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20 Cond TT

Le document traite des probabilités conditionnelles, en expliquant leur définition et leur calcul à l'aide de tableaux et d'arbres pondérés. Il présente des exemples pratiques, notamment des études sur des patients traités avec différents médicaments et des tests de dépistage d'une maladie chez des animaux. Enfin, il aborde la notion d'indépendance entre événements et fournit des méthodes pour calculer des probabilités à partir de ces concepts.

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Le document traite des probabilités conditionnelles, en expliquant leur définition et leur calcul à l'aide de tableaux et d'arbres pondérés. Il présente des exemples pratiques, notamment des études sur des patients traités avec différents médicaments et des tests de dépistage d'une maladie chez des animaux. Enfin, il aborde la notion d'indépendance entre événements et fournit des méthodes pour calculer des probabilités à partir de ces concepts.

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1

PROBABILITÉS CONDITIONNELLES
Tout le cours en vidéo : https://youtu.be/5oBnmZVrOXE

Partie 1 : Probabilités conditionnelles et tableaux


Définition :
On appelle probabilité conditionnelle de 𝑩 sachant 𝑨, la probabilité que l'événement 𝐵 se
réalise sachant que l'événement 𝐴 est réalisé. On la note : 𝑃! (𝐵).

Remarque : On rappelle que, comme pour les probabilités simples, on a :


0 ≤ 𝑃! (𝐵) ≤ 1

Méthode : Calculer une probabilité conditionnelle à l’aide d’un tableau


Vidéo https://youtu.be/7tS60nk6Z2I

Un laboratoire pharmaceutique a réalisé des tests sur 800 patients atteints d’une maladie.
Certains sont traités avec le médicament A, d’autres avec le médicament B. Le tableau
présente les résultats de l’étude :
Médicament A Médicament B Total
Guéri 383 291 674
Non guéri 72 54 126
Total 455 345 800

1) On choisit au hasard un patient et on considère les évènements suivants :


𝐴 : « Le patient a pris le médicament A. »
𝐺 : « Le patient est guéri. »
Calculer : a) 𝑃(𝐴) b) 𝑃(𝐺) c) 𝑃(𝐺 ∩ 𝐴) d) 𝑃(𝐺̅ ∩ 𝐴)

2) a) On choisit maintenant au hasard un patient guéri.


Calculer la probabilité que le patient ait pris le médicament A sachant qu’il est guéri.
b) On choisit maintenant au hasard un patient traité par le médicament B.
Calculer la probabilité que le patient soit guéri sachant qu’il a pris le médicament B.

Correction

1) a) La probabilité qu’un patient soit traité avec le médicament A est égale à :


455
𝑃(𝐴) = ≈ 0,57 = 57 %.
800
!"#
b) La probabilité qu’un patient soit guéri est égale à : 𝑃(𝐺) = ≈ 0,84 = 84 %.
$%%
c) La probabilité qu’un patient soit guéri et qu’il soit traité par le médicament A est égale à
&$&
𝑃(𝐺 ∩ 𝐴) = ≈ 0,48 = 48 %.
$%%

Yvan Monka – Académie de Strasbourg – www.maths-et-tiques.fr


2
d) La probabilité qu’un patient ne soit pas guéri et qu’il soit traité par le médicament A
"'
est égale à : 𝑃(𝐺̅ ∩ 𝐴) = ≈ 0,09 = 9 %.
$%%

2) a)
Médicament A Médicament B Total
Guéri 383 291 674
Non guéri 72 54 126
Total 455 345 800

La probabilité que le patient ait pris le médicament A sachant qu’il est guéri se note 𝑃" (𝐴)
&$&
et est égale à 𝑃" (𝐴) = ≈ 0,57 = 57 %. On regarde uniquement la ligne des patients
!"#
guéris.

b) Médicament A Médicament B Total


Guéri 383 291 674
Non guéri 72 54 126
Total 455 345 800
La probabilité que le patient soit guéri sachant qu’il a pris le médicament B se note 𝑃# (𝐺) et
'()
est égale à 𝑃# (𝐺) = ≈ 0,84 = 84 %. On regarde uniquement la colonne du
&#*
médicament B.

+(-∩/)
Propriété : 𝑃! (𝐵) =
+(-)

Méthode : Calculer une probabilité conditionnelle à l’aide de la formule


Vidéo https://youtu.be/SWmkdKxXf_I

On tire une carte au hasard dans un jeu de 32 cartes.


Soit 𝐴 l'événement : « Le résultat est un pique ».
Soit 𝐵 l'événement : « Le résultat est un roi ».
Calculer 𝑃! (𝐵), la probabilité que le résultat soit un roi sachant qu'on a tiré un pique.

Correction
$ ) )
𝑃(𝐴) = = et 𝑃(𝐴 ∩ 𝐵) = .
&' # &'
Donc la probabilité que le résultat soit un roi sachant qu'on a tiré un pique est :
+(-∩/) ) ) )
𝑃! (𝐵) = = ∶ = .
+(-) &' # $

Remarque : On peut retrouver intuitivement ce résultat. En effet, parmi les piques, on a 1


chance sur 8 d'obtenir le roi.

Yvan Monka – Académie de Strasbourg – www.maths-et-tiques.fr


3

Partie 2 : Arbre pondéré et probabilités totales


1) Propriétés

Formules : Soit 𝐴 et 𝐵 deux événements avec 𝑃(𝐴) ≠ 0.


- 𝑃! (𝐵: ) = 1 − 𝑃! (𝐵)
- 𝑃(𝐴 ∩ 𝐵) = 𝑃(𝐴) × 𝑃! (𝐵)

2) Construire un arbre pondéré

Exemple :
Vidéo https://youtu.be/Pc5kJBkPDbo

On donne : 𝑃(𝐴) = 0,4, 𝑃! (𝐵) = 0,3 et 𝑃!̅ (𝐵) = 0,2

● On reporte ces probabilités dans l’arbre :


Au 2e niveau de l’arbre, on note les
probabilités conditionnelles.

● On complète les probabilités manquantes :

On utilise la formule :
𝑃! (𝐵:) = 1 − 𝑃! (𝐵)

1 − 0,3

1 − 0,4

1 − 0,2

Yvan Monka – Académie de Strasbourg – www.maths-et-tiques.fr


4
● On calcule les probabilités d’intersections :

On utilise la formule :
𝑃(𝐴 ∩ 𝐵) = 𝑃(𝐴) × 𝑃! (𝐵)

Méthode : Construire un arbre pondéré


Vidéo https://youtu.be/o1HQ6xJ7o4U
On donne l’arbre pondéré ci-contre.
a) Traduire les données de l’arbre sous forme de probabilités.
b) À l’aide de l’arbre, calculer 𝑃(𝐴), 𝑃!̅ (𝐵:) et 𝑃(𝐴 ∩ 𝐵:).

Correction

a) 𝑃(𝐴̅) = 0,6, 𝑃! (𝐵: ) = 0,7 et 𝑃!̅ (𝐵) = 0,2.

b) ● 𝑃(𝐴) = 1 − 𝑃(𝐴̅) = 1 − 0,6 = 0,4

● 𝑃!̅ (𝐵:) = 1 − 𝑃!̅ (𝐵) = 1 − 0,2 = 0,8

● 𝑃(𝐴 ∩ 𝐵:) = 𝑃(𝐴) × 𝑃! (𝐵: )


= 0,4 × 0,7 = 0,28

3) Formule des probabilités totales

Propriété :

Yvan Monka – Académie de Strasbourg – www.maths-et-tiques.fr


5

Méthode : Appliquer la formule des probabilités totales


Vidéo https://youtu.be/qTpTBoZA7zY

Lors d’une épidémie chez des bovins, on s’est aperçu que si la maladie est diagnostiquée
suffisamment tôt chez un animal, on peut le guérir ; sinon la maladie est mortelle.
Un test est mis au point et essayé sur un échantillon d’animaux dont 2 % est porteur de la
maladie. On obtient les résultats suivants :
– si un animal est porteur de la maladie, le test est positif dans 85 % des cas ;
– si un animal est sain, le test est négatif dans 95 % des cas.
On choisit de prendre ces fréquences observées comme probabilités pour toute la
population et d’utiliser le test pour un dépistage préventif de la maladie.
On note respectivement 𝑀 et 𝑇 les événements « Être porteur de la maladie » et
« Avoir un test positif ».

a) Un animal est choisi au hasard. Quelle est la probabilité que son test soit positif ?
b) Si le test du bovin est positif, quelle est la probabilité qu’il soit malade ?
D'après BAC S, Antilles-Guyanne 2010

Correction

a) On construit et on complète un arbre pondéré :

D’après la formule des probabilités totales :


𝑃(𝑇) = 𝑃(𝑀 ∩ 𝑇) + 𝑃(𝑀 C ∩ 𝑇)
= 0,02 × 0,85 + 0,98 × 0,05 = 0,066.
La probabilité que le test soit positif est égale à 6,6 %.

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6
+(1∩2) %,%'×%,$*
b) 𝑃% (𝑀) = = ≈ 0,26.
+(1) %,%!!
La probabilité que le bovin soit malade sachant que le test est positif est d’environ 26 %.

Partie 3 : Probabilités et indépendance


Définition : On dit que deux évènements 𝐴 et 𝐵 de probabilité non nulle sont indépendants
lorsque 𝑃! (𝐵) = 𝑃(𝐵) ou 𝑃# (𝐴) = 𝑃(𝐴).

Exemples :
a) On tire une carte au hasard dans un jeu de 32 cartes.
Soit 𝑅 l'événement : « On tire un roi ».
Soit 𝑇 l'événement : « On tire un trèfle ».

# )
On a : 𝑃(𝑅) = = .
&' $
Par ailleurs, 𝑃% (𝑅) est la probabilité de tirer un roi parmi les trèfles. On a alors :
1
𝑃% (𝑅) =
8
Ainsi, 𝑃% (𝑅) = 𝑃(𝑅).
Les événements 𝑅 et 𝑇 sont donc indépendants.

b) On reprend l'expérience précédente en ajoutant deux jokers au jeu de cartes.


Ainsi :
# '
𝑃(𝑅) = = .
&# )"
1
𝑃% (𝑅) =
8
Ainsi, 𝑃% (𝑅) ≠ 𝑃(𝑅).
Les événements 𝑅 et 𝑇 ne sont donc pas indépendants.

Méthode : Utiliser l'indépendance de deux événements


Vidéo https://youtu.be/fcmwzbnz2F4

Dans une population, un individu est atteint par la maladie 𝑎 avec une probabilité égale à
0,005 et par la maladie 𝑏 avec une probabilité égale à 0,01.
On choisit au hasard un individu de cette population.
Soit 𝐴 l'événement "L'individu a la maladie 𝑎".
Soit 𝐵 l'événement "L'individu a la maladie 𝑏".
On suppose que les événements 𝐴 et 𝐵 sont indépendants.
a) Calculer la probabilité qu’un individu soit atteint par les deux maladies.
b) Calculer 𝑃(𝐴 ∪ 𝐵). Interpréter le résultat.

Yvan Monka – Académie de Strasbourg – www.maths-et-tiques.fr


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Correction
a) La probabilité qu’un individu soit atteint par les deux maladies est 𝑃(𝐴 ∩ 𝐵).

Or, d’après la formule de probabilité conditionnelle, on a :


+(-∩/)
𝑃# (𝐴) =
+(/)
Soit : 𝑃(𝐴 ∩ 𝐵) = 𝑃# (𝐴) × 𝑃(𝐵)
= 𝑃(𝐴) × 𝑃(𝐵), car 𝐴 et 𝐵 sont indépendants.
= 0,005 × 0,01
= 0,00005

La probabilité qu’un individu soit atteint par les deux maladies est égale à 0,00005.

b) On a : 𝑃(𝐴 ∪ 𝐵) = 𝑃(𝐴) + 𝑃(𝐵) − 𝑃(𝐴 ∩ 𝐵)


= 0,005 + 0,01 – 0,00005
= 0,01495

La probabilité qu'un individu choisi au hasard ait au


moins une des deux maladies est égale à 1,495 %.

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