Le Programme Québécois de Dépistage Du Cancer Du Sein (PQDCS) : 20 Ans D'expérience, 20 Ans de Statistiques
Le Programme Québécois de Dépistage Du Cancer Du Sein (PQDCS) : 20 Ans D'expérience, 20 Ans de Statistiques
RAPPORT D’ÉVALUATION
AUTRICES
Katia Giguère, Ph. D.
Nathalie Vandal, M. Sc.
Marie-Hélène Guertin, Ph. D.
Isabelle Théberge, Ph. D.
Isabelle Larocque, M. Sc.
Bureau d’information et d’études en santé des populations
SOUS LA COORDINATION DE
Éric Pelletier, chef d’unité scientifique
Bureau d’information et d’études en santé des populations
RÉVISION
Geneviève Tremblay, M.D.
Direction de santé publique de l’Estrie
CIUSSS de l’Estrie – CHUS
Wilber Deck, M.D., M. Sc.
Direction de santé publique, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
CISSS de la Gaspésie
Les réviseurs ont été conviés à apporter des commentaires sur la version préfinale de ce document et en
conséquence, n’en ont pas révisé ni endossé le contenu final.
Les auteurs ainsi que les réviseurs ont dûment rempli leurs déclarations d’intérêts. Les situations à risque de conflits
d’intérêts rapportées lors de ce processus ont été transmises à l’auteure principale de ce présent rapport et, après
analyse, aucun biais n'y a été décelé.
Ce document est disponible intégralement en format électronique (PDF) sur le site Web de l’Institut national de santé
publique du Québec au : [Link]
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[Link]@[Link].
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Dépôt légal – 4e trimestre 2023
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
ISBN : 978-2-550-95447-7 (PDF)
© Gouvernement du Québec (2023)
Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) :
20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques
REMERCIEMENTS
Ce projet est réalisé grâce au soutien financier du Programme québécois de cancérologie du
ministère de la Santé et des Services sociaux.
Nous tenons à remercier chaleureusement les personnes suivantes pour leur soutien technique
et leur aide à l’interprétation de certains résultats qui sont présentés dans ce rapport :
AVANT-PROPOS
L’Institut national de santé publique du Québec est le centre d’expertise et de référence en
matière de santé publique au Québec. Sa mission est de soutenir le ministre de la Santé et des
Services sociaux du Québec, les autorités régionales de santé publique, ainsi que les
établissements locaux, régionaux et nationaux dans l’exercice de leurs fonctions et
responsabilités.
La collection Évaluation rassemble sous une même bannière une variété de productions
scientifiques qui ont recours à des approches méthodologiques évaluatives variées pour se
pencher sur une situation, un cas ou un objet particulier.
Il a été élaboré à la demande du ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec dans le
cadre du volet « Évaluation de la performance du PQDCS et soutien à l’assurance qualité des
dépistages » de l’entente spécifique portant sur le Programme québécois de dépistage du
cancer du sein (PQDCS) et autres dépistages.
GLOSSAIRE
Biopsie par forage : Technique de biopsie percutanée réalisée sous anesthésie locale par un
radiologiste au moyen d’une aiguille de gros calibre. Il existe deux types de biopsies par forage,
soit la microbiopsie (biopsie au trocart) et la macrobiopsie par aspiration (ou assistée par le
vide). La macrobiopsie par aspiration utilise une aiguille de plus gros calibre que la biopsie au
trocart. On parle de biopsie stéréotaxique ou de biopsie échoguidée selon que la méthode de
guidage utilisée est la mammographie ou l’échographie, respectivement.
Cancer détecté : Cancer du sein diagnostiqué dans une période d’au plus 6 mois suivant une
mammographie de dépistage anormale.
Cancer infiltrant : Type de cancer dont les cellules ont envahi le tissu mammaire voisin du canal
lactifère ou du lobule dans lequel elles ont pris naissance.
Cancer in situ : Cancer dont les cellules se retrouvent seulement dans le canal lactifère dans
lequel elles ont pris naissance et n’ont pas envahi le tissu mammaire voisin (carcinome canalaire
in situ).
Cancer d’intervalle : Cancer diagnostiqué dans une période de temps donnée après un épisode
de dépistage négatif (c.-à-d. une mammographie de dépistage normale ou une mammographie
anormale suivie d’une investigation sans diagnostic de cancer dans les 6 mois) et avant le
prochain dépistage.
Surdiagnostic : détection d’un cancer qui ne serait jamais devenu cliniquement apparent et qui
n’aurait donc pas été diagnostiqué en absence de dépistage.
CR Computed radiography
DR Direct radiography
FAITS SAILLANTS
• Entre mai 1998 et décembre 2019, un total de 1 464 703 femmes ont participé au PQDCS,
pour un total de 5 915 724 mammographies de dépistage. Sur cette même période,
34 729 cancers du sein ont été dépistés dans le PQDCS.
• Le taux de participation au PQDCS a augmenté de 16 points de pourcentage depuis les
débuts du Programme. Il est passé de 49,6 % en 2001 à 65,6 % en 2019.
• Le taux de référence a toujours été trop élevé par rapport aux cibles énoncées par le Cadre
de référence du PQDCS. Il a augmenté de façon marquée entre 2010 et 2013 et il ne cesse
d’augmenter pour les mammographies initiales. En 2019, près d’une femme sur quatre
(22,8 %) a été référée à des examens complémentaires à la suite d’une mammographie
initiale, tandis que près de 9 femmes sur cent (8,8 %) l’ont été à la suite d’une
mammographie subséquente.
• La proportion des investigations conclues à l’aide d’imagerie seulement a augmenté. Elle est
passée de 67,2 % en 1998 à 80,9 % en 2019.
• Le recours aux biopsies chirurgicales pour l’investigation des mammographies anormales est
passé de 7,6 % en 1998 à 1,2 % en 2019.
• Les taux de détection des cancers du sein infiltrants et in situ ont augmenté depuis les débuts
du Programme, ce qui pourrait suggérer une amélioration de la capacité du PQDCS à
détecter les cancers précocement et/ou un changement dans la distribution des facteurs de
risque du cancer du sein parmi les participantes. Aux mammographies initiales, le taux de
détection des cancers infiltrants était à son plus haut en 2019 avec 6,6 ‰. Aux
mammographies subséquentes, il s’est stabilisé autour de 4,8 ‰ à partir de 2013.
• La proportion de cancers infiltrants de petite taille (≤1 cm) a diminué entre 1998 et 2009,
passant de 44,8 % à 34,0 %. Cette tendance suggère une diminution de la capacité du
Programme à détecter les cancers de façon précoce sur cette période. Néanmoins, la
proportion de cancers infiltrants de petite taille a toujours été supérieure à la cible (> 30 %).
Par ailleurs, elle a légèrement augmenté à nouveau après 2009, et depuis 2011, elle oscille
entre 35,7 % et 41,0 %.
• Depuis les débuts du Programme, la proportion de cancers infiltrants sans envahissement
ganglionnaire a toujours été au-dessus de la cible de 70 %. Depuis 2006, cette proportion
tend à augmenter, ce qui suggère une augmentation de la capacité du Programme à détecter
les cancers de façon précoce. En 2017, soit l’année la plus récente pour laquelle cette
information était disponible, 78,4 % des cancers infiltrants détectés par dépistage n’avaient
pas envahi les ganglions lymphatiques.
• Les taux de cancers d’intervalle infiltrants ont diminué depuis les débuts du PQDCS, ce qui
suggère une amélioration de la sensibilité du dépistage. Depuis 2007, pour les cancers
infiltrants détectés dans l’année suivant un dépistage négatif, ce taux varie entre 6,7/10 000
et 8,9/10 000 personnes-années à l’échelle du Québec. Quant au taux de cancers d’intervalle
infiltrants détectés dans la deuxième année, il oscille autour de 12/10 000 personnes-années
depuis 2011.
• Entre 1998 et 2019 au Québec, le délai diagnostique médian s’est généralement maintenu
entre 27 et 35 jours civils pour les lésions bénignes, et entre 39 et 48 jours pour les lésions
cancéreuses. En 2019, le délai diagnostique médian était de 27 jours pour les lésions
bénignes et de 40 jours pour les lésions cancéreuses à l’échelle du Québec.
• Les données du Registre québécois du cancer (RQC) pourront bientôt être utilisées pour
répondre à de nouvelles questions d’intérêt. Par exemple, l’information sur les stades et
certains sous-types de cancers colligés dans le RQC permettra de décrire les cancers dépistés
dans le cadre du PQDCS de façon plus détaillée, incluant le stade au diagnostic.
• Les résultats de ce portrait suggèrent que la capacité du PQDCS à détecter les cancers du
sein s’est améliorée au fil du temps, mais au prix de l’augmentation des faux positifs.
SOMMAIRE
Contexte
En place depuis mai 1998, le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS)
vise à réduire le taux de mortalité par cancer du sein tout en minimisant les effets indésirables
du dépistage chez les femmes ciblées.
Depuis les tout débuts du Programme, le ministère de la Santé et des Services sociaux du
Québec a mandaté l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) pour produire,
valider et analyser différents indicateurs liés aux avantages et inconvénients du dépistage afin
d’évaluer le PQDCS de façon continue. Ces indicateurs de performance permettent de suivre
l’ensemble des étapes du processus de dépistage et de vérifier si les objectifs à court terme sont
atteints.
Alors que le PQDCS a passé le cap de 20 ans d’existence, un bilan sur sa performance est de mise.
Objectifs
Le présent rapport a pour objectif de présenter l’évolution des indicateurs de performance du
PQDCS, de son entrée en vigueur jusqu’en décembre 2019, pour l’ensemble du Québec et par
région sociosanitaire. Il vise également à présenter l’apport de l’équipe d’évaluation du PQDCS
en lien avec l’assurance qualité et le transfert des connaissances pour l’amélioration continue de
la performance du PQDCS.
Méthodes
Le PQDCS s’adresse aux résidentes du Québec âgées de 50 à 69 ans et admissibles à la RAMQ.
Les femmes admissibles sont invitées à passer une mammographie de dépistage tous les
deux ans.
Les différentes sources de données utilisées pour mesurer les indicateurs de performance du
PQDCS incluent: le système d'information du PQDCS (SI-PQDCS), qui lui-même inclut le
formulaire de dépistage (AH-508), le formulaire de confirmation diagnostique (AH-509) et le
formulaire de pathologie (AH-511); le fichier des services médicaux rémunérés à l’acte et le
fichier d’inscription des bénéficiaires de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ); le
fichier des hospitalisations MED-ÉCHO (Maintenance et Exploitation des Données pour l'Étude
de la Clientèle Hospitalière); les estimations et projections démographiques de l’Institut de la
statistique du Québec (ISQ) et le Registre québécois du cancer (RQC) pour les caractéristiques
des cancers pour les années 2015 à 2017.
De façon générale, au niveau de la province, les mesures des indicateurs sont présentées par
année pour la période allant de 1998 à 2019 et par historique de dépistage (mammographies
initiales, subséquentes, totales). Une mammographie de dépistage initiale correspond à la
première mammographie de dépistage effectuée dans le cadre du PQDCS pour une femme
donnée, alors que les mammographies de dépistage subséquentes comprennent toutes les
mammographies effectuées dans le PQDCS après une mammographie initiale.
Au niveau des régions sociosanitaires du Québec, l’évolution temporelle a été évaluée sur la
base de mesures calculées sur les 10 premières et les 5 dernières années de données
disponibles de façon à fournir des mesures plus stables d’un point de vue statistique. Une plus
grande période a été considérée en début de Programme étant donné les plus petits volumes
de mammographies qui étaient effectués dans les premières années à cause de l’implantation
graduelle du Programme et de la sous-représentation des mammographies subséquentes qui
étaient plus rares en début de Programme.
Résultats
Entre mai 1998 et décembre 2019, un total de 1 464 703 femmes ont participé au PQDCS,
contribuant à un total de 5 915 724 mammographies de dépistage. Les taux de participation et
de fidélisation au PQDCS ont augmenté depuis les débuts du Programme. Le premier est passé
de 49,6 % en 2001 à 65,6 % en 2019, tandis que le deuxième est passé de 69,6 % en 2000 à
80,0 % en 2016 à l’échelle du Québec.
Depuis 1998, on observe une augmentation de la proportion des investigations ayant été
conclues à l’aide d’examens d’imagerie seulement. Sur la même période, on observe une
diminution du recours aux biopsies chirurgicales pour l’investigation des mammographies
anormales. En 2019, chez 80,9 % des participantes avec mammographie de dépistage anormale,
des examens d’imagerie ont suffi pour mener à un diagnostic. La même année, le diagnostic a pu
être établi au moyen d’une biopsie par forage (biopsie au trocart, macrobiopsie par aspiration)
chez 16,4 % des femmes, ou au moyen d’une biopsie chirurgicale chez 1,2 % des femmes.
Les taux de détection des cancers du sein ont augmenté depuis les débuts du Programme, ce
qui suggère une amélioration de la capacité du PQDCS à détecter les cancers précocement. Aux
mammographies initiales, le taux de détection des cancers infiltrants était à son plus haut en
2019 avec 6,6 ‰. Aux mammographies subséquentes, il s’est stabilisé autour de 4,8 ‰ à partir
de 2013. De 1998 à 2019, un total de 34 729 cancers du sein ont été dépistés dans le PQDCS.
La proportion de cancers infiltrants de petite taille (≤1 cm) a diminué entre 1998 et 2009,
passant de 44,8 % à 34,0 %. Cette tendance suggère une diminution de la capacité du
Programme à détecter les cancers de façon précoce sur cette période. Néanmoins, la proportion
de cancers infiltrants de petite taille a toujours été supérieure à la cible (> 30 %). Par ailleurs, elle
a légèrement augmenté à nouveau après 2009, et depuis 2011, elle oscille entre 35,7 % et 41,0 %.
Les taux de cancers d’intervalle infiltrants ont diminué depuis les débuts du PQDCS. Depuis
2007, pour les cancers infiltrants détectés dans l’année suivant un dépistage négatif, ce taux
varie entre 6,7/10 000 et 8,9/10 000 personnes-années à l’échelle du Québec. Quant au taux de
cancers d’intervalle infiltrants détectés dans la deuxième année, il oscille autour
de 12/10 000 personnes-années depuis 2011.
Entre 1998 et 2019 au Québec, le délai diagnostique médian s’est généralement maintenu entre
27 et 35 jours civils pour les lésions bénignes, et entre 39 et 48 jours pour les lésions
cancéreuses. Les délais diagnostiques des lésions bénignes sont généralement plus courts que
ceux des lésions cancéreuses, puisque l’investigation des premières sera plus souvent conclue à
partir d’examens d’imagerie seulement (ou sans avoir recours à une biopsie). En 2019, le délai
diagnostique médian était de 27 jours pour les lésions bénignes et de 40 jours pour les lésions
cancéreuses à l’échelle du Québec.
Pour la majorité des indicateurs de performance, on observe des disparités entre les différentes
régions sociosanitaires. Les variations dans la distribution des caractéristiques (ou facteurs de
risque) des femmes ainsi que des différences chez les radiologistes et dans l’organisation des
services pourraient expliquer, du moins en partie, les différences observées entre les régions.
Finalement, certains résultats, plus particulièrement dans les régions peu populeuses, peuvent
varier de façon plus importante en raison d’une plus grande imprécision statistique.
Conclusions
La performance du PQDCS a beaucoup évolué depuis sa mise en place. La hausse des taux de
détection des cancers du sein, la diminution des taux de cancers d’intervalle infiltrants ainsi que
l’augmentation de la proportion de cancers infiltrants sans envahissement ganglionnaire
observées suggèrent que la capacité du PQDCS à détecter les cancers du sein précocement s’est
améliorée au Québec.
Toutefois, l’augmentation de la détection des cancers du sein est susceptible d’entrainer aussi
une augmentation du surdiagnostic, soit la détection de cancers qui ne seraient jamais devenus
cliniquement apparents.
De plus, la hausse de la sensibilité du dépistage dans le cadre du PQDCS est aussi accompagnée
d’une diminution de la spécificité du dépistage, laquelle est étroitement liée au taux de
référence. Le taux de référence a augmenté de façon particulièrement marquée entre 2009 et
2013 et, pour les mammographies initiales, il ne cesse d’augmenter depuis. Ce faisant, une
proportion toujours grandissante de participantes au PQDCS subissent un effet négatif du
dépistage en passant des examens complémentaires à la suite d’une mammographie de
dépistage alors qu’elles n’ont pas de cancer.
L’équipe d’évaluation du PQDCS a mené plusieurs études visant à identifier les facteurs associés
à certains indicateurs de performance, dont le taux de référence et la spécificité. Les résultats
suggèrent que le passage aux mammographies numériques à partir de 2006 (CR) et 2009 (DR),
de même que certaines caractéristiques des femmes dépistées ou des radiologistes, auraient un
rôle à jouer dans l’augmentation du taux de référence dans le PQDCS et ce, au prix d’une
diminution de la spécificité du dépistage.
Des études additionnelles sont actuellement menées par l’équipe d’évaluation du PQDCS pour,
notamment, évaluer l’association entre la détection des cancers du sein in situ et le taux de
cancers d’intervalle infiltrants; décrire les taux de cancers parmi les femmes ayant eu une biopsie
bénigne par forage avec recommandation d’un suivi radiologique à 6 mois; évaluer l’effet de la
participation au PQDCS sur le stade du cancer au diagnostic; évaluer le taux de référence en
fonction du type de lésion identifiée au terme de l’investigation radiologique; identifier les
déterminants des mammographies annuelles. Ces études permettront de caractériser davantage
la performance du Programme et aideront à identifier des pistes de solution pour améliorer la
détection des cancers du sein tout en limitant les effets négatifs du dépistage.
Enfin, l’objectif ultime du PQDCS étant de réduire le taux de mortalité par cancer du sein, une
étude intérimaire effectuée par l’équipe d’évaluation du PQDCS a permis d’évaluer que, cinq ans
après sa mise en place, le PQDCS était déjà associé à une réduction de la mortalité par cancer
du sein. Une nouvelle étude portant sur l’impact à plus long terme du PQDCS sur la mortalité
par cancer du sein est planifiée.
Les données du RQC ayant récemment été mises à jour, elles pourront bientôt être utilisées
pour répondre à de nouvelles questions d’intérêt. Par exemple, l’information sur les stades et
certains sous-types de cancers colligés dans le RQC permettra de décrire les cancers dépistés
dans le cadre du PQDCS de façon plus détaillée, incluant le stade au diagnostic.
1 INTRODUCTION
Depuis mai 1998, le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) invite les
femmes âgées de 50 à 69 ans à passer une mammographie de dépistage tous les deux ans(1).
L’objectif du PQDCS est de réduire le taux de mortalité par cancer du sein tout en minimisant les
effets indésirables du dépistage chez les femmes ciblées(2).
Pour atteindre cet objectif, le Programme doit satisfaire des critères de qualité bien définis. À la
suite de la mise en place du PQDCS, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) du
Québec a donc mandaté l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) pour évaluer la
performance du PQDCS en se basant sur le Cadre de référence du PQDCS publié en 1996 et qui
définissait alors une demi-douzaine d’indicateurs de performance(2). Une équipe d’évaluation
multidisciplinaire regroupant épidémiologistes, statisticiens et médecins a ainsi été formée à
l’INSPQ(3).
Alors que le PQDCS a passé le cap de 20 ans d’existence, un bilan s’impose. Le présent rapport a
pour objectif de présenter l’évolution des indicateurs de performance du PQDCS, de son entrée
en vigueur jusqu’en 2019, pour l’ensemble du Québec et par région sociosanitaire. La section 2
décrit le PQDCS et ses composantes. La section 3 décrit les différents indicateurs de performance
du PQDCS et les sources de données utilisées pour leur calcul. La section 4 présente l’ensemble
des résultats en débutant par les caractéristiques des participantes au PQDCS (section 4.1). Les
résultats de chacun des indicateurs de performance du PQDCS sont ensuite présentés sous
quatre catégories en lien avec la participation au dépistage et le volume de mammographies de
dépistage (section 4.2); la référence et l’investigation (section 4.3); la détection des cancers du
sein (section 4.4); et les délais entre les différentes étapes du processus de dépistage et
d’investigation (section 4.5). Enfin, la section 5 se veut un résumé des différents moyens utilisés
par l’équipe d’évaluation du PQDCS pour transférer les connaissances aux intervenants du
réseau de la santé et des services sociaux du Québec de même qu’aux organismes
communautaires et à la communauté scientifique.
Les femmes admissibles sont invitées, tous les deux ans, à passer une mammographie de
dépistage bilatérale (c.-à-d. effectuée aux deux seins)(2). La mammographie de dépistage est
définie comme un examen radiologique visant la recherche d’une lésion mammaire maligne
chez une femme asymptomatique(2). Le recrutement s’effectue par le biais d’une lettre
d’invitation personnalisée, laquelle peut être suivie d’une lettre de relance si aucune
mammographie de dépistage n’est effectuée dans un délai de deux mois(4). La lettre
personnalisée d’invitation, suivie ou non d’une lettre de relance, s’est révélée être une stratégie
efficace pour augmenter la participation à la mammographie de dépistage dans le cadre du
PQDCS(4).
Les mammographies de dépistage sont effectuées par les centres de dépistage désignés (CDD)
par le MSSS(2). En cas de mammographie de dépistage anormale, le ou la radiologiste
recommande des examens complémentaires en vue de poser un diagnostic final. Ceux-ci
consistent en des examens d’imagerie additionnels (clichés supplémentaires, échographies, etc.)
et, au besoin, des examens effractifs (biopsies)(7). Pour une majorité de femmes, les examens
d’imagerie permettront de conclure que la lésion observée au dépistage est bénigne. Toutefois,
chez une proportion d’environ 18 % des femmes, une biopsie sera nécessaire pour établir le
diagnostic. On procédera alors à une biopsie par forage, qui peut être réalisée au moyen de
deux techniques, soit la biopsie au trocart ou la macrobiopsie par aspiration. Dans certains cas,
une biopsie chirurgicale devra être réalisée à la suite de la biopsie par forage.
Les examens complémentaires sont effectués dans un CDD ou dans un centre de référence pour
investigation désigné (CRID) selon la disponibilité des modalités et la préférence de la femme. Si
le résultat des examens complémentaires est normal, bénin, probablement bénin ou à risque, la
femme sera à nouveau invitée par le Programme à passer une mammographie deux ans après
sa dernière mammographie. Si l’investigation se conclut par un diagnostic de cancer, la femme
sera référée par son médecin ou par le ou la radiologiste pour des traitements adaptés à la
nature du diagnostic et elle ne sera plus rappelée par le Programme. Un schéma du
cheminement typique d’une femme au sein du PQDCS situant les indicateurs de performance du
Programme est présenté à la figure 1.
Population admissible
Résidentes du Québec âgées de 50 à 69 ans
et admissibles à la RAMQ
Taux de participation
Nombre de mammographies
Mammographie de dépistage Aucune mammographie de dépistage
Taux de fidélisation
% rétention régionale
Résultat de la
Délai de lecture
mammographie
Recommandation au terme de
l’investigation radiologique
Ø diagnostic de Diagnostic de Investigation
Profil d’investigation
cancer du sein cancer du sein diagnostique
(<24 mois) (<24 mois) (<6 mois) Délai entre mammographie et 1er
examen d’investigation
Délai diagnostique
Taux de biopsies bénignes
Ø diagnostic de Diagnostic de
Taux de cancers d’intervalle
cancer du sein cancer du sein
infiltrants
(<6 mois) (<6 mois)
Taux de détection des cancers du
sein infiltrants
Taux de détection des cancers du
sein in situ
Ø diagnostic de Diagnostic de cancer % de cancers détectés in situ
cancer du sein du sein % de cancers détectés infiltrants
(≥6 mois et <24 mois) (≥6 mois et <24 mois) de petite taille
% de cancers détectés infiltrants
sans envahissement ganglionnaire
Légende Sensibilité, spécificité et valeur
prédictive positive du dépistage
Étape du cheminement
Indicateurs de performance
Pour obtenir un statut de CDD, les centres sont soumis à des normes de qualité. Ils doivent
détenir l’agrément du Programme d’agrément en mammographie de l’Association canadienne
des radiologistes, lequel doit être renouvelé tous les trois ans(9). Ils doivent aussi être certifiés en
fonction de normes et de critères établis par le MSSS portant, notamment, sur la compétence du
personnel reconnu par les ordres professionnels, la qualité des mammographes et de leurs
composantes, ainsi que sur les procédures de maintien, de contrôle et de suivi de la qualité des
mammographes et de leurs composantes(2, 10). La certification est renouvelable chaque année(9).
Les CRID sont localisés dans les centres hospitaliers. Tout comme les CDD, ils doivent détenir
l’agrément du Programme d’agrément en mammographie de l’Association canadienne des
radiologistes et la certification en mammographie du LSPQ(2, 9).
Jusqu’en 2022, on comptait trois unités itinérantes de dépistage : SOPHIE, nommée d’après son
modèle « SOPHIE Classic », CLARA (Clinique accréditée de radiologie) et SARA (Service
ambulatoire radiologique accessible). L’unité SOPHIE n’est plus fonctionnelle depuis 2022, mais
au moment de rédiger ce rapport, il était prévu de la remplacer par une nouvelle unité.
Les unités SOPHIE et CLARA ont été mises en fonction en 2002. CLARA est certifiée et gérée par
les Services cliniques de dépistage de l’INSPQ, de même que l’était SOPHIE jusqu’à son retrait en
2022(22). SARA, implantée en 2007 par l’Agence de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-
Laurent, opère sous la responsabilité du CISSS du Bas-Saint-Laurent(9).
L’unité portative SOPHIE était transportable par avion, par voie maritime et par voie terrestre(24).
Elle permettait d’assurer le dépistage dans les régions éloignées inaccessibles par la route
(c.-à-d. certaines municipalités ou communautés de la Côte-Nord, du Nunavik et des Terres-
Cries-de-la-Baie-James). Au Nunavik, les visites de SOPHIE se faisaient sur une base annuelle,
mais en alternance sur chacune des deux rives de la région (c.-à-d. les rives faisant face à la Baie
d’Hudson et à la Baie d’Ungava). En cas de mammographie de dépistage anormale, la femme
était prise en charge par l’un des deux centres de santé du Nunavik, mais les examens
complémentaires, quant à eux, étaient effectués dans la région de Montréal au Centre
universitaire de santé McGill. En 2013, 2015 et 2018, aucune mammographie de dépistage n’a
été effectuée au Nunavik en raison de bris d’équipement de l’unité SOPHIE.
L’unité mobile CLARA, un autocar muni d’un mammographe, permet d’offrir les services de
dépistage dans les régions éloignées qui sont accessibles par la route (c.-à-d. certaines
municipalités ou communautés de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord, des Laurentides et
des Terres-Cries-de-la-Baie-James)(24). Dans la région des Terres-Cries-de-la-Baie-James, CLARA
se déplace aux deux ans. En cas de mammographie de dépistage anormale dans cette région,
les examens complémentaires sont effectués dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue (Val-
d’Or), du Nord-du-Québec (Chibougamau) ou de Montréal.
Enfin, SARA est une unité mobile de dépistage véhiculée par autocar qui dessert spécifiquement
le Bas-Saint-Laurent et vient aussi en aide aux régions qui en font la demande(25).
Les unités itinérantes sont soumises au même processus d’agrément et de certification que les
CDD et les CRID. Les unités CLARA et SARA sont évaluées aux six mois. Quant à l’unité SOPHIE,
elle était évaluée à chaque déplacement puisqu’elle n’était pas fixée à un véhicule(11).
13 mai 1998
Démarrage du PQDCS Ajout de 2 régions Ajout des 2 Acquisition de Fin de l’utilisation de
Progressivement dans 9 Bas-Saint-Laurent, dernières régions l’unité itinérante la mammographie
régions: Capitale-Nationale, Saguenay-Lac-Saint- Nunavik, analogique
SARA
Mauricie et Centre-du- Jean Terres-Cries-de-la-Baie- L’ensemble des CDD du
par la région du Bas-
Québec, Estrie, Montréal, James Québec utilisent
Saint-Laurent
Outaouais, Chaudière- maintenant la
Appalaches, Laval, mammographie numérique
Lanaudière, Montérégie
1998 1999 2001 2002 2004 2006 2007 2009 2010 2012 2014 2019
Le nombre de CDD en service a augmenté depuis les débuts du PQDCS. La figure 3 présente,
par année, le nombre de CDD (incluant les unités itinérantes) ayant fait au moins
20 mammographies de dépistage dans l’année. Ce nombre était de 44 en 1998 (mai à
décembre), 81 en 2004 et 100 en 2019 (figure 3).
* Incluant les unités itinérantes de dépistage et excluant les centres de dépistage désignés ayant fait moins de
20 mammographies de dépistage dans l’année.
3 MÉTHODOLOGIE
3.1 Population
Le terme femme(s) utilisé tout au long de ce document fait référence à la variable « sexe »
(homme ou femme) de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) qui n’est pas une
mesure exacte du sexe assigné à la naissance ni de l'identité de genre, mais fait plutôt référence
à la mention légale de sexe, tel qu'inscrit au registre de l'état civil. Sont donc aussi inclus sous
cette appellation les hommes transgenres dont la mention de sexe n’a pas été changée à la
RAMQ après la transition de genre. Il est recommandé aux hommes transgenres de faire le
dépistage par mammographie seulement s’ils n’ont pas eu de chirurgie d’ablation des seins. Les
femmes transgenres dont la mention de sexe a été changée à la RAMQ sont aussi incluses sous
cette appellation. Le dépistage est proposé aux femmes transgenres qui ont des seins à la suite
d’une thérapie hormonale. Les critères d’admissibilité au PQDCS et le cheminement typique
d’une femme dans le Programme sont présentés à la section 2.1.
Pour certains indicateurs, des cibles auxquelles comparer les résultats ont été proposées dans le
Cadre de référence du PQDCS(2). Lorsque, pour un indicateur donné, aucune cible n’a été définie
dans le Cadre de référence du PQDCS(2), la cible canadienne, si existante, a été retenue(32). Il est
à noter toutefois que toutes les cibles n’ont pas été régulièrement mises à jour sur la base de
données probantes récentes. Les cibles devront donc être considérées comme guides dans
l’interprétation des résultats plutôt que comme des valeurs à atteindre absolument. Enfin, en
absence de cible définie, des comparaisons dans le temps, avec la moyenne québécoise ainsi
qu’avec les résultats obtenus par région sociosanitaire permettent de porter un jugement sur
un indicateur.
L’évolution des indicateurs dans le temps est ensuite présentée par région sociosanitaire (c.-à-d.,
à moins de mention différente, par région où a eu lieu le dépistage). L’évolution temporelle a
été évaluée sur la base de mesures calculées sur les 10 premières (1998-2008) et les 5 dernières
années (2015-2019) de façon à fournir des mesures plus stables d’un point de vue statistique.
Une plus grande période a été considérée en début de Programme étant donné les plus petits
volumes de mammographies qui étaient effectués dans les premières années à cause de
l’implantation graduelle du Programme et à cause de la sous-représentation des
mammographies subséquentes qui étaient plus rares en début de Programme. Lorsque, pour
une région et un indicateur donné, le nombre de cas observés était inférieur à 5, les résultats ont
été masqués afin d’éviter l’identification potentielle des participantes.
Les années couvertes, tant pour les analyses au niveau de la province que pour les analyses par
région, peuvent varier selon la disponibilité des données ou selon la nature des indicateurs. Par
exemple, la proportion de cancers détectés de petite taille et la proportion de cancers détectés
sans envahissement ganglionnaire sont calculés jusqu’en 2017 vu les données disponibles
(section 3.2)
Par ailleurs, le calcul de certains indicateurs implique un suivi prolongé après la mammographie
de dépistage. Pour ces indicateurs, les données couvertes dans ce rapport vont jusqu’à la
dernière année de dépistage pour laquelle le suivi devait se terminer au plus tard en
décembre 2019, soit avant la pandémie de COVID-19. C’est le cas du taux de fidélisation
Les régions du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James sont moins populeuses que les
autres régions sociosanitaires et, n’ayant pas de centre de dépistage désigné sur place, elles
sont essentiellement desservies par des unités itinérantes de dépistage (section 2.3).
L’interprétation des résultats spécifiques aux régions du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-
James devra tenir compte de ces spécificités. Enfin, certains indicateurs ne sont pas calculés pour
les régions du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James. C’est le cas des recommandations
émises au terme de l’investigation radiologique, du délai entre la mammographie de dépistage
et le premier examen d’investigation et du délai diagnostique. Pour ces indicateurs, la région
considérée est celle où a eu lieu l’investigation. Or, dans les régions du Nunavik et des Terres-
Cries-de-la-Baie-James, en cas de mammographie de dépistage anormal, l’investigation n’est
pas effectuée dans la région même du dépistage, mais dans une autre région (section 2.3).
4 RÉSULTATS
4.1 Caractéristiques des femmes dépistées dans le cadre du
PQDCS
Depuis l’implantation du PQDCS en mai 1998 jusqu’à décembre 2019, 1 703 537 femmes âgées
de 50 à 69 ans ont été invitées à participer au PQDCS. De ces femmes, 1 464 703 (86 %) ont
accepté de participer au PQDCS au moins une fois, contribuant un total de
5 915 724 mammographies de dépistage.
Les caractéristiques présentées incluent des facteurs associés au cancer du sein (âge, histoire
familiale de cancer du sein, densité mammaire, indice de masse corporelle, usage
d’hormonothérapie de remplacement, parité [avoir eu au moins une grossesse à terme et âge à
la première grossesse], examen clinique des seins au cours de la dernière année, antécédent de
ponction ou biopsie) et/ou à des difficultés d’interprétation des mammographies de dépistage
(densité mammaire, indice de masse corporelle, antécédent de ponction ou biopsie)(34,35).
La distribution des participantes selon l’âge (50-54, 55-59, 60-64 et 65-69 ans) tend à changer
depuis le début du PQDCS au Québec (figure 4A). Alors que moins de 40 % des participantes
appartenaient aux groupes de femmes les plus âgées (60-64 ans et 65-69 ans) de 1998 à 2005,
ces groupes représentaient près de la moitié (49,7 %) des participantes en 2019. Ces résultats
reflètent la tendance générale de la structure d’âge de la population admissible au PQDCS. En
effet, la proportion de femmes âgées de 60 à 69 ans chez les femmes de 50 à 69 ans au Québec
est passée d’une moyenne de 40 % en 1998-2005 à 49 % en 2019 (ISQ).
La proportion de femmes avec antécédents familiaux de cancer du sein suit une tendance à la
hausse depuis le début des années 2000 et atteignait 20,2 % en 2019 (figure 4B).
La proportion de femmes avec seins denses (50-75 % et > 75 % de tissu mammaire glandulaire;
figure 4C) tend à augmenter. En 2019, 40,4 % des femmes dépistées dans le PQDCS avaient des
seins denses ou extrêmement denses. La proportion de femmes avec un indice de masse
corporelle ≥ 30 kg/m2 (correspondant à l’obésité(36); (figure 4D) tend aussi à augmenter. En
2019, 26,9 % des femmes dépistées dans le PQDCS avaient un indice de masse corporelle
≥ 30 kg/m2. En plus d’être des facteurs de risque reconnus du cancer du sein, la densité
mammaire élevée et l’obésité sont des facteurs qui compliquent la lecture et l’interprétation des
mammographies de dépistage et donc, la performance du dépistage (section 4.3.1)(34,35,37).
De 1998 à 2002, la majorité des femmes (autour de 62 %) rapportaient faire usage ou avoir déjà
fait usage d’hormonothérapie de remplacement (figure 4E). Depuis 2002, année de l’arrêt
prématuré et de la publication de l’essai clinique randomisé de la Women’s Health Initiative
(WHI) dont les résultats suggéraient un risque accru de cancer du sein et de maladies
cardiovasculaires avec l’usage à long terme de l’hormonothérapie(38), la proportion de femmes
faisant ou ayant déjà fait usage d’hormonothérapie de remplacement ne cesse de diminuer dans
le PQDCS. En 2019, cette proportion était de 29,9 %.
Plus une femme porte d’enfants, plus elle est protégée contre le cancer du sein(34,39,40). Par
ailleurs, les femmes qui ont mené au moins une grossesse à terme avant 30 ans présentent un
risque légèrement moins élevé de cancer du sein que les femmes qui mènent leur première
grossesse à terme après 30 ans(34). La proportion de femmes ayant mené au moins une
grossesse à terme a légèrement diminué; elle est passée de 84,7 % en 1998 pour se stabiliser
autour de 80 % à partir de 2016 (figure 4F). De plus, la proportion de femmes ayant mené une
première grossesse à terme en bas âge (c.-à-d. avant 30 ans) a sans cesse diminué sur la même
période, passant de 75,4 % à 65,0 % (figure 4G).
La proportion de femmes rapportant avoir eu un examen clinique des seins au cours de l’année
précédant la mammographie de dépistage est passée de 74,8 % en 1998 à 35,4 % en 2019
(figure 4H). L’examen clinique des seins à des fins de dépistage est depuis longtemps
controversé. En 2011, puisqu’il n’y avait pas d’évidence que l’examen clinique des seins puisse
réduire le risque de mortalité, le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs a
retiré sa recommandation d’effectuer un examen clinique des seins chaque année, chez les
femmes âgées de 50 à 69 ans(41,42).
Les femmes ayant eu une ponction ont plus de risques d’être référées pour des examens
complémentaires(35). La proportion de femmes qui avaient reçu ce genre d’intervention est
restée plutôt stable, autour de 11,5 %, sur la période étudiée (figure 4I).
Sur la base des taux de participation qui avaient cours dans les études ayant observé des
réductions importantes de la mortalité par cancer du sein grâce au dépistage, un taux de
participation d’au moins 70 % est visé(2). Toutefois, cette cible n’a pas été réévaluée depuis plus
de 20 ans et aujourd’hui, la tendance est à privilégier d’abord la prise de décision partagée selon
les valeurs et préférences des femmes pour leur participation au dépistage et non pas leur
participation à tout prix. La cible de 70 % n’est donc présentée ici qu’à titre indicatif.
En 2015-2019, les deux tiers des régions avaient atteint un taux de participation d’au moins
65 % (figure 6) et cinq régions avaient dépassé la cible de 70 % (Saguenay–Lac-Saint-Jean,
Capitale-Nationale, Mauricie et Centre-du-Québec, Côte-Nord, Nord-du-Québec).
Cible : ≥ 70 %
Quant au bas taux de participation observé à Montréal en 2015-2019 (56,0 %), il pourrait être en
partie attribuable à une plus forte proportion de femmes immigrantes et dont la langue
maternelle n’est ni le français ni l’anglais(43, 44). Pour ces femmes, la lettre d’invitation au PQDCS,
disponible en français ou en anglais seulement, pourrait être un obstacle à la participation au
Programme en raison de plus faibles niveaux de littératie et de la barrière de langue(45).
Enfin, l’Outaouais partageant une frontière commune avec la province de l’Ontario, on ne peut
exclure la possibilité que certaines femmes résidant dans cette région reçoivent leurs examens
de dépistage en Ontario plutôt qu’au Québec, ce qui pourrait contribuer à faire diminuer le taux
de participation au PQDCS dans cette région, lequel était sous la moyenne provinciale avec
57,5 % en 2015-2019.
Un des objectifs du PQDCS est d’assurer des services visant le maintien de la qualité de vie des
femmes tout en tenant compte des besoins et des droits de celles-ci, particulièrement en ce qui
a trait à la protection de la vie privée et au droit de prendre des décisions éclairées(2, 46). Ainsi,
chaque femme qui passe un examen de dépistage au Québec peut choisir de ne pas transmettre
ses informations personnelles au SI-PQDCS (non participante au PQDCS)(5).
Le refus de la femme est tout de même noté au SI-PQDCS pour permettre de calculer la
proportion de refus de participation au Programme. La proportion de refus de participation
correspond à la proportion des mammographies de dépistage effectuées pour lesquelles les
femmes ont refusé d’autoriser la transmission de leurs renseignements personnels au SI-PQDCS.
Les femmes qui se font dépister doivent renouveler leur consentement ou refus de participation
au PQDCS à chacun de leur rendez-vous de dépistage(5).
La diminution du refus de participation est observable dans toutes les régions du Québec
(figure 8). Les régions de Montréal et Laval, qui présentaient les plus grandes proportions de
refus de participation en 1998-2008 (10,3 % et 7,4 %, respectivement), étaient encore celles qui
avaient les plus grandes proportions de refus en 2015-2019, mais avec seulement 2,0 % de refus
de participation.
De mai 1998 à décembre 2019, un total de 1 464 703 femmes âgées de 50 à 69 ans ont accepté
de participer au PQDCS, contribuant au total de 5 915 724 mammographies de dépistage, dont
4 451 021 mammographies de dépistage subséquentes.
De 2004 à 2013, le nombre de mammographies initiales s’est stabilisé autour de 60 000 par
année pour ensuite atteindre un nouveau plateau autour de 51 000 par année à partir de 2017.
Toutes les régions du Québec ont observé une hausse de leur nombre annuel moyen de
mammographies de dépistage entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 10). Le nombre de
mammographies de dépistage par région est corrélé au nombre de femmes âgées de 50 à
69 ans dans chacune de ces régions. Ainsi, les régions pour lesquelles le nombre annuel moyen
de femmes âgées entre 50 et 69 ans était le plus élevé en 2015-2019 (Capitale-Nationale,
Montréal, Laurentides, Montérégie) sont aussi celles qui présentaient le plus grand nombre de
mammographies de dépistage en 2015-2019.
La participation régulière aux programmes de dépistage permet d’en optimiser les avantages(32).
Afin de détecter les cancers du sein le plus précocement possible, il est recommandé aux
femmes de passer une mammographie de dépistage tous les deux ans. En pratique, la
périodicité naturelle de retour à la mammographie est plus proche de 30 mois(32).
Le taux de fidélisation représente donc la probabilité qu’une participante passe une nouvelle
mammographie de dépistage dans un délai d’au plus 30 mois après la mammographie index.
Les lignes directrices canadiennes recommandent des taux de fidélisation minimaux de 75 % et
90 % à 30 mois après la mammographie index, selon que la mammographie index soit,
respectivement, un dépistage initial ou subséquent(32).
hausse après des mammographies subséquentes à partir de 2002 (figure 11). La probabilité
qu’une participante se fasse dépister à nouveau dans un délai de 30 mois après une
mammographie initiale réalisée en 2016 était de 64,5 %, tandis qu’elle était de 83,2 % après une
mammographie subséquente.
Si le taux de fidélisation aux mammographies subséquentes a quant à lui augmenté pour plus
de la moitié des 18 régions du Québec entre 1998-2008 et 2012-2016, aucune région n’avait
toutefois encore atteint la cible canadienne de 90 % en 2012-2016 (figure 12B).
Globalement, la proportion de rétention régionale a très peu varié depuis les débuts du PQDCS,
se situant généralement autour de 91 %, tant aux mammographies initiales qu’aux
mammographies subséquentes (figure 13). Depuis 2007, cette proportion semble augmenter de
façon constante, mais très lentement. En 2019, la proportion de rétention régionale était de
92,2 % au Québec.
Au niveau des régions, la proportion de rétention régionale est généralement demeurée plutôt
stable ou a augmenté entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 14). Les plus fortes augmentations
(au moins 5 points de pourcentage) ont été observées dans les régions de la Côte-Nord, de
Laval, des Laurentides et des Terres-Cries-de-la-Baie-James.
Cette section présente les indicateurs de performance relatifs à la référence à des examens
complémentaires dans le PQDCS, soit des indicateurs faisant état de la capacité du Programme
à limiter les effets négatifs du dépistage.
Comme le ou la radiologiste n’a pas toujours accès aux résultats d’imageries antérieures pour
l’aider dans l’interprétation des mammographies initiales, le taux de référence pour ces
mammographies est généralement plus élevé qu’aux mammographies subséquentes(32, 35). Selon
le Cadre de référence du PQDCS, le taux de référence devrait être inférieur à 7 % pour les
mammographies initiales, tandis qu’il devrait être inférieur à 5 % pour les mammographies
subséquentes(2).
Cibles : < 7 % pour les mammographies initiales et < 5 % pour les mammographies subséquentes
Pour les mammographies subséquentes, le taux de référence a d’abord diminué de 2001 à 2009,
passant de 8,4 % à 7,1 %, pour ensuite augmenter de façon marquée jusqu’en 2013 (9,9 %),
avant de redescendre légèrement pour se stabiliser autour de 8,8 % à partir de 2017 (figure 15).
En 2019, les taux de référence pour les mammographies initiales et subséquentes étaient
respectivement de 22,8 % et 8,8 %, soit bien au-dessus des cibles qui n’ont, par ailleurs, jamais
été atteintes depuis la mise en place du PQDCS.
De plus, les taux de référence au Québec dépassent les taux des autres provinces canadiennes, à
l’exception de ceux de l’Île-du-Prince-Édouard. En 2013-2014, les taux de référence pour les
mammographies initiales et subséquentes étaient respectivement de 21,1 % et 9,8 % au Québec,
tandis qu’ils étaient de 16,6 % et 7,6 % au Canada(50).
Les taux de référence au Québec sont aussi plus élevés que ceux observés ailleurs dans le
monde. Aux États-Unis, en 2013, le taux de référence total a été estimé à 9,8 % chez les femmes
de 50 à 64 ans alors qu’il était de 11,9 % au Québec chez les participantes de 50 à 69 ans(51). En
Australie, les taux de référence pour les mammographies initiales et subséquentes chez les
femmes de 50 à 69 ans ayant participé au Programme de dépistage en 2019 étaient de 11,7 %
et 3,7 %, respectivement (vs. 22,8 % et 8,8 % au Québec)(52). En Angleterre, chez les femmes
âgées de 45 ans ou plus en 2016-2017, le taux de référence était de 7,7 % aux mammographies
initiales (22,4 % chez les femmes de 50 à 69 ans au Québec) et de 3,1 % à 4,6 % aux
mammographies subséquentes (9,2 % chez les femmes de 50 à 69 ans au Québec) selon que le
nombre d’années écoulées depuis le dépistage précédent était de 5 ans ou moins ou de plus de
5 ans(53). Les auteurs d’une étude utilisant les données de 23 programmes de dépistage de
cancer du sein de 15 pays d’Union européenne entre 2013 et 2017 ont estimé que le taux de
référence chez les participantes de 50 à 69 ans était de 8,9 % pour les mammographies initiales
(21,7 % au Québec) et de 3,6 % pour les mammographies subséquentes (9,5 % au Québec)(54).
Les différences observées entre les taux de référence du Québec et ceux des pays d’Europe
pourraient s’expliquer en partie par la pratique plus répandue en Europe de la double lecture,
soit une approche qui consiste en l’interprétation d’une même mammographie par deux
radiologistes et qui permet de diminuer le taux de référence(55).
Plusieurs études observationnelles ont été menées par l’équipe d’évaluation du PQDCS afin
d’identifier les déterminants du taux de référence et de tenter d’expliquer la hausse plus
marquée du taux de référence à partir de 2009(26, 28, 35). Les résultats de ces études suggèrent que
le taux de référence augmente tandis que la spécificité du dépistage diminue avec l’utilisation
de la technologie numérique, qui a progressivement remplacé la technologie analogique à partir
de 2006 (pour la technologie CR) et 2009 (pour la technologie DR) (figure 2)(26–28). Par ailleurs,
l’annonce très médiatisée en 2010 d’une enquête menée par le Collège des médecins du
Québec (CMQ) sur la pratique d’un radiologiste suspecté d’éprouver des problèmes de qualité
d’exercice dans le domaine de la mammographie et de la scanographie(56) pourrait être associée
à une augmentation du taux de référence dans le PQDCS(28).
L’augmentation importante du taux de référence est observable dans toutes les régions du
Québec entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 16A) pour les mammographies initiales. En
2015-2019, ce taux variait de 14,0 % (Terres-Cries-de-la-Baie-James) à 29,2 % (Lanaudière) selon
les régions.
Pour les mammographies subséquentes, le taux de référence a augmenté ou est demeuré plutôt
stable dans la majorité des régions entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 16B). Par ailleurs,
toutes les régions avaient un taux de référence d’au moins 5,0 % en 2015-2019.
Parmi les régions qui présentaient les taux de référence les plus bas aux mammographies
initiales et subséquentes en 2015-2019 se trouvent le Nunavik et les Terres-Cries-de-la-Baie-
James. Ces deux régions sont entièrement desservies par les unités itinérantes de dépistage
CLARA et SOPHIE(24). Une étude antérieure de l’équipe d’évaluation du PQDCS a montré que le
taux de référence dans le PQDCS était systématiquement plus faible chez les femmes dépistées
à l’aide des unités itinérantes comparativement aux femmes dépistées dans les CDD, après
ajustement pour l’âge et la distribution des mammographies initiales et subséquentes(24). Ces
La figure 17 présente l’évolution du taux de référence pour chaque type de lésion référée de
1998 à 2019 à l’échelle du Québec. Globalement, le taux de référence pour les densités
asymétriques a plus que doublé depuis les débuts du PQDCS, tandis qu’il a diminué de près de
la moitié pour les masses.
Figure 17 Taux de référence pour chaque type de lésion identifiée pour l’ensemble du
Québec, PQDCS, 1998 à 2019
Aux environs de 2009-2010, on observe une augmentation plus marquée du taux de référence
pour les densités asymétriques et une nouvelle augmentation pour tous les autres types de
lésions, possiblement dues à l’utilisation de plus en plus répandue de la technologie numérique
et à l’enquête du CMQ annoncée en 2010(28). Cette augmentation a été de plus grande
envergure pour les densités asymétriques. En 2019, le taux de référence pour les densités
asymétriques était de 4,7 %, tandis qu’il était de 2,5 % pour les masses, de 1,4 % pour les
microcalcifications et 0,7 % pour les distorsions (figure 17).
Les résultats d’une étude populationnelle conduite aux États-Unis et incluant près de
330 000 mammographies suggèrent que les densités asymétriques identifiées au dépistage ont
une plus faible valeur prédictive positive dans la détection des cancers infiltrants et sont une
source courante de faux positifs comparativement aux autres types de lésions, particulièrement
chez les femmes âgées de moins de 70 ans(58). Dans le PQDCS, il a été évalué que la valeur
prédictive positive des mammographies avec densités asymétriques a toujours été inférieure à
celle des mammographies avec d’autres types de lésions sur la période allant de 2007 à 2016 au
Québec(59). En 2016, la valeur prédictive positive des mammographies avec densités
asymétriques était de 2,5 % et celle des mammographies avec d’autres types de lésions (masses,
microcalcifications et distorsions) était de 7,9 %(59).
En cas de mammographie de dépistage anormale, la femme est rappelée pour passer des
examens d’imagerie diagnostique, le plus souvent des clichés supplémentaires ou une
échographie, afin d’examiner l’anomalie de façon plus détaillée. Selon la conclusion des
examens d’imagerie, le ou la radiologiste fera une recommandation parmi les suivantes : soit un
retour au dépistage régulier à deux ans si le résultat de l’investigation radiologique est normal
ou bénin; un suivi à 6 mois (c.-à-d. 3-9 mois) si l’investigation radiologique ne permet pas de
confirmer le statut bénin d’une lésion malgré une apparence fort probablement bénigne; un
suivi à 12 mois (c.-à-d. 10-17 mois), selon le jugement du ou de la médecin ou radiologiste; ou
une biopsie si le niveau de suspicion de cancer le justifie.
Dans la plupart des régions, on remarque aussi que la proportion de recommandations de suivi
à 6 mois a augmenté et que la proportion de recommandations de suivi à 12 mois a diminué
(figure 19).
forage puisque seul l’examen le plus effractif est considéré ici (les catégories sont mutuellement
exclusives).
Figure 20 Répartition des femmes selon l’examen d’investigation le plus effractif reçu
suivant une mammographie de dépistage anormale pour l’ensemble du
Québec, PQDCS, 1998 à 2019
Aucun : aucun examen d’investigation colligé dans le fichier des actes médicaux facturés à la RAMQ.
Depuis 1998, on observe une augmentation de la proportion des investigations ayant été
conclues à l’aide d’examens d’imagerie seulement. Cette augmentation pourrait être le résultat
de l’augmentation du taux de référence qui a entrainé une augmentation du nombre de femmes
investiguées alors qu’elles n’ont pas de cancer (diminution de la spécificité du dépistage
(sections 4.3.1 et 4.4.6)). L’augmentation des investigations conclues à l’aide d’examens
d’imagerie pourrait aussi être en partie expliquée par la diminution des données manquantes au
niveau des examens d’investigations.
On observe également une diminution du recours aux biopsies chirurgicales sur la même
période.
La proportion de femmes pour lesquelles une biopsie par forage a permis de conclure
l’investigation est quant à elle demeurée relativement stable au Québec entre 1998 et 2019
(figure 20). Puisque le taux de référence a augmenté sur la même période (section 4.3.1), c’est
dire qu’en nombre absolu, ou par rapport à l’ensemble des dépistages réalisés, les biopsies par
forage sont devenues plus fréquentes.
En 2019, chez 80,9 % des participantes avec mammographie de dépistage anormale, des
examens d’imagerie ont suffi pour arriver à un diagnostic. La même année, 16,4 % des
investigations ont été conclues à l’aide d’une biopsie par forage, tandis que seulement 1,2 % ont
requis une biopsie chirurgicale (figure 20). À noter que certaines femmes sans recommandation
de biopsie au terme de l’investigation radiologique (section 4.3.2) auront tout de même une
biopsie en cours d’investigation, ce qui explique en partie que la proportion de femmes avec
biopsie soit supérieure à la proportion de femmes qui ont eu une recommandation de biopsie.
La plupart des régions ont observé une diminution des biopsies chirurgicales et une
augmentation des investigations qui ont pu être conclues à partir d’examens d’imagerie
seulement entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 21). En 2015-2019, la proportion de femmes
diagnostiquées par recours exclusif à l’imagerie variait généralement autour de la moyenne
québécoise pour la majorité des régions. La proportion de biopsies par forage et de biopsies
chirurgicales allait respectivement de 8,1 % (Nunavik) à 20,0 % (Capitale-Nationale) et de 0,7 %
(Estrie) à 2,2 % (Capitale-Nationale) selon les régions sur la même période. Les différences
régionales pourraient être en partie dues au fait que le recours à la biopsie par forage est parfois
encore limité dans certaines régions. Lorsque c’est le cas, on recourt à la biopsie chirurgicale,
mais en exigeant une suspicion de cancer plus élevée pour procéder à cette biopsie.
On observe des proportions élevées de femmes qui n’auraient pas eu d’examens d’investigation
suite à une mammographie anormale dans les régions du Nunavik (38,7 %) et des Terres-Cries-
de-la-Baie-James (23,4 %) en 2015-2019. En cas de mammographie anormale au Nunavik et
dans les Terres-Cries-de-la-Baie-James, les examens d’investigations sont effectués dans les
régions de l’Abitibi-Témiscamingue, du Nord-du-Québec ou de Montréal. Bien que les femmes
soient entièrement prises en charge en ce qui a trait à la logistique et aux coûts liés à leurs
déplacements pour l’investigation de leur mammographie anormale, il est possible que
certaines d’entre elles ne se présentent pas à leurs examens d’investigation pour des raisons
personnelles ou culturelles. Toutefois, on ne peut exclure la possibilité que les données sur les
examens d’investigation effectués soient incomplètes pour ces régions. Ce pourrait être le cas si
les examens d’investigation des femmes de ces régions étaient effectués par des médecins
travaillant sous un mode de rémunération différent, soit une rémunération horaire plutôt qu’à
l’acte, ou encore si le renouvellement des cartes d’assurance maladie accusait certains retards,
les examens d’investigation étant administrés, mais non associés à un numéro d’assurance
maladie dans le fichier des services médicaux rémunérés à l’acte de la RAMQ. Dans de tels cas,
les proportions d’examens d’investigations réalisés chez les femmes de ces régions seraient
sous-estimées.
Cet indicateur est présenté séparément pour les biopsies par forage et les biopsies chirurgicales.
Aucune cible n’est définie pour le taux de biopsies par forage bénignes. Selon le Cadre de
référence du PQDCS, le taux de biopsies chirurgicales bénignes devrait être inférieur à 5 biopsies
par 1 000 mammographies de dépistage initiales et 3,5 biopsies par 1 000 mammographies de
dépistage subséquentes(2).
Figure 22 Taux de biopsies par forage bénignes pour l’ensemble du Québec, PQDCS,
1998 à 2019
Par ailleurs, on observe que le taux de biopsies par forage bénignes a toujours été plus élevé
aux mammographies initiales comparativement aux mammographies subséquentes et que cet
écart s’est accentué au fil du temps (figure 22). Ainsi, l’augmentation du taux de biopsies par
forage bénignes aux mammographies initiales a débuté avant celle observée aux
mammographies subséquentes et a été de plus grande ampleur. En 2019, les taux de biopsies
par forage bénignes aux mammographies initiales et subséquentes étaient respectivement de
27,3 ‰ et 9,2 ‰.
Toutes les régions du Québec ont vu une augmentation relative allant de 36 % (Montréal,
Abitibi-Témiscamingue) à plus de 100 % (Saguenay–Lac-Saint-Jean, Estrie, Côte-Nord,
Chaudière-Appalaches, Laval, Lanaudière, Laurentides) de leur taux de biopsies par forage
bénignes aux mammographies initiales entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 23A). En
2015-2019, ce taux variait de 17,8 ‰ (Estrie) à 41,7 ‰ (Lanaudière) selon les régions.
Figure 23 Taux de biopsies par forage bénignes selon les régions sociosanitaires du
Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019
Bien qu’il ait toujours été inférieur au taux de biopsies par forages bénignes à la mammographie
initiale, le taux de biopsies par forage bénignes aux mammographies subséquentes a également
augmenté dans plus du deux-tiers des régions entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 23B).
Seules les régions du Bas-Saint-Laurent, de l’Outaouais, de l’Abitibi-Témiscamingue, du Nord-
du-Québec et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine ont vu ce dernier diminuer. En 2015-2019, le
taux de biopsies par forage bénignes aux mammographies subséquentes allait de 4,3 ‰ (Nord-
du-Québec) à 12,0 ‰ (Capitale-Nationale) selon les régions.
Comme pour le taux de biopsies par forage bénignes, le taux de biopsies chirurgicales bénignes
a toujours été plus élevé aux mammographies initiales comparativement aux mammographies
subséquentes. Depuis 2012, ces taux oscillent autour de 2,5 ‰ et de 1,0 ‰ aux
mammographies initiales et subséquentes, respectivement, soit à l’intérieur des valeurs cibles (<
5,0 ‰ aux mammographies initiales et < 3,5 ‰ aux mammographies subséquentes).
Cibles : < 5,0 biopsies chirurgicales bénignes/1 000 mammographies initiales et < 3,5 biopsies chirurgicales
bénignes/1 000 mammographies subséquentes
Les taux de biopsies chirurgicales bénignes aux mammographies initiales et subséquentes sont
présentés par région pour les périodes 1998-2008 et 2015-2019 à la figure 25. À l’exception de
Laval et des Laurentides, qui montrent une légère augmentation, toutes les régions du Québec
ont vu une diminution de leur taux de biopsies chirurgicales bénignes à la mammographie
initiale entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 25A). En 2015-2019, toutes les régions avaient un
taux de biopsies chirurgicales inférieur à 5,0 ‰ aux mammographies initiales.
Cette section présente les indicateurs de performance liés à la capacité du PQDCS à détecter les
cancers du sein. Deux types de cancers sont considérés, soit les cancers in situ et les cancers
infiltrants, de stade plus avancé(60). Parmi les cancers infiltrants, nous distinguerons de plus les
cancers de petite taille et les cancers sans envahissement ganglionnaire, qui offrent de meilleurs
pronostics de survie que les cancers de plus grande taille ou avec envahissement
ganglionnaire(61).
Puisque les mammographies de dépistage initiales détectent des cas de cancer qui peuvent être
prévalents depuis plusieurs années en plus des cas plus récents, il est attendu que les taux de
détection des cancers du sein soient plus élevés aux mammographies initiales qu’aux
mammographies subséquentes.
Les cancers du sein infiltrants ont un moins bon pronostic que les cancers in situ à cause de leur
stade plus avancé au diagnostic(61). Les programmes de dépistage visent donc à détecter les
cancers du sein infiltrants le plus tôt possible et avant qu’ils ne deviennent symptomatiques. Le
taux de détection des cancers infiltrants correspond à la proportion des participantes au PQDCS
pour lesquelles un diagnostic de cancer du sein infiltrant a été établi au cours des 6 mois ayant
suivi la réalisation d’une mammographie de dépistage qui s’est avérée anormale. Un cancer
diagnostiqué plus de 6 mois après une mammographie anormale est plutôt considéré comme
un cancer d’intervalle (section 4.4.5) et n’est donc pas inclus dans le taux de détection des
cancers du sein(31).
De 1998 à 2019, 27 542 cancers infiltrants ont été détectés dans le PQDCS. La figure 26 présente
l’évolution du taux de détection des cancers du sein infiltrants par historique de dépistage, à
l’échelle du Québec. Alors que le taux de détection des cancers infiltrants est demeuré plutôt
stable autour de 4,5 ‰ jusqu’en 2008, on remarque une hausse de ce taux à partir de 2009
suivie d’une nouvelle stabilisation autour de 5 ‰ depuis 2013. Ces tendances reflètent surtout
celles des mammographies subséquentes qui sont plus nombreuses que les mammographies
initiales. Aux mammographies initiales, le taux de détection a continué d’augmenter après 2013
et n’a jamais été aussi élevé qu’en 2019 avec un taux de 6,6 ‰.
Figure 26 Taux de détection des cancers du sein infiltrants pour l’ensemble du Québec,
PQDCS, 1998 à 2019
Cibles : > 5,0 cancers infiltrants/1 000 mammographies initiales et > 3,0 cancers infiltrants/1 000 mammographies
subséquentes.
En 2012, les taux de détection des cancers du sein infiltrants aux mammographies initiales et
subséquentes étaient plus élevés au Québec (5,5 ‰ et 4,4 ‰, respectivement) qu’au Canada
(4,8 ‰ et 3,7 ‰, respectivement)(50). Puisque les estimations canadiennes n’étaient pas
disponibles après 2012, il n’est pas possible de dire si cette différence s’est maintenue dans le
temps. Plus récemment, entre 2013 et 2017, les taux de détection des cancers du sein infiltrants
aux mammographies initiales et subséquentes ont été estimés à 5,3 ‰ et 4,0 ‰,
respectivement, dans un ensemble de 15 pays d’Union européenne(54). Au Québec, ces taux
étaient supérieurs sur la même période avec des taux de 5,8 ‰ et 5,0 ‰ pour les
mammographies initiales et subséquentes, respectivement. En 2019, le taux de détection des
cancers infiltrants total chez les participantes au PQDCS (5,1 ‰ chez les 50 à 69 ans) était
inférieur à celui de l’Australie chez les femmes âgées de 50 à 74 ans (5,9 ‰)(52).
La hausse du taux de détection des cancers du sein infiltrants au Québec est probablement en
partie attribuable à la hausse du taux de référence et donc à la hausse de la sensibilité du
dépistage et ce, plus particulièrement à partir de 2010 (sections 4.3.1 et 4.4.6). Il est aussi
possible qu’il y ait également eu une hausse de l’incidence des cancers du sein chez les
participantes au PQDCS dû notamment au fait que la proportion de participantes avec des
facteurs de risque de cancer du sein tend à augmenter avec le temps (section 4.1). En 2019, les
taux de détection de cancers infiltrants aux mammographies initiales et subséquentes
respectaient les cibles canadiennes avec des taux respectifs de 6,6 ‰ et 4,8 ‰ (figure 26).
La plupart des régions ont également observé une augmentation de leur taux de détection des
cancers infiltrants aux mammographies initiales et subséquentes (figure 27) entre 1998-2008 et
2015-2019. Parmi les mammographies initiales, cette augmentation a généralement permis
d’atteindre un taux supérieur à 5,0 ‰ en 2015-2019, si ce n’était déjà fait en 1998-2008
(figure 27A).
Figure 27 Taux de détection des cancers du sein infiltrants selon les régions
sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019
Le cancer in situ est une pathologie hétérogène dont tous les cas n’évoluent pas vers un cancer
infiltrant(32). La détection d’un cancer in situ dans le cadre du dépistage peut donc être
avantageuse (détection précoce) si le cancer est voué à progresser vers un stade plus agressif,
mais désavantageuse si le cancer est destiné à demeurer localisé et ne requerrait pas
d’intervention. Ainsi, un taux de détection de cancers in situ trop faible pourrait indiquer un
problème de sensibilité du dépistage, tandis qu’un taux de détection de cancers in situ trop
élevé pourrait indiquer un problème de surdiagnostic. Considérant cette incertitude quant à la
détection des cancers in situ dans le cadre du dépistage par mammographie, il n’y a pas de
consensus sur la cible à atteindre pour cet indicateur et la cible qui avait initialement été
proposée dans le Cadre de référence du PQDCS n’a pas été retenue ici pour l’interprétation des
résultats(2).
Depuis les débuts du Programme, un total de 6 970 cancers in situ ont été détectés dans le
PQDCS. Les cancers in situ constituent entre 17 % et 23 % des cancers détectés par dépistage
dans le cadre du PQDCS au Québec, toutes mammographies confondues (figure 28). L’ampleur
des variations annuelles observées dans la proportion des cancers de type in situ, surtout aux
mammographies initiales, est principalement le résultat de l’instabilité statistique des
estimations due aux petits nombres de cancers in situ.
Figure 29 Taux de détection des cancers du sein in situ pour l’ensemble du Québec,
PQDCS, 1998 à 2019
Dans près du trois-quarts des régions, le taux de détection des cancers du sein in situ a
augmenté entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 30). En 2015-2019, il variait de 0,7 ‰ (Abitibi-
Témiscamingue) à 1,6 ‰ (Lanaudière) selon les régions.
Figure 30 Taux de détection des cancers du sein in situ selon les régions sociosanitaires
du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019
Une barre hachurée, accompagnée du sigle N.P. (non présenté), indique que les résultats ont été masqués puisque
le nombre de cas observés était inférieur à 5.
La taille d’une tumeur infiltrante est un des indicateurs pronostiques du cancer du sein(2, 32). La
proportion de cancers infiltrants de petite taille, soit la proportion des participantes au PQDCS
avec un cancer du sein infiltrant détecté par dépistage pour lesquelles le cancer infiltrant est de
taille inférieure ou égale à 1 cm, est un indicateur permettant de juger de la capacité du
Programme à dépister les cancers de façon précoce.
Le Programme doit tendre à maximiser la proportion des cancers de petite taille parmi les
cancers détectés de sorte que plus de 30 % des cancers infiltrants détectés soient de taille
inférieure ou égale à 1 cm(2).
La proportion de cancers infiltrants de petite taille a diminué entre 1998 et 2009, passant de
44,8 % en 1998 à 34,0 % (figure 31). Cette tendance suggère une diminution de la capacité du
Programme à détecter les cancers de façon précoce sur cette période. Toutefois, puisque les
résultats présentés sont bruts et qu’en début de Programme, les distributions d’âge des
participantes et de l’historique de mammographies de même que les régions sociosanitaires
couvertes par le PQDCS étaient plutôt hétérogènes selon les années, ce résultat est à prendre
avec précaution.
Par ailleurs, la proportion de cancers infiltrants de petite taille a toujours été supérieure à la
cible. Enfin, elle a légèrement augmenté à nouveau après 2009, et depuis 2011, elle oscille entre
35,7 % et 41,0 %. La transition graduelle vers la mammographie numérique pourrait peut-être
expliquer, au moins en partie, la hausse de la proportion des cancers infiltrants de petite taille à
partir de 2009.
La proportion de cancers infiltrants de petite taille a toujours été inférieure aux mammographies
initiales qu’aux mammographies subséquentes au Québec, possiblement du fait que les
mammographies initiales détectent des cas de cancer qui peuvent être prévalents depuis plus
longtemps et donc potentiellement plus de cas avancés que les mammographies subséquentes.
En 2017, la proportion de cancers détectés infiltrants de petite taille était de 30,0 % aux
mammographies initiales et de 41,1 % aux mammographies subséquentes.
- La caractérisation des cancers détectés suite à certaines mammographies effectuées en 2014 et suite aux
mammographies effectuées de 2015 à 2017 (points blancs) a été effectuée à l’aide des données du Registre
québécois du cancer.
- Cible : > 30 % des cancers infiltrants doivent être de taille ≤ 1 cm
Une augmentation de la proportion de cancers infiltrants de petite taille s’observe dans près de
la moitié des régions du Québec entre 1998-2008 et 2013-2017 (figure 32). Par ailleurs, cette
proportion était d’au moins 30 % en 2013-2017 dans la très grande majorité des régions.
Figure 32 Proportion de cancers détectés infiltrants de petite taille (≤ 1 cm) selon les
régions sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2013-2017
- La caractérisation des cancers détectés suite à certaines mammographies effectuées en 2014 et suite aux
mammographies effectuées de 2015 à 2017 a été effectuée à l’aide des données du Registre québécois du cancer.
- Une barre hachurée, accompagnée du sigle N.P. (non présenté), indique que les résultats ont été masqués puisque
le nombre de cas observés était inférieur à 5.
- Cible : > 30 % des cancers infiltrants doivent être de taille ≤ 1 cm
Le Programme vise donc à maximiser la proportion des cancers détectés sans envahissement
ganglionnaire parmi tous les cancers détectés infiltrants, de sorte que plus de 70 % de ces
cancers n’aient pas envahi les ganglions lymphatiques(2).
- La caractérisation des cancers détectés suite à certaines mammographies effectuées en 2014 et suite aux
mammographies effectuées de 2015 à 2017 (points blancs) a été effectuée à l’aide des données du Registre
québécois du cancer.
- Cible : > 70 % des cancers infiltrants doivent être sans envahissement ganglionnaire
- La caractérisation des cancers détectés suite à certaines mammographies effectuées en 2014 et suite aux
mammographies effectuées de 2015 à 2017 a été effectuée à l’aide des données du Registre québécois du cancer.
- Une barre hachurée, accompagnée du sigle N.P. (non présenté), indique que les résultats ont été masqués puisque
le nombre de cas observés était inférieur à 5.
- Cible : > 70 % des cancers infiltrants doivent être sans envahissement ganglionnaire
Un cancer d’intervalle est un cancer diagnostiqué dans une période donnée après un dépistage
négatif (c.-à-d. une mammographie de dépistage normale ou une mammographie de dépistage
anormale avec une investigation sans diagnostic de cancer du sein) et avant le prochain
dépistage (figure 1)(31). Le taux de cancers d’intervalle infiltrants, soit le taux de participantes au
PQDCS pour lesquelles un diagnostic de cancer du sein infiltrant a été établi dans un intervalle
d’un an (1 à 12 mois) ou de deux ans (13 à 24 mois) après un épisode de dépistage négatif, est
donc un indicateur du manque de sensibilité du Programme de dépistage, c’est-à-dire de la
capacité du dépistage à détecter les cancers lorsqu’ils sont présents(32).
Selon les cibles canadiennes, les taux de cancers d’intervalle infiltrants détectés un ou deux ans
après une mammographie de dépistage normale ou bénigne devraient être inférieurs à 6 et
12 cancers/10 000 personnes-années, respectivement(32).
À l’échelle du Québec, on remarque que les taux de cancers d’intervalle infiltrants ont diminué
depuis les débuts du PQDCS (figure 35). La diminution a été plus marquée pour les cancers
infiltrants détectés dans la deuxième année comparativement à ceux détectés dans la première
année suivant un dépistage négatif.
Cibles : < 6 cancers/10 000 personnes-années dans les 1 à 12 mois suivant une mammographie de dépistage normale
ou bénigne et < 12 cancers/10 000 personnes-années dans les 13 à 24 mois suivant une mammographie
de dépistage normale ou bénigne.
Pour les cancers infiltrants détectés dans la première année suivant un dépistage négatif, on
remarque que le taux de cancers d’intervalle infiltrants n’a jamais respecté la cible canadienne
(< 6/10 000 personnes-années). Depuis 2007, il varie entre 6,5 et 9,1/10 000 personnes-années à
l’échelle du Québec (figure 35). Suite aux dépistages de 2010, ce taux a été estimé à
7,7/10 000 personnes-années au Canada (vs 8,5/10 000 personnes-années au Québec)(50).
Pour ce qui est des cancers infiltrants détectés dans la deuxième année après un dépistage
négatif au Québec, le taux de cancers d’intervalle infiltrants a été à son plus haut pour les
dépistages réalisés en 1999 avec 21,0/10 000 personnes-années (figure 35). Depuis 2011, ce taux
semble s’être stabilisé autour de 12 /10 000 personnes-années. Au Canada, suite aux dépistages
de 2010, ce taux était de 12,8/10 000 personnes-années (vs 15,0/10 000 personnes-années au
Québec)(50).
Au niveau des régions, le taux de cancers d’intervalle infiltrants de première année variait de
6,2/10 000 personnes-années (Lanaudière) à 11,0/10 000 personnes-années (Saguenay–Lac-
Saint-Jean) pour les dépistages réalisés en 2014-2018 (figure 36A). Pour les cancers d’intervalle
de deuxième année associés à des dépistages de 2013-2017, le taux variait de
8,2/10 000 personnes-années (Outaouais) à 17,9/10 000 personnes-années (Abitibi-
Témiscamingue; figure 36B).
Quant à la spécificité, elle correspond ici à la proportion des participantes au PQDCS sans
diagnostic de cancer du sein sur une période d’un an suivant le dépistage et pour lesquelles le
résultat de la mammographie de dépistage était normal. De façon plus générale, la spécificité
correspond à la capacité du dépistage à donner un résultat normal ou bénin chez les femmes
qui n’ont pas de cancer du sein infiltrant ou in situ(27).
Au niveau des régions en 2014-2018 (figure 38), la sensibilité à un an variait entre 62,5 %
(Terres-Cries-de-la-Baie-James) et 95,0 % (Nord-du-Québec), tandis que la spécificité à un an
variait entre 86,0 % (Laurentides) et 94,3 % (Nunavik et Terres-Cries-de-la-Baie-James).
Figure 38 Sensibilité et spécificité du dépistage des cancers infiltrants selon les régions
sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2014-2018
La valeur prédictive positive (VPP) correspond à la proportion des participantes au PQDCS ayant
eu une mammographie de dépistage anormale pour lesquelles un diagnostic de cancer du sein
a été établi au cours des 6 mois suivant cette mammographie. Elle est égale au taux de
détection du cancer du sein divisé par le taux de référence (annexe 1).
Puisque les mammographies de dépistage initiales détectent des cas de cancer qui peuvent être
prévalents depuis plusieurs années en plus des cas plus récents, les taux de détection
(sections 4.4.1 et 4.4.2) et de référence (section 4.3.1) aux mammographies initiales sont
généralement plus élevés qu’aux mammographies subséquentes. Toutefois, l’écart entre les taux
aux mammographies initiales et subséquentes est plus grand pour le taux de référence que pour
le taux de détection. Il s’ensuit que la VPP est généralement plus faible aux mammographies de
dépistage initiales qu’aux mammographies subséquentes(32). Selon les cibles canadiennes, elle
devrait être supérieure ou égale à 5 % aux mammographies initiales, et à 6 % aux
mammographies subséquentes(32).
L’évolution de la VPP au Québec de 1998 à 2019 est présentée par historique de dépistage à la
figure 39. Aux mammographies initiales, la VPP a d’abord diminué, entre 1999, seule année où
elle a atteint la cible canadienne avec 5,1 %, et 2011-2013, où elle s’est située autour de 3,3 %.
Elle a par la suite légèrement remonté, mais en demeurant toujours en dessous de 4 %. En 2012,
la VPP aux mammographies initiales était de 4,0 % à l’échelle du Canada (vs 3,4 % au
Québec)(50).
Figure 39 Valeur prédictive positive du dépistage des cancers du sein pour l’ensemble du
Québec, PQDCS, 1998 à 2019
Figure 40 Valeur prédictive positive du dépistage des cancers du sein selon les régions
sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019
Aux mammographies subséquentes (figure 40B), la VPP a diminué dans la moitié des régions
entre 1998-2008 et 2015-2019. Néanmoins, en 2015-2019 seules les régions de Chaudière-
Appalaches (5,8 %) et Lanaudière (5,4 %) n’atteignaient pas la cible (≥ 6 %) de VPP.
Cette section présente les indicateurs de performance liés aux délais entre les différentes étapes
du processus de dépistage, soit la mammographie de dépistage, l’interprétation de la
mammographie par le radiologiste, et, si la mammographie présente une lésion suspecte, le
premier examen d’investigation et la fin de l’investigation (diagnostic).
L’évolution du délai de lecture médian et son 90e centile sont présentés en jours civils pour
l’ensemble du Québec de 1998 à 2019 à la figure 41. Les délais de lecture ont augmenté de
quelques jours depuis les débuts du PQDCS. En 1998, le délai de lecture médian était de 1 jour
seulement et 90 % des mammographies de dépistage étaient interprétées dans un délai
maximal de 4 jours. En 2019, le délai de lecture médian était de 3 jours et 10 % des
mammographies étaient interprétées plus de 12 jours après la mammographie.
Les régions ont observé une augmentation de 1 à 8 jours dans leur délai de lecture médian
entre 1998-2008 et 2015-2019 (figure 42A), à l’exception de la Capitale-Nationale dont le délai
de lecture médian s’est maintenu à 1 jour. On remarque également que les régions qui avaient
les délais médians les plus élevés en 1998-2008 (Nord-du-Québec, Gaspésie–Îles-de-la-
Madeleine, Nunavik et Terres-Cries-de-la-Baie-James) sont aussi celles qui présentaient les
délais médians les plus élevés en 2015-2019. En 2015-2019, le délai de lecture médian variait
entre 1 et 14 jours selon les régions. Les trois régions qui présentaient les délais de lecture
médians les plus élevés en 2015-2019, soit le Nord-du-Québec (10 jours), le Nunavik (11 jours)
et les Terres-Cries-de-la-Baie-James (14 jours), sont toutes trois desservies entièrement ou en
bonne partie (c.-à-d. pour environ 30 % des mammographies effectuées dans la région du
Nord-du-Québec) par les unités itinérantes de dépistage(24). Les mammographies de dépistages
effectuées via les unités itinérantes de dépistage sont lues par lots lorsqu’elles sont rapatriées
dans un centre pouvant en faire la lecture au terme d’une tournée de dépistage. Il est donc
attendu que les délais de lecture soient plus élevés pour les régions desservies par les unités
itinérantes de dépistage.
Figure 42 Délai de lecture selon les régions sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008
et 2015-2019
Dans la moitié des régions en 2015-2019, 10 % des mammographies de dépistage n’étaient pas
interprétées avant au moins 20 jours (figure 42B).
Cible : 90 % des femmes obtiennent un premier examen d’investigation dans un délai de 17 jours civils suivant la
date de la mammographie anormale.
Le délai diagnostique correspond au temps écoulé, ici présenté en jours civils, entre la
mammographie de dépistage jugée anormale et l’examen concluant l’investigation (c.-à-d.
l’examen ayant permis d’établir le diagnostic).
Les délais diagnostiques des lésions bénignes sont généralement plus courts que ceux des
lésions cancéreuses, puisque l’investigation des premières sera plus souvent conclue à partir
d’examens d’imagerie seulement (ou sans avoir recours à une biopsie). On distingue ainsi deux
cibles pour cet indicateur selon qu’une biopsie aura été effectuée ou non dans le cadre de
l’investigation. Si aucune biopsie n’est effectuée, le délai diagnostique visé est de 5 semaines
(35 jours civils) ou moins, tandis qu’il est de 7 semaines (49 jours civils) ou moins si une biopsie
est effectuée.
L’évolution du délai diagnostique médian est présentée selon le diagnostic (lésion bénigne ou
cancer) pour l’ensemble du Québec de 1998 à 2019 à la figure 45.
Figure 45 Délai diagnostique médian (et 90e centile) pour l’ensemble du Québec, PQDCS,
1998 à 2019
Comme attendu, le délai diagnostique médian a toujours été plus court pour les investigations
de lésions bénignes comparativement aux investigations ayant mené à un diagnostic de cancer.
Entre 1998 et 2019 au Québec, le délai diagnostique médian pour les lésions bénignes s’est
habituellement maintenu entre 25 et 30 jours. Pour les diagnostics de cancer, le délai
diagnostique médian s’est généralement maintenu entre 39 et 45 jours. En 2019, le délai
diagnostique médian était de 27 jours pour les lésions bénignes et de 40 jours pour les cancers
à l’échelle du Québec.
Les délais diagnostiques médians, selon le résultat de l’investigation, sont présentés par région
d’investigation à la figure 46. En 2015-2019, le délai diagnostique médian variait de 21 jours
(Capitale-Nationale) à 52 jours (Outaouais) pour les lésions bénignes (figure 46A) et de 28 jours
(Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine) à 55 jours (Outaouais) pour les lésions cancéreuses (figure 46B).
Comme c’était aussi le cas pour le délai entre la mammographie de dépistage et le début de
l’investigation diagnostique, on observe une hausse particulièrement marquée du délai
diagnostique dans le temps pour la région de l’Outaouais qui a vu son délai diagnostique
médian passer de 17 à 52 jours pour les lésions bénignes et de 28 à 55 jours pour les lésions
malignes (figure 46A et B).
Figure 46 Délai diagnostique médian par type de diagnostic selon les régions
sociosanitaires du Québec, PQDCS, 1998-2008 et 2015-2019
Sans surprise étant donné les délais médians présentés plus haut, la proportion de
mammographies de dépistage anormales sans biopsie dont le délai diagnostique était d’au plus
5 semaines a toujours été en deçà de la cible de 90 % au Québec, variant entre 59,4 % et 73,7 %
selon les années. La cible de 90 % n’a jamais été atteinte non plus pour les investigations avec
biopsie. Généralement, de 1998 à 2019 au Québec, moins de 50 % des investigations avec
biopsie ont été conclues dans un délai d’au plus 7 semaines (figure 47). En 2019, 71,7 % et
47,6 % des investigations se concluaient dans un délai d’au plus 5 semaines et 7 semaines pour
les investigations sans biopsie et avec biopsie, respectivement.
Cible : 90 % des femmes obtiennent un diagnostic dans un délai d’au plus 5 semaines et 7 semaines suivant la
mammographie anormale pour les investigations sans biopsie et avec biopsie, respectivement.
Au niveau des régions, la proportion de délais diagnostiques d’au plus 5 semaines pour les
investigations sans biopsie variait de 32 % (Outaouais) à 85 % (Montérégie) en 2015-2019
(figure 48A). Pour les investigations avec biopsie, la proportion de délais diagnostiques d’au plus
7 semaines variait de 27 % (Outaouais) à 63 % (Chaudière-Appalaches) selon les régions en
2015-2019 (figure 48B).
5 TRANSFERT DE CONNAISSANCES
La section qui suit résume brièvement les différents moyens utilisés par l’équipe d’évaluation du
PQDCS afin de transférer les connaissances aux intervenants du réseau de la santé et des
services sociaux du Québec, pour les aider dans leurs prises de décisions et l’amélioration de
leur pratique, de même qu’à la communauté scientifique et au grand public.
Un onglet spécifiquement dédié au PQDCS est disponible via l’Infocentre. Cet onglet donne
accès aux mesures des indicateurs de performance du Programme et propose divers outils pour
l’exploration de celles-ci. Les résultats, présentés à l’échelle provinciale, régionale et par CDD,
sont disponibles pour les personnes dont le mandat est associé à l'évaluation et à la
coordination du PQDCS (p. ex. responsables du PQDCS en cancérologie et en santé publique,
médecins responsables de chaque région).
La rétroaction aux radiologistes se présente sous forme d’un rapport personnalisé en deux
sections. La première section présente la performance individuelle du ou de la radiologiste
tandis que la deuxième section présente la performance de chaque CDD pour lequel le ou la
radiologiste a analysé des mammographies de dépistage du PQDCS.
À noter que, afin de protéger les renseignements professionnels personnels des radiologistes,
leur performance n’est accessible que par eux ou elles et les résultats concernant certains CDD
ne sont pas présentés. Enfin, des crédits de formation sont offerts aux radiologistes pour
consulter leur rétroaction personnalisée.
Depuis 2018, des informations relatives aux cancers d’intervalle infiltrants, c’est-à-dire les
cancers infiltrants diagnostiqués dans les deux ans suivant une mammographie de dépistage
normale sont également envoyées à chaque radiologiste sur une base annuelle. Ces
informations permettent au ou à la radiologiste de retracer, parmi les mammographies de
dépistage qu’il ou qu’elle a interprétées dans le cadre du PQDCS, celles pour lesquelles un
cancer d’intervalle infiltrant a été diagnostiqué. À noter que la survenue de cancers d’intervalle
est une réalité attendue de tout programme de dépistage et à laquelle aucun radiologiste
n’échappe.
Le comité statue ensuite sur la pertinence d’intervenir auprès des CDD identifiés. Le cas échéant,
un comité de pairs est désigné par l’ARQ pour rencontrer les responsables du centre afin de les
soutenir dans un objectif d’amélioration continue.
6 CONCLUSION
La performance du PQDCS a beaucoup évolué depuis sa mise en place. Au Québec, les taux de
détection des cancers du sein ont augmenté entre 1998 et 2019. L’augmentation des taux de
détection des cancers du sein pourrait être le résultat d’une augmentation de l’incidence des
cancers du sein chez les participantes au PQDCS, dû notamment au fait que la proportion de
participantes avec des facteurs de risque de cancer du sein a augmenté avec le temps. La hausse
des taux de détection des cancers du sein est certainement aussi en partie attribuable à une
hausse de la sensibilité du dépistage, laquelle a été observée dans le PQDCS. Par ailleurs, sur la
même période, les taux de cancers d’intervalle infiltrants ont diminué. Ensemble, ces résultats
suggèrent que la capacité du PQDCS à détecter les cancers du sein, condition nécessaire à la
diminution de la mortalité par cancer du sein, s’est améliorée.
Toutefois, l’augmentation de la détection des cancers du sein est susceptible d’entrainer aussi
une augmentation du surdiagnostic, soit la détection de cancers qui ne seraient jamais devenus
cliniquement apparents. Il a été estimé que sur 77 diagnostics de cancer du sein, 10 seraient des
cas de surdiagnostic(64).
Québec, et comment, afin d’élaborer des recommandations claires pour améliorer les taux de
référence au Québec.
Des études additionnelles sont actuellement menées par l’équipe d’évaluation du PQDCS pour,
notamment, évaluer l’association entre la détection des cancers du sein in situ et le taux de
cancers d’intervalle infiltrants; décrire les taux de cancers parmi les femmes ayant eu une biopsie
bénigne par forage avec recommandation d’un suivi radiologique à 6 mois; évaluer l’effet de la
participation au PQDCS sur le stade du cancer au diagnostic; évaluer le taux de référence en
fonction du type de lésion identifiée au terme de l’investigation radiologique(59); et identifier les
déterminants des mammographies annuelles. Ces études permettront de caractériser davantage
la performance du Programme et aideront à identifier des pistes de solution pour améliorer la
détection des cancers du sein tout en limitant les effets négatifs du dépistage.
Enfin, l’objectif ultime du PQDCS étant de réduire le taux de mortalité par cancer du sein, une
étude intérimaire effectuée par l’équipe d’évaluation du PQDCS a permis d’évaluer que, cinq ans
après sa mise en place, le PQDCS était déjà associé à une réduction de la mortalité par cancer
du sein. Une nouvelle étude portant sur l’impact à plus long terme du PQDCS sur la mortalité
par cancer du sein est planifiée.
Les données du RQC pourront bientôt être utilisées pour répondre à de nouvelles questions
d’intérêt. Par exemple, l’information sur les stades et certains sous-types de cancers colligés
dans le RQC permettra de décrire les cancers dépistés dans le cadre du PQDCS de façon plus
détaillée, incluant le stade au diagnostic.
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sein/mammographie-avantages-inconvenients-et-limites
≥ 70 % de la population
admissible au cours d’une
période de 30 mois.
Taux de fidélisation Probabilité qu’une participante SI-PQDCS, fichier des Selon la méthode Kaplan-Meier de calcul
au PQDCS passe une nouvelle hospitalisations MED- des données de survie.
mammographie de dépistage ÉCHO et fichier des
dans le Programme dans un services médicaux Soit t1 < t2 < … < tD les valeurs distinctes des
délai d’au plus 30 mois après la rémunérés à l’acte de temps de retour au dépistage après une
mammographie index. la RAMQ, fichier des mammographie. La probabilité cumulative
femmes admissibles de retour au plus tard au temps ti , R(ti), est
Cibles canadiennes (32). au PQDCS. donnée par :
Référence et investigation
Taux de référence Proportion de mammographies SI-PQDCS 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
de dépistage dont le résultat a 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
été interprété comme étant 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
anormal parmi les 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 × 100
𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
mammographies de dépistage 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑡𝑡𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
effectuées chez les participantes 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃
au PQDCS.
Profil d’investigation Distribution des Numérateur : SI- 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃
mammographies de dépistage PQDCS, fichier des 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
anormales selon l’examen hospitalisations MED- 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
d’investigation le plus effractif ÉCHO et fichier des 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑑𝑑′ 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑙𝑙𝑙𝑙
𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑓𝑓 𝑟𝑟𝑟𝑟ç𝑢𝑢 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙
réalisé, soit 1) imagerie, services médicaux
𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑é𝑒𝑒
2) biopsie par forage, 3) biopsie rémunérés à l’acte de × 100
𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃
chirurgicale et 4) aucun examen. la RAMQ 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
Dénominateur : SI-
𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑚𝑚𝑎𝑎𝑎𝑎
PQDCS
Proportion de cancers Proportion des participantes au SI-PQDCS, fichier des 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
détectés de type in PQDCS avec un cancer du sein hospitalisations MED- 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑢𝑢𝑢𝑢
situ détecté par dépistage pour ÉCHO et fichier des 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑎𝑎 é𝑡𝑡é é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
lesquelles le cancer est de type services médicaux
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 6 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢
in situ (carcinome canalaire in rémunérés à l’acte de
𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
situ). la RAMQ
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
Cible du Cadre de référence du 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
× 100
PQDCS (2). 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑢𝑢𝑢𝑢
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑛𝑛
> 10 % des cancers détectés b
𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖, 𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑎𝑎 é𝑡𝑡é é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 6 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢
𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
Taux de cancers Taux de participantes au PQDCS SI-PQDCS, fichier des 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
d’intervalle infiltrants pour lesquelles un diagnostic de hospitalisations MED- 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙
cancer du sein infiltrant a été ÉCHO et fichier des 𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑎𝑎 é𝑡𝑡é é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
établi après un épisode de services médicaux
𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎è𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑢𝑢 é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑
dépistage négatif (c.-à-d. une rémunérés à l’acte de
𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑛𝑛é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 (1 à
mammographie de dépistage la RAMQ
12 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑜𝑜𝑜𝑜 13 à 24 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚)
normale ou une mammographie 𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑒𝑒𝑒𝑒
× 10000
de dépistage anormale avec une 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 − 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎è𝑠𝑠
investigation sans diagnostic de 𝑢𝑢𝑢𝑢 é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
cancer du sein) et dans un 𝑛𝑛é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 (1 à 12 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑜𝑜𝑜𝑜
intervalle de temps précis. 13 à 24 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚) 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙
𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑖𝑖𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃
Cibles canadiennes (32).
Sensibilité du Proportion des cancers du sein SI-PQDCS, fichier des 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
dépistage à un an infiltrants diagnostiqués dans hospitalisations MED- 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑢𝑢𝑢𝑢
une période de 6 mois suivant ÉCHO et fichier des 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑎𝑎 é𝑡𝑡é é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑎𝑎𝑎𝑎
une mammographie de services médicaux
𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 6 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜
dépistage anormale parmi tous rémunérés à l’acte de
𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
les cancers infiltrants la RAMQ
𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
diagnostiqués dans une période 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
d’un an suivant une × 100
𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
mammographie de dépistage 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
normale ou anormale. 𝑑𝑑é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡é 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
𝑑𝑑 ′ 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖é 𝑠𝑠𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑝𝑝é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
𝑑𝑑 ′ 𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑙𝑙𝑙𝑙
𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃
Valeur prédictive Proportion des participantes au Numérateur : SI- 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
positive du dépistage PQDCS pour lesquelles un PQDCS, fichier des 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑢𝑢𝑢𝑢
diagnostic de cancer du sein a hospitalisations MED- 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
𝑎𝑎 é𝑡𝑡é é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
été établi au cours des 6 mois ÉCHO et fichier des
6 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢
ayant suivi la réalisation d’une services médicaux
𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑é𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
mammographie de dépistage rémunérés à l’acte de 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
anormale parmi toutes celles qui la RAMQ 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 × 100
ont eu une mammographie de 𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎
dépistage jugée anormale. Dénominateur : SI- 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙
PQDCS 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟é
Cibles canadiennes (32) 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
Délai entre la Délai (en jours civils) entre la SI-PQDCS, fichier des 𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷 𝑑𝑑𝑑𝑑 1𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑑𝑑′ 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
mammographie de mammographie de dépistage hospitalisations MED- − 𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
dépistage anormale anormale dans le cadre du ÉCHO et fichier des
et le 1er examen PQDCS et le premier examen services médicaux
d’investigation d’investigation. rémunérés à l’acte de
la RAMQ
Cet indicateur est présenté sous
forme de médiane et de
90e centile.
≥ 90 % des participantes au
PQDCS avec un délai
diagnostique ≤ 5 semaines, s’il
n’y a pas de biopsie.
≥ 90 % des participantes au
PQDCS avec un délai
diagnostique ≤ 7 semaines, s’il y
a biopsie.
a Population admissible : résidentes du Québec âgées de 50 à 69 ans et admissibles à la RAMQ.
b Puisqu’un taux de détection de cancers in situ trop faible pourrait indiquer un problème de sensibilité du dépistage, tandis qu’un taux de détection de cancers
in situ trop élevé pourrait indiquer un problème de surdiagnostic, il n’y a pas de consensus sur la cible à atteindre pour cet indicateur. La cible qui avait
initialement été proposée dans le Cadre de référence du PQDCS est ici présentée à titre indicatif et n’a pas été retenue dans ce rapport pour l’interprétation des
résultats.
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