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Introduction
Le processus de décentralisation en cours au Mali a favorisé l’émergence de
nouveaux élus en charge de la gestion des affaires des collectivités
territoriales. Cette gestion requiert l’existence de ressources financières pour
le développement local. Les ressources fiscales constituent une part
importante de ces ressources financières.
Avec la gestion de proximité, les ressources ont été transférées aux
communes en vue de couvrir leur charge de fonctionnement et d’assurer un
minimum d’investissement. Quelle que soit l’abondance des ressources dont
une commune peut disposer, elles peuvent paraître insuffisantes si les
besoins ne sont pas hiérarchisés dans l’optique de leur apporter une solution
appropriée. C’est ainsi que les collectivités territoriales ont la possibilité
d’établir des priorités dans la résolution des problèmes. En effet, le transfert
de compétences de l’État aux communes se double d’un transfert des
ressources nécessaires à l’exercice de ces compétences. Les ressources sont
destinées à alimenter le budget de chaque commune (emprunts, subventions
de l’État, impôts et taxes) pour subvenir à ses besoins de fonctionnement et
son développement. La gestion de ces ressources doit naturellement se faire
dans la logique des principes de la décentralisation et de ceux de la comp-
tabilité publique à travers les différentes structures en charge de la question.
La décentralisation postulant la responsabilisation des communes,
celles-ci doivent mettre l’accent sur la mobilisation des ressources fiscales
pour ne pas continuer à dépendre des ressources venant d’autres acteurs
comme l’État et les partenaires techniques et financiers. C’est donc la question
de la gouvernance de la décentralisation qui est interpellée et qui requiert
l’implication de toutes les composantes de la commune pour une
mobilisation effective des ressources et de leur utilisation judicieuse. En
effet, les difficultés de tous ordres ne manquent pas, liées au contexte socio-
économique et politique général, à la situation particulière de chaque
commune.
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Tout ceci se pose en termes de défis que doivent relever les collectivités
territoriales, notamment les communes. La présente étude se propose
d’analyser ce processus à travers l’exemple de la commune rurale de
Kalabancoro.
Présentation du milieu d’étude
« La commune de Kalabancoro, à l’instar des autres communes rurales en
République du Mali, a été créée par la loi n°96-059 ANRM du 04 novembre
1996 portant création des communes au Mali. La commune est constituée
en grande partie de villages regroupés en son temps autour de l’ancien
canton du Bolé. C’est pourquoi il existe entre eux des liens sociologiques
très solides. La commune compte une superficie de 21 975 km2 (DNSI-
PACT 2004).
Situation géographique
Limitée à l’ouest par la commune du mandé, au nord par le district de Bamako
et au sud par la commune de Sanankoroba, la commune de Kalabancoro
fait partie des 37 communes du cercle de Kati. Elle est située sur la rive
droite du fleuve Niger. La commune est composée de 12 villages qui sont
Kalabancoro (chef lieu de commune), Sirakoro-Méguétana, Kabala,
N’Golobougou, Kouralé, Guana, Missala, Missalabougou, Sabalibougou,
Niamana, Tabakoro et Diatoula.
Le relief
Le relief de la commune est constitué de plateaux (plateau de Tiébani, plateau
de Koulouba), de collines situées à l’Est (Doua koulou), au nord-nord-est
(Tien Koulou, colline du Point G et Sikoroni Koulou, colline de Kogni) et de
plaine au centre.
Le climat
La commune de Kalabancoro est située dans la zone soudanienne avec un
climat marqué par l’alternance d’une saison sèche (de novembre à Mai) et
d’une saison pluvieuse de (juin à octobre). Les hauteurs de pluie peuvent
atteindre souvent 1000 mm par an et plus (2003-2004).
La végétation
La végétation est arborée et herbacée avec des espèces qui sont : le karité, le
néré, le caïlcédrat, le baobab, le tamarinier, le kapokier, le fuguer, le jujubier,
les lianes etc.
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A ces espèces, il faut ajouter les bois sacrés, les lieux fétiches ou hantés,
les jachères, les plantations et vergers etc.
L’Hydrographie
Située à l’est du Niger qui l’arrose, la commune de Kalabancoro bénéficie
d’importants marigots qui sont le Dougoutenti Fola au nord de Siracoro-
Méguétana, le Faradjian entre Kalabancoro et Kabala le Kabalakuo situé au
sud de N’golobougou ,le Farkoba se trouve entre Siracoro Méguétana et la
commune de Moutougoula, le Boufoloni de Niamana , le marigot de Diatoula
et enfin un autre marigot très important servant de limite entre Niamana
Dialakorobougou.
Création et historique du peuplement de Kalabancoro
Le village actuel de Kalabancoro serait venu de Kalaban Coura qui, à son
tour, serait issu du canton de Bolé. En effet, Bolé aurait existé depuis le XVIe
siècle et était organisé en royaume dirigé par un roi du nom de Tiéteni
Traoré (1er roi). L’ancien site de Bolé est à l’est de Sanankoroba et Kognobila.
A cette époque, Sanankoroba n’existait pas. Bolé s’étendait vers Banazolé
dernière le fleuve. Tiéteni avec sa volonté de domination attaquait les villages
pour les soumettre à sa domination. Il fournissait des combattants aux rois
de Ségou et Sikasso. Toute sa force, son pouvoir et ses secrets résidaient
dans une outre appelée Bolé qui donna son nom au village : Bolé. Après
Tiéteni, son fils Balla qui lui succéda disperse les esclaves et vient s’installer
à Kalaban Coro. Le nom Kalaban n’est autre que l’instrument de lutte dont
Balla se devait de posséder la mère Kalaw Ba qui est devenu la capitale de bolé.
A la suite des batailles avec les troupes de Samory, dont la dernière a vu
la victoire de Samory, les habitants de Kalaban Coura ont quitté leur site
pour s’installer à Kalaban coro après un séjour à Kalabanbougou derrière le
fleuve. Le nom Kalaban Coro n’est autre qu’une satisfaction nostalgique de
l’ancien site Kalaban-coura. Tout en précisant leur qualité de fondateur de
Kalabancoro. Beaucoup de chefs de village se sont succédé à Kalabancoro.
Le premier est Koumba Fama et l’actuel, provisoirement, a remplacé
Namadou Ba décédé, il se nomme Souleymane Traoré.
Les liens historiques avec les autres villages
Les liens historiques relèvent du fait que ce sont les fondateurs de
Kalabancoro qui ont donné des terres pour installer les habitants des autres
villages qui seraient venus des localités ci-après (Ségou, Bélédougou,
Djitoumou, Kati et Koleba).
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Seul Kabala aurait été créé par les ressortissants de Kalabancoro. C’est
pourquoi il existe entre eux des liens historiques, d’aide mutuelle, de bon
voisinage et de parenté.
Les évènements marquants du milieu
Ils se résument à la grande famine de 1973 qui a frappé tout le pays.
Population
La commune de Kalabancoro comptait environ 76 011 habitants en décembre
2006 dont 50 667 personnes pour le seul village de Kalabancoro.
La population est constituée en majorité de Bamanans, avec lesquels
cohabitent des peulhs, des Bozos, des dogons, des bobos et des Sarakolés.
La langue de communication est le bambara. La commune, du fait de sa
proximité au district de Bamako, et de la viabilisation de certaines localités,
enregistre chaque année un accroissement considérable de la population.
Le nombre d’hommes s’élève à 25 629 habitants soit 50,56 pour cent ; le
nombre de femmes s’élève à 25 038 soit 49,48 pour cent.
La mobilité spatiale
La commune de Kalabancoro constitue une zone de forte migration. Elle est
particulièrement considérée comme une citée dortoir des travailleurs de
Bamako. Le manque d’espace pour les logements au niveau du district de
Bamako fait que les terres de la commune font l’objet de convoitise.
Il faut souligner que ces mouvements sont surtout journaliers car ils
concernent majoritairement les déplacements des travailleurs entre
Kalabancoro et le district. Quant aux autres tendances, elles concernent
généralement les travailleurs salariés, des fonctionnaires et certains
travailleurs journaliers. Cette tendance est réglementée par le marché de
l’emploi, des étudiants et des aides ménagères dans un rythme soutenu
pendant la saison sèche et baisse en hivernage (Rapport d’activité de la
commune 2007:8).
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Tranches d’âge du village de Kalabancoro 31/12/2006
Groupe d’âge Hommes Femmes Total
0-4 ans 4565 4271 8836
0-9 ans 4639 4260 8899
10-14 ans 3597 3122 6719
15-19 ans 2701 2726 5427
20-24 ans 1856 1097 3853
25-29 ans 1424 1693 3117
30-34 ans 1287 14485 2772
35-39 ans 1144 1224 1981
40-44 ans 957 1024 1981
45-49 ans 799 771 1570
50-54 ans 700 717 1417
55-59 ans 550 480 1030
60-64 ans 496 467 963
65-69 ans 356 298 654
70-74ans 271 256 527
75-79 ans 161 130 291
80 ans et plus 126 117 243
Total 25 629 25 038 50 667
Source : Rapport d’activités du groupe de stage de la commune rurale de
Kalabancoro du 1er au 31 juillet 2007.
On remarque que les tranches d’âges de 0-4 ans, 5-9 ans et de 10-14 ans
sont les effectifs les plus élevés tant du coté des garçons que des filles avec
une légère avance pour les garçons. Cette situation pourrait s’expliquer
par le nombre élevé des naissances et une diminution des décès jusqu’à
l’âge de 14 ans.
De 15-19 ans à 40-44 ans, on note là aussi une élévation du nombre des
femmes dans toutes ces tranches. Mais d’une manière générale, les tranches
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diminuent d’effectif au fur et mesure que les âges croissent (de jeune vers les
vieux). Cela est valable aussi bien pour les hommes que les femmes avec une
légère avance des femmes. Cette situation pourrait s’expliquer par le taux
élevé de décès d’une manière générale mais aussi les départs en exode des
hommes et les mariages exogamiques. De la tranche 45-49 ans jusqu’à 80
ans et plus on remarque toujours une diminution spectaculaire des effectifs
des tranches d’âge au fur et mesure que les personnes vieillissent ; cela
s’explique par une accentuation des décès au niveau des vieilles personnes
due à la précarité et l’espérance de vie sous tendue elle-même par la précarité
des conditions de vie (santé, éducation, alimentation) etc. Ceci démontre
que la jeunesse est majoritaire avec 36 851 personnes de moins de 30 ans
soit 72,73 pour cent de la population.
Les structures traditionnelles
Les différentes ethnies dont les principales sont les Bambaras, les Bozos, les
Peulhs, les Bobos et les Sarakolés vivent harmonieusement dans les différents
villages. Les croyances, les rites, les mœurs, les us et les coutumes furent
sérieusement perturbés par la proximité du district et l’influence de la
modernisation et de la religion musulmane très répandue dans la localité.
Les villages composant la commune sont dirigés par des institutions
traditionnelles dont les plus connues sont les chefs de village et les conseils
de village. Il y a également des organisations de femmes « Muso ton », et de
jeunes « demisin ton ». Celles-ci s’adonnent à des activités lucratives (travaux
champêtres) et souvent sociales (entraide, assistance aux personnes âgées,
démunies ou malades). Il faut noter qu’il existe dans certains villages de la
commune, la vieille pratique du « komo1 ».
L’islam qui est la première religion cohabite avec l’animisme et le
christianisme. La CAFO, l’APE, le Comité de Gestion Scolaire, les ASACO,
les GIE, les associations de femmes et de jeunes légalement déclarées, le
comité sportif et artistique des jeunes sont les principales organisations
modernes. Malgré cette tendance vers l’abondance des coutumes et
traditions, on note cependant l’existence de symbole clair d’un passé ayant
longtemps marqué la société. Ils sont entre autres :
• Le bosquet du génie protecteur du village au niveau du pont de
Tiéteni Traoré ;
• Le baobab sacré ;
• La mare sacrée vers le fleuve (plateau) ;
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• L’arbre des chasseurs au village de Sirakoro Meguétana ;
• Le puits sacré de Kabala ;
• Le Djaitou (lieu de circoncision Kabala-Est).
La situation actuelle de la Commune
Les institutions communales
La commune est dirigée par un conseil communal de 29 membres
appartenant à diverses formations politiques : CNID, PARENA, UMP,
ADEMA, BDIA, RND, US-RDA et le groupe d’indépendants de Bolé.
Beaucoup d’organismes et d’associations interviennent dans la commune,
dans divers domaines. Ce sont notamment :
• L’association des parents d’élèves (APE) ;
• L’association de santé communautaire (ASACO) ;
• Les organisations féminines (CAFO) ;
• Les organisations de jeunes ;
• Les comités de gestion de points d’eau ;
• Les Organisations Non Gouvernementales telles que l’ONG
Alphalog, l’Ong Appui à l’auto-promotion qui œuvrent pour le
développement communautaire, surtout l’AADEC, Eau Vive etc. ;
• Les GIE d’assainissement ;
• Les services déconcentrés de l’État.
Les services techniques existants dans la commune sont ceux de : la santé,
l’éducation, l’agriculture, la conservation de la nature. Ces différentes
structures aident financièrement ou techniquement la commune dans le
cadre de son programme de développement. Le Conseil communal est chargé
de l’administration et de la gestion des 12 villages qui l’a composent. Ses
taches concernent l’enregistrement des naissances, des décès, l’élaboration
des programmes de développement, le recouvrement des taxes et impôts, en
vue de rendre des services à la population sous le contrôle du préfet (tutelle).
Le conseil communal est composé de 29 membres assistés par les chefs de
village.
Des commissions de travail sont créées par arrêté du Maire pour mieux
harmoniser les travaux de la Commune. Les décisions prises par le conseil
communal sont mises en œuvre par un bureau communal composé : du
Maire et de ses trois (3) adjoints.
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Le Maire gère un personnel titulaire composé :
d’un secrétaire général (de cadre A), deux régisseurs (recettes et dépenses)
et autres personnels d’appui notamment :
• deux secrétaires dactylographes ;
• un chauffeur ;
• Un gardien.
La tutelle de la commune est assurée par le Préfet à Kati et l’appui conseil
par le Sous-préfet. Le personnel émargeant sur le budget communal se
compose d’enseignants, de matrones, etc.
Organigramme de la mairie
LE BUREAU COMMUNAL
CONSEIL
MUNICIPAL MAIRE ADJOINT
ADJOINTS
S
COMMISSIONS DE
TRAVAIL
SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
SECRETAIRE GENERAL
RÉGISSEUR
REGISSEUR DESRECETTES
DES RECETTES RÉGISSEUR DES
REGISSEUR DES DÉPENSES
DEPENSES ÉTAT
ETAT CIVIL
- CIVIL
CSEC CSEC CSEC CSEC CSEC CSEC
Kabala Gouana S.E. Extension Hérémacon Niamana Siracoro
La mise en place de la commune (composition et
fonctionnement du conseil communal sous les deux mandats)
Durant le premier mandat, il y avait 17 conseillers dont le Maire (ADEMA),
1er adjoint RND, 2e adjoint (COPP), 3e adjoint (ADEMA). Le 2e mandat a
connu un conseil composé de 29 conseillers dont le Maire (BDIA), le 1er
adjoint (RND), 2e adjoint USRDA, 3e adjointe (RPM). Le Conseil est composé
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par le BDIA, RND, USRDA, RPM, CNID, UMP, URD, les indépendants,
l’ADEMA. Conformément au Code des collectivités territoriales, « le Conseil
se réunit en session ordinaire une fois par trimestre sur convocation du
Maire. Il peut toute fois convoquer le conseil en session extraordinaire lorsque
les circonstances l’exigent. Il est tenu de le convoquer à la demande d’un
tiers des membres ou de l’autorité de tutelle »2.
Le bureau communal composé par le Maire et ses adjoints a été mis en
place à la session inaugurale du Conseil communal convoqué par le Sous-
préfet.
En tant que responsable de l’exécutif communal, le Maire exerce ses
attributions sous le contrôle du Conseil communal. Quant à ses adjoints, ils
ont les attributions spécifiques suivantes :
• le 1er adjont est chargé des affaires économiques et financières, la
gestion des marchés ;
• le 2e adjoint s’occupe des affaires domaniales et foncières ;
• la 3e adjointe est chargée de l’État Civil et aussi des affaires
éducatives ; Santé au sein de conseil » (PDESC 2005-2009 de
Kalabancoro mai 2005:4-8).
Problématique de l’étude
L’étude a été menée autour de la question principale suivante : quelles sont
les formes et les modalités d’appropriation, par les acteurs locaux, des
instruments de la fiscalité par le biais de l’élaboration du budget et quelle
incidence cela a-t-il sur la gouvernance locale ? Cette question centrale
comporte quelques questions subsidiaires qui sont :
• quels sont les différents types de ressources fiscales de la
commune ?
• quels sont les modes de recouvrement des ressources fiscales ?
• quels sont les principaux acteurs intervenant pour les différents
types de ressources ?
• selon quelles procédures, le budget est-il élaboré et quel rôle la
fiscalité joue-t-elle dans cette procédure ?
Hypothèses
L’élaboration d’un budget fiable en tant qu’instrument de développement
communal dépend de l’appropriation des instruments de la fiscalité par les
différents acteurs locaux.
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Objectif général de la recherche
L’objectif général de la recherche est d’étudier l’appropriation des
instruments de la fiscalité par les différents acteurs de la commune rurale
de Kalabancoro à travers l’élaboration du budget.
Les objectifs spécifiques
• Etudier les différents instruments de la fiscalité utilisés dans la
commune rurale de Kalabancoro ;
• Identifier les différents types d’acteurs intervenants dans la
question de la fiscalité ;
• Analyser la procédure d’élaboration du budget et le rôle qu’y joue
la fiscalité ;
• Identifier les problèmes liés à la participation, à la transparence et
à l’imputabilité.
Méthodologie
Pour bien mener le présent travail et atteindre les objectifs que nous nous
sommes fixés, nous avons procédé à une recherche documentaire pour
élaborer la partie théorique de notre travail. L’observation, le questionnaire,
le guide d’entretien, l’interview ont été largement utilisés comme instruments
de collecte de données. Notre échantillon est composé d’hommes et de
femmes qui vivent dans la commune de Kalabancoro et dans la commune
de tutelle (Kati) pour obtenir des informations en vue d’interpréter les
différentes opinions sur le rôle de la fiscalité à travers l’élaboration du budget
communal. Les responsables de différentes associations et groupes
socioprofessionnels (la CAFO), les exploitants de sable, les commerçants,
les tailleurs, les salons de coiffure) ont été approchés pour des
entretiens. Cependant au cours de notre enquête, nous avons été confrontés
à certaines difficultés liées aux méfiances de certains enquêtés, surtout les
collecteurs.
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