Consultation - WL
Consultation - WL
PHA-1021
Modèle de communication interpersonnelle
Rétroaction constructive
Techniques de base en communication
Introduction aux soins et collecte de données
Barrières à la communication W. LAVERDIÈRE
Recherche documentaire
Conseil Pr
Conseil MVL
Analyse dans la démarche de soins
Consentement aux soins
Confidentialité
Communication avec diverses clientèles
Communication en pédiatrie et en périnatalité
CHAPITRE 1
LE MODÈLE DE COMMUNICATION INTERPERSONNELLE
Un individu social, représenté par ses actions, son savoir, son passé, ses expériences, sa personnalité, ses goûts , ses besoins et sa
perception de soi et de l’autre.
On doit avant tout traiter Mme Tremblay en tant que personne, et non comme une patiente souffrant d’HTA. Il faut prendre en
considération l’ensemble de son contexte et s’y adapter, en répondant spécifiquement à son inquiétude. Dans le cas contraire, on pourrait
entraîner une ↓ adhésion/confiance en son Tx.
À RETENIR
Chacun a sa réalité et son système de référence dans un cadre communicationnel.
Ce n’est pas parce que l’information a bien été transmise que le patient a bien compris.
Définition de la communication
La communication permet de DÉFINIR SA VISION et de la partager, nécessite donc un ÉCHANGE avec les autres.
Importance de suivre certaines règles : les 3 types de SAVOIR
FILTRE : tout ce qui diminue l’intensité du message, entre le moment où il est produit par l’émetteur jusqu’à ce qu’il se rende au récepteur.
1. CODAGE DE L’ÉMETTEUR
a. Ce que je dis en réalité
b. Ce que je crois dire
c. Ce que je veux dire
d. Ce que je pense
2. DÉCODAGE DU RÉCEPTEUR
a. Ce qu’il retient
b. Ce qu’il comprend
c. Ce qu’il écoute
d. Ce qu’il entend
e. Ce qu’il veut entendre (attentes du récepteur)
À RETENIR
Être conscient que le message que nous émettons perd très vite de sa vigueur.
Ce sont les FILTRES.
Chaque individu a un système de référence qui le rend unique (savoir, vécu, personnalité, etc.)
Il peut y avoir des interférences qui créent un filtre et qui modifient la portée du message de l’émetteur.
CODE : comment le message est transmis, de façon consciente ou inconsciente (gestes, langues, expressions faciales). Il doit être le
même pour les 2 systèmes, sinon PROBLÈME DE CODE.
INTERFÉRENCE : En lien avec le contexte et le cadre. Par exemple, la 1ère impression peut nous amener à être moins attentif. Les
émotions peuvent avoir le même effet. Biaisé par d’autres infos qui ont été cherchées avant. Si une personne est pressée, l’opinion des
pairs, etc. Toutes ces situations créent des filtres.
À RETENIR
L’interférence crée un filtre, qui brise une situation de communication optimale.
② L’écoute : le RÉCEPTEUR
Se fait en 4 étapes :
Les canaux de communication ont évolué : téléphone, fax. Courriel, vidéoconférence, technologies mobiles, réseaux sociaux.
Ces nouveaux canaux, VS le face à face, amènent la perte du non verbal, implique risques de mauvaise interprétation, car
l’intention de l’émetteur est plus difficile à cerner.
Certaines technologies (réseaux sociaux, par exemple) impliquent des interactions courtes et rapides, ce qui implique des
limitations. Ici, on doit couper dans le message, risque d’ambiguïté.
À RETENIR
Nouveaux canaux présentent un grand défi et ont un grand impact.
Ils affectent le modèle de communication traditionnel en créant des filtres qui brisent une situation de communication optimale.
Dynamique
Interactif
Information dosée
Parfois IRRÉVERSIBLE : l’élément « froissé » d’un message augmente au fil de la discussion, augmente le risque de bris
communicationnel et de confiance.
En résumé
À RETENIR
Il est essentiel de commencer par le GÉNÉRAL et terminer avec le SPÉCIFIQUE. On utilise la MÉTHODE DE L’ENTONNOIR : donner
une vision d’ensemble pour donner un aperçu du message final. L’interactivité est essentielle pour assurer la bonne compréhension.
Définition
1. ACTIONS = Savoir-faire
2. COMPORTEMENTS = Savoir-être
Objectifs
Se fait en 3 temps :
Ex : Le pharmacien doit avant tout faire ressortir les éléments manquants dans une posologie pour que l’ATP puisse s’améliorer, au lieu
de simplement dire que la posologie est mauvaise.
4. ANALYSER la rétroaction.
Déterminer ce qu’il souhaite intégrer = PRIORISATION
ABSENCE de jugements
Ex : « C’est pas vraiment poli quand tu interromps tes patients »
CIBLER le comportement plutôt que la personnalité.
ÊTRE SPÉCIFIQUE plutôt que général
3 types d’entrevues
Aptitudes communicationnelles
Par contre, il est essentiel de connaître ce qu’il faut éviter et leur IMPACT SUR LE MODELE.
3 composantes communicationnelles
*ATTENTION*
Parfois, nous envoyons des messages sans les encoder consciemment. C’est le langage NV, qui constitue la plus grande partie
des informations transmises (55%).
Il est toutefois essentiel au succès de la relation interpersonnelle : il faut absolument que le NV soit concordant avec le message
parlé, il ne doit pas laisser paraître un autre état d’âme, ce qui peut amener le patient à être moins réceptif au message
(INTERFÉRENCE).
LES EFFETS DU NV :
Si on en est privé, on perd l’effet de régularisation. Par exemple, dans une bonne équipe de travail, on n’a pas nécessairement
besoin de parler pour se comprendre.
Accentue ou renforce, contredit, régularise, répète, se substitue.
À connaître
À connaître
À adapter dans une condition de confidentialité : adapter l’intensité de la voix et s’assurer d’être dans un cadre optimal.
Les aspects du paralangage peuvent être favorisants ou nuisibles.
Ex : Débit trop vite engendre moins bonne compréhension du récepteur, pauses permettent de laisser du temps au patient
pour intervenir
À RETENIR
En plus : Langage clair, Gestes efficaces, Débit de voix contrôlé, Enthousiasme, Ne jamais interrompre (peut engendrer perte d’info.),
Laisser l’autre s’exprimer (bidirectionnalité), etc.
4 types de consultation
Importance pour le
Utilité Réponse Mots-clés
pharmacien
Qu’est-ce que?
Qui est-ce que?
ÉVALUER Ne peuvent se Permet de déterminer
(semi-ouvert)
répondre par oui ou ce que le client
QUESTIONS OUVERTES Comment?
Situer le contexte non, incitent le client comprend ou connaît
Pourquoi?
général à parler de sa médication
Quand?
(semi-ouvert)
Ne permet pas de
CLARIFIER
Se répondent par oui déterminer ce que le
QUESTIONS FERMÉES ou non, n’incitent pas client comprend ou Est-ce que?
Aller chercher des
le client à parler connaît de sa
précisions
médication
N.-B. : Le contexte temporel est souvent omis par le client en réponse à une question ouverte. On peut alors aller détailler avec des
questions fermées. PRINCIPE DE L’ENTONNOIR (Du plus général au plus spécifique).
À connaître
Le client peut :
Ces informations ne sont pas toujours révélées à moins que le pharmacien initie le dialogue.
Il ne faut jamais prendre pour acquis que le Tx d’un patient lui convient, même s’il n’en parle pas directement.
L’empathie
L’EMPATHIE : c’est tenter de comprendre l’autre (sentiments et comportements) en essayant de se mettre à sa place ou de
regarder la situation de son point de vue.
Ce n’est pas être sympathique et impliqué émotionnellement avec l’autre = Distance émotionnelle
C’est une des bases de l’ÉCOUTE ACTIVE
Permet de DÉCODER LE CONTEXTE ET L’ÉMOTION
Pour être complètement empathique, il faut adapter : son ATTITUDE et ses MOTS
Objectif de l’empathie : démontrer au client que l’on est capable d’imaginer ce qu’il vit, de le comprendre et qu’on l’écoute vraiment
Conséquences de l’empathie :
↑ relation de confiance
Permet d’interagir pleinement avec le client et de corriger plus aisément les perceptions
NE JAMAIS ASSUMER QUE L’ON EST COMME CETTE PERSONNE, SINON SYMPATHIE
3 techniques empathiques :
1. Paraphrase / Reformulation
2. Reflet
3. Toucher
À connaître
Avant tout, question ouverte ESSENTIELLE pour débuter une consultation / conseil Pr :
Qu’est-ce qui vous a amené à consulter le Md?
Outil très puissant d’empathie. Doit être approprié, un lien de confiance doit
5) Toucher
avoir été établi au préalable, c’est une question de savoir-être. Doit être -
(empathie)
authentique et senti. Attention à la pénétration de la zone d’intimité.
Vérifier la compréhension du client. Lui demander de RÉSUMER les Qu’avez-vous retenu de ce que je
6) Récapitulation informations fournies (l’inverse est aussi possible, mais moins interactif). vous ai expliqué sur votre nouveau
Permet de clore un entretien et facilite la transition vers la fin. Rx?
Encourage la poursuite du discours, car le client se sent écouté activement.
2 types :
7) Énoncé de
1. NON VERBAUX : hocher la tête, en conservant un bon contact -
facilitation
visuel, sourires.
2. VERBAUX : Ok!, Oui!, Continuez, etc.
Toujours accompagné d’une REDIRECTION. Permet de couper la parole Comme je vous disais il y a
poliment et habilement, en limitant le « small talk » pour revenir au CONTRAT quelques minutes…
THÉRAPEUTIQUE. Profiter des silences de l’interlocuteur pour rediriger
8) Interruption et
(question de savoir-être et savoir-faire). Vous me disiez tantôt que…
redirection
Important : établir la base de ce qu’on va parler avant de commencer J’aimerais qu’on revienne à votre
permet d’éviter les interruptions. première demande…
Vous m’avez parlé de…
Lorsque le discours du client est embrouillé, le pharmacien guide et oriente
9) Énoncé d’entretien Maintenant, j’aimerais que vous me
sur la structure de l’entrevue. Nécessite écoute active.
parliez de…
Le silence a donc parfois une utilité. S’il se prolonge, en chercher la cause dans le NV.
Définition Exemples
Assumer dans une phrase la réalité d’un patient. Plusieurs patients
1) Questions
peuvent se sentir brusqués par ce type de questions posées quand Ça se passe bien avec vos
TENDANCIEUSES /
le pharmacien veut y aller rondement et répondront souvent ce qu’il pilules, n’est-ce pas?
DIRECTIVES
veut entendre.
Plusieurs questions dans une même phrase. Restreint la réponse du Avez-vous soit des maux de
2) Questions MULTIPLES
patient, qui pourra penser que son ES n’est pas lié à son Tx. ventre ou des maux de tête?
Peut être interprété comme un jugement.
Pourquoi vous n’avez pas pris
3) Questions POURQUOI
votre Rx à tous les jours?
Autre alternative : Pour quelle raison?
Contredire une opinion, une idée ou un comportement. Le MAIS
détruit l’argument préalable, car c’est une opposition.
Je vois que cette situation vous
inquiète beaucoup, mais je
4) Les MAIS Autre alternative : si on doit amener une contre-opinion,
pense qu’il est important
terminer la phrase sans utiliser un MAIS et recommencer une
d’intervenir.
autre phrase avec un MAINTENANT. Utile surtout si on fait un
REFLET.
Risqué, pour 2 raisons :
5) « Je vous comprends »
1. Le patient pourra se dire : « C’est certain qu’il n’a pas vécu
« Je comprends que ça ça comme moi. »
puisse être difficile » 2. Le patient pourra trop s’intéresser à la situation personnelle
du pharmacien.
-
Autres alternatives :
Se décline en 4 étapes :
L’écoute passive consiste davantage à ne pas aller au-delà des mots, donc à ne pas saisir le message.
Nécessite 4 qualités :
Comprend 5 dimensions :
Pour les maladies chroniques : Comment voyez-vous cela d’avoir à prendre ce Rx à long terme?
Stratégie efficace pour détecter tôt les problèmes d’adhésion au Tx et les inquiétudes du patient.
Ex : Une patiente vous fait part de ses inquiétudes quant à l’état de santé de son mari. Quelle est la meilleure stratégie à employer?
Éviter dans tous les cas : « Je suis sûr que ça va bien aller », « Ne vous inquiétez pas », etc., car ce sont des phrases suicides qui
minimisent ce que la patiente vit.
Dans des situations comme celle-ci, on laisse le patient s’exprimer pour bien comprendre ce qu’il vit. On doit avoir une connaissance
complète de la situation avant de donner des conseils préfaits.
Nécessité de l’autocritique
La communication avec les autres demande toujours une autocritique, qui peut se faire par auto visualisation.
C’est « l’ange de la communication ».
Évolution de la pharmacie
Soins pharmaceutiques
Service professionnel qui permet une prise en charge globale de la thérapie médicamenteuse et de la santé du client en tenant compte
des besoins de celui-ci (soins curatifs, préventifs et palliatifs).
MODUS OPERANDI
AVANTAGES INCONVÉNIENTS
Impact difficilement mesurable (financièrement, quoique
Rehausser et bonifier le rôle professionnel du
peut amener fidélisation).
pharmacien : notre valeur ajoutée est prouvée par nos
Nécessite du temps et de l’énergie (crainte de certains,
conseils.
nouveaux actes qui doivent être intégrés au travail du
Impact positif sur le client.
pharmacien).
Les STANDARDS DE PRATIQUE sont directement liés aux SOINS PHARMACEUTIQUES. Le pt doit être pris en charge de la même
façon peu importe le pharmacien (REPRODUCTIBILITÉ DES SOINS).
Standardisation de l'approche
Qualité de la structure
Ex : Diagnostic de diabète et imposer un Tx, dysphagie et imposer une forme pharmaceutique, etc.
À RETENIR
1. Pharmacien – Client : relation de confiance, collecte de données pour bien adapter ses démarches.
2. Client – Rx : à ne jamais perdre de vue (suivi)
3. Pharmacien – Rx
CARDIOLOGIE ET MALADIES CHRONIQUES : la chronicité implique la possibilité de créer une relation à long terme, qui peut
favoriser l’adhésion au Tx. Une maladie chronique est souvent asymptomatique et les Rx associés peuvent apportés des ES,
d’où l’importance de la relation de confiance.
CANCER ET SOINS PALLIATIFS : support moral, rassurance, importance de la relation, car le pharmacien est souvent le 1er à
pouvoir détecter une évolution dans la maladie.
SOINS D’URGENCE : évaluation de la nécessité d’avoir une
intervention d’urgence, vulnérabilité du pt, lien de confiance
essentiel pour lui montrer qu’on se soucie de lui.
CLIENT → RX → RÉSULTATS
OMS : « La sécurité est un principe fondamental des soins des clients et une composante essentielle de la gestion de la qualité. »
Son amélioration suppose un effort systémique complexe et un large éventail de mesures pour améliorer la performance,
assurer la sécurité de l’environnement et la gestion des risques.
Il est essentiel d’avoir la notion de sécurité en tête dès la collecte de données.
C’est une HP réduite qui permet d’aller chercher l’info chez le pt pour prendre l’ord ACTUELLE, permet d’assurer la sécurité du
pt à un moment précis. C’est une PHOTO des Rx actuels. TOUS LES DÉTAILS NE SONT PAS INCLUS.
Inclus :
② L’HISTOIRE PHARMACOTHÉRAPEUTIQUE
Bonifications de l’information, mêmes éléments que HM et + : influence le choix du Tx, bon usage, choix du mode de vie sain,
etc. Plutôt rare en offficine.
Inclus :
CARACTÉRISTIQUES DU PT
1. Poids / Taille
2. Âge
3. Insuffisance rénale
4. Personne semi-autonome ou non autonome
5. Problèmes de santé précis et moment du Dx
UTILISATION DES RX
HP HM
Hôpital
Rencontre planifiée Collecte au comptoir par l’ATP
Succession de rencontres : cibler l’information À compléter / À valider avec :
importante, PROCESSUS LONGITUDINAL. o Hx médicamenteuse au comptoir par le
Nouvelle tendance encouragée (via les standards de pharmacien.
l’OPQ).
Situer le contexte
2 types de données
DÉFI : travailler avec des données SUBJECTIVES (Sx décrits par le pt, par exemple). Les pharmaciens n’ont pas toujours de
données OBJECTIVES à leur disposition.
PIÈGE : les données de lab et les log-books (tenue journalière de la TA, par exemple)
Si client les rapportent : SUBJECTIF (même si c’est noté)
Si valeurs sont vérifiables : OBJECTIF
APPRÉCIATION et ANALYSE : permet d’évaluer, à partir de l’info recueillie, les besoins de son client.
2) CLIENT CONNU (les + dangereux) : ne jamais prendre pour acquis, importance de la reproductibilité, la collecte de
données est un FILET DE SÉCURITÉ.
1. Confidentialité
2. Âge de consentement
3. Prise en compte des variations de génération et de culture.
Obtenir l’information
Des données spécifiques, dans la vraie vie, en pharmacie communautaire, à inclue à la collecte
1. Indication
2. Dosage
3. Posologie
4. Résultats et effets
Date de début de prise (chronologie peut aider à déterminer un lien de causalité avec un EI).
Persistance dans la prise
Respect des recommandations particulières
1. Souhaits et préférences
2. Inquiétudes
3. Compréhension du Tx
4. Croyances et attitudes
5. Influence socio-économique
Allergies et intolérances
Déterminer si immunologique, en lien avec dose ou surdose, pharmacologie indésirable et si pourra Rx être utilisé de nouveau.
Informations désirées :
1. Réaction
2. Moment par rapport à la prise du Rx (chronologie qui mène à un lien de causalité)
3. Conséquence
4 principes à retenir :
DOSSIER CLIENT
Habitude déjà de le consulter
Souvent incomplet
Permet un bon suivi entre les pharmaciens
DSQ = OBJECTIF
À RETENIR
Les sois pharmaceutiques constituent un volet de la pratique de la pharmacie qui peut s’appliquer dans tous les contextes de pratique.
Toutefois, le pharmacien doit s’assurer, avant de prendre en charge le client et sa pharmacothérapie, de posséder l’expertise et
l’information nécessaires, en tenant compte des limites de ses aptitudes et de ses connaissances (autocritique et introspection).
BUT : Donner les outils à une bonne analyse du dossier / décision professionnelle.
OFFICINE HÔPITAL
Contexte où la spontanéité de l’entrevue est essentielle, mais Contexte où nécessité de revoir l’ensemble du profil du client pour initier
rencontres avec le client de façon régulière. une prise en charge hospitalière efficace et sécuritaire.
Se préparer
S’adapter au pt, évaluer et limiter les possibles interférences de l’environnement et s’assurer d’avoir une qualité de présence (limiter les
interruptions et bloquer l’oreille interne).
1. Se présenter
2. Valider l’identité du client + Demander si dossier la pharmacie
3. Accueillir avec une attitude chaleureuse / Vouvoiement
4. S’approprier les caractéristiques du client (niveau de langage / attitudes / comportement)¸
5. Présente l’objectif de la rencontre
6. Situer l’intervention dans le temps
7. Valider la disponibilité du client
Temps nécessaire
Il est essentiel d’être attentif pour éviter de perdre du temps, lorsqu’une information est connue, inutile de reposer une question
ouverte sur le sujet.
Remplir un formulaire = Nécessiter de valider les informations avec le pt, possibilité d’interprétation (unidirectionnel).
Importance de l'introduction, expliquer au patient que les infos sont nécessaires pour bâtir un dossier. Faire comprendre l'importance de
l'intervention par la mise en contexte. "Je vais devoir vous poser quelques questions pour pouvoir ouvrir correctement votre dossier."
"Bonjour, je m'appelle _____, je suis pharmacien. J'aimerais discuter de vos nouveaux Rx, est-ce que vous avez quelques min.?
(Importance de valider la dispo du patient et structurer l'entrevue en fonction). J'aimerais clarifier certaines informations demandées par
la technicienne.
À retenir : un contexte d'HTA + chol. est pertinent de parler d'habitudes de vie. Valider si le Md en a déjà parlé et la connaissance du
patient à ce sujet avant est essentiel. "De votre côté, qu'est-ce que vous faites?"
TRUC : il y aura un conseil pharmaceutique à faire dès le départ. Pendant qu'on fait le conseil, on peut y introduire des questions liés au
HP (plan de Tx, échecs antérieurs, habitudes de vie, etc.). Ce n'est pas le cadre idéal de la collecte de données, mais permet d'avoir
une partie de l'info recherchée pour construire l'HP complète.
MÉDICATION CONSOMMÉE
Idem pour les MVL / PSN
« Prenez vous d’autres Rx? »
EFFICACITÉ / EI
« Certains patients me disent qu’ont des EI avec ce Rx, qu’en est-il pour vous? »
PERCEPTION DE LA PRISE
« Comment envisagez-vous la prise de ce Rx? »
Quelques généralités
Un client sort de l’hôpital ou de la clinique. On lui pose des questions à l’accueil et le patient a l’impression qu’il se répète.
Comment agir dans cette situation?
Bien expliquer le pourquoi. Les préoccupations d’un professionnel vs un autre ne sont pas les mêmes.
« Un Md vous a analysé en tant que Md et moi je vous analyse en tant que pharmacien. »
Pourquoi refaire le tour du profil / mise à jour du profil après une consultation médicale?
Chaque professionnel a ses priorités, et les Rx n’en font pas toujours partie. D’où l’importance pour le pharmacien d’avoir les
informations les plus à jour sur son patient et les raisons qui l’ont mené à consulter.
Par exemple, un Md au sans RDV se concentrera sur 1 seul problème qui nuit à la qualité de vie du patient sans faire le tour complet
du dossier.
« Afin de mieux m’aider à comprendre vos besoins, pouvez-vous me parler un peu de vous en ce qui a trait aux… »
« Comme il y a certaines précautions particulières à prendre avec votre Rx, je vais devoir vous poser quelques questions afin
de mieux m’assurer que la prescription vous convient. »
« Afin de savoir si je dois vous référer à un Md, je vais devoir vous poser quelques questions plus précises. »
Plus précisément :
BCM
Bilan dans lequel on compare un profil pharmacologique de base avec un nouveau profil lié à une nouvelle ordonnance suite à une
consultation. Il faut comparer les profils avant et après une visite à l’hôpital. S’il y a un changement, il faut se questionner à savoir si le
changement est souhaité ou si c’est une erreur de represcription.
1. Erreur de represcription
2. Erreur liée à une prescription électronique
Ce que l’on cherche par le BCM : les DIVERGENCES (se demander si significatives)
Domicile VS Hôpital
Nouvelle Rx du Md VS Profil connu
À RETENIR
Dans les modules d’AMP, il sera nécessaire de bien décrire les clients rencontrés. Il sera impossible de discuter de tous les éléments
de la collecte de données avec tous les clients => Importance du CONTEXTE et JUGEMENT, de résumer efficacement.
Attention aux différences entre la CLASSE, les SIMULATIONS et la VRAIE VIE. La collecte de données est l’un des éléments les
moins bien réussis par les pharmaciens => Nécessité d’utiliser les interactions répétées avec un patient pour compléter son dossier et
la collecte.
La collecte de données est ESSENTIELLE. Elle provient d’un processus qui doit être RIGOUREUX et REPRODUCTIBLE. Une
mauvaise collecte peut entraîner des erreurs et cause une FAUTE PROFESSIONNELLE.
OBJECTIF : construire le lien de confiance sur des bases solides et s’adapter à la personne et à l’environnement.
1. NIVEAU SOCIAL : s’adapter au pt en ce qui a trait au langage, à ses connaissances des maladies / Rx en prenant en
considération la possibilité d’un cadre non éduqué. Possibilité aussi d’impliquer une moins bonne compréhension de la gravité
et de l’importance des Tx.
2. CONDITION SOCIO-ÉCONOMIQUE : capacité à pouvoir payer ses soins, mais la richesse des gens n’est pas en lien avec le
travail (attention aux jugements hâtifs, oreille interne).
3. CONDITION FAMILIALE : tabous (familiaux ou culturels) liés à la contraception, par exemple. Peut diminuer l’ouverture du pt.
Aussi, conflits des familles séparées avec garde partagée, monoparentalité peut aussi entrainer insécurité financière.
4. SEXE ET ÂGE : niveau de confort pour discuter de sujets intimes dépendra du sexe du pharmacien (contraception,
problèmes érectiles, COU, etc.). Estomper la barrière des sexes passe par le SAVOIR-ÊTRE, si pharmacien n’est pas du
sexe désiré.
« Je comprends que vous êtes mal à l’aise, mais ma collègue est là demain. Sinon, je suis toujours disponible pour
répondre à vos questions. »
Hommes ont souvent tendance à minimiser leurs symptômes, alors que les femmes vont généralement mettre
l’accent sur des symptômes spécifiques.
Plus la relation se développe, plus on entre dans les zones intimes avec le pt.
Habitudes de vie < Soins de courte durée < Soins de longue durée < Fin de vie
Expérience de guérison de la maladie < Expérience limitée ou nouvelle de la maladie < Expérience éprouvante
Les SOINS CHRONIQUES créent un stress important et une barrière à la communication, souvent liés à l’acceptation de la maladie et
de la prise de Rx à long terme.
Les sujets embarrassants pour les clients (et parfois pour les pharmaciens)
Comment réagir? : « J’aimerais vous parler d’un sujet délicat, mais je ne sais pas comment l’aborder… »
À éviter : Relation de type parent-enfant, Pharmacien passif et Pharmacien qui rend client dépendant.
À RETENIR
À favoriser :
- Utiliser des phrases courtes et des mots courants
- Doubler les explications, par l’écrit, les schémas, les images évocatrices, les horaires d’administration.
- Aborder les aspects pratiques par rapport à la vie du client.
On vise un équilibre (mutualité) entre les besoins / attentes du pharmacien et ceux du pt, aucun des 2 ne doit mettre les siens
de l’avant (c’est le propre des clients querelleurs).
① Le NON VERBAL
À favoriser :
Contact visuel
Engagement dans le discours modulé par : gestes, mouvements et posture (orientée vers pt)
Expression faciale
À COMBINER AVEC :
Paralangage audible et intelligible : volume, intonation, débit, prononciation
Facilite le captage par le récepteur.
Dans ce genre de situation, être d’abord observateur pour se donner des POINTS DE REPÈRES et adapter son langage + NV +
paralangage en conséquence.
③ La MÉTACOGNITION
L’image de soi renvoyée par l’autre. Ne pas se sentir aimé de l’autre ou se sentir aimé de l’autre. La force de ce que reflète l’autre de
nous.
④ L’AUTHENTICITÉ
Un client déprimé, car il vient de recevoir un Dx de maladie mentale, dit au pharmacien : « Qu’est-ce que vous connaissez à la
maladie bipolaire? Vous ne savez pas ce que c’est de souffrir comme ça! » Comment réagir?
Répondre honnêtement, exprimer que l’on ne peut pas savoir ce qu’il vit exactement. Se montrer empathique, mais ne pas faire de
fausse rassurance, ni lui dire que l’on comprend ce qu’il vit.
Le niveau de confort est variable d’une personne à l’autre, mais on essaie de garder la distance d’un bras généralement.
Tenir compte de l’inconfort du pt et être capable de détecter les signes afin de rétablir une distance adéquate.
ZONES PROXÉMIQUES :
1. SOCIALE : 4m
2. PERSONNELLE : 1,75m
3. INTIME : 50cm
CRÉATION D’UN ESPACE PERSONNEL : distance qui cadre avec le besoin d’immédiateté.
Distance adéquate pour message privé, mais suffisante pour ne pas gêner le client.
Signes de résistance à surveiller :
o Se balancer d’un côté à l’autre
o Reculer pour augmenter l’espace
o Sembler perturbé
o Devenir sur la défensive (agressif)
o Tendance à riposter (verbalement / physiquement)
Saluer le client
Vouvoyer le client
Appeler le client par son nom de famille et VALIDER À QUI ON PARLE
Le remercier à la fin de l’entrevue
Accusation Généralisation
Jugement Menaces et ordres
Insultes Interruptions
Analyse de l’autre personne Changements de sujet
Sarcasme Fausse rassurance (« Tout va bien aller »)
BRUIT = DISTRACTION
Hauteur et visibilité
Distance
Intimité
Luminosité
Espace de semi-confidentialité ou de confidentialité
*ATTENTION : ordre et propreté du bureau de consultation sont essentiels pour ne pas créer une barrière dans les échanges
qui s’y déroulent.
② L’ÉCHANGE TÉLÉPHONIQUE
③ LE TEMPS
TRUC : Si vous n’êtes pas capable de résumer facilement un entretien avec un pt, c’est qu’il y a eu une barrière à votre écoute
active, interne ou externe.
LE TRAVAIL D’ÉQUIPE
*À éviter : le travail en silos, attention au trop grand morcellement des tâches.
LES DIVERGENCES : compromis sur la qualité du travail à rendre (patience, tolérance, acceptation des différences et valeur ajoutée
RÉELLE du temps passé).
LA DOCUMENTATION
Les étapes de la gestion d’une demande d’informations en pharmacie
*À éviter : si on oriente notre recherche vers 1 seul aspect précis du cas auquel on et confrontés, il y aura élagage des autres enjeux
qui pourraient être pertinents afin de fournir une réponse complète au pt, en omettant AUCUN détail.
3 types de sources
1. PRIMAIRES : nous orientent directement vers 1 seule cohorte de pts, 1 seul enjeu lié à 1 seule étude clinique. Renforce
l’importance de la littérature tertiaire pour avoir un aperçu plus global de la problématique.
2. SECONDAIRES : indexations qui résument des articles et qui ramènent vers des sources primaires.
3. TERTIAIRES : livres et bases de données à partir de sources primaires et secondaires.
MÉTHODE DE L’ENTONNOIR
Dans la vraie vie, l’approche en ENTONNOIR n’est pas toujours pertinente si le pharmacien connaît bien la base d’un
sujet. Elle est alors chronovore et énergivore.
Autocritique alors nécessaire, car risque si réponse erronée. Le pharmacien devient lui-même sa source tertiaire.
L’important est de bien cibler ses besoins, en jugeant de la pertinence des sources consultées.
Tenir compte du NIVEAU DE PROFONDEUR demandé.
Tenir compte du TEMPS dont on dispose pour effectuer la recherche.
1. CRÉATEUR DU SITE : clairement identifié + réputation et compétences reconnues, possible d’entrer en contact avec lui.
2. DATE DE PUBLICATION : date de la dernière mise à jour.
3. PROVENANCE DU SITE : lieu géographique.
À vérifier :
Exhaustivité du sujet
Clarté de l’information
Exactitude de l’information
Objectivité de l’information (Ex : cie pharmacieutique +-)
Référence à d’autres travaux ou sources d’information : pertinence des liens et ces liens sont-ils toujours actifs et à jour?
Qualité de la langue
Aujourd’hui, il est très mal vu pour les cies pharmaceutiques de faire de la désinformation pour promouvoir leurs produits. Sources plus
éthiques et objectives qu’avant.
L’adresse URL
Nom du domaine de l’adresse URL offre des infos intéressantes sur la provenance de la source.
ENTREPRISES PHARMACEUTIQUES : information à traiter avec DISCERNEMENT, la vérité peut être maquillée en faisant
dire ce qu’ils veulent aux statistiques.
ASSOCIATIONS POUR LES PATIENTS : situe les informations pour les patients sans rentrer dans le détail, localise aussi
les ressources.
DIRECTEMENT PAR LES COLLÈGUES : attention aux impressions, appréciation différente de la situation, nécessité que ce
dernier soit continu aux mises à jour, capacité de référencer ses dires essentielle.
INFORMATION MÉDICALE DE L’INDUSTRIE : les membres de l’équipe sont généralement des pharmaciens.
Peut s’agir d’autres types de professionnels de la santé ayant une formation connexe aux sciences médicales.
Qualité de la réponse est VARIABLE, mais certains sujets de choix (stabilité, historique, formulation et excipients, effets
secondaires, etc.).
Plusieurs facteurs peuvent influencer la qualité et la célérité (vitesse d’exécution) des réponses fournies, dont les suivants :
L’envergure du centre : ressources, volume de demandes, structure organisationnelle, nombre d’intermédiaires dans le
processus.
Formation des agents d’information.
Barrières linguistiques.
Les ESSENTIELS
L’APOTHICAIRE DE POCHE
Av. Guide résumé
Inc. Attention à la dépendance, peut devenir un outil de lâcheté
Et la bibliothèque électronique…
Internet : panoplie de ressources médicales et de sites pharmaceutiques, parfois gratuites ou peu coûteuses.
Avis de conformité
Conformité des sources sur un Rx essentielle VS Règlement sur les aliments et les drogues.
Il faut que le promoteur ait fourni des preuves satisfaisantes de l’efficacité / sécurité clinique du Rx à Santé Canada et que
Santé Canada estime que toutes les conditions convenues au départ ont été remplies.
Amène une mise en marché.
Un « must »
Mises à jour très fréquentes sur tous les sujets de pharmacothérapie.
Basé sur des revues complètes de littérature.
Mise en perspective de l’impact des nouvelles études dans les thérapies.
*Micromedex a l’avantage de s’intéresser aux EI prouvés hors de doute par des études probantes.
Profession Santé
Google Scholar
Av. Accès à différents articles scientifiques sur le net.
Inc. Attention, ils ne sont pas tous à jour.
Nécessité d’évaluer la valeur de l’article et de juger de son contenu.
RxFiles – Druginfodex
Av. Excellent outil de révision, tableaux synthèse, schémas.
Présentation d’un ensemble de tableaux comparatifs par classe pharmacologique.
Bon outil de révision et aide à la formation des stagiaires
Inc. Abonnement
AVANTAGES INCONVÉNIENTS
1. Lien avec un aviseur thérapeutique. 1. Information parfois sommaire et générale, pas toujours
2. Rapidité et simplicité de consultation. adaptée à la situation.
3. Convivialité des environnements. 2. Nécessite un bon jugement clinique.
4. Présence de beaucoup d’infos. 3. Donne l’impression de finalité, alors que pas
5. Infos techniques intéressantes. toujours complet et ne permet pas de répondre à
6. Données pharmacologiques intéressantes. toutes les questions. Si on ne trouve pas l’info
7. Fiable, si bien référencé. recherchée, on va voir ailleurs.
8. Adaptés aux besoins de la pratique des pharmaciens 4. Ne remplace pas la monographie des produits :
communautaires. déficience en pharmacothérapie et en évidences
cliniques.
5. Peu adapté aux pratiques spécialisées.
Andragogie
À retenir : plus on est actif dans un échange, plus on retient. Plus les sens sont mobilisés, plus on retient à long terme.
Buts du conseil
À retenir
À retenir
1. ↓ erreurs de médication
2. ↓ EI
3. ↓ non adhésion
4. Soutien moral et psychologique dans les situations difficiles
À retenir
Peut provoquer conflit intérieur chez Ph, désir d’en donner plus VS capacité limité de rétention du pt.
Échange unidirectionnel
Ph transmet information et impose un régime de Tx RIGIDE et IMPERSONNEL
Pt passif dans le processus (enregistreuse)
À retenir
Inconvénients possibles : discordance entre propos du Ph et ceux du Md. Débalancement du lien de confiance qu’a le pt envers l’un
ou l’autre des professionnels, mais aussi envers sa Tx. Favorise le travail en silo sans faire intervenir le pt et mieux cerner sa
problématique et ses inquiétudes.
À retenir
À retenir
Avantages pour le CLIENT Avantages pour le PHARMACIEN
1.
Possibilité de déceler et résoudre certains problèmes
2.
Éviter de répéter de l’information inutile
1. Recevoir les informations essentielles
3.
Obtenir des infos supplémentaires sur le pt
2. Atteindre les résultats thérapeutiques optimaux
4.
Permet d’avoir des journées moins routinières et
3. Solutions adaptées à sa réalité
beaucoup plus stimulantes
4. Implication active dans le processus
5. Donne l’impression de faire une différence
5. Meilleure rétention de l’information
6. Orientation dans le même sens que le Md
7. Fidéliser la clientièle
PAS PLUS LONG QUE LE CONSEIL TRADITIONNEL
À retenir
2. SE PRÉPARER
A. Revoir l’HISTOIRE du pt : changement dans la Tx, adhésion, horaires d’administration particuliers à développer.
B. ORGANISER les informations dans sa tête et se référer à une source prn
C. Sélection d’une source d’information en appui prn (fiche-conseil)
D. Autre dimension : « fermer » son oreille interne pour limiter les barrières.
Autre situation : si Rx préparée d’avance, nécessite aussi une analyse. Un pharmacien a commencé l’analyse du
dossier et un autre la termine. N’est pas une situation idéale.
3 étapes du conseil PR
1. L’ouverture (introduction)
2. Le cœur de la consultation : 3 questions primaires
3. La fermeture
C) Offrir des soins complémentaires : douleur, fièvre, toux, en attendant les effets thérapeutiques.
B) Demande de précisions par des questions additionnelles si NON RÉPONDUES par la question ouverte.
Nombre de prise, Qté, Temps, Omission de dose, Précision sur la posologie, Première dose, Outil d’administration
« Pour m’assurer que je n’ai rien oublié, pouvez-vous me dire ce que vous avez retenu? »
« Comme il y a beaucoup d’infos à retenir, dites-moi comment vous allez prendre votre Rx? »
« Donc, comment allez-vous prendre votre Rx? »
« Dans tout ce que j’ai dit, dites-moi ce que vous avez retenu. »
Autres options :
3. Demander au client s’il a des QUESTIONS QUI N’ONT PAS ÉTÉ RÉPONDUES.
4. Convenir avec le client du MOMENT OPPORTUN POUR REPRENDRE CONTACT avec le pharmacien ou encore de
l’inviter à surveiller la disparition de tels ou tels symptômes.
5. Offrir sa DISPONIBILITÉ
***Documenter PRN
Le nombre de messages peut compliquer leur rétention. Il n’existe pas de nombre limite d’infos à donner dans un même
conseil, mais PLACE DU SUIVI EN APPUI.
Le pharmacien doit faire ressortir les messages prioritaires.
Mettre l’emphase sur le V – NV – PARA
① Sur le vial
Étiquettes et contre-étiquettes
② La fiche conseil
Attention : SOURCE D’INTERPRÉTATIONS si absence de commentaires ou d’informations, mettre les bémols au bon endroit (biffer
des infos, surligner, etc.)
Capacité d’adaptation
1. Du client : âge, problème cognitif, état émotif (post-Dx), disponibilité, handicap / limitations, intérêt et motivation, etc.
2. Du type de Rx
3. Du type de problème à traiter
4. De la situation / contexte de rencontre
À retenir
NE PAS INSISTER
Si refus, documenter + Donner support écrit (surligner) + Offre de disponibilité
NE PAS ABANDONNER PASSIVEMENT
o Valider si pt connait la médication
« Pour m’assurer que ce soit correct, pouvez-vous me dire… »
o Offrir d’autres moyens
o Offrir d’autres moments
Polymédication
GÉRER L’ENSEMBLE : par exemple, tous les Rx qui sont donnés le matin, donner l’indication générale des Rx, donner les EI principaux
pour tous les Rx en même temps, car, de toute façon, on ne saura pas lequel en est la cause.
1. Doit obtenir tous les renseignements pour prendre une décision ÉCLAIRÉE.
2. Responsable ENTIÈREMENT de sa décision => SUIVI
Avantages :
1. Préambule
2. Collecte d’information
a. Évaluation des Sx
b. HP
3. Prise de décision et recommandations
4. Conseils
5. Suivi OBLIGATOIR
6. Consignation au dossier
① Le PRÉAMBULE
1. Se présenter
2. Établir le BUT : « J’aimerais prendre quelques minutes pour vous poser des questions afin de mieux vous conseiller. »
3. À qui est destiné le Rx?
4. Savoir si consultation antérieure Md ou essai antérieur Rx
5. Confidentialité
② La COLLECTE D’INFORMATION
*Si les symptômes sont alarmants, on réfère stat au Md, évite d’avoir à passer par l’HP.
Commencer par une question ouverte, le pt répondra probablement déjà à quelques dimensions :
« Décrivez-moi vos symptômes. »
3 possibilités :
④ CONSEILS MVL
1. Nom / But
2. Posologie / Durée de Tx
3. Ce à quoi pt doit s’attendre (début d’action, EI, précautions)
4. Comment MINIMISER les EI (MNP)
5. Comment GÉRER les EI (MNP)
6. Quoi faire si les symptômes s’aggravent
7. Tél. prn
⑤ SUIVI OBLIGATOIRE
« Il est obligatoire de consigner au dossier toute information PERTINENTE ainsi que nos interventions lorsqu’elles requièrent un
suivi. »
Raison consultation
Description Sx
HP
MVL, MNP, référer (décision rendue)
Éléments de suivi
Nom du pharmacien + Date
AVANTAGES DE LA DOCUMENTATION
Règlement sur les conditions et modalités de vente des médicaments au Québec (1998)
Réforme majeure
Avant, des Rx plus dangereux se retrouvaient en épiceries, par exemple. L’instauration des annexes a permis de
reconnaître expertise du pharmacien + protection du public.
Annexe II
À retenir
Rx sans ordonnance
Vendus par un pharmacien, en pharmacie
SOUS CONTRÔLE du pharmacien (conservés au laboratoire)
MÊMES OBLIGATIONS professionnelles que pour les Rx prescrits
2. SÉCURITÉ : indication correcte, durée de Tx adéquate, contre-indications, emploi durant la grossesse, l’allaitement et l’emploi
en pédiatrie.
Ex : Aleve
Approche-client
Une BONNE RÉPONSE à un questionnement doit être axée sur la protection du public.
1. Informer le client
2. Règlement a été adopté pour raisons santé publique
3. Donner raisons précises (E – T – S)
4. Supervision étroite pour des raisons de E – T – S
5. Dossier pharmacologique est strictement confidentiel
Rx sans ordonnance
Vendus par un pharmacien, en pharmacie
Section accessible au public
Sous SUPERVISION CONSTANTE du pharmacien
À retenir
Article 10
Règlement sur les conditions et modalités de vente des médicaments au Québec (1998)
« Le pharmacien a l’OBLIGATION de s’assurer que les mesures nécessaires soient prises afin que l’information concernant les
PRÉCAUTIONS et les CONTRE-INDICATIONS relatives à l’usage du médicament soit fournie à la personne se procurant un
médicament à l’Annexe III. »
HORS ANNEXE
Hors annexe
Permet aussi de se distinguer des épiceries, car professionnel sur place, 1 valeur ajoutée.
ATTENTION : même sans code, un produit peut comporter des mises en garde.
Se divise en 2 :
1. CODE UNIVERSEL : A – H – X
2. CODE PERSONNEL : B – D – E
On peut retrouver ces lettres sur une étiquette tablette, une étiquette produit ou sur la boîte
d’un produit.
Certains PSN comportent des codes médicament.
CODE UNIVERSEL
SOMNOLENCE Antihistaminiques 1ère génération (BENADRYL)
↓ temps de réaction = Attention conduite Codéine
A Incapacité à se concentrer Relaxants musculaires (ROBAX)
Ne pas prendre d’alcool ou Rx tranquilisants Aussi : GRAVOL
DÉPENDANCE Décongestionnants topiques nasaux et ophtalmiques
H Habitude de consommation Laxatifs stimulants
Ne pas utiliser sur longue période Préparation contenant codéine = AH
AINS (IBUPROFÈNE, NAPROXEN, DICLOFÉNAC)
Antifongiques
SOS LOPÉRAMIDE
X Consulter le pharmacien Acétaminophène pédiatrique
Le mode d’emploi doit être expliqué DM
Antihistaminiques H2
Timbres de nicotine
CODE PERSONNEL
CONTRE-INDICATION
Peut-être néfaste pour votre santé si vous souffrez
B d’HTA, d’hyperthyroïdie, d’hypertrophie de la prostate
Décongestionnants oraux (PSEUDOÉPHÉDRINE)
ou si vous consommez des antidépresseurs
INTOLÉRANCE
Contient de l’AAS
D À éviter si vous souffrez de goutte, d’ulcère d’estomac,
Salicylates
d’asthme ou si vous prenez des anticoagulants
Produits contenant trop de sucre
DIABÈTE Préparations topiques d’acide salicylique
E À déconseiller chez les diabétiques
Décongestionnants oraux = BE
GRAVOL AH
BENADRYL A
CODÉINE AH
IBUPROFÈNE X
ACET ENFANT X
LOPÉRAMIDE X
NAPROXEN X
DM X
NICODERME X
DICLOFENAC X
PSEUDOÉPHÉDRINE (Sirop) BE
ASPIRINE D
ENLÈVE-VERRUE E
ANNEXE III : dépend du jugement du pharmacien, les indiquer aussi dans le profil patient (infirmières, urgence).
ANNEXE II : obligatoire.
3. Quelles sont les formulations à éviter lorsqu’un patient se questionne sur les MVL en annexe II?
4. Quelle est l’approche-client à adopter lorsqu’un patient se questionne sur les MVL en annexe II?
1. Informer le client
2. Règlement été adopté pour des raisons de santé publique
3. Donner les raisons précises (Livre Annexe II – Les pourquoi et les comment »)
4. Supervision étroite pour des raisons de E – S – T
5. Dossier pharmacologique est strictement confidentiel
1. Analgésiques
2. Décongestionnants
3. Antitussifs
4. Antihistaminiques
5. Antiacides
6. VRAI ou FAUX. Un produit sans code médicament ne comporte aucune mise en garde, précaution, ni contre-indication.
FAUX, ce n’est pas toujours les cas : un produit peut tout de même comporter des mises en garde, des précautions et des contre-
indications (qui ne se rapportent pas nécessairement au code médicament, aux 6 lettres les plus courantes). C’est pour cette raison
qu’ils demeurent sous surveillance en pharmacie.
7. VRAI ou FAUX. Le code médicament permet d’indiquer toutes les précautions sur un produit avec code.
FAUX, le code n’indique pas toutes les précautions, seulement les plus courantes.
8. VRAI ou FAUX. Le pharmacien n’est pas tenu de superviser les produits sans code.
FAUX, le pharmacien doit exercer son rôle de surveillance pour la sécurité, code ou non.
9. VRAI ou FAUX. Certains produits tenus en épicerie portent un code lorsqu’ils sont tenus en pharmacie.
VRAI, si justifié. Si on lui a vendu et qu’il y a danger, le pharmacien peut être blâmé.
12. Quelles sont les nouvelles drogues en vente libre de plus en plus utilisées chez les adolescents?
2 études ont montré qu’il y avait ↓ consommation drogues et tabac, mais ↑ consommation Rx à des fins non médicales.
Les nouvelles drogues à surveiller sont : BENADRYL, PSEUDOÉPHÉDRINE (utilisée pour Crystal Meth), DM, CODÉINE, CAFÉINE
(WAKE UP), GRAVOL.
A–D–X
CAS 2. Homme, 70 ans, diabétique, souffre d’une grippe (toux sèche et nez bouché depuis 3 jours, mais pas de fièvre ni douleur). Il veut
savoir s’il peut prendre du BENYLIN (B – E – X).
CAS 6. Un client vous demande des LENOLTEC (tylenol + codéine) en format de 100 pour la nième fois. Le dernier service
remonte à 8 jours. Que faire?
Ne pas juger
Prise en charge
Pt prend de hautes doses d’acétaminophène
Intervention auprès du Md ou référer
CAS 7. Un groupe de jeunes vient acheter une grande quantité de BENADRYL à la caféine. Quelle est la bonne réaction à
avoir?
« Si je ne lui donne pas, il ira en acheter ailleurs. » n’est pas un argument valable selon l’OPQ.
Par exemple, si un plan de soins est inefficace, on revient à l’étape d’analyse. La grande majorité de l’analyse se fait au 1er dépôt de
l’ordonnance. Par contre, le dossier patient évolue avec le temps (changement de médication, de clairance, etc.). L’analyse doit donc
se faire sur le LONG TERME, pas seulement lors de la réception de l’ordonnance initiale.
C’est une revue SYSTÉMATIQUE des besoins du pt en lien avec la médication et/ou sa santé en général.
C’est une PHOTOGRAPHIE à 1 moment PRÉCIS.
1. Remise nouvelle Rx
2. Renouvellement Rx
3. Contexte sans ordonnance
1. CLIENT
2. PATHOLOGIE
3. MÉDICAMENT
=> Décider si l’action thérapeutique est de l’ordre de l’intervention du pharmacien ou d’un autre professionnel de la santé.
La PROACTIVITÉ
Signes et symptômes
① LA BASE : L’INDICATION
À retenir
Exemples à retenir : saignement digestif chez une personne de > 50 ans, différencier douleurs rétro-sternales (DRS) d’un mal
d’estomac, etc.
Les pharmaciens ont la responsabilité de diriger un patient au bon professionnel dans certains contextes cliniques particuliers, lorsqu’en
lien avec les DOMAINES COMPLÉMENTAIRES qui sortent du champ d’expertise du pharmacien.
Nécessite de STRUCTURER les informations du client pour en arriver à une analyse juste et efficace.
1. Description de base du client
2. Raison de consultation primaire
3. Moyens utilisés : collecte de données de base et HP adaptée prn
3. Y a-t-il une allergie (ou intolérance) au Rx prescrit? À d’autres Rx (si non documenté)?
CAS 1. Un patient se présente à la pharmacie avec une nouvelle ordonnance de CRESTOR 20mg. Il vous explique que son
mauvais cholestérol était trop élevé lorsq 10mg et qu’après sa prise de sang, son Md a pris cette décision. Quelle devrait-être
la 1ère question à se poser dans le cadre d’une BCM post-represcription?
Il faut vérifier l’adhésion du patient à son ancienne dose de 10mg. Le Md n’a aucune donnée objective pour vérifier si son pt prenait
bien son CRESTOR 10mg. Il se peut que l’augmentation du cholestérol sanguin soit causée par le fait que le pt ne prend pas sa
médication à tous les jours et celle-ci pourrait être suffisante si elle était utilisée à son plein potentiel.
IESA 1 - INDICATION
2 - EFFICACITÉ
3 - SÉCURITÉ
4 - ADHÉSION
DANS LE CONTEXTE CLINIQUE ACTUEL, EST-CE QUE LA TX EST COMPATIBLE AVEC LES CARACTÉRISTIQUES ET LA
CONDITION DU CLIENT?
5. LE TX REÇU CAUSE-T-IL DES ALLERGIES / EI QUI POURRAIENT NUIRE AU CLIENT PAR RAPPORT À SES
CARACTÉRISTIQUES?
ET LA PHARMACO-ÉCONOMIE DU TRAITEMENT?
Une considération souvent laissée de côté (pris en compte dans lignes directrices et guides de pratique).
CAS 2. Un client se présente à la pharmacie et demande un conseil MVL pour un aide-sommeil (PP?). Il vous dit que sa
conjointe est décédée il y a 4 mois et qu’il se sent de plus en plus triste depuis ce temps. Vous le trouvez très déprimé et
remarquez qu’il a une ordonnance d’antidépresseur stimulant au dossier.
Comment gérer la situation? S’agit-il d’un PP ou d’un PM?
Pour vérifier s’il s’agit d’un PP, la première question à lui demander est la suivante : « Le problème a-t-il débuté en même temps que le
début de prise du Rx? ». Vise à identifier le lien temporel de cause à effet.
Finalement, si le problème ne semble pas pharmacothérapeutique, on le réfère vers une ressource d’aide appropriée :
« Avez-vous pensé à demander de l’aide? »
PIÈGE À ÉVITER : lui conseiller de la diphénydramine stat pour dormir sans pousser l’investigation plus loin dans le but d’assurer une
prise en charge appropriée.
3 notions de base
2 types de PPs
1. Rx en lui-même
2. Dosage
3. Forme pharmaceutique
4. Posologie
5. Durée de Tx
Liens à faire avec cause IATROGÉNIQUE (problème médical lié à l’intervention d’un Md).
Priorisation de problèmes
Le pharmacien devra apprendre à déterminer un ORDRE DE PRIORITÉ des PPs selon l’URGENCE et la GRAVITÉ du
problème, ainsi que son impact sur la qualité de vie du patient.
CRITÈRES DE ROVERS
CAS 3. Un client se présente à la pharmacie et vous fait part des problèmes suivants :
- Son diabète n’est pas maîtrisé et ses reins commencent à être atteints.
- A une petite toux qui nuit à son sommeil.
- Brûlure douloureuse sur le rond de poêle.
Dans ce cas, la brûlure douloureuse stat, en présentiel, est à prioriser. Le patient est fortement incommoder à l’instant où il est dans la
pharmacie.
Le diabète est une maladie chronique qui peut commencer tranquillement à attaquer certains organes, mais le processus évolutif est
lent. Il ne faut pas mettre ses efforts sur quelque chose qui évolue lentement quand le pt a des douleurs stat à la pharmacie. Dans ce
cas, il faudrait éviter de prendre en charge un problème chronique à un moment inopportun. Par contre, il pourrait être intéressant de
valider les valeurs de glycémie avec le pt pour s’assurer qu’il ne s’agisse pas d’une urgence médicale.
Vise à CORRIGER les PPs détectés. C’est à cette étape qu’on valide si on peut régler le problème par nous-même ou s’il faut référer le
patient à un autre professionnel de la santé.
D’où l’importance de résister à l’envie de toujours faire analyser les dossiers par un logiciel, car mène à une perte de réflexes et à une
dépendance technologique. C’est une question de CRÉDIBILITÉ PROFESSIONNELLE.
Démarche systématique
Les pharmaciens ne sont pas reconnus pour avoir une méthode systématique de travail (VS les dentistes par exemple, même
vérification à chacune des fois).
MISES EN SITUATION
CAS 1. Trachéotomie, patient a de la difficulté à communiquer. Post-pontages, ne prend plus LOPRESOR et LIPITOR, qu’il
devrait prendre vu son état de santé. Le pharmacien lui en parle, et, malgré cela, il ne veut pas prendre sa médication.
CAS 2. Procédure interne à la pharmacie en lien avec les Standards de pratique : formulaire de consentement au transfert
d’infos à un autre professionnel rempli par un pt. Refus du pt à ce qu’un tel transfert d’infos se produise et signature contre.
CAS 3. Couple veut vous voir dans le bureau de consultation, M. a un cancer du foie. Se questionne à savoir si doit prendre
Tx expérimental ou non. Veut l’opinion du pharmacien.
Intervention sur un individu, que ce soit un examen, un prélèvement, un Tx, un hébergement, une contention ou un isolement ou toute
autre intervention.
2 types :
Les soins offerts à un pt pourraient aller à l’encontre de l’un de ses 4 droits fondamentaux du CITOYEN :
1. Droit à l’inviolabilité
Ex : chirurgie qui modifie le physique
2. Droit à l’intégrité
3. Droit à la vie
Ex : Tx qui compromet la vie d’un pt, particulièrement à l’hôpital
4. Droit à la liberté
Désir d’offrir des soins peut entrainer un paradoxe si la personne ne veut pas se faire traiter.
1. Droit à l’information
2. Droit de CONSENTIR aux soins ou À LES REFUSER
On ne peut JAMAIS imposer un soin à quelqu’un à moins qu’elle soit considérée comme INAPTE.
3. Droit à la confidentialité et au secret professionnel
4. Droit d’être accompagné et assisté
Important : le patient est vulnérable devant le professionnel, vu son manque de connaissances et son état de santé.
Le patient a donc le droit d’être assisté.
5. Droit d’être représenté (si consentement)
6. Droit d’accès aux services adéquats
7. Droit aux services d’urgence
8. Droit d’accès au dossier (APPARTIENT AU PATIENT)
9. Droit de participer aux décisions
Le patient n’est plus dans un MODÈLE PATERNALISTE actuellement.
10. Droit de choisir le professionnel et l’établissement
11. Droit d’exercer un recours (insatisfaction)
Processus cognitifs complexes qui valorisent le jugement. Établir une mécanique d’ÉVALUATION de la situation.
Les valeurs
On s’y réfère pour porter des jugements, décider et agir. Objectif / Orientation de vie qu’un individu ou une société décide de prendre
pour le bien de tous.
Aspect individuel, social et culturel : valeurs partagées par la majorité des professionnels de la santé.
Quelques dilemmes
BIENVEILLANCE VS Paternalisme
À trop vouloir le bien, on risque de devenir paternaliste au risque de diminuer autonomie pt. Ne pas en faire trop.
2 concepts liés
1. INVIOLABILITÉ
2. CONSENTEMENT
LIBRE et ÉCLAIRÉ
La mécanique du consentement
On comprend une information si on est capable de la reformuler et en évaluer les conséquences pour soi.
On peut comprendre une information SANS être prêt à rendre une décision : influence d’une drogue, émotions, anxiété, etc. Affectent
négativement la compétence de consentir. Comprendre et être capable de rendre une décision à un moment précis sont 2 choses
distinctes.
Les pharmaciens peuvent utiliser des leviers pour améliorer capacité de compétence des gens à prendre décisions.
Droit de l’usager
o Consentir à ses soins ou les refuser
o Lien avec toute décision associée à la prise en charge de la santé.
À retenir
en perspective
Substance ou émotion
Un pt pourrait refuser un traitement après qu’on lui ait expliqué les EI et autres implications. Par contre, on doit lui expliquer les
conséquences de son refus.
Une information qui n’est pas comprise n’est pas une information. Pour s’assurer qu’un consentement est éclairé, on peut demander au
pt de résumer l’information.
À NE JAMAIS OUBLIER
Si le professionnel a un devoir d’information, il faut comprendre que la manière dont l’information est transmise à une personne
VULNÉRABLE est essentielle.
3 tests pour que l’information transmise puisse amener à un consentement éclairé, aider le pt à développer sa compétence :
1. VULGARISATION
2. TRANSPARENCE
3. ABSENCE D’AMBIGUITÉ (être à l’écoute du NV, signes d’incompréhension, énoncés de clarification)
Statistiques importantes
Selon STATISTIQUE CANADA (2012) : plus de la moitié de la population adulte québécoise a un problème avec la compréhension de
lecture. Niveau 3 / 5 de littératie signifie aisance à lire et comprendre documents.
Écoute mutuelle
Entrevue bidirectionnelle (meilleure vulgarisation, adaptation du discours)
Construire la relation de confiance
CAS 4. Une patiente vous dit que son père a été forcé de pendre des Tx à l’hôpital que sa conjointe (qui n’est pas sa mère) a
voulus. La patiente n’était pas d’accord et voulait que ça s’arrête, en disant que le système de santé laisse décider n’importe
qui par rapport aux Tx.
Même si une personne est dans un stade avancé de maladie, elle demeure en mesure de décider par elle-même, si son état
émotionnel n’est pas trop impacté.
« L’aptitude à consentir à un Tx ne s’apprécie pas en fonction de la situation de l’individu, mais en fonction de son AUTONOMIE
DÉCISIONNELLE (libre) et de sa CAPACITÉ DE COMPRENDRE (éclairé) ce qui est en jeu. »
Ce n’est pas parce qu’un individu est malade qu’il n’est plus apte à prendre des décisions.
Pour qu’une personne soit considérée inapte = Jugement d’un tribunal = Transmission du droit de consentement à un autre
individu (proche ou curatelle, sans mauvaises intentions)
Dans les cas de détérioration aigu de la condition d’une personne, levier donné aux professionnels de la santé pour
hospitalisation contre le gré d’un individu.
L’aptitude à consentir
Personne n’est jamais inapte pour 100% des sphères de sa vie. On peut être apte à 1 chose et inapte à 1 autre.
La personne ne sera pas capable de gérer ses biens, mais sera en mesure d’accepter un Tx d’infection urinaire, par exemple (douleur,
Sx, veut que la situation se corrige).
À retenir
Si une personne dispose d’un régime de protection, elle est inapte pour tout.
NON
Autonomie résiduelle, capacité de la personne à accepter certains Tx même si elle est prise en charge par la curatelle publique,
par exemple.
Tous les patients avec une DI modérée ou sévère sont inaptes à prendre des décisions VS leurs soins.
NON
Même justification, particulière si DI légère.
Les personnes qui se disent inaptes à prendre une décision le sont certainement.
NON
Certaines personnes peuvent avoir un jugement libre et éclairé et la seule raison pour laquelle elles se disent inaptes c’est
parce qu’elles ne se sentent pas confiantes en leur moyen.
TRUC : Leur faire verbaliser avantages et inconvénients que pourrait avoir Tx ou décision. Finissent par croire qu’elles ont le
potentiel de prendre une décision.
À retenir
14 ans ou +
o Droit à la confidentialité de son dossier
o Droit à l’assistance d’un professionnel pour consulter son dossier
o Consentir au transfert d’infos
o Consentir à recevoir certains soins
Le consentement doit être SPÉCIFIQUE, en étant lié à un évènement précis dans la vie du patient. Si on demande un consentement
d’avance, il faudrait préciser que c’est pour le transfert à un autre professionnel, par exemple. Aussi, la situation du patient peut évoluer
avec le temps, il est préférable de redemander le consentement avec l’évolution de la pensée du patient.
Jugement professionnel
« Capacité d’un professionnel d’apprécier une situation SANS EN CONNAÎTRE TOUS LES ÉLÉMENTS AVEC CERTITUDE et de choisir
une ligne de conduite acceptable dans les cas où les normes professionnelles laissent de la latitude. »
- Office québécois de la langue française
« Exercice du jugement professionnel requiert de la part du pharmacien une analyse OBJECTIVE et PRUDENTE, fondée sur son
expérience et ses connaissances ainsi que sur une conscience de sa responsabilité. »
- OPQ (2015)
Exemples
EXEMPLE 1. Conseil chez un patient anxieux, on lui parle des EI et cela l’amène à ne plus vouloir son Tx.
Il faut assurer que sa décision soit JUSTE et ÉCLAIRÉE. Il faut donc vérifier sa compréhension en lui demandant ce qu’il a compris, ce
qu’il l’inquiète, par un échange bidirectionnel. Il faut s’assurer que sa décision soit LIBRE en vérifiant que son anxiété n’affecte pas sa
capacité de décision.
Si on sent qu’elle n’est pas libre, on peut lui proposer des alternatives. S’il ne veut rien savoir, discuter du fait qu’on serait gagnants
d’impliquer le Md dans le plan de Tx.
EXEMPLE 2. Conseil d’automédication et détection de drapeaux rouges : le pt doit aller voir son Md, mais il refuse
catégoriquement même si la situation est alarmante.
Il faut assurer que sa décision soit JUSTE et ÉCLAIRÉE. Il faut donc vérifier sa compréhension en lui demandant ce qu’il a compris, ce
qu’il l’inquiète, par un échange bidirectionnel. S’assurer qu’il comprenne réellement les complications possibles s’il n’est pas pris en
charge. Vérifier qu’il n’ait pas interprété faussement des messages transmis, passe par la capacité de vulgarisation et conviction que la
meilleure chose à faire est de consulter.
S’il refuse tout de même d’aller consulter et qu’il choisit l’automédication, mettre en œuvre des moyens pour assurer sa sécurité :
resserrer le suivi, offrir de le rappeler pour pouvoir lui réitérer l’importance d’aller consulter.
*Pas de livre de recettes, propositions d’action seulement. Par contre, respecter les grands critères pour s’assurer que le consentement
du patient est bel et bien libre et éclairé.
CAS 1. Trachéotomie, patient a de la difficulté à communiquer. Post-pontages, ne prend plus LOPRESOR et LIPITOR, qu’il
devrait prendre vu son état de santé. Le pharmacien lui en parle, et, malgré cela, il ne veut pas prendre sa médication.
1. Fermer l’oreille interne liée au mode de communication du patient, pour éviter la formation d’une première barrière à la
communication.
2. S’assurer que le pt est au courant des objectifs, bénéfices, inconvénients et risques de cessation du Tx (↑ taux de survie lié à
un bêta-bloquant).
3. Le pt refuse toujours. Documenter + Resserrer le suivi + Alternatives (services de prises de TA, aviser le Md).
CAS 2. Procédure interne à la pharmacie en lien avec les Standards de pratique : formulaire de consentement au transfert
d’infos à un autre professionnel rempli par un pt. Refus du pt à ce qu’un tel transfert d’infos se produise et signature contre.
1. S’assurer que le pt est au courant des conséquences potentielles d’un refus de transmission de profil. Les refus sont souvent
causés par une absence d’explications du formulaire de consentement pour une transmission de profil, niveau de
compréhension des gens variable au niveau de la lecture.
CAS 3. Couple veut vous voir dans le bureau de consultation, M. a un cancer du foie. Se questionne à savoir si doit prendre
Tx expérimental ou non. Veut l’opinion du pharmacien.
1. Bien situer avec le pt qu’on ne peut pas prendre la décision à sa place, mais qu’on peut discuter avec lui des pours et des
contres d’un Tx expérimental en oncologie.
2. Donner de l’information permet d’augmenter le caractère éclairé de la situation. Le pt n’a pas nécessairement toute l’information
du spécialiste à ce sujet.
3. Établir une liste de questions à poser au spécialiste si points non répondus pour s’assurer que le consentement du patient au
Tx soit parfaitement éclairé.
LE SECRET PROFESSIONNEL
Obligation imposée à un professionnel de garder secrète les informations qu’il obtient sur son client dans le cadre de l’exercice de sa
profession.
2 dimensions
La relation du client avec le pharmacien et son équipe doit être basée sur la CONFIANCE.
Le client comprend tacitement (implicitement) que les informations le concernant sont d’usage restreint et qu’elles ne seront
pas divulguées sans son consentement.
Un patient qui ne remet une information complète peut amener un pharmacien à juger une situation clinique de la mauvaise manière.
USAGE JUSTIFIÉ
Information confidentielle
Détails personnels
Information sur la médication
Toute information recueillie dans le cadre de nos fonctions professionnelles : RELATION DE SERVICE.
Engagement du pharmacien
Tout mettre en œuvre pour limiter les brèches dans le respect de la confidentialité dans tous les secteurs de son laboratoire
et de sa pratique.
Information visée :
Données recueillies
Données entreposées
Données transférées ou transportées en dehors de la pharmacie
o Production de pilulier décentralisée : CPP (Centre de production de piluliers) nécessitant transfert d’informations.
Données détruites
À retenir
BUREAU DE CONSULTATION : si on quitte rapidement et que des copies de dossier restent sur le bureau, avant de faire entrer
un pt, s’assurer que rien ne traine et que les écrans soient en veille pour ne pas montrer un dossier visible.
ACCUEIL : s’assurer qu’il y ait une distance assez grande entre les pts soit conservée, adapter le ton de voix (volume de voix
confidentiel), ne pas hésiter à dire à un pt de se reculer car discussion d’info de nature confidentielle.
AIRE DE PRÉPARATION : discussion entre pharmaciens et ATP de dossiers pharmaceutiques avec un ton de voix adéquat.
REMISE : mêmes prérogatives qu’à l’accueil.
LIVREUR : paquets à livrer peuvent transmettre info sur certains pts. S’assurer que les reçus sur les sacs sont des factures
globales avec l’adresse uniquement sans afficher la médication. Discuter avec lui des impératifs concernant le respect de la
confidentialité dedans et dehors de la pharmacie.
TÉLÉPHONE : ton de voix confidentiel.
SALLE D’ATTENTE : pas trop près d’une aire de remise ou d’accueil pour ne pas que les pts suivent des discussions entre un
pharmacien et ses pts.
OTC : conseils dans les allées, être toujours préoccupé par le fait que d’autres pts circulent aux alentours. Si la circulation est
trop importante, se déplacer vers le bureau de consultation ou l’aide de confidentialité.
*FACEBOOK : attention aux brèches, secret professionnel applicable partout et dans tous les canaux de discussion.
D’emblée, un pharmacien doit toujours s’assurer de parler au bon patient avant de transmettre une information. Si ce n’est pas le cas,
vérifier avec le pt concerné pour avoir son consentement.
1. Information notoire : information que n’importe qui peut connaître facilement (non protégée).
Ex : le fait qu’une personne se déplace en fauteuil roulant.
2. Consentement du client
3. Ordre juridique : mandat juridique d’un juge qui présente un doc officiel qui permet de briser le secret professionnel. Si un
policier n’a pas de mandat juridique ON NE PEUT PAS LEUR REMETTRE LES INFORMATIONS.
4. Vie d’un client en danger
5. Dans la même équipe traitante (IMPORTANT), mais l’information partagée doit être pertinente (SECRET
PROFESSIONNEL PARTAGÉ). La transmission d’un profil n’est PAS CONSIDÉRÉE COMME UN SECRET
PROFESSIONNEL PARTAGÉ, donc nécessite consentement (équipe traitante différente).
Juridiquement, on considère que le consentement d’un pt est bon pour 1 ÉPISODE. Le consentement peut être inscrit dès
l’ouverture du dossier, mais retenir qu’il évolue dans le temps. Importance de réévaluer.
Juridiquement :
Respect du consentement est PERPÉTUEL, jusqu’après la vie. Seul le liquidateur (exécuteur testamentaire avec un mandat de la cour)
peut avoir accès au dossier pharmaceutique.
Impératifs de :
1. Santé publique : maladies à déclaration obligatoire, transmises directement aux autorités sanitaires.
Ex : chlamydia, gonorrhée, VIH
2. Protection de la jeunesse : responsable de faire les démarches pour protéger un enfant que l’on croit victime d’abus. Par
contre, on recommande d’appeler l’OPQ avant d’intervenir afin de s’assurer d’avoir des leviers.
3. Tiers en danger
4. Syndic de l’OPQ : accès à TOUT légalement.
5. Coroner : autorité absolue pour déterminer la cause d’un décès SANS MANDAT (contrairement aux policiers), sauf dans le cas
de criminalité potentielle.
Aire de confidentialité
1. Nécessaire de recueillir renseignements confidentiels sur état de santé d’un individu, dans certains cas particuliers ou au
moment d’ouvrir un nouveau dossier patient.
2. Lors de la remise d’une nouvelle Rx,
3. Lors du renouvellement d’une Rx impliquant le monitorage de ses effets en cours de Tx pharmaceutique.
4. Enseignement d’un mode particulier d’administration d’un Rx ou en vérifier l’utilisation.
5. Soupçons d’échec ou atteinte mitigée des buts thérapeutiques d’un Tx.
1. Vérification pour déterminer si les Sx d’EI qu’il ressent sont attribuables à sa Rx.
2. Consultation pharmaceutique MVL.
3. Monitorage visant à évaluer effet du Tx. Détection d’EI ou atteinte des objectifs thérapeutiques fixés avec lui.
4. Consultation pharmaceutique suivant la recommandation d’un Md.
*Essentiel de s’assurer de la propreté de l’endroit, qu’aucun doc ne traîne et qu’aucun dossier patient ne soit affiché à l’écran
= Bris potentiel
MOT D’ORDRE
1. Toujours garder confidentiel ce qui est venu à sa connaissance dans l’exercice de sa profession.
2. S’abstenir de tenir ou de participer à des conversations indiscrètes au sujet d’un pt ou des services t ou des services
qui lui sont rendus ou de révéler qu’une personne a fait appel à ses services.
3. Ne jamais faire usage de renseignement de nature confidentielle au préjudice d’un pt ou pour son bénéfice personnel.
4. Les faits et les confidences sont touchés ; ne pas raconter à l’équipe si non pertinent dans l’exécution de leurs tâches.
Le lien de confiance peut parfois être établi avec 1 seule personne.
CAS 1. Aller dans le dossier de sa cousine alors qu’elle ne requiert aucun service pharmaceutique.
BRIS
CAS 4. Demander fort à son ATP de préparer le Rx contre le VIH de M. qui est dans la salle d’attente.
BRIS
CAS 5. Le reçu de Rx ou la fiche-conseil est broché sur le sac que le livreur apporte à la maison du client.
BRIS
CAS 6. Sacs de Rx préparés pour une résidence et les sacs de 2 patients sont inversés.
BRIS
CAS 7. Mme Marcoux passe chercher ses Rx et demande aussi le sac de Mme Poulin qui est prêt et vous lui remettez.
BRIS
CAS 1. Un policier qui enquête sur un abuseur de narcotique et qui veut une copie du dossier.
NON (nécessite un mandat)
CAS 2. Des enquêteurs du Ministère du revenu qui veulent avoir des détails sur un patient assisté-social.
NON
CAS 3. Autour d’un souper bien arrosé, dire à ses amis que l’on a vu une célébrité à la pharmacie, car elle avait mal à la tête.
NON
Lorsqu’on est brouillé par un jugement (oreille interne), le sens souhaité et le sens reçu peuvent différer.
Parfois, le choc culturel ou social provoque des réactions. Encore la 3e oreille!
Prise de conscience
Certains sujets sensibles doivent être abordés avec prudence : religion, politique, consommation, etc.
Code de déontologie
Souligne l’importance d’être ÉGAL et REPRODUCTIBLE envers tout le monde. La base de nos soins est la RELATION DE
CONFIANCE avec tous nos pts.
« Le pharmacien ne peut refuser de fournir un service pharmaceutique à un client pour des raisons de race, de couleur, de
sexe, de grossesse, d’orientation sexuelle, d’état civil, d’âge, de religion, de convictions politiques, de lange, d’origine ethnique
ou nationale, de condition sociale ou de handicap. »
Ex : Si un pharmacien refuse de prescrire la COU, il a L’OBLIGATION DÉONTOLOGIQUE de référer la pte ailleurs, et ce, stat.
Sexisme, discrimination, homophobie, ethnocentrisme (considérer sa race comme étant supérieure), racisme, etc.
À garder en tête : le laboratoire est un aquarium ; les relations entre collègues sont scrutées, que ce soit au niveau du NV et du
paralangage, même lorsque le pt visé a quitté la pharmacie. Peut miner la crédibilité professionnelle.
On cherche une zone « gagnant-gagnant » dans la relation de soins par des échanges bidirectionnels.
SOCIÉTÉ MULTICULTURELLE
o Principalement dans les grands centres, quoique même régions de plus en plus touchées par multiculturalisme (où il
est plus difficilement accepté).
À retenir
Style de communication
Processus décisionnel
Approche de la connaissance et de l’apprentissage
Apparence / Habillement
∆ croyances / valeurs
∆ attentes / attitude
Tous n’ont pas la même conception de ce que signifie être en bonne santé.
CAS 1. Un patient âgé se présente à la pharmacie avec une nouvelle ordonnance pour une maladie chronique. Il vous dit qu’il
n’est pas intéressé par son Tx, car il ne croit pas en la médication « chimique ».Quelle doit être la réaction à avoir?
Notre rôle est d’explique et de mettre en perspective, mais on ne peut modifier un système de croissance. Par contre, doit nous aiguiller
à resserrer le suivi.
C’est au pharmacien de s’adapter au patient, pas l’inverse. Le pharmacien qui proposera des solutions pour adapter la prise du Tx
induira une ↑ importante de la relation de confiance.
Plus une culture est élevée en CONTEXTE, plus elle met l’emphase sur autre chose
que les mots dans la transaction communicationnelle
donc ↑ CONTEXTE = ↑ FILTRE / INFORMATION BROUILLÉE
Malgré certaines tendances, l’humain n’est pas formaté selon un moule rigide.
Conséquences sur :
CAS 3. Un homme se présente avec sa femme à la pharmacie pour une consultation MVL. C’est lui qui prend en charge la
consultation, décrit les Sx de sa femme, etc. Quelle doit-être la réaction à avoir?
Importance du consentement dans cette situation : si Mme est d’accord, il n’y a pas de problème. Valider avec Mme si tout est OK pour
elle avant de débuter la consultation. Si nécessaire : « J’aimerais m’adresser à Mme pour m’assurer qu’elle comprenne bien. »
CAS 4. Un homme se présente à la pharmacie pour un conseil MVL et semble réticent à ce qu’une femme réponde à ses
questions. Quelle doit-être la réaction de la pharmacienne?
Elle doit mettre l’accent sur la sécurité du patient par rapport aux informations qu’elle lui transmet. Dans cette situation, la rétroaction est
essentielle. Elle doit poser des questions pour s’assurer que la réception du message n’est pas trop embrouillée par le jugement de M.
et qu’il a bien retenu les informations importantes.
Forte importance des croyances sur la santé chez les personnes âgées.
Forte reconnaissance des vertus des PSN et des médecines traditionnelles.
Parfois, la description des symptômes est sommaire, perception différente de la pharmacie.
CAS 5. Un patient âgé se présente à la pharmacie pour un conseil MVL pour la grippe. Vous lui proposez quelques alternatives
et il insiste sur le fait qu’il ne fait pas confiance à ces produits, que c’est trop « chimique ». Quelle doit-être la bonne réaction
à avoir?
Il est vrai que nos conseils seront parfois inutiles chez ce type de clientèle. Toutefois, notre rôle est d’informer, pas de débattre. On ne
peut changer le système de référence d’une personne âgée lors d’un conseil, lui faire part de l’information importante en mettant de
l’avant sa sécurité est suffisant.
CAS 6. Un patient vient vous voir à la pharmacie et il ne parle que l’arabe. Vous ne parlez pas sa langue et la personne n’est
pas accompagnée. Que faites-vous?
Plusieurs options sont possibles : utilisation de pictogrammes et de symboles universels, utilisation d’un logiciel de traduction, faire appel
à un service d’interprète local ou à un membre de sa famille si consultation non urgente, etc.
Attention! Si on ajoute un intermédiaire dans le modèle communicationnel, valider le consentement du patient par rapport à l’interprète.
En bref
CAS 7. IMPORTANT
Mme Nguyen est une Asiatique de 82 ans qui mesure 1,10 m et pèse 42 kg. Elle vit seule et prend 6 médicaments chez elle. Elle
va rarement à la pharmacie, mais sa voisine, et parfois sa fille, passent prendre ses médicaments. Sa fille vous téléphone pour
vous dire que sa mère doit faire renouveler tous ses médicaments (tous assurés par le régime provincial). Elle vient de recevoir
son congé de l’hôpital, où elle a été traitée pour une vilaine pneumonie. Comme l’hôpital est juste à côté de la pharmacie, elle
se présentera aussi avec une ordonnance d’antibiotiques. Que peut-on anticiper selon un plan de vue communicationnel?
Il faut réagir rapidement dans cette situation : est-ce qu’il y a des questions essentielles que l’on devra lui poser, étant donné
que l’on ne rencontre que rarement la patiente? S’assurer également que l’on ait un no. de téléphone d’un proche si jamais
on est incapable de communiquer avec la patiente. Aussi, valider avec un proche au préalable si on sera capable de faire le
conseil (avoir une idée de son niveau de compréhension). Bref, il faut s’assurer que la collecte de données soit complète peu
importe la situation.
Pièges à éviter
Physiologie
Cognition
*Attention! Ce n’est pas tous les pts âgés qui ont des problèmes cognitifs, attention à la stigmatisation.
*Peut être une bonne idée d’avoir un lien avec une personne de l’entourage.
*Il faudra parfois initier la prise en charge auprès du Md, s’assurer d’avoir le consentement.
Informations à documenter :
1. Problème de vision (Attention! Ne pas prendre pour acquis que la personne est capable de lire les petits caractères sur les
étiquettes.)
2. Problème de motricité / dextérité
3. Problème d’audition (Attention! Confidentialité => Bureau de consultation prn)
4. Faible niveau d’alphabétisation
5. Déficit cognitif léger
1. MODIFICATIONS PHYSIOLOGIQUES
Vulnérabilité accrue aux effets thérapeutiques ou indésirables.
3. POLYPHARMACIE
Le suivi à long terme est essentiel ; il ne faut pas supposer qu’une personne âgée qui va bien en ce moment ira bien dans
quelques mois.
Autres obstacles :
Phrase à retenir si pt âgé semble être brouillé par le fait que vous soyez jeune, une femme, etc. :
« Je travaille pour votre sécurité, je suis le meilleur intervenant pour vous aider avec… »
Premier aspect à considérer : l’impatience du pharmacien (émotion négative) engendrera un système de protection chez la patiente
(FILTRE), ce qui empêche d’aller chercher l’information complète. On altère alors la première étape à tous les soins pharmaceutiques :
l’établissement de la relation de confiance.
La cliente a peut-être des problèmes cognitifs, mais peut aussi être un oubli situationnel. Poser une question efficace et professionnelle
pour avoir une meilleure idée de quoi il s’agit sans briser le lien de confiance :
« Après vérification, j’ai la certitude qu’on vous l’a remis. Des oublis, ça arrive. Vérifiez dans les prochaines heures si vous le retrouvez
et rappelez-moi pour que je vous en serve. »
Si semble être problème cognitif, il peut être une bonne idée d’en discuter avec un membre de la famille. Discuter de l’épisode et expliquer
que ça nous préoccupe.
Stades de KUBLER-ROSS
« Juste pour m’assurer d’avoir été clair, pourriez-vous m’expliquer comment vous allez prendre ce Rx? »
L’ENVERS DE LA MÉDAILLE
Si le pharmacien est lui-même perçu comme un étranger à cause de son ethnie ou son statut de « petit-nouveau ».
Meilleurs atouts :
1. Professionnalisme
2. Chaleur et bienveillance
3. Rétroaction / Clarification / Questions ouvertes et non tendancieuses
4. Appui / Qualité de suivi
5. Respecter les réticences et les anticiper
LA COMMUNICATION EN PÉDIATRIE
Aspects de la communication efficace
1. Connaissances
2. Fonctionnement global
3. Adhésion
4. Comportement
5. État psychologique
Impliquer les enfants lors de la communication et des décisions concernant leur santé :
Rôle du parent
Lorsque l’enfant est jeune, le parent joue à la fois le rôle du patient et du soignant :
Devrait inclure :
1. DÉVELOPPEMENT PHYSIQUE : influence perception de l’enfant sur sa capacité à recevoir Rx. Peut être réellement
physique, mais peut aussi être perçue mais non réelle. Important de le faire réaliser à l’enfant.
3. DÉVELOPPEMENT PSYCHOSOCIAL : influence la relation avec la personne qui doit administrer le Rx. Enfant doit se sentir
en confiance, ce pourquoi l’administration par le parent plus facile.
*Ces stades sont une indication, ce n’est pas tous les enfants qui passent par tous les stades.
Communication NV importante
Les enfants sont capables d’interpréter le langage NV avant de comprendre les mots.
Une grande partie de la communication parent-enfant est NV.
Utilisation fréquente de Rx pendant la grossesse (↑ car femmes ont enfants plus tard)
Perception exagérée du risque de malformation majeure associé à l’utilisation des Rx en grossesse.
(Aussi chez les professionnels de la santé)
o Tx sous-optimal d’un problème de santé, inobservance
o Anxiété
o Interruption volontaire d’une grossesse désirée
À retenir
Les patientes n’agissent pas ainsi en fonction du risque qui leur est présenté, mais en fonction de leur PERCEPTION
du risque.
TOUJOURS VÉRIFIER À LA FIN D’UN CONSEIL AVEC UNE FEMME ENCEINTE CE QU’ELLES ONT COMPRIS, POUR
ÊTRE CERTAIN QU’ELLE NE PARTE PAS AVEC UNE PERCEPTION ERRONÉE.
1 femme sur 4 pense que la prise d’un Rx démontré pour n’avoir aucun effet sur la grossesse est associée à une ↑ du
risque de malformation majeure.
Variables pouvant modifier la perception du risque associé à la prise d’un médicament en grossesse
IMPORTANT : d’abord demander à une femme si elle est déjà enceinte lors d’une demande d’information sur l’utilisation d’un
Rx lors d’une grossesse.
Attitudes à adopter pour diminuer l’anxiété lors de la transmission du risque associé à un médicament
1. Vérifier les connaissances de la patiente : clarifier les inquiétudes et corriger les perceptions erronées.
2. Présenter l’information lentement.
3. Parler avec une voix calme.
4. Avoir un contact visuel et un ton de voix chaleureux.
5. Pratiquer l’écoute active et être empathique.
6. Utiliser des RÉPONSES REFLETS.
7. Utiliser des termes clairs et non ambigus.
a. Certains experts suggèrent d’éviter les termes « sécuritaires » et « pas de problème ».
La tératogénicité est un domaine dans lequel il y a rarement des certitudes.
b. Certains experts suggèrent d’utiliser les termes « chance » ou « probabilité » plutôt que « risque ».
1. Bienfaits du Tx
2. Risques de ne pas traiter la maladie
3. Risques de base de malformations majeures (2-3% dans la population générale)
4. Données disponibles sur l’utilisation du Rx chez la femme enceinte
a. Sources d’informations
b. Si risque → Nature et magnitude du risque (comparer avec risque de base)
c. Faire un choix des données à transmettre
i. Données animales non nécessaires dans plusieurs cas
ii. Hypothèses non confirmées et rapports de cas isolés non nécessaires
5. Autres options de Tx
6. Façons de minimiser les risques, s’il y a lieu
Ex : Prise d’acide folique
1. Bienfaits du Tx
2. Bienfaits de l’allaitement (Prise de position en faveur de l’allaitement par l’OPQ)
3. Inquiétudes sur les impacts potentiels de la médication sur le nourrisson
4. Données disponibles sur l’utilisation du Rx chez la femme qui allaite