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Projet de Route de La Vallée Du Mackenzie: Rapport D'Évaluation Du Promoteur

Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest propose la construction d'une route de la vallée du Mackenzie pour relier Wrigley à Tulita et Norman Wells, remplaçant la route d'hiver existante. Ce projet vise à améliorer la qualité de vie des résidents, à stimuler l'économie locale et à prendre en compte les impacts environnementaux et sociaux. Une évaluation environnementale est en cours pour analyser les effets du projet sur la faune, la flore et les communautés locales.

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Projet de Route de La Vallée Du Mackenzie: Rapport D'Évaluation Du Promoteur

Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest propose la construction d'une route de la vallée du Mackenzie pour relier Wrigley à Tulita et Norman Wells, remplaçant la route d'hiver existante. Ce projet vise à améliorer la qualité de vie des résidents, à stimuler l'économie locale et à prendre en compte les impacts environnementaux et sociaux. Une évaluation environnementale est en cours pour analyser les effets du projet sur la faune, la flore et les communautés locales.

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Projet de route de la vallée du

Mackenzie
RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR
Engagement du mandat de la 19e Assemblée législative

Octobre 2023

Résumé non technique


Résumé non technique du rapport
d’évaluation du promoteur
Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO) propose de réaliser le projet de route de la vallée du Mackenzie,
qui permettra de prolonger la route 1 de Pehdzéh Kį N’deh (Wrigley) à Tulı t́ ’a (Tulita) et à Tłegǫ́ hłı̨ (Norman Wells), aux
Territoires du Nord-Ouest (TNO). Elle se raccordera à d’autres routes existantes et à d’autres routes à construire pour créer
une liaison routière toutes saisons dans la région et remplacer la route d’hiver de la vallée du Mackenzie (route d’hiver).

Le projet fait l’objet d’une évaluation environnementale par l’Office d’examen des répercussions environnementales de la
vallée du Mackenzie (OEREVM). Pour faciliter l’évaluation, le GTNO a préparé un rapport d’évaluation du promoteur (REP)
qui fait état de ses conclusions sur les effets que pourrait avoir le projet sur l’environnement. Vous trouverez le résumé
des conclusions du REP dans ce résumé non technique. Il est également disponible en anglais, en esclave du sud et en
esclave du nord.

CONTEXTE DU PROJET
Le projet de route de la vallée du Mackenzie (le projet) est une initiative stratégique du GTNO qui profitera à la population
et à l’économie des TNO et du Canada. Le projet permettra d’améliorer la qualité de vie des résidents de la vallée du
Mackenzie et de réduire le coût de la vie pour eux, en plus de stimuler et de diversifier l’économie des TNO. La route
augmentera la résistance et la capacité d’adaptation du système de transport aux effets du changement climatique, et
favorisera l’exploration et l’exploitation des ressources dans la région.

PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR RÉP - i


L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE ET LE
RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR
L’OEREVM réalise actuellement une évaluation environnementale pour déterminer les répercussions que pourrait avoir
le projet sur l’environnement et sur les résidents de la vallée du Mackenzie. En 2013, l’OEREVM a organisé des réunions
d’établissement de la portée des incidences dans les collectivités pour recueillir des informations sur les sujets les plus
préoccupants. À la suite de ces réunions, le GTNO a déterminé deux questions fondamentales devant être examinées en détail :

• Considérations sociales et économiques à l’échelle locale


Ce champ principal d’enquête permet d’évaluer la façon dont le projet :

o Se répercutera sur l’emploi, le coût de la vie, les programmes d’éducation et de formation et sur l’économie
traditionnelle;
o Se répercutera sur la santé et le bien-être des individus, des familles et des collectivités, ainsi que sur leurs
relations culturelles avec leurs terres traditionnelles;
o Favorisera au maximum l’emploi et la participation des populations locales et autochtones.

• Caribou, orignal et récolte


Ce champ principal d’enquête permet d’évaluer la façon dont le projet :

o Se répercutera sur la récolte, les habitats fragiles ou importants, la faune, les cycles démographiques, les relations
prédateur-proie, les interactions entre les humains et la faune et sur le niveau de contamination des espèces
récoltées.

Outre ces deux questions fondamentales, le REP examine également les répercussions que pourrait avoir le projet sur
d’autres aspects de l’environnement, notamment l’air, le bruit, les poissons, l’eau, la végétation, la faune et la flore, les
ressources patrimoniales, la culture et l’utilisation traditionnelle et non traditionnelle des terres et des ressources.

RÉP - ii PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR


LE PROJET
Le projet sera réalisé dans la région du Dehcho et dans la région du Sahtú (district de Tulita), comme indiqué dans la
carte ci-dessous. Environ 281 kilomètres de nouvelle route seront construits du ruisseau Hodgson (situé à environ
un kilomètre au nord de Wrigley) au ruisseau Prohibition (situé à environ 28 kilomètres au sud-est de Norman Wells).
Une fois construite, cette route reliera la route d’accès toutes saisons du ruisseau Canyon, la route d’accès du ruisseau
Prohibition et le pont de la rivière Great Bear, ainsi que les ponts et les ponceaux existants le long de la route d’hiver. La
route traversera des terres publiques et la région désignée du Sahtú, telle que définie dans l’Entente sur la revendication
territoriale globale des Dénés et Métis du Sahtú.

Voici les activités liées au projet : Voici les activités qui ne sont pas liées au projet :

• Débroussailler et élargir la route d’hiver existante à • La construction du pont de la rivière Great Bear et des
60 mètres. À certains endroits, un nouveau tracé sera routes pour y accéder (il s’agit d’un projet distinct).
dégagé. Ensuite, une nouvelle route de gravier à deux
• L’exploitation, l’entretien ou la réparation de la route
voies sera construite dans cette zone.
d’hiver jusqu’à ce que la nouvelle route soit terminée.
• Installer des ponceaux aux endroits où la nouvelle La route d’hiver restera ouverte au public.
route traverse des cours d’eau.

• Construire de routes d’accès aux sources de roches et


de graviers (carrières et gravières). Les roches et les
graviers serviront à la construction et à l’entretien de
la route, et pourront être utilisés selon les besoins sur
les camps de travail.

• Installer des camps temporaires pour les travailleurs


et déterminer les emplacements pour stocker
l’équipement et le carburant.

• Recouvrir le sol, par couches, de pierres concassées et


de gravier pour construire la route. Les travaux auront
lieu tout au long de l’année.

• Nettoyer et remettre en état les aires de travail pour


qu’elles restent sûres, propres et sans danger pour
l’environnement.

• Enlever tout l’équipement et les camps temporaires


après la construction de la route. Les parties de
la route d’hiver qui ne seront plus utilisées seront
fermées et remises en état.

• Exploiter et entretenir la nouvelle route, notamment


la déneiger, la niveler, en contrôler les émissions de
poussière et entretenir les ponceaux et les ponts. Pour
ce faire, certaines carrières et gravières resteront
ouvertes, et des aires permanentes d’entretien de la
route seront construites.

PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR RÉP - iii


IMPORTANCE DE LA PARTICIPATION Le GTNO a consulté les gouvernements et les organisations
COMMUNAUTAIRE ET D’AUTRES autochtones ainsi que d’autres parties concernées. Les
commentaires des participants ont été résumés dans
ÉTUDES
des rapports sur les commentaires recueillis que vous
La conception du projet est orientée par ce qui suit : pouvez consulter en cliquant ici. Ce sont les commentaires
des participants qui ont permis de former le projet. Par
• La sécurité
exemple, le GTNO a fait ce qui suit :
• Les normes et les pratiques exemplaires en ingénierie
• Suivant les commentaires de la Première nation
et environnement
Pehdzéh Kį, évité une zone de pâturage pour les
• La consultation des gouvernements et des orignaux en élargissant la zone d’étude du tracé de la
organisations autochtones route plus à l’ouest, entre les bornes kilométriques
• Les échanges avec la collectivité 712 et 717, au nord du mont Gaudet.

• Les connaissances traditionnelles • Proposé un tracé différent (tracé envisagé de Bear


Rock) en fonction des commentaires du Conseil des
La conception du projet n’est pas terminée. Si de ressources renouvelables et du Conseil des aînés de
nombreuses études ont été réalisées pour arriver au point Tulita, qui suggéraient de déplacer la zone d’étude du
où nous en sommes aujourd’hui, d’autres études et travaux tracé de la route à environ deux kilomètres de Bear
de conception doivent être menés avant que les travaux Rock (Petınıɂah).
ne soient entrepris. Par exemple, il est encore possible que
• Élargi la zone d’étude du tracé de la route à certains
le tracé de la route soit déplacé d’un kilomètre pour éviter
passages de rivières pour permettre une plus grande
certaines contraintes sur le terrain ou réduire les effets
flexibilité si des modifications mineures du tracé
négatifs sur des zones importantes.
étaient nécessaires et pour éloigner la route des
chalets, des zones de récolte et des points d’eau,
entre autres.

• Reconnu qu’il était nécessaire d’établir un dialogue


continu avec les collectivités sur les conséquences
socio-économiques du projet et de les faire
participer de façon permanente au projet. Suivant les
commentaires des membres des collectivités, le GTNO
a conçu une stratégie d’atténuation qui tient compte
de ce facteur.

RÉP - iv PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR


Le GTNO a également conçu le projet pour que :

• La route soit plus droite, plus large et moins escarpée que la route d’hiver actuelle.

• La route suive autant que possible la route d’hiver et qu’aucun pont existant sur la route d’hiver ne soit déplacé.

• Le tracé de la route évite, dans la mesure du possible, les zones de pergélisol riches en glace, les zones humides et les
autres zones fragiles.

• Les aires déjà perturbées et les sources de roches et de graviers proches de la route soient utilisées pour réduire le
besoin de construire de nouvelles routes d’accès, dans la mesure du possible.

• Le tracé soit déterminé de façon à éviter de construire de grands remblais et de creuser des tranchées dans la route,
sauf lorsque ces tranchées sont nécessaires pour réduire la pente de la route.

• Des ponceaux soient installés sous la chaussée pour faciliter le mouvement de l’eau et préserver les réseaux de
drainage, et que des ponceaux transversaux soient installés pour franchir les cours d’eau.

• Le projet génère des retombées socio-économiques, notamment en fournissant des emplois, des formations et des
occasions commerciales aux membres des collectivités.

APPORTER L’ÉQUIPEMENT PAR CONSTRUCTION


ROUTE D’HIVER DE LA ROUTE
OU
PAR BARGE
GRAVIER
PETITES PIERRES
SUIVRE LA ROUTE GROSSES PIERRES
D’HIVER AUTANT
QUE POSSIBLE
CONSTRUCTION
DE PETITS ET DE DÉPLACEMENTS OU
GRANDS PONCEAUX DESTRUCTION DE
DIGUES DE CASTOR

UTILISATION DES
PONTS EXISTANTS
ÉVITER LES
LACS ET LES
MARAIS
PASSAGE DES
POISSONS

POSSIBLEMENT…
POUR LA
CONSTRUCTION
DE PONCEAUX
• EMPLACEMENT
DES BARGES
• SITE DE LA RIVIÈRE
BLACK WATER
• KP 160, RUISSEAU
LITTLESMITH

PRENDRE EN COMPTE…
• LES LIEUX DE RÉCOLTE
• LES CABANES ET LES
CAMPEMENTS
• LES ZONES AGRICOLES CORRIDOR DE 1 KM DE LARGEUR OBSTRUCTION
• LIEUX D’IMPORTANCE ÉLARGISSEMENT DE LA ROUTE
HISTORIQUE ET SPIRITUELLE DE 30 M À 60 M PAR LA GLACE

PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR RÉP - v


ÉCHÉANCIER DU PROJET Réalisation du projet
Les camps, qui devront accueillir de 40 à 70 travailleurs,
L’échéancier du projet a été élaboré en tenant compte des
pourront être montés dans les installations existantes se
commentaires reçus lors des échanges avec les membres
trouvant dans les limites des municipalités de Norman Wells,
des collectivités et repose sur l’expérience du GTNO dans
de Tulita ou de Wrigley, ou dans les gravières ou les carrières.
la réalisation d’autres projets similaires, de l’évaluation
environnementale à la construction. Un corridor d’une largeur de 60 mètres – plus large que la
route d’hiver actuelle – sera débroussaillé. Tous les travaux
Pour maximiser les possibilités d’affaires et d’emploi à
de déboisement, de débroussaillage et de dessouchage
l’échelle locale, on prévoit réaliser le projet en trois étapes :
seront effectués en hiver pour protéger la surface du sol.
• Du nord de Wrigley jusqu’à la frontière entre le Les arbres de plus petite taille seront mis à la disposition
Dehcho et le Sahtú (102 kilomètres). La durée prévue des membres de la collectivité pour la collecte.
des travaux est de trois ans.
La construction de la route nécessitera de la pierre
• De la frontière entre le Dehcho et le Sahtú au sud de concassée et du gravier. La création de quinze carrières
Tulita (134 kilomètres). La durée prévue des travaux (sources de pierres) et gravières (sources de graviers)
est de quatre ans. sera donc nécessaire. Dans les carrières, la pierre sera
• De Tulita au nord du ruisseau Prohibition (45 kilomètres). dynamitée à l’aide d’explosifs et sera concassée. Les
La durée prévue des travaux est de trois ans. carrières et les gravières devront obtenir les permis
nécessaires et élaborer leurs plans de gestion, qui devront
Une fois l’évaluation environnementale achevée, le préciser les modalités d’exploitation et les mesures à
GTNO doit finaliser la conception technique, obtenir les prendre pour protéger l’environnement.
autorisations réglementaires, obtenir le financement pour
les travaux de construction et mener à bien les processus De larges ponceaux devront être installés pour traverser
d’approvisionnement pour le premier tronçon. Ce environ 85 ruisseaux. En plus de permettre à l’eau de
processus devrait durer environ deux ans et sera répété à s’écouler, ces ponceaux assureront le libre passage des
chaque étape. On prévoit que le processus de mobilisation poissons. Certaines digues de castors devront peut-être
et de démobilisation dure un an pour chaque étape de être démolies. Pour ce faire, il faudra obtenir une licence
construction. de la faune auprès du GTNO et consulter les responsables
locaux de la gestion des terres et des ressources.
Le début réel des travaux de chaque étape et leur durée
définitive seront influencés par le financement disponible, Des ponceaux plus petits aideront l’eau à passer d’un côté à
la capacité de construction, ainsi que par l’obtention des l’autre de la route. L’installation de ces ponceaux permettra
autorisations réglementaires et du respect des conditions de réduire les débordements et le gel sur la route, une
qui leur sont attachées. préoccupation soulevée lors des échanges avec le public.

La route d’hiver restera ouverte à la circulation pendant


les travaux. En outre, pour maintenir l’accès et la sécurité CONSTRUCTION DE PETITS ET DE GRANDS PONCEAUX
du public pendant les travaux, le GTNO communiquera
quelles zones sont concernées par les activités de
construction et effectuera un contrôle routier. Les activités
de construction seront planifiées de façon à réduire autant
que possible les perturbations.

PASSAGE DES POISSONS

RÉP - vi PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR


On aura besoin d’eau pendant la construction. Les EXPLOITATION ET ENTRETIEN
sources d’eau seront choisies suivant les commentaires
des collectivités et les études supplémentaires réalisées. La route de la vallée du Mackenzie fera partie du réseau
Mentionnons que la quantité d’eau qui sera prélevée dans routier des TNO. Le GTNO est responsable de toutes
les lacs et les cours d’eau ne nuira pas aux poissons ni à les activités d’exploitation et d’entretien, comme le
leur habitat. déneigement, le débroussaillage (coupe de la végétation),
la réparation des routes, l’entretien des ponceaux et des
Pendant les travaux, les eaux grises et les eaux usées des ponts, et le contrôle des émissions de poussière. Certaines
camps seront recueillies dans des réservoirs. Le GTNO carrières et gravières resteront ouvertes pour soutenir les
propose de les acheminer vers l’étang d’épuration de la activités d’exploitation et d’entretien.
collectivité la plus proche. Les déchets du camp seront
soit brûlés dans un incinérateur, soit acheminés vers la On aura également besoin d’eau pendant l’exploitation de
décharge de la collectivité la plus proche (sous réserve de la route. Tout comme pour la phase de construction, les
l’approbation de l’administration communautaire). sources d’eau seront choisies suivant les commentaires des
collectivités et les études supplémentaires. Mentionnons
que la quantité d’eau qui sera prélevée dans les lacs et les
cours d’eau ne nuira pas aux poissons ni à leur habitat.

Deux ou trois centres permanents d’entretien des routes


seront construits à proximité de la route. Ces centres
d’entretien comprendront un garage d’entretien, des
stocks de gravier, un entrepôt de carburant et une aire de
stationnement pour l’équipement.

PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR RÉP - vii


MÉTHODES D’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE
L’évaluation des effets du projet sur l’environnement a Pour contribuer à l’évaluation, le GTNO a réalisé diverses
suivi les étapes suivantes : études, notamment :

• Décrire l’état actuel de l’environnement (notamment • Prospection archéologique


la terre, l’air, la population et la faune), avant la
• Examen des données géotechniques disponibles
réalisation du projet.
• Études de l’écoulement de l’eau aux endroits où l’on
• Décrire comment les activités liées au projet
propose de faire passer des ponceaux
pourraient modifier l’environnement (effets positifs et
négatifs). • Enquêtes sur le terrain concernant les oiseaux
migrateurs
• Proposer des mesures visant à réduire les effets
négatifs potentiels du projet (mesures d’atténuation). • Évaluation du poisson et de son habitat

• Anticiper les effets du projet sur l’environnement • Entrevues et groupes de discussion dans les
après la mise en œuvre des mesures d’atténuation collectivités
(effets résiduels).
Le GTNO a apporté son aide au Conseil des ressources
• Anticiper la façon dont les effets résiduels agiront renouvelables, au Conseil des ressources renouvelables
de concert avec les effets d’autres projets (effets de Norman Wells et à la Première Nation Pehdzéh Kį pour
cumulatifs). leur permettre de réaliser des études sur l’utilisation
traditionnelle des terres et des ressources.
• Évaluer si les répercussions et les effets cumulatifs
seront importants.

• Utiliser les résultats de l’évaluation pour répondre aux


questions portant sur les principaux champs d’enquête
de l’OEREVM.

RÉP - viii PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR


RÉSUMÉ DE L’AMPLEUR DES RÉPERCUSSIONS
Le projet devrait avoir des effets positifs et négatifs. Voici quelques-uns des effets négatifs importants prévus :

• Le projet aura nécessairement une incidence dans certaines collectivités, principalement en raison de l’augmentation
de la disponibilité de la drogue et de l’alcool. Parmi certaines des répercussions sociales, mentionnons
l’augmentation du taux des infections transmissibles sexuellement et du taux de grossesse chez les adolescentes,
ainsi que l’augmentation de la criminalité, notamment de la conduite en état d’ébriété, de la violence conjugale et
des dysfonctionnements familiaux.

• Le projet aura des répercussions sur la sécurité publique. En effet, l’augmentation du taux de criminalité, de crimes
violents et d’abus, et une plus grande vulnérabilité des femmes et des filles autochtones, des personnes 2SLGBTQIA+
ou d’autres populations vulnérables seront des effets collatéraux de la construction de la route. Le projet entraînera
également une augmentation de la circulation routière, ce qui se traduira par un taux accru de blessures dues aux
accidents de la route.

• Le projet réduira l’habitat du caribou boréal.

• Le projet facilitera la pêche dans certaines zones, ce qui pourrait avoir des répercussions sur les populations de
poissons de la région.

PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR RÉP - ix


Le GTNO prendra des mesures pour réduire ces répercussions. Pour aider à atténuer les effets négatifs sur la santé et
le bien-être des résidents, de leur famille et de leur collectivité, le GTNO mettra sur pied un groupe de travail sur le
corridor routier de la vallée du Mackenzie, qui sera chargé d’élaborer une stratégie de préparation communautaire.
Cette stratégie décrira l’approche globale à adopter pour accroître les avantages et minimiser les risques du projet.
Un plan de gestion et de surveillance de la faune (PGSF) sera également nécessaire pour prendre en compte les
répercussions que pourrait avoir le projet sur les animaux sauvages. Les autres mesures d’atténuation proposées pour le
projet sont présentées au chapitre 27 du REP. En plus d’utiliser ces mesures, le GTNO aura recours aux programmes de
surveillance existants pour faire le suivi des changements et pour déterminer s’il est nécessaire de prendre des mesures
supplémentaires, en gardant à l’esprit que de nouveaux programmes et que des ressources supplémentaires pourraient
s’avérer nécessaires pour résoudre les problèmes liés au projet.

Le GTNO collaborera avec d’autres gouvernements et gestionnaires de ressources pour concevoir des programmes
appropriés de surveillance, d’atténuation et de gestion adaptative, et partagera ses résultats avec eux. Il mettra en place des
programmes pour aider les résidents à se préparer à la mise en œuvre du projet et à en tirer profit.

Vous trouverez dans les sections suivantes un résumé de l’évaluation des effets du projet sur l’environnement et sur les
collectivités concernées des régions du Dehcho et du Sahtú.

EXCELLENT POUR SE DÉPLACER


D’UNE COLLECTIVITÉ À UNE AUTRE

BEAUCOUP DE PIÉGEAGE
DANS CES RÉGIONS

IL FAUT EN ÊTRE
CONSCIENT

ON L’UTILISE
TOUJOURS!

LA
RAPPROCHER LES COLLECTIVITÉS SURPÊCHE

EST-CE QUE L’UTILISATION DE LA ROUTE


D’HIVER À DES FINS RÉCRÉATIVES

AIDE OU NUIT?

POISSON
ÉPARGNONS LES
ORIGNAL
HABITATS FAUNIQUES
CARIBOUS DES BOIS

RÉP - x PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR


SANTÉ HUMAINE ET BIEN-ÊTRE COMMUNAUTAIRE
Comme le projet créera des emplois locaux en construction routière et en entretien routier, une fois la route construite,
les revenus de certains résidents devraient augmenter et, par conséquent, le coût de la vie devrait diminuer. Après la
construction de la route, il sera plus facile pour les résidents des collectivités concernées de se rendre dans d’autres
collectivités tout au long de l’année pour y apporter des biens et y offrir des services. Il sera aussi plus facile de rendre
visite à ses amis et à sa famille, de participer à des activités sportives ou culturelles, d’accéder à des lieux de cueillette et de
chasse, et d’avoir accès à des services de santé, à l’éducation ou à l’emploi. Une fois achevée, la route améliorera la capacité
d’évacuation en cas d’urgence, notamment lors de feux de forêt ou d’inondations. Ces changements devraient avoir des
effets positifs sur la santé mentale et physique des résidents.

Pendant la construction de la route et une fois qu’elle sera


terminée, l’accès aux aliments traditionnels pourrait être
plus difficile. Les résidents pourront partir plus facilement,
et un plus grand nombre de visiteurs viendra dans les
collectivités. L’accès à différents types de drogue et à
l’alcool sera probablement facilité. Une consommation
excessive de drogue ou d’alcool peut souvent entraîner
une augmentation de la violence familiale, de la violence
à caractère sexuel, du dysfonctionnement familial et
des accidents; autant de problématiques sociales que la
réalisation du projet risque d’accroître. Les membres de
la collectivité peuvent également être exposés à un plus
grand nombre de maladies ou courir un risque accru d’être
victimes d’actes criminels ou violents, en particulier les
jeunes et les femmes. Cette situation pourrait avoir des
effets négatifs sur les familles et les enfants et réduire le
sentiment d’appartenance communautaire.

Étant donné que la nouvelle route sera accessible à l’année,


il pourrait également y avoir davantage d’accidents routiers
qu’il y en avait sur la route d’hiver. Toutefois, le GTNO
construit des routes sûres, met l’accent sur l’éducation à
la sécurité routière et s’assure que le Code de la sécurité
routière est appliqué dans les régions où les services
d’urgence sont limités ou inexistants.

PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR RÉP - xi


ÉDUCATION, FORMATION ET COMPÉTENCES
Le projet devrait contribuer à l’éducation des personnes vivant dans les collectivités touchées. Les gens sont susceptibles de
se former et de s’éduquer pour pouvoir profiter des emplois en construction ou des occasions d’affaires créés par le projet.
Une fois la route terminée, les résidents des collectivités reliées à la route auront accès toute l’année à d’autres collectivités
qui offrent des programmes d’éducation et de formation. Cette situation pourrait compromettre la capacité des centres
d’apprentissage communautaires à offrir localement les cours d’éducation et de formation technique. Le GTNO prendra les
mesures nécessaires pour faire en sorte que les personnes, les entreprises et les collectivités soient prêtes pour les emplois qui
seront créés grâce à la construction de la route et que les formations nécessaires soient offertes avant que les emplois ne soient
disponibles. Ces considérations ont été prises en compte dans la planification du projet.

RÉP - xii PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR


EMPLOI ET ÉCONOMIE
Le projet devrait essentiellement avoir des retombées
positives sur l’emploi et l’économie de la région. Par exemple,
il permettra sans doute de réduire le coût de la vie dans les
collectivités. Il augmentera également le nombre d’emplois
locaux en construction et d’occasions d’affaires dans
différents domaines, comme les métiers de la construction, les
services des chantiers, le transport et la fourniture de biens
et de services. Une fois la route terminée, des travailleurs
devront assurer l’entretien continu des routes.

L’augmentation du nombre de personnes visitant les


collectivités situées le long de la route créera des occasions
commerciales. Cette augmentation modifiera probablement
les pressions exercées sur les entreprises existantes et
permettra à de nouvelles entreprises de répondre à cette
demande accrue. Le GTNO travaillera avec les entreprises, les
collectivités et les gouvernements autochtones locaux pour
les aider à se préparer à toute augmentation de la demande.

Les gens pourront accéder plus facilement aux sites de chasse


et de récolte après la construction de la route, ce qui facilitera
leur participation à l’économie traditionnelle. Cet accès
pourrait cependant créer une plus grande concurrence pour
les aliments traditionnels, et les membres des collectivités
locales pourraient devoir passer plus de temps à chasser et à
récolter.

Il est possible que les gens des collectivités qui travaillent à


la construction de la route aient moins de temps à consacrer
à la récolte. Le GTNO aidera toutefois les employeurs et
les entreprises à en tenir compte lors de l’embauche et de
l’établissement des horaires des travailleurs.

Le secteur des ressources, notamment les secteurs de


l’exploitation pétrolière, gazière et minière, bénéficiera d’un
meilleur accès pour effectuer des travaux d’exploration
et d’exploitation, ce qui créera des occasions d’affaires et
des emplois locaux. En outre, la construction de la route
permettra d’accroître le tourisme autochtone et les occasions
touristiques dans la région pour les visiteurs des TNO et les
visiteurs de l’étranger.

PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR RÉP - xiii


INFRASTRUCTURES, SERVICES ET
CAPACITÉ INSTITUTIONNELLE
Les centres de santé des collectivités peuvent être davantage
sollicités si les travailleurs de la construction se blessent et ne
peuvent pas être soignés par les médecins qui se trouvent dans
les camps. Les entrepreneurs du projet seront responsables du
transport des travailleurs vers les installations médicales pour
limiter les conséquences sur les services communautaires.

Si la construction de la route peut accroître la demande


des services municipaux comme l’aqueduc, les égouts et
l’élimination des déchets, des accords seront conclus avec
les administrations communautaires pour gérer toute
augmentation de la demande.

Une fois le projet terminé, l’augmentation du nombre de


visiteurs pourrait exercer une influence sur le logement. En
effet, des personnes pourraient s’installer dans les collectivités
pour créer de nouvelles entreprises ou saisir des possibilités
d’emploi dans le domaine du tourisme. Par conséquent,
davantage de personnes seront à la recherche d’un logement
temporaire, par exemple d’une chambre d’hôtel.

L’accès plus facile aux drogues et à l’alcool ainsi que


l’augmentation potentielle des accidents de la route sont
susceptibles d’accroître la demande de services de santé et de
protection dans les collectivités.

Le GTNO travaillera avec les collectivités pour qu’elles soient


en mesure d’accueillir un plus grand nombre de visiteurs.
Il pourrait notamment aider les collectivités à élaborer des
plans de tourisme communautaire lorsqu’elles en font la
demande. Toujours en collaboration avec les collectivités, le
gouvernement assurera un suivi de la situation et déterminera
s’il est nécessaire de mettre en place d’autres mesures.

UTILISATION NON TRADITIONNELLE DES


TERRES ET DES RESSOURCES
Pendant la construction, les activités de loisirs, de chasse
et de pêche pourraient être perturbées. Bien que ces
perturbations soient temporaires, le bruit, la poussière et la
circulation liés aux travaux pourraient avoir une incidence
sur l’utilisation des terres et sur le paysage. Une fois le projet
achevé, il sera possible d’accéder toute l’année aux sites de
camping, de récolte, de chasse, de pêche, de tourisme et aux
sites d’exploitation des ressources.

RÉP - xiv PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR


CARIBOU
La route sera construite dans l’aire de répartition du caribou boréal, qui est vulnérable aux modifications de son
habitat. Plus de la moitié de l’habitat du caribou boréal – dans un rayon de 15 kilomètres de la zone de construction
– a déjà été touché par des feux de forêt et par des activités humaines. Les nouvelles perturbations causées par le
projet s’ajouteront à cette situation. Pour réduire la perte d’habitat, la nouvelle route suivra la route d’hiver actuelle et
exploitera autant que possible les zones déjà perturbées. Le caribou boréal perdra une très petite partie de son habitat
(0,03 %) dans ce secteur du projet.

Le caribou boréal évite généralement les endroits qui ont été perturbés par l’activité humaine. Les activités comme le
dynamitage, la construction et la circulation entraîneront du bruit et de la poussière qui dérangeront les caribous et
modifieront leurs déplacements dans leur habitat. Les émissions de poussière seront réduites pendant la construction,
le dynamitage, l’exploitation et l’entretien des routes en utilisant diverses méthodes, parmi lesquelles la pulvérisation
d’eau. Les effets du bruit seront réduits en diminuant le dynamitage pendant les périodes critiques pour les caribous
et en réduisant certaines activités lorsque les caribous sont à proximité. Les mesures que le GTNO doit prendre pour
réduire les effets négatifs du projet sur le caribou boréal sont décrites dans le plan de gestion et de surveillance de la
faune (PGSF) du projet.

Bien qu’on ne sache pas avec certitude dans quelle mesure la route perturbera les déplacements du caribou boréal, on
pense qu’elle pourrait constituer un obstacle, en particulier pendant les travaux de construction. Des caribous boréaux
ont été vus près de la route d’hiver en toutes saisons, ce qui suggère qu’ils la traversent. Il est donc légitime de penser
qu’ils traverseront également la nouvelle route, quoique peut être moins qu’avant.

Le PGSF lié au projet comportera des mesures détaillées de surveillance et d’atténuation qui devront être mises en
œuvre pendant toute la durée des phases de construction et d’exploitation du projet.

PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR RÉP - xv


ORIGNAL
Les connaissances traditionnelles permettent de repérer les pâturages d’orignaux à proximité de la route d’hiver et
les zones de mise bas sur des îles du fleuve Mackenzie où poussent de nombreux saules. La route proposée traversera
d’importants habitats de l’orignal tout le long des rives du fleuve Mackenzie. Les effets sur l’habitat de l’orignal seront
réduits en évitant autant que possible les pâturages d’orignaux, en utilisant les zones déjà perturbées dans la mesure du
possible et en limitant le déboisement.

Les orignaux se déplacent le long de la route d’hiver, la traversent et l’utilisent en été et en hiver, même lorsqu’il y a de
la circulation. La nouvelle route ne devrait donc pas avoir d’incidence sur le nombre d’orignaux ou sur leur répartition,
mais elle pourrait modifier leur comportement et leurs déplacements. Les mesures visant à limiter les changements
dans l’habitat de l’orignal et à réduire le bruit et la poussière contribueront à minimiser les perturbations causées par la
construction de la route sur ses déplacements.

Les contaminants comme la poussière et les eaux de ruissellement provenant des activités du projet ne devraient pas
nuire à la santé des orignaux en raison des mesures prises pendant la construction, notamment le recours à des pratiques
exemplaires pour réduire les émissions de polluants et de poussières et la mise en place d’un plan d’urgence en cas de
déversement pour réduire les risques de rejet de contaminants.

RÉP - xvi PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR


CHASSE ET PÊCHE
La nouvelle route pourrait faciliter la chasse au caribou
et à l’orignal en ouvrant l’accès à certaines zones tout au
long de l’année. Le fait que la récolte soit plus facile dans
des endroits qui n’étaient auparavant accessibles que par
la route d’hiver peut contribuer à la surexploitation locale
et à la récolte illégale, en particulier à proximité de la
route. Le ministère de l’Environnement et du Changement
climatique du GTNO et les conseils de cogestion
autochtones continueront à surveiller les caribous et les
orignaux afin de déterminer s’il est nécessaire de modifier
les mesures d’atténuation.

Le projet facilitera l’accès aux ressources exploitées,


comme le caribou, l’orignal et le poisson, qui ne sont
actuellement accessibles qu’en hiver, par la route d’hiver,
ou en été, par bateau. En règle générale, le projet aura un
effet plus important sur les ressources exploitées en été,
comme le poisson, les oiseaux et les plantes. Un meilleur
accès à ces ressources pourrait avoir des effets à la fois
négatifs (mauvais) et positifs (bons). Les programmes de
relevés, actuellement menés par le GTNO, continueront à
recueillir des informations sur la répartition, l’abondance
et les tendances de la population de caribous. Toutefois,
la création de nouveaux programmes et la mise en place
de ressources supplémentaires pourraient s’avérer
nécessaires pour régler des problèmes propres au
projet. Le PGSF aura pour objectif de déterminer si
la construction de la route entraîne une récolte de
caribous qui pourrait être préoccupante. Chose certaine,
l’exploitation de la faune devra être surveillée davantage.

L’ombre arctique est le poisson de grande taille le plus


commun dans les ruisseaux qui traversent la route, et est
le plus susceptible d’être touché par l’intensification de
la pêche. Étant donné que les populations de poissons de
grande taille à proximité de la route proposée ne sont pas
bien connues, il est impossible de déterminer l’ampleur
de cette intensification. Le GTNO, en collaboration avec
les organismes de réglementation responsables de la
gestion des pêches et les organismes de revendications
territoriales, pourrait devoir surveiller les activités
de pêche le long de la route pour déterminer s’il est
nécessaire de mettre en place des mesures de gestion
supplémentaires.

PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR RÉP - xvii


ACTIVITÉS CULTURELLES ET UTILISATION
TRADITIONNELLE DES TERRES
Le projet pourrait avoir des répercussions sur les activités, les ressources et les sites traditionnels dont dépendent
les utilisateurs autochtones des terres. Le Conseil des ressources renouvelables de Tulita et le Conseil des ressources
renouvelables de Norman Wells ont effectué des études propres au projet qui portent sur l’utilisation traditionnelle des
terres et des ressources. La Première Nation Pehdzéh Kį mène actuellement une autre étude sur le sujet. Pour sa part, le
GTNO a recueilli des renseignements sur l’utilisation des terres et des ressources lors d’échanges avec les gouvernements
et les organisations autochtones.

Les gouvernements et les organisations autochtones Le projet facilitera l’accès à des sites et à des lieux
ainsi que d’autres parties concernées ont fourni des culturels. Des sites archéologiques, culturels et spirituels,
informations et exprimé des préoccupations liées aux comme des cabanes et des campements traditionnels, ont
activités culturelles et à l’utilisation traditionnelle des été localisés à proximité du projet. Bear Rock (Petınıɂah),
terres. En voici quelques-unes : près d’où la route proposée doit passer, est également un
site culturel important dans le Plan d’aménagement des
• Il est primordial de protéger les lieux importants sur le
terres du Sahtú.
plan culturel, comme Bear Rock (Petınıɂah), les lieux
de sépulture et les cabanes, et de s’assurer que les Si un accès plus facile aux sites culturels peut améliorer
chasseurs et les exploitants traditionnels continuent à leur utilisation, il peut aussi en supprimer ou en diminuer
avoir accès à la route d’hiver de la vallée du Mackenzie. la valeur culturelle. Lorsque le GTNO a entendu des
préoccupations à ce sujet pendant les échanges avec le
• Des inquiétudes ont été exprimées concernant les
public, il a proposé des options pour éviter que la route
droits de chasse et l’augmentation potentielle de la
ne passe près de sites d’importance culturelle comme
récolte dans la région.
Bear Rock (Petınıɂah) ou le pâturage d’orignaux au nord du
• Les participants aux séances d’échanges ont demandé à mont Gaudet.
être impliqués dans l’élaboration de plans d’atténuation,
de gestion et de surveillance pour les espèces exploitées, L’accès aux ressources traditionnelles utilisées à des fins
y compris les animaux sauvages et les poissons. culturelles continuera d’être assuré. La façon la plus
efficace d’atténuer les répercussions du projet sur les
• Des inquiétudes ont été exprimées quant aux effets
ressources culturelles et de déterminer les meilleurs
que pourrait avoir le projet sur les lieux de sépulture,
moyens pour y arriver est de suivre la route d’hiver
les territoires de chasse traditionnels et d’autres lieux
autant que possible et de continuer à travailler avec les
historiques ou importants.
utilisateurs des terres tout au long de la conception du
• Des inquiétudes ont également été exprimées projet.
concernant les répercussions que pourrait entraîner
la construction de la route sur les cabanes situées à
proximité de la route d’hiver existante.

RÉP - xviii PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR


QUALITÉ DE L’AIR ET TERRES, SOLS ET
BRUIT PERGÉLISOL
Les variations de la qualité de l’air sont mesurées par la Certaines parties de la route devront nécessairement être
quantité de certains gaz et de particules dans l’air, comme construites sur le pergélisol. Elles dégèleront en fonction
la poussière. Les effets seront atténués en utilisant des de l’évolution des conditions du sol. Les répercussions du
méthodes de contrôle de la poussière, en maintenant projet sur le pergélisol s’ajouteront aux effets permanents
l’équipement de construction en bon état de marche et du changement climatique. On sait que le pergélisol
limitant considérablement la vitesse sur le chantier de dégèlera de façon permanente à certains endroits près
construction. de la route, et on tient compte de ce facteur dans la
conception de la route.
Les variations du niveau de bruit peuvent avoir des
répercussions sur la vie communautaire, sur les activités Les sols qui contiennent plus de glace sont plus sensibles
liées à l’utilisation des terres et sur la faune. Les principales aux perturbations. Les participants aux échanges avec le
sources de bruit pendant la construction proviendront de public ont fait part de leurs préoccupations concernant les
l’équipement, du dynamitage et du concassage des pierres. perturbations subies par le pergélisol ainsi que les risques
Une fois la route terminée, c’est davantage la circulation et d’affaissement et d’autres perturbations du sol. Ils ont
les activités d’entretien de la route qui généreront du bruit. également fait observer que les feux de forêt ont un effet
important sur le pergélisol.
En règle générale, les secteurs traversés par la nouvelle
route ne sont pas perturbés par le bruit des activités Pour réduire les perturbations dans les secteurs aux sols
humaines. Les collectivités seront informées bien à vulnérables, la route sera aménagée autant que possible
l’avance des activités prévues qui augmenteront le bruit dans les secteurs déjà perturbés, en évitant les pentes
dans les environs. Certaines activités à proximité de abruptes et les secteurs où les sols sont fragiles, et en
Wrigley pourraient causer de la pollution sonore. Les installant des ponceaux pour conserver le tracé du réseau
travaux de construction qui se dérouleront à proximité, qui hydrographique. On prévoit la mise en œuvre d’un plan
seront effectués pendant quelques jours à la fois, pourront de protection du pergélisol et d’un plan de contrôle de
durer jusqu’à deux semaines. Les secteurs exposés à l’érosion et de la sédimentation. Ces deux plans intègrent
l’augmentation du bruit varieront selon l’endroit où les des pratiques exemplaires adaptées au Nord pour protéger
travaux seront réalisés. les sols et le pergélisol de l’érosion.

PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR RÉP - xix


VÉGÉTATION
Pendant la construction, la végétation le long du tracé du projet sera
débroussaillée et régulièrement élaguée, ce qui entraînera des changements
permanents dans la formation végétale des zones défrichées. Les travaux
de construction peuvent également perturber les formations végétales en
introduisant des mauvaises herbes ou en créant de la poussière.

Pour réduire les effets négatifs du projet sur la végétation, notamment sur les
plantes récoltées, la nouvelle route suivra autant que possible le tracé de la
route d’hiver et veillera à ce que les équipements provenant de l’extérieur des
TNO soient nettoyés avant leur arrivée. On réduira la production de poussière
en limitant la vitesse des véhicules de construction et en utilisant de l’eau pour
en contrôler les émissions.

Une fois que les zones déboisées ne seront plus nécessaires à la construction,
elles seront remises en état. Les gouvernements et les organisations
autochtones seront informés de l’échéancier des travaux pour que les plantes
puissent être récoltées avant qu’on ne les enlève.

LA FAUNE ET SON HABITAT


Le déboisement, la poussière, les déversements et le stockage de nourriture et
de déchets dans les camps pourraient avoir des effets négatifs sur la faune et
entraîner des conflits entre les humains et les animaux sauvages, par exemple
avec des ours à problèmes. L’existence de la route elle-même peut modifier
les déplacements des animaux sauvages ou entraîner une augmentation des
collisions entre animaux et véhicules.

Des surveillants de la faune et des biologistes compétents examineront les


environs de la zone de construction pour savoir si des animaux sauvages ou des
espèces en péril y vivent. Ils y chercheront notamment des tanières, des dortoirs
à chauve-souris ou des nids. Les secteurs où on en trouvera seront évités, ou les
travaux seront replanifiés ou réduits pendant les périodes critiques pour la faune
et la flore. Le GTNO est prêt à poursuivre les discussions avec les représentants du
Programme des gardiens pour étudier la meilleure approche possible à ce sujet.
Des contrôleurs environnementaux seront embauchés.

Pour restaurer l’habitat lorsque la route sera construite, les aires de travail
seront fermées et remises en état. Les déchets du projet seront gérés
conformément au Plan de gestion des déchets pour éviter d’attirer la faune.
Tout le personnel du projet recevra une formation de sensibilisation à la
faune. Le projet fera l’objet d’un plan de gestion et de surveillance de la faune
détaillant les mesures que le GTNO prendra pour réduire, surveiller, signaler et
gérer les effets du projet sur la faune et les oiseaux.

RÉP - xx PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR


OISEAUX
L’habitat des oiseaux pourrait être modifié ou amené
à disparaître en raison de la destruction des nids, du
défrichement ou du bruit, ou par la combinaison de tous ces
facteurs. La poussière libérée et les autres contaminants sur les
terres ou dans l’eau peuvent nuire à la santé des oiseaux.

Les effets potentiels sur les oiseaux seront réduits en utilisant


autant que possible les aires déjà perturbées, en défrichant
la végétation en hiver et en réhabilitant les aires de travail.
Des surveillants de la faune et des biologistes compétents
examineront les environs de la construction à la recherche
de nids d’oiseaux. Si un nid actif est découvert, il ne sera pas
dérangé. Tous les employés travaillant à la construction de la
route recevront une formation de sensibilisation à la faune et
ne seront pas autorisés à nourrir, à harceler ou à chasser les
animaux sauvages pendant qu’ils travaillent sur le projet.

EAU ET SÉDIMENTS
Le projet pourrait avoir des conséquences sur la qualité et la
quantité d’eau dans les cours d’eau et les lacs. Pour éviter de
modifier le débit des cours d’eau, des ponceaux seront installés
pour maintenir un débit et permettre le déplacement des
poissons. De petits ponceaux de drainage seront installés le
long de la route pour faciliter le passage de l’eau d’un côté à
l’autre de celle-ci et pour maintenir les réseaux de drainage. Les
directives concernant le prélèvement d’eau seront respectées.
En outre, les carrières et gravières ne seront pas situées dans
des zones où la nappe phréatique est près de la surface.

Pour atténuer les répercussions potentielles que pourraient


avoir l’érosion et les contaminants sur la qualité de l’eau, le
projet mettra en œuvre un plan de contrôle de l’érosion et
de la sédimentation, et chaque carrière et gravière mettra
en œuvre un plan d’aménagement de carrière. Ces plans
reposent sur les pratiques exemplaires et prévoient des
mesures visant à réduire la quantité de sédiments et d’autres
contaminants qui se retrouvent dans l’eau. Le GTNO analysera
les matériaux provenant des carrières et utilisera ceux
qui ont un faible risque de rejeter des contaminants dans
l’environnement.

PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR RÉP - xxi


LE POISSON ET SON HABITAT
Le projet pourrait avoir une incidence sur l’habitat et la santé des poissons. Les
travaux qui seront réalisés dans un plan d’eau ou à proximité d’un plan d’eau
pourraient entraîner des changements touchant la qualité de l’eau et de l’habitat
que les poissons utilisent pour se nourrir, frayer, se reposer ou se développer. Les
modifications du débit ou de la quantité d’eau peuvent également nuire à la santé
des poissons. Les ponceaux seront conçus de manière à assurer l’écoulement de
l’eau et à laisser passer les poissons. Les pratiques exemplaires seront mises en
œuvre lorsque l’on prélèvera de l’eau dans les ruisseaux et les lacs.

Grâce à une évaluation, on a déterminé que la surpêche pourrait avoir des


effets importants lorsque la route sera terminée. Il est toutefois difficile de
prédire si la pêche sera excessive ou de connaître la quantité de prises que
les populations de poissons peuvent tolérer. Une plus grande surveillance de
la pêche pourrait s’avérer nécessaire. Il s’agirait notamment de surveiller le
nombre de prises, ce qui permettrait ensuite de déterminer si des mesures de
gestion doivent être prises par l’organisme de gestion des ressources approprié.
On évaluera la nécessité de prendre des mesures de gestion en collaboration
avec les organismes de réglementation et de gestion des ressources,
notamment le GTNO, le MPO et des organismes comme l’ORRS.

ACCIDENTS ET DÉFAILLANCES
Bien que les accidents et les défaillances soient imprévisibles, il est possible
de s’y préparer pour être en mesure de réduire les dommages potentiels
causés à la terre, à l’eau, à l’air, aux personnes et aux animaux s’ils se
produisent. La priorité est de réduire le risque d’accident ou de défaillance.
Cela dit, un plan d’action doit être élaboré et prêt à être mis en œuvre au cas
où un accident ou une défaillance ne survienne.

Construire une route nécessite des camions, beaucoup d’équipement lourd,


du carburant, des travaux de dynamitage et le transport de pierres et de
gravier. De tous les accidents et défaillances, ce sont les déversements de
contaminants qui sont les plus fréquents. Des explosions, des incendies et des
accidents liés au transport peuvent également survenir.

L’évaluation des répercussions que pourraient avoir les accidents et les défaillances,
une fois la route en service, a été réalisée par les Services en santé humaine et en
mieux-être communautaire. Les mesures d’atténuation proposées pour atténuer
ces effets sont donc axées sur la construction et l’entretien de la route.

Pour réduire les risques d’accident et les dommages potentiels en cas d’accident,
le GTNO dispose de plusieurs plans de gestion importants, comme un plan
d’urgence en cas de déversement et un plan d’intervention en cas d’urgence.

RÉP - xxii PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR


EFFETS CUMULATIFS
Le GTNO prévoit la circulation de 50 véhicules par jour,
notamment de camionnettes et de camions à remorque.
À notre connaissance, aucun gros utilisateur industriel
n’utilisera la route à l’avenir, mais d’autres projets ont
déjà une incidence sur l’environnement. Mentionnons
notamment la route d’hiver et le pipeline de Norman
Wells, qui ont perturbé l’habitat des animaux sauvages.
La réalisation du projet entraînera beaucoup de bruit,
contribuera à la perte d’habitat, compliquera la récolte
et pourrait provoquer des contaminations. Toutefois,
ces effets combinés n’entraîneront pas de changements
insoutenables, et la contribution du projet aux effets
cumulatifs sera faible. D’autres facteurs, comme le
changement climatique et les feux de forêt, ont déjà une
incidence sur l’environnement. Il faudra donc surveiller
ces changements pour déterminer si les mesures visant à
réduire les effets du projet sur l’environnement qu’a prises
le GTNO portent leurs fruits.

Les répercussions du projet seront importantes. On


s’attend à ce qu’il ait des effets négatifs sur la sécurité
publique et qu’il accroisse les problématiques sociales
existantes liées au colonialisme et aux traumatismes
intergénérationnels, au racisme systémique et aux
obstacles structurels. Si d’autres projets dans la région
sont réalisés en même temps que celui-ci, les effets
cumulatifs sur la sécurité publique et les problématiques
sociales existantes seront importants et le GTNO devra
élaborer des mesures de gestion supplémentaires. Sur la
base d’autres indicateurs liés à la santé humaine, au bien-
être communautaire, à l’éducation, à la formation et aux
compétences, à l’emploi, à l’économie, aux infrastructures,
aux services, à la capacité institutionnelle et à l’utilisation
non traditionnelle des terres et des ressources, les effets
cumulés négatifs sur l’environnement socio-économique
seront, dans l’ensemble, faibles.

PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR RÉP - xxiii


CONCLUSION
L’évaluation conclut que le projet pourrait avoir certaines retombées positives sur la population, mais qu’il pourrait
également avoir des effets négatifs pendant les travaux et une fois la route achevée. La surveillance et la gestion de
ces effets seront assurées par le GTNO, en collaboration avec les collectivités. Les effets qu’aura le projet sur le caribou
boréal en raison des modifications à son habitat s’ajouteront à des problématiques existantes déjà importantes. Il sera
important de surveiller attentivement d’autres effets potentiels, comme l’incidence sur les populations de poissons
de l’accès plus facile à la pêche. Le plan de gestion et de surveillance de la faune prévoit la mise en place de mesures
permettant de surveiller le caribou et les autres animaux sauvages pendant la réalisation du projet, d’examiner leur
situation et d’intervenir si des changements surviennent. Le GTNO est ouvert aux discussions avec les gouvernements
autochtones, les organisations autochtones et les autres parties concernées pour déterminer la meilleure façon d’intégrer
leurs recommandations.

RÉP - xxiv PROJET DE ROUTE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE | RAPPORT D’ÉVALUATION DU PROMOTEUR


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