LA COMPÉTITION
Comme l'action en justice est le droit de soumettre à un juge
des prétentions pour qu'elle exprime le bien ou le mal fondé de la
il convient de se demander : à quel juge doit-on soumettre cela ?
prétention ?
Les maîtres Raymond Guillén et Jean Vincent définissent la
compétence : « En ce qui concerne une autorité publique ou un
juridiction, c'est l'aptitude légale à accomplir un acte ou à instituer
et juger un processus.
Le maître Eduardo Couture la définit : "Comme mesure de
juridiction assignée à un organe du pouvoir judiciaire, à des fins de
détermination générique des affaires dans lesquelles il est appelé à
connaître par raison de la matière de la quantité et du lieu.
La compétition de notre point de vue, est l'attribution
légitime à un juge ou une autre autorité, pour la connaissance ou
résolution d'une affaire, qui est fondée sur la matière, sur ce
quantitatif, qualitatif ou le territoire. La compétition de nos
Les tribunaux civils et commerciaux sont organisés à partir : a) de
Territoire et b) de la matière.
La concurrence nous pose des problèmes liés à l'ordre,
Nous savons qu'il existe un ordre administratif et un ordre judiciaire.
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D'autres problèmes sont relatifs au degré (premier ou deuxième
grado) ainsi que sur la nature de la juridiction. Il n'y a pas de doutes :
il y a une compétition matérielle traditionnellement appelée de
attribution et autre géographique ou territorial.
LA COMPÉTENCE TERRITORIALE.
La compétence territoriale, également appelée compétence
relative, elle est fondée sur des considérations d'ordre privé, et
peut être définie comme : La compétence d'un Tribunal en
relation à la situation des parties ; elle est généralement fixée par le
domicile de la partie défenderesse, ne peut être prononcé de
officier par le Juge.
Conformément aux dispositions de la partie capitale du
article 59 du Code de procédure civile : « En matière
personnelle, le défendeur sera cité devant le Tribunal de son
domicile, s'il n'avait pas de domicile, devant le Tribunal de son
résidence ; s'il y avait de nombreux défendeurs, devant le Tribunal
du domicile de l'un d'eux, à l'opposition du demandeur.
Du caractère privé des règles de compétence territoriale ou
Vel Loci, il ressort qu'elle peut faire l'objet d'une négation dans
un contrat, c'est-à-dire que les parties, dans un contrat, peuvent par
anticipé renoncer à son immunité juridictionnelle -territoriale, et accorder
compétence à un autre tribunal, il va sans dire, en respectant l'ordre, le
degré et la nature du tribunal qu'ils souhaitent habiliter, en cas
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de que naisse ou surgisse un conflit dérivé de l'exécution de celui-ci
contrat ou acte, en ce sens l'article 111 du Code civil,
dispones: “Lorsque un procès-verbal contient de la part de certains des
intéressés par le choix de domicile pour son exécution ailleurs
que le domicile réel, les notifications, les demandes et autres
Les diligences pourront être effectuées au domicile convenu et devant le Juge.
du même.
Ainsi la partie in fine de l'article 59 du Code de
Le Code de procédure civile dispose : « Enfin, dans le cas d'élection de
domicile, pour l'exécution d'un acte, devant le Tribunal de
domicile désigné, ou le domicile réel du défendeur, de
conformité avec l'article 111 du Code Civil Dominicain.
Mais il faut tenir compte de ne pas lui donner un caractère
absolu à cette règle, car elle comporte certains tempéraments,
ainsi donc conformément à la rédaction du nouveau Code de
Procédure civile française, réformes partielles qui ont été
recueillies par le législateur dominicain dans la loi 834 du 15 de
juillet 1978, il existe des règles de compétence territoriale, qui ne
a un caractère privé, en effet, conformément à la rédaction du
article 21 de la loi susmentionnée : « En matière de Juridiction gracieuse,
Le juge peut déclarer d'office son incompétence territoriale. En
la matière contentieuse, ne pourra le faire que dans les litiges relatifs au
état des personnes ou dans les cas où la loi lui attribue
compétence exclusive à une autre juridiction.
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Par conséquent, conformément à cet article, le tribunal pourra déclarer
de oficio son incompétence territoriale :
a) Quand On demande l'autorisation d'embargo
conservatoirement les biens d'un débiteur qui n'a pas son
domicile au lieu du tribunal, ni les biens n'y sont situés
embargo
b) Dans les cas de demande de correction de cadastres
naissance ou déclarations tardives.
c) En matière de divorce.
d) Dans les demandes d'annulation d'actes de naissance.
e) Dans les demandes d'annulation de mariage.
f) Dans les actions en contestation de la filiation maternelle ou
paterna, ou les deux à la fois.
g) En matière de successions.
h) En matière de liquidation des frais de justice.
Pour avoir la compétence territoriale, en principe, un caractère de
ordre public, cela ne peut être invoqué que par le défendeur, dans
effet, notre Cour suprême de justice a jugé :
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CONSIDÉRANT : Que les règles de compétence, relatives à
territorial ne sont pas d'ordre public, car elles disposent de la
répartition des processus de la même nature entre les
tribunaux, également aptes à les juger, et qui offrent les
mêmes garanties ; que le seul qui peut les invoquer est le
demandé, qui doit le faire depuis le début de l'instance,
avant toute défense au fond, et même avant de proposer quoi que ce soit
une autre exception, sinon elle continue ainsi devant le
tribunal apoderado, et il en résulte ainsi une prolongation tacite de
juridiction.
Il convient de préciser qu'au préalable de l'entrée en vigueur de
la loi 834 du 15 juillet 1978, la communication de documents
était considérée comme une exception à la procédure, car cela
tant conforme au régime qu'elle implique, une fois la demande faite
communication de documents et non soulevée toute autre
exception, celles-ci restaient préclues. En l'année 1972
notre Cour suprême de justice a jugé que la compétence
ratione Vel Loci, qui était couvert, si cela n'était pas proposé
oportunément: CONSÉDER EN: Cependant que comme cela
apprécie la juridiction de premier degré dans son jugement déjà cité,
l'exception d'incompétence a été couverte, chaque fois que la
l'exception de communication de documents qui l'a précédée était
fait sans aucun respect pour la compétence de la juridiction
apoderée, car elle avait connaissance que la Chambre par devant
la personne qui avait été poursuivie était incompétente, que par
conséquent, en ne s'opposant pas en temps utile à l'exception proposée,
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cette qui de son caractère est d'intérêt privé, est restée couverte,
motifs cela, que la Cour Suprême de Justice, en raison du droit
suple de oficio.
Avec l'entrée en vigueur de la loi 834 de 1978, la
communication de documents perdu, son statut d'exception du
procédure pour devenir une véritable demande, et c'est
c'est pourquoi aujourd'hui elle peut être posée avant que les
exceptions, et ce n'est pas pour cela que l'incompétence sera corrigée
territorial, en effet la partie in fine de l'article 2, de la loi susmentionnée
dispone : « La demande en communication de documents ne
constitue une cause d'irrecevabilité des exceptions.
Les dispositions du premier paragraphe ne sont pas non plus des obstacles.
à l'application des articles 31, 35 et 40 de la Loi 834.
LE PRINCIPE DE LA COMPÉTENCE TERRITORIALE
Le principe fondamental de la compétence territoriale est la
application de l'adage actor sequitur forum rei : Le Tribunal
la compétence est celle du défendeur. Le demandeur doit introduire sa
demande devant le Tribunal du défendeur.
Le principe général de la compétence territoriale a beaucoup
exceptions. Tout d'abord, nous devons considérer l'emplacement de
L'immobilier est ce qui détermine les actions réelles immobilières.
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En matière successorale, le tribunal compétent est le dernier.
domicile du de cujus, qui est l'endroit où se ouvre la succession.
LES CRITÈRES DE LA COMPÉTENCE MATÉRIELLE
COMPÉTENCE D'ATTRIBUTION
La compétence d'attribution est définie par Henri Capitain,
La compétence d'un tribunal selon l'ordre, le degré et
nature, de sa juridiction. L'ordre divise les juridictions en
civiles, pénales et administratives. Le degré les divise en
juridictions de première instance et d'appel (le recours de
casion, ne constitue pas un troisième degré de juridiction). La
la nature donne lieu à une distinction entre les juridictions de droit
commune (Tribunaux civils et d'exception, justice de paix,
Tribunaux de Commerce, Conseil de Prodhommes, etc.)
Comme on peut l'apprécier dans l'examen du texte cité, l'incompétence
le résultat absolu est l'ineptie légale d'une juridiction pour
connaître une demande en raison de sa nature ou de la
situation des parties, et qui peuvent être invoquées par quiconque
des plaideurs, cependant, ne peut être provoquée d'office
par le Juge. Les normes les plus fréquemment sanctionnées par un
incompétence absolue, ce sont les règles de compétence de
attribution.
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Face à l'incompétence absolue se trouve la dite de
ordre public, qui est celle qui peut être prononcée même de
officier par le Tribunal.
Mais comment identifier l'incompétence absolue de l'ordre
de public?
La partie finale de l'article 20 de la Loi 834 du 15 juillet
de 1978, nous donne la solution, ce texte dispose : "Devant la Cour de"
Appel et même devant la Cour de cassation cette incompétence seulement
pourra être déclarée d'office si l'affaire relève de la compétence
d'un tribunal répressif ou de la juridiction administrative, ou
escapera à la connaissance de tout tribunal dominicain.
Du texte, il ressort clairement qu'il y a violation d'une règle de
compétence d'ordre public, lorsque la compétence sera :
d'un tribunal répressif.
b) Du contentieux administratif.
c) D'un tribunal étranger.
d) Devant le contentieux fiscal.
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Lorsque la norme de concurrence a un caractère d'ordre
public, le ministère public peut susciter le conflit et le
le tribunal peut également se déclarer d'office incompétent.
En ce qui concerne la thèse proposée, notre Suprême a dit
Cour de Justice : « Que nonobstant le fait que le requérant n'ait pas
proposé le moyen dérivé de l'incompétence du Tribunal de
Paz, pour prononcer la réalisation du contrat de location
en raison du fait que la demande est fondée sur une autre cause que la
manque de paiement des loyers, ce moyen de cassation est examiné
il s'agit d'une affaire d'ordre public qui peut être suppléée
de oficio, par la Cour Suprême de Justice, en tant que Cour de
Cassation.
Comme elle ressemblait à la Cour suprême de justice, elle a étendu le
concept de l'ordre public à la compétence du Tribunal
de Paz, pour connaître de la demande en résiliation de contrat de
expulsion pour défaut de paiement.
Le titre III du Nouveau Code de Procédure Civile Français,
du Livre [Link] : La compétence d'attribution et la
compétence territoriale. On suit le modèle traditionnel de la
division de la concurrence.
La compétence d'attribution est traditionnellement appelée
ratione materiae et la territorial ratione personae.
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Ce sont les lois relatives à la compétence d'attribution qui
ils nous aident à résoudre trois problèmes importants :
1oL'ordre des juridictions, car il y en a.
constitutionnelles, administratives, civiles, commerciales, laborales
criminels, correctionnels et de simple police.
2oLe Grade, car il existe toute une hiérarchie dans chaque ordre.
3oEnfin, la nature, car à la fois dans l'ordre comme dans
il faut déterminer le caractère de la juridiction, c'est-à-dire
s'il s'agit de juridiction de droit commun ou d'exception.
Ordre, degré et nature, sont le soutien de la compétence
d'attribution.
Déterminée la compétence d'attribution, il faut savoir
Puis, parmi les nombreux tribunaux dominicains, compétents
pour l'ordre, le degré et la nature, quel est le tribunal
compétent ?
La violation des règles de la concurrence d'attribution donne
origen à une incompétence absolue, violant une loi
fondamental d'organisation judiciaire.
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Les règles de compétence territoriale n'ont pas un caractère
si rigide, donc, établies pour le confort des parties, son
l'incompétence n'est que relative.
Les articles 33 à 41 du nouveau Code de procédure
Civil, se réfèrent à la compétence d'attribution et des 42 à 48 à la
compétence territoriale.
Nous allons diviser notre exposé en deux parties : [Link] :
LES RÈGLES DE COMPÉTITION D'ATTRIBUTION ET [Link] : LAS
RÈGLES DE LA COMPÉTENCE TERRITORIALE.
LES RÈGLES DE LA COMPÉTITION D'ATTRIBUTION
LA COMPÉTENCE D'ATTRIBUTION DES
JURISDICTIONS DE DROIT COMMUN
Nos juridictions de droit commun sont les tribunaux
de Première Instance et les Cours d'Appel. Par conséquent,
nous devons examiner les règles de la concurrence de chaque
juridiction dans ses deux échelons : Première Instance et Appel,
mais en prenant soin de prendre également en compte les
attributions contentieuses des gracieuses. Voyons tout d'abord
lieu, le Tribunal ou le Juge de Première Instance.
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LE TRIBUNAL DE PREMIÈRE INSTANCE
PRÉCEPTE CONSTITUTIONNEL ET PRÉCEPTE LÉGAL
Dans chaque district judiciaire, il y aura un tribunal de première instance
Instance avec les attributions que lui confère la loi. (Article 73 de
la Constitution Dominicaine).
La loi détermine le nombre de districts judiciaires (ibid).
Il y aura autant de Districts judiciaires que la loi le prévoit.
(article 42 de la Loi sur l'Organisation Judiciaire 821 de 1927).
Dans chaque district judiciaire, il y aura un tribunal de première instance.
Instance avec pleine juridiction, qui pourra être divisé
en caméras, selon ce que nécessite le meilleur déroulement des
travaux à sa charge. (Article 43 de la Loi 821).
Nous n'avons pas de définition de ce qu'est un district judiciaire, mais
nous savons que c'est la délimitation territoriale d'un tribunal de
Première Instance. À la date actuelle, à chaque province
correspond à un District Judiciaire, étant l'exception la Municipalité
de Constanza, où existe un Tribunal de Première Instance.
PRINCIPES GÉNÉRAUX
Le tribunal de première instance est notre tribunal de
Droit commun. Tout ce qui n'est pas attribué de manière spéciale à
un autre tribunal, est de la compétence de Première Instance.
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La Loi 821 de 1927, sur l'Organisation Judiciaire, donne
compétence, dans son article 45, aux Tribunaux de Première
Instance pour connaître en instance unique, toutes les actions
réelles, personnelles et mixtes qui ne relèvent pas de la concurrence des
juges de paix.
De plus, il a la compétence de connaître des appels
des sentences du Juge de Paix, lorsque le montant est
de sa compétence.
Nous devons harmoniser cette dernière disposition avec l'article
numéro 1023 du Code de Procédure Civile qui dit ceci : “Le
l'appel des sentences arbitrales sera porté devant les
Tribunaux de première instance, lorsqu'il s'agit de questions qui
sans l'arbitrage ils auraient été déjà en première, déjà en dernière
instance, de la compétence des Juges de Paix; et devant la
Supreme Court of Justice (sic) pour les affaires qui auraient été
déjà en première, déjà en dernière instance, de la compétence des
Tribunaux de Première Instance.
Mais nous devons garder à l'esprit que cette dernière
la compétence appartient aux Cours d'Appel et non à la Cour Suprême
de la Justice, parce que ce qui se passe, c'est que lorsque cela a été adopté
Code de procédure civile, les Cours étaient supprimées
Appel.
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Aussi, le même article 45 de la Loi 821 de 1927 donne
compétence des tribunaux de première instance, pour connaître de
les autres affaires qui lui sont attribuées par le Code et d'autres
lois non abrogées par celle-ci.
Comme on peut le constater, notre Loi sur l'Organisation Judiciaire ne
contient en détail, la compétence du Tribunal de Première Instance
Instance, there is also no express provision in the Code,
mais l'article 59, relatif aux convocations, apparaît une
énumération générique du Tribunal devant lequel sera notifié le
emplacement.
COMPÉTENCE DE PRINCIPES : MATIÈRE PERSONNELLE ET
MOBILIARIA
Si nous prenons en compte l'article 1 du Code de
Procédure civile dominicaine, modifiée par la Loi 38-98, le
Le juge de paix connaît toutes les actions purement personnelles ou
mobilières, en unique instance, tant en matière civile que
commercial, jusqu'à concurrence de la somme de Trois Milles Pesos et à
cargo d'appel jusqu'à la valeur de Vingt Mille pesos.
En ce qui concerne la compétence de principe du Tribunal de
Première instance, en matière personnelle et mobilière nous pouvons
affirmer qu'il suffit que le montant de l'action dépasse les
vingt mille pesos.
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En France, le Juge de Paix a été remplacé par le
Juzgado de Première Instance et le Tribunal Civil de Première Instance, par
le Tribunal de Grande Instance, et les appels de l'un et de l'autre
Les jugements relèvent de la compétence de la Cour d'appel.
COMPÉTENCE EXCLUSIVE DU TRIBUNAL DE PREMIÈRE INSTANCE
INSTANCE.
Il y a de nombreuses affaires de la compétence exclusive du tribunal.
de Première Instance. Nous pouvons énumérer les suivantes : a) Dans
matière de l'état des personnes, mariage, divorce,
séparation de corps, filiation, nationalité, déclaration de
absence et autres.
b) Litiges relatifs à la propriété immobilière, à condition que
ne se réfèrent pas à des biens immobiliers enregistrés, conformément à la loi
108-05 sur la Juridiction Immobilière.
c) Actions des avocats et des officiers ministériels en paiement
de frais, sont de la compétence exclusive des Tribunaux de
Première Instance, lorsque cela a été causé par ces Tribunaux.
d) Le Tribunal de Première Instance a compétence
exclusif pour connaître les difficultés découlant de l'exécution de
titre exécutoire, à l'exception des Certificats de Titres.
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Nous devons inclure les difficultés d'exécution des hypothèques
et les jugements qui contiennent des condamnations, qui sont aussi
titres exécutoires. Bien que le jugement ait été rendu par le
Tribunal d'exception, la compétence dans l'exécution du Titre,
appartient au Tribunal de Première Instance.
e) Les réponses entre associés d'une société de
commerce; les demandes d'un associé contre un autre; les actions
en nullité ou dissolution des sociétés commerciales, sont toutes
de la compétence exclusive des Tribunaux de Première Instance.
f) Les affaires relatives aux faillites.
g) Les actions des facteurs, dépendants et lettres de
changement. Ils relèvent de la compétence des Tribunaux de Première
Instance, mais en connaissant sous la procédure commerciale, tout
Bonjour, malgré le fait que les facteurs, qui sont les personnes mandatées
par un commerçant, avec un mandat étendu pour trafic pour
compte du mandant, ils ne sont pas commerçants.
Les actions qui proviennent des lettres de change, des billets à ordre et
chèques, relèvent de la compétence du Tribunal de Première Instance
en attributions commerciales.
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L'ORDONNANCE SUR REQUISITION
SON IMPORTANCE : Dans notre Code de Procédure
Civil, il n'existe pas de réglementation spécifique en ce qui concerne les
appels ordonnances sur instance.
Dans de nombreuses occasions, le Juge de Première Instance ordonne la
exécution d'une mesure, comme par exemple : Lorsque vous autorisez un
Saisie conservatoire, ou une saisie retenue, ou l'envoi en
position d'un légataire.
Dans le nouveau Code de procédure civile français, l'article
493 exprime : « L'ordonnance sur instance est une décision »
rendant provisoire non contradictoire dans le cas où le
le requérant n'a pas à appeler la partie adverse.
La demande peut être présentée de manière collective,
bien que dans notre législation cette question n'est pas réglementée
encore, mais par exemple, lorsque deux conjoints demandent un
provisionnement en forme, pour établir sa demande de divorce
par accord mutuel, ils se présentent collectivement par instance.
On peut s'adresser au juge lorsqu'un recours est nécessaire.
que la loi le permette.
Cette procédure est utilisée en cas d'urgence, pour
obtenir l'autorisation, mais ensuite le cours de la procédure
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aura un caractère contradictoire. Voyons maintenant les conditions pour
se rendre au juge et obtenir une ordonnance sur instance.
Il semble que pour que le juge puisse statuer sur la demande
ou l'instance exige les conditions suivantes :
a) Qu'il y ait urgence.
b) Que la mesure ait un caractère provisoire.
c) Qu'il ne soit pas nécessaire d'avertir la partie adverse, pour
obtenir la mesure.
d) Que la mesure à prendre soit autorisée par la loi.
Comme les points de correspondance entre les ordonnances de
le renvoi et la demande sont notoires, il est convenable de faire
la distinction.
Dans les deux cas, il s'agit des pouvoirs du Président de
Première instance. Ces pouvoirs (Imperium) lui permettent d'ordonner
une mesure provisoire, appelée contradictionnellement la partie
adversa (référencement) ou ordonner une mesure, sans besoin de
que la partie adverse soit convoquée au moment de l'ordre de la
médias ou autorisation. (Sur demande ou sur demande).
Dans tous les cas, la mesure est provisoire.
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On invoque presque toujours l'urgence, tant pour les unes que pour
les autres.
Cependant, la partie intéressée ne peut pas se rendre à son
caprice à une mesure ou une autre, c'est-à-dire opte pour l'une des deux.
Néanmoins, la voie du renvoi est la normale pour attaquer
les autorisations dictées sur instance.
JURIDICTION CONTENTIEUSE DÉFINITIVE
Les décisions du Président de Première Instance pour
estatuir tant en référé que sur instance, ont
caractère provisoire et ne touchent pas le fond.
En un nombre de plus en plus croissant, en France, il a été...
étendu les pouvoirs du Président, lui donnant le pouvoir de
establir définitivement, comme c'est le cas lors de la fixation des prix
d'un bail commercial, règlement amical de la
exploitation agricole et baux à la construction.
LE JUGE DE PREMIÈRE INSTANCE EN TANT QUE JUGE DE DROIT
COMMUN EN MATERIE DE RENVOI
L'article 111 de la Loi 834 de 1978, exprime : « Les pouvoirs
du Président du Tribunal de Première Instance prévu dans les
les deux articles précédents s'appliquent à toutes les
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MATERIAS, quand il n'existe pas de procédure particulière de
référimentation.
Tremenda disposition, qui étend le renvoi à tous
les matières ne relèvent pas du tableau exclusif de ce qui est de la compétence de
Juge de première instance. Peut-être serait-il plus utile de lui donner
compétence en matière de renvoi au Juge des Terres, au Juge du Travail et à
les Juges de Paix.
Un pas remarquable aura été franchi lorsque notre
Le code de procédure pénale prévoit le pouvoir de recourir à
Juge de référé, dans les cas où l'obligation n'est pas
sérieusement discutable.
LA PROCÉDURE EN MATIÈRE DE RENVOI
Aujourd'hui, il est permis de se rendre au juge de référé en dehors de
tout litige. C'est ce qui se produit lorsque l'on veut réserver une
test, comme par exemple la nomination d'un expert qui fasse
les constatations postérieures à un incident.
Parfois, le renvoi est un prélude à une instance comme
indiquent Vincent et Guichard. C'est ce qui se passe en matière de
provision. C'est-à-dire que le juge estime qu'il n'y a pas lieu à
référencement, mais compte tenu de l'urgence, autorise une provision ou
attribution d'un fonds.
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Enfin, le Juge des référés peut être chargé.
bien que l'action en justice ait déjà été engagée au fond. C'est ce que l'on
appel en cours d'instance. En matière de saisie
Il est fréquent de s'adresser au juge des référés.
Parfois, l'urgence se présume. Nous pouvons aller plus loin : à
Parfois, l'urgence n'est pas exigée.
La compétence générale du Juge des Référés,
fondée sur l'urgence, elle apparaît dans l'article 109 de la loi
834 de 1978 : « En tous les cas d'urgence, le Président du
Le Tribunal de Première Instance peut ordonner en référé toutes
les mesures qui ne se heurtent à aucune réponse sérieuse ou qui
justifiez l'existence d'un différend.
Il n'est pas nécessaire de répéter que l'urgence est une notion de
fait que les juges apprécient.
Le Juge devra tenir compte du danger que cela représente.
retard, pour celui qui y a recours, dans ce domaine.
Peu importe que le retard soit de jours et même d'heures.
La mesure que le juge d'urgence doit ordonner ne
cela peut entrer en collision avec une réponse sérieuse. Il n'est pas facile de déterminer ce que
que doit-on comprendre par réponse sérieuse.
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La contestation sérieuse n'est pas un obstacle à la concurrence.
du Juge des Référés, tant que le
la demande que le Juge des Référés décide
question, au lieu d'ordonner une mesure de caractère
provisoire.
Le Juge des Référés ne peut s'emparer pour
résoudre des questions sérieuses, car il est "incompétent" pour cela. Mais
lorsqu'une telle éventualité se produit, nous ne sommes pas face à une exception
d'incompétence, mais à un sujet relatif aux pouvoirs du Juge
et donc le moyen peut être invoqué dans tout état de cause,
moins pour la première fois en cassation, comme l'a décidé la
jurisprudence française.
La réponse sérieuse doit être appréciée au moment de la
décision.
Il convient de garder à l'esprit que le fait ou la circonstance que
il existe un différend entre les parties, ne rejette pas en bloc le
compétence du Juge des Référés. L'existence du
Le différend est souvent ce qui justifie la mesure provisoire.
Lorsque l'article 109 de la Loi 834 dit : Ce qui justifie le
l'existence d'un différend laisse entendre que le différend
cela peut exister, mais cela ne relève pas du Juge des Référés
décider le différend.
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URGENCE PRÉSUMÉE.
L'urgence est parfois présumée. Il suffit de se rappeler ce que dit le
article 110 de la loi 834 : prévenir un dommage imminent ou faire
cesser une perturbation manifestement illicite.
Dans l'article 40 de la Loi sur l'Organisation Judiciaire, il
énumèrent les attributions des Présidents des Cours, qui
ce sont aussi ceux des présidents des tribunaux de première instance
Instance.
Le nouveau Code de procédure civile français consacre un
sous-titre des pouvoirs du Président, parmi lesquels figurent les
ordonnances en référé, les ordonnances sur requête.
Dans la loi 834 de 1978, il est réglementé le renvoi de manière
corrido, depuis l'article 101 jusqu'au 112. Les difficultés
ils sont apparus dès le premier moment, principalement, dans le
relatif à l'article 101 de la Loi 834 de 1978, déjà résultant par la
Cour suprême de justice, dans un jugement du 1ro.d'octobre de
1997.
Les pouvoirs du Président, dans le texte français, sont : Les
Ordonnances de référé et les ordonnances sur requête.
Nous n'avons réglementé que la première.
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Les auteurs modernes, en étudiant la concurrence, prennent en compte
compte les attributions du Président du Tribunal de Première Instance
Instance en matière de référé et de demande. Nous allons à
suivre cet ordre même.
LES ORDONNANCES DE RENVOI
CARACTÈRE CONTRADICTOIRE
Le renvoi est une procédure de nature
contradictoire. Le besoin est une procédure qui s'initie
pour une instance, sans connaissance de l'adversaire.
Nous allons examiner les questions suivantes relatives à
référencement
a) La compétence du Juge des Référés.
b) Le Juge de Référé et le fond du droit.
c) Le Juge de Première Instance en tant que Juge de droit commun,
en matière de référé.
d) La procédure en matière de référé.
e) La conséquence de l'incompétence du Juge de
Référencement.
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LA COMPÉTENCE DU JUGE DES RÉFÉRENCES
Le principe général est que le Juge des Référés est
compétente en cas d'urgence. Mais à cette condition s'ajoute
autre : tant que le fonds du droit n'est pas touché.
Les actes mixtes, c'est-à-dire ceux qui sont à la fois de nature
civil comme commercial, relèvent de la compétence normale du Tribunal de
Première instance, mais la procédure dépendra de la situation
du défendeur.
Il relève également de la compétence des tribunaux de première instance
Instance, les difficultés qui surgissent en relation avec la
administration de certains moyens de la preuve, comme par
exemple : La vérification de l'écriture, l'inscription en faux.
Mais si l'affaire se présente au niveau de la Cour d'Appel,
nous comprenons que de manière incidente, la compétence est de la
Coupure.
Les faits sur lesquels repose le procès peuvent être
civiles et commerciaux. Dans cette situation, il est conseillé d'examiner s'il existe
o non, indivisibilité ou connexité.
En cas d'indivisibilité, tout le processus doit aller au tribunal
de Première Instance, sous la procédure civile et s'il y a
25
la connexité semble optionnelle pour le demandeur, poursuivre une affaire ou
autre, en tenant compte de ce qui est le plus important.
Lorsqu'il y a pluralité de défendeurs, certains civils et
d'autres commerçants, la procédure civile sera suivie, s'il y a
indivisibilité ou solidarité. Quand il y a connexité, on peut
employer l'un ou l'autre des deux procédés à moins que le
Le tribunal ordonne la répartition.
En France, on a considérablement augmenté la
compétence exclusive du Juge de Grande Instance. Nous
nous avons certaines lois spéciales qui attribuent également
compétence exclusive au Tribunal de Première Instance.
ATTRIBUTIONS DU PRÉSIDENT DU TRIBUNAL DE
PREMIÈRE INSTANCE
Les juges de première instance sont exercés par un
Juge (article 44 de la Loi 821 de 1927).
Le juge de première instance a les attributions que selon
Les codes correspondent aux présidents du tribunal et à l'intérieur
des limites de sa compétence ont des attributions égales à celles des
que confère la Loi sur l'Organisation Judiciaire aux Présidents de
Cortes (article 49 de la loi 821 de 1927).
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Les actions en garantie et d'intervention forcée sont portées devant
le Tribunal où la demande principale a été déposée.
Les liquidations de frais sont présentées devant le Tribunal
où elle s'est causé.
Les affaires relatives aux biens immobiliers enregistrés relèvent de la
compétence exclusive du tribunal des terres, sauf cas
exceptionnels comme les saisies immobilières frappant
biens enregistrés.
Lorsque le choix de domicile est fait en faveur de
demandeur, il a la possibilité de poursuivre, soit devant le
domicile de choix ou devant le domicile du défendeur.
Si le choix a été fait dans l'intérêt du défendeur, le
le demandeur ne peut pas exercer l'option, mais est obligé de
demander par devant le domicile de choix.
Parfois, le choix de domicile est obligatoire, comme c'est le cas
en cas d'hypothèque.
En cas de pluralité de défendeurs, ils seront convoqués devant le
domicile de l'un d'eux, au choix du demandeur.
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En matière mixte immobilière, il est possible de poursuivre, au choix
du demandeur, devant le lieu de la localisation du bien immobilier ou
par devant le domicile du défendeur.
En matière de référé, on suit normalement la règle
del domicile du défendeur ou mieux encore, on prend en compte la
emplacement du juge compétent pour connaître du fond de l'affaire.
Mais en matière de renvoi, la nécessité de l'urgence,
il a peu à peu donné de la concurrence au Juge du lieu du
incident ou le lieu où des mesures urgentes doivent être prises.
LA PROROGATION DE LA COMPÉTENCE.
Le prorogation de la compétence peut résulter : [Link]
accord des parties. Il s'agit de la prolongation volontaire ou
conventionnel.
[Link] l'effet automatique de la loi. Il s'agit de la prolongation
droit de la concurrence.
[Link] effet d'une décision des tribunaux. Il s'agit
alors de la prorogation judiciaire de la compétence. Voyons chaque
une de ces prorogations de compétence.
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PROROGATION CONVENTIONNELLE OU VOLONTAIRE DE LA
COMPÉTENCE
En réalité, c'est le législateur qui a fixé les règles de la
compétence, tant d'attribution que territoriale.
Lorsque les parties confèrent volontairement une juridiction
différente de celle qui, selon la loi, lui revient, nous sommes face à la
l'incompétence du tribunal
possible de s'emparer de la juridiction incompétente, par l'accord de
les parties?. Tout dépendra si l'incompétence est absolue ou
relative.
Avant de continuer, nous clarifions que les parties, par consentement commun
accord, ils peuvent s'arroger une juridiction incompétente, il y a ici
prorogation conventionnelle de la compétence. Elle peut également
sucéder que le demandeur cède au défendeur, par devant une
juridiction incompétente, mais ce dernier ne présente ou présente
tardivement, l'exception d'incompétence. C'est ce qu'on appelle
prorogation volontaire.
Nous allons préciser quand il est possible de proroger.
examiné les règles de la compétition d'attribution et celles de la
compétence territoriale.
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LES DÉROGATIONS AUX RÈGLES DE COMPÉTITION
ATTRIBUTION
Pour avoir une idée exacte de cette affaire, nous devons
examinerro.L'ordre des juridictions; [Link] degré des
Juridictions et [Link] nature des juridictions.
L'ORDRE DES JURIDICTIONS : Il existe trois ordres des
juridictions clairement distinctes : Le Pénal, Le Civil et le
Administratif. Lorsqu'une juridiction s'empare d'un ordre
différent de celui qui lui correspond, l'incompétence est absolue et de
ordre public.
Cependant, la volonté même de la loi peut bouleverser
l'ordre des juridictions. Dans des cas exceptionnels, mais
prévu par la loi, une juridiction civile connaît des affaires pénales
pouvant infliger des peines, comme c'est le cas dans les soi-disant délits dans
audience.
Les juridictions répressives connaissent des actions civiles
en réparation des dommages et intérêts, menées accessoirement à la
action publique.
Dans de nombreux cas, la loi permet que des affaires administratives
sont connus et jugés dans les juridictions pénales, comme cela se produit
en la violation de la loi organique sur les revenus internes et autres,
bien que les pouvoirs de la juridiction administrative aient été
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DEROGATIONS AUX RÈGLES DE CONCURRENCE
TERRITORIAL.
Le principe est le suivant : Toute clause qui abroge les
règles de la compétence territoriale, directe ou indirecte, se
reputera pas écrit. Mais le juge ne peut pas accueillir d'office son
incompétence territoriale, résultant de l'accord des parties, en
matière contentieuse et sauf en cas de questions relatives à l'état
des personnes, lorsque la loi attribue une compétence exclusive à
une autre juridiction et lorsque le défendeur ne comparaît pas.
LA PROROGATION LÉGALE DE LA COMPÉTENCE.
PLANTEAMIENTOS : Nous avons vu plus haut, la
prorogation volontaire de la compétence, c'est-à-dire quand cela
le consentement des parties ou son
acquiescement
Nous devons également noter que l'incompétence que
auparavant nous avons examiné, cela se réfère à la demande
introduction de l'instance.
Un tribunal normalement incompétent s'est emparé.
par la volonté des parties. C'est ce que nous avons vu jusqu'à présent.
31
Supposons maintenant que la demande a été initialement introduite,
par devant la juridiction légalement compétente. Surgiront ensuite, les
demandes ensuite les demandes incidentales, les moyens de défense
et les divers incidents de l'instance, c'est pourquoi il convient
se demander si le même tribunal représentant est compétent
pour connaître et échouer les autres affaires qui surgissent comme
conséquence de la demande principale.
On nous a toujours dit que le juge de l'action est le juge de
l'exception. Ici, le mot exception a un long sens.
Notre code est muet à ce sujet, mais personne ne doute que les
moyens de défense et les exceptions soient connus dans le même
tribunal apoderado de lo principal.
Le nouveau Code de procédure civile français maintenant
contient les dispositions suivantes :
Art. 49 : Toute juridiction saisie d'une demande de sa
compétence connaît, même lorsque l'interprétation d'un
contrat, de tous les moyens de défense à l'exception de ceux que
originent un sujet de la compétence exclusive d'un autre
juridiction.
Art. 50 : Les incidents de l'instance sont décidés par le
juridiction devant laquelle se développe l'instance à laquelle ils se
référent.
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Art. 51 : Le Tribunal de Première Instance connaît de toutes les
demandes incidentales qui ne relèvent pas de la compétence exclusive de
une autre juridiction.
Augmentant, après la promulgation du Code
Tributaire, bien que cela renvoie souvent au Tribunal de
Première Instance.
LE GRADE DES JURIDICTIONS
Normalement, les affaires se connaissent en première et deuxième
grade, en se passant du premier. Dans ce cas, l'incompétence
est absolue, ce qui se produit également lorsqu'un plaideur veut
ajouter un troisième degré.
Il y a aussi une incompétence absolue, lorsque la loi
détermine qu'une affaire sera connue en degré unique. Mais il convient
se demander, si le législateur a établi deux degrés, les
les plaideurs peuvent renoncer au second degré, c'est-à-dire à la
appel ?
Nous affirmons qu'on ne peut pas renoncer à l'appel avant
de la naissance du litige.
Il est également possible de renoncer au deuxième degré, en passant par
au-dessus du premier, nous voulons ajouter ce qui suit : comme nous l'avons dit
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plus haut, il y a une incompétence absolue, qui se passe de
premièrement. Mais en cas de nouvelle demande, introduite à l'occasion de
l'appel en première instance est moins intense.
NATURE DES JURISDICTIONS
Selon la loi sur l'organisation judiciaire, le Tribunal de Première Instance
L'instance a plénitude de juridiction. L'article 43 de cette loi
Dans chaque district judiciaire, il y aura un tribunal de première instance.
Instance avec plénitude de juridiction, qui pourra être divisée
en caméras, selon ce que requiert le meilleur déroulement des
labores judiciaires à sa charge.
Lorsque la loi confère un caractère impératif et exclusif au
Tribunal d'exception, il ne peut pas s'approprier le Tribunal de
Première Instance sous le prétexte qu'il y a plénitude de
juridiction, car l'empire de la loi est au-dessus du caprice
des plaideurs.
La plénitude de juridiction du Tribunal de Première Instance
opère essentiellement à l'intérieur d'un même litige.
La plénitude de la juridiction se manifeste également dans le
le fait que le Tribunal de Première Instance est compétent pour
connaître de toute affaire non attribuée spécifiquement à une autre
juridiction, tant en raison de la nature que du montant. La
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l'incompétence du Tribunal de Première Instance est donc relative.
Mais chaque fois que le tribunal d'exception a compétence de
cette dernière juridiction est absolue.
Quand deux affaires sont connexes, mais l'une d'elles est de
compétence exclusive du juge de paix et l'autre de la compétence
del de Première Instance, il n'est pas possible de fusionner en détruisant la
compétence exclusive au juge d'exception.
Les autres juridictions ne connaissent que des demandes
incidentes qui relèvent de sa compétence d'attribution.
Art. 52 : Les demandes relatives aux frais, émoluments et
des remboursements qui, afférents à une instance, ont été effectués
devant une juridiction par les auxiliaires de la justice et les agents
publics et ministériels sont portés devant cette juridiction.
Les demandes relatives aux frais, émoluments et
desembolsos qui n'ont pas été causés devant une juridiction, se
apportent, selon le montant des dépenses, devant le tribunal de paix ou le
Tribunal de Première Instance dans la juridiction dont l'agent
public ou ministériel ou l'assistant de la justice exerce ses
fonctions.
Nous allons examiner brièvement la compétence légale.
prorogée, en ce qui concerne le Tribunal de Première Instance.
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TRIBUNAUX DE PREMIÈRE INSTANCE.
Les Tribunaux de Première Instance ont compétence pour
connaître les moyens de défense et les incidents de l'instance.
À ce sujet, il n'y a aucun doute. Ils ne connaissent pas non plus des
demandes incidentes, sauf s'il y a compétence exclusive de
une autre juridiction.
Le tribunal de première instance connaît des incidents
susceptibles de suspendre ou de modifier le résultat du processus.
Ils connaissent aussi les moyens de défense et selon
expresément le texte français, y compris l'interprétation des
contrats. La limite pour cette prorogation de compétence apparaît
lorsqu'il s'agit de la compétence exclusive d'une autre juridiction.
C'est ce qui se passe lorsqu'il s'agit de questions préjudicielles.
Un sujet est préjudiciel lorsque son examen doit être
soumises auparavant à une autre juridiction.
Il existe des questions préjudicielles générales et des questions préjudicielles spéciales.
QUESTIONS PRÉJUDICIELLES SPÉCIALES.
Le Tribunal de Première Instance doit surseoir lorsque un
moyen de défense ou une demande incidente, est réservé
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légalement, à une autre juridiction d'exception. Par exemple les
affaires de travail ou liquidations judiciaires.
TRIBUNAL D'EXCEPTION
À grands traits, nous avons vu le sujet au niveau des
Tribunal de Première Instance. En ce qui concerne les Tribunaux de
exception, le principe est le même le juge de l'action est de la
exception
Les tribunaux d'exception peuvent connaître de tous les
moyens de défense y compris, selon les textes modernes
français, l'interprétation des contrats.
L'exception au début est identique à celle de Première Instance;
moins lorsque la compétence exclusive a été donnée à un autre
juridiction.
Il y a des questions, comme celles relatives à l'état des
personnes où le tribunal d'exception n'a dans aucun cas
compétence. Il faut surseoir et laisser le tribunal de
La première instance décide d'une affaire relative à l'état des
personnes, néanmoins un litige en cours devant le tribunal de
exception.
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Nous ne devons pas confondre l'état des personnes avec la capacité,
puisque ce dernier sujet relève de la compétence du Tribunal
représentant de la demande initiale.
Rappelons que les affaires de nature immobilière, avec la
la distraction des terrains enregistrés ou non échappe toujours à la
compétence du Juge de Paix.
La seule exception concerne les questions possessoires.
En ce qui concerne les demandes incidentales, il faut dire qu'elles sont
recueillies devant les juridictions d'exception lorsque se
reliez avec la demande principale par un lien ou un lien
suffisant. L'article 70 du nouveau Code de procédure civile
Le français dit : « Les demandes reconventionnelles ou supplémentaires ne
sont recevables sauf lorsqu'elles concernent les prétentions originales
par un lien étroit, mais la demande en compensation est
recevable même en l'absence d'un tel lien, sauf pour le juge
desglosarla si elle peut retarder excessivement le jugement sur le
fondo
Il faut garder à l'esprit que les juridictions d'exception,
ils ne peuvent connaître que des demandes incidentales qui entrent dans
sa compétence d'attribution. Cela doit être pris en compte encore
pour les demandes reconventionnelles sans oublier de reconnaître que
Il est souvent difficile de les distinguer des moyens de défense.
38
Néanmoins, tenez compte de ce que dit la partie in fine de
nouvel article 38 Français : Quand une demande reconventionnelle
en dommages et intérêts se fonde exclusivement sur la
demande initiale, le juge la connaîtra quelle que soit la somme à
qu'elle s'élève.
Classification des actions dont la compétence appartient
au Juge de Paix en tant que Tribunal d'Exception
Voici une brève classification des
actions, que par mandat du législateur, leur jugement
correspond aux Tribunaux de Paix ; celle-ci a été réalisée,
en tenant compte de la nature de l'action et de la matière dont il s'agit
il s'agit. Dans cette liste, les attributions ne sont pas présentées
contenues dans des lois de nature spéciale, mais qui est
délimité aux prévisions établies dans l'article 1 du Code
de Procédure Civile Dominicaine.
1. Les actions personnelles ou mobilières jusqu'à la somme de
RD$3,000.00 en une seule fois et jusqu'à la somme de
RD$20,000.00 à la charge d'appel. (Art. 1)
Nature de l'Action : Personnelle ou Mobiliaire
Action en matière : Civile ou Commerciale
2. Réponses entre hôteliers et clients pour les
dépenses de pension. (Art. 1, P. 1)
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Nature de l'Action : Personnel Mobilière
Action en matière : Commercial
3. Contestations entre hôteliers et clients pour perte ou
défaillance des effets déposés. (Art.1,P.1)
Nature de l'Action : Personnel Mobilière
Action en matière : Commercial
4. Paiement des loyers ou des baux. (Art. 1, P. 2)
Nature de l'Action : Personnel Mobilier
Action en matière : Civile
5. Expulsions. (Art. 1, P. 2)
Nature de l'Action : Réel Immobilier
Action en matière : Civil
6. Résiliation des contrats de location, fondée sur la
manquement de paiement. (Art. 1, P. 2)
Nature de l'Action : Réalité Immobilière
Action en matière : Civil
7. Lancement et évacuation des lieux. (Art. 1, P.2)
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Nature de l'Action : Réalité Immobilière
Action en matière : Civil
8. Demandas en Validité et Nullité de saisie de mobilier, par
le recouvrement des loyers. (Art. 1, P.2)
Nature de l'Action : Mixte (Bien réel et mobilier)
Personnel
Action en matière : Civil
9. Indemnités réclamées par le locataire pour
interruption de l'usufruit ou du droit d'usage en raison d'un
fait du propriétaire. (Art. 1, P. 3)
Nature de l'Action: Personnel
Action en matière : Civil
Remarque : Cette action peut être mixte dans le cas où
le locataire, en plus des indemnités, demandera la
restitution de l'usufruit, mais comme le législateur seul
parle des indemnités, alors cela se limite à une
action de caractère personnel, car elle répond à un lien
obligatoire.
10. Demandes du propriétaire d'un bien immobilier, dans
réparation des détériorations et des pertes, à l'encontre du locataire
à cause de vous ou d'un salarié. (Art. 1, P. 3)
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Nature de l'Action : Personnel
Action en ce qui concerne la Matière : Civil
11. Action Noxale. (Art. 1, P. 4)
Nature de l'Action : Personnel
Action en matière : Civil
12. Demandes du propriétaire en réparation locative, en
contre le locataire. (Art. 1, P. 4)
Nature de l'action : Personnel
Action en matière : Civil
13. Contestations relatives aux Criaderas. (Art. 1, P.4)
Nature de l'Action : Réelle
Action en matière : Civil
14. Action en diffamation verbale et pour injures publiques.
(Art. 1, P. 4)
Nature de l'Action : Personnel
Action en matière : Civil
15. Demande concernant le cours des eaux. (Art. 1, P.5)
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Nature de l'Action : Réelle Mobilière
Action en matière : Civil
16. Déclaration de nouvelle construction. (Art. 1, P. 5)
Nature de l'Action : Réalité Immobilière
Action en matière : Civil
Querelle. (Art. 1, P. 5)
Nature de l'Action : Réalité Immobilière
Action en ce qui concerne la Matière : Civil
18. Réintégranda. (Art. 1, P. 5)
Nature de l'Action : Réalité Immobilière
Action en matière : Civile
19. Demandas en Delimitación. (Art. 1, P. 5)
Nature de l'Action : Réal Immobilier
Action en matière : Civil
20. Des actions relatives à la Distance Intermédiaire
proches d'une clôture ou d'un mur. (Art. 1, P.5)
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Nature de l'Action : Réalité Immobilière
Action en matière : Civile
21. Demandas reconventionnelles ou de compensation, qui
par sa nature ou sa quantité soit de sa compétence. (Art.
1, P. 6)
Nature de l'Action : Variable selon le cas
Action concernant la Matière : Variable
22. Demandes reconventionnelles en dommages et intérêts,
basées sur la demande principale. (Art. 1, P. 6)
Nature de l'Action : Personnel Mobilier
Action en matière : Civile
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