie étaient
positivement associés au taux de référence, tandis que le fait d’avoir passé une mammographie
dans le passé (et donc la disponibilité de résultats de mammographies antérieures facilitant
l’interprétation de la mammographie) était associé à une diminution de ce taux. Or, tel que
présenté plus haut (section 4.1), la proportion de femmes avec seins denses ou extrêmement
denses (50-74 % ou > 74 % de tissu mammaire glandulaire) et la proportion de femmes avec un
indice de masse corporelle ≥ 30 kg/m2 tendent à augmenter depuis les débuts du PQDCS, ce
qui pourrait expliquer en partie la hausse du taux de référence observée au Québec.

L’augmentation importante du taux de référence est observable dans toutes les régions du
Québec entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 16A) pour les mammographies initiales. En
2015-2019, ce taux variait de 14,0 % (Terres-Cries-de-la-Baie-James) à 29,2 % (Lanaudière) selon
les régions.

Institut national de santé publique du Québec  36


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Figure 16 Taux de référence selon les régions sociosanitaires du Québec, PQDCS,


1998-2008 et 2015-2019

A. Mammographies initiales B. Mammographies subséquentes

- 01-Bas-Saint-Laurent, 02-Saguenay–Lac-Saint-Jean, 03-Capitale-Nationale, 04-Mauricie et Centre-du-Québec,


05-Estrie, 06-Montréal, 07-Outaouais, 08-Abitibi-Témiscamingue, 09-Côte-Nord, 10-Nord-du-Québec,
11-Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 12-Chaudière-Appalaches, 13-Laval, 14-Lanaudière, 15-Laurentides,
16-Montérégie, 17-Nunavik, 18-Terres-Cries-de-la-Baie-James
- Cibles : < 7 % pour les mammographies initiales et < 5 % pour les mammographies subséquentes

Pour les mammographies subséquentes, le taux de référence a augmenté ou est demeuré plutôt
stable dans la majorité des régions entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 16B). Par ailleurs,
toutes les régions avaient un taux de référence d’au moins 5,0 % en 2015-2019.

Parmi les régions qui présentaient les taux de référence les plus bas aux mammographies
initiales et subséquentes en 2015-2019 se trouvent le Nunavik et les Terres-Cries-de-la-Baie-
James. Ces deux régions sont entièrement desservies par les unités itinérantes de dépistage
CLARA et SOPHIE(24). Une étude antérieure de l’équipe d’évaluation du PQDCS a montré que le
taux de référence dans le PQDCS était systématiquement plus faible chez les femmes dépistées
à l’aide des unités itinérantes comparativement aux femmes dépistées dans les CDD, après
ajustement pour l’âge et la distribution des mammographies initiales et subséquentes(24). Ces

Institut national de santé publique du Québec  37


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

résultats pourraient résulter de la centralisation de la lecture des mammographies effectuées par


les unités itinérantes, corroborant les résultats d’une autre étude de l’équipe d’évaluation qui
suggéraient qu’une augmentation du volume de lecture du radiologiste est associée à une
réduction du taux de référence(57).

Taux de référence par type de lésion référée


On distingue quatre types de lésions pouvant être identifiées par mammographie, soit les
microcalcifications, les masses, les distorsions et les densités asymétriques. Lors de
l’interprétation de la mammographie de dépistage, le ou la radiologiste peut spécifier jusqu’à
trois lésions au formulaire de dépistage. Pour chacune des lésions identifiées, le ou la
radiologiste doit cocher le type de lésion parmi les quatre types énumérés plus haut. Il ou elle
peut aussi cocher une case « autre type de lésion » et spécifier le type dans un champ libre. En
pratique, la catégorie « autre type de lésion » est utilisée par les radiologistes pour apporter des
précisions supplémentaires sur des lésions déjà classées ou qui auraient pu être classées dans
l’une des quatre catégories susmentionnées. Cette section présente les résultats des dépistages
pour lesquels un seul type de lésion a été identifié tout en excluant les lésions uniques spécifiées
dans la catégorie « autre type de lésion » (un total de 13 % des mammographies anormales
présentaient plus d’une lésion ou une lésion unique inscrite dans la catégorie « autre type de
lésion »).

La figure 17 présente l’évolution du taux de référence pour chaque type de lésion référée de
1998 à 2019 à l’échelle du Québec. Globalement, le taux de référence pour les densités
asymétriques a plus que doublé depuis les débuts du PQDCS, tandis qu’il a diminué de près de
la moitié pour les masses.

Institut national de santé publique du Québec  38


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Figure 17 Taux de référence pour chaque type de lésion identifiée pour l’ensemble du
Québec, PQDCS, 1998 à 2019

Aux environs de 2009-2010, on observe une augmentation plus marquée du taux de référence
pour les densités asymétriques et une nouvelle augmentation pour tous les autres types de
lésions, possiblement dues à l’utilisation de plus en plus répandue de la technologie numérique
et à l’enquête du CMQ annoncée en 2010(28). Cette augmentation a été de plus grande
envergure pour les densités asymétriques. En 2019, le taux de référence pour les densités
asymétriques était de 4,7 %, tandis qu’il était de 2,5 % pour les masses, de 1,4 % pour les
microcalcifications et 0,7 % pour les distorsions (figure 17).

Les résultats d’une étude populationnelle conduite aux États-Unis et incluant près de
330 000 mammographies suggèrent que les densités asymétriques identifiées au dépistage ont
une plus faible valeur prédictive positive dans la détection des cancers infiltrants et sont une
source courante de faux positifs comparativement aux autres types de lésions, particulièrement
chez les femmes âgées de moins de 70 ans(58). Dans le PQDCS, il a été évalué que la valeur
prédictive positive des mammographies avec densités asymétriques a toujours été inférieure à
celle des mammographies avec d’autres types de lésions sur la période allant de 2007 à 2016 au
Québec(59). En 2016, la valeur prédictive positive des mammographies avec densités
asymétriques était de 2,5 % et celle des mammographies avec d’autres types de lésions (masses,
microcalcifications et distorsions) était de 7,9 %(59).

Institut national de santé publique du Québec  39


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

4.3.2 Recommandation émise au terme de l’investigation radiologique

En cas de mammographie de dépistage anormale, la femme est rappelée pour passer des
examens d’imagerie diagnostique, le plus souvent des clichés supplémentaires ou une
échographie, afin d’examiner l’anomalie de façon plus détaillée. Selon la conclusion des
examens d’imagerie, le ou la radiologiste fera une recommandation parmi les suivantes : soit un
retour au dépistage régulier à deux ans si le résultat de l’investigation radiologique est normal
ou bénin; un suivi à 6 mois (c.-à-d. 3-9 mois) si l’investigation radiologique ne permet pas de
confirmer le statut bénin d’une lésion malgré une apparence fort probablement bénigne; un
suivi à 12 mois (c.-à-d. 10-17 mois), selon le jugement du ou de la médecin ou radiologiste; ou
une biopsie si le niveau de suspicion de cancer le justifie.

L’évolution de la distribution des recommandations émises au terme de l’investigation


radiologique est présentée pour la période allant de 2002 à 2019, à l’échelle du Québec, à la
figure 18. On remarque que la recommandation de suivi à 6 mois tend à augmenter depuis les
débuts du PQDCS. Sur la même période, la recommandation de suivi à 12 mois a diminué. Par
ailleurs, l’augmentation de la proportion de recommandations de suivi à 6 mois observée entre
2009 et 2013 est simultanée à l’augmentation du taux de référence (section 4.3.1).

En 2019, au terme de l’investigation radiologique réalisée à la suite d’un dépistage anormal,


54,6 % des femmes retournaient en dépistage régulier à deux ans; 27,3 % et 3,3 % recevaient
une recommandation de suivi à 6 mois ou à 12 mois, respectivement; et 14,8 % se voyaient
recommander une biopsie (figure 18).

Figure 18 Distribution des recommandations émises au terme de l’investigation


radiologique pour l’ensemble du Québec, PQDCS, 2002-2019

Institut national de santé publique du Québec  40


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Dans la plupart des régions, on remarque aussi que la proportion de recommandations de suivi
à 6 mois a augmenté et que la proportion de recommandations de suivi à 12 mois a diminué
(figure 19).

Figure 19 Proportion des mammographies de dépistage anormales selon la


recommandation émise au terme de l’investigation radiologique selon les
régions sociosanitaires du Québec, PQDCS, 2002-2012 et 2015-2019

A. Retour en dépistage B. Suivi 6 mois

Institut national de santé publique du Québec  41


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Figure 19 Proportion des mammographies de dépistage anormales selon la


recommandation émise au terme de l’investigation radiologique selon les
régions sociosanitaires du Québec, PQDCS, 2002-2012 et 2015-2019 (suite)

C. Suivi 12 mois D. Biopsie

- 01-Bas-Saint-Laurent, 02-Saguenay–Lac-Saint-Jean, 03-Capitale-Nationale, 04-Mauricie et Centre-du-Québec,


05-Estrie, 06-Montréal, 07-Outaouais, 08-Abitibi-Témiscamingue, 09-Côte-Nord, 10-Nord-du-Québec,
11-Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 12-Chaudière-Appalaches, 13-Laval, 14-Lanaudière, 15-Laurentides,
16-Montérégie
- Une barre hachurée, accompagnée du sigle N.P. (non présenté), indique que les résultats ont été masqués puisque
le nombre de cas observés était inférieur à 5.
- Note : Cet indicateur n’est pas calculé pour les régions 17 et 18 puisqu’elles ne font pas d’investigation. En cas de
mammographie anormale dans ces régions, l’investigation est effectuée dans une autre région.

4.3.3 Profil d’investigation des femmes suite à une mammographie de dépistage


anormale

Lorsqu’une mammographie s’avère anormale, des examens complémentaires sont nécessaires


pour confirmer ou infirmer la présence de cancer. L’idéal est d’arriver à un diagnostic par des
examens non effractifs, tels que des examens d’imagerie, si le résultat est bénin. Lorsqu’une
biopsie s’avère nécessaire, la biopsie par forage, qui inclut la biopsie au trocart et la
macrobiopsie par aspiration, est moins effractive que la biopsie chirurgicale.

La figure 20 présente l’évolution de la répartition des femmes selon l’examen d’investigation le


plus effractif réalisé pour l’investigation d’une mammographie de dépistage anormale, pour
l’ensemble de la province, de 1998 à 2019. À noter que les femmes ayant eu une biopsie
chirurgicale ont généralement aussi eu une biopsie par forage. Elles ne contribuent toutefois
qu’au calcul de la proportion des biopsies chirurgicales et non pas à celui des biopsies par

Institut national de santé publique du Québec  42


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

forage puisque seul l’examen le plus effractif est considéré ici (les catégories sont mutuellement
exclusives).

Figure 20 Répartition des femmes selon l’examen d’investigation le plus effractif reçu
suivant une mammographie de dépistage anormale pour l’ensemble du
Québec, PQDCS, 1998 à 2019

Aucun : aucun examen d’investigation colligé dans le fichier des actes médicaux facturés à la RAMQ.

La diminution, depuis 1998, de la proportion des dépistages anormaux sans examen


d’investigation identifié par le jumelage de la base de données du PQDCS avec celle des actes
médicaux facturés à la RAMQ suggère une augmentation de la complétion des données dans le
temps, ou en d’autres termes, une diminution de la quantité d’examens d’investigation non
colligés (figure 20).

Depuis 1998, on observe une augmentation de la proportion des investigations ayant été
conclues à l’aide d’examens d’imagerie seulement. Cette augmentation pourrait être le résultat
de l’augmentation du taux de référence qui a entrainé une augmentation du nombre de femmes
investiguées alors qu’elles n’ont pas de cancer (diminution de la spécificité du dépistage
(sections 4.3.1 et 4.4.6)). L’augmentation des investigations conclues à l’aide d’examens
d’imagerie pourrait aussi être en partie expliquée par la diminution des données manquantes au
niveau des examens d’investigations.

On observe également une diminution du recours aux biopsies chirurgicales sur la même
période.

Institut national de santé publique du Québec  43


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

La proportion de femmes pour lesquelles une biopsie par forage a permis de conclure
l’investigation est quant à elle demeurée relativement stable au Québec entre 1998 et 2019
(figure 20). Puisque le taux de référence a augmenté sur la même période (section 4.3.1), c’est
dire qu’en nombre absolu, ou par rapport à l’ensemble des dépistages réalisés, les biopsies par
forage sont devenues plus fréquentes.

En 2019, chez 80,9 % des participantes avec mammographie de dépistage anormale, des
examens d’imagerie ont suffi pour arriver à un diagnostic. La même année, 16,4 % des
investigations ont été conclues à l’aide d’une biopsie par forage, tandis que seulement 1,2 % ont
requis une biopsie chirurgicale (figure 20). À noter que certaines femmes sans recommandation
de biopsie au terme de l’investigation radiologique (section 4.3.2) auront tout de même une
biopsie en cours d’investigation, ce qui explique en partie que la proportion de femmes avec
biopsie soit supérieure à la proportion de femmes qui ont eu une recommandation de biopsie.

La plupart des régions ont observé une diminution des biopsies chirurgicales et une
augmentation des investigations qui ont pu être conclues à partir d’examens d’imagerie
seulement entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 21). En 2015-2019, la proportion de femmes
diagnostiquées par recours exclusif à l’imagerie variait généralement autour de la moyenne
québécoise pour la majorité des régions. La proportion de biopsies par forage et de biopsies
chirurgicales allait respectivement de 8,1 % (Nunavik) à 20,0 % (Capitale-Nationale) et de 0,7 %
(Estrie) à 2,2 % (Capitale-Nationale) selon les régions sur la même période. Les différences
régionales pourraient être en partie dues au fait que le recours à la biopsie par forage est parfois
encore limité dans certaines régions. Lorsque c’est le cas, on recourt à la biopsie chirurgicale,
mais en exigeant une suspicion de cancer plus élevée pour procéder à cette biopsie.

On observe des proportions élevées de femmes qui n’auraient pas eu d’examens d’investigation
suite à une mammographie anormale dans les régions du Nunavik (38,7 %) et des Terres-Cries-
de-la-Baie-James (23,4 %) en 2015-2019. En cas de mammographie anormale au Nunavik et
dans les Terres-Cries-de-la-Baie-James, les examens d’investigations sont effectués dans les
régions de l’Abitibi-Témiscamingue, du Nord-du-Québec ou de Montréal. Bien que les femmes
soient entièrement prises en charge en ce qui a trait à la logistique et aux coûts liés à leurs
déplacements pour l’investigation de leur mammographie anormale, il est possible que
certaines d’entre elles ne se présentent pas à leurs examens d’investigation pour des raisons
personnelles ou culturelles. Toutefois, on ne peut exclure la possibilité que les données sur les
examens d’investigation effectués soient incomplètes pour ces régions. Ce pourrait être le cas si
les examens d’investigation des femmes de ces régions étaient effectués par des médecins
travaillant sous un mode de rémunération différent, soit une rémunération horaire plutôt qu’à
l’acte, ou encore si le renouvellement des cartes d’assurance maladie accusait certains retards,
les examens d’investigation étant administrés, mais non associés à un numéro d’assurance
maladie dans le fichier des services médicaux rémunérés à l’acte de la RAMQ. Dans de tels cas,
les proportions d’examens d’investigations réalisés chez les femmes de ces régions seraient
sous-estimées.

Institut national de santé publique du Québec  44


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Figure 21 Profil des examens d’investigation réalisés suivant une mammographie de


dépistage anormale selon les régions sociosanitaires du Québec, PQDCS,
1998-2008 et 2015-2019

A. Imagerie seulement B. Biopsie par forage

C. Biopsie chirurgicale D. Aucun

- 01-Bas-Saint-Laurent, 02-Saguenay–Lac-Saint-Jean, 03-Capitale-Nationale, 04-Mauricie et Centre-du-Québec,


05-Estrie, 06-Montréal, 07-Outaouais, 08-Abitibi-Témiscamingue, 09-Côte-Nord, 10-Nord-du-Québec,
11-Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 12-Chaudière-Appalaches, 13-Laval, 14-Lanaudière, 15-Laurentides,
16-Montérégie, 17-Nunavik, 18-Terres-Cries-de-la-Baie-James
- Une barre hachurée, accompagnée du sigle N.P. (non présenté), indique que les résultats ont été masqués puisque
le nombre de cas observés était inférieur à 5.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

4.3.4 Taux de biopsies bénignes

Les programmes de dépistage doivent s’efforcer de maximiser le nombre de cancers détectés


tout en limitant le nombre de procédures diagnostiques effractives. Une femme qui doit subir
une biopsie est susceptible de vivre de l’anxiété et d’autres inconvénients(2, 47–49). Le taux de
biopsies avec résultat bénin, soit la proportion de mammographies de dépistage pour lesquelles
l’ensemble des biopsies réalisées au cours des 6 mois ayant suivi une mammographie anormale
sont bénignes, est donc un indicateur qui vise à mesurer la capacité du Programme à réduire les
effets négatifs du dépistage(2). Il procure une indication de la qualité de l’évaluation pré-
chirurgicale(32).

Cet indicateur est présenté séparément pour les biopsies par forage et les biopsies chirurgicales.
Aucune cible n’est définie pour le taux de biopsies par forage bénignes. Selon le Cadre de
référence du PQDCS, le taux de biopsies chirurgicales bénignes devrait être inférieur à 5 biopsies
par 1 000 mammographies de dépistage initiales et 3,5 biopsies par 1 000 mammographies de
dépistage subséquentes(2).

Taux de biopsies par forage bénignes


L’évolution du taux de biopsies par forage bénignes est présentée par historique de dépistage
pour l’ensemble du Québec de 1998 à 2019 à la figure 22. Les tendances temporelles observées
pour les taux de biopsies par forage bénignes sont très similaires à celles des taux de référence
présentés plus haut à l’échelle du Québec (figure 15 à la section 4.3.1). Sachant que la
proportion de femmes pour lesquelles l’investigation a été conclue avec une biopsie par forage
est demeurée relativement stable au Québec entre 1998 et 2019 (figure 20 à la section 4.3.3), ces
résultats suggèrent que les fluctuations à la baisse ou à la hausse du taux de biopsies par forage
bénignes sont le résultat des variations observées dans le taux de référence.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Figure 22 Taux de biopsies par forage bénignes pour l’ensemble du Québec, PQDCS,
1998 à 2019

Par ailleurs, on observe que le taux de biopsies par forage bénignes a toujours été plus élevé
aux mammographies initiales comparativement aux mammographies subséquentes et que cet
écart s’est accentué au fil du temps (figure 22). Ainsi, l’augmentation du taux de biopsies par
forage bénignes aux mammographies initiales a débuté avant celle observée aux
mammographies subséquentes et a été de plus grande ampleur. En 2019, les taux de biopsies
par forage bénignes aux mammographies initiales et subséquentes étaient respectivement de
27,3 ‰ et 9,2 ‰.

Toutes les régions du Québec ont vu une augmentation relative allant de 36 % (Montréal,
Abitibi-Témiscamingue) à plus de 100 % (Saguenay–Lac-Saint-Jean, Estrie, Côte-Nord,
Chaudière-Appalaches, Laval, Lanaudière, Laurentides) de leur taux de biopsies par forage
bénignes aux mammographies initiales entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 23A). En
2015-2019, ce taux variait de 17,8 ‰ (Estrie) à 41,7 ‰ (Lanaudière) selon les régions.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Figure 23 Taux de biopsies par forage bénignes selon les régions sociosanitaires du
Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019

A. Mammographies initiales B. Mammographies subséquentes

- 01-Bas-Saint-Laurent, 02-Saguenay–Lac-Saint-Jean, 03-Capitale-Nationale, 04-Mauricie et Centre-du-Québec,


05-Estrie, 06-Montréal, 07-Outaouais, 08-Abitibi-Témiscamingue, 09-Côte-Nord, 10-Nord-du-Québec,
11-Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 12-Chaudière-Appalaches, 13-Laval, 14-Lanaudière, 15-Laurentides,
16-Montérégie, 17-Nunavik, 18-Terres-Cries-de-la-Baie-James
- Une barre hachurée, accompagnée du sigle N.P. (non présenté), indique que les résultats ont été masqués puisque
le nombre de cas observés était inférieur à 5.

Bien qu’il ait toujours été inférieur au taux de biopsies par forages bénignes à la mammographie
initiale, le taux de biopsies par forage bénignes aux mammographies subséquentes a également
augmenté dans plus du deux-tiers des régions entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 23B).
Seules les régions du Bas-Saint-Laurent, de l’Outaouais, de l’Abitibi-Témiscamingue, du Nord-
du-Québec et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine ont vu ce dernier diminuer. En 2015-2019, le
taux de biopsies par forage bénignes aux mammographies subséquentes allait de 4,3 ‰ (Nord-
du-Québec) à 12,0 ‰ (Capitale-Nationale) selon les régions.

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20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Taux de biopsies chirurgicales bénignes


La figure 24 présente l’évolution du taux de biopsies chirurgicales bénignes pour l’ensemble du
Québec de 1998 à 2019. De 1998 à 2009, le taux de biopsies chirurgicales bénignes a beaucoup
diminué, passant de 5,1 ‰ à 1,0 ‰. Cette tendance pourrait s’expliquer en partie par le
changement de pratique en investigation diagnostique où l’objectif est maintenant d’établir le
diagnostic à partir d’une biopsie par forage plutôt qu’à partir d’une biopsie chirurgicale.

Comme pour le taux de biopsies par forage bénignes, le taux de biopsies chirurgicales bénignes
a toujours été plus élevé aux mammographies initiales comparativement aux mammographies
subséquentes. Depuis 2012, ces taux oscillent autour de 2,5 ‰ et de 1,0 ‰ aux
mammographies initiales et subséquentes, respectivement, soit à l’intérieur des valeurs cibles (<
5,0 ‰ aux mammographies initiales et < 3,5 ‰ aux mammographies subséquentes).

Figure 24 Taux de biopsies chirurgicales bénignes pour l’ensemble du Québec, PQDCS,


1998 à 2019

Cibles : < 5,0 biopsies chirurgicales bénignes/1 000 mammographies initiales et < 3,5 biopsies chirurgicales
bénignes/1 000 mammographies subséquentes

Les taux de biopsies chirurgicales bénignes aux mammographies initiales et subséquentes sont
présentés par région pour les périodes 1998-2008 et 2015-2019 à la figure 25. À l’exception de
Laval et des Laurentides, qui montrent une légère augmentation, toutes les régions du Québec
ont vu une diminution de leur taux de biopsies chirurgicales bénignes à la mammographie
initiale entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 25A). En 2015-2019, toutes les régions avaient un
taux de biopsies chirurgicales inférieur à 5,0 ‰ aux mammographies initiales.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Figure 25 Taux de biopsies chirurgicales bénignes selon les régions sociosanitaires du


Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019

A. Mammographies initiales B. Mammographies subséquentes

- 01-Bas-Saint-Laurent, 02-Saguenay–Lac-Saint-Jean, 03-Capitale-Nationale, 04-Mauricie et Centre-du-Québec,


05-Estrie, 06-Montréal, 07-Outaouais, 08-Abitibi-Témiscamingue, 09-Côte-Nord, 10-Nord-du-Québec,
11-Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 12-Chaudière-Appalaches, 13-Laval, 14-Lanaudière, 15-Laurentides,
16-Montérégie, 17-Nunavik, 18-Terres-Cries-de-la-Baie-James
- Une barre hachurée, accompagnée du sigle N.P. (non présenté), indique que les résultats ont été masqués puisque
le nombre de cas observés était inférieur à 5.
- Cibles : < 5,0 biopsies chirurgicales bénignes/1 000 mammographies initiales et < 3,5 biopsies chirurgicales
bénignes/1 000 mammographies subséquentes

Le taux de biopsies chirurgicales bénignes aux mammographies subséquentes a également


diminué dans plus du trois-quarts des régions entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 25B).
L’ensemble des régions avaient un taux de biopsies chirurgicales bénignes inférieur à 3,5 ‰ aux
mammographies subséquentes en 2015-2019.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

4.4 Détection des cancers du sein


Pour que le PQDCS puisse réduire la mortalité par cancer du sein, il doit, d’une part, maximiser
le nombre de cancers détectés au dépistage, et d’autre part, détecter les cancers le plus
précocement possible(2), puisqu’un traitement précoce favorise la survie des femmes atteintes
d’un cancer.

Cette section présente les indicateurs de performance liés à la capacité du PQDCS à détecter les
cancers du sein. Deux types de cancers sont considérés, soit les cancers in situ et les cancers
infiltrants, de stade plus avancé(60). Parmi les cancers infiltrants, nous distinguerons de plus les
cancers de petite taille et les cancers sans envahissement ganglionnaire, qui offrent de meilleurs
pronostics de survie que les cancers de plus grande taille ou avec envahissement
ganglionnaire(61).

Puisque les mammographies de dépistage initiales détectent des cas de cancer qui peuvent être
prévalents depuis plusieurs années en plus des cas plus récents, il est attendu que les taux de
détection des cancers du sein soient plus élevés aux mammographies initiales qu’aux
mammographies subséquentes.

4.4.1 Taux de détection des cancers du sein infiltrants

Les cancers du sein infiltrants ont un moins bon pronostic que les cancers in situ à cause de leur
stade plus avancé au diagnostic(61). Les programmes de dépistage visent donc à détecter les
cancers du sein infiltrants le plus tôt possible et avant qu’ils ne deviennent symptomatiques. Le
taux de détection des cancers infiltrants correspond à la proportion des participantes au PQDCS
pour lesquelles un diagnostic de cancer du sein infiltrant a été établi au cours des 6 mois ayant
suivi la réalisation d’une mammographie de dépistage qui s’est avérée anormale. Un cancer
diagnostiqué plus de 6 mois après une mammographie anormale est plutôt considéré comme
un cancer d’intervalle (section 4.4.5) et n’est donc pas inclus dans le taux de détection des
cancers du sein(31).

Aux mammographies initiales et subséquentes, les cibles sont respectivement de plus de


5,0 cancers infiltrants et plus de 3,0 cancers infiltrants détectés/1 000 mammographies(32).

De 1998 à 2019, 27 542 cancers infiltrants ont été détectés dans le PQDCS. La figure 26 présente
l’évolution du taux de détection des cancers du sein infiltrants par historique de dépistage, à
l’échelle du Québec. Alors que le taux de détection des cancers infiltrants est demeuré plutôt
stable autour de 4,5 ‰ jusqu’en 2008, on remarque une hausse de ce taux à partir de 2009
suivie d’une nouvelle stabilisation autour de 5 ‰ depuis 2013. Ces tendances reflètent surtout
celles des mammographies subséquentes qui sont plus nombreuses que les mammographies
initiales. Aux mammographies initiales, le taux de détection a continué d’augmenter après 2013
et n’a jamais été aussi élevé qu’en 2019 avec un taux de 6,6 ‰.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Figure 26 Taux de détection des cancers du sein infiltrants pour l’ensemble du Québec,
PQDCS, 1998 à 2019

Cibles : > 5,0 cancers infiltrants/1 000 mammographies initiales et > 3,0 cancers infiltrants/1 000 mammographies
subséquentes.

En 2012, les taux de détection des cancers du sein infiltrants aux mammographies initiales et
subséquentes étaient plus élevés au Québec (5,5 ‰ et 4,4 ‰, respectivement) qu’au Canada
(4,8 ‰ et 3,7 ‰, respectivement)(50). Puisque les estimations canadiennes n’étaient pas
disponibles après 2012, il n’est pas possible de dire si cette différence s’est maintenue dans le
temps. Plus récemment, entre 2013 et 2017, les taux de détection des cancers du sein infiltrants
aux mammographies initiales et subséquentes ont été estimés à 5,3 ‰ et 4,0 ‰,
respectivement, dans un ensemble de 15 pays d’Union européenne(54). Au Québec, ces taux
étaient supérieurs sur la même période avec des taux de 5,8 ‰ et 5,0 ‰ pour les
mammographies initiales et subséquentes, respectivement. En 2019, le taux de détection des
cancers infiltrants total chez les participantes au PQDCS (5,1 ‰ chez les 50 à 69 ans) était
inférieur à celui de l’Australie chez les femmes âgées de 50 à 74 ans (5,9 ‰)(52).

La hausse du taux de détection des cancers du sein infiltrants au Québec est probablement en
partie attribuable à la hausse du taux de référence et donc à la hausse de la sensibilité du
dépistage et ce, plus particulièrement à partir de 2010 (sections 4.3.1 et 4.4.6). Il est aussi
possible qu’il y ait également eu une hausse de l’incidence des cancers du sein chez les
participantes au PQDCS dû notamment au fait que la proportion de participantes avec des
facteurs de risque de cancer du sein tend à augmenter avec le temps (section 4.1). En 2019, les
taux de détection de cancers infiltrants aux mammographies initiales et subséquentes
respectaient les cibles canadiennes avec des taux respectifs de 6,6 ‰ et 4,8 ‰ (figure 26).

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

La plupart des régions ont également observé une augmentation de leur taux de détection des
cancers infiltrants aux mammographies initiales et subséquentes (figure 27) entre 1998-2008 et
2015-2019. Parmi les mammographies initiales, cette augmentation a généralement permis
d’atteindre un taux supérieur à 5,0 ‰ en 2015-2019, si ce n’était déjà fait en 1998-2008
(figure 27A).

Figure 27 Taux de détection des cancers du sein infiltrants selon les régions
sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019

A. Mammographies initiales B. Mammographies subséquentes

- 01-Bas-Saint-Laurent, 02-Saguenay–Lac-Saint-Jean, 03-Capitale-Nationale, 04-Mauricie et Centre-du-Québec,


05-Estrie, 06-Montréal, 07-Outaouais, 08-Abitibi-Témiscamingue, 09-Côte-Nord, 10-Nord-du-Québec,
11-Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 12-Chaudière-Appalaches, 13-Laval, 14-Lanaudière, 15-Laurentides,
16-Montérégie, 17-Nunavik, 18-Terres-Cries-de-la-Baie-James
- Une barre hachurée, accompagnée du sigle N.P. (non présenté), indique que les résultats ont été masqués puisque
le nombre de cas observés était inférieur à 5.
- Cibles : > 5,0 cancers infiltrants/1 000 mammographies initiales et > 3,0 cancers infiltrants/1 000 mammographies
subséquentes

Aux mammographies subséquentes, seule une région (Nord-du-Québec) a vu une diminution


de son taux de détection des cancers infiltrants entre 1998-2008 et 2015-2019, mais considérant
les petits effectifs de mammographie de dépistage dans la région, cette diminution pourrait
n’être que le fruit d’instabilité statistique. En 2015-2019, toutes les régions respectaient le taux
cible (> 3,0 ‰).

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
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4.4.2 Taux de détection des cancers in situ

Le cancer in situ est une pathologie hétérogène dont tous les cas n’évoluent pas vers un cancer
infiltrant(32). La détection d’un cancer in situ dans le cadre du dépistage peut donc être
avantageuse (détection précoce) si le cancer est voué à progresser vers un stade plus agressif,
mais désavantageuse si le cancer est destiné à demeurer localisé et ne requerrait pas
d’intervention. Ainsi, un taux de détection de cancers in situ trop faible pourrait indiquer un
problème de sensibilité du dépistage, tandis qu’un taux de détection de cancers in situ trop
élevé pourrait indiquer un problème de surdiagnostic. Considérant cette incertitude quant à la
détection des cancers in situ dans le cadre du dépistage par mammographie, il n’y a pas de
consensus sur la cible à atteindre pour cet indicateur et la cible qui avait initialement été
proposée dans le Cadre de référence du PQDCS n’a pas été retenue ici pour l’interprétation des
résultats(2).

Depuis les débuts du Programme, un total de 6 970 cancers in situ ont été détectés dans le
PQDCS. Les cancers in situ constituent entre 17 % et 23 % des cancers détectés par dépistage
dans le cadre du PQDCS au Québec, toutes mammographies confondues (figure 28). L’ampleur
des variations annuelles observées dans la proportion des cancers de type in situ, surtout aux
mammographies initiales, est principalement le résultat de l’instabilité statistique des
estimations due aux petits nombres de cancers in situ.

Figure 28 Proportion de cancers détectés de type in situ pour l’ensemble du Québec,


PQDCS, 1998 à 2019

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
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À l’échelle du Québec, la proportion de participantes pour lesquelles un diagnostic de cancers


du sein in situ a été établi au cours des 6 mois suivant une mammographie de dépistage
anormale tend à augmenter légèrement depuis les débuts du PQDCS (figure 29). Les taux de
détection des cancers du sein in situ au Québec tendent à être similaires à ceux observés à
l’échelle du Canada ou en Australie, mais supérieurs à ceux de l’Union européenne. En 2012, le
taux de détection des cancers du sein in situ aux mammographies initiales et subséquentes
étaient respectivement de 1,5 ‰ et 1,0 ‰ au Québec, tandis qu’ils étaient de 1,3 ‰ et 0,8 ‰
au Canada(50). En 2019, le taux de détection des cancers du sein in situ total au Québec était de
1,2 ‰ contre 1,4 ‰ en Australie (chez les femmes de 50 à 74 ans) la même année(52). Dans un
ensemble de 15 pays d’Union européenne entre 2013 et 2017, les taux de détection des cancers
in situ étaient de 1,3 ‰ aux mammographies initiales et 0,8 ‰ aux mammographies
subséquentes, comparativement à 1,7 ‰ et 1,2 ‰, respectivement, au Québec(54).

Figure 29 Taux de détection des cancers du sein in situ pour l’ensemble du Québec,
PQDCS, 1998 à 2019

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Dans près du trois-quarts des régions, le taux de détection des cancers du sein in situ a
augmenté entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 30). En 2015-2019, il variait de 0,7 ‰ (Abitibi-
Témiscamingue) à 1,6 ‰ (Lanaudière) selon les régions.

Figure 30 Taux de détection des cancers du sein in situ selon les régions sociosanitaires
du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019

Une barre hachurée, accompagnée du sigle N.P. (non présenté), indique que les résultats ont été masqués puisque
le nombre de cas observés était inférieur à 5.

4.4.3 Proportion de cancers détectés infiltrants de petite taille

La taille d’une tumeur infiltrante est un des indicateurs pronostiques du cancer du sein(2, 32). La
proportion de cancers infiltrants de petite taille, soit la proportion des participantes au PQDCS
avec un cancer du sein infiltrant détecté par dépistage pour lesquelles le cancer infiltrant est de
taille inférieure ou égale à 1 cm, est un indicateur permettant de juger de la capacité du
Programme à dépister les cancers de façon précoce.

Le Programme doit tendre à maximiser la proportion des cancers de petite taille parmi les
cancers détectés de sorte que plus de 30 % des cancers infiltrants détectés soient de taille
inférieure ou égale à 1 cm(2).

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
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La proportion de cancers infiltrants de petite taille a diminué entre 1998 et 2009, passant de
44,8 % en 1998 à 34,0 % (figure 31). Cette tendance suggère une diminution de la capacité du
Programme à détecter les cancers de façon précoce sur cette période. Toutefois, puisque les
résultats présentés sont bruts et qu’en début de Programme, les distributions d’âge des
participantes et de l’historique de mammographies de même que les régions sociosanitaires
couvertes par le PQDCS étaient plutôt hétérogènes selon les années, ce résultat est à prendre
avec précaution.

Par ailleurs, la proportion de cancers infiltrants de petite taille a toujours été supérieure à la
cible. Enfin, elle a légèrement augmenté à nouveau après 2009, et depuis 2011, elle oscille entre
35,7 % et 41,0 %. La transition graduelle vers la mammographie numérique pourrait peut-être
expliquer, au moins en partie, la hausse de la proportion des cancers infiltrants de petite taille à
partir de 2009.

La proportion de cancers infiltrants de petite taille a toujours été inférieure aux mammographies
initiales qu’aux mammographies subséquentes au Québec, possiblement du fait que les
mammographies initiales détectent des cas de cancer qui peuvent être prévalents depuis plus
longtemps et donc potentiellement plus de cas avancés que les mammographies subséquentes.
En 2017, la proportion de cancers détectés infiltrants de petite taille était de 30,0 % aux
mammographies initiales et de 41,1 % aux mammographies subséquentes.

Figure 31 Proportion de cancers détectés infiltrants de petite taille (≤ 1 cm) pour


l’ensemble du Québec, PQDCS, 1998 à 2017

- La caractérisation des cancers détectés suite à certaines mammographies effectuées en 2014 et suite aux
mammographies effectuées de 2015 à 2017 (points blancs) a été effectuée à l’aide des données du Registre
québécois du cancer.
- Cible : > 30 % des cancers infiltrants doivent être de taille ≤ 1 cm

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
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Une augmentation de la proportion de cancers infiltrants de petite taille s’observe dans près de
la moitié des régions du Québec entre 1998-2008 et 2013-2017 (figure 32). Par ailleurs, cette
proportion était d’au moins 30 % en 2013-2017 dans la très grande majorité des régions.

Figure 32 Proportion de cancers détectés infiltrants de petite taille (≤ 1 cm) selon les
régions sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2013-2017

- La caractérisation des cancers détectés suite à certaines mammographies effectuées en 2014 et suite aux
mammographies effectuées de 2015 à 2017 a été effectuée à l’aide des données du Registre québécois du cancer.
- Une barre hachurée, accompagnée du sigle N.P. (non présenté), indique que les résultats ont été masqués puisque
le nombre de cas observés était inférieur à 5.
- Cible : > 30 % des cancers infiltrants doivent être de taille ≤ 1 cm

4.4.4 Proportion de cancers détectés infiltrants sans envahissement


ganglionnaire

La proportion de cancers détectés infiltrants sans envahissement ganglionnaire, soit la


proportion de participantes au PQDCS avec un cancer du sein infiltrant détecté par dépistage
pour lesquelles le cancer n’a pas envahi les ganglions lymphatiques, est aussi un indicateur
permettant de juger de la capacité du Programme à dépister les cancers de façon précoce.

Le Programme vise donc à maximiser la proportion des cancers détectés sans envahissement
ganglionnaire parmi tous les cancers détectés infiltrants, de sorte que plus de 70 % de ces
cancers n’aient pas envahi les ganglions lymphatiques(2).

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
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La figure 33 présente l’évolution de la proportion de cancers détectés infiltrants sans


envahissement ganglionnaire pour l’ensemble du Québec de 1998 à 2017. Depuis les débuts du
Programme, on constate que cette proportion a toujours été au-dessus de la cible de 70 %, et
depuis 2006, elle tend à augmenter. Comme pour les cancers de petite taille, considérant que les
mammographies initiales détectent des cas de cancer qui peuvent être prévalents depuis plus
longtemps, la proportion de cancers détectés infiltrants sans envahissement ganglionnaire a
toujours été inférieure aux mammographies initiales par rapport aux mammographies
subséquentes. En 2017, 78,4 % des cancers infiltrants détectés par dépistage n’avaient pas
envahi les ganglions lymphatiques.

Figure 33 Proportion de cancers détectés infiltrants sans envahissement ganglionnaire


pour l’ensemble du Québec, PQDCS, 1998 à 2017

- La caractérisation des cancers détectés suite à certaines mammographies effectuées en 2014 et suite aux
mammographies effectuées de 2015 à 2017 (points blancs) a été effectuée à l’aide des données du Registre
québécois du cancer.
- Cible : > 70 % des cancers infiltrants doivent être sans envahissement ganglionnaire

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
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On observe une augmentation de la proportion de cancers infiltrants sans envahissement


ganglionnaire dans l’ensemble des régions du Québec entre 1998-2008 et 2013-2017
(figure 34). En 2013-2017, cette proportion était supérieure à la cible (> 70 %) pour l’ensemble
des régions.

Figure 34 Proportion de cancers détectés infiltrants sans envahissement ganglionnaire


selon les régions sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2013-2017

- La caractérisation des cancers détectés suite à certaines mammographies effectuées en 2014 et suite aux
mammographies effectuées de 2015 à 2017 a été effectuée à l’aide des données du Registre québécois du cancer.
- Une barre hachurée, accompagnée du sigle N.P. (non présenté), indique que les résultats ont été masqués puisque
le nombre de cas observés était inférieur à 5.
- Cible : > 70 % des cancers infiltrants doivent être sans envahissement ganglionnaire

4.4.5 Taux de cancers d’intervalle infiltrants

Un cancer d’intervalle est un cancer diagnostiqué dans une période donnée après un dépistage
négatif (c.-à-d. une mammographie de dépistage normale ou une mammographie de dépistage
anormale avec une investigation sans diagnostic de cancer du sein) et avant le prochain
dépistage (figure 1)(31). Le taux de cancers d’intervalle infiltrants, soit le taux de participantes au
PQDCS pour lesquelles un diagnostic de cancer du sein infiltrant a été établi dans un intervalle
d’un an (1 à 12 mois) ou de deux ans (13 à 24 mois) après un épisode de dépistage négatif, est
donc un indicateur du manque de sensibilité du Programme de dépistage, c’est-à-dire de la
capacité du dépistage à détecter les cancers lorsqu’ils sont présents(32).

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20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Selon les cibles canadiennes, les taux de cancers d’intervalle infiltrants détectés un ou deux ans
après une mammographie de dépistage normale ou bénigne devraient être inférieurs à 6 et
12 cancers/10 000 personnes-années, respectivement(32).

À l’échelle du Québec, on remarque que les taux de cancers d’intervalle infiltrants ont diminué
depuis les débuts du PQDCS (figure 35). La diminution a été plus marquée pour les cancers
infiltrants détectés dans la deuxième année comparativement à ceux détectés dans la première
année suivant un dépistage négatif.

Figure 35 Taux de cancers d’intervalle infiltrants selon l‘année du dépistage pour


l’ensemble du Québec, PQDCS, 1998 à 2018

Cibles : < 6 cancers/10 000 personnes-années dans les 1 à 12 mois suivant une mammographie de dépistage normale
ou bénigne et < 12 cancers/10 000 personnes-années dans les 13 à 24 mois suivant une mammographie
de dépistage normale ou bénigne.

Pour les cancers infiltrants détectés dans la première année suivant un dépistage négatif, on
remarque que le taux de cancers d’intervalle infiltrants n’a jamais respecté la cible canadienne
(< 6/10 000 personnes-années). Depuis 2007, il varie entre 6,5 et 9,1/10 000 personnes-années à
l’échelle du Québec (figure 35). Suite aux dépistages de 2010, ce taux a été estimé à
7,7/10 000 personnes-années au Canada (vs 8,5/10 000 personnes-années au Québec)(50).

Pour ce qui est des cancers infiltrants détectés dans la deuxième année après un dépistage
négatif au Québec, le taux de cancers d’intervalle infiltrants a été à son plus haut pour les
dépistages réalisés en 1999 avec 21,0/10 000 personnes-années (figure 35). Depuis 2011, ce taux
semble s’être stabilisé autour de 12 /10 000 personnes-années. Au Canada, suite aux dépistages
de 2010, ce taux était de 12,8/10 000 personnes-années (vs 15,0/10 000 personnes-années au
Québec)(50).

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Au niveau des régions, le taux de cancers d’intervalle infiltrants de première année variait de
6,2/10 000 personnes-années (Lanaudière) à 11,0/10 000 personnes-années (Saguenay–Lac-
Saint-Jean) pour les dépistages réalisés en 2014-2018 (figure 36A). Pour les cancers d’intervalle
de deuxième année associés à des dépistages de 2013-2017, le taux variait de
8,2/10 000 personnes-années (Outaouais) à 17,9/10 000 personnes-années (Abitibi-
Témiscamingue; figure 36B).

Figure 36 Taux de cancers d’intervalle infiltrants selon les régions sociosanitaires du


Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2013-2018

A. 1 à 12 mois après le dépistage B. 13 à 24 mois après le dépistage

- 01-Bas-Saint-Laurent, 02-Saguenay–Lac-Saint-Jean, 03-Capitale-Nationale, 04-Mauricie et Centre-du-Québec,


05-Estrie, 06-Montréal, 07-Outaouais, 08-Abitibi-Témiscamingue, 09-Côte-Nord, 10-Nord-du-Québec,
11-Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 12-Chaudière-Appalaches, 13-Laval, 14-Lanaudière, 15-Laurentides,
16-Montérégie, 17-Nunavik, 18-Terres-Cries-de-la-Baie-James
- Une barre hachurée, accompagnée du sigle N.P. (non présenté), indique que les résultats ont été masqués puisque
le nombre de cas observés était inférieur à 5.
- Cibles : < 6 cancers/10 000 personnes-années dans les 1 à 12 mois suivant une mammographie de dépistage
normale ou bénigne et < 12 cancers/10 000 personnes-années dans les 13 à 24 mois suivant une mammographie
de dépistage normale ou bénigne

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4.4.6 Sensibilité et spécificité du dépistage à un an

La sensibilité et la spécificité sont deux mesures étroitement liées et fondamentales d’un


programme de dépistage. Dans un programme de dépistage du cancer du sein, la sensibilité,
exprimée en pourcentage, se calcule en divisant le nombre de diagnostics de cancer du sein
infiltrant établis dans une période de 6 mois suivant une mammographie de dépistage anormale
(cancers infiltrants détectés) par la somme des cancers infiltrants détectés et des cancers
d’intervalle infiltrants de première année. La sensibilité correspond donc à la capacité du
dépistage à identifier les cancers infiltrants lorsqu’ils sont présents(27, 32).

Quant à la spécificité, elle correspond ici à la proportion des participantes au PQDCS sans
diagnostic de cancer du sein sur une période d’un an suivant le dépistage et pour lesquelles le
résultat de la mammographie de dépistage était normal. De façon plus générale, la spécificité
correspond à la capacité du dépistage à donner un résultat normal ou bénin chez les femmes
qui n’ont pas de cancer du sein infiltrant ou in situ(27).

Les programmes de dépistage cherchent à maximiser la sensibilité, et donc la détection des


cancers, pour réduire la mortalité par cancer du sein. Parallèlement, ils cherchent à maximiser la
spécificité pour limiter les inconvénients liés au dépistage (faux positifs). Aucune cible n’est
toutefois établie pour la sensibilité et la spécificité du dépistage à un an.

La figure 37 présente l’évolution de la sensibilité et de la spécificité du dépistage à un an de


1998 à 2018 au Québec. On remarque que la sensibilité à un an, par ailleurs plutôt similaire pour
les mammographies initiales et subséquentes, tend à augmenter depuis les débuts du PQDCS,
mais qu’elle a amorcé une légère diminution aux environs de 2016-2017 (figure 37A). Quant à la
spécificité totale à un an, après avoir augmenté lentement entre 1999 (89,2 %) et 2009 (91,7 %),
elle tend à diminuer à partir de 2010 pour se stabiliser ensuite autour de 89 % à partir de
2013-2014 (figure 37B). À noter que cette tendance est surtout le reflet de ce qui se passe aux
mammographies subséquentes, ces dernières étant plus nombreuses que les mammographies
initiales. Aux mammographies initiales, la spécificité à un an a été en presque continuelle
diminution depuis les débuts du Programme. Une augmentation de la sensibilité étant souvent
compensée par une diminution de la spécificité et vice versa(27), les variations temporelles
opposées entre ces deux indicateurs n’est pas surprenante. En 2018, la sensibilité totale à un an
était d’environ 86%, tandis que la spécificité était de 78% pour les mammographies initiales et
de 92% pour les mammographies subséquentes.

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Figure 37 Sensibilité et spécificité du dépistage à un an des cancers infiltrants pour


l’ensemble du Québec, PQDCS, 1998 à 2018

A. Sensibilité (%) B. Spécificité (%)

On remarque également que la spécificité à un an varie à l’inverse des taux de référence


présentés précédemment à la figure 15. Comme déjà discuté plus haut (section 4.3.1), les
résultats antérieurs de l’équipe d’évaluation du PQDCS suggèrent que le passage aux
mammographies numériques et certaines caractéristiques des femmes auraient un rôle à jouer
dans l’augmentation du taux de référence dans le PQDCS et ce, au prix d’une diminution de la
spécificité du dépistage qui y est étroitement liée(26–28, 35).

Au niveau des régions en 2014-2018 (figure 38), la sensibilité à un an variait entre 62,5 %
(Terres-Cries-de-la-Baie-James) et 95,0 % (Nord-du-Québec), tandis que la spécificité à un an
variait entre 86,0 % (Laurentides) et 94,3 % (Nunavik et Terres-Cries-de-la-Baie-James).

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Figure 38 Sensibilité et spécificité du dépistage des cancers infiltrants selon les régions
sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2014-2018

A. Sensibilité (%) B. Spécificité (%)

- 01-Bas-Saint-Laurent, 02-Saguenay–Lac-Saint-Jean, 03-Capitale-Nationale, 04-Mauricie et Centre-du-Québec,


05-Estrie, 06-Montréal, 07-Outaouais, 08-Abitibi-Témiscamingue, 09-Côte-Nord, 10-Nord-du-Québec,
11-Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 12-Chaudière-Appalaches, 13-Laval, 14-Lanaudière, 15-Laurentides,
16-Montérégie, 17-Nunavik, 18-Terres-Cries-de-la-Baie-James
- Une barre hachurée, accompagnée du sigle N.P. (non présenté), indique que les résultats ont été masqués puisque
le nombre de cas observés était inférieur à 5.

4.4.7 Valeur prédictive positive

La valeur prédictive positive (VPP) correspond à la proportion des participantes au PQDCS ayant
eu une mammographie de dépistage anormale pour lesquelles un diagnostic de cancer du sein
a été établi au cours des 6 mois suivant cette mammographie. Elle est égale au taux de
détection du cancer du sein divisé par le taux de référence (annexe 1).

Puisque les mammographies de dépistage initiales détectent des cas de cancer qui peuvent être
prévalents depuis plusieurs années en plus des cas plus récents, les taux de détection
(sections 4.4.1 et 4.4.2) et de référence (section 4.3.1) aux mammographies initiales sont
généralement plus élevés qu’aux mammographies subséquentes. Toutefois, l’écart entre les taux
aux mammographies initiales et subséquentes est plus grand pour le taux de référence que pour

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le taux de détection. Il s’ensuit que la VPP est généralement plus faible aux mammographies de
dépistage initiales qu’aux mammographies subséquentes(32). Selon les cibles canadiennes, elle
devrait être supérieure ou égale à 5 % aux mammographies initiales, et à 6 % aux
mammographies subséquentes(32).

L’évolution de la VPP au Québec de 1998 à 2019 est présentée par historique de dépistage à la
figure 39. Aux mammographies initiales, la VPP a d’abord diminué, entre 1999, seule année où
elle a atteint la cible canadienne avec 5,1 %, et 2011-2013, où elle s’est située autour de 3,3 %.
Elle a par la suite légèrement remonté, mais en demeurant toujours en dessous de 4 %. En 2012,
la VPP aux mammographies initiales était de 4,0 % à l’échelle du Canada (vs 3,4 % au
Québec)(50).

Figure 39 Valeur prédictive positive du dépistage des cancers du sein pour l’ensemble du
Québec, PQDCS, 1998 à 2019

Cibles : ≥ 5 % pour les mammographies initiales et ≥ 6 % pour les mammographies subséquentes

Aux mammographies subséquentes, la VPP s’est généralement maintenue dans la cible


canadienne (≥ 6 %), sauf en 2012 où elle a diminué à 5,6 %. En 2019, la VPP était de 3,8 % et
7,0 % aux mammographies initiales et subséquentes, respectivement.

À la figure 40A, on constate qu’à l’exception de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine,


toutes les régions ont observé une diminution de la VPP aux mammographies initiales entre
1998-2008 et 2015-2019. En 2015-2019, et grâce à une augmentation de 1,7 point de
pourcentage par rapport à 1998-2008, seule la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
respectait la cible avec une VPP de 5,4 %.

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Figure 40 Valeur prédictive positive du dépistage des cancers du sein selon les régions
sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019

A. Mammographies initiales B. Mammographies subséquentes

- 01-Bas-Saint-Laurent, 02-Saguenay–Lac-Saint-Jean, 03-Capitale-Nationale, 04-Mauricie et Centre-du-Québec,


05-Estrie, 06-Montréal, 07-Outaouais, 08-Abitibi-Témiscamingue, 09-Côte-Nord, 10-Nord-du-Québec,
11-Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 12-Chaudière-Appalaches, 13-Laval, 14-Lanaudière, 15-Laurentides,
16-Montérégie, 17-Nunavik, 18-Terres-Cries-de-la-Baie-James
- Une barre hachurée, accompagnée du sigle N.P. (non présenté), indique que les résultats ont été masqués puisque
le nombre de cas observés était inférieur à 5.
- Cibles : ≥ 5 % pour les mammographies initiales et ≥ 6 % pour les mammographies subséquentes

Aux mammographies subséquentes (figure 40B), la VPP a diminué dans la moitié des régions
entre 1998-2008 et 2015-2019. Néanmoins, en 2015-2019 seules les régions de Chaudière-
Appalaches (5,8 %) et Lanaudière (5,4 %) n’atteignaient pas la cible (≥ 6 %) de VPP.

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4.5 Délais entre les différentes étapes du processus de dépistage


Suite à une mammographie de dépistage jugée anormale, on voudra obtenir un diagnostic le
plus rapidement possible afin de réduire l’anxiété associée à l’investigation d’une lésion au sein
chez la femme et de limiter le risque de progression de la tumeur si la lésion s’avérait maligne(32).

Cette section présente les indicateurs de performance liés aux délais entre les différentes étapes
du processus de dépistage, soit la mammographie de dépistage, l’interprétation de la
mammographie par le radiologiste, et, si la mammographie présente une lésion suspecte, le
premier examen d’investigation et la fin de l’investigation (diagnostic).

4.5.1 Délai de lecture de la mammographie

Le délai de lecture de la mammographie correspond au nombre de jours écoulés entre la


mammographie de dépistage et son interprétation par le radiologiste. Aucune cible spécifique
n’est définie pour cet indicateur, mais plus le délai de lecture sera court, plus rapidement la
femme sera rassurée, en cas de mammographie normale, ou invitée à des examens
complémentaires, en cas de lésion suspecte.

L’évolution du délai de lecture médian et son 90e centile sont présentés en jours civils pour
l’ensemble du Québec de 1998 à 2019 à la figure 41. Les délais de lecture ont augmenté de
quelques jours depuis les débuts du PQDCS. En 1998, le délai de lecture médian était de 1 jour
seulement et 90 % des mammographies de dépistage étaient interprétées dans un délai
maximal de 4 jours. En 2019, le délai de lecture médian était de 3 jours et 10 % des
mammographies étaient interprétées plus de 12 jours après la mammographie.

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Figure 41 Délai de lecture pour l’ensemble du Québec, PQDCS, 1998 à 2019

Les régions ont observé une augmentation de 1 à 8 jours dans leur délai de lecture médian
entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 42A), à l’exception de la Capitale-Nationale dont le délai
de lecture médian s’est maintenu à 1 jour. On remarque également que les régions qui avaient
les délais médians les plus élevés en 1998-2008 (Nord-du-Québec, Gaspésie–Îles-de-la-
Madeleine, Nunavik et Terres-Cries-de-la-Baie-James) sont aussi celles qui présentaient les
délais médians les plus élevés en 2015-2019. En 2015-2019, le délai de lecture médian variait
entre 1 et 14 jours selon les régions. Les trois régions qui présentaient les délais de lecture
médians les plus élevés en 2015-2019, soit le Nord-du-Québec (10 jours), le Nunavik (11 jours)
et les Terres-Cries-de-la-Baie-James (14 jours), sont toutes trois desservies entièrement ou en
bonne partie (c.-à-d. pour environ 30 % des mammographies effectuées dans la région du
Nord-du-Québec) par les unités itinérantes de dépistage(24). Les mammographies de dépistages
effectuées via les unités itinérantes de dépistage sont lues par lots lorsqu’elles sont rapatriées
dans un centre pouvant en faire la lecture au terme d’une tournée de dépistage. Il est donc
attendu que les délais de lecture soient plus élevés pour les régions desservies par les unités
itinérantes de dépistage.

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Figure 42 Délai de lecture selon les régions sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008
et 2015-2019

A. Médiane B. 90e centile

01-Bas-Saint-Laurent, 02-Saguenay–Lac-Saint-Jean, 03-Capitale-Nationale, 04-Mauricie et Centre-du-Québec,


05-Estrie, 06-Montréal, 07-Outaouais, 08-Abitibi-Témiscamingue, 09-Côte-Nord, 10-Nord-du-Québec, 11-Gaspésie–
Îles-de-la-Madeleine, 12-Chaudière-Appalaches, 13-Laval, 14-Lanaudière, 15-Laurentides, 16-Montérégie, 17-Nunavik,
18-Terres-Cries-de-la-Baie-James

Dans la moitié des régions en 2015-2019, 10 % des mammographies de dépistage n’étaient pas
interprétées avant au moins 20 jours (figure 42B).

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4.5.2 Délai entre la mammographie de dépistage et le premier examen


d’investigation

Le délai entre une mammographie de dépistage jugée anormale et le premier examen


d’investigation est ici présenté en nombre de jours civils. Selon la cible du PQDCS, l’investigation
devrait débuter dans un délai d’au plus 17 jours civils (12 jours ouvrables) après un résultat de
dépistage anormal chez au moins 90 % des femmes avec dépistage anormal(2).

À l’échelle du Québec, de 1998 à 2019, le délai médian entre la mammographie de dépistage et


le début de l’investigation a toujours été entre 19 et 23 jours, sauf en 2009 où il s’est
temporairement allongé à 27 jours (figure 43). La proportion de femmes pour lesquelles
l’investigation a débuté dans un délai d’au plus 17 jours civils a toujours été inférieure à 50 %,
soit bien en deçà de la cible visée de 90 %.

Figure 43 Délai entre la mammographie de dépistage et le premier examen


d’investigation suivant une mammographie de dépistage anormale et
proportion des délais respectant la cible, pour l’ensemble du Québec, PQDCS,
1998 à 2019

Cible : 90 % des femmes obtiennent un premier examen d’investigation dans un délai de 17 jours civils suivant la
date de la mammographie anormale.

La figure 44 présente le délai médian entre la mammographie de dépistage et le début de


l’investigation et la proportion de participantes dont le délai respecte la cible par région du
Québec (région de l’investigation). En 2015-2019, le délai médian variait de 9 jours (Capitale-
Nationale) à 45 jours (Outaouais) et toutes les régions étaient encore au moins 20 points de
pourcentage en deçà de la cible de 90 % de délais dans la cible (figure 44A et B).

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Figure 44 Délai médian entre la mammographie de dépistage et le premier examen


d’investigation suivant une mammographie de dépistage anormale selon les
régions sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019

A. Médiane B. Proportion respectant la cible

- 01-Bas-Saint-Laurent, 02-Saguenay–Lac-Saint-Jean, 03-Capitale-Nationale, 04-Mauricie et Centre-du-Québec,


05-Estrie, 06-Montréal, 07-Outaouais, 08-Abitibi-Témiscamingue, 09-Côte-Nord, 10-Nord-du-Québec,
11-Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 12-Chaudière-Appalaches, 13-Laval, 14-Lanaudière, 15-Laurentides,
16-Montérégie
- Une barre hachurée, accompagnée du sigle N.P. (non présenté), indique que les résultats ont été masqués puisque
le nombre de cas observés était inférieur à 5.
- Cible : 90 % des femmes obtiennent un premier examen d’investigation dans un délai de 17 jours civils suivant la
date de la mammographie anormale.
- Note : Cet indicateur n’est pas calculé pour les régions 17 et 18 puisqu’elles ne font pas d’investigation. En cas de
mammographie anormale dans ces régions, l’investigation est effectuée dans une autre région.

4.5.3 Délai diagnostique

Le délai diagnostique correspond au temps écoulé, ici présenté en jours civils, entre la
mammographie de dépistage jugée anormale et l’examen concluant l’investigation (c.-à-d.
l’examen ayant permis d’établir le diagnostic).

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Les délais diagnostiques des lésions bénignes sont généralement plus courts que ceux des
lésions cancéreuses, puisque l’investigation des premières sera plus souvent conclue à partir
d’examens d’imagerie seulement (ou sans avoir recours à une biopsie). On distingue ainsi deux
cibles pour cet indicateur selon qu’une biopsie aura été effectuée ou non dans le cadre de
l’investigation. Si aucune biopsie n’est effectuée, le délai diagnostique visé est de 5 semaines
(35 jours civils) ou moins, tandis qu’il est de 7 semaines (49 jours civils) ou moins si une biopsie
est effectuée.

L’évolution du délai diagnostique médian est présentée selon le diagnostic (lésion bénigne ou
cancer) pour l’ensemble du Québec de 1998 à 2019 à la figure 45.

Figure 45 Délai diagnostique médian (et 90e centile) pour l’ensemble du Québec, PQDCS,
1998 à 2019

Comme attendu, le délai diagnostique médian a toujours été plus court pour les investigations
de lésions bénignes comparativement aux investigations ayant mené à un diagnostic de cancer.
Entre 1998 et 2019 au Québec, le délai diagnostique médian pour les lésions bénignes s’est
habituellement maintenu entre 25 et 30 jours. Pour les diagnostics de cancer, le délai
diagnostique médian s’est généralement maintenu entre 39 et 45 jours. En 2019, le délai
diagnostique médian était de 27 jours pour les lésions bénignes et de 40 jours pour les cancers
à l’échelle du Québec.

Les délais diagnostiques médians, selon le résultat de l’investigation, sont présentés par région
d’investigation à la figure 46. En 2015-2019, le délai diagnostique médian variait de 21 jours
(Capitale-Nationale) à 52 jours (Outaouais) pour les lésions bénignes (figure 46A) et de 28 jours
(Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine) à 55 jours (Outaouais) pour les lésions cancéreuses (figure 46B).

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Comme c’était aussi le cas pour le délai entre la mammographie de dépistage et le début de
l’investigation diagnostique, on observe une hausse particulièrement marquée du délai
diagnostique dans le temps pour la région de l’Outaouais qui a vu son délai diagnostique
médian passer de 17 à 52 jours pour les lésions bénignes et de 28 à 55 jours pour les lésions
malignes (figure 46A et B).

Figure 46 Délai diagnostique médian par type de diagnostic selon les régions
sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019

A. Diagnostic bénin B. Diagnostic cancer

- 01-Bas-Saint-Laurent, 02-Saguenay–Lac-Saint-Jean, 03-Capitale-Nationale, 04-Mauricie et Centre-du-Québec,


05-Estrie, 06-Montréal, 07-Outaouais, 08-Abitibi-Témiscamingue, 09-Côte-Nord, 10-Nord-du-Québec,
11-Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 12-Chaudière-Appalaches, 13-Laval, 14-Lanaudière, 15-Laurentides,
16-Montérégie
- Une barre hachurée, accompagnée du sigle N.P. (non présenté), indique que les résultats ont été masqués puisque
le nombre de cas observés était inférieur à 5.
- Note : Cet indicateur n’est pas calculé pour les régions 17 et 18 puisqu’elles ne font pas d’investigation. En cas de
mammographie anormale dans ces régions, l’investigation est effectuée dans une autre région.

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Sans surprise étant donné les délais médians présentés plus haut, la proportion de
mammographies de dépistage anormales sans biopsie dont le délai diagnostique était d’au plus
5 semaines a toujours été en deçà de la cible de 90 % au Québec, variant entre 59,4 % et 73,7 %
selon les années. La cible de 90 % n’a jamais été atteinte non plus pour les investigations avec
biopsie. Généralement, de 1998 à 2019 au Québec, moins de 50 % des investigations avec
biopsie ont été conclues dans un délai d’au plus 7 semaines (figure 47). En 2019, 71,7 % et
47,6 % des investigations se concluaient dans un délai d’au plus 5 semaines et 7 semaines pour
les investigations sans biopsie et avec biopsie, respectivement.

Figure 47 Proportion des délais diagnostiques respectant la cible pour l’ensemble du


Québec, PQDCS, 1998 à 2019

Cible : 90 % des femmes obtiennent un diagnostic dans un délai d’au plus 5 semaines et 7 semaines suivant la
mammographie anormale pour les investigations sans biopsie et avec biopsie, respectivement.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Au niveau des régions, la proportion de délais diagnostiques d’au plus 5 semaines pour les
investigations sans biopsie variait de 32 % (Outaouais) à 85 % (Montérégie) en 2015-2019
(figure 48A). Pour les investigations avec biopsie, la proportion de délais diagnostiques d’au plus
7 semaines variait de 27 % (Outaouais) à 63 % (Chaudière-Appalaches) selon les régions en
2015-2019 (figure 48B).

Figure 48 Proportion de délais diagnostiques respectant la cible selon qu’il y ait eu


biopsie ou non lors de l’investigation, selon les régions sociosanitaires du
Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019

A. Sans biopsie B. Avec biopsie

- 01-Bas-Saint-Laurent, 02-Saguenay–Lac-Saint-Jean, 03-Capitale-Nationale, 04-Mauricie et Centre-du-Québec,


05-Estrie, 06-Montréal, 07-Outaouais, 08-Abitibi-Témiscamingue, 09-Côte-Nord, 10-Nord-du-Québec,
11-Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 12-Chaudière-Appalaches, 13-Laval, 14-Lanaudière, 15-Laurentides,
16-Montérégie
- Une barre hachurée, accompagnée du sigle N.P. (non présenté), indique que les résultats ont été masqués puisque
le nombre de cas observés était inférieur à 5.
- Cible : 90 % des femmes obtiennent un diagnostic dans un délai d’au plus 5 semaines et 7 semaines suivant la
mammographie anormale pour les investigations sans biopsie et avec biopsie, respectivement.

Institut national de santé publique du Québec  76


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

5 TRANSFERT DE CONNAISSANCES
La section qui suit résume brièvement les différents moyens utilisés par l’équipe d’évaluation du
PQDCS afin de transférer les connaissances aux intervenants du réseau de la santé et des
services sociaux du Québec, pour les aider dans leurs prises de décisions et l’amélioration de
leur pratique, de même qu’à la communauté scientifique et au grand public.

5.1 Infocentre de santé publique de l’INSPQ


L’Infocentre est un lieu de réseautage au profit de la communauté des experts en santé publique
du Québec. Disponible par le biais de portails privés, il s’agit d’une vitrine qui permet d’exposer
et de consulter des résultats, des initiatives en matière de production d’indicateurs de santé
publique et des outils d’aide à la décision.

Un onglet spécifiquement dédié au PQDCS est disponible via l’Infocentre. Cet onglet donne
accès aux mesures des indicateurs de performance du Programme et propose divers outils pour
l’exploration de celles-ci. Les résultats, présentés à l’échelle provinciale, régionale et par CDD,
sont disponibles pour les personnes dont le mandat est associé à l'évaluation et à la
coordination du PQDCS (p. ex. responsables du PQDCS en cancérologie et en santé publique,
médecins responsables de chaque région).

5.2 Performance par centre de dépistage désigné et rétroaction aux


radiologistes
Le calcul des indicateurs de performance clés, incluant le taux de référence et les indicateurs
relatifs à la détection des cancers, est effectué par CDD et par radiologiste œuvrant dans le
PQDCS dans le but de permettre aux personnes responsables du Programme dans chacune des
régions et aux radiologistes de connaître leurs performances respectives, de les comparer à
celles des autres et, au besoin, de proposer des mesures ou de modifier leur pratique en vue
d’améliorer la performance du PQDCS.

La rétroaction aux radiologistes se présente sous forme d’un rapport personnalisé en deux
sections. La première section présente la performance individuelle du ou de la radiologiste
tandis que la deuxième section présente la performance de chaque CDD pour lequel le ou la
radiologiste a analysé des mammographies de dépistage du PQDCS.

Le rapport personnalisé comprend un ensemble de tableaux et graphiques qui présentent les


indicateurs clés. Mis à part un tableau de valeurs brutes, tous les indicateurs présentés sont
ajustés pour les caractéristiques des femmes pour que la comparaison des performances soit
indépendante de celles-ci. Selon les dernières mesures de taux de référence et taux de détection
ajustés du ou de la radiologiste, ce dernier ou cette dernière est invité(e) à suivre des
recommandations spécifiques pour améliorer sa performance ou poursuivre ses bonnes
pratiques. Ces recommandations ont été formulées par un comité de radiologistes.

Institut national de santé publique du Québec  77


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

À noter que, afin de protéger les renseignements professionnels personnels des radiologistes,
leur performance n’est accessible que par eux ou elles et les résultats concernant certains CDD
ne sont pas présentés. Enfin, des crédits de formation sont offerts aux radiologistes pour
consulter leur rétroaction personnalisée.

5.3 Autres envois aux radiologistes


En plus des rétroactions personnalisées sur les indicateurs de performance, l’Infocentre fait
parvenir à chaque radiologiste, sur une base annuelle, les informations relatives à l’ensemble des
mammographies de dépistage qu’il ou qu’elle a jugées anormales et qui ont donc été référées
pour une investigation diagnostique. Pour chaque mammographie anormale (initiale ou
subséquente), le ou la radiologiste peut ainsi voir le type de lésion qu’il ou qu’elle avait
identifiée, les examens d’investigation qui ont été conduits, à quelles dates, dans quels CDD
et/ou CRID, de même que la conclusion de l’investigation. Cette liste permet donc au ou à la
radiologiste de connaitre le devenir des mammographies qu’il ou qu’elle a jugées anormales et,
par révision de certaines mammographies, d’entrainer sa capacité à identifier les véritables
signes de cancer afin de limiter les faux positifs et les effets indésirables du dépistage.

Depuis 2018, des informations relatives aux cancers d’intervalle infiltrants, c’est-à-dire les
cancers infiltrants diagnostiqués dans les deux ans suivant une mammographie de dépistage
normale sont également envoyées à chaque radiologiste sur une base annuelle. Ces
informations permettent au ou à la radiologiste de retracer, parmi les mammographies de
dépistage qu’il ou qu’elle a interprétées dans le cadre du PQDCS, celles pour lesquelles un
cancer d’intervalle infiltrant a été diagnostiqué. À noter que la survenue de cancers d’intervalle
est une réalité attendue de tout programme de dépistage et à laquelle aucun radiologiste
n’échappe.

5.4 Rencontres du comité tripartite


Le comité tripartite est constitué de représentants de l’ARQ, du CMQ et du MSSS. Il se réunit
deux fois par année afin d’évaluer, entre autres, les CDD dont les indicateurs de performance
s’écartent de façon importante de la moyenne provinciale.

Lors de ces rencontres, l’équipe d’évaluation du PQDCS a la responsabilité de présenter au


comité les résultats des CDD qu’elle a préalablement identifiés comme s’écartant de la moyenne
en utilisant les outils de performances partagés aux centres. Elle soutient également le comité
dans l’interprétation des résultats.

Le comité statue ensuite sur la pertinence d’intervenir auprès des CDD identifiés. Le cas échéant,
un comité de pairs est désigné par l’ARQ pour rencontrer les responsables du centre afin de les
soutenir dans un objectif d’amélioration continue.

Institut national de santé publique du Québec  78


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

5.5 Publications et présentations


En plus de produire, de valider et d’analyser les différents indicateurs liés aux avantages et
inconvénients du dépistage dans le PQDCS, l’équipe d’évaluation du PQDCS réalise des études
qui permettent de mieux comprendre ce qui influence la performance du PQDCS et de guider
des interventions qui pourraient permettre d’améliorer cette performance. Les connaissances
acquises de ces études sont transmises par le moyen de publications sous forme de rapports
publics ou d’articles scientifiques(62, 63) et de présentations dans des conférences scientifiques ou
devant des comités organisés par différents intervenants du PQDCS.

Institut national de santé publique du Québec  79


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

6 CONCLUSION
La performance du PQDCS a beaucoup évolué depuis sa mise en place. Au Québec, les taux de
détection des cancers du sein ont augmenté entre 1998 et 2019. L’augmentation des taux de
détection des cancers du sein pourrait être le résultat d’une augmentation de l’incidence des
cancers du sein chez les participantes au PQDCS, dû notamment au fait que la proportion de
participantes avec des facteurs de risque de cancer du sein a augmenté avec le temps. La hausse
des taux de détection des cancers du sein est certainement aussi en partie attribuable à une
hausse de la sensibilité du dépistage, laquelle a été observée dans le PQDCS. Par ailleurs, sur la
même période, les taux de cancers d’intervalle infiltrants ont diminué. Ensemble, ces résultats
suggèrent que la capacité du PQDCS à détecter les cancers du sein, condition nécessaire à la
diminution de la mortalité par cancer du sein, s’est améliorée.

Toutefois, l’augmentation de la détection des cancers du sein est susceptible d’entrainer aussi
une augmentation du surdiagnostic, soit la détection de cancers qui ne seraient jamais devenus
cliniquement apparents. Il a été estimé que sur 77 diagnostics de cancer du sein, 10 seraient des
cas de surdiagnostic(64).

De plus, l’augmentation de la sensibilité du dépistage dans le PQDCS est accompagnée d’une


diminution de la spécificité, laquelle est étroitement liée au taux de référence. Le taux de
référence au Québec, qui est par ailleurs plus élevé que la moyenne canadienne, a augmenté de
façon particulièrement marquée entre 2009 et 2013 et, pour les mammographies initiales, il ne
cesse d’augmenter depuis. Ce faisant, une proportion toujours grandissante de participantes au
PQDCS passent des examens complémentaires suite à une mammographie de dépistage. Dans
la plupart des cas, le diagnostic sera bénin et le dépistage sera qualifié de faux positif. Les
résultats de mammographie de dépistage faussement positifs constituent l’un des principaux
effets indésirables du dépistage puisqu’ils entrainent une investigation complémentaire qui peut
générer de l’anxiété, de la douleur et parfois même des biopsies non nécessaires.

Dans un souci d’amélioration continue de la performance du PQDCS, l’équipe d’évaluation du


Programme a mené plusieurs études visant à identifier les facteurs associés à certains
indicateurs de performance, dont le taux de référence et la spécificité. Les résultats suggèrent
que le passage aux mammographies numériques à partir de 2006 (CR) et 2009 (DR), de même
que certaines caractéristiques des femmes dépistées ou des radiologistes, auraient un rôle à
jouer dans l’augmentation du taux de référence dans le PQDCS et ce, au prix d’une diminution
de la spécificité du dépistage qui y est étroitement liée.

Dans un cadre d’action pancanadien publié en 2020, la communauté canadienne du dépistage


du cancer du sein, avec le soutien du Partenariat canadien contre le cancer, propose six
approches fondées sur des données probantes pour optimiser les taux de référence dans le
cadre du dépistage du cancer du sein(55). Ces approches incluent (i) l’examen par les pairs et le
mentorat, (ii) la formation, (iii) les fiches de rendement normalisées, (iv) un nombre minimal
d’interprétations, (v) l’interprétation par lot et (vi) la double lecture. Il serait important
d’identifier lesquelles de ces approches sont actuellement implantées ou pourraient l’être au

Institut national de santé publique du Québec  80


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Québec, et comment, afin d’élaborer des recommandations claires pour améliorer les taux de
référence au Québec.

Des études additionnelles sont actuellement menées par l’équipe d’évaluation du PQDCS pour,
notamment, évaluer l’association entre la détection des cancers du sein in situ et le taux de
cancers d’intervalle infiltrants; décrire les taux de cancers parmi les femmes ayant eu une biopsie
bénigne par forage avec recommandation d’un suivi radiologique à 6 mois; évaluer l’effet de la
participation au PQDCS sur le stade du cancer au diagnostic; évaluer le taux de référence en
fonction du type de lésion identifiée au terme de l’investigation radiologique(59); et identifier les
déterminants des mammographies annuelles. Ces études permettront de caractériser davantage
la performance du Programme et aideront à identifier des pistes de solution pour améliorer la
détection des cancers du sein tout en limitant les effets négatifs du dépistage.

Enfin, l’objectif ultime du PQDCS étant de réduire le taux de mortalité par cancer du sein, une
étude intérimaire effectuée par l’équipe d’évaluation du PQDCS a permis d’évaluer que, cinq ans
après sa mise en place, le PQDCS était déjà associé à une réduction de la mortalité par cancer
du sein. Une nouvelle étude portant sur l’impact à plus long terme du PQDCS sur la mortalité
par cancer du sein est planifiée.

Les données du RQC pourront bientôt être utilisées pour répondre à de nouvelles questions
d’intérêt. Par exemple, l’information sur les stades et certains sous-types de cancers colligés
dans le RQC permettra de décrire les cancers dépistés dans le cadre du PQDCS de façon plus
détaillée, incluant le stade au diagnostic.

Institut national de santé publique du Québec  81


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
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Institut national de santé publique du Québec  87


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

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prevention/depistage-et-offre-de-tests-de-porteur/depistage-du-cancer-du-
sein/mammographie-avantages-inconvenients-et-limites

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ANNEXE 1 INDICATEURS DE PERFORMANCE DU PQDCS


Indicateur Définition Source de données Calcul
Participation au dépistage et volume de mammographies
Taux de participation Proportion des femmes de la Numérateur : SI- 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑢𝑢 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃
au PQDCS population admissiblea ayant PQDCS 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑′ 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑝𝑝é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 𝑑𝑑𝑑𝑑 30 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
× 100
passé au moins une 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓
mammographie de dépistage au Dénominateur : fichier 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑎𝑎 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑
cours d’une période de 30 mois de la population 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑚𝑚ê𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑝𝑝é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
et ayant autorisé la transmission admissible provenant
des informations les concernant du fichier
(participantes au PQDCS). d’inscription des
bénéficiaires de la
Cible du Cadre de référence du RAMQ.
PQDCS (2).

≥ 70 % de la population
admissible au cours d’une
période de 30 mois.

Proportion de refus Proportion de mammographies SI-PQDCS 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑


de consentement au de dépistage parmi les femmes 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓
PQDCS de la population admissiblea 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑎𝑎 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟é 𝑙𝑙𝑙𝑙
pour lesquelles les femmes ont 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙
𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 𝑎𝑎𝑎𝑎
refusé d’autoriser la transmission
𝑆𝑆𝑆𝑆 − 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃
de leurs renseignements 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑎𝑎𝑝𝑝ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
× 100
personnels au SI-PQDCS (non 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓
participantes au PQDCS). 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑎𝑎

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Indicateur Définition Source de données Calcul


Nombre de Nombre de mammographies de SI-PQDCS Somme des mammographies de dépistage
mammographies de dépistage effectuées parmi les effectuées parmi les participantes au
dépistage participantes au PQDCS. PQDCS.

Taux de fidélisation Probabilité qu’une participante SI-PQDCS, fichier des Selon la méthode Kaplan-Meier de calcul
au PQDCS passe une nouvelle hospitalisations MED- des données de survie.
mammographie de dépistage ÉCHO et fichier des
dans le Programme dans un services médicaux Soit t1 < t2 < … < tD les valeurs distinctes des
délai d’au plus 30 mois après la rémunérés à l’acte de temps de retour au dépistage après une
mammographie index. la RAMQ, fichier des mammographie. La probabilité cumulative
femmes admissibles de retour au plus tard au temps ti , R(ti), est
Cibles canadiennes (32). au PQDCS. donnée par :

≥ 75 % pour les mammographies 𝑅𝑅(𝑡𝑡𝑖𝑖 ) = 1 − 𝑝𝑝1 𝑝𝑝2 𝑝𝑝3 ⋯ 𝑝𝑝𝑖𝑖


initiales.
Où :
≥ 90 % pour les mammographies
𝑝𝑝𝑗𝑗 = 1 − 𝑑𝑑𝑗𝑗 ⁄𝑌𝑌𝑗𝑗
subséquentes.
Où dj est le nombre de participantes du
PQDCS qui retournent au dépistage au
temps tj et Yj est le nombre de participantes
du PQDCS qui n’étaient toujours pas
retournées au dépistage juste avant le
temps ti et qui avaient la possibilité d’y
retourner.

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Indicateur Définition Source de données Calcul


Proportion de Proportion de mammographies SI-PQDCS 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑒𝑒 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
rétention régionale de dépistage effectuées dans la 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
région de résidence de la femme 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒é𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙
𝑟𝑟é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
parmi les participantes au × 100
𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
PQDCS dans cette région.
𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑚𝑚ê𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑟𝑟é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠, 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 à 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑜𝑜ù
𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎 é𝑡𝑡é
𝑟𝑟é𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑒𝑒

Référence et investigation
Taux de référence Proportion de mammographies SI-PQDCS 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
de dépistage dont le résultat a 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
été interprété comme étant 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
anormal parmi les 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 × 100
𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
mammographies de dépistage 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑡𝑡𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
effectuées chez les participantes 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃
au PQDCS.

Cet indicateur est aussi présenté


par type de lésion identifiée
(densité asymétrique, masse,
microcalcification, distorsion).

Cibles du Cadre de référence du


PQDCS (2).

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Indicateur Définition Source de données Calcul


< 7 % pour les mammographies
initiales.

< 5 % pour les mammographies


subséquentes.

Recommandation Distribution des SI-PQDCS 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑


émise au terme de mammographies de dépistage 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑢𝑢
l’investigation anormales, en 4 catégories, selon 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔
radiologique la recommandation émise au 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑é𝑒𝑒 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 é𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 à 𝑙𝑙 ′ 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
terme de l’investigation × 100
𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
radiologique, soit : 1) retour au 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
dépistage, 2) suivi à 6 mois, 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é
3) suivi à 12 mois et 4) examen 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢
effractif (biopsie). 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑑𝑑é𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑑𝑑𝑑𝑑 6 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎è𝑠𝑠 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎 é𝑡𝑡é 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑎𝑎𝑎𝑎
𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑

Profil d’investigation Distribution des Numérateur : SI- 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃
mammographies de dépistage PQDCS, fichier des 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
anormales selon l’examen hospitalisations MED- 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
d’investigation le plus effractif ÉCHO et fichier des 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑑𝑑′ 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑙𝑙𝑙𝑙
𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑓𝑓 𝑟𝑟𝑟𝑟ç𝑢𝑢 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙
réalisé, soit 1) imagerie, services médicaux
𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑é𝑒𝑒
2) biopsie par forage, 3) biopsie rémunérés à l’acte de × 100
𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃
chirurgicale et 4) aucun examen. la RAMQ 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
Dénominateur : SI-
𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑚𝑚𝑎𝑎𝑎𝑎
PQDCS

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Indicateur Définition Source de données Calcul


Taux de biopsies Proportion de mammographies Numérateur : SI- 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
bénignes de dépistage parmi les PQDCS, fichier des 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
participantes au PQDCS pour hospitalisations MED- 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
lesquelles l’ensemble des ÉCHO et fichier des 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙
𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑏𝑏𝑏𝑏𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 (𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓
biopsies réalisées au cours des services médicaux
𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑐𝑐ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜) 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 é𝑡𝑡é
6 mois qui ont suivi la réalisation rémunérés à l’acte de
𝑟𝑟é𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 6 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
d’une mammographie de la RAMQ 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖
dépistage anormale avaient un 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑞𝑞𝑢𝑢 ′ 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑛𝑛′ 𝑎𝑎
résultat bénin. Dénominateur : SI- é𝑡𝑡é 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠é 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙
PQDCS 𝑚𝑚ê𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑝𝑝é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
Cet indicateur est présenté 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
× 1000
séparément pour les biopsies par 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
forage et les biopsies 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃
chirurgicales.

Cibles du Cadre de référence du


PQDCS (2).

< 5,0 biopsies chirurgicales


bénignes/1 000 mammographies
initiales

< 3,5 biopsies chirurgicales


bénignes/1 000 mammographies
subséquentes.

(Aucune cible pour le taux de


biopsies par forage bénignes).

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Indicateur Définition Source de données Calcul


Détection des cancers du sein
Taux de détection des Proportion des participantes au Numérateur : SI- 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
cancers infiltrants PQDCS pour lesquelles un PQDCS, fichier des 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑢𝑢𝑢𝑢
diagnostic de cancer du sein hospitalisations MED- 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑎𝑎 é𝑡𝑡é é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
infiltrant a été établi au cours des ÉCHO et fichier des
𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 6 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜
6 mois ayant suivi la réalisation services médicaux
𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
d’une mammographie de rémunérés à l’acte de
𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
dépistage qui s’est avérée la RAMQ 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
anormale. × 1000
𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
Dénominateur : SI- 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙
Cibles canadiennes (32). PQDCS 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃
> 5,0 cancers
infiltrants/1 000 mammographies
initiales.

> 3,0 cancers


infiltrants/1 000 mammographies
subséquentes.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
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Indicateur Définition Source de données Calcul


Taux de détection des Proportion des participantes au Numérateur : SI- 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
cancers in situ PQDCS pour lesquelles un PQDCS, fichier des 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑢𝑢𝑢𝑢
diagnostic de cancer du sein in hospitalisations MED- 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑎𝑎 é𝑡𝑡é é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑎𝑎𝑎𝑎
situ (carcinome canalaire in situ) ÉCHO et fichier des
𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 6 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜
a été établi au cours des 6 mois services médicaux
𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑜𝑜𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
ayant suivi la réalisation d’une rémunérés à l’acte de 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
mammographie de dépistage la RAMQ 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
qui s’est avérée anormale. × 1000
𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
Dénominateur : SI- 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙
PQDCS 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃

Proportion de cancers Proportion des participantes au SI-PQDCS, fichier des 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
détectés de type in PQDCS avec un cancer du sein hospitalisations MED- 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑢𝑢𝑢𝑢
situ détecté par dépistage pour ÉCHO et fichier des 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑎𝑎 é𝑡𝑡é é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
lesquelles le cancer est de type services médicaux
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 6 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢
in situ (carcinome canalaire in rémunérés à l’acte de
𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
situ). la RAMQ
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
Cible du Cadre de référence du 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
× 100
PQDCS (2). 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑢𝑢𝑢𝑢
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑛𝑛
> 10 % des cancers détectés b
𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖, 𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑎𝑎 é𝑡𝑡é é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 6 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢
𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎

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20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Indicateur Définition Source de données Calcul


Proportion de cancers Proportion des participantes au SI-PQDCS, RQC 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑎𝑎𝑎𝑎
détectés infiltrants de PQDCS avec un cancer du sein (2015-2017), fichier 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑢𝑢𝑢𝑢
petite taille infiltrant détecté par dépistage des hospitalisations 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 ≤ 1 𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑎𝑎
pour lesquelles le cancer MED-ÉCHO et fichier
é𝑡𝑡é é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 6 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
infiltrant est de taille inférieure des services
𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖
ou égale à 1 cm. médicaux rémunérés 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
à l’acte de la RAMQ 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
Cible du Cadre de référence du × 100
𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
PQDCS (2). 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑢𝑢𝑢𝑢
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
> 30 % des cancers infiltrants
𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑒𝑒 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑎𝑎
doivent être de taille ≤ 1 cm.
é𝑡𝑡é é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 6 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Indicateur Définition Source de données Calcul


Proportion de cancers Proportion des participantes au SI-PQDCS, RQC 𝑁𝑁𝑜𝑜𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
détectés infiltrants PQDCS avec un cancer du sein (2015-2017), fichier 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑢𝑢𝑢𝑢
sans envahissement infiltrant détecté par dépistage des hospitalisations 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
ganglionnaire pour lesquelles le cancer n’a pas MED-ÉCHO et fichier
𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑎𝑎 é𝑡𝑡é é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
envahi les ganglions des services
𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑐𝑐𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 6 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜
lymphatiques. médicaux rémunérés 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
à l’acte de la RAMQ 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
Cible du Cadre de référence du
𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
PQDCS (2). 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
× 100
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑒𝑒𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑢𝑢𝑢𝑢
> 70 % des cancers infiltrants
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑖𝑖𝑖𝑖
doivent être sans envahissement
𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑎𝑎 é𝑡𝑡é é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑎𝑎𝑎𝑎
ganglionnaire.
𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 6 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜
𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎

Taux de cancers Taux de participantes au PQDCS SI-PQDCS, fichier des 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
d’intervalle infiltrants pour lesquelles un diagnostic de hospitalisations MED- 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙
cancer du sein infiltrant a été ÉCHO et fichier des 𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑎𝑎 é𝑡𝑡é é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
établi après un épisode de services médicaux
𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎è𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑢𝑢 é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑
dépistage négatif (c.-à-d. une rémunérés à l’acte de
𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑛𝑛é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 (1 à
mammographie de dépistage la RAMQ
12 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑜𝑜𝑜𝑜 13 à 24 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚)
normale ou une mammographie 𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑒𝑒𝑒𝑒
× 10000
de dépistage anormale avec une 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 − 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎è𝑠𝑠
investigation sans diagnostic de 𝑢𝑢𝑢𝑢 é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
cancer du sein) et dans un 𝑛𝑛é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 (1 à 12 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑜𝑜𝑜𝑜
intervalle de temps précis. 13 à 24 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚) 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙
𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑖𝑖𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃
Cibles canadiennes (32).

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Indicateur Définition Source de données Calcul


< 6 cancers/10 000 personnes-
années dans les 1 à 12 mois
suivant une mammographie de
dépistage normale ou bénigne.

< 12 cancers/10 000 personnes-


années dans les 13 à 24 mois
suivant une mammographie de
dépistage normale ou bénigne.

Sensibilité du Proportion des cancers du sein SI-PQDCS, fichier des 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
dépistage à un an infiltrants diagnostiqués dans hospitalisations MED- 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑢𝑢𝑢𝑢
une période de 6 mois suivant ÉCHO et fichier des 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑎𝑎 é𝑡𝑡é é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑎𝑎𝑎𝑎
une mammographie de services médicaux
𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 6 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜
dépistage anormale parmi tous rémunérés à l’acte de
𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
les cancers infiltrants la RAMQ
𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
diagnostiqués dans une période 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
d’un an suivant une × 100
𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
mammographie de dépistage 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
normale ou anormale. 𝑑𝑑é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡é 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
𝑑𝑑 ′ 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖é 𝑠𝑠𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑝𝑝é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
𝑑𝑑 ′ 𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑙𝑙𝑙𝑙
𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Indicateur Définition Source de données Calcul


Spécificité du Proportion des participantes au SI-PQDCS, fichier des 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
dépistage à un an PQDCS sans diagnostic de hospitalisations MED- 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
cancer du sein sur une période ÉCHO et fichier des 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
d’un an suivant le dépistage et services médicaux 𝑛𝑛′ 𝑎𝑎 é𝑡𝑡é é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑙𝑙𝑙𝑙
𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖
pour lesquelles le résultat de la rémunérés à l’acte de
𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛
mammographie de dépistage la RAMQ 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
× 100
était normal. 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
𝑛𝑛′ 𝑎𝑎 é𝑡𝑡é é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑝𝑝é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
𝑑𝑑 ′ 𝑢𝑢𝑛𝑛 𝑎𝑎𝑎𝑎

Valeur prédictive Proportion des participantes au Numérateur : SI- 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
positive du dépistage PQDCS pour lesquelles un PQDCS, fichier des 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑢𝑢𝑢𝑢
diagnostic de cancer du sein a hospitalisations MED- 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
𝑎𝑎 é𝑡𝑡é é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
été établi au cours des 6 mois ÉCHO et fichier des
6 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢
ayant suivi la réalisation d’une services médicaux
𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
mammographie de dépistage rémunérés à l’acte de 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
anormale parmi toutes celles qui la RAMQ 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 × 100
ont eu une mammographie de 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
dépistage jugée anormale. Dénominateur : SI- 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙
PQDCS 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é
Cibles canadiennes (32) 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎

≥ 5 % pour les mammographies


initiales.

≥ 6 % pour les mammographies


subséquentes.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Indicateur Définition Source de données Calcul


Délais
Délai de lecture de la Délai (en jours civils) entre la SI-PQDCS 𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙 ′ 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
mammographie mammographie de dépistage − 𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
dans le cadre du PQDCS et
l’interprétation par le
radiologiste.

Cet indicateur est présenté sous


forme de médiane et de
90e centile.

Délai entre la Délai (en jours civils) entre la SI-PQDCS, fichier des 𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷 𝑑𝑑𝑑𝑑 1𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑑𝑑′ 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
mammographie de mammographie de dépistage hospitalisations MED- − 𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
dépistage anormale anormale dans le cadre du ÉCHO et fichier des
et le 1er examen PQDCS et le premier examen services médicaux
d’investigation d’investigation. rémunérés à l’acte de
la RAMQ
Cet indicateur est présenté sous
forme de médiane et de
90e centile.

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Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Indicateur Définition Source de données Calcul


Proportion des délais, Proportion de mammographies SI-PQDCS, fichier des 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
entre la de dépistage anormales dans le hospitalisations MED- 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑎𝑎𝑝𝑝ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖
mammographie de cadre du PQDCS dont le délai ÉCHO et fichier des 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑑𝑑é𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖
dépistage anormale entre la mammographie de services médicaux
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑙𝑙𝑙𝑙 1𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
et le 1er examen dépistage anormale et le rémunérés à l’acte de
𝑑𝑑 ′ 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
d’investigation, 1er examen d’investigation la RAMQ
𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
respectant la cible respecte la cible. 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑟𝑟𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑎𝑎𝑎𝑎
× 100

Cible du Cadre de référence du 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙


PQDCS (2). 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
≥ 90 % des participantes au
PQDCS avec un délai ≤ 12 jours
ouvrables (17 jours civils).
Délai diagnostique Délai (en jours civils) entre la SI-PQDCS, fichier des 𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
mammographie de dépistage hospitalisations MED- − 𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
anormale dans le cadre du ÉCHO et fichier des
PQDCS et l’examen concluant services médicaux
l’investigation. rémunérés à l’acte de
la RAMQ
Cet indicateur est présenté sous
forme de médiane selon la
conclusion de l’investigation
diagnostique (lésion bénigne ou
maligne) ou selon le type
d’examen ayant permis de
conclure l’investigation (avec ou
sans biopsie). Le 90e centile est
également présenté pour
l’ensemble des investigations
sans égard à la conclusion.

Institut national de santé publique du Québec  101


Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques

Indicateur Définition Source de données Calcul


Proportion de délais Proportion de mammographies SI-PQDCS, fichier des 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
diagnostiques de dépistage anormales dans le hospitalisations MED- 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖
respectant la cible cadre du PQDCS dont le délai ÉCHO et fichier des 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙
𝑑𝑑é𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
entre la mammographie de services médicaux
𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
dépistage anormale et l’examen rémunérés à l’acte de 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
× 100
concluant l’investigation respecte la RAMQ 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖
la cible. 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎

Cibles canadiennes (32).

≥ 90 % des participantes au
PQDCS avec un délai
diagnostique ≤ 5 semaines, s’il
n’y a pas de biopsie.

≥ 90 % des participantes au
PQDCS avec un délai
diagnostique ≤ 7 semaines, s’il y
a biopsie.
a Population admissible : résidentes du Québec âgées de 50 à 69 ans et admissibles à la RAMQ.
b Puisqu’un taux de détection de cancers in situ trop faible pourrait indiquer un problème de sensibilité du dépistage, tandis qu’un taux de détection de cancers
in situ trop élevé pourrait indiquer un problème de surdiagnostic, il n’y a pas de consensus sur la cible à atteindre pour cet indicateur. La cible qui avait
initialement été proposée dans le Cadre de référence du PQDCS est ici présentée à titre indicatif et n’a pas été retenue dans ce rapport pour l’interprétation des
résultats.

Institut national de santé publique du Québec  102


No de publication : 3387
Centre de référence
et d’expertise

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