Source : calculs faits à partir des tableaux 1 et 2.
1. Revue de littérature
• Revue théorique
Théorie d’optimisation fiscale :
Selon R. YAICH, « l’optimisation fiscale consiste à minimiser principalement
l’impôt sur les bénéfices afin de maximiser le résultat net après impôt dans le contexte des
contraintes économiques de l’entreprise.
Il s’agit donc d’un ensemble de décisions, procédés et choix effectués permettant
de minimiser principalement la charge fiscale dans le but de maximiser le résultat net après impôt
tout en prenant en considération les paramètres de gestion et le contexte économique de l’entreprise
Dans la considération des problèmes de taxation et l’intégration de la question
d’existence d’institutions fiscales et sociales, Slemrod définit les systèmes de taxation optimaux
pour permettre non seulement la mise en évidence des véritables dimensions du système fiscal,
mais également l’accès à des instruments nouveaux mis au service de la politique fiscale comme
les systèmes de taxation optimaux.
La théorie fiscale chez ibn Khaldoun :
Ibn Khaldoun « en se basant sur sa théorie fiscale a démontré que des impôts
faibles sont favorables à l’activité économique, à la recette fiscale de l’Etat et au bien-être des
contribuables.
Il a aussi démontré qu’au-delà d’un certain niveau, lorsque l’impôt dépasse ce qui
est acceptable pour le contribuable, l’impôt devient une charge déraisonnable » (article de Jalel
Berrebeh, la théorie fiscale chez Iben Khaldoum, revue de droit, 1997, p18).
La théorie d’Arthur Laffer
« Les premières études sur la relation entre le taux d’imposition et la croissance
remontent au XIVème siècle avec les écrits d’Ibn Khaldoun »
L’idée que « trop d’impôt tue l’impôt » ou que « le taux mange l’assiette » est
ancienne ; des économistes libéraux anciens avaient en leur temps déjà mené une réflexion sur ce
phénomène, comme Adam SMITH qui suggérait le phénomène en écrivant : « l’impôt peut
entraver l’industrie du peuple et le détourner de s’adonner à certaines branches de commerce ou
de travail » ; et surtout Jean-Baptiste Say qui concluait que « un impôt exagéré détruit la base sur
laquelle il porte »
• Revue empirique
Tableau 4 : grille de lecture
AUTEURS IDEES PRINCIPALES
Avait trouvé comme conclusion, il y avait
DIDIER MONG MULEB dans
croissance des recettes publiques et des recettes
son étude de 2013
mobilisées par la DPI/Katanga pour le compte du trésor
intitulé : « L’apport du contrôle
public entre 2008-2009, mais le taux de participation en
fiscal dans la maximisation des
pourcentage avait diminué entre 2009 et 2010, et
recettes à la DPI/KATANGA ».
augmenté entre 2011 et 2012. Il a ajouté en disant que
le taux de participation dans la réalisation des recettes
occupait une place importante. En comparant les
prévisions aux réalisations, il avait remarqué qu’entre
2008 et 2010, la Direction avait enregistré une moins-
value pour le compte du trésor public, tandis que de
2011, elle avait enregistré une plus-value.
Cela prouvait qu’elle pouvait encore mettre la
barre plus haut dans ses prévisions et mobiliser les
recettes plus importantes par rapport à celles qu’elle
recouvrait jusque-là.
Les résultats de leur enquête avaient révélé que les
MUMBERE LWANZO et
recettes évoluaient de façon croissante dans les deux
KAMBERE MUHIWA
centres de la DGR-NK. Ils avaient constaté que la DGR-
KAMUHA, dans leur article 2019
NK, centre opérationnel de Beni a surpassé ses
intitulé : « Le défis du
assignations de 2685.73$ ; 7772.58$ et 8009.35$
recouvrement des impôts fonciers
respectivement en 2013, 2014 et 2015.
et impôts sur les véhicules par la
Elle n’avait pas atteint ses assignations qui étaient
Direction Générale des recettes du
minimisées pour la DGR-NK BENI comparativement à
Nord-Kivu (DGR-NK), dans les
BUTEMBO pour les années 2012 et 2016. La
villes de BENI et de BUTEMBO,
performance s’observait plus à BENI qu’à BUTEMBO
en RD Congo »
bien que cette ville fût plus championne dans les
affaires et disposait d’une grande superficie et beaucoup
plus des véhicules.
Il avait écrit que les recettes publiques représentent
DESKECO, dans son article 2019
donc environ 10% du PIB national. Ce qui est faible tant
portant sur : « L’impératif de
pour le fonctionnement de la République que pour
maximisation des recettes passe
booster l’économie nationale. Il faut réaliser en recettes
par la lutte contre la corruption »
publiques au moins 20% du PIB national pour espérer
avoir les moyens de sa politique. Autant dire que le
premier défi à révéler en RDC est celui de la
mobilisation des recettes publiques.
Ce qui implique non seulement l’élargissement de
l’assiette fiscale mais aussi une lutte acharnée contre la
corruption afin de maximiser la mobilisation des
recettes publiques. D’où la nécessité d’un cadre
juridique efficace permettant de renforcer en premier
lieu la lutte contre la corruption, un fléau qui dévaste
notre pays, ses institutions et ne protège pas les
créateurs des richesses.
• Par rapport à tous ces précédents ce travail se démarquera par le seul fait de s’intéresser
seulement à l’efficacité technique du recouvrement forcé et mobilisation des recettes par la
DRHKAT et sur une période plus récente allant de 2018 à 2022.
2. Problématique
Dans les propos ou les écrits des chercheurs en sciences économiques et de gestion
tout comme dans plusieurs travaux scientifiques, on trouve des acceptations très variées du terme
problématique :
Ce dernier est parfois utilisé comme synonyme de « thème d’étude » ; dans certain cas
il s’agit de la question de recherche.