FICHE DE PREPARATION DE LA LECON
TITRE : LE PASSIF LATIN FICHE
N°………
Branche Latin Sous Branche Grammaire
Section Littéraire Option Latin-philo
Sujet Le passif latin classe 1ère littéraire
Matériel didactique Professeur Silvère NGOMA
Objectif A l’issue de cette leçon, tout élève sera capable de conjuguer tous les
opérationnel verbes au passif
Référence Grammaire de Give 13
Activité initiale
METHODES ET PROCEDES MATIERE A ENSEIGNER
Rappel
Combien de voix existe-t-il en latin? Deux voix
Citez le deux voix ? La voix passif et la voix active
Motivation
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Inscription du sujet sur le TN et dans
les journaux de classe des élèves. MAXICOURS
Collège > 4eme > Latin > La société romaine
La société romaine
Parmi les divisions que connaissait la société
romaine, il y en a une qui a longtemps existé : celle
entre les citoyens et les non-citoyens.
1. Les citoyens (civis, is, m.)
a. Généralités
Tout citoyen romain portait les trois noms (tria
nomina) :
• le prénom (praenomen, inis, n.) ;
• le nom (nomen, inis, n.) ;
• le surnom (cognomen, inis, n.).
Un citoyen romain complet (civis optimo jure) avait
plusieurs droits :
• civils (jura privata) : ces droits comprenaient celui
de se marier (jus conubii), celui de posséder des
immeubles (jus commercii) et celui d’intenter un
procès (jus legis actionis).
• politiques (jura publica) : ces droits comprenaient
celui de voter (jus suffragii), celui d’être élu à une
magistrature (jus honorum) et celui d’en appeler au
peuple contre une sentence des magistrats (jus
provocationis).
Ce citoyen avait aussi quelques obligations
(munera) :
• celle de se présenter au recensement (census) ;
• celle de servir dans l’armée (militia) ;
• celle de payer un impôt, le tribut (tributum) et ce
jusqu’en 168 avant J.-C.
Pendant la royauté, on distinguait deux classes
parmi ces citoyens : les patriciens et les plébéiens.
Les premiers étaient avantagés puisqu’ils avaient
des droits que les seconds n’avaient pas. Ces deux
classes ont souvent été en conflit, les plébéiens
voulant acquérir le droit de participer à la vie de la
cité.
b. Évolution
A partir de Servius Tullius (roi qui règna de 578 à
534 av.J.-C.), la société romaine a été divisée en
centuries, à savoir des bataillons de cent hommes.
Elles étaient formées selon la fortune de ses
membres, celle-ci étant évaluée tous les cinq ans par
un recensement (census). Il en existait 193.
Les plus riches de la société appartenaient à l’ordre
équestre, constitué de chevaliers (equites), appelés
ainsi parce qu’à l’origine ils servaient dans la
cavalerie.
Ces derniers ont délaissé l’armée pour se consacrer
aux affaires vers le IVe siècle : les publicains
percevaient les impôts et d’autres étaient de grands
négociants ou des banquiers (negotiatores).
Les patriciens et les plébéiens ont constitué la
nobilitas, l’ordre sénatorial composé de citoyens
dont les ancêtres avaient exercé une magistrature
curule (consulat, préture, édilité curule et censure).
C'était une classe puissante.
À partir du IIe siècle av.J.-C., un homme pouvait
fonder sa nobilitas en accédant aux magistratures : il
était alors appelé « homme nouveau » (homo
novus). Au début la nobilitas et l'ordre équestre ont
eu un rapport étroit mais à partir de 218 av.J.-C., la
loi Claudia limita les possessions des sénateurs, ce
qui sépara les deux classes.
Les citoyens les moins riches qui n’ont aucun bien à
part leur famille étaient appelés proletarii (de proles
signifiant « descendance »).
Parmi les plus pauvres se trouvaient les clients
(cliens, clientis, m.) unis à un patron (patronus, i,
m.) par le lien de la fides (parole donnée, confiance
partagée, loyauté). À l’époque royale, les clients
faisaient partie de la gens (famille) de leur patron,
ils en portaient le nom. Puis le lien juridique entre
les deux a disparu.
Le client venait saluer son patron tous les matins
(salutatio matutina), il recevait la sportula, un petit
panier de provisions ou une somme d’argent.
2. Les non-citoyens
Parmi les non-citoyens, on distinguait deux classes :
les hommes libres et ceux qui ne l’étaient pas, à
savoir les esclaves.
a. Les esclaves
Les esclaves (servus, i, m.) étaient des prisonniers
de guerre, des condamnés pour dettes ou encore des
enfants, soit « exposés » à la naissance par leurs
parents, soit « ramassés » et élevés par des
marchands d’esclaves. Les enfants d’esclaves
devenaient eux aussi esclaves puisqu’un enfant avait
le même statut que sa mère.
Jusqu’à la fin de la république, le maître (dominus,
i, m.) avait tous les droits sur son esclave : il pouvait
le vendre, le battre, le torturer, le tuer ou louer ses
services à quelqu'un d'autre.
Les esclaves n'avaient théoriquement aucun droit,
même celui de se marier. Mais cet interdit n’était
pas respecté, d’autant que les enfants nés de l’union
de deux esclaves étaient esclaves eux-mêmes, ceux
qui étaient avantageux pour le maître.
La condition des esclaves variait selon le maître et
le secteur dans lequel ils travaillaient. On distingait
deux catégories d'esclaves :
• les esclaves publics : ceux-ci appartenaient à l’état.
Ils pouvaient effectuer diverses fonctions (archives,
gardiens de prison, entretien des routes…) et ils
étaient payés.
• les esclaves privés : on distinguait deux catégories.
- ceux qui travaillaient à la campagne : ils faisaient
partie de la familia rustica. Employés sur un grand
domaine, ils étaient dirigés par intendant (villicus, i,
m.); leur condition était très difficile.
- ceux qui travaillaient en ville : ils faisaient partie
de la familia urbana. Ceux-ci exerçaient différents
métiers (médecin, portier, cuisinier, nourrice,
précepteur…). C’était dans cette catégorie
qu’entraient les prostituées (qui appartenaient à un
leno), les gladiateurs (entraînés par un laniste), les
artistes de théâtre et les cochers du cirque.
Certains esclaves recevaient une petite somme
d’argent qu’ils économisaient (peculium, ii, n.) pour
racheter leur liberté.
b. Les hommes libres
Dans la société romaine, il existait des hommes qui
n'étaient pas citoyens, mais qui étaient quand même
libres. Parmi ces hommes, on trouvait :
• Les affranchis
On appelait « affranchi » un esclave devenu libre.
Ils pouvaient acquérir leur liberté de différentes
façons : ils pouvaient la racheter eux-mêmes grâce
au pécule qu’ils avaient mis de côté ou leur maître
pouvait décider de les affranchir pour diverses
raisons, et par testament sous l’empire. Les mots qui
désignaient respectivement l’affranchi et
l’affranchissement étaient libertus, i, m. et
manumissio, onis, f. du nom manus, us, f. « la main
».
Au cours de la cérémonie, l’affranchi pouvait
coiffer le bonnet phrygien, symbole de liberté. Il
prenait les prénom et nom de son ancien maître, et
son nom d’esclave devient son surnom : par
exemple, l’esclave que Marcus Tullius Cicero a
affranchi, Tiron, s’est nommé Marcus Tullius Tiro.
Un affranchi ne jouissait pas de tous les droits de
citoyen (civis minuto jure) et il n’avait pas la même
considération qu’un homme né libre (ingenuus)
puisqu’il avait des obligations envers son ancien
maître, son patron. En revanche ses enfants étaient
des citoyens à part entière.
• Les pérégrins
Il s'agissait des étrangers (peregrinus, a, um) qui
résidaient à Rome.
À l'origine, ils n’avaient aucun droit mais en 241, un
préteur pérégrin a été créé pour s’occuper d’eux,
puis sous l’empire, beaucoup ont obtenu le droit de
cité.
L'essentiel
La société romaine n’était pas une société égalitaire.
En effet on distinguait les hommes libres et les non-
libres, les esclaves (servus). Parmi les hommes
libres, il y avait les citoyens à part entière (civis) et
ceux qui ne l’étaient pas : l’affranchi (libertus) et
l’étranger (peregrinus).
Même les citoyens n’étaient pas égaux puisque la
fortune faisait la différence : les plus riches étaient
les chevaliers (equites) et les nobles (nobiles), et les
citoyens les plus démunis étaient clients des plus
riches, leurs patrons qui subvenaient à leurs besoins
contre un soutien aux élections.
Annonce du Sujet
Aujourd’hui nous allons étudier le passif latin
DEVELOPPEMENT
L'infectum
Pour les temps de l'infectum, on ajoute au radical de
l'infectum les terminaisons passives :
R - RIS - TUR - MUR - MINI - NTUR
SYNTHESE
Nous venons d’étudier le passif latin
APPLICATION
Que font les élèves à l’école ?
Version latine
TACHE
Mémoriser le texte deux à deux pour une
Travaillent-ils librement ? conversation
Que dit le maître autour du latin ?
Que venons-nous d’étudier ?