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Communication Hormonale

Le document traite de la communication hormonale, expliquant comment les hormones agissent en se liant à des récepteurs sur les cellules cibles pour déclencher des réponses physiologiques. Il décrit les différents types de glandes endocrines, la classification des hormones selon leur structure chimique et leur solubilité, ainsi que les mécanismes de transport et de transduction du signal. Enfin, il aborde la régulation des actions hormonales, notamment par rétroaction et l'axe hypothalamo-hypophysaire qui coordonne les réponses hormonales dans l'organisme.

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Le document traite de la communication hormonale, expliquant comment les hormones agissent en se liant à des récepteurs sur les cellules cibles pour déclencher des réponses physiologiques. Il décrit les différents types de glandes endocrines, la classification des hormones selon leur structure chimique et leur solubilité, ainsi que les mécanismes de transport et de transduction du signal. Enfin, il aborde la régulation des actions hormonales, notamment par rétroaction et l'axe hypothalamo-hypophysaire qui coordonne les réponses hormonales dans l'organisme.

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‫المركز الوطني للتجديد التربوي والتجريب‬

2021\2022 ‫التدريب اإلعدادي األول لألولمبياد في البيولوجيا‬

La communication hormonale
Introduction
Les hormones et d’autres molécules de signalisation se fixent aux récepteurs des cellules cibles pour activer des
voies de communication spécifiques illustrées par les schémas de la fig 1, ces voies sont souvent classées selon deux
critères : le type de cellule sécrétrice et la voie empruntée par le signal pour atteindre sa cible.
La voie la plus importante est La communication endocrine (ou hormonale) : les hormones sécrétées dans les
liquides extracellulaires par les cellules endocrines atteignent les cellules cibles par la circulation sanguine (ou
l’hémolymphe), et provoquent indirectement des réactions aux stimulus environnementaux pour maintenir
l’homéostasie.
I- Les tissus et organes endocriniens
Les cellules endocrines sont regroupées dans des organes dépourvus de conduits appelés glandes endocrine (voir la
Fig 2) Ces glandes endocrines sécrètent les hormones directement dans le liquide environnant (Endo = à l’intérieur
du corps = dans le milieux intérieur). Elles sont donc différentes des glandes exocrines, telles les glandes salivaires,
dont les conduits déversent les substances sécrétées sur les surfaces du corps ou dans des cavités corporelles (Exo =
à l’extérieur du corps).
II- Classification des hormones
On classe les hormones on se basant sur La structure chique et la solubilité.
1- Selon la structure chimique
On distingue trois principales classes chimiques d’hormones : voir Fig 3 et Fig 4
- Les polypeptides (protéines et peptides) : Insuline, Glucagon, Hormones hypothalamo--hypophysaires…
- Les stéroïdes : dérivés de cholestérol (Testostérone, Progestérone, Cortisol…)
- Les amines : dérivés de la tyrosine (acide aminé) : Adrénaline, thyroxine ….
2- Selon la solubilité dans les milieux aqueux ou riches en lipides
On distingue deux classes : voir Fig 3 et Fig 4
- Les hormones solubles dans l’eau : hydrosolubles ou hydrophiles et ne traversent pas les membranes des
cellules. Elles se lient plutôt à des récepteurs de surface.
- Les hormones solubles dans les lipides : liposoluble ou hydrophobes et traversent aisément les membranes
cellulaires.
III- Transport des hormones
1- Les hormones hydrosolubles : Fig 5(a)
Les hormones hydrosolubles sont sécrétées par exocytose ; elles sont transportées par la circulation sanguine et
se lient aux récepteurs de surface des cellules. La liaison de ces hormones aux récepteurs provoque des
changements dans les molécules cytoplasmiques et parfois dans la transcription génique (synthèse des
molécules de l’ARN messager).
2- Les hormones liposolubles : Fig 5(b)
Les hormones liposolubles diffusent à travers les membranes des cellules endocrines. Une fois à l’extérieur de
ces dernières, elles se lient à des protéines de transport qui les gardent solubles dans l’environnement aqueux
de la circulation sanguine. Quand elles quittent celle-ci, ces hormones diffusent dans les cellules cibles, se lient
aux récepteurs intracellulaires et déclenchent des changements dans la transcription génique.
IV- Transduction du signal hormonal
1- La voie des hormones hydrosolubles : Fig 6(a)
La liaison d’une hormone hydrosoluble à son récepteur provoque des événements sur la membrane plasmique
et la cellule produit une réponse. Cette dernière peut être l’activation d’une enzyme, un changement de
l’absorption ou de la sécrétion de molécules spécifiques, ou le réarrangement du cytosquelette.
les récepteurs à la surface cellulaire peuvent aussi activer des protéines dans le cytoplasme ; celles-ci se
déplacent vers le noyau et modifient la transcription de gènes spécifiques. L’ensemble des modifications qui se
produisent dans les protéines cellulaires et qui convertissent un signal chimique extracellulaire en une réponse
intracellulaire est appelé transduction du signal.
2- La voie des hormones liposoluble : Fig 6(b)
Les récepteurs intracellulaires auxquels se lient les hormones liposolubles exercent la tâche de la transduction
du signal dans une cellule cible. L’hormone active le récepteur et celui-ci déclenche alors directement la
réponse de la cellule. Dans la plupart des cas, la réponse à une hormone liposoluble est une modification de
l’expression génique. Les récepteurs d’hormones stéroïdes se trouvent déjà dans le cytosol avant de se lier à
une hormone. La fixation d’une hormone stéroïde à son récepteur cytoplasmique forme un complexe hormone-
récepteur qui se déplace vers le noyau. Une fois dans ce dernier, la partie réceptrice du complexe modifie la
transcription de gènes spécifiques en interagissant avec une protéine de liaison à l’ADN.
V- La même hormone peut provoquer plusieurs types de réponse
Les effets d’une hormone donnée peuvent varier selon les molécules qui reçoivent ou produisent la réponse à
celle-ci. La fig 7 illustre les différentes réactions à l’adrénaline dans la médiation de la réponse de l’organisme à
un stress à court terme ce qui permet la lutte ou à la fuite immédiate.
VI- Régulation des actions hormonales
1- Régulation par rétroaction
Les voies de régulation comportent une boucle de rétroaction qui relie la réponse au stimulus initial.
a) Régulation par rétro-inhibition : Fig 8(a)
La réponse de la cellule cible réduit le stimulus ce qui favorise le retour à l’état initial.
b) Régulation par rétro activation: Fig 8(b)
Dans ce cas, la réponse de la cellule cible amplifie le stimulus et provoque une réponse encore plus intense.
2- Régulation par paires d’hormones antagonistes : Fig 9
Deux hormones sont antagonistes si leurs actions sont opposées, la régulation illustrée par la Fig 9 représente
un très bon exemple de régulation par paire d’hormones antagonistes : l’insuline qui induit la glycogénogenèse
et le glucagon qui lui induit la glycogénolyse (deux actions antagonistes).
VII- L’axe hypotalamu-hypophisaire régule la majorité des actions hormonale
Chez les Vertébrés, L’hypothalamus (glande endocrines situées dans l’encéphale ; voir la Fig 10) reçoit de
l’information en provenance des nerfs périphériques et des autres régions de l’encéphale, et amorce une
régulation hormonale. Il s’agit là d’un rôle capital dans l’intégration du système endocrinien et du système
nerveux. Ainsi, chez de nombreux Vertébrés, certaines régions de l’encéphale transmettent à l’hypothalamus,
par l’intermédiaire d’influx nerveux, de l’information sensorielle concernant les changements saisonniers ou la
disponibilité d’un partenaire sexuel. L’hypothalamus déclenche alors la libération des hormones sexuelles
nécessaires à la reproduction.
Les signaux émis par l’hypothalamus se rendent dans l’hypophyse situé à la base de l’hypothalamus et structuré
en deux lobes distincts, antérieur et postérieur, qui sécrètent divers ensembles d’hormones.
1- Le lobe postérieur de l’hypophyse libère les hormones neurohypophysaires (Fig 11)
Le lobe postérieur de l’hypophyse, ou neurohypophyse, est un prolongement de l’hypothalamus qui
emmagasine deux hormones fabriquées par certaines cellules neurosécrétoires de l’hypothalamus à savoir
l’ocytocine et l’hormone antidiurétique (ADH). Après s’être rendues à la neurohypophyse par les longs axones
des cellules neurosécrétoires, les hormones sont emmagasinées dans les cellules de cette dernière et ne sont
libérées qu’en réponse aux influx nerveux transmis par l’hypothalamus.
2- Le lobe antérieur de l’hypophyse secrète les hormones adénohypophysaires (Fig 12)
Le lobe antérieur de l’hypophyse, ou adénohypophyse (adéno signifie « glande »), c’est une glande endocrine
qui produit et sécrète des hormones à la demande de l’hypothalamus. Les hormones sécrétées par
l’adénohypophyse régulent plusieurs ensembles de fonctions dans le corps humain, y compris le métabolisme,
l’osmorégulation et la reproduction.
3- Exemples de régulation hormonale au sein de L’axe hypotalamu-hypophisaire
a – Régulation de l’axe gonadotrope mâle : voir la Fig 13
la sécrétion de testostérone ainsi que la spermatogenèse sont déterminés par la production de
gonadostimulines induite par la sécrétion pulsatile de GnRH. La rétroaction négative de la testostérone sur le
complexe hypothalamo-hypophysaire permet de maintenir constante la sécrétion de la testostérone.
b – Régulation de l’ovulation : voir la Fig 14
 Au début de la phase folliculaire, une faible augmentation du taux des œstrogènes inhibe la sécrétion de FSH et
de LH, c'est la rétroaction négative.
 A la fin de la phase folliculaire, une forte augmentation du taux des œstrogènes déclenche les pics de FSH et LH,
ce qui permet une rétroaction positive. Le pic de LH provoque l’ovulation.
Conclusion
La fig 15 résume les principales glandes ainsi que les effets des hormones qu’elles produisent.
HORMONES PEPTIDIQUES HORMONES AMINES HORMONES STEROÏDES

(POLYMERES D’ACIDES (DERIVES DE LA TYROSINE) (DERIVES DU CHOLESTEROL)


AMINES)

Insuline, glucagon Catécholamines Hormones Testostérone


(adrénaline, thyroïdienne
Hormones hypothalamo- noradrénaline) Progestérone
hypophysaires
cortisol

Solubles dans l’eau insoluble dans l’eau


Transport en solution dans le plasma Transport lié à une protéine plasmatique
Ne pénètre pas dans le cytoplasme Pénètre dans le cytoplasme
Récepteur membranaire Récepteur intracellulaire (cytosolique ou
nucléaire)

Fig 4 : Classification chimique des hormones


Fig 11 :
Fig 15 : Les principales glandes endocrines humaines et certaines des hormones qu’elles secrètent ou libèrent.

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