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Istm-Goma A&b Syllabus D'ophtalmologie 2023-2024

Ce document présente un cours de pathologie générale en ophtalmologie destiné aux étudiants en soins généraux à l'Institut Supérieur de Technique Médicale de Goma. Il aborde l'anatomie et la physiologie de l'appareil visuel, les affections courantes, ainsi que les procédures d'examen en ophtalmologie. L'objectif est de fournir aux étudiants les connaissances nécessaires pour améliorer la santé oculaire et réduire la morbidité liée à la cécité et à la malvoyance dans leur communauté.

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Istm-Goma A&b Syllabus D'ophtalmologie 2023-2024

Ce document présente un cours de pathologie générale en ophtalmologie destiné aux étudiants en soins généraux à l'Institut Supérieur de Technique Médicale de Goma. Il aborde l'anatomie et la physiologie de l'appareil visuel, les affections courantes, ainsi que les procédures d'examen en ophtalmologie. L'objectif est de fournir aux étudiants les connaissances nécessaires pour améliorer la santé oculaire et réduire la morbidité liée à la cécité et à la malvoyance dans leur communauté.

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République démocratique du Congo

Enseignement Supérieur et Universitaire


« E.S.U »
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNIQUE MEDICAL-
GOMA
« I. S.T.M-Goma »

COURS DE PATHOLOGIE GENERALE


NOTIONS D'OPHTALMOLOGIE
Destinées aux étudiants(es) de ( L2) Soins Généraux

Ass2 MBAVUMOJA MUYINGA BIN LUVONO


Introduction
Année
Les maladies de l’appareil visuel académique 2023
sont nombreuses et –permanentes dans les
régions sous développées et celles en voie de développement,
2024
particulièrement dans celles sous les tropiques pour multiples raisons au
nombre desquelles on peut compter le climat , la présence de certaines
maladies exclusivement tropicales cécitante (onchocercose par
exemple),l’usage abusif des produits traditionnels et la pratique de quelques
techniques traditionnelles ,la nutrition mal conduite, les diarrhées et les
mauvaises conditions d’hygiène, la conservation de la culture , la croyance
religieuse et à la tradition ancestrale ,l’enclavement de certains milieux, la
rareté ou la quasi absence du personnel qualifié et enfin sans ignorer que les
soins médicaux coutent chers.
Ces notes parlent d’une façon simple de l’appareil visuel normal
(morphologie et fonctionnement) et de quelques affections courantes y
afférentes ; quelques notions explicatives ne seront pas signalées ici ainsi les
images explicatives pour des raisons pédagogique et économique, ainsi
demandons aux étudiantes et étudiants d’etre réguliers, ponctuels et attentifs
pendant le cours (Explications).
Définition du cours
L’ophtalmologie est une branche de la médecine qui étudie l’anatomie, la
physiologie et les affections de l’appareil visuel.
But du cours
Donner des informations et des connaissances nécessaires pour promouvoir,
améliorer et maintenir la santé oculaire et visuelle des individus et des
communautés.
Objectifs du cours
Au terme de ce cours l’étudiant(e) infirmier(e) devra :
Global :
Participer à la réduction de la morbidité (fréquence) de la cécité et de la
malvoyance et leurs méfaits socio-économiques dans la communauté.
Spécifiques :
 Conduire convenablement une consultation en ophtalmologie.
 Communiquer en termes simples locaux compréhensifs avec les malades en
langues et ou dialectes locaux.
 Soigner curativement et préventivement quelques affections courantes de
l’appareil visuel, surtout du segment antérieur et des quelques annexes de
l’œil avec efficience.
 Faire bon usage des médicaments utilisés en ophtalmologie (corticoïdes,
antibiotiques, …)
 Procéder au transfert des pathologies complexes à un échelon spécialisé au
temps opportun.
 Intervenir de manière appropriée pour - prévenir –dépister précocement-
diagnostiquer et - traiter les affections et troubles oculaires et visuels
fréquents dans son milieu.
Prérequis
Cours d’Anatomie L1 : Anatomie des organes de sens
Cours de Terminologie/Lexique médical L1
Plan du cours
CHAP.I : Rappel Anatomo – Physiologique de l’appareil visuel.
[Link] : Procédure d’examen en ophtalmologie.
[Link] : Erreurs de réfraction et presbytie.
CHAP. IV : Notions de pharmacologie oculaire.
CHAP.V : Affections courantes et Traumatismes orbito-oculaires
CHAP.I. RAPPEL ANATOMO-PHYSIOLOGIQUE DE L’APPAREIL
VISUEL

I.a. RAPPEL D’ANATOMIE DE L’APPAREIL VISUEL


L’anatomie de l’appareil visuel ne se résume pas à celle du globe oculaire
mais à celle d’un ensemble anatomique : « L’appareil visuel » qui est composé
de :
1. Globe oculaire, organe pair et symétrique chargé de recueillir les
sensations visuelles.
2. Annexes de l’œil, organes annexes chargés de faire mouvoir le globe
oculaire, le nourrir, le protéger et l’abriter.
3. Voies optiques, formations nerveuses chargées de transmettre les
sensations visuelles au cerveau.
4. Centres optiques ou visuels, centres cérébraux capables de percevoir et
d’interpréter les sensations visuelles.
I.a.1. LE GLOBE OCULAIRE OU ŒIL
Forme : d’une sphère creuse
Poids : 7 grammes
Volume : 7 Millilitres
Diamètre axial antéropostérieur en moyenne de 23 mm (22-24mm) chez
l’adulte normal.
Constitution : Le globe oculaire est constitué par trois tuniques qui se
recouvrent les unes les autres et des trois éléments (tous transparents) qu’on
appelle les milieux transparents.
LES TUNIQUES DE L’ŒIL
Elles sont au nombre de trois :
1. La tunique externe protectrice, fibreuse : la scléro cornée.
La sclere qui a trois couches (épisclère, sclere et lamina fusca). Elle est
opaque. C’est le blanc de l’œil.
La cornée qui a aussi 6 couches. Elle est transparente, avasculaire et très
innervée, avec une puissance dioptrique de 43 Dioptries, des diamètres
V=11mm et H=12mm avec un indice de réfraction de
2. La tunique moyenne vasculaire, nourricière : l’uvée.
L’uvée est très riche en vaisseaux sanguins et en pigments noirs.
Elle a trois parties dont :
L’iris (Uvée antérieure) qui a en son centre un trou (la pupille) et deux
muscles (le muscle iridodilatateur pour la mydriase et le muscle
iridoconstricteur pour le myosis).
Le corps ciliaire (Uvée intermédiaire) qui secrète l’humeur aqueuse et a un
muscle (le muscle ciliaire) qui intervient dans l’accommodation.
La choroïde (Uvée postérieure).
3. La tunique centrale nerveuse : la rétine.
Macroscopiquement on décrit la rétine centrale (papille et macula) et la rétine
périphérique
Microscopiquement, pour sa couche neurosensorielle a trois cellules
principales dont les photoréceptrices (cônes qui s’occupent de la vision
centrale, la vision des couleurs, la vision diurne et batônnets qui s’occupent
de la vision périphérique, la vision de mouvement, la vision nocturne), les
bipolaires et les ganglionnaires.
LES MILIEUX TRANSPARENTS
Ils comprennent :
1. Les 2 chambres antérieure et postérieure.
Toutes deux remplies d’un liquide appelé Humeur aqueuse (qui nourrit la
cornée et le cristallin par imbibition) produite au niveau du corps ciliaire et
excrétée au niveau de l’angle irido-cornée ; et dont l’équilibre entre sécrétion
et excrétion maintient constant la pression intra-oculaire entre 10 et
22mmHg.
2. Le cristallin.
Une lentille biconcave transparente, déformable, avasculaire et non innervée
ayant une puissance dioptrique de 10-22Dioptries qui, si a des malaises perd
sa transparence et devient opaque ; c’est ce qu’on appelle cataracte.
Suspendue dans l’œil par les fibres zonulaires (Zonules de Zinn). Elle a trois
parties principales : le noyau, le cortex et la capsule.
3. Le corps vitré.
Qui donne la forme sphérique à l’oeil. Il occupe la partie postérieure située
entre le cristallin en avant et la rétine en arrière.
I.a.2. LES ANNEXES DE L’ŒIL
Ce sont les organes assurant la protection du globe oculaire, permettant sa
mobilité, sa nutrition et l’abritant.
Elles comprennent schématiquement :
1. Les paupières superieure et inferieure dynamiques grâce à ses muscles
releveur de la paupière superieure pour les ouvrir et orbiculaire pour les
fermer ; protégeant le globe oculaire et étalant les larmes en permanence sur
le globe oculaire et ayant un cartilage facilitant son éversion pendant son
examen.
2. Les vaisseaux artériels issus de la carotide interne et ceux veineux étant en
dichotomie avec ces premiers, enfin ceux lymphatiques irrigant les
conjonctives et l’appareil lacrymal pour se terminer au niveau des ganglions
pré-tragusiens et sous maxillaires.
3. Les conjonctives bulbaire couvrant la sclere antérieure et tarsale ou
palpébrale en contact avec le globe oculaire et la jonction entre ces deux, le
cul-de-sac ou fornix.
4. Les nerfs, six (II=Nerf optique, III=Nerf oculomoteur commun, IV=Nerf
nucléaire ou pathétique, V1=Nerf trijumeau de Willis, VI=Nerf abducteur ou
Oculomoteur externe et VII=Nerf facial) parmi les douze paires crâniennes
assurant l’oculomotricité, la sensation et la sensibilité de l’appareil visuel.
5. L’appareil lacrymal, qui secrète les larmes pour les glandes lacrymales et
excrète les larmes pour les voies lacrymales.
6. La graisse orbitaire qui tapisse l’orbite afin de protéger l’œil en cas de choc
externe, et n’ayant pas de mécanisme de défense.
7. Les muscles (externes)oculo–moteurs au nombre de six dont deux muscles
obliques et quatre droits permettant de porter notre regard dans 9 différentes
directions.
8. L’orbite, cavité osseuse constituée de sept os abritant le globe oculaire.
I.a.3. LES VOIES OPTIQUES
Elles sont subdivisées en :
 Nerf optique.
 Chiasma optique.
 Bandelettes optiques.
 Corps genouillé externe.
 Radiations optiques de Gratiolet.
Elles s’occupent de la transmission rétino-corticale de l’influx nerveux
I.a.4. LES CENTRES VISUELS OU OPTIQUES
A partir du cortex occipital de la scissure calcarine, des connexions
s’établissent avec des centres pariétaux, temporaux, frontaux, où s’effectue
l’interprétation des sensations visuelles.
I.b. RAPPEL DE PHYSIOLOGIE DE L’APPAREIL VISUEL
I.b.1. PHYSIOLOGIE DE LA VISION
Comment on est capable de voir ?
Il faut :
La présence d’une source lumineuse primaire naturelle ou artificielle
d’intensité suffisante.
Qu’entre l’objet à voir et cette source lumineuse il n’y ait pas d’obstacle.
Que l’objet à voir soit éclairé par cette source lumineuse ; le même objet doit
avoir la capacité d’absorber ou de rejeter (réflexion) partiellement ou
totalement les ondes spectrales lumineuses.
La source lumineuse secondaire issue de cet objet doit passer à travers des
structures et milieux oculaires transparents pour atteindre la rétine où elle va
causer des sensations visuelles (photo réception, photochimie ou photo
transformation et transmission) qui sont transmises au cerveau par des voies
optiques (transmission rétino-corticale de l’influx nerveux) où elles seront
analysées et interprétées par un mécanisme psychique précisément dans
l’aire 17 de Brodmann au niveau du cortex cérébral.
I.b.2. L’ACCOMMODATION
C’est la mise au point automatique de l’image sur la rétine quelle qu’elle soit
la distance de l’objet vu en vision de près. Si la puissance de l’œil était
constante, l’image d’un objet qui se rapproche de plus en plus de l’œil se
ferait de plus en plus en arrière de la rétine et serait donc perçu de plus en
plus floue. Ceci dépend de la propriété que possède le cristallin d’augmenter
sa puissance dioptrique pour que l’image rétinienne d’un objet qui se
rapproche de l’œil soit mise au point automatiquement en ramenant l’image
sur la rétine pour garder la netteté de l’image.
Une accommodation normale doit permettre une lecture courante et sans
fatigue à environ 30cm, mais cette capacité d’accommodation décroît avec
l’âge à cause du vieillissement physiologique du cristallin rendant ainsi la
vision de près difficile avec l’âge. C’est la presbytie
[Link] –EVACUATION ET FONCTIONS DE L’HUMEUR
AQUEUSE
L’humeur aqueuse est produite par les procès ciliaires du corps ciliaire. Elle
est secrétée dans la chambre postérieure sans cesse et rempli les deux
chambres antérieure et postérieure. Le flux de l’humeur aqueuse de la
chambre postérieure à la chambre antérieure n’est pas continu mais pulsatile.
Toute augmentation de la résistance à cet écoulement pupillaire (en cas par
exemple de synéchie postérieure totale/séclusion pupillaire) élève la pression
de la chambre postérieure, l’iris bombe vers l’avant sur la base (iris en
tomate) et comprime le trabéculum.
De la chambre antérieure l’humeur aqueuse est évacuée /excrétée au niveau
de l’angle irido cornéen, dirigée vers le réseau veineux et dirigée vers le canal
de Schlemm et collectée vers le plexus veineux épi sclérale.
L’humeur aqueuse a comme fonctions :
Nutrition du cristallin et de la cornée par imbibition.
Maintien de la pression intraoculaire entre 10-22mmHg.
Tout obstacle dans l’évacuation ou toute hyperproduction de l’humeur
aqueuse peut élever la pression intra oculaire ce qui peut provoquer un
glaucome.
CHAP. II. PROCEDURE D’EXAMEN EN OPHTALMOLOGIE

Généralités
Lieu d’examen
Dans l’idéal on a besoin d’une pièce avec beaucoup de lumière naturelle et
avec une dimension dans un sens d’un peu plus de 6 mètres pour le système
anglo-saxon utilisant l’échelle à optotypes de Snellen ou de 10 mètres pour le
système français utilisant l’échelle à optotype de Monnoyer. Ceci permet
l’examen de l’acuité visuelle.
Équipement
Lampe torche + piles.
Echelles à optotypes (E pour les gens qui ne savent pas lire par exemple) pour
la vision de loin, et textes pour lecture de près (Echelle de Parinaud).
Boite des verres à essai+monture universelle à essai.
Tonomètre de Schiotz ou autre comme le Rebound tonometer, Goldmann… .
Ecouvillon en coton / tige coton.
Loupe binoculaire.
Nécessaires aux pansements.
Désinfectant des mains.
Aiguille à corps étranger et paire de ciseaux.
Médicaments
Anesthésique de contact locale Ex : Améthocaine O.5 % Collyre
Mydriatique non cycloplégique. Ex : Tropicamide 0.5% collyre
Colorant vital. Ex : Fluorescéine collyre ou bandelette.
Pommade oculaire antibiotique. Ex : Tetracycline1%.
ETAPES A SUIVRE :
Examen de base ayant comme éléments :
Identité complète du malade
Interrogatoire/Anamnèse (Sans oublier les antécédents)
Mesure de l’acuité visuelle (Etape la plus importante de toutes)
Examen proprement dit (Systématique de l’extérieur vers l’intérieur OD puis
OG)
Diagnostics - Provisoire ou de présomption
– Définitif ou de certitude
Traitement si Dg confirmé ou examen paraclinique si Dg avec plusieurs
hypothèses.
Examen spécial ou examen paraclinique
Imagerie (Scanner, Rx, IRM, Échographies, Rétinographie, Angiographies, …)
Laboratoire (Cytologie, culture et antibiogramme, culture et fongigramme,
glycémie, …)
Différents tests (test à la fluorescéine, test de Schirmer, Vision des couleurs…)
Etc
Traitement pouvant etre selon le cas (Diagnostic):
 Médical (Régime chimio-thérapeutique)
 Optique (Verres de Lunettes, Lentilles de contact et chirurgie réfractive)
ou orthoptique (Exercices de rééducation)
 Chirurgical,
 Radiothérapie, Photothérapie, …
 Conseils (Rassurer le malade, Psychothérapie, Théothérapie, …)
 Transfert / Evacuation
Traitement holistique qui serait mieux.
CHAP. III. ERREURS DE REFRACTION

La réfraction est la deviation du rayon lumineux quand il traverse un milieu


transparent.
Les anomalies les plus répandues sont la myopie, l’hypermétropie et
l’astigmatisme.
III.a. METHODES D’EXAMEN
Examen objectif de la réfraction :
Rétinoscopie / Skiascopie
Réfractométrie automatique
Etc
Examen subjectif de la réfraction ou Essai Subjectif des Verres (EVS) :
Cet examen comporte trois étapes :
Examen monoculaire : On détermine le niveau de réfraction procurant une
acuité visuelle optimale pour chaque œil séparément. OD puis OG
Examen binoculaire : le but de cette étape est d’obtenir un équilibre entre les
deux yeux. Cet équilibre entre les deux yeux équivaut aux puissances de
correction qu’un patient peut porter sans beaucoup des gènes. (Vision
Binoculaire)
Test du point le plus proche : Le dernier stade de l’examen vise à déterminer
l’acuité visuelle de près et, si nécessaire, d’ajouter une composante pour la
presbytie.
III.b. TROUBLES DE LA REFRACTION.
1. Myopie
Trouble de la vision de loin progressif sans douleur, et parfois vision
sténopéique. Dans beaucoup de cas l’œil est long. L’œil myope est à la merci
des complications parmi elles le décollement de la rétine, l’amblyopie,
l’hémorragie rétinienne, …
2. Hypermétropie
Difficulté à la vision de près non liée à l’âge, s’accompagnant souvent des
céphalées frontales vespérales et parfois de blépharite chronique et un
strabisme convergent accommodatif chez les enfants. L’œil est souvent court.
3. Astigmatisme
Trouble de la vision de loin et de près s’accompagnant de photophobie,
rarement d’une diplopie ; l’œil n’étant pas sphérique mais plutôt torique.
 Cas particulier : Presbytie
Difficulté de la vision de près liée à l’âge.
Traitement des erreurs de la réfraction :
 Soit des Lunettes des verres de correction
 Soit des Lentilles de contact pré-cornéennes
 Soit la chirurgie dite Réfractive sur la cornée ou une Phaco-exérèse.

CHAP. IV. NOTIONS DE PHARMACOLOGIE OCULAIRE.

Règles d’utilisation des médicaments ophtalmologiques


La façon correcte de mettre des gouttes dans l’œil consiste :
Rétracter légèrement la paupière inferieure avec un doigt et à ne laisser
tomber qu’une goutte dans le cul-de-sac inferieur, en prenant soin de ne pas
toucher la paupière ou l’œil avec l’extrémité du flacon. Une fois la goutte
instillée il faut directement appuyer un le doigts le coin interne de l’œil,
fermer les paupières et le globe oculaire doit etre tourner dans différentes
directions pour bien étaler le liquide sur le globe oculaire et ainsi faciliter son
absorption sans perte.
S’il s’agit de pommade, faire de même pour déposer une petite quantité du
produit.
Et il faut toujours utiliser des produits et de matériel stérile, et il faut se
désinfecter (Laver) les mains au préalable.
Voies d’administration
Le traitement des maladies de l’appareil visuel fait appel à plusieurs groupes
de médicaments administrés :
Soit par voie locale (sous forme de collyre, pommades, gel et
injections).
Soit par voie générale (per os, intra veineuse, intra musculaire, …)
Administration par voie locale :
1. Les collyres.
2. Les pommades et gel
3. Administration continue ou prolongée par :
- Lentille de contact pré-cornéenne hydrophile imbibée du collyre a
utiliser
- Ocurest avec pastille de dimensions réduites contenant le
médicament a utiliser, disposer dans le cul-de-sac conjonctival et
changer hebdomadairement
4. Les injections
Les injections péri oculaires :
Injection sous conjonctivale. (Gentamycine en cas d’hypopion par
exemple,)
Injection rétrobulbaire. (De Cocktail Lidocaïne 2%-
Dexaméthasone-Largactil en cas de glaucome absolu douloureux
par exemple ,…)
Injection sous ténonnienne (de Kenacort Retard en cas de
rétinopathie diabétique par exemple)
Injection sub-tarsale. (Kenacort retard en cas d’allergie par exemple)
Les injections intra-oculaires :
Injection intra-vitréenne du Ganciclovir en cas de rétinite à
Cytomégalovirus,
Collyres
Ils constituent la forme d’application la plus répandue et leur voie de
pénétration est transcornéenne qui permet d’obtenir des concentrations
thérapeutiques jusqu’au niveau du corps ciliaire.
Avantages
1. Administration facile et élégante ;
2. Facile à utiliser.
Inconvénients :
3. Durée d’action brève, d’où plusieurs instillations par jour,
4. Toxique après absorption.
5. Durée de conservation courte.
6. Durée de vie très limitée, une fois ouverte 15 jours en température
ambiante et un mois si conservé au frigidaire.
7. Peuvent être infectés et devenir source de contamination.
8. Certains se dénaturent vite, même non ouvert et perdent leur efficacité.
Pommades et gel
Avantages
1. Durée d’action beaucoup plus longue.
2. Conservation souvent très longue et n’exigent pas de conditions de
conservation.
3. Se donnent moins fréquemment par jour.
Inconvénients :
1. Abaissent souvent la vision immédiatement après son application.
2. Risque d’allergie beaucoup plus élevée.
3. Collent les cils
4. Administration plus difficile
5. A ne pas utiliser sur un oeil ouvert (Traumatisme ouvert)
Injections.
Avantages
1. Action rapide.
2. Administration moins fréquente (souvent une seule fois par jour)
Inconvénients :
1. Administration délicate demandant une expérience.
2. Parfois hémorragique.
3. Douloureuse.
Administration par voie générale
Il s’agit des produits administres par voie générale a visée oculaire.
[Link] hypotonisants oculaires tels que les inhibiteurs de l’anhydrase
carbonique (Acétazolamide/Diamox per os ou en perfusion ou en intra-
veineuse) ; [Link] agents hyperosmotiques (Mannitol par voie veineuse et le
Glycérol en per os) ; [Link] chélateurs du fer et du cuivre (Calcitetracemate
disodique) ; [Link] antiviraux (Zovirax ou Aciclovir en per os) ; [Link]
antifongiques (Fluconazole et Kétokenazole en per os) ; [Link] antibiotiques
(Les céphalosporines, et autres par per os, intra-veineuse, …) ; vii. Etc
PRINCIPAUX GROUPES DE MEDICAMENTS
Corticoïdes (Hydrocortisone collyre ou Pommade, Dexaméthasone collyre ou
injectable, …) et peuvent élever la tension intra oculaire (Glaucome) et
provoquer une cataracte ; et diminuer localement l’imminuté. Sont contre-
indiqués en cas d’infection virale ou mycotique, et il en existe de nombreuses
présentations (en collyres, pommades, gels ; ou par voies sous conjonctivale,
rétro-bulbaire, …)
Mydriatiques pouvant etre cycloplégique (Atropine collyre ou Cyclopentolate
collyre) ou non cycloplégique (Tropicamide collyre,). Ils sont utilisés dans le
but thérapeutique ou diagnostic ou étude de la réfraction.
Myotiques facilitant l’évacuation de l’Humeur aqueuse (Pilocarpine collyre) et
sont contre-indiqués en cas d’uvéite.
Antibiotiques, spécifiques contre des germes bactériens (Rifamycine collyre,
Gatifloxacin collyre, Tétracycline pommade, Ciprofloxacine collyre,
Gentamycine collyre, … )
Anti inflammatoire non stéroïdien, contre indiques chez de femmes enceintes
à partir de six mois (Bromfenac collyre, Kétorolac Tromethamine collyre,
Diclofénac collyre, …)
Antiseptiques / décongestionnants tels que Méthylcellulose collyre, Visine
collyre, Sulfate de Zinc collyre, … )
Antiallergiques tels que Cromoglicate de sodium collyre, Naaxia collyre,
Trillerg collyre, Xerin comprime, Akerol comprime, NAFCLOR collyre, …)
Antifungique tels que Natamycine collyre, Fluconazole comprime,
Kétokenazole comprime, Polyvidone Iodine collyre, …)
Antiviraux, rares et coutant le plus souvent cher. (Ganvir gel ou Ganciclovir,
Zovirax ou Aciclovir pommade ou comprime, Polyvidone Iodine collyre, …)
Vitamines trophiques, notamment cornéennes. (Vitamine B 12 collyre,
Vitamine A collyre ou comprime, Vitamine C comprime, …)
Les hypotonisants oculaires
Inhibiteur de l’anhydriase carbonique (Diamox/Acétazolamide comprime,
Dorzolamide collyre, …)
Beta bloquant (Timoptol collyre, Timolol collyre, ) Contre indique chez les
asthmatiques
Myotiques (Pilocarpine collyre)
Les analogues des prostaglandines (Latanoprost/Xalatan, … )
Colorants vitaux
Fluorescéine collyre ou tigette
Larmes artificielles
Corticostéroïdes + antibiotiques tels que Maxidrol collyre et pommade, Co-
Avazir collyre, GentaDex collyre, Dexamex collyre, Shaldex collyre, Cifin-DX
collyre, Probeta-N collyre, …)
Solutions de polyvidone iodine
CHAP. V. AFFECTIONS COURANTES DANS NOTRE REGION

Introduction
La méconnaissance des origines des maladies fait que les gens ne
comprennent pas aussi les traitements de celles-ci, ainsi les gens font recours
à plusieurs méthodes et techniques traditionnelles, aux croyances ancestrales
et religieuses pour soigner leurs maladies.
ULCERES DE LA CORNEE.
Définition
Plaie non perforante au niveau de la cornée.
Cause
 Bactéries : Pseudomonas, staphylocoques, pneumocoques, streptocoque,
gonocoque.
 Virus : Herpes, Rougeole
 Champignons : Mycoses
 Avitaminose A (Xérophtalmie)
 Traumatismes directs (y compris les brûlures chimiques et les corps
étrangers).
 Autres : médecines oculaires traditionnelles, le risque d’ulcère corné existe
aussi lors de la lèpre.
Lors de l’impossibilité de fermer les yeux, la cornée reste exposée.
Signes et symptômes
Triade réactionnelle pathognomonique:
 Photophobie,
 Larmoiement et
 Blépharo spasme.
Autres:
Douleurs+++ augmentées par les clignements (blépharospasme).
A l’examen de base
Paupières Gonflement des paupières
Appareil lacrymal Sans particularité
Conjonctive bulbaire Rougeur. Sous forme d’injection ciliaire en cas
de Kératite.
Conjonctive Parfois présence d’un corps étranger
tarsale sup
Cornée Tache grise ou blanchâtre, parfois
caractéristique
Chambre antérieure Profonde et claire, parfois présence de pus
(hypopion)
Iris et Pupille Sans particularité
Diagnostic de certitude des ulcères de la cornée
Test à la fluorescéine :
Au contact de la fluorescéine, l’érosion ou l’ulcère de la cornée se colore en
vert.
La gravité d’un ulcère cornéen est fonction de :
- De son siège et de sa taille. - De sa profondeur.
- Du germe en cause. - De l’état nutritionnel et ou
immunitaire du malade.
Complications et séquelles des ulcères de la cornée
 Cicatrices cornéennes : Néphélion, Taie, Nebulae, Leucome, Staphylome,
Phtisis bulbi.
 Perforation de l’œil qui entraîne une atrophie de l’œil avec perte de la
vision (Phtisis bulbi).
 La perte du contenu du globe avec ou sans infection (Endophtalmie ou
panophtalmie), conduisant à un Phtisis ou obligeant un curetage scléral /
éviscération.
 Le staphylome et l’endophtalmie conduisent souvent à la perte fonctionnelle
de l’œil (œil douloureux et sans perception de la lumière) ; si le patient est
d’accord, une éviscération ou une énucléation de l’œil devrait être effectuée.
Traitement des ulcères de la cornée :
Il est théoriquement spécifique mais souvent il est difficile de connaitre avec
précision la cause et le plus souvent on peut assister à une surinfection, ainsi
le traitement doit etre complet et ainsi prescrire une trithérapie :
 Un antibiotique en collyre, 1er choix : des quinolones.
Exemple : Gatifloxacin collyre 0.3%, Norfloxacin collyre 0.3%, Ciprofloxacine
collyre 0.3%
 Un antiviral en collyre ou en pommade.
Exemple : Zovirax collyre ou Pde (Aciclovir) 3Grammes, Ganvir (Ganciclivir)
gel 0.15%
 Un antimycotique en collyre.
Exemple : Natamycine collyre 5%, Econazole collyres, Gyno-Daktarin crème
vaginale
Ce qu’il faut retenir :
Quand on n’est pas bien équipé, il faudra toujours penser à un ulcère de la
cornée quand un patient se présente avec la triade fonctionnelle et ou une
tache grise sur la cornée.
L’ulcère de la cornée est une urgence médicale.
L’ulcère de la cornée est une contre-indication absolue de l’usage des
corticoïdes localement sauf des cas comme celui d’Ulcère de Mooren.
Tout cas d’ulcère de la cornée devra etre soigné par une trithérapie :
Antibiotique– Antiviral– Antimycotique localement en gouttes.
Et si perforation de la plaie suspecte ou confirmée il faut transférer d’urgence
chez l’ophtalmologiste le plus proche qui pourra sans doute placer une lentille
de contact.
UVEITE
Définition
On appelle « Uvéite » : Toute inflammation du tractus uvéal.
Selon la partie de l’uvée qui est concernée, on peut en distinguer :
 Uvéite antérieure ou irido cyclite : Inflammation de l’iris et du corps ciliaire
à la fois.
 Iritis : inflammation de l’iris seul.
 Cyclite : inflammation du corps ciliaire seul.
 Uvéite postérieure, ou choroïdite : inflammation de la choroïde seule.
 Pan uvéite : inflammation de l’iris, du corps ciliaire et de la choroïde à
la fois.
IRIDO-CYCLITE OU UVEITE ANTERIEURE.
Définition
Inflammation de l’uvée antérieure donc de l’iris et du corps ciliaire.
Causes
- 80% : Inconnues, on dit alors qu’elle est idiopathique ;
- 20%: Focales et générale:
 Causes focales donc il y a un foyer quelque part :
Ophtalmiques : Infection intraoculaire, traumatisme oculaire, après la
chirurgie oculaire, cataracte hyper mûre, sympathie (uvéite sympathique) ;
Sphère O.R.L. : Sinusites, otites, stomatites (caries dentaires).
 Causes générales ou systémiques :
 Bactéries : BK de la TBC, Bacille de Hansen de la lèpre, … Syphilis
 Parasites : Onchocercose, Toxoplasmose, …
 Virale : HIV / SIDA
 Collagénoses : Certaines arthrites, .
Symptômes et signes
 Douleurs oculaires internes, diffuses, pouvant irradiant vers la région
temporale homolatérale ;
 Elle est exacerbée par le travail visuel, le froid et la lumière.
 Troubles visuels (Baisse d’Acuité Visuelle Aigue Douloureuse).
 Photophobie qui entraîne un blépharospasme.
A l’examen de base
Paupières Blépharospasme ou même normale
Appareil lacrymal Sans particularité
Conjonctive Injection ciliaire ou rougeur périkératique sans
bulbaire secrétions.
Conjonctive Sans particularité
tarsale sup
Cornée Floue (précipités retro-descemétiques/Mutton
fat)
Chambre Effet Tyndall présent et ou Hypopion dans des cas
antérieure graves
Iris et Myosis, irrégulière (Pupille en treffle) / Synéchies
Pupille postérieure.
Complications et évolution
Non traitée, elle évolue vers la chronicité, avec des poussées aigues.
La chronicité va déterminer trois types de complications :
 Cataracte secondaire.
 Atrophie de tout l’œil « Phtisis bulbi ».
 Glaucome secondaire par blocage de mailles trabéculaires par les cellules
inflammatoires ou par blocage pupillaire du fait de la formation des synéchies
postérieures. (Uvéite antérieure hypertensive, Syndrome de Posner
Schlossman)
Traitement
Non spécifique, la cause étant idiopathique dans la plupart des cas.
 Mydriatique cycloplégique tel que : Atropine pommade ou collyre : qui lève
le spasme de l’iris ainsi calme la douleur, dilate la pupille, empêche ainsi la
formation des synéchies ou casse les synéchies si existent.
(Médicament de premier choix et prioritaire sauf contre-indication absolu).
 Corticoïdes : collyre ou pommade et parfois en injection sous conjonctivale,
voir même en per os (Prednisolone) au cas où on suspecte une atteinte du
segment postérieur.
 Spécifique si la cause est connue, traitement de la cause lorsqu’elle existe.
On peut parfois renforcer l’immunité avec des vitamines telles que les
vitamines A et C.
Ce qu’il faut retenir :
L’uvéite antérieure est une urgence médicale qui a comme médicament de
premier choix le mydriatique cycloplégique à longue durée « Atropine »
collyre ou pommade.
Il faut rechercher une hypertonie oculaire qui complique souvent une uvéite
donc une uvéite hypertensive
A ne pas confondre avec le glaucome aigu à angle fermé et ou une kératite
aigue
CATARACTE
Définition :
Toute opacité du cristallin.
La cataracte est la première cause de cécité dans le monde, et à elle seule,
elle constitue la moitié de toutes les causes de cécité.
Remarques importantes :
Le problème de la cécité due à la cataracte est une véritable tragédie dans
nos régions car il s’agit essentiellement d’une cécité traitable (curable) pour
laquelle tout doit être fait et en priorité pour que le plus grand nombre de
malades ainsi affectés puissent recouvrer la vue.
Classification
Elles peuvent (cataractes) être classées de plusieurs manières :
Classification etiologique
 Cataracte sénile : 80 % de toutes les cataractes.
 Cataracte congénitale due à une fièvre (Rubéole) dans les trois premiers
mois de la grossesse.
 Cataracte traumatique : traumatisme direct ou indirect.
 Cataracte pathologique, secondaire à une maladie oculaire (uvéite
antérieure par ex.) ou á une maladie générale (Diabète sucré par ex).
Classification anatomique / morphologique
 Cataracte polaire antérieure
 Cataracte polaire postérieure.
 Cataracte sous capsulaire postérieure.
 Cataracte sous capsulaire antérieure.
 Cataracte corticale. Seulement le cortex est affecté.
 Cataracte nucléaire. Seulement le noyau est affecté.
 Cataracte cortico-nucléaire.
Classification selon le stade
 Cataracte incipiente
 Cataracte immature ou évolutive.
 Cataracte mûre.
 Cataracte hyper mûre.
CATARACTE SENILE
Définition
Cataracte liée à l’âge avancé.
Causes
Dégénérescence / un processus physiologique.
Facteurs de risque ou prédisposants :
 Exposition au soleil pendant longtemps, les rayons ultra-violets étant
nocifs à l’œil
 L’âge avancé bien sûr (la sénilité)
 Alcoolisme et le tabagisme
 La malnutrition chronique
 Trouble hydroélectrolytique (Gastro-entérite)
Signes cliniques et symptômes
 Baisse de l’Acuité Visuelle Progressive Sans Douleur unilatérale ou
bilatérale
 Pupille : - Couleur grise quand la cataracte est immature,
- Couleur blanche (Leucocorie) quand la cataracte est mûre ou
hyper mûre
 Brouillard, vision floue, parfois diplopie, éblouissement (dans la cataracte
immature).
A l’examen de base
Paupières Sans particularité
Appareil lacrymal Sans particularité
Conjonctive bulbaire Sans particularité
Conjonctive tarsale sup Sans particularité
Cornée Sans particularité
Chambre antérieure Sans particularité
Iris et Pupille Leucocorie
On constate seulement une pupille blanche (Leucocorie)
Ailleurs : Sans particularité
Diagnostics de la cataracte sénile
Diagnostic positif
 Signe subjectif : Une baisse de la vision progressive sans douleur
 Signe objectif : Pupille blanche et d’autant plus blanche que la cataracte
est mûre.
Diagnostic différentiel
Toutes les causes de baisse progressive indolore de la vision ; soit les cas de
taches blanches (Leucocorie et cicatrice cornéenne).
Ainsi, les principaux diagnostics différentiels en sont les suivants :
 Glaucome chronique simple
 Cicatrice coronene
 Amétropie (Myopie par exemple)
 Etc.
Traitement
Il n’existe pas de traitement médical.
Néanmoins pour des cataractes immatures et évolutives, on peut prescrire des
médicaments à visée psychologique d’attende tels que Catacol / Correctol
collyre, Catarastat collyre, …
Quand la cataracte est mure et la vision est devenue très basse au point que le
patient est devenu un problème social, donc ne peut plus s’aider à faire ses
besoins primaires (aller à la toilette, manger, …), la seule et unique solution
est la chirurgie dont le but est que le patient recouvre sa vision.
Chirurgie : Extraction du cristallin ou Phaco-exérèse (Extraction Extra-
Capsulaire de la Cataracte+Implant Intra-Oculaire Chambre Postérieure ou
Chambre Antérieure,
Phacoémulsification, …).
Une fois le diagnostic clinique posé et confirmé, il faut exhorter le patient et
ou ses accompagnateurs d’aller voir le service d’ophtalmologie pour la
chirurgie en les expliquant que c’est l’ophtalmologue qui va confirmer la
maladie et voir si c’est nécessaire ou possible que la chirurgie peut restaurer
la vision, car avant d’opérer il faut vérifier si tous les éléments du bon
pronostic visuel sont réunis (Exemple pas des signes d’atteinte du nerf
optique, bonne perception de la lumière dans les 4 quadrants, bon Reflexe
Photo-Moteur, pas d’infection des voies lacrymales ou de la cornée ou de la
conjonctive … qu’il faut d’abord traiter).
ORGELET ou FURONCLE DU CIL.
Définition
Inflammation de la racine du cil. (Infection staphylococcique aigue du bulbe
pileux d’un œil) donc de la glande lacrymale accessoire de Zeiss.
Lorsqu’il est multiple ou récidivant, le bilan doit orienter vers la recherche
d’un terrain prédisposant, et en particulier d’un diabète sucré, d’une acné ou
parfois un stress/une émotion.
Symptomatologie
La présentation clinique est celle de toute infection aigue localisée :
Au stade initial : Tuméfaction inflammatoire douloureuse localisée du bord
libre de la paupière centrée par un cil ;
Au stade d’abcès constitué, collecte purulente centrée par le cil concerné par
l’infection.
Au stade d’élimination : Rupture de l’abcès et vidange du bourbillon pileux
nécrotique.
On note également parfois un pseudo ptose et une adénopathie pré
auriculaire.
Traitement
Il est médical :
Application locale de compresses chaudes et humides plusieurs fois par jour.
Application de pommade ou de gel antibiotique pendant plusieurs jours.
Exemple : Tétracycline pommade 1% 4 x 1 applications par jour pendant dix
jours
ou Fucithalmic gel 3 x 1 goutte par jour pendant dix jours
Une antibiothérapie par voie générale n’est pas nécessaire sauf s’il existe une
déficience immunitaire générale.
On peut occasionnellement associer un anti inflammatoire per os. Ex. Aspirine
CHALAZION
Définition
Un kyste de la glande de [Link] commence avec une infection mineure
qui passe inaperçue mais bouche l’ouverture de la glande.
Il est initialement stérile et granulomateux, pouvant subir une surinfection
staphylococcique.
Symptomatologie
Nodule ferme indolore sous cutané intra palpébrale non mobile de
développement très lent.
Habituellement asymptomatique et n’a que des répercussions esthétiques.
Traitement :
Médical
Association : antibiotique et anti inflammatoire stéroïdien en pommade en
application locale pendant quinze jours. Exemple : Maxidrol pommade 3x
1application par jour pendant quinze jours, Terra-Cortril gel 3x1gte par jour
pendant 15 jours.
Chirurgical
Si la lésion ne régresse pas, l’incision et curetage à partir de la face interne de
la paupière peuvent être réalisés sous anesthésie locale en laissant l’incision
ouverte puis on ajoute la pommade antibiotique telle que Tétracycline 1% 3 x
par jour pendant 5 à 10jours et un pansement peu compressif pour 1 jr.
Des récidives fréquentes font rechercher une cause sous-jacente :
Hétérophorie ou Astigmatisme.
BLEPHARITE
Définition
Inflammation de la paupière. Souvent d’origine staphylococcique.
La blépharite chronique antérieure marginale est souvent consécutive à des
anomalies de la réfraction, au dysfonctionnement de la sécrétion
meibomienne, aux stimulis externes comme la poussière, la fumée et l’air sec
dans les ambiances à air conditionné.
Les causes sont multiples:
 Troubles de réfraction non corrigés (astigmatisme) ;Hétérophorie (déviation
des axes visuels ou strabisme latent) ;Allergies ; Séborrhée ; Acné
rosacée ;Mycose, parasitoses, eczéma, impétigo...
Pathogénie
Blépharite Staphylococcique–réaction immunitaire anormale à médiation
cellulaire aux cellules pariétales de S. aureus.
Blépharite Séborrhéique – souvent associée à une dermatite séborrhéique
généralisée.
Symptomatologie / signes
Blépharite Staphylococcique
Signes inflammatoires modérés comme un épaississement.
Présence des squames épais et des croûtes sur le bord libre autour de la base
des cils et Madarosis.
Paupières souvent œdématiées et érythémateuses avec cils rares et
irréguliers.
Tylosis, trichiasis et poliose.
Souvent une conjonctivite chronique papillaire.
Blépharite Séborrhéique
Squames mous localisés au niveau de la marge palpébrale et des cils
Marges palpébrales antérieure, avec cils collés.
Complications :
Instabilité du film lacrymal, orgelet, kératite marginale et phlyctenulose.
Traitement
 Causal.
Le traitement repose sur la suppression du facteur déclenchant, l'hygiène
locale, les pommades antibiotiques.
Hygiène palpébrale quotidienne avec une solution d’un shampooing dilué pour
bébés.
 Substituts lacrymaux pour l’instabilité du film lacrymal
Ramollissement des squames et des croûtes par l’huile d’olive chaude, puis les
enlever facilement avec une tige coton.
 Appliquer localement des antibiotiques en pommade.
 Parfois, les corticoïdes topiques de faible action sont utiles pour les
conjonctivites papillaires sévères et les kératites marginales.
ATRESIE CONGENITALE DES VOIES LACRYMO-NASALES
Pathogénie
Chez certains nouveau-nés, le canal lacrymo-nasal n’est pas perméable, lors
des premiers mois après naissance (retard de perméabilisation de la partie
inférieure du canal lacrymo-nasal au niveau de la valve de Hasner).
Signes
La mère remarque qu’un œil ou les deux yeux coulent continuellement
(épiphora).
Une infection secondaire peut se développer et l’écoulement va
s’accompagner d’un léger écoulement de pus à l’angle interne.
Reflux de matériel purulent venant du méat à la pression du sac lacrymal.
Diagnostics différentiels
Atrésie méatique, fistule du sac lacrymal
Traitement
Dans la plupart des cas, le conduit lacrymo-nasal s’ouvrira spontanément
avant l’âge de 18 mois avec le massage lacrymo-nasal quotidien pour la
rupture des obstructions membraneuses.
 Sondage ou cathétérisme des voies lacrymo-nasales à 12-18 mois car une
perméabilisation spontanée survient dans environ 95% des cas.
Alors il faut rassurer la maman et prescrire des antibiotiques locaux. 1 goutte
chaque heure pendant 10 jours lors d’une surinfection. Il faudra si possible
faire une culture & antibiogramme des secrétions des voies lacrymales avant
la prescription de l’antibiotique.
Si à l’âge de 18-24 mois, il y a persistance il faut faire le cathétérisme.
DACRYOCYSTITE
Définition et Etiologie
Inflammation du sac lacrymal.
Généralement le canal lacrymo-nasal est obstrué et empêche le drainage des
larmes.
La rétention des larmes aboutit à l’infection entre autres à staphylocoques,
pneumocoque et pseudomonas.
Signes et Symptômes
L’inflammation peut être aigue ou chronique et s’accompagner d’un
gonflement rouge, douloureux et tendu du canthus interne (sac lacrymal) si
dacryocystite aigue avec adénopathie satellite et pouvant etre associée à une
légère cellulite pré septale.
La pression sur le sac lacrymal fait sortir du pus dans le point lacrymal.
Traitement
Médical :
Antibiotique par voies générale et locale après si possible pyoculture et
antibiogramme.
Chirurgical :
Si abcès : incision et drainage Ou une Dacryocystorhinostomie (DCR)
DACRYOADENITE AIGUE
Définition
Inflammation aigue de la glande lacrymale principale ; le plus souvent due au
virus
Présentation
Gene aigue dans la région de la glande lacrymale principale (Angle supéro-
externe de l’orbite)
Signes
Gonflement de la face latérale de la paupière donnant un ptosis en forme de S
caractéristique et une légère Exotropie en dedans et vers le bas.
Injection de la portion palpébrale de la glande lacrymale principale et de la
conjonctive adjacente.
La sécrétion lacrymale peut être réduite
Traitement
N’est généralement pas nécessaire car la résolution spontanée est la règle.
OPHTALMIES NEO-NATALES
Le nouveau-né est contaminé au moment de l’accouchement.
La date d’apparition de la conjonctivite oriente le diagnostic étiologique :
 Du 1er et du 2ème jour
 Par l’instillation d’un collyre au nitrate d’argent périmé ou improprement
gardé.
 Du 2ème au 4 ème jour
 Infection gonococcique. Sa gravité impose à la naissance un traitement
médical urgent local et par voie générale sans oublier de traiter les parents du
nouveau-né.
 A partir du 5 ème jour
 Conjonctivite à inclusion. A symptôme moins sévère que la gonococcie
(0,30). La cécité post conjonctivite est rare, l’infection néo-natale à
chlamydiae peut aussi être extra oculaire : pneumonie et otite à chlamydiae
qui imposent un traitement par voie générale.
 Entre 2 ème et 14 ème jour
 Virus herpétique du type HSV2 qui peut se compliquer d’une redoutable
septicémie.
OPHTALMIE NEO-NATALE GONOCOCCIQUE
Définition
Conjonctivite gonococcique du nouveau-né.
Signes et symptômes
Paupières : gonflées
Conjonctives : rouges, tuméfiées (Chémosis), secrétions purulentes ;
Cornée : floue (ulcère).
N.B : Il faut ouvrir les yeux avec prudence car le pus peut se vider de l’œil
dans la face de l’examinateur. L’infection à Neisseria gonorrhea n’affecte pas
exclusivement les yeux, elle est généralisée pouvant se présenter avec un
syndrome respiratoire, arthrite, méningite et une septicémie.
A l’examen de base
Paupières Œdème +++
Appareil lacrymal Sans particularité
Conjonctive bulbaire Chémosis et hyperhémiée
Conjonctive Hyperhémiée et présence du pus
tarsale sup
Cornée Normale ou Tache grise dénotant une plaie
(Ulcère),
Chambre antérieure Profonde et transparente, rarement
hypopion
Iris et Pupille Sans particularité
Traitement Curatif
Urgence médicale.
Benzathine pénicilline 50.000 U. I / Kg en deux doses quotidiennes pendant 3
jours consécutifs.
Localement : après nettoyage des yeux avec l’eau froide ou tiède
préalablement bien bouillie et bien gardée :
Tétracycline Hydrochloride 1 % pommade 1 application chaque heure pendant
les premières 24 heures puis 4 x / jour pendant 10 jours consécutifs,
Dans des régions où la résistance de diplocoque aux pénicillines est connue,
On administre Céfotaxime dose unique en injection intra musculaire 100 mg /
Kg.
Dans des cas plus graves avec ulcère de la cornée :
Gouttes antibiotiques sensible aux gonocoques (Ainsi il faut faire la culture et
antibiogramme)1 goutte toutes les 30 minutes pendant la première heure puis
1 goutte toutes les heures pendant 24 heures puis toutes les 3 heures jusqu’ à
l’amélioration.
La mère et son partenaire devront recevoir un traitement pour la gonorrhée.
Si possible faire uroculture ou pyoculture avec antibiogramme.
Traitement préventif
Encourager les femmes enceintes de suivre les consultations prénatales pour
le dépistage des infections sexuellement transmissibles ;
Méthode prophylactique de CRÉDÉ :
Avant que le nouveau-né n’ouvre les paupières donc les yeux, nettoyer les
paupières avec un linge propre ou une compresse propre et de l’eau.
Quand la pommade Tétracycline 1% est à disposition en mettre une fois dans
chaque œil ou le collyre PolyVidone Iodine (P.V.I.) 2,5 % 1 goutte dans chaque
œil à la naissance et dans une heure après nettoyage des yeux.
* L’application traditionnelle de la solution à base de Nitrate d’argent
(méthode de Crédé) donne une irritation chimique des yeux et si male
conservée, la concentration diminue par évaporation du principe de base.
Cette même mauvaise conservation ainsi que son mauvais usage peuvent être
source de contamination des yeux des enfants.
Au village où on ne peut pas accéder à un quelconque produit pharmaceutique
moderne, seule la méthode de CRÉDÉ suffit ou à la place des médicaments on
peut utiliser le jus de citron.
EXCROISSANCES CONJONCTIVALES TROPICALES
PINGUECULA
C’est une excroissance conjonctivale triangulaire jaunâtre avec la base au
limbe et le sommet (apex) à l’opposé de la cornée, habituellement bilatérale
(les deux yeux) et située au cantus interne. Cette coloration jaune est due à
une dégénérescence des fibres du tissu conjonctif dans la conjonctive et à des
modifications graisseuses.
PTERYGION
Excroissance conjonctivale ressemblant un peu à une aile d’oiseau, ayant
aussi la forme triangulaire avec la base vers le cantus et l’apex s’étendant sur
la cornée. Les modifications dégénératives sont semblables à celle d’une
pinguecula mais de surplus beaucoup de néo-vaisseaux dérivés des vaisseaux
conjonctivaux se développent à son intérieur. Il constitue un danger potentiel
pour la vue car peut recouvrir l’axe visuel et affecter l’acuité visuelle. Il siège
le plus souvent du côté nasal de la conjonctive bulbaire.
Facteurs prédisposants pouvant favoriser la formation de ces deux tumeurs
tropicales :
 Exposition excessive au soleil (Rayons ultraviolets),
 Atmosphère sèche avec sécheresse (Chaleur) et
 Microtraumatismes conjonctivaux.
Traitement
Médical
Quand elles sont inflammées (le plus souvent la pinguecula, on parle de
Pingueculite) :
Prescrire un anti inflammatoire non stéroïdien tel que
Diclofenac collyre à 0.1% 4 x 1 Goutte par jour pendant dix jours ou
Flurbiprofene collyre, Megabron collyre, Indométacine collyre,…
ou un stéroïdien tel que Prednisolone 1% 3 x 1 Goutte par jour pour quelques
jours puis faire suivre un collyre astringent tel que Larmes artificielles,
Méthylcellulose collyre 1 %, … pour beaucoup des jours ; et
On peut proposer le port des lunettes (Verres photochromatiques) ayant la
capacité d’absorber les rayons ultra-violets.
Chirurgical
Excision
CONJONCTIVITES.
Définition
Inflammation de la conjonctive.
Etiologie
Bactéries, allergies, produits chimiques, radiations (lumière, rayons
ultraviolets), virus, traumatismes, parasites, mycoses.
Signes et symptômes communs des conjonctivites
Hyperhémie conjonctivale surtout vers le cul de sac.
Larmoiement ou décharges solides. (Secrétions purulentes, liquides ; … .)
Sensation de malaise
Traitement
Causal.
Nous allons parler seulement de celles qui sont fréquentes dans notre milieu,
entre autre :
CONJONCTIVITE ALLERGIQUE
Causes/ allergènes
Pollen des fleurs, Poussière, Poils de certains animaux domestiques, Fumée,
Savons, Aliments tels que le poisson, les œufs, l’arachide, la viande, le lait et
ses dérivées …
Signes et symptômes
Prurit oculaire et ou sensation des grains de sable, sensation de fumée ou de
sève d’arbre.
Larmoiement parfois avec des sécrétions muqueuses sous forme de filaments
siégeant dans le cul de sac inférieur.
A l’examen de base
Paupières Normales, parfois noirâtres et ou squameuses,
parfois gonflement matinal, parfois blépharospasme
si ulcère cornéen
Appareil lacrymal Sans particularité
Conjonctive bulbaire Pigmentation souvent péri-limbique (Aspect
Café au lait/Macho bugoro), parfois présence
de Horner tranthas, de pseudotumeur
conjonctivo-cornéenne ou limbique, d’une
hyperhémie après frottement
Conjonctive Normale ou présence des papilles ou des
tarsale sup follicules, même parfois d’un pavage
Cornée Normale, parfois Kératocône, floue, tache
grise (Plaie)
Chambre antérieure Normale
Iris et Pupille Sans particularité
N.B. Parfois ce syndrome est accompagné de rhume, des éternuements et ou
de toux sèche.
Traitement
Explications de la maladie et surtout ses causes probables, et conseiller
d’écarter les allergènes en bloc si possible et ne pas frotter les yeux mais
appliquer un linge humide sur les yeux paupières fermées et rassurer le
patient que la vision ne sera pas affectée à cause de cette maladie et qu’elle
disparaitra avec le temps surtout à l’âge de 15 ans si patient de moins que cet
âge.
Prescrire un Anti-inflammatoire - Antihistaminique comprimé tel qu’Aspirine
chez les enfants,
Celestamine chez les adultes,
Prescrire un antiallergique locale en Collyre tel que Cromoglicate de sodium
(Opticron, Crom Sol, Opt-Chrom…) Collyre 2% , Naaxia Collyre, Emadine
Collyre, … 4 x 1 Goutte par jour pendant beaucoup des jours voire même 6
mois
On peut prescrire des Corticoïdes locaux en pommade ou en collyre pour une
courte durée et sous Surveillance (de la tension intraoculaire surtout), tel que
Maxidrol, Flucon, Shaldex,… en dose décroissante pour éviter l’effet rebound
Exemple :
4 x 1 Goutte par jour pendant 5 jours puis
3 x 1 Goutte par jour pendant 5 jours enfin
2 x 1 Goutte par jour pendant 5 jours
On peut adjoindre un antihistaminique par voie générale per os, surtout
quand ce Syndrome allergique est accompagné d’une atteinte des voies
respiratoires supérieures et
Chez les enfants en dessous de 5 ans qui ont une toux sèche afébrile il faut
adjoindre du Vermox per os.
CONJONCTIVITE BACTERIENNE
Les conjonctivites bactériennes ou épidémiques sont communes sous les
tropiques, lorsque les conditions de vie sont misérables, quand la pluie est
insuffisante la poussière et les mouches abondent et particulièrement chez les
enfants qui, propagent la contagion les uns aux autres par leurs doigts sales.
Organismes infectants
 Staphylocoque doré, le plus commun. Germe à Gram positif en amas.
 Pneumocoque, germe encapsulé à Gram positif.
 Streptocoque, Gram positif en chaînes sont occasionnellement
responsables.
 Bacille de Koch-Weeks (Haemophilus aegyptius)
 Neisseria Gonorrhea, diplocoque intracellulaire a Gram négatif,
Symptômes et signes
 Décharges purulentes.
 Sensation de grains de sable.
 Signes et symptômes communs
A l’examen de base
Paupières Normales, parfois gonflées et ou
blépharospasme si KPS
Appareil lacrymal Sans particularité
Conjonctive hyperhémiées surtout vers les fornix.
bulbaire
Conjonctive hyperplasie papillaire
tarsale sup
Cornée Normale, parfois Kératite ponctuée
supérieure(KPS)
Chambre Sans particularité
antérieure
Iris et Pupille Sans particularité
Parfois : adénopathie pré auriculaire.
Traitement
Après résultat de la culture et antibiogramme des sécrétions purulentes
conjonctivales, on prescrit avec précision.
Prescrire une Pommade ou un collyre antibiotique à large spectre en
attendant le résultat de l’antibiogramme ou au cas où on ne peut pas faire
l’antibiogramme.
N.B : Sans oublier d’expliquer les règles d’hygiène de base afin de limiter ou
éviter la contagiosité interhumaine.
CONJONCTIVITE PSEUDOMEMBRANEUSE
Causes
Bactérie
Chez les enfants sous Cinq, surtout le Chlamydiae Diphtérie
Signes et symptômes
Chez les enfants :
Gonflement palpébral, souvent unilatéral, rarement bilatéral
Fébricule et parfois fièvre
Rhume et toux sèche
Ce syndrome est une manifestation chez les enfants en dessous d’une année
et demie
Il y a souvent une notion de Mictalgie chez les adultes
Peu des secrétions oculaires mucco-purulentes
A l’examen de base :
Chez les enfants :
Paupières Œdème palpebral
Appareil lacrymal Sans particularité
Conjonctive (peu) hyperhémiée
bulbaire
Conjonctives couche ou membrane blanche
tarsales
Cornée normale
Chambre Sans particularité
antérieure
Iris et Pupille Sans particularité
Chez les adultes :
Paupières Sans particularité
Appareil lacrymal Sans particularité
Conjonctive Très hyperhémiée
bulbaire
Conjonctive présence souvent des follicules et ou hyperhémiée
tarsale sup
Cornée Normale, très rarement plaie cornéenne sous
forme de KPS
Chambre Sans particularité
antérieure
Iris et Pupille Sans particularité
Traitement :
Chez les enfants
Ablation de la pseudomembrane avec une compresse sèche stérile (ou propre)
qui laisse voire le sang couler et la conjonctive en nue qui inquiète ou effraye
le parent de l’enfant ; il faut l’expliquer et le rassurer.
 Erythromycine en per os 40 Mg par Kilo de poids repartis en trois doses
par jour pendant dix jours consécutifs
 Rifamycine collyre 1 Goutte chaque heure par jour pendant dix jours
consécutifs la journée.
Si on ne peut pas avoir la Rifamycine collyre on peut prescrire un autre
antibiotique (à large spectre) tel que Tobramycine collyre ou si disponible et
accessible Erythromycine pommade 4 X 1 application par jour pdt 10 jours.
Chez les adultes
 Rifamycine collyre 1 goutte par heure pendant Dix jours la journée.
 Erythromycine 3 x 500 mg par jour pendant 10 jours ou Vibramycine /
Doxycilline 2 X 1 cé par jour pendant 7 jours.
Evolution chez les enfants
Sans analgésique ni antipyrétique, la fièvre disparait souvent au 3ème jour, le
rhume sèche au 7ème jour et la toux au 5 ème jour si traitement ci-haut bien
suivi.
CELLULITE ORBITAIRE BACTERIENNE.
Définition
Inflammation aigue de la péri-orbite, souvent secondaire à une sinusite.
Infection des tissus mous en arrière du septum orbitaire généralement causée
par [Link] aureus pyogènes et Haemophilus influenza
Les jeunes enfants sont spécialement à risque car les infections des voies
respiratoires hautes sont fréquentes et les murs des sinus ne sont pas bien
développés.
Causes
 Sinusite - généralement éthmoïdale
 Extension d’une cellulite pré septale à travers le septum orbitaire
 Propagation locale à partir des structures adjacentes (O.R.L ou
dentaires)
 Propagation hématogène (septicémie)
 Post-traumatique (plaie ou corps étranger)
 Post chirurgicale
Signes et symptômes / Caractéristiques
Début rapide avec signes cardinaux : malaise sévère, fièvre, douleur et baisse
visuelle.
Proptosis ;
Inflammation et œdème des paupières ;
A l’examen de base
Paupières Oedème chaud
Appareil lacrymal Sans particularité
Conjonctive bulbaire injectée et parfois chémosis
Conjonctive Sans particularité
tarsale sup
Cornée Sans particularité
Chambre antérieure Sans particularité
Iris et Pupille Sans particularité
Autres signes :
 Gonflement périorbitaire rouge, chaud et sensible
 Parfois ophtalmoplégie (paralysie des muscles extra oculaires, 4 droits
et 2 obliques).
 Exophtalmie infectieuse, habituellement unilatérale ; d’installation
rapide,
 Ophtalmoplégie douloureuse.
 Dysfonction du nerf optique
Complications
Oculaires : Kératopathie d’exposition, hypertonie oculaire, occlusion
vasculaire rétinienne, endophtalmie et neuropathie optique.
Systémique : Méningite, abcès cérébral, thrombose du sinus caverneux, abcès
orbitaire et sous-périosté, septicémie parfois mortelle.
Traitement: Urgence médicale:
Médical
 Forte antibiothérapie par voie générale.
R / Ampicilline 100-200 mg / Kg / Jour ou Ceftriaxone I.V.D. ou ceftazidime en
I.M
R / Gentamycine 3-5 mg / Kg / jour / 5 jours et
R / Metronidazole I.V.D. ou orale
 Corticothérapie.
Chirurgical
En l’absence de réponse au protocole ci-haut ou en cas de menace visuelle.
CELLULITE PRESEPTALE
Définition
Infection des tissus sous-cutanés en avant du septum orbitaire causée par S.
aureus ou S. pyogènes.
Causes
Plaie cutanée ou piqure d’insecte.
Propagation d’une infection locale à partir d’un orgelet aigu ou d’une
dacryocystite.
Propagation hématogène à partir des voies respiratoires supérieures ou de
l’oreille moyenne.
Signes
Œdème périorbitaire rouge et douloureux
Traitement
Amoxicilline – acide clavulanique(Augmentin) oral
GLAUCOME
Définition
Neuropathie optique antérieure chronique et progressive avec généralement
une hypertension intraoculaire caractérisée par des altérations du champ
visuel, une excavation papillaire et une atrophie du nerf optique.
Classification :
 Glaucome primitif
 Glaucome primitif à angle Ouvert.
 Glaucome primitif à angle fermé ou Glaucome aigu à angle fermé.
 Glaucome secondaire à
 une corticothérapie locale de longue durée de plus ou moins 1
mois.
 un traumatisme oculaire : dislocation du cristallin, hyphema qui
bloque le trabéculum.
 une chirurgie oculaire : blocage de la pupille ou du trabéculum par
le vitré.
 une cataracte intumescente.
 une cataracte hyper mure.
 une maladie oculaire comme l’uvéite antérieure.
 la rubéose qui, génère des néo-vaisseaux rétiniens d’où le
glaucome néovasculaire.
 Glaucome congénital
 Par persistance congénitale de la membrane de BARKAN dans
l’angle irido cornéen.
 Glaucome absolu
 Dans ce cas il y a une perte totale de la vision irréversible ; donc la
victime ne voit plus rien.
On peut avoir augmentation de la tension intraoculaire pour des raisons
suivantes :
Dysbalance entre sécrétion et excrétion.
Augmentation de la production de l’humeur aqueuse par le corps ciliaire ;
Diminution ou blocage de l’excrétion ou de l’écoulement de l’humeur aqueuse.
Nous parlerons de ceux qui sont fréquents, entre autres :
GLAUCOME PRIMITIF A ANGLE OUVERT
Cause
Inconnue, toute fois c’est une maladie à tendance familiale donc héréditaire.
Facteurs de risque
Le glaucome peut affecter toutes les races, à n’importe quel âge. Il peut
affecter des personnes en très bonne santé.
 Personnes mélanodermes (Teint noir)
 Personnes avec forte myopie
 Personnes cortico-sensibles, utilisation récente ou ancienne des corticoïdes
localement ou par voie générale
 Personnes âgées (plus de 35 ans)
 Traumatisme oculaire direct
 Personnes avec un historique familial de glaucome ou d’hypertonie oculaire
 Personnes avec maladies cardio-vasculaire s’accompagnant de fluctuation
de la tension artérielle (HTA, hTA)
Signes et symptômes
Plus souvent asymptomatique pendant des années, mais on peut trouver
certains symptômes non spécifiques tels que des céphalées, sensation des
brûlures, vision floue, ou une baisse d’acuité visuelle,
Baisse d’acuité visuelle progressive sans douleurs chez généralement les
personnes âgées à partir de 35 ans.
Halos et cornée parfois floue (œdème cornée) quand la pression est trop
élevée
Chambre antérieure bien profonde et transparente
Pupille normale ou dilatée avec parfois réflexe photo moteur paradoxal ou lent
ou absent.
Examen du fond d’œil et du champ visuel sont la compétence du spécialiste.
Diagnostic
 Mesure de la pression intra oculaire qui peut révéler une élévation de la
valeur.
Et si le patient présente une normo tension (Glaucome à tension normale)
malgré la suspicion il faut faire le test de provocation qui consiste à placer le
malade dans l’obscurité durant 10 minutes et reprendre la mesure. En cas de
glaucome la T.I.0 augmente de 4 mm Hg ou plus.
 Ophtalmoscopie qui peut mettre en évidence une excavation papillaire.
Traitement
Il faut toujours transférer en temps un cas suspect ou confirmé chez
l’ophtalmologue pour la meilleure prise en charge car plus le diagnostic et le
traitement prennent du temps plus le pronostic visuel est mauvais.
Il est souhaitable de prescrire un anti dépresseur car souvent le malade a trop
peur de devenir aveugle dans un futur proche, alors il y a risque de
dépression mentale et tentative de suicide
Médical
Instiller le(s) collyre(s) toute la vie ; toutefois faire des contrôles réguliers de
la tension intra oculaire, de l’acuité visuelle et si possible du fond d’œil et du
champ visuel.
Remarque
Si vous suspectez ou confirmez un Glaucome Chronique Simple, il ne faut
jamais prescrire un collyre ou une pommade ophtalmique contenant un
corticoïde.
Indices de probabilité d’un GCS là où il n’y a pas d’ophtalmologue :
 Baisse de vision progressive sans douleur
 Reflexe photo-moteur lent, ou paradoxale, parfois mydriase aréflexique
 Malade avec comme plainte ‘‘Halos’’ càd vision des lumières sous forme
d’arc en ciel sur une ampoule allumée
Chirurgical
Trabéculectomie classique de Cairns.
But du traitement, qu’il soit médical ou chirurgical : conservation de la vision,
donc que la vision reste là où elle est. Il faut bien expliquer le but du
traitement au patient et l’exhorter de sensibiliser les membres de sa famille
de faire chacun le dépistage pour au moins sauver les yeux d’autres
personnes.
Et lui prodiguer des conseils à observer tels que :
 -Faire les examens de contrôle régulièrement selon ce que le clinicien va
lui recommander
 -Instiller son collyre chaque jour sans interruption aux mêmes heures :
(6Heures et 12Heures par exemple si il s’agit de collyre Timoptol Intervalle de
12 heures)
 -Eviter de mettre n’importe quel médicament dans les yeux sans
consulter un ophtalmologue qui seul, doit juger quand et pourquoi mettre un
autre médicament car les corticoïdes par exemple élèvent la tension intra
oculaire
 -Eviter l’alcool et le tabac
Un diagnostic précoce et un traitement appropriés contribuent à diminuer
l’incidence globale du glaucome ; plus le diagnostic et le traitement
prennent du temps plus le pronostic visuel est mauvais et il faut savoir que le
traitement et les conseils y afférents sont de la compétence du seul spécialiste
car le traitement médical est à suivre toute la vie avec bien sur des contrôles
de la tension intra oculaire et du champ visuel, voire même de l’acuité visuel
et du fond d’œil ; ainsi il faut une éducation thérapeutique pour convaincre le
patient à adhérer au traitement.
GLAUCOME AIGU À ANGLE FERME (GAAF)
Cause
Prédisposition anatomique de l’œil : chambre antérieure peu profonde, angle
irido cornée étroit.
Typiquement, la crise glaucomateuse est unilatérale et fait suite à une
dilatation de la pupille, ou apparaît sous l’effet de l’obscurité et/ou d’un stress
émotionnel ; les crises peuvent être déclenchée par des mydriases
pharmacologiques.
Signes et symptômes
Douleur intense de début brutal, cette douleur peut irradiée vers les tempes,
en arrière de la tête, et aux mâchoires, et parfois masquer son origine
oculaire.
Les nausées et vomissement dus à une irritation du nerf vague.
Diminution de l’acuité visuelle brusque et douloureuse.
A l’examen n de base
Paupières Sans particularité
Appareil lacrymal Sans particularité
Conjonctive Injection ciliaire péri kératique
bulbaire
Conjonctive Sans particularité
tarsale sup
Cornée Floue / œdème
Chambre Peu profonde
antérieure
Iris et Pupille Mydriase aréflexique
Traitement :
Urgence médicale puis chirurgicale.
But du traitement d’urgence :
 Conservation de la vision.
 Diminution de la pression intra oculaire.
 Rétablissement de la transparence de la cornée.
 Soulagement de la douleur.
GLAUCOME CONGENITAL
Cause
Persistance congénitale de la membrane de Barkam sur le trabéculum au
niveau de l’angle irido cornéen. Obstruction du trabéculum par un feutrage
qui persiste dans l’angle irido cornéen à la naissance.
Signes et symptômes
 Mega cornée
 Photophobie
 Larmoiement
 Buphtalmie, l’œil est globalement agrandi dans ses diamètres et prend
l’aspect d’une pseudo exophtalmie.
A l’examen de base
Paupières Sans particularité
Appareil lacrymal Sans particularité
Conjonctive Sans particularité
bulbaire
Conjonctive tarsale sup Sans particularité
Corné (Floue)Œdème avec des stries et un diamètre antérieur long chez
e un enfant.
Chambre bien profonde et transparente
antérieure
Iris et parfois dilatée (mydriase), réflexe photo moteur lent ou
Pupille paradoxale
N.B. Chez un nouveau-né qui fuit la lumière (Photophobie) et ou qui retient
l’attention de la beauté de ses gros yeux, pensez au glaucome congénital.
Diagnostic
Examens sous narcose (anesthésie générale)
Tension intra oculaire élevée.
Diamètres antérieurs de la cornée : anormalement élevés, supérieur à 12mm.
Examen du fond d’œil : excavation pupillaire glaucomateuse,
Traitement
Urgence médicale et chirurgicale.
Ainsi il faut transférer en temps chez l’ophtalmologue pour prise en charge.
N.B. Tout enfant avec des gros yeux devra être référé chez l’ophtalmologue
pour diagnostic et prise en charge.
ONCHOCERCOSE
Définition
Encore appelée cécité des rivières, est une affection parasitaire causée par un
ver filaire appelé onchocerca volvulus. Le parasite est transmis par la piqûre
d’une petite mouche appelée simulie.
Transmission
-Les agents infestants, le micro filaires / embryons émis par les parasites
(vers adultes) femelles sont transmis par le simulium damnosum (vecteur) qui
a besoin du sang pour la maturation de ses œufs. Et va puiser ce sang chez
l’homme et en même temps lui injecter les larves d’onchocerca volvulus dont
elle est porteuse. L’insecte se produit par ponte sur des supports immergés
dans des cours d’eau à vitesse relativement rapide (0,70 à 2 m par minute)
c’est ce qui explique la localisation de la maladie à proximité des rivières.
Néanmoins la puissance de vol de la simulie est telle que portée par le vent
elle peut se retrouver à plus de 400 km de son lieu d’origine. L’homme est le
réservoir définitif du parasite. Lui seul peut assurer le développement. Et
c’est sur l’homme malade que l’insecte vecteur va se réapprovisionner pour
assurer le cycle de la maladie.
Manifestations cliniques :
 Le syndrome général
Fièvre, céphalées, asthénie, retard staturo-pondéral, infantilisme génital,
sensibilité aux infections récurrentes.
 Le syndrome cutané ou onchodermique.
Prurit, lésions de grattage, épaississement de la peau, peau de lézard, peau de
serpent, peau de caïman, peau d’éléphant ou selon la modification de la
pigmentation de la peau : Peau de léopard.
 Le syndrome nodulaire ou onchocercomateux
Traduction visible, sous cutanée de la présence des filaires adultes dans
l’organisme. Les nodules siègent toujours aux endroits où les os affleurent la
peau (gril costal, omoplate, crête iliaque, grand trochanter, cuir chevelu).
 Le syndrome oculaire
Kératite nodulaire ou nummulaire plus nombreuses en périphérie, d’aspect
d’une pièce de monnaie mal frappée ou usée, légèrement bombée. A cause de
la moindre densité de ces nodules au centre, n’entraîne pas par elle-même des
troubles visuels graves.
Kératite linéaire : elle occupe toute la surface cornéenne et évoque des fibres
de verre en chassées dans le stroma. Dirigés dans tous les sens, elles sont la
trace du passage des micro filaires à travers la cornée débutant à 9heures et à
11heures au limbe et progresse à la fois vers le centre et vers le bas de la
cornée, jusqu’ à constituer une opacité en demi-lune qui occupe toute la partie
inférieure de la cornée.
Ultérieurement elle se développe vers le haut et finit par envahir toute la
cornée.
Uvéite antérieure spastique : pouvant entraîner des conséquences graves
pour le tonus oculaire. Existence des réactions inflammatoires se traduisant
par un Tyndall spontané ou provoqué.
Diagnostic
 Biopsie cutanée (Skin test)
 Anamnèse
 Examen physique (recherche des nodules)
 Examen oculaire : filaire dans l’œil.
Traitement
La nodulectomie est discutée.
L’Ivermectine ou Mectizan est le seul médicament à utiliser actuellement.
Posologie du Mectizan à 3mg:
En fonction du Poids En fonction de la taille
Poids en Kgs Dose Taille en Cm Dose
65 et plus 4cés 159 et plus 4cés
45 à 64 3cés 141 à 158 3cés
26 à 44 2cés 120 à 140 2cés
15 à 25 1cé 90 à 119 1cé
Inférieur à 15 Aucun Moins de 90 Aucun
Contre- indications
Femmes allaitant un enfant de moins d’une semaine.
Personnes gravement malades.
Enfant de moins de 90cm et moins de 15 kg.
Enfants de moins de 5 ans.
Femmes enceintes.
Prévention
Dans l’Onchocercose, la réponse inflammatoire provoquée par les
microfilaires d’Onchocerca volvulus dans la rétine et la cornée finit par causer
la cécité. Les programmes de lutte contre cette maladie, basés sur la
distribution communautaire d’Ivermectine et sur des mesures pour lutter
contre la mouche Simulium, se sont avérés très efficaces dans la prévention
de la cécité.
TRACHOME
Définition :
Une blépharo kérato conjonctivite chronique provoquée par des infections à
répétition par des Chlamydia trachomatis.
Cause
Plusieurs facteurs dus à l’environnement favorisent le trachome, d’autres
jouent un rôle important dans la transmission des infections répétées de cette
maladie.
Environnement : facteurs favorisant le trachome.
 Sécheresse (manque d’eau),
 Sable, poussières (manque d’eau),
 Saleté (excrément humain et animal),
 Secrétions (sur le visage des enfants)
Transmission
Facteurs favorisant les réinfections au chlamydiae :
 Mains : yeux, mains sales, yeux.
 Mouches : yeux, mouches, yeux.
 Mouchoirs, linges : yeux, mouchoir, linges, yeux.
 Milieu, famille : entre mère, frères et sœurs.
Signes
Les signes de trachome se repèrent le plus aisément sur la conjonctive tarsale
supérieure (en eversant la paupière supérieure), ainsi que sur la cornée. La
gravité d’un trachome dépend de l’importance de l’inflammation provoquée
par les infections à répétition, surtout pendant l’enfance.
Trachome actif
 TF : Trachome Folliculaire (cinq follicules ou plus sur la conjonctive
tarsale supérieure).
 TI : trachome Inflammatoire (50% ou plus des vaisseaux de la
conjonctive tarsale supérieure sont cachés par l’hypertrophie papillaire).
Trachome cicatriciel :
 TC : Trachome Cicatriciel (cicatrices conjonctivales).
Trichiasis entropion:
 TT : trichiasis trachomateux (au moins un cil retourné et touchant le
globe oculaire).
Cicatrice cornéenne :
 OC : Opacité de la cornée (une opacité cachant au moins une partie de
la pupille).
NB. TF et TI s’observent surtout chez les enfants en âge pré scolaire et
scolaire, ainsi que chez les mères. Dès 15ans, TC, TT et OC apparaissent plus
souvent chez la femme que chez l’homme, avec une prévalence augmentant
graduellement avec l’âge.
Traitement
Stratégie
Education du patient et de sa famille en ce qui concerne la nécessité de se
laver le visage quotidiennement.
Traitement individuel :
Lors de TF et de TI, application de Tétracycline en pommade ophtalmique
deux à trois fois par jour pendant six semaines. Lors de trachome sévère (ex.
TI grave), traitement avec des sulfamides par voie générale ou la tétracycline
par voie pendant 14 jours.
Les antibiotiques anti-chlamydiens sont un élément-clé de la stratégie
CHANCE.
La tétracycline est un agent anti-chlamydien efficace ; cependant, en raison
de son effet sur les dents en formation, l’administration de la tétracycline par
voie orale est à éviter chez les enfants de moins de 12 ans et chez les femmes
enceintes ou chez celles qui allaitent. Appliquée sois forme de pommade
ophtalmique, elle présente moins de risque que lorsque administrée par voie
orale. Fort heureusement, au cours des années quatre-vingt-dix, il a été
montré qu’une prise unique de l’antibiotique Azythromycin 20 mg par
Kilogramme de poids corporel, dose maximale étant de 1 gramme traitait avec
succès les infections oculaires à chlamydia trachomatis et que le traitement
de masse était pratiquement possible, bien acceptée par la communauté et
efficace, et n’entrainait que peu d’effets secondaire. Son principal
inconvénient est son prix élevé.
Epilation des cils en cas de trichiasis, correction chirurgicale lors d’entropion.
Traitement communautaire :
Idéalement, toute la famille ou toute la communauté devrait être traitée.
Prévention
La survenue du trachome cécitant peut être prévenue par la mise en œuvre
complète de la stratégie CHANCE (CHirurgie du trichiasis, Antibiotiques,
Nettoyage du visage et Changement de l’Environnement pour empêcher la
transmission de la maladie).
Education quant à l’importance de se laver le visage tous les jours,
spécialement en ce qui concerne les enfants d’âge pré scolaire et scolaire.
Eléments-clés pour une communication efficace dans la lutte contre le
trachome :
Nous avons identifié cinq éléments-clés pour une communication efficace dans
la lutte contre le trachome :
 Développer des activités d’éducation sanitaire en accord avec la culture
locale
 Former et soutenir des communicateurs au niveau local
 Adapter les messages et les méthodes de communication à la population
ciblée
 Assurer la cohérence des messages et des services de la stratégie
CHANCE
 Suivre et évaluer les activités de promotion sanitaire
Application de tétracycline en pommade ophtalmique pour toutes les
inflammations oculaires aigues avec secrétions ; en particulier lors
d’épidémies de conjonctivite.
Complications
Quelle qu’en soit la cause, une conjonctivite sévère peut provoquer une
ulcération de la cornée qui peut conduire à la cécité.
L’inflammation trachomateuse laisse des cicatrices sur la conjonctive tarsale
provoquant le retournement de la paupière vers l’intérieur (entropion). Les
cils frottent ainsi sur la cornée (Trichiasis) et provoquent une ulcération qui
peut conduire à la cécité.
AVITAMINOSE A
Synonymes : - Xérophtalmie ou Carence en vitamine A (CVA)
Définition :
La xérophtalmie est un état de sécheresse oculaire due à une carence en
vitamine A.
Cause
 Malabsorption : Diarrhée chronique empêchant l’absorption de la
vitamine A,
 Besoin accru pendant ou après une maladie infectieuse fébrile ex :
Rougeole
 Apport insuffisant: Malnutrition
Signes cliniques et classification
La carence en Vit A affecte les structures épithéliales des plusieurs organes,
l’œil étant l’exemple le plus évident et le plus spectaculaire.
La manifestation clinique classique de la carence en Vitamine A est la
xérophtalmie « œil sec ».
 Héméralopie ou stade XN. Cécité crépusculaire généralement chez les
enfants sous cinq.
 Xérosis conjonctival ou stade X1A Sécheresse marquée de la conjonctive
 Tâche de BITOT ou stade X1B. Plaque de teinte gris argent à surface
spumeuse, en temporal très souvent bilatérale
 Xérosis cornée ou stade X2. Kératite ponctuée superficielle.
 Ulcère cornéen ou stade X3A. Stade irréversible de la destruction de
l’œil
 Kératomalacie ou stade X3B. Ramollissement de la cornée
 Cicatrice cornéenne ou stade XS. Leucome ou staphylome cornéen
 Fond œil xérophtalmique ou stade XF. Petits points au trajet des
vaisseaux.

Traitement :
Schéma thérapeutique
Enfants > 1 an ou adulte : Vit A 200.000 UI P.O J1 J2 J14
Enfants <1 an ou < 8 Kg : Vit A 100.000 VI P.O J1 J2 J14
Femme en âge de procréer avec XN ou X1B : Vit A 100.000 UI / jrs x 14 jrs
Schéma préventif
Enfants > 1 an ou adulte : Vit A 200.000 UI tous les 6 mois
Enfants < 1 an ou < 8 Kg : Vit A 100.000 VI tous les 6 mois
Enfant atteint de rougeole ou d’épisodes fréquents de diarrhée, de fièvre
prolongée, de pneumopathie dans les zones à risque de M.P.C.
< 1 an ou < 8 Kg : rétinol 100000 UI
> 1 an ou adulte : rétinol 200.000 UI
Enfant < 6 mois non allaité au sein : rétinol 50.000 UI stat.
Femme allaitante dans les zones à risque : 200.000 UI de rétinol lors de
l’accouchement ou dans le 2 mois qui suivent.
N.B : En cas d’ulcère cornéen :
Adjoindre Atropine en pommade ophtalmique 1 x / jr,
Tétracycline en pommade ophtalmique 3 x / j et
Pansement oculaire empêchant l’enfant de se frotter les yeux, ce qui
provoquerait une surinfection et ou une perforation.
Prévention de la carence en Vitamine A
La prévention est cruciale : la supplémentention en vitamine A, la vaccination
contre la Rougeole et les conseils diététiques entrainent une diminution très
nette de la xérophtalmie.
-Prévention de la malabsorption.
-Distribution d’une dose prophylactique de la vit A. à tout enfant soufrant de :
Rougeole, diarrhée chronique, malnutrition et de cécité nocturne avec de
tâches de Bitôt.
-Education des mères et des futures mères sur l’importance des aliments
riches en vit A.
-Lait de mère, mangues, papayes, légumes à feuilles vertes, volailles, foie de
morue… produits laitiers, tarons, patates douces jaunes.
RETINOBLASTOME
Définition
C’est une tumeur de l’œil de l‘enfant jeune, se développant à partir des
cellules immatures de la rétine. C’est une tumeur maligne jusqu’à l’âge de 2
ans.
Symptômes
Dans 90% des cas, le rétinoblastome se manifeste avant l’âge de trois ans.
Les parents rapportent :
Une Leucocorie (pupille blanc jaunâtre) dans 60%,
Un strabisme dans 20% et
Un œil rouge dans 10% des cas.
Tout strabisme de l’enfant doit faire effectuer un fond d’œil sous dilatation
pupillaire, pour éliminer un rétinoblastome.
Signes et diagnostic
L’ophtalmoscopie met en évidence une tumeur rétinienne vascularisée blanc
grisâtre, cette tumeur était autrefois appelée œil du chat. Une infiltration du
corps étranger vitrée, de la chambre antérieure (pseudo hypopion) et de
l’orbite est possible.
Cette tumeur est souvent calcifiée. Des radiographies ou un Scanner, en
mettant en évidence ces calcifications, peuvent donc aider au diagnostic
dans les formes douteuses.
Diagnostic différentiel
 Cataracte.
 Décollement de rétine.
 Persistance du vitré primitif hyperplasique.
 Strabisme primaire (avec le strabisme).
 Infection (avec l’œil rouge).
Traitement
Si vous suspectez ou confirmez un rétinoblastome il faut conscientiser les
parents de l’enfant et procéder au transfert d’urgence au service
d’ophtalmologie le plus proche pour une meilleure prise en charge.
‘’Il y a question de vivre sans œil ou yeux que de mourir tôt avec les deux
yeux’’
Urgence chirurgicale.
Les tumeurs dont le diamètre est de moins de quatre fois celui de la pupille
peuvent révéler de la radiothérapie, administrée par des plaques de
ruthénium ou d’iode radioactif (brachygraphie) et de la cryothérapie. Les
tumeurs plus volumineuses imposent l’énucléation.
Prophylaxie
Après le diagnostic, il faut examiner l’œil controlatéral sous dilatation
pupillaire tous les trois mois pendant cinq ans ; ensuite, on peut espacer les
intervalles.
Evolution clinique et pronostic
Sans traitement, le rétinoblastome finit par métastaser au cerveau et aboutit
au décès, il se développe fréquemment une deuxième tumeur maligne, comme
un ostéosarcome.
Toute tache blanche au niveau de la pupille d’un enfant doit être transférée
chez un ophtalmologue pour le diagnostic et la prise en charge adéquate en
temps.
TRAUMATISMES OCULAIRES.

Introduction
En soi un accident n’existe pas, il existe le mauvais comportement des gens.
Pour évaluer l’urgence du traitement des traumatismes oculaires ; il faut
distinguer les traumatismes ouverts des traumatismes fermés du globe
oculaire. Les traumatismes ouverts sont prioritaires du fait du risque de perte
de l’œil.
TRAUMATISME OCULAIRE FERME / CONTUSION OCULAIRE
Etiologie :
 Coup de poing ; Bouchon de champagne ; Corne d’un bovin ; Balle ; Pierre ;
Chute sur un œil. Etc
Il en résulte parfois une déformation notable du globe oculaire, quand le
diamètre de l’objet contondant ou traumatisant est moindre que celui des
structures osseuses de l’orbite.
Symptômes subjectifs
 Douleur oculaire
 Baisse de vision de loin
Signes objectifs / ou cliniques
La déformation induit des tractions significatives sur les structures intra
oculaires et peut les déchirer.
Hématome orbitaire, responsable d’une exophtalmie.
Emphysème orbitaire se traduisant par une crépitation neigeuse sous cutané à
la palpation des paupières, il est pathognomonique de la présence d’air dans
l’orbite et signe une fracture de la lame papyracée de l’ethmoïde ; il peut
éventuellement se surinfecter, notamment en cas de corps étranger.
Certains hématomes peuvent aboutir à des complications visuelles par
compression du nerf optique et indiquer une décompression chirurgicale.
Parfois des déficits oculo moteurs au cours d’une fracture orbitaire.
A l’examen de base
Paupières Ecchymose palpébrale, Hématome palpébral,
gonflement
Appareil lacrymal Sans particularité
Conjonctive Hémorragie sous conjonctivale
bulbaire
Conjonctive Sans particularité
tarsale sup
Cornée Parfois floue ou œdematiée
Chambre Hyphema
antérieure
Iris et Pupille Sans particularité ou le plus souvent mydriase
aréflexique
Autre signe :
Cristallin : sub luxé ou cataracte traumatique à forme de feuille de
fougère.
Traitement
Immobilisation de l’œil
Collyre anti inflammatoire stéroïdien (Si pas de plaie confirmée ou suspectée
sur la cornée) tel que Maxidrol 3 x 1 Goutte par jour pendant au plus dix
jours.
Comprimé Anti inflammatoire non stéroïdien antioxydant. Ex. : Diclofenac en
per os
Il faut éviter le médicament pouvant modifier la taille de la pupille. Ex. :
atropine collyre ou pommade qui la dilate, pilocarpine collyre qui la diminue.
Remarque :
Si hypertension intra oculaire donc l’œil atteint est dur comme du bois
 Adjoindre : Timoptol collyre 0.5% ou 0.25% selon l’âge du traumatisé et
Diamox en per os.
Si hyphéma donc présence du sang dans la chambre antérieure :
 Repos absolu au lit en décubitus dorsal
 Beaucoup boire de l’eau potable.
 Pansement oculaire simple pour reposer l’oeil
Si (sub) - luxation du cristallin et ou cataracte traumatique :
 Il vaut mieux transférer vers un service spécialisé.
Complications
 Glaucome secondaire.
 Décollement de rétine.
 Cataracte
 Trou maculaire.
 Hématocornée
TRAUMATISME OCULAIRE OUVERT OU ECLATEMENT DU GLOBE
Etiologie
L’objet traumatisant est plus petit que le globe oculaire.
 Traumatisme par projection : fléchette, projectile d’armes (accidents de
chasse) et surtout éclats métalliques des actions de martellement (en général
l’éclat provient de l’outil qui frappe et non de l’objet frappé)…
 Traumatisme par perforation direct : lame, pointe, objet effilé,… .)
 Traumatisme par section : lame, éclat de verre (verre de lunettes, pare –
brise)…
Symptômes subjectifs et fonctionnels
 Baisse de vision.
Signes objectifs:
 Œil en état d’hypotonie : ce signe ne doit pas être recherché par un palper
bi digital intempestif qui risque d’aggraver les dégâts.
 Cataracte traumatique.
Examen de base
Paupières Sans particularité
Appareil lacrymal Sans particularité
Conjonctive Plaie sclérale, hernie de l’iris, Hémorragie Sous
bulbaire Conjonctivale
Cornée Plaie visible ou coaptée ou hernie de l’iris (masse brunâtre
ou noirâtre)
Chambre Effacée (athalamie) ou peu profonde et parfois
antérieure hypopion
Iris et Pupille Déformée avec parfois leucocorie
Traitement
 Prophylaxie antitétanique : V.A.T et S.A.T.
 Antibioprophylaxie : instillation de collyre antibiotique non coloré.
 Pansement stérile non compressif.
 L’urgence du transfert vers le service d’ophtalmologie s’impose après
les soins ci-haut.
 Antibiothérapie par voie générale
 Respecter les règles d’hygiène et d’asepsie pendant les soins
Remarque :
 L’application d’une pommade ophtalmique sur un œil perforé est
formellement contre indiquée.
 L’instillation d’un collyre coloré est interdite. Exemple : collyre
Rifamycine, collyre P.V.I, …
 Au cas où la plaie est délabrée ou l’œil est trop endommagé sans espoir
de récupérer la forme de l’œil et ou la vision il faut expliquer le traumatisé
et lui proposer directement l’éviscération pour éviter l’uvéite sympathique.
BRULURES OCULAIRES
Les brulures oculaires, quelle que soit leur nature, partagent en commun
d’être des urgences ophtalmologiques absolues qui exigent une prise en
charge immédiate.
Il en existe trois grandes variétés :
1. BRULURES CHIMIQUES
Etiologie
Acides, bases, détergents, solvants, colles (super gloo), irritants comme gaz
lacrymogène, chaux, sèves d’arbres (kiduha), [Link].
La sévérité est variable (de la légère irritation à la cécité) ; il est très
important de savoir si le produit est acide ou basique. Le produit acide est
moins dangereux que le produit basique car ce dernier pénètre en profondeur
dans l’œil progressivement. Toute fois certains acides, comme les bases
pénètrent en profondeur et provoquent des lésions tout aussi graves. L’acide
sulfurique (contenu dans les batteries de voiture) aspire l’eau des tissus et
dégage une chaleur importante qui affecte toutes les couches de l’œil.
Symptômes subjectifs
 Larmoiement
 Douleurs intenses
 Baisse de vision
Signes objectifs
 Blépharospasme
 Brulure ; la forme est d’autant plus grave que la conjonctive bulbaire est
plus blanche témoignant d’une ischémie.
 Les brulures acides induisent généralement une perte immédiate de la
vision, en raison de la nécrose superficielle. Dans les brulures alcalines, la
baisse de l’acuité visuelle se manifeste souvent au bout de plusieurs jours.
Traitement
 Les premiers soins, sur le site même de l’accident, revêtent une importance
capitale pour minimiser le risque des séquelles comme la cécité.
 Il faut irriguer l’œil immédiatement afin de limiter la durée de contact de la
substance chimique sur l’appareil visuel et abondamment avec une solution
aqueuse quelconque ni chaud ni froid et de PH neutre sur le lieu d’accident
pendant 15’ comme de l’eau de robinet, de l’eau minéral, des boissons
sucrées, du café, du thé, ou tout liquide similaire.
 Il faut éviter le lait qui majore la profondeur de la brulure en perméabilisant
la barrière épithéliale. Les grosses particules (comme les particules de chaux
dans les brulures à la chaux) doivent être rincées et retirées de l’œil.
 Administrer des anti-inflammatoires par voie générale per os. Ex :
Diclofenac
 Administrer de la vitamine C orale pour neutraliser les radicaux
cytotoxiques.
 Administrer les collyres antibiotiques; et jamais appliquer de pommades
oculaire car elles forment une barrière entre le caustique et les lavages
oculaires.
 Ce n’est qu’après ces soins qu’il faudra évaluer le bilan lésionnel et ou
transférer le malade chez un ophtalmologiste pour les soins appropriés.
Pronostic visuel et morphologique, et complications possibles
Le degré de l’ischémie conjonctivale et des vaisseaux limbiques reflète la
sévérité de la brulure. Plus elle est marquée, plus grave est la brulure. La
forme la plus sévère de brulure chimique se présente comme un « œil de
poisson cuit », de pronostic particulièrement sombre, avec possible cécité.
Les brulures chimiques modérées à sévères des conjonctives bulbaires et
palpébrales peuvent entrainer des adhérences entre les conjonctives bulbaires
et palpébrales qu’on appelle symblépharon. Les réactions inflammatoires de la
chambre antérieure secondaires aux brulures chimiques peuvent se
compliquer de glaucome secondaire.
2. BRULURES THERMIQUES
Etiologie / circonstances
Il peut s’agir d’une flamme soudaine comme celle d’un briquet par exemple,
des vapeurs chaudes, d’eau bouillante et des projections des graisses chaudes
(huile de cuisson par ex.), d’un liquide chaud, de métal en fusion. En raison de
la fermeture reflexe de l’œil, l’atteinte porte également fréquemment sur les
paupières.
Symptômes subjectifs
 Larmoiement
 Douleurs
Signes objectifs
 Blépharospasme
 Brulure de la paupière
 Opacification immédiate de la cornée.
Traitement
 Application de pansement antiseptique réfrigérant pour soulager la
douleur.
 Collyres antibiotique et trophiques.
 Le traitement efficace ressort du spécialiste en excisant les zones
nécrotiques de la peau, de la cornée et de la conjonctive, sous anesthésie
locale puis pommade antibiotique.
Pronostic et complications
L’évolution clinique d’une brulure thermique est habituellement plus
favorable que celle des brulures chimiques ; toutes fois, l’évolution sans
traitement peut être à la base des complications : rétractions palpébrales :
ectropion, soudure conjonctivale et la cicatrice cornéenne (taie cornéenne par
exemple qui peut diminuer la vision).
3. BRULURES PAR RADIATION
Etiologie
Les radiations ionisantes (neutron ou rayons X ou gamma) sont des ondes
électromagnétiques très énergétiques pouvant induire une ionisation et la
formation des radicaux libres. La profondeur de pénétration dans l’œil dépend
de leur longueur d’ondes avec des atteintes tissulaires caractéristiques dont
les lésions tissulaires se manifestent toujours après un certain temps de
latence, souvent après des années. Cette atteinte tissulaire fait habituellement
suite à l’irradiation d’une tumeur de l’œil ou d’un rhino-pharynx. Le soleil
(avec les rayons ultra-violets et les rayons infrarouges) et la lumière visible.
Ceux qui regardent directement sans protection appropriée l’éclipse de soleil
sont victime de brulure par radiation.
LE COUP D’ARC DE SOUDURE.
Symptôme subjectif
Si brulure par radiations ionisantes :
 Perte des cils et de la pigmentation des paupières, avec blépharites ; baisse
de l’acuité visuelle.
Si coup d’arc de soudure ou rayons solaires :
 Douleur oculaire, rougeur de la conjonctive bulbaire, larmoiement parfois.
Signes objectifs
Si brulure par radiations ionisantes :
 Blépharites, madarosis, œil sec.
 Cataracte radique survenant en général dans les 1-2 ans suivant
l’irradiation.
Si coup d’arc de soudure :
 Conjonctive bulbaire très rouge, cornée parsemée des lésions superficielles.
Remarque:
 Les rayons ultra-violets provoquent une Kérato-conjonctivite.
 Les rayons infra rouges provoquent une cataracte dite radique.
 La lumière visible (éclipse de soleil) provoque une maculopathie.
 L’arc de soudure provoque une kérato-conjonctivite.
Traitement
Prophylaxie
 Protéger l’œil dans les protocoles des radiothérapies de la tête et du coup.
 Protéger toujours les yeux pendant la soudure et porter une protection
appropriée pour regarder l’éclipse de soleil.
 Porter des lunettes de protection pendant le séjour à la mer, à la neige, et
dans le désert.
Curatif
Si Kérato-conjonctivite:
 Repos dans une pièce sombre et éviter les mouvements oculaires.
 Collyre antibiotique, Ex. Collyre Gentamycine
 Collyre trophique cicatrisant. Ex. Collyre Vitamine B12
 Collyre atropine.
PREVENTION DES TRAUMATISMES:
En soit les traumatismes n’existent pas mais il existe le mauvais
comportement des gens. Les traumatismes oculaires et les cécités qui en
découlent peuvent etre prévenus par :
 Un traitement précoce adéquat et correct (par la personne qu’il faut et dans
une structure bien équipée) de tout traumatisme de l’appareil visuel.
 Un renforcement des règles de sécurité, comme le port des lunettes de
protection pour les ouvriers accomplissant des tâches qui les exposent aux
blessures oculaires
 Des programmes éducatifs portant sur la protection des yeux.
Il faudra savoir qu’il n’y a pas d’accidents, il n’y a que des comportements
délibérés que les gens ont eu et ont voulu avoir, insensé qu’ils sont. Les seuls
moyens de protection contre les accidents sont votre bon sens et votre
conscience du danger qui vous protègent, et non pas le matériel ou l’engin, ou
le véhicule qu’on utilise.
Travail pratique :
1. Récoltez les médicaments à usage ophtalmologique vendus dans des
pharmacies locales et classez-les selon leurs groupes
2. Auprès des parents et amis, récoltez les maladies courantes de l’appareil
visuel en langues et ou dialectes locaux et nommez-les en termes médicaux.
3. Quelle est la méthode de CREDE utilisée dans des salles de naissance de la
place et critiquez la selon le cours
4. Aux Centres de santé (5), quelles sont les affections de l’appareil visuel
prises en charge par les Infirmiers titulaires et comment ? (Critiquer le
diagnostic et le traitement) .
5. Quels sont les médicaments à usage ophtalmologique vendus et achetés
dans des pharmacies locales sans ordonnances médicales (Automédication).
Quelles en sont les conséquences sur l’appareil visuel. ?

BIBLIOGRAPHIE

1. Catherine Ganen-Albou et Eric Tuil, Ophtalmologie, Ed. Estem, Ed. Med-


Line 1992-1995
2. Claire Monin et Jean Pierre Loyer, les bases de réfraction, tome 2 BBGR
3. Erika Sutter, Allen Foster et Victoria Francis, Hanyane-Bien voir et mieux
vivre au village, 1989
4. Flavien M. MUYINGA, Guide pratique d’ophtalmologie-Affections
courantes de l’appareil visuel-Là où il n’y a pas d’ophtalmologue, Tome II,
(Inédit)
5. Flavien M. MUYINGA, Guide pratique d’ophtalmologie-Anatomie et
physiologie de l’appareil visuel-Là où il n’y a pas d’ophtalmologue, Tome I,
(Inédit)
6. Flavien M. MUYINGA, Guide pratique d’ophtalmologie-Bon usage des
médicaments en ophtalmologie-Là où il n’y a pas d’ophtalmologue, Tome III,
(Inédit)
7. Gérard K Lang, Atlas de poche en couleurs, Ophtalmologie, Ed Maloine,
2002
8. Hency Hamard et alii, ophtalmologie, Ed Viget, Paris 1993
9. J. Flament, Ophtalmologie, pathologie du système visuel, Éd Masson 2002
10. J. Barbizet et J.P. Frejaville, Le concours Médical, Notions pratiques
d’ophtalmologie, supplément au N 47 du 20 Novembre 1971
11. OPC, Cours d’ophtalmologie, destiné aux personnels paramédicaux, Ed
Société ESSILOR
12. Prof Dr B Algan, Diagnostic urgent en ophtalmologie, 4eme Ed
Laboratoires H Faure 1984
13. Prof J. Vedy, Prof P. Queguiner at alii, Cours d’ophtalmologie, OPC, Ed
essilor

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