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La Négritude
Le document traite de l'impact de la négritude sur la littérature et les sociétés africaines après les indépendances, soulignant son rôle dans la réhabilitation de l'identité culturelle africaine. Bien que la négritude ait été un mouvement significatif, certains écrivains contemporains la considèrent comme dépassée, appelant à un engagement contre l'impérialisme et le néocolonialisme. Après 1960, la littérature africaine s'est tournée vers la critique des régimes post-coloniaux, dénonçant la corruption et l'échec des promesses d'indépendance.
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La Négritude
Le document traite de l'impact de la négritude sur la littérature et les sociétés africaines après les indépendances, soulignant son rôle dans la réhabilitation de l'identité culturelle africaine. Bien que la négritude ait été un mouvement significatif, certains écrivains contemporains la considèrent comme dépassée, appelant à un engagement contre l'impérialisme et le néocolonialisme. Après 1960, la littérature africaine s'est tournée vers la critique des régimes post-coloniaux, dénonçant la corruption et l'échec des promesses d'indépendance.
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Traité :
D’une maniére générale, aprés plus d’un demi-siécle de domination coloniale, les
indépendances tombérent sur V’Afrique comme une nuéc de sauterelles. Ces
indépendances ont engendrées de mutations profondes au sein des sociétés africaines.
La littérature elle-méme, a travers la négritude n’en sera pas épargnée. Ainsi, le débat
sur la négritude traduit une volonté de changement et a ce propos, Frantz Fanon affirme :
« La tendance d’aujourd’hui est d’abandonner la négritude comme un vétement usé qui
a trop servi. Certains s’interrogent davantage sur l'avenir économique, sanitaire méme
des sociétés africaines. » La négritude est-elle dépassée ? Quels sont les avantages de
ce mouvement? Peut-elle (négritude) résoudre les problémes de |’Afrique
indépendante ? Au cours de ce traité, nous nous pencherons sur les mérites de la
négritude de 1934 a 1960 et, nous les comparerons aux réalités de I’A frique de nos jours.
La négritude fut I’élément fécond de la littérature africaine d’expression frangaise.
Depuis 1960, les écrivains de I’ Afrique francophone joignent leurs voix a celles de leurs
confréres anglophones. Rare sont parmi eux qui se recommandent de la négritude. Nous
pouvons affirmer que cette école plus occupée a défendre ses positions a cess¢ de jouer
un réle moteur dans la littérature africaine.
Cependant, les tournures des événements poussent certains écrivains 4 prophétiser
Péchec des indépendances du fait de Pabandon de la tradition et d’autre, de penser sur
les vertus du peuple pour batir l'avenir. Ainsi, l'avenir pourrait défendre les expériences
du passé qui n’ont pour soubassement que la culture afticaine. Cette culture qui sera
défendue et illustrer par les prophétes de la négritude dés le début de notre littérature en
France. L’engagement était total et aboutira a la réhabilitation de la personnalité
culturelle africaine comme a la libération de l'Afrique. Jusqu’aux annécs "60", les
écrivains étaient tous unanime autour de cette théorie. Seuls les anglophones s’y
opposaient comme le suggére la boutade de Wolé Soyinka : « Le tigre ne se contente de
clamer sa tigritude, mais agit en tigre ».De nos jours, dans la course francophone, la contestation s’amplifie. Certains
écrivains de la nouvelle génération trouvent en la négritude une certaine forme de
passéisme qui ressemblerait fort 4 une fuite en avant. Pour eux, l’exaltation de la race
noire n'est plus nécessaire mais plutét le combat contre |’impérialisme et le
néocolonialisme. C’est pourquoi Frantz Fanon et Sembene Ousmane soutiennent
que: «La négritude a une caractéristique historique de témoignage, les conditions
socio-historiques qui ont favorisées sa naissance n’existant plus, nous devons nous en
méfier ». Dans le méme ordre d’idée, Gérald Félix Tchicaya U’tamsi prone : « La
négritude est une affaire de génération » qu’il estime dépassée en raison de sa coloration
raciste. Pour Stanislas Adotevi, la négritude est une « mascarade »,
Pour notre part, reconnaissons que dans Vhistoire du peuple africain, chaque
génération doit apporter quelque chose & son temps. La génération des Senghor, Césaire,
Damas mérite leur temps et, leur négritude demeurait comme l’a dit [Link], un
moment de la conscience humaine. La réorienter vers le développement économique et
sanitaire serait un effort louable de la part de l’élite nouvelle car, comme |’a dit Senghor
en 1971 a Dakar lors du colloque sur la négritude : « Mais dépassé n’est pas renier,
d’autant que dépassé n’est pas supériorité mais différence dans la qualité nouvelle,
maniére de voir, de vivre et de dire selon de nouvelles circonstances ».
Le constat aujourd’hui est que la négritude a connue un dépassement car de la forme
poétique, I’écrivain est venu a celle romanesque et dramatique. Mais toujours est-il que
le mérite revient a la négritude, car c’est bien elle qui a selon Césaire, restituée "homme
noir de sa stature humaine, dans sa dimension humaine. Elle a rétablie les possibilités
de dialogue entre l’homme blanc et l"homme noir.
En conclusion, il faut retenir que la négritude a été une démarche explicite de
l'intelligentsia noire qui I’a utilisé pour conjurer le colonialisme et exalter les valeurs
negro africaines. Elle a donc besoin aujourd"hui d’une réorientation en tenant compte
des réalités contemporaines pour une Afrique ou régnent la justice, le progrés et |’espoir.
Mais, est-ce la négritude mérite un tel jugement de la part de ces intellectuels ?Traité :
Depuis le réveil des consciences en passant par la négritude qui aboutira sur le
procés du colonialisme, la littérature africaine 4 travers ses ceuvres, a jouce un réle
prépondérant pour la réimplantation du peuple africain dans ses droits juridiques,
politiques, économiques, culturels et autres en disant non aux blancs(colonisation) pour
confier la destinée de |’Afrique aux africains (indépendance) . Mais quelques temps
aprés 1960 année d’indépendance, les oeuvres auront pour cible privilégiée, les régimes
issus de cette indépendance pour leur critiquer et dénoncer, d’ou la place pour cette
affirmation « Les aeuvres publiges aprés 1960 se montrent en général trés critiques vis-
a-vis des régimes issus des indépendances »Pourquoi cette position et qu’est-ce qui
justifie cela ? L’exposition sommaire des contenus de quelques unes de ces aeuvres au
programme nous permettra de répondre a cette interrogation.
En effet, depuis l’esclavage jusqu’a la colonisation, les noirs ont été l'objet de
domination, d’oppression, d’exploitation et d’assujettissement sur tous les plans de la
part des blancs colonisateurs au nom d’une notion de « civilisation ». Ainsi, sur le plan
africain, c’est 4 partir de 1930 qu’une résurgence négre commenga pour dire non a ce
systéme qui ne laissait aucune chance aux africains de se développer. C’est pourquoi
toutes les ceuvres publiées a cette époque dont entre autres: ‘’ Discours sur le
colonialisme *’ 1955 de Césaire, *’ une vie de Boy *’(1956) de Ferdinand Oyono, *”
Batouala ‘°(1921) de René Maran ‘’ Climbié ‘* (1956) de Bernard Dadié, ‘’chant
d’ombre’’ de Senghor(1945) critiquent sévérement le syst¢me colonial. Et c’est au prix
de tous ces combats et luttes que beaucoup de pays de I’ Afrique connaitront la liberté
en 1960. Cette liberté (indépendance) qui était synonyme de paix, de bonheur, ne tardera
a décevoir, car les nouveaux maitres de l'Afrique pour drainer
l'Afrique a bon port deviendront trés rapidement des démons qui n’auront pour syst¢me
de gouvernance que la corruption, le détournement de deniers publics. la gabegie
financiére, les arrestations arbitraires, le favoritisme, le népotisme .... C’est pourquoi
“crapauds brousses
dans les “°(1979) l’auteur Thierno Monenembo déclare: « cen’était que des espoirs ratés ! Eux qui auraient dd étre la solution, ils ne I’étaient en rien,
c’était plutét eux le probléme a la lumiére de la vérité ».
Ainsi, ces nouveaux dirigeants qui se font passer pour les guides providentiels
auront pour ennemi tous ceux qui ne partagent pas avec eux leur vision destructrice.
Conscient I’Ivoirien Denis Oussou Essuie dans ‘Le temps des hymnes “’ déclare :
« Mon frére d*hier aujourd’hui mon patron, me dicte ses ordres qui claquent 4 mes
oreilles comme jadis la chicotte de "homme blanc ». Soucieux et inquiet du devenir de
l’Afrique, le congolais Henri Lopés dans son ‘’Pleurer-rire(1982) s’interroge : « Lui ou
un autre, pour nous c’est toujours la méme vie. Hier nos miséres provenaient du blanc
qu'il fallait chasser pour que le bonheur vienne. Aujourd’hui nos oncles sont partis et la
misére est toujours 1a. Qui donc faut-il chasser? », Voyant toutes ces réalités, les
écrivains ne pouvaient que prendre leur plume comme arme pour ébranler tout ces
régimes néfastes sur le continent comme le soulignait méme un penseur sur le réle de
l’écrivain : « Moi écrivain je ne garde point mes mots, s’il ya bonheur, j’en suis réjouis
et si c’est le malheur, je m’acharne pour lui chasser» d’ou la cause de cette
dénonciation.
En fin, retenons que I’objectif ou le réle principal de la littérature est la défense,
la valorisation ou revalorisation et exposition de sa société. C’est pourquoi celle
d’aprés 1960 en A frique ne pouvait qu’ étre engagée pour critiquer ces régimes et espérer
un changement qualitatif dans la vie des africains trompés et trahies. Mais, ces critiques
ont-elles eu des impacts ?