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Etat RGA Mali

Le rapport national du Mali sur l'état des ressources génétiques animales présente une analyse complète des ressources zoogénétiques, leur statut et leur évolution, ainsi que leur contribution à l'alimentation et au développement. Il évalue également les capacités du pays à gérer ces ressources et identifie les priorités pour leur conservation et utilisation durable. Enfin, le rapport souligne l'importance de la coopération internationale dans ce domaine.

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Le rapport national du Mali sur l'état des ressources génétiques animales présente une analyse complète des ressources zoogénétiques, leur statut et leur évolution, ainsi que leur contribution à l'alimentation et au développement. Il évalue également les capacités du pays à gérer ces ressources et identifie les priorités pour leur conservation et utilisation durable. Enfin, le rapport souligne l'importance de la coopération internationale dans ce domaine.

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MINISTERE DE L’AGRICULTURE REPUBLIQUE DU MALI

DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE UN PEUPLE- UN BUT- UNE FOI

Rapport sur l’Etat des Ressources Génétiques


Animales dans le Monde
Rapport National du Mali

Rédacteurs principaux
Dr Aly KOURIBA IER
Dr Mamadou D COULIBALY IER
Dr Nouhoum SANGARE DNAMR

Septembre 2002
ABBREVIATIONS ET SIGLES UTILISES

ADN : Acide Désoxyribonucléique


APCAM : Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali
CFA : Communauté Financière Africaine
CFAP : Centre de Formation Agropastorale
CFPE : Centre de Formation Pratique en Elevage
CILSS : Comité Inter-Etat de Lutte contre la Sécheresse au Sahel
CIPEA : Centre Internationale pour l’Elevage en Afrique
CIRDES : Centre International de recherche Développement sur
l’Elevage en zone Subhumide
CMDT : Compagnie Malienne de développement du Textile
CPS : Cellule de Planification et de Statistique
DGRC : Direction Générale de la Réglementation et du contrôle
DNAMR : Direction Nationale de l’Appui au Monde Rural
DNSI : Direction Nationale de la Statistique et de l’informatique
FAO : Food and Agriculture Organisation
FERAP : Fluidification des Echanges et Rapprochement des
Politiques Agroalimentaires
GIE : Groupement d’Intérêt Economique
HUICOMA : Huilerie Cotonnière du Mali
IER : Institut d’Economie Rurale
ILRI : International Livestock Research Institute
IPR/IFRA : Institut Polytechnique Rural /Institut de Formation et de
Recherche Appliquée
KCA : Kilo Carcasse et Abats
KIT : Institut Royal des Tropiques (Pays-Bas)
LCV : Laboratoire Central Vétérinaire
MDRE : Ministère du Développement Rural et de l’Environnement
MFC : Ministère des Fiances et de Commerce
MS: Matière Sèche
ODEM : Office de Développement de l’Elevage de Mopti
ODR : Opération de Développement Rural
OMBEVI : Office Malien du Bétail et de la Viande
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
ONDY : Opération N’dama Yanfolila
ONG : Organisation Non Gouvernementale
OUA : Organisation de l’Unité Africaine
PASA : Programme d’Ajustement Structurel du Secteur Agricole
PDAM : Projet de Développement de l’Aviculture du Mali
PDAP : Projet de développement de l’Agriculture Périurbaine
PIB : Produit Intérieur Brut
PPBC : Péripneumonie Bovine Contagieuse
PROCORDEL : Programme Concerté de Recherche Développement sur
l’Elevage en Afrique de l’Ouest
PRODESO : Projet de Développement de l’Elevage au Sahel Occidental
PSARK : Programme de Sécurité Alimentaire et des Revenus dans la
Région de Kidal

1
PSNO : Programme de Sélection à Noyau Ouvert
RGA : Ressources Génétiques Animales
SIG : Système d’Information Géographique
SNRA: Système National de recherche Agronomique
TCA : Tonne Carcasse et Abats
UBT : Unité Bétail tropical

2
SOMMAIRE

LISTE DES ABREVIATIONS……………………………………………………………..1

SOMMAIRE…………………………………………………………………………………3

INTRODUCTION ………………………………………………………………………………….4

PARTIE 1 : ETAT DES RESSOURCES GENETIQUES DANS LE SECTEUR DE


L’ELEVAGE………………………………………………………………………………..5
Chapitre 1 : Vue d’ensemble du pays et de son secteur agricole……………5
Chapitre 2 : Etat des systèmes de production………………………………….17
Chapitre 3 : Etat de la diversité génétique………………………………………31
Chapitre 4 : Etat de l’utilisation des ressources génétiques animales……….44
Chapitre 5 :Etat de la conservation des RGA ………………………………….54
Chapitre 6 : Etat de l’élaboration des politiques et arrangements
institutionnels pour les RGA………………………………………………………61

PARTIE 2 : ANALYSE DE L’EVOLUTION DE LA DEMANDE NATIONALE DANS LE


SECTEUR DE LA PRODUCTION ANIMALE ET INCIDENCE SUR LES POLITIQUES
STRATEGIQUES ET PROGRAMMES NATIONAUX………………………………….67
Chapitre 1 : Examen des politiques stratégies et programmes passés………67
Chapitre 2 : Analyse de la demande et des tendances futures……………….68
Chapitre 3 : Politiques stratégies et plans nationaux concernant les
ressources génétiques………………………………………………………….…70

PARTIE 3 : ETAT DES CAPACITES NATIONALES A GERER LES RESSOURCES


GENETIQUES ANIMALES…………………………………………………………….…76
Chapitre 1 : Etat actuel des capacités…………………………………………..76
Chapitre 2 : Atouts et contraintes pour la gestion des RGA…………………..82

PARTIE 4 : INDENTIFICATION DE PRIORITES NATIONALES POUR LA


CONSERVATION ET L’UTILISATION DES RGA……………………………………..84
Chapitre 1 : Stratégie de gestion des RGA à moyen et long termes…………84
Chapitre 2 : Les priorités nationales……..………………………………………85

PARTIE 5 : COOPERATION INTERNATIONLE DANS LE DOMAINE DES RGA…90

RESUME………………………………………………………………………………………….…93

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES………………………………………………………..…95

ANNEXES……………………………………………………………………………………………97

3
INTRODUCTION

En 1990, le conseil de la FAO a recommandé la préparation d’un programme global de


gestion durable des ressources zoogénétiques au plan mondial. Une réunion d’experts,
tenue en 1992, et les sessions ultérieures des organes directeurs de la FAO ont donné
l’impulsion initiale nécessaire à l’élaboration de la stratégie mondiale de gestion des
ressources génétiques des animaux d’élevage. La signature du programme Actions 21 de
la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement et la ratification de
la convention sur la diversité biologique ont ultérieurement favorisé l’élaboration et la
conception de la stratégie mondiale.

Au sein de la FAO, le mandat de la commission des ressources phytogénétiques a été


élargi en 1995 et étendu notamment aux ressources zoogénétiques. En 1996, l’importance
des ressources zoogénétiques et de la stratégie mondiale a été reconnue à la fois au
sommet mondial de l’alimentation et à la troisième réunion de la conférence des parties à la
convention sur la diversité biologique. La conférence a demandé la création d’un groupe
d’experts qui, à son tour, a recommandé en 1997 la mise en place d’un mécanisme
intergouvernemental pour prendre en charge la question. Ce groupe de travail a adressé à
la huitième session ordinaire de la commission,, tenue en 1999, des recommandations
concernant le perfectionnement de la stratégie mondiale.

Du 29 août au 2 septembre 2000, la FAO a organisé à Rome une rencontre des


coordinateurs nationaux pour discuter des modalités d’élaboration des rapports nationaux.

Par lettre n°00952 en date du 26 juillet 2001, le Ministre du Développement Rural, à travers
son homologue des Affaires Etrangères et des Maliens de l’Extérieur, réaffirmait à la FAO
son engagement de mener à bien l’exercice d’élaboration du rapport national.

Les objectifs globaux du rapport national sont :

• analyser et présenter l’état des ressources zoogénétiques, leur statut et leur


évolution ainsi que leur contribution actuelle et potentielle à l’alimentation, à
l’agriculture et au développement ;
• évaluer l’état des capacités des pays à gérer ces ressources indispensables, afin de
définir les priorités au renforcement de ces capacités ;
• identifier les priorités nationales devant faire l’objet de mesures dans le domaine de
la conservation et de l’utilisation durable des ressources zoo génétiques et les
besoins connexes de coopération internationale.

En ce qui concerne la période de référence, il est indispensable d’analyser le passé, la


situation actuelle et l’avenir. Une étude des dix dernières et des dix prochaines années
environ permettrait de faire le point et d’évaluer le potentiel présent et futur du pays.
Le rapport est structuré de la façon suivante :

1. Etat des ressources génétiques dans le secteur de l’élevage


2. Analyse de l’évolution de la demande nationale dans le secteur de la production
animale et incidence sur les politiques stratégiques et programmes nationaux
3. Etat des capacités nationales à gérer les ressources génétiques animales
4. Identification des priorités nationales pour la conservation et l’utilisation des RGA
5. Coopération internationale dans le domaine des RGA

4
PARTIE 1 : ETAT DES RESSOURCES GENETIQUES DANS LE SECTEUR DE L’ELEVAGE

Chapitre 1 : Vue d’ensemble du pays et de son secteur agricole

1.1. Présentation du pays

Vaste pays sahélien enclavé au cœur de l'Afrique de l'Ouest, le Mali couvre une superficie
de 1 241 138 km2 dont près de 60 % appartiennent à la zone désertique ou subsaharienne.
Il est limité au nord par l'Algérie, au sud par la Guinée et la Côte d'Ivoire, à l'est par le
Burkina Faso et le Niger, à l'ouest par la Mauritanie et le Sénégal.

Le climat, de type intertropical continental, est caractérisé par une longue saison sèche et
une saison des pluies allant de 2 mois au nord à 5-6 mois au sud. La pluviométrie moyenne
varie de moins de 100 mm au nord à plus de 1100 mm au sud. Depuis les sécheresses
successives, on observe une tendance à un climat plus aride, caractérisé par une
diminution globale des pluies utiles et un déplacement des isohyètes de 200 km (voir carte
ci-dessous).

Le Mali recèle un potentiel naturel riche et varié et d’importantes ressources agro-sylvo-


pastorales. Il est arrosé par deux grands fleuves: le Sénégal et le Niger et leurs affluents .

Le fleuve Sénégal est long de 1 800 km dont la moitié est au Mali. Il résulte de la rencontre,
à Bafoulabé, du Bafing et du Bakoy et reçoit sur sa rive gauche la Falemé, et sur sa rive
droite le Kolombiné. Son cours est coupé par les rapides de Félou et de Gouina.

Le fleuve Niger, long de 4 200 km dont 1 700 au Mali, est coupé par les seuils rocheux de
Sotuba, de Tossaye et de Labezanga. Il reçoit sur sa rive droite le Sankarani et le Bani long
de 900 km. De Ségou à Kabara, il s'étale sur une immense plaine, qui pendant la période
des crues, se transforme en une véritable mer intérieure: c'est la région du delta intérieur
ou delta central. Il alimente plusieurs lacs: Télé, Horo, Fati, Faguibine sur la rive gauche et
sur la rive droite: Niangaye, Haougoundou, Haribongo, Carou, Do, Korarou.

Le Mali compte de très vastes zones inondables et un potentiel irrigable estimé à près de 2
millions ha. Le delta intérieur du Niger qui s’étend sur plus de 30.000km2 figure parmi les
plus grandes richesses écologiques du pays.

Ces deux fleuves ont joué un grand rôle comme voie de communication et contribué à
l'intégration des populations habitant leurs bassins.

Ces importantes ressources naturelles, qui constituent la base productive du secteur du


développement rural, sont à l’heure actuelle fortement menacées par la progression de la
dégradation et du processus de désertification qui se manifestent à des degrés divers du
sud au nord du pays. Cette forte dégradation résulte d’un ensemble complexe de facteurs
climatiques et de facteurs anthropiques (défrichements anarchiques, émondages et
surpâturages, persistance de systèmes de production extensifs et non adaptés aux
conditions du milieu).

5
6
L’ensemble de ces facteurs ont conduit à une fragilisation importante des écosystèmes
naturels. Une autre conséquence non moins importante est la migration vers le sud des
hommes et des troupeaux, à la recherche de terres de culture et de pâturages.

La population du Mali est estimée à 9,8 millions d'habitants (DNSI,1998) dont 80 % vivent
en milieu rural et 20 % en milieu urbain. Le croît démographique est de 2,2 %. Ce taux est
très variable d’une région à l’autre : 0,1 % à Tombouctou ; 1,2 % à Mopti et Gao ; 2,1 % à
Ségou ; 2,5-2,8 à Koulikoro et Sikasso et 4 % à Bamako.

Il existe une forte disparité dans sa répartition géographique : 91 % de la population se


trouvent concentrées sur 30 % de la superficie au niveau des régions de Kayes, Koulikoro,
Sikasso , Ségou, Mopti et du district de Bamako1.

Le Mali est habité depuis le paléolithique, comme en témoignent les fossiles de l'homme
d'Asselar et dispose d’une culture riche par ses origines et sa diversité. On distingue trois
grandes aires culturelles:
- l'aire saharienne avec les Maures et les Touaregs,
- l'aire nord-soudanienne ou soudano-sahélienne avec les Sonrhaïs, les Peuhls,
les Soninkés, les Malinkés, les Dogons, les Bambaras et les Bozos,
- l'aire sud-soudanienne, avec les bobos, les Sénoufos et les Miniankas.

La langue parlée par ces différentes ethnies pourrait être classée en deux grandes familles
linguistiques :

‰ la première comprend les langues nigéro-congolaises qui se subdivisent en trois


rameaux :
- le rameau mandingue et soudanien est constitué par le Malinké, le
Bambara, le Soninké, le Sonrhaï, le Dogon, le Bozo, le Dafing et le
Samogo ;
- le rameau ouest-atlantique est constitué par le Peulh ; et
- le rameau voltaïque par le Sénoufo, le Minianka et le Bobo.

‰ la seconde comprend les langues d'origine sémitique, le Maure et le Tamachek.

Les religions pratiquées au Mali sont: l'islam (90% de la population) l'animisme (9% de la
population) et le christianisme (1% de la population). La laïcité de la république est
consacrée par la constitution. La diversité des ethnies et des religions ne s'oppose pas à
l’unité du peuple malien, qui à travers de grandes étapes historiques et un long processus
ethnique unificateur, a formé la nation malienne.

1
L’esquisse du schéma d’aménagement du territoire (1995) prévoit 3 grandes zones d’occupation de l’espace : zone de
vide démographique, qui affecterait 65 % du territoire au nord de l’isohyète 200 mm et une petite partie au sud (zones
libérées de l’onchocercose), îlots de peuplement dense à l’ouest et au nord-est avec des densités de 25-30 habitants au
km2 ; et des zones peuplées dont le triangle Mopti-Sikasso-Bamako, qui abriteraient à elles seules plus de 5 millions
2
d’habitants sur 100.000 km .

7
1.2. Le secteur agricole

1.2.1. Contribution de l’élevage au secteur agricole

L'agriculture malienne est marquée par la prépondérance des systèmes de production


agro-sylvo-pastoraux traditionnels extensifs. Le secteur qui occupe près de 80% de la
population du pays, participe à la formation du PIB à hauteur de 45% et enregistre un taux
moyen de croissance de 4,6%. Ce taux est supérieur au taux de croissance de l'économie
dans son ensemble et à celui de la population (Sanogo et Koné, 2000). Le poids du
secteur agricole dans les recettes d'exportation est d’environ 75%.

Les produits et valeurs additionnelles de l’élevage représentent 55 % des revenus du


secteur agricole (tableau 1.1)

Tableau 1.1 : importance de l’élevage dans le Produit Intérieur Brut du secteur agricole

Activités US dollars Années


Produits d’élevage 50 000 000 1997
Autres productions agricoles 100 000 000 1997
Valeur additionnelle de l’élevage1 72 328 056 19952

Utilisation des terres et tendances actuelles

La superficie agricole est évaluée à 34,6 millions d’hectares soit 28 % des surfaces totales.
Le potentiel d’irrigation est de 1 millions d’ha, les pâturages et prairies permanents
représentent 24 % du territoire national alors que les forêts et terrains boisés comptent
pour environ 10 % des terres du pays (tableau 1.2)

Tableau 1.2 : Utilisation des terres et tendances actuelles (en milliers d’ha)

Années et pourcentages Observations


Catégories 1990 % 1999 % Stable
Terres arables 2 053 1.6 4 606 3.71 +++
Terres Cultivées en permanence 40 0.03 44 0.04 ++
Terres de pâturages permanents 30 000 24.19 30 000 24.19 Stable
Terres Agricoles 32 093 25.88 34 650 27.94 ++
Superficie des terres 122 019 98.3 122 019 98.3 Stable
Forêts et terrains boisés 12 000 9.68 12 000 9.68 Stable
Superficie totale 124 019 100 124 019 100 Stable

La production agricole est assurée par 755 174 exploitations familiales composées de
1 307 118 ménages dont 4 705 625 actifs. La superficie moyenne cultivée par ménage
variable en fonction des zones et des systèmes de cultures n’est pas connue.

A côté de cette agriculture traditionnelle, se développe une agriculture périurbaine intégrant


les activités d’agriculture et d’élevage avec des pratiques améliorées de production. Les

1
fumier valorisé, nombre de pair de bœufs de labour dans les zones encadrées et dans les zones diffuses
2
Sidibé, 1995 : Enquêtes de la division du machinisme agricole. DMA

8
productions sont entièrement destinées à la commercialisation à la faveur de l’importante
demande solvable créée dans les grands centres de consommation.

L’élevage dans le secteur rural

Le bétail constitue le troisième produit d’exportation du Mali après le coton et l’or. La valeur
ajoutée totale de l’élevage est estimée à 147,87 milliards en 1998 soit 9.28 % du PIB.

Tableau 1.2 bis : l’évolution des effectifs du cheptel (décennie 1990-2000)

Espèces 1990 2000


Bovins 4 826 000 6 200 000
Ovins 6 086 000 6 000 000
Caprins 6 086 000 8 550 000
Camelins 245. 000 292.000
Equins 77. 000 136.000
Asins 575.000 652.000
Porcins 55 040 65 000
Poule1 22 000 000 25 000 000

Les effectifs actuels sont importants et placent le Mali parmi les principaux pays d’élevage
(tableau 1.2 bis ). Le potentiel en production de viande du cheptel est estimé à plus de
135.000 tonnes de viande toutes espèces confondues (OMBEVI, 1997) ou 190780 tonnes
(Kit/IER, 1999).

Les niveaux de consommation en produits animaux sont estimés à 7,48 kg de viande pour
l’ensemble du pays (sans la volaille), 0,42 kg de volaille, et 7,48 kg de produits laitiers
(DNSI, 1998).

La filière bétail-viande constitue un facteur intégrateur dynamique en matière d’échanges


sous-régionaux en Afrique de l’ouest et du centre.

L’alimentation du bétail est assurée exclusivement par les parcours naturels constitués par
les prairies, les pâturages permanents, les forêts et terrains boisés ( tableau 1.6) dont l’offre
subit une variabilité spatio-temporelle aussi bien qualitative que quantitative. Il en découle
une utilisation peu efficiente des ressources fourragères tant dans les zones nord
(précarité des points d’eau) qu’en zones sud où le processus de lignification des herbacées
(annuelles et pérennes) réduit considérablement la valeur alimentaire et le temps
d’utilisation des fourrages.

Les modes d’élevage basés sur l’exploitation extensive des pâturages par le déplacement
du troupeau constituent la meilleure réponse à cette situation d’alimentation aléatoire. On
estime à trente millions d’ha les superficies pâturables soit près de 24 % du territoire
national (tableau 1.3).

1
La population de pintades comprise

9
Tableau 1.3: utilisation des terres pour l'élevage (en milliers d’ha) et tendances
actuelles

Catégorie Superficie (1000ha) Superficie (1000ha) Tendances


1990 1999
Production alimentaire
Aliments pour animaux
Production alimentaires et aliments
pour animaux
Pâturages naturels 30 000 30 000 0
Pâturages améliorée
Jachères 32 093 34 650 +
Forêts et terrains boisés 12 000 9.68 12 000 9.68 Stable
Terres non agricoles 119 926 117 369 -
Total 124 019 124 019 0
(Source : FAO STAT, 2000)

La quantité de biomasse produite varie en fonction de la pluviométrie et des


caractéristiques du sol. Il n’existe pas de données suffisantes pour estimer la quantité totale
de fourrages disponibles.

La quantité totale de sous produits agricoles localement produite au cours de la campagne


1998 était estimée à 4.327.757 tonnes de MS dont la plus grande partie provenait du riz (46
%) suivi du mil (17 %) et du sorgho (13 %). Les besoins du cheptel bovin au plan national
sont estimés à 7.156.012 tonnes de MS durant les 9 mois de saison sèche (IER,1998).

Les sous produits agro-industriels disponibles sont constitués par 4.700 tonnes de son ;
117.790 tonnes d’aliments Huicoma dont 60,7 % sont représentés par l’Aliment bétail
Koutiala et 28 % par le tourteau de coton de Koulikoro et 8,4 % par le tourteau de Kita.

Dans l’ensemble, toutes les terres non immatriculées appartiennent à l’état. Cependant le
droit coutumier régit encore dans la plupart des régions l’attribution et l’utilisation des terres
agricoles. Au cours de la dernière décennie, on observe également une accession de plus
en plus importante à la propriété privée des terres surtout dans les zones périurbaines
(concessions rurales).

Tableau 1.4 : Tenure foncière pour la production animale

Catégorie Superficie (1000 ha) %


Privé
Etatique et communautaire
Total
NB : données non disponibles

Au Mali, les exploitations agricoles sont de type familial avec de petites superficies
supportant plusieurs spéculations associées. Rarement les exploitations atteignent 50 ha.
Les statistiques disponibles ne permettent de cerner la distribution des fermes selon la
superficie des terres. Il est cependant établi que 70 % des exploitations possèdent au
moins un ruminant. Ce chiffre va à 98 % si l’on considère la volaille.

10
Tableau 1.5 : structure des exploitations et distribution

Catégorie Nombre de fermes /familles % Nombre de fermes/familles %


avec des animaux
Sans terres
>0 à 2 ha
>2 à 10 ha
>10 à 50 ha
>50 à 100 ha
>100 à 500 ha
>500 ha
Inconnu
Total
NB : données non disponibles

Tableau 1.6 : Populations animales, nombre de propriétaires/chefs de famille et


emploi par espèce

Population Nombre de Nombre de personnes


animale propriétaires/chef employées additionnellement
(1000) de famille (1000) (1000)

Espèces Plein temps Temps partiel


Bovins 6 200 654 000 62
Buffles 0 0 0
Moutons 6 000 784 270 31
Chèvres 8 550 915 000 25
Chameaux 292 13 000 3
Lamas et alpagas 0 0 0
Chevaux 136 6 500 0
Anes 652 13 500 0
Porcs 65 2 000 0
Poules 23 000 1 100 2
Dindes 0 0 0
Canards 0 0 0
Oies 0 0 0
Lapins 0 0 0
Pintades 2000 400 0

Tableau N° 1.7 : Caractéristiques de la population (DNSI, 2000)

Année Total (millions) Rural (%) Urbain (%)


1990 8 651 000 77 23
1999 10 960 000 71 29
Taux moyen de croissance annuelle 2,7 % -1.7 +6

11
Le tableau confirme la tendance actuelle de l’urbanisation croissante de la population qui
se manifeste par les migrations vers les grands centres urbains (tableau 1.7). Cela
entraîne un déséquilibre entre les villes et la campagne et une paupérisation urbaine.

1.2.2. Etat de la sécurité alimentaire et du développement rural

Situation des productions agricoles

L'agriculture malienne est marquée par la prédominance des systèmes de production agro-
sylvo-pastoraux traditionnels extensifs.

Elle est essentiellement de type pluvial et demeure largement tributaire des aléas
climatiques.

La production céréalière a connu une forte progression au cours de ces dernières années
passant de 2,4 millions de tonnes en 1991/92 à 2,89 millions de tonnes en 1998/99 soit un
taux d'accroissement annuel moyen de 2,5%. Pour la même période, la production de riz a
enregistré un accroissement spectaculaire de 7,5%, passant de 454 349 tonnes à 727 140
tonnes.

En ce qui concerne les cultures industrielles, la production de coton est passée de 276 023
tonnes en 1991/92 à 518 414 tonnes en 1998/99 soit un taux d'accroissement annuel
moyen de 12,5% imputable à l'augmentation des superficies et du nombre d'exploitants

Quant à l'arachide, la production record a été enregistrée au cours de la campagne1994/95


où les quantités produites ont dépassé les 200 000 tonnes. En moyenne la production
annuelle tourne autour de 150 000 tonnes. Quant aux rendements, ils se situent autour de
855 kg/ha. En 1991/92 et 1999/2000, le rendement moyen national a légèrement dépassé
1000 kg/ha .

Le développement de l’élevage est fortement lié à la situation fourragère et de la qualité


des soins vétérinaires. A l’instar de la production agricole, la précarité des statistiques du
bétail ne permet pas d’apprécier les accroissements des effectifs par espèce et d’en tirer
des paramètres fiables d’exploitation. Selon les statistiques de la CPS (1995), les effectifs
du cheptel seraient de : 5,7 millions de bovins, 13,2 millions d’ovins/caprins, 292000
camelins, 112000 équins et 65000 porcins.

L’étude de la répartition régionale du cheptel bovin montre que la région de Mopti est la
1ere région d’élevage avec 22% du cheptel. Elle est suivie par Sikasso (20%), Kayes
(15%), Ségou (15%) et Koulikoro (14%). Les grandes régions traditionnelles d’élevage
comme Tombouctou (9%) et Gao/Kidal (5%).

Les petits ruminants se répartissent comme suit par région : Mopti (24 %) et Tombouctou
(23%) ; viennent ensuite Gao/Kidal (15%), Ségou (15%), Koulikoro (9%), Kayes (7%) et
Sikasso (7%).

La filière bétail/viande repose essentiellement sur l’exploitation des bovins et d’ovins qui
produisent respectivement 51% et 32% de la viande(le reste est reparti entre la volaille et
les autre espèces). Le taux d’exploitation pour la production de viande varie fortement

12
d’une année à l’autre. La production de viande estimée sur la base d’un taux d’exploitation
de 14% pour les bovins et 35% pour les ovins et caprins, 13% pour les camelins, 68,8%
pour les porcins, 100% pour les volailles est de 190 786 tonnes (KIT/IER, 1998) soit une
consommation théorique de 19 kilos per capita.

En ce qui concerne la production de lait, elle évolue dans l’année en dents de scie en
raison de la variation quantitative et qualitative du disponible fourrager. L’élevage laitier est
en plein développement au niveau de systèmes périurbains. On estime à 6000 têtes
l’effectif de vaches laitières métisses dans la zone de Bamako. La production moyenne de
lait par vache est évaluée à environ 1200 l/an (IER,1980).

Une étude réalisée en 1999 donnait 316 millions de litres pour les vaches laitières , 23,5
millions de litres pour les brebis et chèvres et 3 millions de litres pour les chamelles. Cette
production confère à chaque malien un niveau moyen de consommation théorique de 34,25
litres de lait par an soit 57 % des normes prévues par la FAO.

Le potentiel de production des ressources halieutiques du Mali est considérable, en raison


de l’importance des cours d’eau et de l’étendue des plans d’eau existants (Niger, Sénégal,
Bani et les lacs de retenues de Manantali et de Sélingué). Les plaines d ‘inondation du
delta qui couvrent une superficie de 30000 km2 recèlent un potentiel halieutique
exceptionnel.

La production moyenne, qui liée à l’amplitude des crues et à la durée de l’inondation, est
estimée entre 100000 et 200000 tonnes par an (87000 tonnes en 1969/70 ; 35000 tonnes
en 1984/85 ; 141000 tonnes en 1997/98). Sur ce total, plus de 80% proviennent du delta
central du Niger, qui dispose de surcroît des zones de frayage les plus importantes.

En 1991, les prises annuelles par ménage de pêcheurs ont été estimées à 0,2 tonnes /an
pour les agro-pêcheurs, 1,3 tonnes/an pour les professionnels sédentaires et 4,8 tonnes/an
par les professionnels migrants. Les prises y sont d’environ 5 tonnes /an par ménage à
Sélingué et 10 tonnes /an à Manantali. Les pêcheurs utilisent une grande panoplie d’engins
et de techniques de capture, adaptés aux conditions changeantes du milieu en fonction de
la saison, en particulier dans la zone du delta central du niger. Sur les lacs de barrage, les
engins utilisés sont moins diversifiés.

Production disponible et bilan céréalier

La production disponible est la production brute du pays corrigée des pertes et semences.
Elle était estimée en 1999/2000 à 2 293 000 tonnes et était en hausse de 15% par rapport
à celle de la campagne précédente. Cette production est constituée à 80% de céréales
sèches et à 20% de riz et dégage une situation excédentaire au niveau national de 209 000
tonnes. Ces excédents proviennent surtout des régions de Sikasso et Ségou.

Le bilan céréalier corrigé (par les résultats définitifs de production) qui en découle qui tient
compte des variations de stocks et du solde import-export, donne un excédent net de 225
000 tonnes.

Dans l’ensemble, on note un excédent de production par rapport à la consommation du


pays. Cependant il faut remarquer que certaines régions sont déficitaires de façon

13
chronique à savoir Kayes, Bamako et les trois régions du Nord Mali. Les grandes régions
productrices de Sikasso et Ségou présentent les excédents les plus élevés.

Le bilan céréalier laisse entrevoir certaines performances réalisées. Cependant le blé et


l’orge présentent un déficit prévisionnel. Ces deux céréales sont relativement nouvelles aux
habitudes de consommation malienne, cependant la tendance est à une évolution
exponentielle de leur utilisation.

Situation alimentaire et nutritionnelle

A partir des résultats de l’enquête nationale de budget consommation de 1989 réalisée par
la DNSI, il apparaît que l’alimentation représente la plus grande part du budget des
ménages pour tous les groupes de consommation et pour toutes les régions.

Selon le rapport publié sur le profil de pauvreté, avec un montant moyen de dépenses
variant dans une proportion de 1 à 3,5, du groupe le plus pauvre au groupe le moins
pauvre, l’alimentation apparaît comme la dépense la moins compressible de toutes les
catégories de dépenses des ménages.

A Bamako, c’est en moyenne 42% des budgets qui sont affectés à l’alimentation, contre
53% au niveau national.

La même source indique que dans le groupe très pauvre la dépense moyenne
d’alimentation est de 95 F CFA/jour. Ce montant s’accroît de 80% dès que l’on passe au
groupe supérieur. Cette différence prononcée entre pauvres et très pauvres indique,
semble-t-il, un niveau d’insatisfaction important chez ces derniers. Ce qui fait dire aux
auteurs de l’analyse du profil de la pauvreté qu’il est probable que le montant de 95 F cfa
par jour ne permette pas de satisfaire convenablement les besoins alimentaires et qu’à ce
titre une part importante du groupe très pauvre soit en état d’insatisfaction permanente.

En prenant 2450 calories par jour comme besoins énergétiques de référence, il apparaît
que :
- sur l’ensemble du pays, la moyenne de consommation par tête est de 2251 cal/jour ;
soit 92% du niveau de référence ;
- les non pauvres, avec une moyenne nationale de 2494 cal/jour, satisfont en totalité
leurs besoins nutritionnels ;
- les pauvres sont proches d’un niveau de satisfaction totale avec une consommation
de 2319 cal/jour ;
- les très pauvres, avec une consommation de 1908 cal/jour, n’arrivent à satisfaire
que 77% de leurs besoins nutritionnels.
- c’est dans le milieu urbain que les déficits énergétiques sont les plus prononcés.
- Le District de Bamako, avec une moyenne de 2072 cal/jour ; soit 85% des besoins,
représente une poche de faible consommation énergétique. Aussi à Bamako, même
le groupe non pauvre, avec une consommation de 2207 cal/jour, se situe au
dessous de la barre des 2450 cal/jour.

Il ressort également des résultats de l’enquête budget consommation que 19% des enfants
souffrent d’une malnutrition chronique légère et 23,7% souffrent de malnutrition chronique
accentuée. La malnutrition chronique, sous sa forme accentuée, touche en majorité les
enfants des groupes les plus pauvres.

14
La malnutrition chronique (mesurée par le rapport taille/âge) est moins importante en milieu
urbain qu’en milieu rural. A Bamako et dans les autres communes le pourcentage de mal
nourris est en effet plus faible que dans les milieux ruraux (Nord, Ouest, Est, Sud). Cette
apparente contradiction avec ce qui est constaté ci-dessus, à savoir la faiblesse de l’apport
énergétique dans les milieux pauvres urbains, s’explique par la nature de l’alimentation. En
milieu urbain les rapports nutritionnels s’avèrent plus diversifiés qu’en milieu rural. Il en
résulte un apport en lipides et en protides plus important dans le milieu urbain que dans le
milieu rural, mais néanmoins inférieur aux proportions recommandées par les experts de la
FAO/OMS.

Si dans le milieu urbain les enfants pauvres sont plus fréquemment atteints de malnutrition
que les non pauvres en milieu rural. Il n’y pas de différence significative entre pauvres et
non pauvres à l’exception de la zone rurale Ouest où les pauvres sont plus fréquemment
mal nourris.

La malnutrition aiguë est mesurée par le rapport poids/taille chez les enfants et par l’indice
de masse corporelle chez les adultes. Ces indicateurs sont particulièrement significatifs en
période de pénurie alimentaire.

Il apparaît donc que dans toutes les zones géographiques le niveau de satisfaction des
besoins nutritionnels est corrélé au niveau de consommation des ménages ; moins on est
riche, moins l’apport énergétique est satisfaisant. Etant donné la proportion importante que
représente la consommation alimentaire dans le budget des ménages les plus pauvres, il
apparaît peu vraisemblable que pour la plupart de ceux-ci le montant affecté aux dépenses
d’alimentation puisse être accu.

Le milieu urbain, avec des rapports énergétiques plus réduits, mérite une attention
particulière. Les groupes pauvres y sont particulièrement vulnérables ; plus exposés aux
maladies du fait d’un trop faible niveau énergétique ; ils sont aussi moins en mesure de
s’assurer des revenus. En revanche le faible niveau d’autoconsommation en milieu urbain,
a pour contrepartie une alimentation plus diversifiée qu’en milieu rural et qui se révèle plus
équilibrée par les rapports nutritionnels.

En milieu rural le niveau de satisfaction énergétique est globalement plus satisfaisant. On


note cependant dans la zone rurale Sud, zone de forte production agricole, que la frange
de population la plus pauvre n’atteint qu’une moyenne de 72% de satisfaction des besoins
énergétiques. De même, dans la zone rurale Ouest, le groupe le plus pauvre n’atteint qu’un
niveau de 74% . Dans ces deux zones, les plus pauvres ont le plus haut niveau
d’autoconsommation du pays soit 75% et 76% .

La faiblesse des échanges s’avère ainsi corrélée avec une moindre satisfaction des
besoins nutritionnels, particulièrement hors de la zone céréalière. Le milieu rural permet
cependant d’assurer toujours un apport énergétique égal ou supérieur à 72% des besoins.
En revanche la monétarisation contribue à une alimentation plus équilibrée. Sa contrepartie
est un niveau d’insatisfaction très élevé pour les plus démunis.

15
Chapitre 2 : Etat des systèmes de production

2.1. Principaux systèmes de production

Selon l’importance de la contribution des produits pastoraux à la formation du revenu brut


ou à la satisfaction des besoins alimentaires dans l’unité de production et selon le type
d’agriculture associé à l’élevage, deux grands systèmes de production animale sont
distingués au Mali : le pastoral et l’agropastoral (CIPEA, 1983). A coté des ces grands
systèmes de production se développe, depuis un certain temps, le système périurbain
soutenu par une demande constante en produits animaux.

2.1.1. Le système pastoral

Le système pastoral est défini comme un système où plus de 50% du revenu brut (la valeur
utilisée pour la subsistance + valeur commercialisée) ou plus de 20% de l’énergie
alimentaire consommée par le ménage provient de l’élevage ou d’activités connexes
(tableau 1.7 bis a). Il se divise en trois sous systèmes :

ƒ le sous système pastoral pur

répandu dans la zone aride au Nord du Mali il se caractérise par la grande mobilité des
éleveurs, en grande majorité des nomades, et basé essentiellement sur l’élevage camelin.
Il n’a pratiquement pas de lien avec l’agriculture. L’élevage procure environ 99 % du revenu
brut;

ƒ le sous système pastoral associé aux cultures pluviales

rencontré dans les zones semi-arides du Nord et Nord ouest du pays, il est caractérisé par
une association de l’élevage des bovins, moutons et chèvres aux cultures sèches. Environ
78 % du revenu brut du sous-système viennent de l‘élevage ;

ƒ le sous système pastoral associé aux pâturages et cultures de décrue

spécifique à la zone d’inondation et du delta intérieur du Niger, il associe élevage et culture


de décrue, avec une certaine prépondérance des cultures. Les bovins constituent l’espèce
animale dominante. Les revenus générés par l’élevage atteignent les 57 % des revenus
bruts.

16
Tableau 1.7 bis a : caractéristiques des systèmes pastoraux du Mali

Systèmes pastoraux
Associé aux cultures Associé aux
Caractéristiques Pur pluviales cultures irriguées
Contribution de
l’élevage au revenu 99 78 57
brute (%)
Pluviosité, mm/an < 400 300-600 Variable
Relation avec Un peu d’agriculture, Possession de
l’agriculture Faible Echange de fumier champs emblavés
Nombre UBT/100 ha 0,0-3,9 4,0-17,9 10,0-27,9
Densité humaine Très Faible/moyen Elevée/très élevée
faible
Densité animale Faible Faible/moyen Moyen/élevée
Mobilité Elevée, Moyenne, base fixe Elevée en saison
aucune pluvieuse
base fixe
Importance Elevée Moyenne Moyenne/élevée

2.1..2 Le système agropastoral

Le système agropastoral est défini comme celui où 10 à 50 % du revenu brute proviennent


de l’élevage, les cultures constituant la composante principale. Souvent utilisés pour la
traction animale, les bovins constituent la principale espèce élevée (tableau 1.7 bis b). Il
comprend trois sous-systèmes :

ƒ le sous système agropastoral associé aux cultures pluviales

Ce sous-système se rencontre dans les régions centre et ouest semi-arides du Mali. Il


associe l’élevage à la culture pluviale du mil. L’élevage procure au sous système 25 % de
son revenu brut.

ƒ le sous système agropastoral associé aux cultures irriguées

Dans ce sous système rencontré dans le delta mort du Niger, l’élevage est pratiqué par des
producteurs, essentiellement exploitants agricoles de l ‘Office du Niger. Là, la principale
culture est le riz. Le sous système tire de l’élevage 15 % de son revenu brut.

ƒ le sous système agropastoral associé aux cultures pluviales en zones cotonnières

Dans ce sous système localisé dans la zone subhumide du sud l’élevage est une
composante mineure procurant seulement 10 % du revenu brute. Il est associée aux
cultures de subsistance et de rente avec comme principales cultures le mil, le sorgho,
l’arachide et le coton.

17
Tableau 1.7 bis b : caractéristiques des systèmes agropastoraux

Systèmes agropastoraux
Associé aux Associé aux Associé aux cultures
Caractéristiques cultures cultures irriguées de rente
pluviales
Contribution de
l’élevage au revenu 25 15 10
brute (%)
Pluviosité, mm/an 400-800 Variable 700-1400
Relation avec Possession de champs emblavés, traction animale et
l’agriculture résidus de récoltes sont importants
Nombre UBT/100 4,0-9,9 10-17,9 4,0-17,9
ha
Densité Humaine Moyen Elevé Moyen
Densité Animale Faible/moyen Moyen/élevée Moyen/élevée
Mobilité Faible et pour de courtes distances pendant la saison
des cultures
Importance Elevée Elevée Elevée
Source : Adapté par les auteurs à partir de Wilson, 1986

2.1.3 Les systèmes périurbains

‰ les systèmes périurbains laitiers, plus ou moins intensifs sont localisés autour des
agglomérations de Bamako, et autres capitales régionales (Sikasso, Koutiala, San,
Ségou et Mopti)

Ces systèmes assez récents, sont actuellement concentrés autour des grands centres
urbains. Ils sont pratiqués par des éleveurs, agriculteurs, commerçants et des
fonctionnaires. Le développement de l’élevage laitier est fortement conditionné par son
intégration dans les circuits de commercialisation. Le bassin d’approvisionnement de la
capitale se caractérise par une grande diversité de systèmes de production.

Les systèmes villageois fonctionnent sur un mode traditionnel avec peu d’influence de la
ville. Les concessions rurales, les parc privés et communaux en revanche, sont des
systèmes crées par l’urbanisation et dont le mode de fonctionnement est totalement lié à la
ville (tableau 1.7 bis c). Tous les élevages bénéficient d’un suivi vétérinaire ; le
déparasitage et la vaccination sont de règle. L’Insémination artificielle est parfois utilisée et
la production annuelle varie entre 180 et 1200 litres de lait par vache présente.

‰ les systèmes d’élevages hors sol, qui comprennent essentiellement les ateliers
d’aviculture et d’embouche bovine et ovine, également localisés autour des
agglomérations de Bamako et autres capitales régionales (Sikasso, Koutiala, San,
Ségou et Mopti).

18
L’embouche bovine

Au centre et au sud du pays, l’embouche est pratiquée comme une activité saisonnière
servant à valoriser les résidus de cultures en associant les aliments concentrés localement
disponibles (tourteaux de coton). Cette activité se déroule en saison sèche chaude entre 40
et 90 jours. Les bénéfices réalisés dans cette opération reposent sur la variation
saisonnière des prix et sur l’embonpoint des animaux reflet du succès de l’opération
d’embouche.

L’Aviculture moderne (pondeuses et poulets de chair)

L’aviculture moderne autour de Bamako compte 106 élevages avicoles dotés d’un effectif
de 200.000 têtes représentant les 85-90 % des élevages améliorés du pays. Les effectifs
par exploitation vont de 500 à 6000 pondeuses ou de 200 à 3000 poulets de chair. La
majorité des aviculteurs sont des commerçants, fonctionnaires, hommes d’affaires ou
militaires pour lesquels l’élevage est une activité secondaire.

Les importations de poussins d’un jour se sont rapidement développées avec 107127
poulettes et 15255 coquelets de chair en 1996. elles devraient s’accroître de façon
significative pour répondre à une demande urbaine en augmentation constante. Les
coûts d’alimentation représentent 60-75 % des coûts de production en aviculture. Les
maladies rencontrées sont dues au manque d’hygiène ou à l’inefficacité des mesures
prophylactiques. Le taux de ponte varie entre 65-80 %.

Tableau 1.7 bis c: caractéristiques de systèmes périurbains à visées commerciales

Caractéristiques
Localisation Concessions rurales autour des grandes agglomérations
Contribution revenu brute 100 %
(%)
Pluviosité, mm/an Variable selon les zones
Relation avec l’agriculture Fourniture de fumure et force de travail en échange des
résidus de récoltes et fourrages cultivées
Densité humaine Forte
Densité animale Faible
Mobilité Réduite
Importance En accroissement constant

2.2. Principaux produits animaux et leur importance par région

Les principaux produits animaux fournis par les différents systèmes de production
comprennent les productions suivantes (lait, viande, œufs, peaux et cuirs, travail et fumier).

L’évolution des productions au cours des dix dernières années fait apparaître un
accroissement de 26 % pour la viande, 10 % pour le lait et 28 % pour les peaux et cuirs.

La laine et les œufs sont restés relativement stables probablement en raison


principalement de l’insuffisance de statistiques (tableau 1.8 ).

19
Tableau 1.8 : principales productions animales primaires (1000 tonnes /nombre)

Espèces Viande Lait Œufs Peaux et Laine


Cuirs
Période 1990 2000 1990 2000 1990 2000 1990 2000 1990 2000
concernée
Bœuf et Veau 71500 93600 122500 151900 11000 14400
Chameau 3920 4640 36900 54600
Cheval 350 420
Chèvre 23100 32200 140400 175500 3300 4600
Mouton et 20625 23750 73500 89100 4785 5510 370 370
agneaux
Porc 1792 2800
Viande de 23680 29200 11880 11880
Volaille
Total 163689 205470 373300 471100 11880 11880 19085 24510 370 370

Tableau 1.9 : Principaux produits animaux primaires importés (1000


tonnes/nombres)
Viande (t) Lait (t) Oeufs (t) Fibre (t) Peaux (No.) Animaux (No.)
Espèces 1990 2000 1990 2000 1990 2000 1990 2000 1990 2000 1990 2000
Bovins 71500 93600 122500 151900 11000 14400 200
Buffles
Moutons 73500 23750 73500 89100 370 370 4785 5510
Chèvres 140400 32200 140400 175500 3300 4600
Chameaux 36900 4640 36900 54600
Lamas et
Alpaca
Chevaux 350 420
Anes
Porcs 1792 2800
Poules 23680 29200 11880 11880
Dindes
Canards
Oies
Lapins

20
Tableau 1.10 : Principaux produits animaux primaires exportés (1000 tonnes/nombre)
Viande (t) Lait (t) Oeufs (t) Fibre (t) Peaux (No.) Animaux (No.)
Espèces 1990 1999 1990 1999 1990 1999 1990 1999 1990 1999 1990 1999
Bovins 425000 185000 200000
Buffles
Moutons 300000 300000
Chèvres 3100000 160000 150000
Chameaux 400 588
Lamas et
Alpaca
Chevaux
Anes
Porcs
Poules
Dindes
Canards
Oies
Lapins

2.3. Les produits secondaires pour l’agriculture et les régions

Les produits secondaires de l’agriculture dans le contexte du Mali sont : le fumier, la force
de travail (traction, bât et la selle) et la pharmacopée traditionnelle. L’évaluation
approximative de la valeur marchande de ces produits indique un apport de 50,6 milliards
de francs CFA équivalent à la contribution de l’élevage à la formation du PIB (tableau 1.10
bis a).

Tableau 1.10 bis a : Produits secondaires de l’élevage

Valeur secondaire l’élevage Quantité PU, dollars Valeur, Dollars


Valorisation du fumier 1862431200 0.012 22 170 913
Valorisation traction & somme 2044000 29 29 185 714
Cuirs & peaux 14 285 714
Œufs 72 000 000 0.093 6 685 714
Total 72 328 056

2.4. Tendances dans l’utilisation et la gestion des RGA

Les changements intervenus dans la contribution des espèces dans la sécurité alimentaire
durant les dernières et les 10 prochaines années apparaît dans le tableau1.10 bis b.

21
Tableau 1.10 bis b : Prévisions des ressources et des consommations par habitant en 2010
et 2015.

Années 1999 2010 2015


Hypothèse OMBEVI OMBEVI Faible OMBEVI Faible
Viande (x 1000 kg) 190786
Lait (x 1000 litres) 342500
Volaille (x 1000 œufs) 72000
Consommation viande 17.01 16 .03 16.89 15.96
Bovins en % 45 42.6 40 37.9
Petits ruminants 34.1 35.4 36.2 37.3
Camelins 1.8 1.7 2.0 1.8
Porcins 0.8 0.8 0.8 0.8
Volailles 18.4 19.5 21 22.2

Ce tableau met en évidence la réduction sensible de l’importance des viandes bovines


dans l’alimentation carnée, passant sous les 40 %, tandis que les viandes des petits
ruminants prennent une part presque égale à celle des bovins. Parallèlement la part de la
volaille augmente assez sensiblement et dépasse le seuil de des 20 %.

Par ailleurs, le rapport 2,3 ruraux pour 1 urbain en 1998 passera, selon les indications
démographiques actuelles, à 1,2 ruraux pour un urbain en 2020 (tableau 1.10 bis c) Cette
modification majeure dans la structure de la population entraînera un besoin doublement
des besoins en produits animaux. Ceci correspond à un accroissement annuel de 3,2 %
des productions par agriculteur .

Ce ratio rural/urbain sera encore plus aigu dans les régions sahariennes. Dans ces zones
la population qui est aujourd’hui rurale à 70 % environ, passera à 45 % suite à l’exode
massif vers les chefs lieux de région.

Tableau 1.10 bis c : Prévisions démographiques de la population malienne


1998/2020 ( x 1000)

Années Population rurale % Population urbaine % Totale % croit


1998 6 844 000 71 2 735 000 29 9 579 000 100
2000 7 034 000 70 2 996 000 30 10 030 000 102
2020 9 296 000 55 7 482 000 45 16 778 000 113

22
2.5. Facteurs limitant et principales contraintes de productivité du bétail

Au Mali, les recherches sur les ressources génétiques animales ont porté essentiellement
sur l’amélioration du potentiel génétique des animaux et celle des conditions de leur
exploitation.

Contraintes d’ordre général

L’analyse des contraintes communes fait ressortir les facteurs suivants : l’alimentation, la
santé animale, l’amélioration génétique et la commercialisation.

Les contraintes alimentaires

De tous les facteurs influençant la productivité du bétail, l’alimentation joue un rôle plus
important. Celle-ci repose essentiellement sur les pâturages naturels. Les disponibilités
fourragères des ces pâturages sont limités et varient en quantité et en qualité d’une zone à
l’autre et d’une période à l’autre. Cet état de fait est dû à la dégradation des pâturages
amplifiée par la sécheresse prolongée, au surpâturage , aux feux de brousse et à la non
mise en œuvre de la charte pastorale. A cela, il faut ajouter l’absence de techniques de
conservation et de stockages de des aliments, l’insuffisance de sous produits agro-
industriels et de résidus de cultures.

Contraintes sanitaires

Les problèmes sanitaires demeurent une contrainte majeure au développement des


productions animales. Les différentes pathologies affectent non seulement les effectifs et la
productivité mais elles constituent surtout un handicap sérieux au niveau des marchés
d’exportation.
Le taux de mortalité des jeunes animaux, et le taux d’avortement restent élevés alors que
la couverture vaccinale est faible. Les épizooties (peste aviaire, PPBC, infections
charbonneuses, pasteurellose), les pneumopathies infectieuses des petits ruminants, les
helminthiases gastro-intestinales et les ectoparasites, la trypanosomiase continuent de
sévir dans différentes parties du pays.

Contraintes génétiques

Le potentiel génétique des races locales est mal connu et supposé faible. La sélection s’est
davantage concentrée sur la nécessité de faire face aux fluctuations des disponibilités en
eau , en aliments et aux maladies que sur des objectifs précis de production. Les actions
d’améliorations génétiques sont très timides et ont une portée limitée. Ceci s’explique par
le caractère extensif de l’élevage, la mauvaise maîtrise des schémas d ‘amélioration
(croisement et sélection), le manque d’expérimentation en milieu réel, le manque de
constance dans l’exécution des programmes et l’absence de maîtrise de l’alimentation du
bétail.

23
Contraintes de commercialisation

Le circuit commercial du bétail et des produits animaux présente des faiblesses. La vente
de lait n’est pas gérée par un système de commercialisation efficace. Les producteurs sont
mal organisés et il n’existe pas de systèmes d’information sur l’état du marché laitier.

Les marchés sont éloignés des lieus de production et le circuit de collecte est mal
organisé. En raison de la température élevée, la conservation du lait et de la viande pose
problème. La commercialisation du bétail et de la viande souffre d’un manque de
débouché vers l’extérieur. Les infrastructures de transformation et de conservation des
produits animaux sont très peu développées. Cette situation semble être à l’origine de la
fluctuation inter annuelle des prix et de certaines pénuries saisonnières de ces produits

Contraintes spécifiques

Contraintes en zones sub-humides

- l’alimentation du bétail

cette zone se caractérise par la prédominance du système agropastoral. Les pâturages


sont de qualité médiocre en raison de la pauvreté des sols et de la lignification rapide des
plantes empêchant les animaux d’ingérer les rations suffisantes. L’accès à ces pâturages
est souvent difficiles à cause des glossines et du manque d’eau. Les feux de brousse
fréquents et l’érosion hydrique contribuent à leur dégradation.

- L’amélioration génétique

Les principales races bovines et de petits ruminants élevés dans la zone sont les taurins
N’dama et les races du sud peu productives. L’introduction des races améliorées rencontre
d’énormes difficultés liées à la présences des glossines vecteurs de la trypanosomiase.

- Santé animale

La trypanosomiase et les ectoparasites constituent un obstacle majeur dans la zone où ils


sévissent de façon endémique. Sur la plan socio-économique, il faut noter que la
population de la zone semi-humide se consacre essentiellement à l’agriculture. Sa
technicité en matière d’élevage est faible. Les infrastructures de commercialisation du
bétail sont presque inexistantes. La divagation des animaux, la réduction progressive de
l’espace pastoral au profit des surfaces cultivées et la migration des animaux du nord vers
cette zone demeurent des contraintes importantes.

Contraintes en zones arides et semi-arides

- l’alimentation du bétail

Ces zones se caractérisent par un élevage de type extensif. Outre un disponible fourrager
insuffisant, le manque d’eau rend difficile l’exploitation des pâturages qui pour la plupart
sont dégradés par l’action de la sécheresse et du surpâturage. La propriété collective de
ces pâturages et l’absence d’un système de gestion adapté constituent des obstacles
importantes à toute notion d’aménagement.

24
- Santé animale

Sur le plan sanitaire, la pneumopathie infectieuse des petits ruminants et les helminthiases
gastro-intestinales entravent les efforts de développement de l ‘élevage. La pathologie du
dromadaire est mal appréhendée.

- Socio-économie

Parmi les contraintes socio-économique, on note l’éloignement des marchés, l’inexistence


de marché laitier organisé, une mauvaise organisation du marché du secteur bétail-viande
et le manque total d’infrastructures de conservation et de transformation des produits
laitiers.

Les systèmes de production à niveau moyen d’intrants correspondent aux systèmes


périurbains où on observe une certaine intensification des productions animales. Le
système à faible intrants domine l’ensemble des productions et se retrouve dans les
systèmes pastoraux et agropastoraux tels que décrits

Tableau 2.1 Distribution des systèmes de production animale (%)

Espèces Faible niveau Niveau moyen Haut niveau Total


Bovins 90 10 100
Moutons 90 10 100
Chèvres 100 100
Chameaux 100 100
Chevaux 100 100
Anes 100 100
Porcs 60 40 100
Poules 95 5 100
Dindes 0
Canards 100 100

25
Tableau 2.2 Changements dans la distribution des systèmes
de production durant les 20 dernières années

Systèmes de production
Espèces Faible niveau Niveau moyen Haut niveau Total
Bovins (-) (+)
Buffles
Moutons 0
Chèvres 0 0
Chameaux + 0
Lamas Alpagas
Chevaux 0 0
Anes 0 0
Porcs 0 0
Poules (--) (++) 0
Dindes 0 0
Canards 0 0
Oies 0
Lapins 0
Pintades (++)

Les changements intervenus dans la structure de la production agricole dans ces dernières années
se rapportent à une légère augmentation des proportions des systèmes à niveau moyen d’intrants.
Ceci s’est traduit par le développement des élevages périurbains autours des agglomérations
urbaines. Les changements les plus significatifs concernent l’aviculture où les techniques de
productions sont de type intensifs.

La sédentarisation des troupeaux n’a pas été accompagnée d’une utilisation importante d’intrants
dans les systèmes agropastoraux.

Tableau 2.3 :Type d’exploitation d’élevage par système de production pour les bovins (%)

Systèmes de production
Type d'exploitation Faible niveau Niveau moyen Haut niveau Total
d'intrants d'intrants d'intrants

Subsistance 100 100


Petite exploitation familiale 90 10 100
petite exploitation commerciale 90 10 100
Grande exploitation commerciale 0

En élevage traditionnel, les petits ruminants sont soumis aux mêmes conditions
d’exploitations que les bovins. C’est pourquoi, le tableau 2.3 caractérise aussi bien
l’exploitation des bovins que celles des petits ruminants.

26
Tableau 2.7 : Type d’exploitation d’élevage par système de production pour les chameaux (%)

Systèmes de production
Type d'exploitation Faible niveau Niveau moyen Haut niveau Total
d'intrants d'intrants d'intrants

Subsistance 100 100


Petite exploitation familiale 100 0 100
petite exploitation commerciale 0 0 0
Grande exploitation commerciale 0

L’élevage camelin qui reste localisé dans les zones arides et désertiques du système
pastoral est marqué par le type d’exploitation de subsistance à faible niveau d’intrants.

Tableau 2.9 : Type d’exploitation d’élevage par système de production pour les chevaux (%)

Systèmes de production
Type d'exploitation Faible niveau Niveau moyen Haut niveau Total
d'intrants d'intrants d'intrants

Subsistance 0
Petite exploitation familiale 100 100
petite exploitation commerciale 0
Grande exploitation commerciale 0

Les chevaux constituent un compagnon de l’homme et bénéficie à ce titre d’une attention particulière.
Même en l’élevage pastoral, les chevaux ont toujours bénéficié d’une ration alimentaires adéquate
utilisant de quantités relativement importantes d’intrants.

Tableau 2.10 : Type d’exploitation d’élevage par système de production pour les ânes (%)

Systèmes de production
Type d'exploitation Faible niveau Niveau moyen Haut niveau Total
d'intrants d'intrants d'intrants

Subsistance 100 100


Petite exploitation familiale 90 10 100
petite exploitation commerciale 0
Grande exploitation commerciale 0

L’âne est l’animal de bât par excellence. Il bénéfice à ce titre de compléments alimentaires
bien inférieurs à ceux distribués aux chevaux..

27
Tableau 2.11 : Type d’exploitation d’élevage par système de production pour les porcs (%)

Systèmes de production
Type d'exploitation Faible niveau Niveau moyen Haut niveau Total
d'intrants d'intrants d'intrants

Subsistance 100 100


Petite exploitation familiale 90 10 100
petite exploitation commerciale 0
Grande exploitation commerciale 0

il existe très peu d’exploitations commerciales de porcs au Mali. Cependant les régions de
Koulikoro et Ségou disposent de petits troupeaux de type familial, exploités sous un mode
extensif.

Tableau 2.12 : Type d’exploitation d’élevage par système de production pour les poules (%)

Systèmes de production
Type d'exploitation Faible niveau Niveau moyen Haut niveau Total
d'intrants d'intrants d'intrants

Subsistance 100 100


Petite exploitation familiale 90 10 100
petite exploitation commerciale 90 10 100
Grande exploitation commerciale 0

Le poulet est traditionnellement élevé dans la basse cour familiale. Cependant, Il existe des
exploitations de type moderne utilisant de races exotiques et un niveau d’intrant moyen à élevé pour
la production de chair et d’œufs.
Tableau 2.17 : Type d’exploitation d’élevage par système de production pour autres espèces
(pintades) (%)

Systèmes de production
Type d'exploitation Faible niveau Niveau moyen Haut niveau Total
d'intrants d'intrants d'intrants

Subsistance 100 100


Petite exploitation familiale 90 10 100
petite exploitation commerciale 90 10 100
Grande exploitation commerciale 0

L’élevage de la pintade est surtout pratiqué en milieu rural dans les régions de Koulikoro,
Ségou et Sikasso. Malgré le caractère extensif de cet élevage, la production est
principalement destinée à la commercialisation. Il reste donc ouvert aux techniques
d’amélioration.

28
Chapitre 3 : Etat de la diversité génétique

3.1. Etat de connaissances des ressources zoo génétiques

3.1.1. Aperçu sommaire sur les ressources génétiques animales du Mali

Les races bovines

a. Les zébus

Les zébus ont été introduits en Afrique de l’Ouest après les taurins par les peuls venus de
l’est qui supplantèrent peu à peu la première espèce de bovin (Mason, 1969). Au Mali on
distingue deux types de zébus : le zébu arabe à cornes courtes et le zébu peul à longues
cornes

Les zébus arabes

Occupent les zones sahéliennes et se caractérisent par leurs cornes courtes . dans ce
groupe on distingue : la race maure, touareg et la race Azaouak.

- Le zébu maure
c’est un grand marcheur et un excellent porteur. La vache est considérée comme une
bonne laitière du pays. En élevage extensif, elle donne par lactation 800-1000 litres de lait
à 4.5 % de matières grasses. On le rencontre tout le long de la frontière avec la Mauritanie,
dans la boucle du Niger, dans le cercle de Goundam et dans le delta.

- Le zébu touareg
se rencontre dans la boucle du Niger au nord du delta central du Niger (Niafunké,
Goundam) et sur le plateau central Nigérien. Le bœuf est utilisé comme porteur et son
aptitude bouchère est très développée.

- Le zébu Azawak
Il tire son nom de la vallée de l’Azawak, son berceau. Au Mali, sa zone privilégiée se trouve
dans le cercle de Menaka. Cette race est considérée la plus laitière de l’Afrique de l’ouest.
Dans les élevages améliorés la production laitière journalière peut atteindre 7-8 litres voire
12 litres en station. Douce et docile la race possède des aptitudes au travail et au portage.
Les semences de cette race sont conservées au CIRDES, à Bobo Dioulasso, Burkina
Faso.

Les zébus peuls

Ce sont des zébus à grandes cornes et comportent des variétés soudanaises, nigériennes
et sénégalaises. Au mali, on les rencontre dans le Macina, les régions de Nara, Nioro, dans
la boucle du Niger et sur le plateau central nigérien. Actuellement avec le déplacement des
populations bovines, son aire s’étend jusqu’à l’extrême sud du pays dans le cercle de
Kadiolo. Les principales variétés sont :

- le zébu peul soudanais : (région de Ségou), robe grise, noire-pie et pie-noire type
standard du Sahel ;

29
- le zébu Peul du Macina : comporte plusieurs variétés qui sont :

o zébu peul Warbé


o zébu peul du Gondo-Mondoro
o zébu peul du Delta
o zébu peul du Séno

- le zébu peul Toronké : qu’on rencontre dans le nord de la région de Kayes. Il est
apparenté au zébu peul Gobra sénégalais et présente d’excellentes aptitudes
bouchères.

- zébu peul Sambourou : se rencontre au nord des régions de Kayes et de koulikoro. Les
zébus peuls se distinguent des zébus arabe par sa grande résistance au milieu humide qui
leur permet de vivre en zone soudanienne. Ce sont de bons animaux de boucherie avec des
rendement carcasse de 46 % en élevage extensif et de 55 % en embouche ;

- zébu peul Bororo : atteint 300-400 kg pour les mâles et 250-300 kg pour les femelles. La
lactation s’étale sur 6 mois en moyenne et varie entre 2,5 litres en début et 1.5 litres en fin
de lactation

b. Les taurins

Race N’dama : La race N’dama est le type le plus représentatif de l’espèce taurine en Afrique
occidentale. Son berceau est la Fouta Djallon en guinée ; au Mali on la rencontre dans les cercles
de Yanfolila, de Kenieba et le sud de Kita. C’est une race connue pour sa trypanotolérance. Son
aptitude bouchère est appréciable. Les taureaux atteignent 300 kg en moyenne et la vache 250
kg. Le rendement carcasse est de 45-50 % et plus en cas d’engraissement.

La race Méré :C’est un produit de croisement du N’dama x zébu peul qui possèdent des caractères
ethniques bien fixés. Son aire géographique est le Kaarta, le Beledougou, le Mandé et le Miankala.
La production laitière n’est pas élevée ; la vache donne 300 à 800 litres de lait par jour. Le
rendement carcasse est de 45-50 % et peut dépasser cette valeur en cas d’engraissement. Le
bœuf est utilisé pour la culture attelée

Les métis exotiques :Depuis les années 50, des races exotiques ont été introduites au mali pour
améliorer les races autochtones par voie de croisement. Ces dernières années, on assiste à un
développement du métissage dans les systèmes périurbains où on dénombre 3000 métis
constitués de plus 140 types génétiques dont les plus importants sont par ordre d’importance
décroissant, les ¼ Montbéliard-3/4 zébu peul ; ½ montbéliard-1/2 zébu peul ; ¼ rouge des steppes-
¾ zébus maure. On note une absence de schéma approprié de croisement, ce qui constitue un
danger pour les races autochtones que pour le développement de synthétiques adaptées.

Les races ovines

Le mouton à laine du Macina


Le mouton du Macina est l’unique mouton à laine de l’Afrique de l’ouest. Son habitat est
localisé dans le delta central du Niger ; mais on le rencontre dans les régions de Ségou, de
Mopti et jusqu’à Niamey. La population est estimée à un million de sujets.

C’est un animal rectiligne, médioligne et eumetrique. Assez grand, Il est peu musclé et
d’aspect général peu attrayant. La toison est généralement blanche souvent marquée de
noir ou de brun à la tête et aux extrémités, plus rarement sur le corps

30
Le mouton dit Koundoum est une variété de mouton de mouton du Macina dégénéré. De
couleur noire, Il est élevé sur les rives du Niger entre Tombouctou et Niamey et surtout
dans les îlots de ce biefs

Les moutons maures à poils ras

Ce groupe de moutons à poils se rencontre dans la zone subsaharienne et sahélienne au


nord du 15è degré de latitude. On distingue le mouton à poils ras qui a bonne aptitude
bouchère et dont la variété ladoun peut atteindre 80 kg de poids vif.

Le mouton maure à poils longs

Est élevé dans les cercles de Nara et de Nioro. Les poils sont utilisés pour la fabrication
des toiles de tentes. Les peaux d’agneaux sont utilisées pour la confection de tapis et de
couvertures. Le mouton maure à poils longs a été croisé avec le mouton Boukhara
(astrakan) pour produire de la fourrure de qualité.

Les moutons touareg

On les rencontre dans la zone sahélienne et subsaharienne du Mali et du Niger. Ce sont


les tribus touareg et maure qui élèvent ces moutons. Ils vivent dans les régions de
Tombouctou, à l’est de l’habitat de la race maure. On le rencontre également dans l’Adrar
des Ifoghas. On en distingue deux types :

ƒ le grand targui

Taille 78-80 cm, pèse 40-60 kg, périmètre thoracique 85 cm. La robe est blanche,
plus ou moins tachetée vraisemblablement du croisement avec les races peul

ƒ le petit targui

A une taille plus réduite 50-60 cm, un poids de 20-30 kg. Le poils est
uniformément gris fauve, plus long que chez le grand targui. On le rencontre
dans la Gourma au dessous du 15ème degré de latitude.

Les moutons peuhl

Ils sont essentiellement élevés par les peuls ; on en distingue les variétés suivantes :
Toronké, Sambourou et Bali-bali

31
Les moutons à poils du sud

Ils sont représentés par la race Djallonké . Elle est répandue dans tout l’ouest africain au
dessous du 14è parallèle et se rencontre au sud du Mali, en Guinée, au Sénégal, au Niger,
en cote d’ivoire, au Burkina Faso jusqu’au Bénin

Les races caprines

On distingue deux types de caprins : la chèvre du Sahel et chèvre naine appelée chèvre de
guinée.

La chèvre du Sahel

Est très prolifique, mais moins rustique que la chèvre de Guinée parce que sensible à la
trypanosomiase. Elle donne 0,5 à 1,5 litres de lait par jour. La viande est sans odeur et
d’excellente qualité sauf chez le bouc.

La chèvre du Fouta Djallon

De petite taille (0.4-0.5 cm), atteint un poids de 18 à 20 kg. Le type variant sous l’influence
du milieu, la taille et le poids vont en diminuant à mesure qu’on descend vers la cote
atlantique pour aboutir aux chèvres naines des lagunes. Rustique et prolifique, elle est
tolérante à la trypanosomiase. La femelle est mauvaise laitière

Les races camelines

La zone d’élevage du dromadaire se situe au dessous du 14ème degré de latitude nord. En


l’absence d’étude zootechniques précises, les races rencontrées au mali sont regroupées
par région naturelles ainsi qu’il suit :
- le dromadaire du Tibesti ;
- le dromadaire de l’Aïr ;
- le dromadaire de l’Adrar des Ifoghas

Les races équines

On rencontre quatre types de chevaux :

- le cheval du type Ayrien


encore appelé type arabe ou asiatique, se rencontre dans l’Aïr, l’Adrar des Ifoghas et
dans le hodh. Il est élevé par les Maures et les Touaregs. Il est représenté au mali
par une seule race : le cheval arabe ou cheval du Baguezan.

- le cheval du type Barbe


ou type Mongolique, est celui qui a eu le plus d’influence sur les races chevalines de
l’Afrique de l’ouest. Il s’est conservé presque à l’état pur et quelque fois avec
l’arabe. Les produits de croisements avec les autres types a donné naissances à
des génotypes qui, sous l’influence du milieu ont donné : le cheval du Hodh, le
cheval du Sahel, le cheval du Bélédougou (ou de Banamba).

- le cheval du type Dongalow

32
la limite septentrionale de ce cheval est la limite sud de la zone du dromadaire. La
limite sud est marquée par les gites permanents des tsé-tsé :la Gambie inférieure, la
Falémé, le Bafing en amont de Bafoulabé, le Bani en aval de San et le Baoulé. On
en distingue trois variétés : le cheval Dongalow, le cheval Haoussa et le cheval
Songhoï

- le cheval du type Poney


L’aire de cette petite race semble être le nord du Bénin. On la rencontre dans la
région de Sikasso

Les races asines

L’âne, très largement utilisé dans toutes les régions du pays pour les divers travaux, l’âne
est peu connu. Les principales races qu’on rencontre au Mali :

- l’âne du Sahel à robe grise,


- l’âne du Gourma à robe grise ;
- l’âne du Miankala à robe beige et raie cruciale sombre ;
- l’âne du Yatenga, à robe gris-ardoise qu’on rencontre dans les cercles de
Bandiagara, Koro et Bankass.

Les races porcines

Peu d’études ont porté sur les porcins du pays. La race Somo est originaire du village de
Somo près de San et se rencontre dans les cercles de Bla, Tominan et San. Elle avait été
introduite en station pour des études de caractérisation.
Les races importées sont : le Korogho et la large white.

Les volailles

Les races de poulet

Au Mali, comme dans la plus part des pays africains, les souches locales de poulets sont
classés comme « poulets de brousse », « poulets d’Afrique » ou « poulets coureurs ». Ils
se reconnaissent par leur taille réduite, en comparaison des races introduites, leur rusticité
et une certaine prolificité. Contrairement aux races spécialisées, les femelles pondent et
couvent des œufs et conduisent leurs poussins. Les caractères morphologiques et
aptitudes moulés selon les conditions géoclimatiques et écologiques permettent de
distinguer deux variétés :
- le « sembachiè » : une souche à forte ossature, aux cuisses fortes et charnues, à la
poitrine large, profonde et peu charnue, et aux tarses forts, long et non emplumés ;
la poule pesant plus de 1,5 kg et coq plus de 2 kg ; la souche est moins prolifique ;
- le « douganchiè » : une souche ellipométrique aux tarses courts ; le coq atteint
rarement 1kg ; la poule est très prolifique, pouvant pondre plus de 20 œufs en une
seule couvée.

Structure du troupeau de taille moyenne 67 têtes : 38 % de poussins, 30 % de


coquelets/poulettes, 25 % de poules et 7 % de coqs. Rapport coq/poules est d’environ
1 : 14.

33
La poule rentre en ponte entre 6 et 7 mois et pond entre 5 et 19 œufs par couvée. Le taux
d’éclosion varie de 75 à 80 % , en moyenne, mais peut atteindre 100% quand le nid est
bien préparé et la femelle correctement entretenue. Le nombre de poussins éclos varie
entre 6 et 17. La poule fait entre 2 et 6 couvées par an. Les œufs sont petits, pesant en
moyenne entre 30 et 40 kg.

Le poids à la naissance des poussins est d’environ 22 g. A 26 semaines les poussins


atteignent le poids de 1 kg « commercialisable ».

Les races de pintades

La pintade est originaire d’Afrique, ce qui lui avait valu l’appellation romaine de « Poule
d’Afrique » (Saunders, 1984). La variété rencontrée au Mali est la pintade casquée à
caroncules rouges. Elle est reconnaissable à son dos bombé, large et voûté, à sa tête
coiffée d’une protubérance cornée. La tête et une partie du cou sont recouvertes d’une
peau plissée bleutée. Trois coloris de plumage permettent d’en distinguer trois sous-
variétés :
- la pintade blanche : plumage blanc avec une couleur des œufs tendant vers le blanc
sale comme chez la poule locale ;
- la pintade Bobo : plumage noire et des œufs de couleur rousse comme celle de la
Rhode Island Red, elle est la plus lourde au Mali ;
- la pintade commune ou pintade grise : plumage est gris avec des taches blanche et
les œufs roux clair ; chaque plume est ocellée de taches blanches sur fond gris, ce
qui fait aussi appeler pintade grise perlée.

La pintade est très bonne pondeuse, 100 à 200 oeufs en 4 à 6 mois de ponte et entre en
ponte à environ 8 mois d’âge. La ponte commence vers mi-mars pour atteindre son pic en
juin-juillet. Elle est par contre très mauvaise couveuse, 1 à 2 pintadeaux par femelle par
couvaison. Les œufs sont surtout vendus pour la consommation. Les œufs de pintade sont
légèrement plus petits que ceux de la poule locale.

La taille moyenne du troupeau est de 24 têtes variant entre 10 et 50 têtes. Les pintadeaux
sont élevés claustration dans des paniers ou des espaces clos et nourris jusqu’à l’âge de 2
mois, de termites et de sons. Ils sont ensuite élevés en liberté totale comme les poules.

De nombreux élevages commerciaux de pintade existent et comptent plusieurs centaines


de têtes faisant l’objet de soins particuliers à Kolondièba, Kangaré, Fana et Kadiolo. La
ponte est concentrée en hivernage (2 ou 3 couvées de 10-15 œufs par couvée), le poids
des adultes est de 1.1 kg . Les pintades d’élevage sont en majorité d’origine sauvage, mais
la présence fréquente de sujets à plumage blanc et chamarré fait penser à des
hybridations

Les races de canards


Sont communs dans les périmètres irrigués ou à proximité des eaux de surface. Leur poids
est de 3.1 kg pour les mâles et 2kg pour les femelles pour la race Muskovy et 1.6 et 1.4
pour la race Rouen.

La cane pond entre 18 et 25 œufs par couvée. Elle fait entre 3 et 4 couvées par an, avec
un taux d’éclosion pouvant atteindre 100 %.

34
Les animaux de compagnie : chiens et chats

Peu de données existent sur cette catégorie d’animaux. Cependant dans l’espèce canine,
on distingue le lévrier de Menaka, très homogène et recherché à l’extérieur du pays.

La caractérisation des races domestiques est insuffisamment assurée au Mali. Cependant


quelques données existent, résultant des recherches menées dans d’autres pays et qu’on
peut extrapoler au Mali.

Les dispositifs qui ont permis de réunir ces informations sont :

• Suivi des effectifs , suivi hebdomadaire des marchés à bétail


• Encadrement des ateliers de production animale : lait, embouche, oeufs et poulets
de chair

Malgré les efforts importants consentis par les pouvoirs publics, des informations clés
restent manquantes en raison principalement de :

• Statistiques fiables sur les effectifs pour la majorité des races


• Référentiels technico-économiques insuffisants pour les races
• Majorité des races non encore décrites ou caractérisées

Caractérisation des espèces

Races Systèmes d’élevage Aptitudes Recherches


Azaouak Transhumant, Viande et lait Microsatellites
Nomade
Zébus Maure Extensif Lait, Viande,
transport
Zébus peuhl Extensif Viande, lait, travail, Groupes sanguins et protéines
du soudan transhumant portage sanguines
Groupes sanguins et protéines
Baoulé (sud Transhumants Viande, lait, portage sanguines ,Protéines du lait
mali) Microsatellites, caryotype
Groupes sanguins et protéines
N’dama Extensif Viande sanguines Protéines du lait
Microsatellites, Caryotype

35
Principaux paramètres de l’élevage bovin malien

Paramètres
Structure du troupeau
- % sédentaires 63
- % transhumants 36
- % nomade 1
- taille moyenne du troupeau 51 têtes
Activités des éleveurs
- élevage exclusivement 8%
- commerce, artisanat 8%
- salariés et autres 4%
- agriculture 80 %
Structures du troupeau
- mâles entiers 27 %
- femelles 63 %
- mâles castrés 10 %
Origines des animaux
- animaux nés dans le troupeau 84 %
- animaux achetés 13 %
- confiés ou dons 3%
Reproduction
- nombre de femelles/taureaux 9
- âge au 1er vêlage 58 mois
- taux de fécondité 65 %
- intervalle entre vêlage 18,8 m
Production laitière
- % vaches traites/ ensembles 14 %
- disponible moyen/vache 0.8L
Mortalité
- veaux de 0 à 1 an 17 %
- ensembles du troupeau 8%
Taux d’exploitation net 5.4 %
Taux de croit 2.2 %
Source : Pradère et Sidibé, 1989

3.1.2. races localement adaptées

Bovins :
- Les zébus Maure, Peul (Toronké, Soudanais, Macina),Azawak et Touareg
- Les taurins N’Dama et Les Mérés
Ovins :
- Mouton Maure à poils ras, mouton Maure à poils longs, Mouton Peul (Toronké,
Sambourou, Bali-bali), Mouton Touareg (Grand et Petit Targui),Mouton du Macina,
Mouton Djallonké.
Caprins :

- Chèvres du Sahel (Maure et Touareg), Chèvre du Sud (Naine de Guinée)


Camelins :

- Chameau du fleuve, Bérabiche, Azawak, Adrar

Poulets :

36
- Sembachiè (Race de chair), Doubanchiè (Race de ponte), Race mixte (variétés
Kokochiè, Dakissèchiè, Kolochiè,…)

Pintades :
- Variétés Boh-cami, Djiko-cami, Cami-finma, Cami-dièman

Equins :
- Cheval de Nioro, Cheval de Banamba, Cheval de Bandiagara et Le Dombi

Asins :
- âne du Nord, âne du plateau Dogon

Porcins :
- Porc Somo

3.1.3 Races d’introduction récente

Bovins :
- Zébu Goudali, zébus Pakistanais (Sahiwal et le red sindhi);
- Taurins : Normand, Tarentais, Montbéliard, Tachété de l’est, Schuvitz, Rouge des
Steppes, Holstein, Jersey, Sénépole, Charolais, Brahman, Brune Suisse, Sadova
rouge et l’Isker grise

Ovins :
- Mérinos, Charmois, Karakul ou Boukhara

Caprins :
- Angora, Guera, Sanem, race tchèque et la race alpine.

Poulet :
- Leghorn,Rhode Island Red, Whyandott, Isabrown,Sussex,Harco,Jupiter,

Pintade:
- Burkina-cami

Porcins:
- Race chinoise, Korogho, Yorkshire et la large White

3.1.4. Races constamment importées

Bovins :
- Montbéliard, holstein

Poulet:
- Leghorn, Rhode Island Red

3.1.5. Races sous-utilisées

Bovins :
- Azawak, Rouge des Steppes

37
Ovins :
- Mouton à laine du Macina, bali-bali.

Poulet :
- Sembachiè et Doubanchiè

Tableau 3.1 Diversité des Races (nombre de races)

Total actuel A risque Largement Autres Disparues


utilisée ières années
Espèces L E L E L E L E L E
Bovins 8 7 1 8 2 3
Moutons 8 1 8 2
Chèvres 3 3 1 1 2 1
Chameaux 2 0
Chevaux
Anes 1
Porcs 1
Poules 1 5 1 1 2
Dindes
Canards

3.2. Evaluation de la diversité génétique

Tableau 3.2 :Nombre de races pour lesquelles la caractérisation a été faite

Au niveau population Au niveau individuel


Espèces Enquêtes Distance Evaluation Détermination Contrôle de Evaluation Evaluation
de base génétique races et valeur performances génétique moléculaire
croisées économique
Bovins 4 1 6 3 2 2
Moutons 3
Chèvres 2
Chameaux 2
Chevaux 3
Anes
Porcs
Poules 1 1 1
Pintades 2
Dindes
Canards

Tableau 3.3 : Tendances de la taille de la population par race

Bovins

Race 1992 Tendance Raison de diminution Statut de risque


Maure 173 063 Stable
Peul 3 130 823 Stable
Azawak 42 709 Diminution Sécheresse, rébellion vulnérable
Touareg 323 921 Stable

38
N’Dama 871 615 Diminution Croisements zébu
Méré 19 811 Augmentation
Exotiques* 20 000 Diminution Difficultés d’adaptation
*Montbéliard, Holstein, Rouge des Steppes
Ovins

Race Effectif Tendance Raison de diminution Statut de risque


Maure poils 40 000 Stable
ras
Maur poils 960 000 Stable
long
Peul 500 000 Augmentation
Touareg 1 000 000 Stable
Macina 396 305 Diminution Absence de Dilution
programme
Djallonké 250 000 Stable

Caprins

Race Effectif Tendance Raison de diminution Statut de risque


Sahel 4 391 529 Stable
Sud 1 746 599 Stable
Exotiques* Indéterminé Diminution Discontinuité dans
les importations

Poulets

Race Effectif Tendance Raison de diminution Statut de


risque
Sembachiè Diminution Peu d’intérêt des En danger
20 000 000 aviculteurs
Doubanchiè Diminution Peu d’intérêt des En danger
aviculteurs
Mixte Augmentation
Leghorn Augmentation

Pour les autres espèces, c’est-à-dire les camelins, les équins, les asins, les porcins, les
pintades, et les dindons, le manque d’information n’a pas permis de dégager de tendances.
Il est cependant à noter qu’aucune race n’a été signalée disparue, bien que de sérieuses
menaces pèsent sur la race N’dama et le mouton à laine du Macina suite aux croisements
inconsidérés dont elles font l’objet.

3.4.3. Actions nécessaires à l’amélioration des connaissances

• Recensement pour établir la taille des populations des races


• Mise en oeuvre d’études de caractérisation (phénotypique et moléculaire) des
principales races
• Repartir les effectifs et races par systèmes de production (à faibles, moyen intrants
et systèmes à visée commerciale)

39
40
Systèmes de collecte de données

• Programmes de suivi/encadrement des producteurs par les structures


d’encadrement : DNAMR, DGRC, CMDT, OHVN, ODR, ONG
• Mise en oeuvre de projets de recherche

Mécanisme de suivi

• Statistiques et rapports annuels DNSI


• Statistiques et rapports annuels CPS

Etudes de caractérisation

• Recensement sur quelques races


• Caractérisation moléculaire du N’Dama
• Caractérisation phénotypique du Zébu Maure, du Zébu Peul et du Mouton Toronké

3.5. A propos des espèces sauvages apparentées aux animaux domestiques

Au Mali, il existe bien des espèces sauvages apparentées aux espèces domestiques sans
qu’on ne puisse évoquer des méthodes propres à leur exploitation rationnelle. Parmi elles,
on peut citer l’Autruche (Stratrio camelias), la pintade (Numia sp), l’aulacode, la grue
couronnée et l’oie de gambie. De nouvelles espèces sont au stade de domestication ; il
s’agit du porc-épic (Hytrix cristata ) et le rat de Gambie (Crycethomys gambianus).

Les pintades sauvages sont obtenus à partir des œufs éclos par les poules et les canes.
Les jeunes font l’objet d’une attention particulière jusqu’à l’âge de deux mois (soins
particuliers, apport de termites etc.) et sont mis en liberté comme les poules. La résistance
aux différentes pathologies, la qualité de sa chair, très recherchée par la population,
donnent un souffle nouveau à l’élevage de cette espèce dans les systèmes avicoles
traditionnels.

L’Autriche est un animal bien connu dans les zones désertiques du Mali où il vit à l’état
sauvage. Actuellement en voie de disparition, cet animal fait l’objet d’introductions
fréquentes dans les systèmes périurbains à partir de l’Afrique du sud pour une exploitation
à fins multiples (plumage, viande et autres). Les expériences actuelles ne permettent pas
de tirer des enseignements précis sur tous les aspects de production.

Dans le souci de capitaliser cette expérience, un projet de recherche est déjà soumis au
financement du gouvernement. Les activités de recherche visent à réunir l’ensemble des
référentiels techniques permettant une exploitation intensive de l’espèce.

Les essais d’exploitations de l’aulacode et du rat de Gambie sont au stade d’essais


préliminaires, alors ceux portant sur le porc-épic au stade d’idées de projet.

41
3.6. La faune sauvage et menace de la diversité génétique

Un troupeau d’éléphant en danger

Le Sahel malien est caractérisé par la présence d’un troupeau d’éléphant de 600 têtes
environ représentant la population la plus septentrionale de l’Afrique de l’ouest.

Ces éléphants qui évoluent annuellement entre le gourma malien (10 mois) et le Sahel
burkinabé (2 mois) se retrouvent menacés par la dégradation des ressources pastorales
suite à la sécheresse persistante et au braconnage.

A coté de ces éléphants, d’autres animaux sont menacés d’extinction dans le sahel. Il s’agit
en occurrence de la girafe (Girafa camelopardalis), du mouflon à manchette (Amnotragus
lervia), l’autruche (Stratrio camelias) l’addax (Addax nasomaculatus) et de l’Oryx (Oryx
algazella).

En zones soudaniennes et guinéennes l’attention doit être portée sur les espèces
suivantes : Buffle (Syncerus caffer), l’Eland de Derby, le Chimpanzé, Lycaon (Lycaon
pictus), le Pangolin géant, Lamantin et le Léopard

42
Chapitre 4 : Etat de l’utilisation des ressources génétiques animales

4.1. Etat de l’usage des ressources zoo génétiques

Conservation in situ :
Conservation ex situ : Ces points seront traités au chapitre 5

Tableau 4.1 : Importance relative des produits et services fournis par les animaux
dans chaque espèce (%)

Espèces

nt
me
e e

ne
ris ion d

res
n

en ion
on
s
tio
er
e

me
x
nd

ltu
re

qu
au

vir
mi

tal
st

st
ac

el
Lait

Plu
Via

Fib

Ge

Cu

Ge
Pe

Fu

Fu

To
Tr
Bovins 30 30 5 10 15 5 5 100
Buffles 0
Moutons 15 60 2 16 5 2 100
Chèvres 15 60 15 5 5 100
Chameaux 70 5 10 10 5 100
Lamas et Alpaca 0
Chevaux 30 65 5 100
Anes 98 2 100
Porcs 100 100
Poules 80 20 100
Pintades 80 20 100
Dindes 100 100
Canards 100 100
Oies 100 100
Lapins 100 100

Tableau 4.2 : Importance relative des espèces dans les produits et services fournis
par les animaux (%)

Espèces
n
me
vir on
ne
ue

En sti
res
on

on
t
s
isq

er
e

me

Ge
x
nd

cti

ltu
re

au

mi

el
r
it

Tra

Plu
Via

Fib

Cu
Pe

du

Fu

Fu
La

Bovins 50 45 40 60 70 70
Moutons 10 14.1 100 20 20
Chèvres 20 20 0 35 20
Chameaux 20 1.8 0 5 30 30
Chevaux 0 10 70
Anes 0 20
Porcs 0.8 0
Poules 13 70
Pintade 5.4 30
Dindes
Canards
Total 100 100.1 100 ##### #REF! 0 100 #REF! 0 100 100 0 0

43
Instruments politiques et juridiques influençant l’usage des RGA

La charte pastorale

La charte pastorale précise les droits essentiels des pasteurs , notamment en matière de
mobilité des animaux (bovins, ovins-caprins, camélins, équins et asins) et d’accès aux
ressources pastorales. Elle définit les obligations des acteurs dans l’exercice des activités
pastorales notamment la préservation de l’environnement et le respect des biens d’autrui.

Les ressources concernées par ces dispositions sont : les espaces pastoraux, les espaces
agricoles et les points d’eau.

Les espaces pastoraux relevant du domaine de l’état et des collectivités territoriales


constitués par :
- pâturages herbacés et aériens ;
- bourgoutières communautaires ;
- terres salées ;
- points d’eau et ;
- les gîtes d’étapes

Dans le domaine forestier non classé, l’accès aux pâturages est libre et ne donne lieu à la
perception d’aucune taxe ou redevance. De même, l’accès des animaux aux terres salées,
gîtes d’étapes et aux pistes de transhumance ne donne lieu à aucune taxe.

Les pâturages herbacés et aériens peuvent être exploités par tout pasteur, sous réserve du
respect des règles générales relatives à la protection de l’environnement et à la gestion
des ressources naturelles ;

L’accès aux bourgoutières communautaires est ouvert à tous. Toutefois les animaux des
collectivités détentrice des droits coutumiers sur les bourgoutières y ont un droit d’accès
prioritaire, dans le respect des d’usages pastoraux .

Après les récoltes, les champs sont ouverts à la pâture des animaux. Les animaux de la
collectivité disposent d’un droit d’accès prioritaire. L’accès aux espaces agricoles est ouvert
à partir d’une date fixée chaque année par chaque collectivité territoriale pour le territoire
relevant de son ressort, en concertation avec les producteurs agricoles et les organisations
de pasteurs.

L’accès aux jachères est libre pour tous les pasteurs et ne donne lieu à aucune taxe ou
redevance.

Les ressources en eau

L’accès à l’eau des rivières, des fleuves, des mares et des lacs du domaine public, en vue
de l’abreuvement des animaux, est libre et ne donne lieu à la perception d’aucune taxe ou
redevance. L’exploitation des ressources en eau doit se faire dans le respect des droits des
autres utilisateurs, sans abus ni gaspillage.

44
Lorsque les points d’eau naturels sont aménagés comme points d’eau pastoraux, les
pasteurs y ont un droit d’accès prioritaire. L’accès à ces points d’eau peut être soumis au
paiement de taxes ou de redevances.

Les déplacements des animaux

- déplacements internes
Sur toute l’étendue du territoire malien, les animaux peuvent être déplacés pour les besoins
de l’élevage sédentaire, transhumant ou nomade. Le déplacement des animaux se fait
suivant les pistes pastorales. Celles-ci sont constituées de pistes pastorales locales et de
pistes de transhumance.

Les collectivités territoriales assurent la gestion des pistes pastorales avec le concours des
organisation de pasteurs et en concertation avec tous les acteurs concernés. Elles sont
chargées de la création de ces pistes, de leur réhabilitation, réactualisation, redéfinition et
fermeture en cas de besoin. Elles procèdent à leur délimitation et assurent leur balisage et
leur entretien par tous moyens appropriés.

Les pistes pastorales font l’objet d’un suivi par les services techniques chargés de l’élevage
en rapport avec les collectivités territoriales , les organisations de pasteurs et les acteurs.

- déplacements internationaux
dans le cadre de la politique d’intégration régionale, les déplacements des troupeaux
maliens aux fins de transhumance internationale dans les pays voisins sont autorisés,
sauf dispositions contraires et sous réserves de mesures qui pourraient être prise par
les état concernés.

De même, l’entrée et le déplacement de troupeaux des pays voisins sur le territoire malien
à des fins de transhumance sont autorisées sous réserves de réciprocité et conformément
aux accords bilatéraux et régionaux liant le Mali.

Les animaux en déplacements sont placés sous la surveillance de gardiens en nombre


suffisant. Ceux-ci sont tenus de présenter, à toute réquisition, des documents administratifs
et zoo sanitaires prévus par la législation en vigueur et les accords bilatéraux et régionaux.

Les textes réglementant l’importation des semences et du matériel génétique animal

La loi définit la semence d’origine comme tout matériel génétique animal à savoir, animal
sur pied, embryon, sperme, ovules destinés à la reproduction ou l’amélioration d’espèces
animales. De cette définition, il ressort que la semence animale est intrant biologique vivant
très fragile et facilement périssable et qui justifie les dispositions de cette loi. Ces
dispositions concernent la production, la diffusion, l’importation, l’exportation, la
commercialisation ainsi que le contrôle et la certification des semences sur toute l’étendue
du territoire.

Toute production semencière à des fins commerciales doit subir des contrôles suivant :
- contrôle de la pureté de la race ;
- Contrôle de la qualité du matériel génétique ;
- Contrôle des conditions de production ;
- Contrôle de l’état sanitaire

45
Toute introduction , importation ou diffusion de semences est subordonnée à la satisfaction
des normes de qualité en vigueur au Mali et la présentation d’un certificat sanitaire délivré
par un service compétant reconnu par les autorités maliennes

Seules les espèces et races animales inscrites au catalogue officiel national peuvent
donner lieu à une activité de production de semences certifiables sur l’étendue du territoire
national

Textes législatifs relatifs à la privatisation de la profession vétérinaire au Mali

L’exercice libérale à titre privé de la profession vétérinaire au Mali a été consacré par trois
textes fondamentaux en l’occurrence :
- la loi N° 86-64/AN-RM du 26 juillet 1986 portant autorisation de l’exercice à titre privé
de la profession vétérinaire modifié par la loi N°01 021 du 30 mai 2002. Cette loi
définit les domaines d’activités suivants :
ƒ la médecine individuelle et de masse ainsi que la chirurgie des animaux ;
ƒ la pharmacie vétérinaire ;
ƒ le cabinet conseil

- le décret 01340 PRM du 9 août 2001portant organisation de l’exercice à titre privé


de la profession vétérinaire définit :
ƒ les établissements vétérinaires ;
ƒ les conditions d’exploitations ;
ƒ les conditions d’exercices de la profession vétérinaire

L’arrêté 02 0988 MDR-SG en fixe les modalités d’application.

- la loi 88-45/AN-RM du 6 mai 1988 portant institution de l’ordre de la profession


vétérinaire et son annexe, le code de déontologie de la profession vétérinaire. Cette
loi détermine :
ƒ les missions de l’ordre ;
ƒ l’organisation et la discipline

Textes réglementaires dans le cadre des missions transférables au secteur privé.

En matière de santé animale deux domaines principaux relevant de l’état sont


maintenant confiés au secteur privé ; il s’agit de la prophylaxie médicale et sanitaire.
C’est dans ce contexte qu’intervient le mandat sanitaire géré par :
- l’arrêté ministériel n° 96-1367/MDRE-MFC-MATS- MJGS du 9 septembre 1996
relatif aux conditions d’attribution , d’exécution et de retrait du mandat sanitaire ;
- le mandat sanitaire est acte administratif par lequel l’état (par décision du ministre du
développement rural et de l’environnement ) confie à un vétérinaire privé le pouvoir
de réaliser pour l’état et en son nom toute mission de prophylaxie médicale et
sanitaire ou toute autre mission particulières en matière de santé animales et
d’hygiène publique.
La mission des services vétérinaires publics est de mettre en œuvre la politique de la
protection sanitaire du cheptel national et promouvoir ainsi l’économie nationale. Cette
mission est traduite en programmes :
ƒ de lutte contre les maladies animales ;
ƒ de formation ;

46
ƒ de collecte et de diffusion de l’information ;
ƒ d’amélioration génétique du cheptel ;
ƒ de protection de l’environnement et de la santé publique etc.
4.1.1. Etat de l’usage par espèce

Les grandes orientations définies dans le Schéma Directeur du Secteur du Développement


rural portent sur :

™ l’amélioration de la santé animale


- intensifier des actions de prévention contre les maladies traditionnelles et
émergentes (tuberculose, brucellose, fièvres aphteuses, dermatoses, peripneumonie,
fièvre de la vallée du Rift, maladie de Newcastle…) ;
- intensifier la lutte contre les parasites ;
- assurer l'accès aux intrants vétérinaires ;

™ l’amélioration Infrastructures pastorales


- ouvrir des pistes, créer et équiper les points d'abreuvement en adéquation avec
les ressources fourragères ;
- construire et équiper les marchés.

™ l’amélioration de Alimentation
- faire l'inventaire des pâturages naturels et des us et coutumes dans le cadre de la
décentralisation en vue d'éviter tout conflit;
- exploiter rationnellement les ressources pastorales;
- gérer les parcours dans le cadre des schémas et plans d'aménagement des terroirs
villageois et pastoraux;
- restaurer les terres et les pâturages dégradés;
- restaurer les bourgoutières;
- développer le suivi des écosystèmes pastoraux;
- vulgariser et développer les cultures fourragères surtout en zone périurbaines;
- valoriser les sous-produits de récolte et agro-industriels;
- intensifier la production d'aliment bétail.

™ l’amélioration génétique
- valoriser le potentiel génétique des races locales;
- conserver le potentiel génétique des races adaptées aux différentes zones
agroécologiques (préservation de la souche);
- caractériser les races locales (potentiel génétique);
- mettre en place un système de suivi zootechnique;
- élaborer les textes législatifs et réglementaires adaptés au nouveau contexte
d'introduction des races exotiques.

™ Développement des filières agropastorales


- améliorer le système d'information (acteurs – circuits – prix, etc.);
- promouvoir les exportations;
- responsabiliser les organisations professionnelles;
- promouvoir le crédit et le financement des filières agropastorales;
- renforcer le contrôle de la qualité des produits d'origine animale.

47
Les produits et services fournis par les animaux domestiques sont d’un intérêt capital pour
les populations.

48
Environnement et RGA

L’élevage pastoral

L’élevage pastoral constitue le seul moyen d’exploiter les ressources naturelles dans les
zones marginales à faibles capacité de production. Cependant, avec la persistance de la
sécheresse, l’élevage pastoral pur connaît une profonde mutation marquée par le
déplacement vers le sud de près de 40 % des effectifs bovins et 15 % des effectifs
camelins contre une augmentation de 20 % des petits ruminants.

Le grand avantage de l’élevage pastoral pur, tient à sa mobilité qui lui permet de mettre à la
disposition des animaux les maigres ressources en pâturages et eau toute l’année et
produire des aliments de grandes valeurs nutritives.

Dans ce contexte, les animaux jouent un rôle positif sur l'environnement en améliorant la
diversité des herbes par la dispersion des semences, et en brisant la croûte du sol. C'est
pourquoi les parcours arides sont un écosystème dynamique et très résilient, à condition de
respecter la capacité de charge de l’espace en hommes et en animaux.

Intégration agriculture-élevage

Une grande partie de l'agriculture malienne dépend de l’association cultures-élevage.


Cependant la répartition du bétail dans les exploitations agricoles est très irrégulière et
varie en fonction des zones climatiques. Ainsi le taux élevé d’exploitations (40-50 %)
disposant d’un à cinq bovins généralement des bœufs de labour dans les zones semi-
arides et transitoires indique l’importance de la traction animale. En revanche dans la zone
subhumide, 70 % des exploitations disposant de six têtes ou plus indiquent une
capitalisation de l’excédant agricole dans le bétail. (Bosma et al, 1995 )

L'agriculture mixte utilise très efficacement les ressources naturelles. En effet l’élevage est
important pour la traction animale et le fumier joue un grand rôle dans les rendements en
raison des baisses généralisées de fertilité des sols de la zones ;

On reconnaît rarement que la diversification de l'utilisation des terres profite également à la


biodiversité: les arbres fourragers et les étendues herbeuses fournissent un habitat à de
nombreuses espèces, en particulier de la micro-flore et la micro-faune

4.2. Etat de la mise en valeur des Ressources Génétiques Animales

on observe une grande hétérogénéité des races animales exploitées au Mali quelque soit
les espèces considérées. Sur cette base, les producteurs disposent suivant les zones
agricoles de plusieurs stratégies relatives à la conservation et l’amélioration des animaux.
Ces stratégies font appel soit croisement, soit à la sélection en race pure (Tableau 4.3).

49
Tableau 4.3 : nombre de races largement utilisées avec des stratégies d’amélioration
génétiques

Espèces Nombre de races Stratégies d’amélioration génétique


Sélection en pure Croisement
Bovins 5 3 3
Moutons 8 8
Chèvres 1 1 1
Camélins 2 1
Porcs 1 1 1
Poules 1 1 1
Pintades 3

Dans les sociétés pastorales, les éleveurs prennent soins d’éviter tout contact de leurs
troupeaux avec d’autres animaux sur les parcours communautaires. Par cette méthode, ils
arrivent à préserver une certaine pureté de leurs races.

Dans la pratique ces méthodes traditionnelles se révèlent d’efficacité limitée. Deux facteurs
expliquent cette contre-performance.

- la sécheresse persistante qui a provoqué la migration temporaire ou définitive de


nombreux troupeaux a perturbé le fonctionnement normale de cette technique. Il en
a résulté la production d’une population métisse dans des proportions très
importantes sur l’ensemble des zones d’accueil, mettant en péril les races
localement adaptées (cas de la race n’dama).

- L’accroissement de la demande en produits animaux dans les centres urbains de


consommation crée une nouvelle dynamique d’intensification de la production. Dans
cette perspective, les races Maure et Azawak font leur apparition dans les élevages
périurbains pour une exploitation en pure ou en croisement avec les races laitières
exotiques (Montbéliard, Holstein, Jersiais, Goudali entre autres).

Dans ce contexte, l’action gouvernementale a porté sur la promotion des races locales
dans les fermes expérimentales et dans les centres de multiplication et de diffusion des
races (N’dama, Maure, Peule et Azawak). Cette approche a été renforcée par les
programmes de sélection à noyau ouvert (PSNO1) axés en priorité sur les troupeaux bovins
(tableau 4.4).

1
PSNO : Programme de Sélection à Noyau Ouvert

50
Tableau 4.4 : nombre de races avec stratégies d’amélioration génétique et outils
utilisés

Espèces Objectifs Stratégie Outils


d’amélioration d’amélioration
Définie Définie/ Contrôle IA/TE PSNO
appliquée zootechnique
Bovins Lait, viande + + + + +
Moutons Viande + +
Chèvres Lait, viande + +
Camélins Lait, selle +
Porcs Viande +
Poules Viande, œufs +
Pintades Viande, oeufs +

Dans les perspectives d’utiliser à vaste échelle la technique d’insémination artificielle dans
les zones d’intensification de la production animale, des essais ont été conduits sur
plusieurs années à Sotuba à partir de 1961. Les recherches ont permis d’expérimenter
différentes méthodes et d’évoluer de l’insémination au spéculum à l’insémination avec
fixation rectale du cervix sur chaleurs naturelles ou induites.

Actuellement l’IA est une technologie bien maîtrisée au Mali avec des applications en
grandeur nature dans les élevages périurbains où, de 1990 à 1998, 7000 inséminations
payantes ont été réalisées par le Projet de Développement de l’Agriculture périurbaine
(PDAP) dans les zones de Bamako et de Sikasso. Les taux de réussite ont été évalués à
53 % dans la zone de Bamako et à 62 % dans la zone CMDT avec une insémination de
rappel (IER/KIT,2000).

Les recherches en cours envisagent d’optimiser l’insémination artificielle en milieu paysan


par la réduction des coûts d’intervention et l’accroissement de son efficacité en
collaboration avec le CIRDES (Procordel) qui a mis au point des protocoles simplifiés
d’insémination.

Le transfert d’embryons n’a pas encore fait l’objet d’une quelconque expérimentation au
Mali.

Tableau 4.5 : Etat des connaissances des technologies/méthodologies utilisées dans


les stratégies d’amélioration génétiques

Utilisée pour
Technologie ou méthodologie Recherche Eleveurs
Construction index à plusieurs caractères 100
Outils d’optimisation des schémas d ‘amélioration génétique
Bases de données électroniques en relation avec schéma de contrôle 100 40
de contrôle de performances
Logiciels d’évaluation génétique pour sélection phénotypiques,
valeurs génétiques ( utilisation des technologies de la reproduction IA,
TE, etc.)
Cartes de linkage, microsatellites ou identification de QTL pour
sélection assistée par marqueurs
Autres technologies (à spécifier)

51
Tableau 4.6 : Rôle des parties prenantes dans la mise en œuvre des outils pour le
développement des RGA

Parties prenantes Buts de Identification Contrôles de Insémination Evaluation


l’amélioration individuelle performances artificielle génétique
génétique
Gouvernement fédéral
Gouvernement d’état 5 1 3 3 3
Gouvernement local
Association de races 1 1 2 1 1
Compagnies privées
Recherche 5 4 4 4 3
ONG 3 3 2

Tableau 4.7 : Implication des parties prenantes dans les activités relatives au
développement des RGA

Parties prenantes Législation Amélioration infrastructure Ressources Organisations


génétique humaines de
producteurs
Gouvernement fédéral
Gouvernement d’état 5 3 5 5 5
Gouvernement local
Association de races 1 1
Compagnies privées
Recherche 2 4 2 3 2
ONG 3 2 2 2 5

Tableau 4.8 : Préférences des parties prenantes pour les ressources génétiques
animales

Parties prenantes Races adaptée Races importées Races exotiques


localement de la région importées
Gouvernement 5 1 2
Associations de races 5 2 1
Recherche 5 1 2
Compagnies privées

Scores : 1=aucune ; 2= peu ; 3= moyenne ; 4= plus ; 5= grande

Dans leurs stratégie d’amélioration de la production animale, les éleveurs montrent une
nette préférence pour les races et méthodes ci-après :

- sélection des races localement adaptées pour des types de production ;

52
- introductions de races d’autres zones écologiques pour améliorer les aptitudes de
production des races localement adaptées dans les élevages périurbains (bovins,
ovins, caprins et volaille) en lait, viande et œufs.
- introduction de races exotiques pour des programmes de croisements inspirés par
les résultats de la recherche zootechniques pour améliorer la production laitières des
races localement adaptées.
- Création de nouvelles races à partir des parents exotiques et locaux (bovins, volaille,
ovins-caprins)

Dans cette optiques les races locales faisant l’objet d’un important trafic entre zones
écologiques sont :
- En races bovines : le zébus sahéliens (Maure, Touareg et Azawak) pour le lait ; le
zébu Toronké pour la viande ;
- En races ovines : le Bali-bali

En ce qui concerne les introductions de races étrangères:


- races bovines étrangères: Goudali, Montbéliard, jersiais, rouge des steppes ;
Holstein, Pakistanaise ;
- les races caprines : chèvre Guera, chèvre tchèque, la chèvre alpine et l’angora
- les races ovines : Mérinos, Karakul et Saneen
- les races aviaires : Leghorn blanche, Rhode Island Red, les pintades du Burkina
faso

Malgré l’accroissement remarquable de la production, les différentes expériences


d’introduction de races étrangères dans le système périurbain ne donne pas suffisamment
de recul pour une évaluation conséquente de leur performance de production en fonctions
des objectifs préalablement fixés.

Tableau 4.9 : besoins prioritaires pour l’utilisation des technologies pour le


développement des RGA

Technologie Connaissances Formation Ressources Organisations


Financières Des éleveurs
Contrôles de performances 4 4 5 3
Evaluation génétique 5 4 5 3
IA/TE 5 5 5 4
Techniques moléculaires 4 4 5 3
Techniques organisation 5 5
sélection

Scores : 1=aucune ; 2= peu ; 3= moyenne ; 4= plus ; 5= grande

53
Chapitre 5 : Etat de la conservation des RGA

5.1. Etat des programmes de conservation

Les programmes de développement des ressources animales ont prioritairement porté sur
l’amélioration des performances zootechniques par le croisement par introduction de races
exotiques; les races locales étant jugées peu performantes.

La crise climatique de ces dernières années a provoqué un déplacement important du


bétail des systèmes arides vers les zones agricoles plus humides. La possibilité pour les
races sahéliennes de vivre dans les zones infestées de glossines a entraîné, suite au
contact intense et prolongé, un vaste programme de métissage.

Les avantages zootechniques du mérés (format amélioré et trypanotolérance) dans un


contexte agricole marqué par la vulgarisation de la culture attelée risque de mettre en péril
les taurins qui servent de support à ces croisements anarchiques. Le même phénomène
est observé au niveau des petits ruminants où les chèvres de guinée et les moutons
Djallonké sont soumis des croisements intenses et inconsidérés.

Dès lors il se pose un problème de conservation des races menacées quand l’on sait que
chacune d’elles est dotée de qualités spécifiques propres, facteurs essentiels de
biodiversité.

Tableau 5.1 : Nombre actuel de races dans les programmes de conservation établis

Espèces Nombre de races localement adaptées en danger


Total Géré in-situ Géré ex-situ Les deux (in et ex-situ)
Bovins 4 3 1 1
Buffles
Moutons 1 1
Chèvres
Chameaux
Lamas et Alpaga
Chevaux
Anes
Porcs
Poules 1 1
Dindes
Canards
Oies
Lapins
Pintades

Scores : 1=aucune ; 2= peu ; 3= moyenne ; 4= plus ; 5= grande

Au Mali les actions de conservation ont été initiées par le gouvernement dans les stations
d’élevage et de recherche zootechnique et dans les fermes expérimentales. Ces actions
ont été principalement orientées sur les zébus maure, peul soudanais, peul Toronké et la
race N’dama.

54
Le mouton Toronké en raison de ses aptitudes bouchères prononcées a également retenu
l’attention (tableau 5.1)

Tableau 5.2 : nombre actuel de races recevant des incitations et pour lesquelles
divers outils pour la gestion de programmes de conservation ex situ sont utilisés

Incitations Outils
Espèces Gouv. ONG Marché Stockage Stockages Stockages In Système
semences embryons ADN/tissus vivo de suivi
Bovins
Buffle
Mouton
Chèvres
Chameaux
Lamas et
Alpaga
Chevaux
Anes
Porcs
Poules
Dindes
Canards
Oies
Lapins
Pintades
NB : Données non disponibles

55
Tableau 5.3 : nombre actuel de races recevant des incitations et pour lesquelles
divers outils pour la gestion de programmes de conservation in situ sont utilisés

Incitations Outils techniques


Espèces Gouv. ONG Marché Privé Contr. perf IA TE Autres
Bovins
Buffle
Mouton
Chèvres
Chameaux
Lamas et
Alpaga
Chevaux
Anes
Porcs
Poules
Dindes
Canards
Oies
Lapins
Pintades
NB : Données non disponibles

Tableau 5.4: Implication des parties prenantes dans la gestion des programmes de
conservation

Parties prenantes Conservation in-situ Conservation ex-situ


Gouvernement 5 5
Organisations d’éleveurs 5 0
Sociétés privées 1 0
Institutions de recherche 3 2
Organisations non gouvernementales 1 1
Scores : 1=aucune ; 2= peu ; 3= moyenne ; 4= plus ; 5= grande

56
5.1.1. Programmes de conservation au Mali

Conservation in –situ

Tableau 5.5 : besoins prioritaires pour l’utilisation des technologies pour les
programmes de conservation in situ

Besoins
Technologies Connaissances Formation Ressources Technologies
financières
Contrôle de performances 5 2
Evaluation génétique 3 2 4 4
IA/TE 2 4 4 5
Techniques moléculaires 5 5 5 5
Techniques d’amélioration 4 4 5 3
des RGA

Centre Communautaire de Production de Géniteurs Bovins N’Dama de Madina Diassa :

• Objectifs

Contribuer à la sauvegarde et à la promotion du taurin trypanotolérant N’Dama en


produisant des géniteurs performants en vue de satisfaire la demande nationale et
communautaire en cette race.

• Priorités

o Amélioration des conditions de production et de développement de l’élevage


du N’Dama à partir du milieu villageois ;
o Mise en place en milieu villageois d’un effectif additionnel de 3168 génisses
reproductrices ;
o Production d’animaux commercialisables ;
o Embouche des animaux de réforme et leur commercialisation.

• Forces et faiblesses

Comme forces du projet il faut noter la réalisation de 10 mini barrages, de 182 km de piste
et pare-feu, 16 centres d’alphabétisation fonctionnelle et de l’installation de deux cabinets
vétérinaires, l’existence de 50 associations agropastorales, la maîtrise de pratiques de
gestion des pâturages et des troupeaux.

Par contre, on notera comme faiblesse, l’insuffisance des infrastructures et équipement


(barrages d’abreuvement, centre d’alphabétisation fonctionnelle, infrastructures de
commercialisation du bétail, matériel de travail pour les éleveurs…).

Projet de Sélection et Multiplication du zébu Azawak au Mali :

• Objectifs
o Améliorer les conditions de vie des populations du cercle de Ménaka par
l’accroissement d’un cheptel Azawak plus performant

57
o Reconstitution du cheptel Azawak

• Priorités
o Organisation des bénéficiaires de noyau de reproducteurs Azawak
o Approvisionnement des bénéficiaires
o Amélioration de l’alimentation des animaux
o Suivi vétérinaire et zootechnique
o Valorisation des produits laitiers et sous-produit de l’élevage

• Forces et faiblesses
o Financement adéquat et disponible des activités
o Enthousiasme des bénéficiaires pour le développement de la race
o Pratiques actuelles de la conduite de l’élevage (gardiennage non strict du
troupeau par exemple) peuvent mettre en cause la pureté et le
développement de la race
o Troupeau comportant plusieurs races

Cas de l’élevage pastoral :

En plus des structures étatiques, les groupes ethniques élevage pastoral, ont le souci de
préservation de la pureté des races qu’ils élèvent sans qu’il ne soit possible de parler de
programme de conservation à proprement parler. Néanmoins les types génétiques
homogènes qu’on rencontre actuellement proviennent essentiellement de ce type d’action.

Conservation ex situ

Stations de Recherche Agronomique Niono :

• objectifs
o caractériser et améliorer par voie de sélection les races bovines Maure et
Peule à la station du Sahel
o déterminer les conditions de leurs exploitations économiques dans différents
systèmes de production ;
• priorités :
o préservation des races concernées ;
o diffusion des progrès génétiques et paquets techniques appropriés

• Forces et faiblesses
o effectifs réduits
o financements inappropriés
o variabilité des conditions d’élevage (écarts trop important entre la station et le
milieu réel) n’a pas permis l’adoption des innovations mises au point
o existence en station d’une souche de zébu peule plus homogène et plus
grande aptitude laitière

Station de Recherche Agronomique de Kayes :


• objectifs
o caractériser et améliorer par voie de sélection les bovins et ovins de race
Toronké dans le Sahel occidental de la région de Kayes

58
o déterminer les conditions de leurs exploitations économiques dans différents
systèmes de production ;
o
• Forces et faiblesses
o effectifs réduits
o financements inappropriés
o variabilité des conditions d’élevage (écarts trop important entre la station et le
milieu réel) n’a pas permis l’adoption des innovations mises au point
o existence d’un noyau de mouton Toronké à la station

Station de Recherche Agronomique de Sotuba :

• objectifs
o créer une nouvelle race à haut potentiel laitier par voie de croisement des
races bovines locales (zébus et taurins) avec la race rouge des steppes
o déterminer les conditions d’exploitation économique de la race
o maîtriser les biotechnologies de la reproduction

• Forces et faiblesses
o effectifs réduits
o financements inappropriés
o variabilité des conditions d’élevage (écarts trop important entre la station et le
milieu réel) n’a pas permis l’adoption des innovations mises au point
• priorités :
o caractérisation de la nouvelle races dans les différents systèmes de
production ;
o diffusion des progrès génétiques et paquets techniques appropriés

- Semences de N’dama conservées au CIRDES


- La race ovine Toronké à la station de Ségala
- Les race Kokochiè à la station de Sotuba pour le poulet local

5.1.2. Techniques de conservation in situ et ex situ


o utilisation de reproducteurs sur pied
o insémination artificielles sur chaleurs naturelles ou induites ;

Les techniques non maîtrisées en sont :


o le transfert d’embryons
o les techniques de caractérisation moléculaires
o cultures de tissus et de fragments d’ADN

5.1.3. Entraves possibles dans la mise en œuvre des programmes de conservation


o manque de ressources financières
o manque de ressources humaines
o priorité faible

5.2. Conservation du bétail dans les aires protégées


L’existence des aires protégées est sérieusement menacée par la pression que les activités
humaines exercent sur les ressources. Cette situation se traduit par des défrichements
incontrôlés, une exploitations abusives des ressources animales etc.

59
5.3. Contraintes liées à la conservation des RGA
Les principales difficultés rencontrées pour la conservation des RGA sont institutionnelles,
socio-économiques ou liées aux animaux et /ou à leur milieu.

5.3.1. Contraintes institutionnelles :


Elles ont trait à l’appui, à l’encadrement et au financement des activités liées à la
conservation des RGA. Les actions gouvernementales orientées vers l’amélioration
génétique sont insuffisantes et de portée limitée en raison du faible degré d’organisation
des éleveurs et les capacités financières limitées de l’état.

Au niveau réglementaire, les dispositions législatives portant sur l’importation des animaux
sur pied et des semences animales viennent d’être adoptées. Leur impact sur le
déroulement des activités de production n’est encore suffisamment perceptible.
La zone sud à vocation agropastorale est soumise à une situation de croisement intensif
zébus sahéliens x taurins trypanotolérants mais de format réduit et peu performantes aux
travaux agricoles.

Les méthodes de biotechnologies de la reproduction, bien que maîtrisées au niveau des


structures de recherche sont insuffisamment vulgarisées dans les services de
développement.

Tous les organismes de développement souffrent d’un déficit de financement (insuffisant et


discontinu dans le temps et dans l’espace).

A cette contrainte s’ajoute les problèmes d’insuffisance numérique de ressources humaines


doublé d’un déficit de spécialités.

5.3.2. Contraintes socio-économiques


Elles sont relatives à la formation des éleveurs, aux systèmes d’élevage et à la gestion du
troupeau
- Formation insuffisante des éleveurs liée au faible niveau d’alphabétisation des
éleveurs et à la faible maîtrise des outils modernes de gestion de l’activité élevage
- Le faible niveau d’organisation des éleveurs : nombre insuffisants d’organisations
paysannes agricoles ; faibles technicité des acteurs aux regards des objectifs de
productions ;
- Faible capacité financière ne permettant pas l’adoption conséquente des
technologies

60
Chapitre 6 : Etat de l’élaboration de politiques et arrangements institutionnels pour
les RGA

6.1. Politiques d’élevage et d’amélioration des RGA

Les arrangements institutionnels liés aux RGA touchent à des questions de politiques et
orientations stratégiques. Ils visent aussi la définition d’un mécanisme d’intervention de
plusieurs structures impliquées dans le processus tout en précisant le rôle de chacun.

La politique sectorielle actuelle résulte de la combinaison et de l’évolution de diverses


orientations et stratégies élaborées depuis 1991. il s’agit de :

6.1.1. Formulation du PASA II- Elevage


le PASA II Elevage propose de réorienter les interventions sur les 5 thèmes suivants :
- hydraulique pastorale ;
- ressources fourragères, aménagements pastoraux et gestion pastorale ;
- organisation des populations ;
- intensification et diversification des productions animales ;
- relance et modernisation de la commercialisation

6.1.2. Schéma Directeur du Développement Rural (mars 1993)


Le Schéma Directeur du Développement Rural retient 6 orientations principales pour
l’élevage :
- organisation et animation des éleveurs ;
- organisation et gestion des ressources naturelles ;
- promotion et développement des filières de production et de
commercialisation ;
- promotion et renforcement des unités de transformation des produits
animaux ;
- renforcement de la couverture sanitaire et de la surveillance
épidémiologique ;
- mesures législatives, réglementaires et institutionnelles

6.1.3. Plan d’Action du MDRE (septembre 1991)


Le Plan d’Action du MDRE retient 6 objectifs :
- désengagement de l’état et responsabilisation des intervenants ;
- redéfinition des rôles du MDRE
- développement durables et gestion des ressources naturelles ;
- promotion du crédit rural
- développement des filières ;
- appui aux groupes fragiles et vulnérables

6.1.4. Plan d’Action de la Filière Viandes Rouges


o politique de développement de l’élevage
o Ebauche de schéma directeur de la privation et de la profession vétérinaire

61
Tableau 6.1 : effets des politiques existantes et des instruments législatifs sur
l’utilisation (usage et développement ) des RGA

De la période coloniale à nos jours, la stratégie d’amélioration génétique des animaux


Systèmes Urbain/Péri-urbain Production rurale
Espèces Systèmes Systèmes petites Systèmes Systèmes petites
industriels exploitations industriels exploitations
familiales familiales
Bovins 4 1 3
Buffles 3
Moutons 3
Chèvres
Chameaux
Lamas et
alpagas
Chevaux
Anes
Porcs
Poules 1 3
Dindes
Canards
Oies
Lapins
Pintades 3
domestiques a principalement porté sur les bovins. Les actions mises en œuvre à cet effet
se sont déroulées dans les structures suivantes :

Tableau 6.2 : le degré d’attention des politiques actuelles pour les activités relatives
à l’utilisation (usage et développement ) des RGA.

Activités
Espèces Utilisation des Utilisation des Formation, Organisation des
races exotiques races adaptées recherche et éleveurs/producteurs
localement vulgarisation
Bovins 3 5 4 4
Buffles
Moutons 1 5 4 4
Chèvres 1 5 4 4
Chameaux 1 5 4 4
Lamas et
alpagas
Chevaux
Anes
Porcs
Poules 3 5 4 4
Dindes
Canards
Oies
Lapins
62
Pintades 3 5 4 4
Tableau 6.3 : Besoins prioritaires pour permettre l’élaboration des politiques de RGA

Requis
Besoins Immédiatement A moyen terme A long terme
Information et formation x x x
des éleveurs
Information des cadres x x x
de l’élevage
Meilleure connaissance x x
de l’état des ressources
Ressources financières x x

Tableau 6.4 : Priorités pour les besoins futurs pour l’élaboration de politiques en
matière de programme de conservation des RGA

Elaboration de politique relative à


Espèces Technologie Infrastructure Ressources Ressources Organisation
humaines financières des structures
Bovins 3 2 4 5 4
Buffles
Moutons 3 2 4 5 4
Chèvres 3 2 4 5 4
Chameaux
Lamas et
alpagas
Chevaux
Anes
Porcs
Poules 3 2 4 5 4
Dindes
Canards
Oies
Lapins
Pintades 3 2 4 5 4

6.2. Stratégies d’amélioration génétique

- la station d’élevage et de recherche zootechnique du Sahel- Niono


- la station d’élevage et de recherche zootechnique du Toronké-Kayes
- le Centre national de recherche zootechnique, rebaptisé centre de
recherche zootechnique sans modifications majeures sur les orientations
stratégiques
- le ranch de sélection et de multiplication de la race N’dama de Yanfolila

63
6.2.1. Elevage bovin

6.2.1.1. Sélection en race pure

Les études menées sur les zébus Maures et Peules à Niono, ont porté sur la
caractérisation de ces races. Il s’agissait de déterminer le standard des races à partir de
l’analyse statistique des données cumulées. Les résultats obtenus se résument à :

- âge au premier vêlage :


cet âge est estimé à 43 mois et diminue sensiblement au cours des années ; l’héritabilité
de ce caractère a été estimé à 0,03 ; il n’y a aucune différence entre zébus pour ce
caractère ;

- intervalles entre vêlage :


La moyenne est de 468 jours et diminue seulement de 2,5 % par an. La répétabilité est
également faible (0,25). Aucune différence entre races ;

- production laitière (lait prélevé):


563 kg de lait en 270 jours de lactation. La production de la race maure et des métisses
maure-peules est de 15 % supérieure à celle de la race peule. La répétabilité avoisine 0,50

6.2.1.2. Croisement
Les recherches sur le croisement visaient, à partir d’introduction de reproducteurs sur pied
ou de semences, la création de métis caractérisés par une bonne production laitière et /ou
bouchère, possédant un degré de rusticité satisfaisant dans les conditions zoo-sanitaires
du Mali.

Parmi toutes les races introduites (Brahaman, Isker grise, la Sadova rouge, la tarentaise ;
la Jersiaise, la Montbéliard, la Rouge des steppes etc.), la jersiaise, la Montbéliard et la
Rouge des steppes se sont révélées intéressantes. A partir de ces essais d’introduction de
races exotiques, il s’agit de créer un type génétique de bovin qui allie la tolérance des
climats chauds et secs des zébus à la trypanotolérance des taurins et l’aptitude laitière de
la rouge des steppes ou de la Montbéliarde. Le produit final devrait être un ½ sang exotique
¼ zébu ¼ N’dama.

6.2.2. Ovins –caprins


Dans ce domaine toutes les recherches ont été menées pendant la période coloniale et
concernaient principalement les croisements races exotiques X races locales pour
améliorer soit la production de laine (Mérino X Mouton à laine du Macina) soit la production
de fourrures (Karakul X mouton Maure à poils longs) soit la production de viande (Chamois
X races locales)

Les résultats obtenus en station quoique très prometteurs n’aient pu être adoptés par les
paysans pour diverses raisons économiques, sociales et culturelles.

64
6.2.3. Volaille

Au niveau de la volaille, les actions importantes ont porté d’abord sur l’acclimatation des
races exotiques en déterminant les conditions de leur maintien pour la production d’œufs et
de chair.

Les résultats concluants de ces expérimentations ont jeté les bases de l’aviculture moderne
dans les bassins périurbains de Bamako et des capitales régionales.

Les études diagnostic de l’aviculture ont indiqué que l’élevage traditionnel gérait les 80-90
% des effectifs fait exclusivement du poulet local. Il était alors nécessaire de rechercher un
type de poulet métis capable d’améliorer la productivité de la basse-cour traditionnelle dans
les conditions climatiques et zoo-sanitaires des systèmes extensifs de production. Un
croisement Kokochiè X Rhode Island Red a permis d’obtenir les sujets ¾ RIR ¼ Kokochiè
roux et noirs aptes à cette utilisation. Les travaux de stabilisation de ce génotype ont
permis de fixer les principaux caractères recherches. Le programme est en phase de
vulgarisation auprès des paysans organisés en associations ou non.

Aspects genre et développement

Au Mali, les femmes constituent une véritable force de développement dans le secteur du
développement rural.
Dans le domaine de l’élevage, elles assurent l’entretien des veaux, la traite des vaches, la
transformation et la vente du lait.
Certaines spéculations sont les apanages des femmes, il s’agit notamment de la
transformation et de la vente du lait, l’élevage des petits ruminants et l’aviculture
traditionnelle.

C’est pourquoi, tous les projets de développement de l’élevage prennent en compte la


dimension genre. Il s’agit par cette approche de renforcer les intérêts des femmes dans les
activités pastorales par la formation, l’organisation en groupement socioprofessionnel et par
la promotion du crédit agricole destiné aux femmes.

65
Partie 2 : ANALYSE DE L’ÉVOLUTION DE LA DEMANDE NATIONALE DANS LE SECTEUR DE
LA PRODUCTION ANIMALE ET INCIDENCE SUR LES POLITIQUES STRATÉGIES ET
PROGRAMMES NATIONAUX

2.1. Examen des politiques, stratégies et programmes passés

La politique malienne en matière de développement de l’élevage a connu depuis 1960 une


succession de phases pas nécessairement interdépendantes, mais plutôt dictée par les
conditions de l’environnement.

La période post-indépendance 1960-1970 :

Cette période est caractérisée par la campagne conjointe de lutte contre la peste bovine
(PC 15). L’accent a été mis sur la protection sanitaire, mais en même temps on assiste à
l’émergence des actions d’exploitation : création de sociétés d’état orientées vers la
transformation des produits animaux (abattoirs industriels, laiteries, tanneries).

La période post-sécheresse 1972-1984 :

La grande sécheresse de 1972 a tout remis en cause en décimant parfois à près de 80 %


le cheptel national et provoquant des déplacements massifs, en disloquant la société
pastorale et favorisant l’urbanisation. Le constat amer qui en été tiré est l’extrême fragilité
des économies du Sahel, le manque de sécurisation de l’activité élevage.

Cette période a vu la naissance du CILSS et les projets de première génération (ODR).


Très sectorielle en général, l’approche fondamentale a été : la reconstitution du cheptel et
la stratification de l’élevage qui établissait une complémentarité entre les zones de
naissance, les zones de re élevage et les zones de finition. Les grands projets (Mali
Livestock I et II, PRODESO) et les Opérations de Développement Rural (ODR) telles que
ODEM, ONDY ont vu le jour. Ils étaient sensés révolutionner l’élevage, augmenter le
revenu des éleveurs et améliorer leur cadre de vie.

La période de 1985 nos jours :

L’analyse de l’approche sectorielle a révélé des insuffisances notoires dans l’encadrement


du monde rural. Aussi, une série de réflexions a été conduite dont les plus importantes
sont :

- revue du secteur élevage ;


- étude des conditions de l’élevage et proposition d’une politique de développement ;
- journées nationales de réflexion sur le secteur élevage ;
- séminaires nationaux sur la filière lait, l’aviculture, sur les peaux et cuirs et les
associations pastorales ;
- assises nationales des professionnels du bétail et de la viande ;
- étude de politique cohérente en matière d’hydraulique pastorale au Mali suivie en
1991 de la contribution au schéma directeur de la mise en valeur des eaux pour
l’hydraulique pastorale ;
- études réalisées dans le cadre des grands projets (Mali Nord-est, projet
aménagement agropastoral, ONDY, Mali-sud III, Mopti III etc.).

66
- études sur la commercialisation du bétail dans le couloir central ouest africain

La synthèse de ces différentes études a permis d’élaborer le schéma directeur du


développement rural et le PASA-Elevage qui comprend six programmes :

- organisation et animation des éleveurs ;


- organisation et gestion des ressources naturelles ;
- promotion et développement des filières de production et de commercialisation des
produits animaux ;
- promotion et renforcement d’unités de transformation des produits animaux ;
- renforcement de la couverture sanitaire et de la surveillance épidémiologique ;
- mesure législatives, réglementaires et institutionnelles

2.2. Analyse de la demande et des tendance futures

Les aléas climatiques persistants de ces dernières années ont entraîné une modification
importante dans la répartition des éleveurs et du cheptel au Mali.

En effet le phénomène de glissement des bovins du nord vers le sud se manifeste surtout
dans la région de Sikasso où les effectifs ont passé de 260.000 en 1960 à 1.229 231 têtes
en 1998. Pendant cette période, l’effectif des petits ruminants a connu un accroissement
comparable au nord de 744.894 en 1991 à 1.091.315 têtes en 1999.

Dans un tel contexte, l’évolution actuelle des systèmes pastoraux est marquée par la
diversification de la production, au passage progressif à des systèmes agropastoraux,
associant les agriculteurs aux domaines de l’élevage.

La première étape, en est l’acquisition progressive du bétail par les agriculteurs


(capitalisation, culture attelées, diversification de la consommation etc.). La seconde étape
est la prise en charge directe de la conduite du troupeau par les populations sédentaires
qui habituellement ne s’occupaient de leurs animaux. Il se met en place un système
agropastoral basé essentiellement sur l’exploitation du terroir villageois dont les ressources
sont soumises à une utilisation inappropriée.

L’intégration agriculture-élevage se développe également à partir de la sédentarisation des


communautés pastorales qui pratiquent de plus en plus l’agriculture.

L’augmentation des terres cultivées et la réduction des pâturages forcent à l’utilisation des
résidus de récoltes et à l’intégration de l’élevage et de l’agriculture.
Les résidus de cultures sont récoltes et stockés et la fumure est mieux valorisée dans les
perspectives d’une utilisation plus des terres en rendant possible la petite mécanisation
(traction animale). Dans le système agropastoral où la culture attelée a eu un essor
remarquable, les paysans s’occupent davantage de l’alimentation leurs bœufs de labour

Ces réalités nouvelles déterminent les caractéristiques essentielles de la production

Tableau : disponibilités nettes et consommation de viandes et abats par habitant en


1998 (KCA)

67
Hypothèses OMBEVI Faible Forte Moyenne
Ressources totales 206.716 182.880 228.061 190.786
Exportations 52.140 52.140 52.140 52.140
% total 25.2 28.5 22.9 27.3
Consommation /hbt 16.10 13.62 18.33 14.44
Bovins 53.2 46.8 53.9 50.2
Ovins-caprins 28.8 34.0 31.9 31.8
Camelins 3.1 1.5 1.1 0.20
Porcins 0.7 0.8 0.6 0.12
Volailles 14.2 16.8 12.5 15.9

Les ressources en viande et abats rouges et blancs s’élèveraient entre 183.000 et


207.000 TCA1 en 1998 sur lesquels 52.000 TCA sont exportées en vif soit 25-28 % ; la
consommation par habitant serait comprise entre 13.6 et 18.3 KCA2 .

L’évolution de l’offre de ressources en viandes rouges a été évaluée selon trois hypothèses
telles qu’elles apparaissent au tableau

Hypothèse Bovins Ovins-caprins


OMBEVI 1.60 1.10
Faible 0.95 1.10
Forte 1.65 1.10
Moyenne 1.10 1.10

Le maintien du taux de croit actuels (d’ailleurs modeste) observés au cours des 20-30
dernières années, et des exportations en nombre de têtes devrait conduire à une réduction
sensible des ressources en viandes et abats rouges par habitant en 2015 (tableau….).

1
tonnes carcasse et abats
2
kilo carcasse et abats

68
Tableau : prévisions des ressources et des consommations par habitant en 2010 et
2015 dans l’hypothèse du maintien actuel du niveau des exportations de bétail

Années 1998 2010 2015


Hypothèses OMBEVI Faible OMBEVI Faible OMBEVI Faible
Ressources totales 206.716 182.880 234.099 222.690 250.036 237.431
Exportations 52.140 52.140 52.140 52.140 52.140 52.140
% total 25.2 28.5 22.3 23.4 20.9 22.0
Consommation /hbt 16.10 13.62 17.01 16.03 16.89 15.96
Bovins 53.2 46.8 45.0 42.6 40.0 37.9
Ovins-caprins 28.8 34.0 34.1 35.4 36.2 37.3
Camelins 3.1 1.5 1.8 1.7 2.0 1.8
Porcins 0.7 0.8 0.8 0.8 0.8 0.8
Volailles 14.2 16.8 18.4 19.5 21.0 22.2

Les mêmes données révèlent une réduction sensible de l’importance des viandes bovines
de 53 % à 40 %, tandis que la viande des Petits Ruminants prend une part presque égale
à celle des bovins ; et que celle de la volaille avoisine les 20 %. Un objectif minimum sera
donc de maintenir approximativement le niveau actuel de consommation globale par
habitant.

2.3. Politiques, stratégies et plans nationaux concernant les ressources génétiques

2.3.1.Objectifs spécifiques

™ l’amélioration de la santé animale


¾ intensifier des actions de prévention contre les maladies traditionnelles
et émergentes (tuberculose, brucellose, fièvres aphteuses,
dermatoses, péripneumonie, fièvre de la vallée du Rift, maladie de
Newcastle) ;
¾ intensifier la lutte contre les parasites ;
¾ assurer l'accès aux intrants vétérinaires ;

™ l’amélioration Infrastructures pastorales


¾ ouvrir des pistes, créer et équiper les points d'abreuvement en
adéquation avec les ressources fourragères ;
¾ construire et équiper les marchés.

™ l’amélioration de Alimentation
¾ faire l'inventaire des pâturages naturels et des us et coutumes dans le
cadre de la décentralisation en vue d'éviter tout conflit;
¾ exploiter rationnellement les ressources pastorales;
¾ gérer les parcours dans le cadre des schémas et plans
d'aménagement des terroirs villageois et pastoraux;
¾ restaurer les terres et les pâturages dégradés;
¾ restaurer les bourgoutières;
¾ développer le suivi des écosystèmes pastoraux;

69
¾ vulgariser et développer les cultures fourragères surtout en zone
périurbaines;
¾ valoriser les sous-produits de récolte et agro-industriels;
¾ intensifier la production d'aliment bétail.

™ l’amélioration génétique
¾ valoriser le potentiel génétique des races locales;
¾ conserver le potentiel génétique des races adaptées aux différentes
zones agroécologiques (préservation de la souche);
¾ caractériser les races locales (potentiel génétique);
¾ mettre en place un système de suivi zootechnique;
¾ élaborer les textes législatifs et réglementaires adaptés au nouveau
contexte d'introduction des races exotiques.

™ Développement des filières agropastorales


¾ améliorer le système d'information (acteurs– circuits– prix, etc.);
¾ promouvoir les exportations;
¾ responsabiliser les organisations professionnelles;
¾ promouvoir le crédit et le financement des filières agropastorales;
¾ renforcer le contrôle de la qualité des produits d'origine animale.

2.3.2.Stratégies à moyen et long termes (2005-2010)

Dans le cadre de la mise en œuvre de ces stratégies, plusieurs activités sont prévues.

Renforcement institutionnel

ƒ une meilleure valorisation des résultats de la restructuration du sous secteur à


travers le renforcement des capacités des services de l’élevage (formation,
amélioration des profils de poste et des infrastructures, renforcement des
équipements) et la poursuite de la décentralisation des fonctions des services
centraux ;
ƒ le renforcement de la planification, de la coordination et du suivi-évaluation des
programmes et la mise en place d’un système d’information géographique (SIG) sur
le sous secteur ;
ƒ le renforcement de la diffusion des textes réglementaires existants, la poursuite de la
production des textes d’application et la mise en place d’un mécanisme de suivi de
l’application des textes en vigueur, impliquant les communautés rurales, les autorités
administratives et judiciaires ;
ƒ la poursuite de l’amélioration de la connaissance du sous secteur à travers la
collecte, le traitement et la diffusion des informations courantes, la réalisation
conception et la mise en œuvre d’un programme national de suivi des paramètres
zootechniques des troupeaux dans les différents systèmes production
ƒ poursuite des études monographiques et socio-économiques
ƒ mise en œuvre des recommandations de l’étude portant sur un système intégré de
financement endogène du sous secteur ;
ƒ mise en œuvre du programme de recherche en élevage

70
Santé animale

ƒ la poursuite de la lutte contre les principales épizooties, notamment la PPCB,


incluant l’organisation des campagnes de vaccination, l’assainissement sanitaires
des troupeaux, l’application des mesures de police sanitaires et l’équipement des
laboratoires vétérinaires ;
ƒ le renforcement de la surveillance épidémiologique et l’alerte rapide qui reposera sur
un réseau d’épidemio-surveillance capable d’assurer la surveillance du territoire
national par rapport à l’introduction et à la propagation des maladies transfrontalières
et connectés aux réseaux régionaux et internationaux ;
ƒ renforcement de la distribution des soins et des médicaments vétérinaires par la
densification du réseau des vétérinaires privés et l’amélioration des compétences
des éleveurs et les auxiliaires de l’élevage en soins de santé animale ;
ƒ la mise en place d’un laboratoire de contrôle de qualité des produits d’origine
animales ;
ƒ l’amélioration de la collecte et de la diffusion des informations zoo-sanitaires au
niveau national et international

Productions animales
ƒ l’installation d’élevages bovins laitiers périurbains avec introductions de nouveaux
gènes ;
ƒ le développement de l’embouche bovine et de petits ruminants sur la base de
l’utilisation des sous-produits agro-industriels ;
ƒ le renforcement des filières existantes

ƒ l’amélioration de l’alimentation du bétail en saison sèche (utilisation des résidus de


cultures, complémentation minérale, cultures fourragères, gestion des pâturages
naturels)
ƒ l’amélioration de la production laitière par la poursuite de la recherche-
développement ;
ƒ l’appui aux petits élevages par la formation et le suivi rapproché des éleveurs
ƒ promotion du mini-élevage (lapins, aulacodes, pigeons) à travers la mise en de
projets pilotes
ƒ développement de l’apiculture à travers la formation, l’équipement et l’encadrement
des producteurs
ƒ renforcement des infrastructures de commercialisation avec une implications
effective des acteurs ;
ƒ amélioration des équipements et professionnalisation des opérateurs
ƒ appui à la mise en place d’unités industrielles de transformations et de
conditionnement des produits animaux (abattoirs de poulets, traitement et
conservation des peaux et cuirs, miel et cires)

ƒ améliorer les conditions d’exportations du bétail vers les marchés sous régionaux;
ƒ définir des normes de qualité pour les produits de l’élevage pour un accès aux
marchés étrangers ;
ƒ renforcer les actions du projet ONDY, Azaouak pour l’exportation de bovins
reproducteurs ;

ƒ étude technico-économique sur l’amélioration des pâturages naturels ;


ƒ réactualisation de la cartes pastorales ;

71
ƒ élaboration d’une politique nationale de gestion des ressources pastorales incluant
l’intégration agriculture-élevage, la valorisation des cartes pastorales, l’amélioration
des pâturages et l’introduction des soles fourragères

PARTIE 3 : ETAT DES CAPACITÉS NATIONALES À GÉRER LES RESSOURCES


GÉNÉTIQUES ANIMALES

3.1Etat actuel des capacités

3.1.1. Cadre institutionnel

Le Centre de Formation Agropastorale (CFAP) :

Le centre coopératif mixte pour la formation agropastorale est un établissement privé de


formation technique crée depuis 1985 à Bamako. L’établissement a pour vocation la
formation de techniciens (niveau BTS) en élevage. La capacité est de

Le Centre de Formation Pratique en Elevage (CFPE) :

Créé depuis 1965 sous le nom de ‘Ecole des infirmiers vétérinaires, le CFPE a pour
vocation de former les agents techniques de base chargés de l’appui conseil aux éleveurs.

L’Institut Polytechnique Rural de Katibougou (IPR/IFRA) :

L’institut a été crée depuis 1965 sur les vestiges de l’Ecole des laboureurs mise en place
depuis la période coloniale. Il a pour vocation, entre autres la formation d’ingénieurs
zootechniciens (Niveau DEA) et de techniciens supérieurs (niveau DUTS) en élevage pour
certaines régions de l’Afrique. Il a formé les ressortissants de plusieurs pays dont le Bénin,
le Burkina Faso, la République Centrafricaine, la République Fédérative Islamiques des
Comores, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée Bissau, la République Islamique
de Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

L’institut mène aussi des recherches sur diverses ressources génétiques animales aussi
bien en milieu contrôlé qu’en milieu réel.

Direction Nationale de l’Appui au Monde Rural (DNAMR)

Missions :
Elaborer et mettre en œuvre la politique d’appui au monde rural du Mali.

La DNAMR est représentée par une direction régionale de l’appui au monde rural dans
chacune des régions du pays. Au niveau des cercles ce sont les services locaux d’appui
conseil et d’équipement rural.

Les projet en cours relatifs au développement des capacités d’assurer une gestion
rationnelle des ressources génétiques animales sont les suivants :

72
Projet de Développement du Sahel Occidental (PRODESO)

Constitue la plus grande et une des plus anciennes réalisations dans le domaine de la
gestion pastorale. Il couvre une superficie de 52.000 km2 dans les zones de Kayes-Nord ,
Nara-est depuis 1978 et de Dilly depuis 1989. L’effectif du cheptel, dans la zone du projet
est évalué à 386.000 bovins sédentaires et 518.000 têtes transhumants, les transhumants
de la Mauritanie et du Sénégal et les troupeaux de petits ruminants non compris.

Missions :

- Sécuriser le cheptel ;
- Restaurer et protéger l’écosystème ;
- Améliorer la gestion des périmètres et terroirs agropastoraux ;
- Organiser et former les agro-éleveurs et améliorer leurs revenus.

Réalisations :

- 25 forages positifs, 15 puits pastoraux construits ;


- 9 forages équipés et 46 puits réhabilités ;
- 7 postes vétérinaires et 14 parcs de vaccination construits ;
- Projet équipé en moyens de transport et de communication

Programme de Sécurité Alimentaire et des revenus dans la Région de Kidal (PSARK)

A mis en place 10 comités de gestion des puits pastoraux, mais n’inclut des programmes
de gestion des pâturages

Projet de Développement de l’Aviculture au Mali (PDAM)

Missions

Promouvoir la production avicole au Mali pour contribuer à l’auto suffisance en viande


blanche et lutter contre la pauvreté.

Réalisations :

- 28 sites de marchés attribués et 3 en cours d’attribution ;


- 3 plans-types de marché soumis par le bureau de conseil ;
- 32 organisations paysannes animées dont 23 sont fonctionnelles
- 5 sites de chambres froides attribuées ;
- 1188 messages diffusés par 32 radios, 46 débats radiodiffusées, 2 débats télévisés,
1 reportage télévisé réalisés.
- 439 organisations de producteurs, mises en place ;
- Plans de prophylaxie vulgarisés au niveau des vaccinateurs villageois des
vétérinaires privés ; d’état ; des aviculteurs modernes et villageois formés ;
- 55 000 000 doses de vaccins contre la maladie de Newcastle et 20 000 000 contre
la variole et des complexes anti- infectieux et parasitaires acquis.
- Test des rations d’appoint démarré au niveau de 60 exploitants avicoles ;

73
- Formation de 203 agents vétérinaires de base, 8 cadres, 3616 acteurs de la filières
dont 2197 femmes.

Opération de Développement de la race N’Dama Yanfolila

Missions
- Accroître la productivité de la race N’Dama ;
- Améliorer les revenus et les conditions de vie des agro-éleveurs bovins

Réalisation :

- 10 mini-barrages construits ;
- 182 km de piste et pare-feu réalisés ;
- 16 centres d’alphabétisation fonctionnels réalisés ;
- crédit agricole accordé dont 215 têtes de génisses (soins sanitaires et 60 têtes pour
la commercialisation ;
- 2 cabinets vétérinaires privés installés ;
- formation et animation rurale dans les zones encadrées.

Projet de Sélection et de multiplication de la race Azawak

Missions :

Améliorer les conditions de vie et le revenu des communautés pastorales du cercle de


Menaka à travers la multiplication d’un cheptel Azawak plus performant en lait et viande et
augmenter les effectifs.

Réalisations :

- cadres du projet formés en utilisation de divers outils de gestion des projets ;


- 115 noyaux de zébu Azawak (1 taureau pour 4 génisses) soit un total de 171 et 115
dromadaires attribués aux éleveurs du cercle de Menaka.

Projet de Développement Intégré en Zone Lacustre Tonka (UNSO–TONKA)

Missions

- Doter les communes de schémas et plans de développement intégré en vue de la


résolution des problèmes majeurs comme la pauvreté, les conflits fonciers et les
aspects pastoraux ;
- Assurer un maintien et une gestion durable des infrastructures et des ressources
pastorales à travers le transfert et le désengagement du projet ;
- Donner une meilleure orientation au crédit et fond d’équipement ;
- Contribuer à l’amélioration des revenus des bénéficiaires à travers la valorisation de
la filière animale et végétale et d’activités génératrices de revenus.

Réalisations :

- Des schémas d’aménagement de 7 terroirs d’attache élaborés et mis en œuvre ;


- .6 forages exécutés et 19 puits réhabilités ;

74
- études topographiques et pédologiques de 4 mares réalisées et 2 mares sur-
creusées ;
- 2 500 m2 autour de la mare protégée en grillage et 500 plants de prosopis plantés
dans le périmètre ;
- 770 m de cordon pierreux et 180 m linéaire d’Euphorbia balsamifera réalisés ;
- 2 pares de vaccination construits et un réhabilités ;
- Dossiers constitués pour la construction de cinq (5) marchés à bétail ;
- 393 ha de bourgoutières régénérés ; 247 ha de bourgoutières suivis et encadrés
- 68,5 ha de cultures fourragères réalisés

Projet d’Elevage Mali Nord Est (PMNE II)

Couvrant la région de Gao, ce projet vise à améliorer les systèmes pastoraux et agricoles à
travers une grande responsabilisation des populations locales, et la promotion de leurs
activités économiques ;

Missions :

- Moderniser l’élevage par une rationalisation de la gestion des troupeaux et de


l’exploitation des pâturages ;
- Encourager la sédentarisation par la promotion d’une économie d’oasis avec des
infrastructures adaptées ;
- L’aménagement des espaces pastoraux pour la production et la conservation des
ressources fourragères.

Réalisations :
Les acquis du projet concernent l’organisation et la formation des populations, la mise en
place des structures de planification

- 32 forages exécutés ; 39 puits citernes réalisés, 6 réhabilités, 21 sont en cours


d’exécution ; 82 puits villageois et 103 puits maraîchers réalisés ; 45 puits
maraîchers équipés en mayens d’exhausse
- 11.500 mètres linéaires de canaux d’irrigation ;
- 4 digues de retenues d’eau et 39 ouvrages à submersion non contrôlés construits ;
- 27 parcs de vaccination et 53 magasins de stockages construits ;
- 3 marchés à bétail réalisés et équipés ;
- 560 ha de bourgoutières régénérés et 200 ha de pâturage ensemencés en cram-
cram et finis ;
- 4 dépôts pharmaceutiques vétérinaires constitués ;
- 800 prêts octroyés : montant 575 million F CFA ;
- 5200 auditeurs formés en alphabétisation dont 1300 femmes en songhoy et
tamasheq, 2500 en post alphabétisation et en gestion de l’épargne crédit dont 1250
femmes en songhoy et tamasheq ;
- 384 associations et groupements villageois mis en place dont 296 groupements et
association féminines ;
- 5000 plants produits et mis à la disposition des populations ;
- 16 ha de mise en défens ;
- 65 ha de bosquet et 21000 mètres de haie vive et de brise vent réalisés.

75
Direction Générale de la Réglementation et du Contrôle (DGRC)

Missions :

La DGRC est chargé de veiller :


- à la police sanitaire des animaux à l’intérieur et aux frontières du pays ;
- au contrôle de la qualité des intrants vétérinaires et de leur homologation ;
- contrôle d’élevage, d’entretien et d’exploitation des animaux ;
- à l’application de la législation et de la réglementation portant sur l’exercice à titre
privé de la profession vétérinaire

La DGRC est représentée au niveau de la région par la direction régionale de


réglementation et du contrôle (DRRC), au niveau cercle par le service local de la
réglementation et du contrôle(SLRC) et au niveau commune par le Poste de Contrôle (PC).

Direction Nationale de l’Aménagement et de l’Equipement Rural (DNAER)

Missions :
- élaborer et mettre en œuvre la politique d’aménagement et d’équipement rural ;
- appuyer les structures régionales et les collectivités territoriales pour le renforcement
des capacités de gestion des ressources pastorales
- d’élaborer des contrats de gestion par lesquels l’Etat confie la gérance du domaine
pastoral aux collectivités territoriales.

La DNAER est représentée dans chaque région économique par une direction régionale de
l’aménagement et de l’équipement rural. Au niveau des cercles ce sont les services locaux
d’appui conseil et d’équipement rural.

Dans sa version actuelle, suite à la création de la Direction Nationale de la Conservation de


la Nature (DNCN), la DNAER n’a plus mission à gérer les questions liées aux ressources
naturelles.

Secrétariat Technique Permanent chargé de la Gestion des Questions Environnementales


(STP/CIGQE)

Crée par l’arrêté N°99-195 ME-SG du 23 février 1999 fixe l’organisation et les modalités de
fonctionnement de la structure. Il faut souligner que ce cadre institutionnel, de part ses
missions, a été mis en place pour servir de point de convergence pour tous les documents
relatifs à la politique environnementale aux fins de coordination, de contrôle,
d’harmonisation, de suivi et d’impulsion. A ce titre, tous les projets de législation relatifs aux
questions environnementales devraient lui être soumis. Il est assisté par le Comité
interministériel (CI) et le Comité Consultatif (CC)

Office Malien du Bétail et de la Viande (OMBEVI)

Missions :

- Etudier les circuits de commercialisation.


- Organiser les corps de métiers intervenant dans le secteur bétail viande cuirs et
peaux sous produits animaux.

76
- Conseiller le gouvernement sur les mesures à prendre en vue d’une meilleure
participation de ce sous secteur à l’économie nationale.
- Concevoir l’étude et l’évolution des projets et programmes de développement de
l’élevage.
- Organiser et améliorer la commercialisation du bétail, de la viande et sous produits
animaux.

Réalisations :

- 5 abattoirs régionaux + 1 abattoir frigorifique construits.


- 4 marches à bétail réalisés.
- 28 aires d’abattage accompagnés de 30 séchoirs exécutés.
- 3 magasins de stockage des cuirs et peaux réalisés.
- 2 usines de transformations des sous produits d’abattage en cours.
- 3 boucheries modernes construites.
- Formation des professionnels en cuirs et peaux dans le domaine de la production et
du conditionnement réalisée.
- Mise en place du système d’information du marché à bétail réalisé.

Organisations d’acteurs

Institutions Adhérents Domaine d’activités Zone années

FEBEVIM - Commercialisation du bétail 8 régions + 3 ans


- Commercialisation de District
l’aliment bétail Bamako
APCAM Tous ressortissants - Définition des politiques et 8 régions + 9 ans
du monde rural programme du District
- agriculteurs développement rural Bamako
- éleveurs - Information communication,
- pêcheurs formation et appui conseil
- exploitants sur les aspects de
- forestiers restructuration et de
professionnalismes
G.I.E. 8 (3 GIE) Inséminations artificielles 6 régions 4
Insémination
Union 120 *Approvisionnement intrants 3 régions 7
aviculteurs *commercialisation produits

77
Infrastructures

Type Nombre Statut Etat Capacité installée


Abattoirs 6 Provisoire Vétustes 2 000 - 10.000 t
Aires d’abattage 174 Etat + Privé Vétustes 350 t
Laiteries 1 Bon 550 t
Mini laiteries 30 Privés Passable 2 190 t
Unités de production 1 Etat Bon 18.000.000 de doses
de vaccin
Unités de production 10 Privés + Bon 105.000 tonnes
d’aliments bétail Etatique
Marchés à bétail 9 Communau Infrastructures 20.000 bovins
aménagés taires vétustes
40.000 ovins/caprins

3.1.2. Ressources humaines

Les ressources humaines impliquées dans la gestion des ressources animales se


repartissent dans les institutions de formation, de recherche et d’encadrement. La
ventilation par structure apparaît dans les tableaux suivants :

Tableau 1 : ressources humaines des établissements de formation.

Nombre de cadres Nombre Enseignants Expérience


Etablissem
formés d’étudiants en années
ent
1 2 3 1 2 3
I.P.R/IFRA 320 521 60 72 22 37
CFPE 850 100 19 19
CFAP 340 96 27 27
Total 320 521 1190 60 72 196 68
1= niveau supérieur ; 2= niveau technicien ; 3= niveau ‘’agent technique’

Tableau 2 : Institutions de recherche

Institutions Chercheurs labo équipés projets en cours Années


d’expérience
IER* 34 1 13 42
I.P.R/IFRA 20 - 3 37
LCV 27 36 16 42
Total 91 37 32

Tableau 3 : Institutions d’appui conseil

Institutions Spécialités Projets en cours Anées d’expériences


DNAMR 450 7 42
DGRC 550 - 42
OMBEVI 30 1 30
ONG 20 3 10
Total 1050 11

78
3.2. Atouts et contraintes pour la gestion des RGA

3.2.1.Atouts
i. au niveau institutionnel

- Le cadre socio-économique dans lequel évolue le secteur de l’élevage a été


transformé considérablement depuis une dizaine d’années par les actions
suivantes :
- la privatisation de la fonction vétérinaire engagée depuis 1986 est la première
illustration du désengagement de l’état et du transfert des compétences aux privés
- la reforme du MDRE a permis de recentrer les actions sur les orientations de la
politique de l’élevage, le conseil aux acteurs économiques, la législation et le
contrôle du respect des règles de santé publique et de commercialisation
- l’émergence d’organisations professionnelles
- la décentralisation au niveau régional et communal et le transfert des responsabilités
au producteurs

ii. au niveau des opérateurs

- la participation financière des associations d’éleveurs aux investissements , à


l’entretien et à la gestion des infrastructures hydrauliques dans la zones de l’ODEM
et du PRODESO permet d’envisager une extension dans d’autres zones pour une
gestion des pâturages et de l’eau ;
- la prise de conscience du danger que représente les feux de brousse à l’écosystème
et aux ressources fourragères en règle générale ;

iii. au niveau de l’environnement de l’élevage


-
- le transfert des troupeaux du nord vers les zones agricoles du sud ;
- le développement de la traction animale accompagné de la sédentarisation des
pasteurs, et de la maîtrise croissante des techniques d’élevages par les agriculteurs
qui combinent judicieusement savoir traditionnel et techniques modernes de
production
- le développement des systèmes de production périurbains orientés vers la
production commerciales de lait, de viande et d’œuf est une nouvelle dynamique
susceptible de multiplier la production des aliments ;
- pour exploiter les ressources animales avec plus de technicité ;

iv. au niveau des RGA

- l’existence de races locales rustiques et adaptées aux différentes zones


climatiques ; ainsi la trypanotolerance des taurins et des races ovines et caprines du
sud, la résistance à la sécheresse des dromadaires et des caprins ; la résistances
des espèces à divers milieux d’exploitation est un potentiel important pour les
ressources animales ;
- la prise en charge effective de la gestion des ressources naturelles par les agro-
éleveurs ;

79
3.2.2.Contraintes

i. Institutionnelles

- désorganisation et dysfonctionnement des services publics chargés de l’élevage ;


- manque de suivi des ONG qui évoluent sans grande coordination ;
- insuffisances du personnel qualifié ;
- forte implication des bailleurs de fonds dans les choix stratégiques ;
- conflits d’intérêts entre les principaux services publics ;
- insécurité foncière ;
- inexistence d’une structure de crédits pour le secteur de l’élevage

ii. socio-économiques

- la vivacité de la tradition dans les activités de productions animales séculaires de


conduite et de gestion de leurs troupeaux qui ont fait leurs preuve à travers des
siècles. Pour une bonne part d’entre eux, le cheptel constitue encore une épargne et
une source de prestige social plutôt qu’un outil de production.;

- désorganisation de la société pastorale ; profondément bouleversée par les


conséquences de la sécheresse, le surpeuplement et la pauvreté constitue une des
principales contraintes à la valorisation des ressources animales. L’essentiel du
troupeau des zones arides a changé de propriété pour des raisons évidentes de
survie ;

- le savoir et le savoir-faire des populations rurales ;


souvent méconnues ne sont pas pris au sérieux tandis que les connaissances
scientifiques sont insuffisamment traduites en messages de vulgarisation bien que leur
intégration soit nécessaire à une intensification durable de l’élevage

iii. contraintes liées au milieu

- les problèmes alimentaires ; désorganisation et anarchie dans l’utilisation des


pâturages et des points d’eau sont apparues à la suite de la nationalisation des
terres ; la compétition agriculture-élevage

- les problèmes sanitaires ;les grandes épizooties comme peripneumonie, la fièvre


aphteuse, la dermatose nodulaire persistent et occasionnent de lourdes pertes
économiques ; les parasites gastro-intestinaux, les pneumopathies des petits
ruminants constituent des préoccupations majeures de santé ;

80
PARTIE 4 : Identification des priorités nationales pour la conservation et l’utilisation des
RGA

4.1. Stratégies de gestion des RGA à moyen et long termes

Les objectifs assignés au secteur de développement rural à l’horizon 2010 s’inscrivent dans
les objectifs généraux de développement et de lutte contre la pauvreté au Mali. Ces
objectifs sont au nombre de quatre :

- augmenter la contribution du secteur du développement rural à la croissance


économique du pays en favorisant l’accroissement durable du volume de la
production agricole en général et alimentaire en particulier.

- Renforcer la sécurité et l’autosuffisance alimentaire en créant un environnement


économique, social et institutionnel dans le secteur rural favorable à la production
durable des biens et services agricoles par des acteurs motivés et organisés qui ont
accès aux facteurs de production (terres, crédits), à des technologies intensives et
aux marchés.

- Améliorer les revenus et les conditions de vie des populations rurales par la
promotion des filières agroalimentaires et des services financiers et de
l’intermédiation appropriés, et par l‘accès aux services sociaux et agricoles de base.

- Protéger l’environnement et assurer une meilleure gestion des ressources naturelles


par le développement d’un corps de loi, règlements et d’institutions impliquant la
participation de tous les acteurs, le renforcement des capacités de ces acteurs pour
la prise en charge des actions de restauration et de conservation des ressources
naturelles, et la prise en compte de Gestion des ressources naturelles dans tous les
programmes de développement agricoles.

Les options transversales au nombre de cinq sont :

- Désengagement de l’Etat des secteurs de production, de transformation et de


commercialisation, à travers la poursuite du processus de transfert/privatisation et la
mise en place des conditions de prise en charge de ces activités par les différents
acteurs;

- Décentralisation, à travers le transfert des compétences aux collectivités territoriales


et le renforcement des capacités de planification du développement de leur territoire;

- Libéralisation de l’économie, à travers la libéralisation des prix et des marchés des


produits, intrants et services agricoles;

- Promotion du secteur privé, à travers la formation et le renforcement des capacités


d'intervention en vue d'améliorer l'offre des services au monde rural, les capacités
industrielles de transformation des produits agricoles et la compétitivité ;

81
- Solidarité envers les populations les plus défavorisées, plus particulièrement envers
les femmes et les jeunes ruraux, les régions du Nord et autres régions défavorisées,
à travers le respect du principe d'équité et la mise en œuvre.

Les options plus spécifiques aux ressources génétiques animales sont :

- Développement des filières, qui constitue un axe fort de la politique de


développement rural, à travers les études sur les filières et les actions de formation
des différents acteurs et des OPA, d'information et de communication ;

- Promotion du crédit rural, en vue de permettre les investissements dans le secteur et


l'adoption de techniques de production plus performantes et
respectueuses de l'environnement (intrants, équipements,…)

4.2.Les priorités nationales

4.2.1. Amélioration des connaissances

Programme Bovin

Alimentation

Un travail important a été réalisé : les valeurs alimentaires et nutritives des fourrages sont
connues ; une table de composition des fourrages est en cours d’élaboration ; les résidus
de récoltes et des sous produits agro-industriels ont été déterminés ; des formules de
rations alimentaires ont été déterminées ; le traitement de la paille à l’urée a été largement
expérimenté et vulgarisé ; les différents aliments ont été testés et vulgarisés (blocs de
composés minéraux encore au stade de test)

Cependant certaines technologies n’ont pas été acceptées par les éleveurs : blocs
mélasse-urée (bloc melur) ; certaines rations ont été jugées peu efficaces en terme de
gains pondéral, enfin le coût des intrants et leur disponibilité ont constitué un obstacle à
l’adoption de certains thèmes.
Une meilleure exploitation des sous produits agricoles et agro-industriels doit être un axe
prioritaire de recherche.

Cultures fourragères

La dolique est une des principales espèces fourragères introduite par le programme.
Quelques variétés de sorgho fourragers ont fait l’objet de tests agronomiques. Deux font
actuellement l’objet de vulgarisation au niveau paysan. Le dolique est recherché et cultivé
par les agro-éleveurs du périurbain de Bamako, mais l’acquisition de semence constitue
un handicap majeur à cette production.

82
Amélioration génétique

La recherche sur les améliorations génétiques a permis la mise au point d’index de


sélection sur les races locales (zébus peul et maure) à Niono et de schémas de croisement
et Sotuba. L’expérimentation du croisement pour la création de métis amélioré (1/2 Rouge
des steppes ¼ zébu maure et ¼ N’dama) semble concluante. Elle a permis de démontrer
la bonne adaptation des ½ sang dans les conditions zoo-sanitaires de nos écologies après
l’expérimentation d’une douzaine de races exotiques.

- la productivité des métis demi-sang est nettement supérieure à celle de la race


locale ; les produits issus des taurins sont plus résistants aux hémoparasites que
ceux issus des mères zébus ;

- le degré ¾ de sang exotique est un seuil critique qu’il conviendrait de ne pas


dépasser. Les arguments pour ne pas dépasser le ½ sang sont suffisamment
avancés pour être convaincants. Il est urgent de définir des orientations précise dans
ce domaine avec l’élaboration d’un document de politique nationale en matière
d’amélioration génétique des ressources animales

- les races exotiques ne semblent présenter aucune perspective viable dans les
conditions actuelles de nos systèmes de production.

L’Insémination artificielle a été expérimentée en station à la fois sur chaleurs naturelles et


chaleurs induites. Cette technologie est bien maîtrisée et largement vulgarisée dans les
élevages périurbains du pays.

D’autres études ont également été conduites :

- Etude sur les sous-produits agro-industriels et leur utilisation dans une alimentation
riche et équilibrée

- Mise au point de formules d’aliments concentrés ;

- Etude de la digestibilité des fourrages ;

- Essais d’engraissement des bovins ;

- Extériorisation des potentialités laitières ;

- Valorisation des fourrages pauvres ;

- L’étude de la dynamique et de la valeur alimentaire des pâturages et des sous


produits agro-industriels ;

- L’étude des techniques d’utilisation rationnelle des résidus de récoltes test


d’introduction de cultures fourragères exotiques ; tests de jachères améliorées ;

- Etude du comportement alimentaire des bovins au pâturage ;

83
- Productivité des bovins de races locales (maure, peul, et métis) et les races
exotiques ( une douzaine de races expérimentées)

- Caractérisation des races bovines sur l’étendue du territoire tant au point de vue
phénotype, production, que génétique compte tenu des différences morphologiques
observées entre les animaux de régions naturelles différentes.

Il est à souligner que des caractérisations sur les N’dama ont été faites dans les
laboratoires étrangers . Ces animaux n’étant pas de chez nous ; il est donc préférable
de reprendre ces travaux en concertation avec les programmes nationaux de recherche.

Programme petits ruminants

Les activités de recherche sur l’amélioration ont porté sur l’introduction de races exotiques
qui sont :

- essai d’introduction du mérinos, du Barbarin pour la laine ; karakul pour la fourrure et


le Chamois pour la viande ; ces génotypes ont été utilisés dans des programmes
de croisements

- la chèvre angora et la chèvre alpine aux fins de croisement avec les races locales ;

- essais de vaccination contre la pasteurellose, la Brucellose, la variole, la peste et le


charbon ; études sérologiques (Brucellose et maladies abortives), études des
pneumopathies et test de déparasitage interne.

- étude du rôle socio-économique des petits ruminants et suivi du marché.

- Des efforts ont été fournis pour ce qui est de l’embouche ovine. En outre un certains
nombre d’études importantes ont été réalisées mais restent essentiellement
descriptives (traitement des chaumes à l’urée, productivité pondérale,
approvisionnement en viande, embouches, aliments commercialisés, coûts de
production des fourrages de dolic etc ;). Elles fournissent des résultats techniques
intéressants et améliorent les connaissances sur les systèmes traditionnels

- Caractérisation des races de petits ruminants et évaluation de l’économie des petits


ruminants

Programme volaille

Les travaux ont porté sur :

- les études d’acclimatation des espèces aviaires exotiques et condition de production


d’œufs et de chair à partir des ressources alimentaires locales

- l’opération coq qui constitue une activité de développement expérimental repose sur
la diffusion de coq de race Rhodes Island Red en milieu réel pour améliorer le poulet
local dans la basse-cour traditionnelle. Faute de suivi l’activité n’a pas été
correctement évaluée.

84
- la création d’une nouvelle race de métis stabilisé ¾ Rod x ¼ Kokochiè1 alliant la
rusticité de la race locale à la productivité de la race exotique. Après 6 générations,
les phénotypes noir et roux sont bien fixés et les produits ont un aspect homogène.
Les sujets obtenus sont productifs et adaptés aux conditions des paysans avec une
productivité intermédiaire entre les races parentales. Ces sujets en phase de
vulgarisation pourraient améliorer sensiblement la productivité de la basse-cour
traditionnelle.

Programme porcin

- essais d’introduction de la race Korogho (métis local croisé au Large White) ; le


programme fût arrêté face aux difficultés de conduite de l’élevage porcin en station
(mortalité élevée des jeunes).

Programme camelin

Peu d’études ont porté sur cette espèce. Toutefois une étude diagnostic menée (INRZFH,
1985) a permis d’identifier les principales contraintes de son élevage et de formuler des
actions pertinentes de recherche et de développement. Une étude récente a permis de
caractériser les systèmes d’élevage camélins.

4.2.2. renforcement des capacités

La privatisation

L’essentiel de la politique de santé animale au Mali est la prévention des épizooties dont
les principales sont :la peste de petits ruminants (PPR), la Péripneumonie contagieuse
bovine, la dermatose nodulaire, la pasteurellose bovine, la pasteurellose des petits
ruminants, la maladie de Newcastle et la maladie de Gomboro. D’autres affections,
trypanosomiases, brucelloses et tuberculose bovines constituent des préoccupations pour
les services vétérinaires.

Le retrait progressif et programmé de l’état des activités de santé animale, jusque là


assurées par les services publics est une nouvelle stratégie pour renforcer les actions
sanitaires et promouvoir l’élevage.

Transfert de compétence et décentralisation

La restructuration du ministère du développement rural et de l’environnement, la création


de la cellule d’appui à la privatisation, l’ouverture du mandat sanitaire aux privés constituent
les éléments essentiels de cette politique d’amélioration de la couverture sanitaire du
cheptel.

Dans cette perspective, les missions de santé animale se trouvent confiées à la DMAMR,
pour les aspects de protection des animaux, prévention des maladies, soins sanitaires ; et
à la DGRC pour la définition des normes, législation et le contrôle leur application (y
compris la santé publique). Dans cette lancée, les abattoirs doivent être transférés aux
collectivités décentralisées.

1
Kokochiè : variété de poulet local africain

85
Les activités de diagnostic, de recherche et de production des vaccins sont assurées par le
LCV

Les missions de contrôle des denrées alimentaires sont assurées par l’état à travers la
Direction générale de la Réglementation et de Contrôle avec l’appui du Laboratoire Central
Vétérinaire.

L’insémination artificielle doit être transférées aux opérateurs privés

Secteur privé

La volonté du désengagement de l’état s’est traduite par l’ouverture des activités de santé
animale aux privés (loi N°86-64/AN-RM du 26/07/86). cette politique vise le transfert
progressif et complet des activités de couverture sanitaire aux vétérinaires privés.
L’exercice de la médecine privée est conditionnée par l’obtention d’un agrément et d’un
mandat sanitaire.

Le nombre d’installations s’élève à 213 dont 13 officines importatrices, 23 officines et 176


dépôts dont 72 autonomes et 104 liés.

Les mandataires sont au nombre de 58 représentés par les vétérinaires (30%) et les
ingénieurs d’élevage (59 %)

86
PARTIE 5 : COOPÉRATION INTERNATIONALE DANS LE DOMAINE DES RGA

5.1.Programme de gestion des ressources génétiques animales en Afrique de l’ouest

Sous la supervision de la FAO, ce programme est au stade d’élaboration des rapports


nationaux. L’objectif étant d’assurer une meilleure utilisation et conservation des ressources
génétiques animales.

5.2.Projet de conservation in situ du bétail ruminant endémique en Afrique de l’Ouest

Proposé par le Mali, ce projet a été favorablement accueilli la Guinée, le Sénégal et la


Gambie. Ce projet a pour objet la conservation in situ du bétail endémique présentant des
caractères génétiques spécifiques notamment la trypanotolérance.

L’aire d’extension de ces populations animales concerne l’Ouest du Mali, le sud du Sénégal
et l’est de la Gambie et atteint d’autres régions de l’Afrique. Les menaces qui pèsent sur le
bétail trypanotolérant motivent la mise en œuvre d’action appropriée.

Le projet est au stade d’études nationales et régionales portant sur les activités du projet :
caractérisation génétique, études des systèmes de production et identification du cadre
institutionnel et juridique de ce bétail. La durée du PDF est de 12 mois pour un coût estimé
à 529.500 dollars US dont 470.000 d’apport du PNUD-FEM.

L’agence d’exécution du PDF-B est l’ILRI avec la participation des directions nationales de
l’élevage de la Guinée, du Sénégal, de la Gambie et de la direction nationale de la
conservation de la nature du Mali. Le PDF-B contribuera à la formulation d’un projet
régional dont les principales activités sont :
- l’identification, la classification et l’inventaire de la diversité génétique du bétail
trypanotolerant avec cartes de répartition régionales des populations génétiquement
pures ou mixtes ;
- la formation des collectivités locales des sites d’intervention retenus ;
- l’amélioration de la productivité des races pures de bétail par la sélection ;
- la protection des zones d’habitat du bétail

Les principaux acteurs du programme seront les collectivités locales , les organisations
d’éleveurs, les centres nationaux de recherche agricole, les ministères et services
administratifs en charge des problèmes de l’élevage et la conservation de la nature des
quatre pays. Les organismes internationaux et régionaux interviendront également pour
des volets spécifiques. Ce sont notamment : la FAO, le CIRDES, le CIRDES, l’ITC-Banjul
et l’ILRI.

Les résultats attendus du projets sont :


- l’augmentation de la population de souches de bétail endémique ;
- l’augmentation de la diversité génétique régionale du bétail endémique ;
- l’utilisation durable des ressources naturelles à base communautaire ;
- une coordination régionale et un partage d’expériences entre les pays participants

87
5.3. Projet sur l’utilisation communautaire des races de bétail trypanotolérentes en
Afrique de l’ouest : développement de stratégies participatives d’amélioration pour la
diversification des RGA

5.4. Programme concerté de recherche-développement en élevage (Procordel)

De l’1993 à 1999, un programme de recherche collaboration financé par le FED-7 a connu


la participation des SNRA d’Afrique occidentale, de l’ITC, du CIRDES et de l’ILRI. Ce
programme portant sur le bétail trypanotolerant a connu des résultats satisfaisants en
termes de collecte de données, de formulation de modules d’intervention pour la santé et
les productions animales, l’évaluation des paquets d’intervention, la formation des
producteurs et l’évaluation du contexte socio-économique et politique dans lequel les
interventions sont conduites

A la lumière de ces résultats, un nouvel accord de financement a été approuvé par l’Union
Européenne sous le FED-8 du programme indicatif régional pour l’Afrique de l’Ouest pour
une durée de 4 ans.

Le Procordel s’inscrit dans ce cadre avec la coordination scientifique du CIRDES pour les
pays du Niger, Burkina Faso, Côte d’Ivoire et du Mali.
Les projets de recherche ont couvert tous les domaines techniques portant sur
l’amélioration des productions animales. Au Mali, les activités ont porté sur l’amélioration
de la production laitières dans les zones périurbaines de Koutiala et Sikasso par
introduction des zébus Azaouak et Goudali et de la Montbéliarde par insémination
artificielle sur chaleurs induites.

Le dialogue régional du 31 juillet au 3 août 2002 a formulé les recommandations suivantes :

- renforcer la collaboration entre institutions nationales de recherche et le Cirdes par


les échanges d’informations entre les SNRA et entre les SNRA et les CIRA
(échanges de documents)

- élaborer la synthèse plans stratégiques de recherche des SNRA en vue de faciliter


les échanges d’informations entre partenaires sur les acquis et les activités de
recherches en cours et futures . le financement de cette activité devra être
recherché par le CIRDES

- harmoniser les méthodes de recherche sur les RGA des pays (inventaire,
caractérisation, études socio-économiques etc.)

- assurer la formation des cadres et des éleveurs en matière de gestion des RGA

5.5. Intégration Agriculture-élevage et gestion des ressources naturelles

Ce projet qui couvre le Burkina Faso, le Niger et le Mali visent à :


- appuyer les communautés rurales à gérer de manière participative les ressources
naturelles au niveau du terroir

88
- promouvoir des techniques de gestion durable de la fertilité des sols par une
intégration agriculture-élevage en vue d’accroître les productions végétales ,
améliorer l’alimentation animale et augmenter le revenu des producteurs ruraux.

Trois objectifs spécifiques restent liés à cette activité :

o optimisation de l’utilisation des ressources alimentaires locales pour la


production durable de lait bovin ;

o étude des facteurs d’adoption des cultures fourragères et test d’introduction


de variété de niébé à double fin ;

o stratégie de complémentation des bovins de trait en saison sèche soumis à la


pâture continue

- renforcer les capacités d’analyse et d’action des équipes de recherche à soutenir


les initiatives en matière d’intégration agriculture-élevage et de gestion participative
des ressources naturelles.

5.6. Le CILSS

Le Mali est membre du Comité Inter-état pour la lutte contre la sécheresse dans le Sahel »
(CILSS).

Le CILSS a été fondé en 1973, en réponse à la sécheresse de 1968-73, pour améliorer la


sécurité alimentaire dans les groupes des pays arides à semi-arides en bordure sud du
sahara. Le CILSS intervient dans le secteur de l’élevage, surtout à travers son projet
« fluidification des échanges et rapprochement des politiques agroalimentaires » (FERAP).

Le FERAP vise deux objectifs essentiels:


- l’harmonisation des politiques agricoles entre les pays et ;
- la fluidification des échanges des produits agricoles.

Ce projet joué un rôle important dans la création des Cadres Nationaux de Concertation
(CNC) qui regroupe les représentants des secteurs publics et privés de la filière bétail-
viande dans plusieurs pays. Il a également eu la responsabilité de la mise en place d'un
système sous régional d'information sur les marchés du bétail.

89
RÉSUMÉ

Le présent rapport porte sur l’état des ressources génétiques animales au Mali. Le pays est
caractérisé par sa diversité écologique et son potentiel élevé en ressources animales.

Le Mali comporte 5 grandes zones agro-écologiques qui sont du nord au sud : la zone
saharienne (pluviométrie inférieure à 200 mm), sahélienne (200-400 mm de pluie), la zone
du delta central du Niger (caractérisé par la zone d’inondation du fleuve qui forme avec la
zone lacustre un écosystème humide) la zone soudanienne nord (800-1200 mm) et la zone
soudano-guinéenne (1200-1400 mm).

La population estimée à 9 600 000 hbts est à 80 % rurale. Le secteur agricole participe au
PIB à 45 % sur lesquels la part de l’élevage représente environ 27 %. Les ressources
animales se composent de 6.200.000 bovins, 6.000.000 d’ovins, 8.500.000 caprins,
292.000 camélins, 135.000 équins, 652.000 asins , 65.000 porcins et plus de 25.000.000
de volailles. La production de viande est estimée à 190. 786 tonnes permettant une
consommation per capita de 19 kg par an. La production de lait quoique mal évaluée
indique des valeurs de 330 millions de litres de lait offrant une consommation théorique de
34 litres par habitant

Malgré ces niveaux de production, la sécurité alimentaire en produits alimentaires d’origine


animale n’est pas assurée toute l’année, sur l’ensemble du territoire national.

On distingue deux grands systèmes de production se répartissant en 3 sous ensembles


qui sont :
- le système pastoral comprenant les sous systèmes pastoral pur, pastoral associé
aux cultures pluviales et pastoral associé aux cultures de décrues et le ;
- le système agropastoral comprenant les sous systèmes agropastoral associé aux
cultures pluviales, agropastoral associé aux cultures irriguées et agropastoral
associé aux cultures de rentes

Un système émergeant constitué d’ateliers d’embouche, de production laitière et


d’aviculture moderne se rencontre dans les zones périurbaines.

L’analyse des systèmes d’élevage fait ressortir des contraintes générales (contraintes
alimentaires, sanitaires, les contraintes génétiques et les contraintes de commercialisation)
et des contraintes spécifiques aux zones agro-écologiques.

Il existe une grande diversité génétique des ressources animales rencontrées au niveau de
toutes les espèces. Dans l’ensembles les races sont mal connues malgré l’existences de
données fragmentaires sur certaines d’entre elles qui indiquent une faible productivité des
races locales. Les tentatives d’amélioration par introduction de races exotiques sont
nombreuses avec des résultats mitigés.

Les crises climatiques de ces dernières années associées à la dermographie galopante


dans toutes les communautés, menacent la survie des ressources animales et leurs
exploitation judicieuse. Il est important de concevoir des programmes de conservation en
appui aux pratiques locales. Les principaux instruments politiques régissant la gestion des
ressources animales sont :

90
La charte pastorale : précise les droits essentiels des pasteurs notamment en matière de
mobilité des animaux et d’accès aux ressources alimentaires,

Les textes réglementant l’importation du matériel génétique animal. Ces textes


permettent d’instituer un mécanisme de contrôle et de régulation en matière d’importation
et de diffusion des semences et matériels génétiques animales.

Les textes réglementant l’exercice privé de la profession vétérinaire qui ont impulsé une
dynamique nouvelle dans la couverture sanitaire du cheptel.

Il existe au Mali de nombreuses institution chargées de la formation des ressources


humaines pour l’encadrement du monde rural et la recherche scientifique. Malgré la
pertinence des objectifs définis par les documents de politique général ( schéma directeur
du développement rural, PASA II, etc.., les résultats sont en dé ça des attentes en raisons
de la désorganisation des sociétés pastorales bouleversées par les sécheresses
successives, le surpeuplement et la pauvreté et l’insuffisances ressources financières au
niveau des services publics .

Les efforts de coopération nord-sud et sud-sud ont permis de régler certains problèmes.
Mais l’essentiel reste à faire dans le domaine d’une meilleure connaissance des ressources
disponibles en vue d’une exploitation judicieuse. L’aspect conservation des RGA est un
problème de première importance, mais requiert des ressources et une technicité hors de
portée. C’est ce cadre que la communauté internationale peut jouer un rôle important.

91
Références bibliographiques

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d’intensification. Synthèse de la recherche sur les ruminants dans les exploitations
agricoles mixtes au Mali-Sud. IRT/IER
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politiques et programmes- synthèse du rapport CILSS- Club du Sahel. 1985
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dans la zone périurbain de Ségou : résultats de la phase diagnostic, rapport final
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actualisation 2000-2010
5. CPS/MDRE. 1995. Recueil des statistiques du secteur rural malien.
6. DNAMR, 2002 : Projet régional de conservation in situ du bétail endémique en
Afrique de l’ouest, état des lieux des ressources génétiques animales au mali
7. DNAMR, 2002 : Projet régional de conservation in situ du bétail endémique en
Afrique de l’ouest, évaluation des activités de base du projet de conservation in situ
du bétail endémique
8. DNAMR, 2002 : Projet régional de conservation in situ du bétail endémique en
Afrique de l’ouest, 2002 : état des lieux des écosystèmes et analyse de l’évolution
des systèmes de production au niveau des sites de conservation du bétail
endémique au Mali
9. DNAMR, 2002 : Projet régional de conservation in situ du bétail endémique en
Afrique de l’ouest, 2002 : analyse du fonctionnement de la filière de
commercialisation du bétail endémique
10. DNSI/DNAMR. 1998. Enquêtes agricoles de conjoncture.
11. Enquêtes sur les ressources génétiques bovines au Mali
12. Etude de capitalisation de l’information existante sur les filières bétail-viande et lait
13. Etude de l’impact des projets sur les systèmes de production laitiers périurbains à
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14. FAO STAT 2001 : Base de données statistiques de la FAO
15. IER, 1980 : la recherche zootechnique au Mali : acquis, problèmes et perspectives
16. IER, 1992 : Plan Stratégique de la Recherche Agronomique du Mali, Programme
Productions Animales volume II, document 5
17. IER/CRRA-Sikasso, 2002 : évaluation en fin de parcours du Centre Communautaire
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18. IER/KIT, 2000 : Etude d’orientation stratégique des appuis de l’Union européenne au
Mali dans le sous secteur de l’élevage, tomes 1-4
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20. Mason I. L. 1969. A world dictionary of livestock breeds, types and varieties.
Technical communication no8 Commonwealth Agricultural Bureau, BUCKS
21. OMBEVI, 1997. Rapport Annuel 1997.
22. Panganignou DOLO. 1996. L’état des ressources phytogénétiques pour
l’alimentation et l’agriculture dans le monde. Rapport du Mali.
23. PDAP 1998 : Projet de développement de l’Agriculture périurbaine de Bamako
Evaluation finale prospective du projet- rapport final SOFRECO
24. Pradère J P et Sidibé S. 1989 : Etude du cheptel Bovin Malien évolution structure
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25. Sanogo O et Koné Y S. 2000. Impact de la dévaluation du franc CFA sur la filière
bétail viande. Rapport de recherche.

92
26. Saunders Malcolm J. 1984. Agriculture traditionnelle en Haute-Volta ; Synthèse des
connaissances actuelles et réflexions autour d’une expérience de développement
(1979-1984)
27. Tagalfi Maiga, Belco Cissé et Fama Coulibaly, 2000 : Dialogue sur les politiques et
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l’alimentation, de la commercialisation du bétail au Mali- Réseau SADAOC
28. Traoré, Adama, 1998 : Etude pour la création d’une structure appropriée de prise en
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29. Van Lecker, Projet de sélection et de multiplication du zébu Azawak, mission de
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30. Wagenar K.T, 1983 : une synthèse de la littérature sur la production animale dans
les systèmes pastoraux du Mali
31. Wilson R T, P N de Leeuw et C de Haan. 1983 . Recherche sur les systèmes des
zones arides du Mali : Résultats préliminaires. Rapport de recherche no5.

93
ANNEXE : Liste des instituions et des personnes impliquées dans l’élaboration du
rapport national

- Direction Nationale de l’Appui au Monde Rural (DNAMR) ;


o Dr Nouhoum SANGARE
o Abdoul Wahab DIARRA
o Mohamed L. Ag MATTAHEL
- Assemblée Permanente des Chambres d’Agricultures du Mali ;
o Dr Amadou NAPO
- Direction Nationale de l’Aménagement et de l’Equipement Rural ;
o Mamadou COULIBALY
- Direction Générale de la Réglementation et du Contrôle ;
o Alfousseini SEMEGA
- Institut d’Economie Rurale ;
o Aly KOURIBA
o Mamadou D. COULIBALY
o Bantiéni TRAORE
o Mody DIAGOURAGA
- Coordination des ONG (CCA-ONG) ;
o Amadou DEMBELE
- Ordre des Vétérinaires du Mali ;
o Dr Habib COULIBALY
- Fédération des Groupements Interprofessionnels de la Filière Bétail et de la
Viande au Mali (FEBEVIM) ;
o Sékou Amadou TIMBO
- Secrétariat Technique Permanent Chargé des Questions Environnementales
o Djiriba TRAORE

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