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Anglais

langue germanique occidentale

Cet article concerne la langue anglaise. Pour les autres significations, voir Anglais
(homonymie).

L'anglais, littéralement dans cette langue : English, /ˈɪŋ.ɡlɪʃ/ , est une langue indo-européenne
germanique originaire d'Angleterre qui tire ses racines de langues du nord de l'Europe (terre
d'origine des Angles, des Saxons et des Frisons) dont le vocabulaire a été enrichi et la syntaxe et
la grammaire modifiées par le français anglo-normandNote 1, apporté par les Normands, puis par
le français avec les Plantagenêt. La langue anglaise est ainsi composée d'environ 29 % de mots
d'origine normande et française3,4 et plus des deux tiers de son vocabulaire proviennent du
français5 ou du latin [réf. nécessaire]6. L'anglais est également très influencé par les langues
romanes, en particulier par l'utilisation de l'alphabet latin ainsi que les chiffres arabes.
Anglais
English
Langues filles créoles
Pays (voir ci-dessous)
Nombre de locuteurs langue maternelle : 370 millions en 20201
total : 1,348 milliard en 20202
Nom des locuteurs anglophones
Typologie SVO, flexionnelle, accusative, accentuelle, à accent d'intensité
Classification par famille

- langues indo-européennes
- langues germaniques
- langues germaniques occidentales
- langues anglo-frisonnes
- anglais
Statut officiel

Langue officielle 53 pays


ONU
Commonwealth
Union européenne
Codes de langue

IETF en
ISO 639-1 en
ISO 639-2 eng
ISO 639-3 eng (http://www-01.sil.org/iso639-3/documentation.asp?id=en
g)
Étendue Langue individuelle
Type Langue vivante
Linguasphere 52-ABA (http://www.hortensj-garden.org/index.php?tnc=1&tr=l
sr&nid=52-ABA)
WALS eng (https://wals.info/languoid/lect/wals_code_eng)
Glottolog stan1293 (https://glottolog.org/resource/languoid/id/stan12
93)
État de conservation

Éteinte Menacée Sûre

EX CR SE DE VU NE
Langue non menacée (NE) au sens de l’Atlas des langues en danger dans le monde

Échantillon

Article premier de la Déclaration universelle des droits de l'homme (http://www.un.org/en/documents/udhr/


#a1) (voir le texte en français (https://www.un.org/fr/universal-declaration-human-rights/index.htm
l) ) :
Article 1
All human beings are born free and equal in dignity and rights. They are endowed with reason and
conscience and should act towards one another in a spirit of brotherhood.

Carte
Répartition de l'anglais dans le monde.
Régions où l'anglais ou des créoles anglais sont des langues majoritaires
Régions où l'anglais est une langue officielle mais non majoritaire

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0:01

Langue officielle de facto du Royaume-Uni, de l'Irlande et d'autres îles de l'archipel britannique (Île
de Man, îles anglo-normandes), l'anglais est la langue maternelle de tout ou partie de la
population, et suivant les cas, la langue ou une des langues officielles de plusieurs pays,
totalement ou partiellement issus des anciennes colonies britanniques de peuplement, dont les
États-Unis, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, que l'on réunit sous l'appellation de
« monde anglo-saxon », bien qu'il n'existe pas de définition universelle de cette expression.

Il est également langue officielle ou langue d'échange dans de très nombreux pays issus de
l'ancien Empire britannique, même en l'absence de population d'origine anglo-saxonne
significative (Cameroun, Kenya, Nigeria, Hong Kong, Inde, Pakistan, Singapour, etc.). Beaucoup
de pays dont l'anglais est la langue officielle sont réunis au sein du Commonwealth (bien que
pour certains, il ne soit pas l'unique langue officielle). C'est également l'une des vingt-quatre
langues officielles de l'Union européenne et l'une des six langues officielles et des deux langues
de travail — avec le français — de l'Organisation des Nations unies (ONU).

L'anglais est la langue la plus parlée au monde ; en tant que langue maternelle, il se classe
troisième, après le chinois (mandarin) et l'espagnol.

Considérée par beaucoup comme étant la langue internationale prédominante7, elle est la langue
la plus souvent enseignée en tant que langue étrangère à travers le monde8. Elle est également
la langue la plus utilisée sur Internet9.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la langue anglaise.

Article détaillé : Substrat (linguistique).

L’anglais est une langue germanique occidentale dont l'origine se trouve dans les dialectes anglo-
frisons apportés sur l’île de Bretagne par les tribus germaniques venues s’y installer, et fortement
influencée ensuite, surtout au plan lexical, par les langues des colons originaires de Scandinavie,
de Normandie (français anglo-normand) et du nord de la France, en général au Moyen Âge, puis
par le français moderne. Comme pour d'autres langues, des emprunts au grec ancien et au latin
ont enrichi de manière constante le lexique jusqu'à aujourd'hui. Les autres langues romanes,
ainsi que les parlers des anciennes colonies britanniques, ont influencé l'anglais britannique de
manière beaucoup moins significative, mais continuent d'être utilisés dans leurs territoires
d'origine.

Traditionnellement, on distingue :

le vieil anglais (Old English, « Ænglisc »), du ve siècle au milieu du xiie siècle ;

le moyen anglais (Middle English), du milieu du xiie siècle au début du xvie siècle ;

l'anglais moderne naissant (Early Modern English), ou anglais élisabéthain, du début du


xvie siècle à la fin du xviie siècle ;

l'anglais moderne (Modern English), de la fin du xviie siècle à nos jours.

Le développement de l'empire colonial britannique du xviie au xxe siècle a entraîné une


expansion de l'anglais dans les territoires conquis ou administrés, en Amérique du Nord,
Amérique du Sud, Océanie, Afrique et Asie.

Usage de l'anglais à travers le monde.

La gare de Kuranda, au Le président américain Panneau « Otters


Queensland, en Australie, Barack Obama lors d'un crossing » dans les
avec écrit en anglais sur discours de campagne Gardens by the Bay, sur la
le quai : « Kuranda Railway devant le slogan « Moving marina de Singapour.
Tea Rooms ». America Forward ».

Classification et précision
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Exemple d'accent anglais

0:32

Un exemple d'un homme avec un accent « Received Pronunciation » (Gyles Brandreth).

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L'anglais est au départ une langue germanique, famille au sein de laquelle les langues vivantes
les plus proches sont les langues frisonnes et le scots. Elle a néanmoins subi à plusieurs
reprises l'influence d'autres langues germaniques comme le vieux norrois, de diverses langues
romanes, tel le latin et surtout le français, influence latino-romane que l'on remarque non
seulement dans les mots qui sont a priori des emprunts lexicaux (déjà vu ou rendez-vous,
expressions françaises utilisées en anglais ; embargo de l'espagnol ; cupola, folio ou stiletto de
l'italien), mais encore dans de très nombreux mots à étymon latin (comme expect ← exspectare
ou scuttle ← scutela) ou des doublets quasi-synonymes entre mots d'origine latine ou romane et
mots d'origine germanique (comme liberty/freedom, mutton/sheep, ou même compute,
calculate/reckon, cf. néerlandais rekenen, allemand rechnen « calculer »).

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Exemple d'accent anglais

0:39

Un exemple d'un homme avec un accent Cockney (Danny Baker).

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Exemple d'accent anglais

0:34

Un exemple d'un homme avec un accent contemporain Liverpool (John Bishop).

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Répartition géographique

Les accents

L'anglais est une langue pluricentrique (ou polycentrique), qui n'est régie par aucune autorité
linguistique centrale (comme l'Académie française en France), et de ce fait aucune variété n'est
considérée comme « correcte » ou « incorrecte ».
Une large gamme d'accents coexistent au sein du Royaume-Uni et dans le monde anglophone.
Certaines de ces variétés sont difficiles à comprendre, même pour un anglophone de
naissance10. Toutefois, bien que la variation des accents diminue en Angleterre, les locuteurs
natifs sont souvent très fiers de leur accent et de l'identité locale qu'il reflète. En effet, les
accents peuvent varier sensiblement même entre les villes et les comtés d'une même région. Par
exemple, les Geordies, les habitants de Newcastle upon Tyne, ont généralement un accent
distinct de celui des anglophones des villes voisines ; cette variation comprend l'utilisation de
« gan » au lieu de « go »11.

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Exemple d'accent anglais

0:35

Un exemple d'un homme avec un accent (occidental) Yorkshire (Lord John Prescott).

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Exemple d'accent anglais

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Un exemple d'un homme avec l'un des nombreux accents écossais parlés à travers l'Écosse (Alex Salmond).

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Exemple d'accent anglais

0:30

Un exemple d'un homme avec l'un des nombreux accents irlandais parlés à travers l'Irlande (Terry Wogan).
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Langues dérivées

L'anglais a donné naissance :

à de nombreux pidgins et créoles tels que le bishlamar, le tok pisin, le sheng ;

au Basic English, langue artificielle créée par C. K. Ogden et I. A. Richards en 1930 et ne


comportant pas plus de 850 mots ; elle ne se développa pas car, à l'instar des langues
construites minimalistes, elle paralysait l'expression en exigeant des locuteurs qu'ils recourent
sans cesse à des périphrases et elle donnait aux anglophones l'impression qu'on écorchait
leur langue maternelle ;

au special English (anglais spécial), composé de 2000 mots environ, excluant les idiotismes et
parlé à vitesse réduite (25 % moins vite qu'une diction normale) ; cette variété d'anglais est une
des langues utilisées par la radio VOA (The Voice of America) pour la diffusion de ses
émissions dans le monde entier ;

au simple English, une langue de Wikipédia écrite en anglais, mais avec des règles de
simplicité.

Statut officiel

Article détaillé : Anglais (langue officielle).

Les pays où l'anglais est la première langue (mais pas forcément officielle) :

Antigua-et-Barbuda Irlande

Australie (anglais australien) Jamaïque (anglais jamaïcain)

Bahamas Malte

Belize Nigéria

Canada (anglais canadien), en statut Nouvelle-Zélande (anglais néo-zélandais)


d'égalité avec le français.
Royaume-Uni (anglais britannique)
Barbade (anglais caribéen)
Soudan du Sud
Bermudes
Rwanda
Belize (anglais bélizien)
Saint-Christophe-et-Niévès
Dominique
Saint-Vincent-et-les-Grenadines
États-Unis (anglais américain)
Singapour
Ghana
Trinité-et-Tobago
Grenade
Zambie
Guyana
Zimbabwe
Hong Kong

L'anglais est aussi la langue officielle de certains villages de la République dominicaine, proches
de la frontière haïtienne (où l'on parle un anglais du xixe siècle, issu d'anciens esclaves des États
du sud des États-Unis ayant fui la guerre de Sécession).

L'anglais est aussi l'une des premières langues du Belize (avec l'espagnol), du Canada (anglais
canadien, avec le français), de l'Inde (hindi et anglais ainsi que 21 autres langues d'État dont le
français), de l'Irlande (avec l'irlandais), du Singapour (avec le malais, le mandarin et le tamil), de
l'Afrique du Sud (avec le zoulou, le xhosa, l'afrikaans, et le sotho du Nord) et de l'Égypte.

C'est la langue non officielle la plus utilisée en Israël et aux Émirats arabes unis (langue de
communication de la population à 74 % étrangère). C'est une langue usuelle dans l'île de Saint-
Martin relevant pour partie de la République française et pour partie du royaume des Pays-Bas.

Selon des sources12,13, l'origine des mots


anglais se décompose comme suit :

Latin ≈29%
Français (d'abord français anglo-
≈29%
normand, puis français)
Germanique ≈26%
Grec ≈6%

Autres ≈10%

À Hong Kong, c'est une langue officielle et largement utilisée dans le monde des affaires. Apprise
dès l'école maternelle, elle est la langue d'instruction de quelques écoles primaires, de
nombreuses écoles secondaires et de toutes les universités. Un nombre important d'étudiants
acquièrent un niveau de locuteur anglophone. Cette langue y est si largement utilisée qu'il est
inadéquat de dire qu'elle n'est qu'une seconde langue ou une langue étrangère.

En Thaïlande, l'anglais est également utilisé pour les affaires mais après le chinois.

Au Viêt Nam, 6,5 % de la population parle l'anglais à des degrés divers (locuteurs en seconde
langue, locuteurs partiels) [réf. nécessaire].

Quelques pays où l'anglais est une langue officielle :

Afrique du Sud États-Unis

Cameroun Eswatini

Canada Fidji
Ghana Ouganda

Grenade Pakistan

Hong Kong (Chine) Papouasie-Nouvelle-Guinée

Île Maurice Philippines

Îles Marshall Rwanda

Îles Cook Sainte-Lucie

Îles Salomon Samoa

Inde Seychelles

Kenya Sierra Leone

Kiribati Singapour

Liberia Sri Lanka

États fédérés de Micronésie Tanzanie

Namibie Vanuatu

Nigeria Zambie

Niue Zimbabwe

Diffusion de l'anglais

La mondialisation, catalyseur de la diffusion de l'anglais

Pourcentages des locuteurs ayant l'anglais


comme langue maternelle.
Selon de Swaan (nl)14 (2001) : 1 langue
hypercentrale (anglais) ; 13 langues
supercentrales (arabe, mandarin, anglais,
français, allemand, hindi, japonais, malais,
portugais, russe, espagnol, swahili, turc) ;
langues centrales (environ 100) ; langues
périphériques (toutes les autres, 98 % des
langues du monde).

L'influence de l'anglais croît depuis plusieurs décennies du fait de la mondialisation des


échanges commerciaux et technologiques, dominés par de grandes puissances parlant cette
langue, le Royaume-Uni et les États-Unis en particulier. Écrivant en 1989, Maurice Pergnier15,
évoque cette situation en ces termes :

« La suprématie socio-économique des États-Unis, d'où découle une


puissante hégémonie culturelle, a fait de l'anglais, en quelques
décennies, la langue de communication universelle incontestée. Il n'y a
guère de précédents (…) si on excepte le cas (…) du latin, de la fin de
l'Antiquité à la Renaissance. »

La prédominance de l'anglais a remplacé celle du français au xxe siècle, à la suite des deux
guerres mondiales dont la France est sortie exsangue et du renforcement du poids politique,
culturel et économique des États-Unis.

L'opinion selon laquelle l'anglais serait la langue de communication universelle incontestée, ainsi
que le choix le plus adapté d’un point de vue économique en matière de communication
internationale, est très vivement contestée (voir Rapport Grin et espéranto)16.

L'anglais occupe des positions de plus en plus fortes dans le monde, et en particulier en Europe.
Le linguiste Claude Hagège estime que la raison en est le développement considérable, dans
l'Europe contemporaine, de l'économie libérale, dont l'anglais est le support. À l'origine des
assises libérales de l'anglais, une solidarité naturelle unit la langue anglaise et l'idéologie libre-
échangiste, qui a dominé la conception anglaise des relations humaines et commerciales depuis
David Hume (1740) et Adam Smith (1776), lesquels ont inspiré les doctrines libérales de David
Ricardo (1817) et John Stuart Mill (1848)17.

Toutefois, la démographie des pays anglo-saxons étant moins dynamique que celle de certains
pays émergents, la part de la population mondiale ayant l'anglais pour langue maternelle pourrait
diminuer, passant de 9 % en 2000 à 5 % d'ici 205018, alors que selon les projections effectuées
par les Nations unies en 2002, la part de la population francophone pourrait passer de 3 % de la
population mondiale en 2000 à 7 % en 205019. En 2060, la population appartenant aux pays où
l’anglais a le statut de langue officielle (« l'espace anglophone ») atteindra quatre milliards
d'individus, les cinq principaux espaces linguistiques suivants seront le français (850 millions),
l'hindi (700 à 800 millions), l'arabe (700 millions), l'espagnol (600 millions) et le portugais
(350 millions)20.

Claude Truchot estime que l'usage de termes anglais dans le discours, qui est une pratique qui
s'est renforcée depuis une quinzaine d'années, revêt une dimension idéologique, dans la mesure
où son objectif est d'exprimer la modernité et l'internationalité en évitant l'usage de la langue
maternelle21.

Un certain nombre de multinationales ont refusé l'hégémonie de l'anglais comme l'illustrent les
propos de Jean-François Dehecq, PDG de Sanofi Aventis, tenus lors d'un entretien accordé au
journal L'Expansion (27 juin 2005) qui lui avait demandé quelle était la langue utilisée dans son
groupe, celui-ci répondit : « Ce n’est sûrement pas l’anglais. Une multinationale est une entreprise
dans laquelle chacun peut parler sa langue. Dans une réunion, c’est du cerveau des gens dont on
a besoin. Si vous les obligez à parler anglais, les Anglo-Saxons arrivent avec 100 % de leurs
capacités, les gens qui parlent très bien, avec 50 %, et la majorité, avec 10 %. À vouloir tous être
anglo-saxons, il ne faut pas s’étonner que ce soient les Anglo-Saxons qui gagnent ».

Diffusion dans les sciences et les techniques

L'emploi de mots anglais est notable dans des secteurs comme l'informatique, les
télécommunications comme le fut (et l'est toujours, d'ailleurs) l'italien pour la musique classique.
Mais les nouvelles technologies (DVD multi-langues, mondialisation de l'internet) et l'adaptation
des entreprises à leurs clients (CNN diffusant en plusieurs langues, Microsoft fabriquant le
logiciel Windows en plusieurs langues) ont porté un coup relatif à cette domination de l'anglais.
L'anglais est depuis 1951 la langue utilisée dans l'aviation, sur décision de l'OACI. De plus en plus
de travaux de recherches scientifiques (thèses, études, etc.) sont rédigés en anglais ou font
l'objet d'une traduction dans cette langue.

Dans certains États non anglophones, l'anglais est devenu langue officielle dans une partie de
l'enseignement supérieur. En Suisse, l'anglais est devenu une langue d'enseignement pour
certains cours spécifiques, principalement dans des facultés scientifiques et techniques au
niveau du Master universitaire. Les langues d'enseignement demeurent toutefois très largement
les langues nationales officielles qui ont cours en Suisse, à savoir l'allemand, le français ou
l'italien22.

Diffusion dans les relations internationales

Au cours du xxe siècle, l'anglais a acquis dans le monde la place de la langue la plus
fréquemment utilisée dans les rencontres internationales, même si le multilinguisme reste la
norme. Alors que le français était jusqu'à la Première Guerre mondiale la langue privilégiée des
relations diplomatiques et des relations contractuelles, l'importance croissante des États
anglophones dans les relations internationales a favorisé l'emploi de l'anglais au détriment du
français ou de l'allemand.

Extension de la base de locuteurs

L'anglais est la seconde langue, officielle ou de facto, de très nombreux États, dont certains à
forte croissance démographique (comme le Nigeria ou l'Ouganda). C'est la langue étrangère la
plus apprise au monde, avec un nombre toujours croissant d'apprenantsNote 2.

Certains chercheurs [réf. nécessaire] s'inquiètent du risque d'évolution non maîtrisée de la langue
(changement de sens des mots, simplifications grammaticales, modification de la
prononciation) en constatant le poids croissant du nombre de locuteurs ne maîtrisant que peu
ou mal la langue par rapport au nombre de locuteurs instruits ayant l'anglais pour langue
maternelle.

Selon le service de la recherche pédagogique de Hanovre, il existe un décalage important dans


l'apprentissage de l'anglais comme seconde langue entre le niveau qu'estiment posséder les
utilisateurs et leur véritable maîtrise. Ainsi, il a été demandé à des élèves qui pratiquaient depuis
8 à 10 ans d'estimer leur niveau de compétence : 34 % ont répondu « très bien », 38 % ont
répondu « bien » ; en revanche, à la suite d'un test d'évaluation on s'est rendu compte que
seulement 1 % des étudiants maîtrisaient très bien l'anglais, et seulement 4 % le maîtrisaient
bien23,24.

Dans le cadre d’une étude réalisée en 2000 et publiée dans le numéro 26-27, 2002, de
Läkartidningen, revue spécialisée destinée aux médecins suédois, 111 médecins généralistes
danois, suédois et norvégiens ont lu le même article synoptique pendant 10 minutes. La moitié
l’a lu dans sa langue maternelle, l’autre moitié en anglais. Des questions étaient posées tout de
suite après la lecture. En général, tous les médecins danois, norvégiens et suédois sont
relativement à l’aise avec la langue anglaise grâce à l’enseignement reçu à l’école et grâce
également à la télévision, au cinéma et aux chansons. De plus, leur langue est apparentée à
l’anglais. Ils lisent également des ouvrages d’études en anglais, sont abonnés à des revues
médicales en anglais. Dans le cadre de cette étude, les médecins avaient indiqué qu’ils
comprenaient tous l’anglais. 42 % d’entre eux avaient même signalé qu’ils lisaient chaque
semaine des communiqués en anglais. Cette étude a révélé que les médecins qui avaient lu le
texte en anglais avaient perdu 25 % des informations par rapport au même texte lu dans leur
langue maternelle.

Polémique sur cette diffusion

Dans un discours prononcé aux États-Unis en 2000, Margaret Thatcher liait la domination de
l'anglais à la domination politique et économique de ce pays25 : « Au xxie siècle, le pouvoir
dominant est l'Amérique, le langage dominant est l'anglais, le modèle économique dominant est
le capitalisme anglo-saxon »26. En 2005, les États-Unis s'opposent vigoureusement à l'adoption
par l'Unesco de la convention sur la diversité culturelle27. Ceci semble révéler une volonté
d'imposer l'anglais au niveau international. Certains chercheurs dénoncent cette domination
croissante28, qu'ils qualifient d'impérialisme linguistiqueNote 3, et les risques qui, selon eux,
peuvent en découler, notamment le risque d'hégémonie (l'anglais prend la place d'autres
langues) ou de sélection sociale (il faut parler anglais pour faire partie de l'élite). C'est dans cette
perspective qu'est décerné en France le prix de la carpette anglaise destiné à critiquer les
personnalités françaises ayant mis un zèle particulier dans l'emploi injustifié de l'anglais. Ainsi en
1999, Louis Schweitzer, l’ex-PDG de Renault, avait reçu ce prix pour avoir décidé que les
communications entre les cadres de sa multinationale se feraient exclusivement en anglais.
Cependant en avril 2001, l’AFP informait qu’il abandonnait cette voie et reconnaissait que
l'anglais fut plus un handicap qu'une aide : « La langue a été une difficulté un peu supérieure à ce
que nous pensions. Nous avions choisi l’anglais comme langue de l’alliance mais cela s’est avéré
un handicap avec un rendement réduit de part et d’autre ».

En particulier depuis le 1er mai 2008, le Protocole de Londres impose de connaître l'anglais ou
l'allemand pour ne pas enfreindre la loi sur les brevets [réf. nécessaire], ce qui contreviendrait à la
constitution française qui définit le français comme langue nationale.

Il existe des études, telles le rapport Grin, qui cherchent à quantifier cette influence et à évaluer
certaines solutions alternatives dans le cadre de la politique linguistique de l'Union Européenne.

Influences indirectes

L'importance prise par l'anglais américain traduit la puissance économique et politique des États-
Unis, et leur influence dans le monde, bien plus que celle du Royaume-Uni, berceau de la langue
anglaise. Elle s'accompagne plus généralement d'une influence socioculturelle, qui s'exerce,
outre la langue, par l'apprentissage de codes sociaux et par le cinéma29. Elle peut ainsi avoir un
impact non négligeable sur les modes de vie des pays non anglophones, au travers du
phénomène d'américanisationNote 4.

Écriture et orthographe

L'anglais utilise l'alphabet latin (avec, anciennement, des lettres comme ð ou þ ; voir l'histoire de
la langue anglaise). Il n'utilise des signes diacritiques que pour écrire les mots d'origine
étrangère ; toutefois le tréma est utilisé dans certains textes pour indiquer qu'une deuxième
voyelle ne fait pas partie d'un digramme. Par exemple, on trouve parfois coöperate, bien que les
graphies cooperate ou co-operate soient plus fréquentes30.

Son orthographe découle d'un long processus historique et il n'y a souvent plus de
correspondance exacte entre celle-ci et la prononciation actuelle.

À partir du xvie siècle plusieurs personnes ont proposé de simplifier l’orthographe de l’anglais31 ;
quelques-unes, dont Benjamin Franklin32 et George Bernard Shaw, ont même proposé une
écriture phonétique, mais sans succès. Le mot fictif ghoti qui se prononce comme le français
« fiche » a été utilisé comme exemple de l’inadéquation de l’orthographe actuelle.

Prononciation

Articles détaillés : Prononciation de l'anglais et Prononciation anglaise des langues étrangères.

Voyelles

Les symboles dans la liste ci-dessous sont ceux de l'alphabet phonétique international tels qu'ils
sont utilisés pour la transcription de l'anglais (sauf aux États-Unis) par la plupart des
dictionnaires, spécialisés ou non, depuis la fin des années 1970.

Voyelles brèves

/ɪ/ : fifteen (quinze), fish (poisson), chips (copeaux)

/ɛ/ : men (hommes), to let (laisser)

/æ/ : man (homme), cat (chat)

/ɒ/ : hot (chaud)

/ʊ/ : goods (marchandises), to put (mettre)

/ʌ/ : sun (soleil), drunk (ivre)


/ə/ : sister (sœur), the dog (le chien)

Voyelles longues

/iː/ : sea (mer), to read (lire)

/ɑː/ : car (voiture), dark (sombre)

/ɔː/ : wall (mur), law (loi)

/uː/ : moon (lune)

/ɜː/ : first (premier), bird (oiseau)


Diphtongues

/aɪ/ : five (cinq), high (haut)

/eɪ/ : snake (serpent), name (nom), Shakespeare

/ɔɪ/ : oil (huile), boy (garçon)

/aʊ/ : cow (vache), to count (compter)

/əʊ/ ou /oʊ/ : road (route), old (vieux)

/ɛə/ : hair (cheveux), bear (ours)

/ɪə/ : beer (bière)

/ʊə/ : poor (pauvre)


Triphtongues

/aɪə/ : fire (feu), liar (menteur)

/aʊə/ : flour (farine), flower (fleur)

/eɪə/ : layer (couche), player (joueur)

Les séquences appelées triphtongues sont en fait quelquefois constituées de deux syllabes : à
savoir une diphtongue suivie de /ə/.

Consonnes

Le tableau ci-dessous présente le système des consonnes de l'anglais avec les symboles de
l'alphabet phonétique international (API).

Lorsqu'une case contient deux sons, celui du haut est « sourd » ou « non-voisé », celui du bas est
« sonore » ou « voisé ».
labio- post-
bilabiale dentale alvéolaire palatale vélaire glottale
dentale alvéolaire

/p/ : pie
/t/ : tear /k/ : cat
(tarte)
(larme) (chat)
occlusive /b/ : to
/d/ : hard /ɡ/ : glass
bring
(dur) (verre)
(apporter)

/m/ :
/n/ : no /ŋ/ : song
nasale mother
(non) (chanson)
(mère)

[ɾ] (/r/)
battue better
(meilleur)

/f/ : fly /s/ : to


/θ/ : bath /ʃ/ : shoe
(voler) sleep /h/ :
(le bain) (chaussure)
fricative (dormir) house
/v/ :
/ð/ : then /ʒ/ : usual (maison)
living /z/ : nose
(ensuite) (habituel)
(vivant) (nez)

/tʃ/ : church
(église)
affriquée
/dʒ/ : bridge
(pont)

/j/ :
/ɹ/ : run
spirante year
(courir)
(année)

/l/ :
latérale
labour
spirante
(travail)

labio-vélaire

/w/ : to wash (laver)


spirante
[ʍ] : whine (geindre)

Grammaire

Singularités grammaticales

Selon Jean-Pierre Cléro33 et Sandra Laugier, certaines caractéristiques de la grammaire anglaise,


correspondant à un refus des constructions linguistiques issues de la spéculation philosophique
et à la préférence pour la langue ordinaire [pas clair], rendent cette langue souvent difficile à
traduire. Cette intraduisibilité (en particulier en français), qui joue un rôle crucial dans
l'universalisation d'une langue apparemment simple, s'articule autour de quelques points
majeurs34 :

le régime du passif : forme privilégiée d'une action lorsque son agent est indéterminé ou, à
l'inverse, trop évident « She was offered a bunch of flowers » et que le français traduit par
l'emploi du « on » modifiant ainsi les relations internes à la phrase entre actants (l'agent et le
patient)35 ;

l'ellipse de l'agent : elle est devenue une caractéristique de la langue elle-même « the door
opens » où le français doit recourir au pronom « se » pour marquer la présence d'un actant, ou
favorisée par la tournure passive (un gros titre de journal : Killer's car found « la voiture du
meurtrier a été découverte »)36 ;

do, make, have : la traduction en français de ces termes nécessite des constructions plus
lourdes, par exemple pour « I do » performatif, have causatif « he had Mary pour him a drink »,
« make » causatif avec une nuance de contrainte « he made Mary open her bag ». Les nuances
apportées par ces traductions possibles du français « faire » correspondent aussi à des enjeux
philosophiques sur les limites du concept d'action37.

la substance transitoire : la dérivation des verbes par -ing évite la substantivation des verbes,
qui conservent leur valeur sémantique de verbe (« the doing of an action »), et la dérivation des
adjectifs par -ity, -hood, -ness, et -y évite la réification des qualités [pas clair] : innerness désigne
encore une qualité, contrairement à intériorité. Leur traduction en français nécessite des
constructions plus lourdes38.

Ces possibilités favoriseraient un langage philosophique stylistiquement neutre et apparemment


traduisible de façon transparente. En réalité, la nécessité d'utiliser des constructions plus lourdes
pour la traduction encourage à écrire directement en anglais pour éviter l'emploi d'un
vernaculaire technique indigeste. C'est ainsi son intraduisibilité, et non sa transparence, qui
favorise l'universalisation de l'anglais.

Article détaillé : Grammaire anglaise.

Conjugaison

Article détaillé : Conjugaison anglaise.

Selon Henriette Walter, il est remarquable que, parmi les langues germaniquesNote 5, seul l'anglais
a élaboré tout un « arsenal de moyens pour exprimer la notion d'imparfait différente de celle du
prétérit ». C'est ainsi qu'il existe la forme he worked (« il travailla ») d'une part et he was working
(« il travaillait ») d'autre part (et aussi, pour exprimer l'habitude, he would work et he used to work).
La nécessité de rendre compte de l'imparfait est très vraisemblablement apparue au cours des
contacts avec le français39.
Lexique

Nombre de mots

Contrairement à d’autres langues, il n'existe pas d’organisme qui recense officiellement les mots
anglais. Comme par ailleurs l’importance actuelle de cette langue dans la recherche scientifique
fait que de nombreux mots sont créés tous les jours (certains promis à une large diffusion,
d’autres restant d’usage confidentiel), il n’existe pas de liste complète. Le dictionnaire Oxford
English Dictionary, un des plus complets, recense plus de 600 000 entrées, y compris des mots
désuets, des mots techniques et des mots de dialectes locaux. Ce nombre semble confirmé par
le Webster's Third New International, qui recensait 450 000 mots en 1961. Cependant, leurs
entrées ne coïncident pas entièrement et on estime qu’en les combinant on atteindrait
750 000 mots, total qui est supérieur à celui constaté dans d'autres langues40.

Cette large base lexicale provient en grande partie de l'emprunt par l'anglais, à partir de la
conquête normande, de nombreux mots franco-normands. On a pu estimer qu'au xiiie siècle
10 000 de ces mots environ avaient été importés41. Souvent, ils dupliquaient les mots d'origine
anglo-saxonne déjà existants : dans certains cas, l'un des deux mots supplanta l'autre, alors que
dans de nombreux autres cas les deux continuèrent à coexister, amenant à une juxtaposition de
mots différents relatifs à une même notion mais avec des sens légèrement différents. Ainsi, à
côté de house, mot d'origine germanique (à rapprocher de l'allemand Haus), qui signifie
« maison », on trouve mansion, mot d'origine franco-normande qui désigne une « grande
demeure », un « manoir »41, ou encore freedom et liberty, deux mots très proches, le premier
ayant un sens général et le second faisant référence à un système politique de droits et de
devoirs42. De même, on trouvera des paires de mots issues de groupes linguistiques différents,
telles que moon et lunar, tooth et dentist, weapon et armament, strength et force.

Origine des mots

Article détaillé : Influences des langues étrangères en anglais.

En 1973, Thomas Finkenstaedt et Dieter Wolff, en se basant sur les 80 000 mots du Shorter
Oxford Dictionary (3e édition), ont établi dans Ordered Profusion la répartition suivante:

langue d'oïl, le français anglo-normand principalement mais on y trouve aussi le picard et enfin
l'ancien français : 28,3 % ;

latin, y compris les mots scientifiques et techniques de fabrication récente : 28,24 % ;

ancien et moyen anglais, vieux norrois et néerlandais : 25 % ;

grec : 5,33 % ;
étymologie indéterminée : 4,02 % ;

mots dérivés de noms propres : 3,28 % ;

toutes les autres langues : moins de 1 %Note 6.

Ces estimations doivent être prises avec beaucoup de prudence car de nombreux mots sont
entrés dans l'anglais par l'intermédiaire d'une autre langue (par exemple des mots latins via le
franco-normand). Ces problèmes de définition conduisent à des appréciations différentes. Ainsi
la linguiste française Henriette Walter affirme de son côté que plus des deux tiers des mots
anglais sont d'origine française, alors que les emprunts du français à l'anglais ne dépassent
guère plus de 4 %43. L'abondance de termes, même courants, issus du français explique qu'une
bonne partie du vocabulaire soit plus accessible aux francophones qu'aux locuteurs de langues
pourtant germaniques comme le néerlandais, l'allemand ou les langues scandinaves. On compte
des mots tirés de l'ancien français (enjoy, challenge, bacon), mais aussi du français moderne
voire contemporain (façade, restaurant, encore). Certains mots ont même été empruntés puis
réempruntés : « challenge » est un mot français d'origine anglaise (a challenge), issu lui-même de
l'ancien français chalenge44 ; bacon également, sorti de l'usage du français au xvie siècle et
revenu « fumé » d'outre-Manche à la fin du xixe siècle45, etc. Selon Melvyn Bragg, auteur de The
Adventure of English, l'anglais qui comptait avant l'invasion normande de 1066 quelque 25 000 à
30 000 mots, s'est enrichi au cours des deux à trois siècles suivants d'environ 10 000 à
12 000 mots d'origine française46.

À noter donc un nombre considérable d'emprunts au français qui ont conservé leur orthographe
d'origine (justice, miracle, date, silence, machine, regret, surprise, empire, queue, table, intelligent,
centre, force, science, nature, portrait, culture, point, royal, image, attention, lion, double, muscle,
message, amusement, secret, prairie, journal, saint, page, police…)47 mais sont prononcés
différemment ; également un très grand nombre de mots issus de l'ancien français qui sont
restés tels quels en anglais comme chief48 (devenu chef en français moderne), isle49 (devenu île)
ou encore forest50 (devenu forêt), hospital51 (devenu hôpital), ainsi que quest52, conquest, request,
tempest53, arrest54 qui ont perdu le « s » en français moderne, « remplacé » par un accent
circonflexe ; mais aussi people, issu de l'une des variantes en ancien français (et normand)55 du
mot peuple56.

On peut également évoquer la présence dans la langue anglaise de termes provenant du français
mais qui ont cependant disparu de celui-ci alors qu'il évoluait, comme le mot fame57 signifiant
« célébrité », qui n'existe plus en français moderne tout en demeurant présent dans l'adjectif
fameux, dont le sens a peu à peu évolué, ou comme quiet58, disparu du français moderne, tout en
y perdurant aux travers du nom quiétude, de son contraire inquiet et du nom dérivé inquiétude.
Enfin, notons que de très nombreux verbes anglais sont issus (ou dérivent) du français comme to
change, to charge, to employ, to declare, to envoy, to maintain, to claim, to imagine59, etc. Et des
mots décrits comme anglais ne sont parfois que des termes issus du français lui revenant, à
l'image du mot sport, provenant en fait de l'ancien français desport60 ou encore suspense, issu de
l'anglo-français suspens61 (comme dans en suspens), lui-même provenant du vieux français
sospense signifiant « report », « ajournement », « suspension ».

Le français recèle des mots d'origine germanique (francique). Dans le cas du normand viennent
se surajouter des termes d'origine scandinave. Ainsi, paradoxalement, nombre de mots anglais
issus du normand ou du français sont d'origine germanique, bien qu'ils aient une apparence
latine (voir list of English Latinates of Germanic origin (en)).

L'apport du vieux norrois, consécutif aux raids et aux peuplements vikings ayant eu lieu de la fin
du viiie siècle à la fin du xe siècle, est assez faible numériquement mais a donné à l'anglais
moderne certains de ses mots les plus courants : skirt, sky, skin, both, same, get, again, cake,
knife, etc62 et a influencé la phonétique, par exemple : give au lieu de ġi(e)f-an (ġ = y), sister au
lieu du vieil anglais sweoster63.

Les emprunts aux langues celtiques sont extrêmement peu nombreux : David Crystal estime
qu'ils ne dépassent pas deux douzaines, ce qui est curieux s'il est vrai que ces langues
dominaient les îles Britanniques avant l'arrivée des Saxons. Quelques mots subsistent en anglais
moderne, comme crag (rocher) ou galore (en abondance), parfois dans des dialectes régionaux
et surtout dans des noms de lieux (London, Thames, Kent). On retrouve des racines celtes
comme bre et pen (colline), coombe ou combe (vallée), tor (rocher) (dans Torquay), don (rivière)
(dans Doncaster), etc.64.

Bien que l'anglais ait absorbé de nombreux mots d'origine étrangère, le cœur du lexique reste
anglo-saxon : les 100 premiers mots du Corpus d'anglais américain de l'université Brown,
assemblé dans les années 1960, sont anglo-saxons. Les mots les plus courants de la langue
anglaise (mots grammaticaux comme in, the, be, ou lexicaux comme father, love, name, etc.) sont
des mots d'origine anglo-saxonne65.

Notes et références

Notes

1. Le français anglo-normand est la forme insulaire du normand.

2. The World Language, The Economist, 31 décembre 1999 ; « David Crystal, a British expert,
estimates that some 350m people speak English as their first language. Maybe 250m-350m
do or can use it as a second language: in ex-colonial countries or in English-majority ones, like
30 m recent immigrants to the United States. And elsewhere? That is a bold guess: 100m-
1billion is Mr Crystal's, depending how you define “can”. Let us be bold: in all, 20-25 % of the
earth's 6 billion people can use English; not the English of England, let alone of Dr Johnson, but
English. That number is soaring as each year brings new pupils to school and carries off
monolingual oldies – and now as the Internet spreads » (« David Crystal, un spécialiste
britannique, estime que quelque 350 millions de personnes parlent l'anglais en tant que
première langue. Peut-être 250-350 millions l'emploient ou savent l'employer en tant que
deuxième langue : dans les anciennes colonies ou dans les pays majoritairement
anglophones, comme pour les 30 millions d'immigrants récents aux États-Unis. Et ailleurs ?
C'est là une estimation téméraire : « 100 millions à un milliard », estime M. Crystal, selon ce
qu'on entend par « savent ». Soyons téméraires : en tout, 20-25 % des 6 milliards d'habitants
de la Terre savent employer l'anglais, non pas l'anglais d'Angleterre, encore moins celui du
Dr Johnson, mais l'anglais. Ce chiffre s'accroît chaque année avec l'arrivée de nouveaux
élèves dans les écoles et le départ de la vieille génération de monolingues – et avec
désormais l'extension de l'Internet ».)

3. Cet impérialisme linguistique a ses apologistes, tel David Rothkopf, directeur général du
cabinet de conseil Kissinger Associates, qui écrivait, en 1997, dans Praise of Cultural
Imperialism (« Éloge de l'impérialisme culturel ») : « Il y va de l'intérêt économique et
politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce
soit l'anglais ; que, s'il s'oriente vers des normes communes en matière de
télécommunications, de sécurité et de qualité, ces normes soient américaines ; que, si ses
différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes
soient américains ; et que, si s'élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans
lesquelles les Américains se reconnaissent ».

4. Selon l'ONG environnementale WWF, si chacun avait le même mode de vie qu’un Américain
moyen, la population mondiale aurait besoin de cinq planètes pour vivre (voir Qu'est-ce que
l'empreinte écologique ? (http://www.panda.org/fr/wwf_action_themes/modes_de_vie_dura
ble/empreinte_ecologique/) [archive] sur le site du WWF), opinion relayée par le
gouvernement français, voir le paragraphe « Un premier geste pour la planète : consommer
moins ! » (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/article_imprim.php3?id_article=1331
1) [archive]. Se reporter à l'article empreinte écologique pour plus de détails

5. En allemand, par exemple, er arbeitete signifie aussi bien il travailla qu'il travaillait.

6. Le total de ces pourcentages n'atteint que 95,17 %.

Références

1. English, Ethnologue (23e édition, 2020

2. (en) « What are the top 200 most spoken languages? (https://www.ethnologue.com/guides/
ethnologue200) [archive] » [« Quelles sont les 200 langues les plus parlées dans le

monde ? »], sur Ethnologue.com (consulté le 4 août 2021).


3. « Hervé Lavenir de Buffon est secrétaire général du « Comité international pour le français,
langue européenne » (http://www.canalacademie.com/ida904-L-avenir-du-francais-en-Europ
e.html) [archive] », sur www.canalacademie.com (consulté le 27 mai 2010)

4. « La langue française : atout ou obstacle, Par Charles X. Durand (https://books.google.com/


books?id=Z0f4Y-975e0C&pg=PA438&dq=francophones+en+chiffres&hl=en&ei=6sctTOL6M
MGInQeL5sjeAw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=4&ved=0CDEQ6AEwAw#v=onep
age&q=francophones%20en%20chiffres&f=false) [archive] », sur books.google.com (consulté

le 3 juillet 2010)

5. Wiktionnaire a recensé plus de 3000 mots anglais provenant de l'ancien français ou du


français [1] (https://fr.wiktionary.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Mots_en_anglais_issus_d%E2%
80%99un_mot_en_ancien_fran%C3%A7ais) [archive] [2] (https://fr.wiktionary.org/wiki/Cat%
C3%A9gorie:Mots_en_anglais_issus_d%E2%80%99un_mot_en_fran%C3%A7ais) [archive]

6. En Catégorie Mots en anglais issus d'un mot en latin, Wiktionnaire en a recensé plus de 5600
[3] (https://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Mots_en_anglais_issus_d%
E2%80%99un_mot_en_latin&pagefrom=combust#mw-pages) [archive].

7. (Crystal).

8. (en) David Graddol, English Next: Why global English may mean the end of 'English as a
Foreign Language' (PDF), 2006, The British Council.

9. Yves Drothier et Linternaute.com, « Les langues les plus utilisées sur Internet (https://www.l
internaute.com/hightech/internet/1161116-les-chiffres-secrets-de-l-internet/1161120-langa
ges-utilises) [archive] », sur www.linternaute.com, 25 octobre 2010 (consulté le 27 mai 2025)

10. « British Accents and Dialects (https://www.bl.uk/british-accents-and-dialects) [archive] »,

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11. « Regional voices: An introduction to language variation across the UK (https://www.bl.uk/b


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12. Thomas Finkenstaedt, Dieter Wolff Studies in Dictionaries and the English Lexicon éditions
C. Winter année 1973 (ISBN 3-533-02253-6).

13. Joseph M. Williams Origins of the English Language. À Social and Linguistic History année
1986 (ISBN 0029344700)

14. Abram De Swaan, Words of the World : The Global Language System, chapitre 1.1. (https://w
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15. Maurice Pergnier, Les Anglicismes. Danger ou enrichissement pour la langue française ?,
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16. « Le rapport François Grin sur l'enseignement des langues étrangères comme politique
publique (http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/054000678/0000.pd
f) [archive] » [PDF], sur le site de la documentation française, septembre 2005 (consulté le
30 mars 2015).

17. Ibid., p. 61.

18. (en) « National Geographic (http://news.nationalgeographic.com/news/2004/02/0226_040


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19. Richard Marcoux, « Agora: La francophonie de demain (https://www.ledevoir.com/non-class


e/69236/agora-la-francophonie-de-demain) [archive] », Le Devoir, 24 novembre 2004.

20. Aperçu sur quelques espaces linguistiques dans le monde (http://www.francophonie.org/IM


G/pdf/espaces_linguistiques.pdf) [archive], Observatoire démographique et statistique de
l'espace francophone, p. 5 et suivantes.

21. Claude Truchot, Europe, l'enjeu linguistique, p. 129.

22. Conférence des recteurs des universités suisses (http://www.crus.ch/information-program


mes/etudier-en-suisse/inscription-admission/exigences-linguistiques.html?L=1) [archive].

23. [vidéo] « Les langues: un défi - 6. Les langues ... ça coûte! (https://www.youtube.com/watc
h?v=Z7IeoNi79wk) [archive] », DannirLsne, 20 août 2007, 10:23 min (consulté le 27 mai 2025)

24. « Claude Piron - communication, langues, espéranto (http://claudepiron.free.fr/articlesenfra


ncais/orban.htm) [archive] », sur claudepiron.free.fr (consulté le 27 mai 2025)

25. Discours rapporté par l'hebdomadaire français Marianne du 31 juillet 2000.

26. Henri Masson, Imité, mais jamais égalé (http://www.esperanto-sat.info/IMG/pdf/Imite2.pd


f) [archive].

27. Thomas Stephens (traduction de l'anglais : Bernard Léchot), La diversité culturelle impose
sa loi (http://www.swissinfo.ch/fre/culture/La_diversite_culturelle_impose_sa_loi.html?cid=
4800644) [archive], swissinfo.ch, 21 octobre 2005.

28. Voir les travaux du professeur britannique Robert Phillipson, notamment son livre Linguistic
imperialism (« impérialisme linguistique »), 1992, Oxford University Press.

29. Éric Denécé et Claude Revel, L'Autre Guerre des États-Unis, économie : les secrets d'une
machine de conquête, pages 159 à 172.

30. (en-US) Mary Norris, « The Curse of the Diaeresis », The New Yorker,‎26 avril 2012 (ISSN 0028-
792X (https://portal.issn.org/resource/issn/0028-792X), lire en ligne (https://www.newyorker.com/culture/cult
ure-desk/the-curse-of-the-diaeresis) [archive], consulté le 27 mai 2025)
31. Pour les réformateurs des xvie et xviie siècles voir surtout E. J. Dobson, English
Pronunciation 1500-1700, 2 ed., 2 vols., Oxford, Clarendon Press, 1968, et Fausto Cercignani,
Shakespeare's Works and Elizabethan Pronunciation, Oxford, Clarendon Press, 1981.

32. (en) « Benjamin Franklin's Phonetic Alphabet (http://www.omniglot.com/writing/franklin.ht


m) [archive] ».

33. Jean-Pierre Cléro (http://www.univ-rouen.fr/version-francaise/outils/m-clero-jean-pierre-67


2.kjsp) [archive].

34. Cléro et Laugier, Anglais, p. 87-99

35. Cléro et Laugier, La variété des modes de l'action, p. 87-88.

36. Cléro et Laugier, La variété des modes de l'action, p. 89.

37. Cléro et Laugier, Do, make, have, p. 89.

38. Cléro et Laugier, De l'opérateur ing, p. 90-92.

39. Henriette Walter, L'Aventure des Langues en Occident (ISBN 978-2-253-14000-9), p. 456-457.

40. (Crystal, p. 119).

41. (Crystal, p. 46).

42. (en) Geoffrey Nunberg (http://www.wehaitians.com/what%20we%20are%20fighting%20for.


html) [archive], New York Times, 24 mars 2003.

43. « L'incroyable histoire d'amour entre le français et l'anglais (https://www.lexpress.fr/culture/l


ivre/honni-soit-qui-mal-y-pense_804257.html) [archive] », sur L'Express, 28 février 2001
(consulté le 27 mai 2025)

44. (en) T. F. Hoad, English Etymology, Oxford University Press, 1986.

45. Albert Dauzat, Jean Dubois, Henri Mitterand, Nouveau dictionnaire étymologique et
historique, Librairie Larousse, 1971, p. 65.

46. Documentaire « Les Normands, une dynastie de conquérants » (https://www.youtube.com/


watch?NR=1&v=OKMVGpezd2E) [archive], première partie, diffusé sur la chaîne France 5.

47. Inscrire le mot souhaité dans la barre de recherche (http://www.etymonline.com/index.php?


allowed_in_frame=0&search=justice&searchmode=none) [archive].

48. « chief | Search Online Etymology Dictionary (https://www.etymonline.com/search?q=chie


f) [archive] », sur www.etymonline.com (consulté le 7 janvier 2022)

49. (en) « isle | Etymology, origin and meaning of isle by etymonline (https://www.etymonline.co
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50. (en) « forest | Etymology, origin and meaning of forest by etymonline (https://www.etymonli
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51. (en) « hospital | Etymology, origin and meaning of hospital by etymonline (https://www.etym
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Voir aussi

Bibliographie

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Traduction

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Jean-Paul Vinay et Jean Darbelnet, Stylistique comparée du français et de l'anglais, Paris, Didier,
1977, 331 p.

Articles connexes

Anglais américain

Liste des pays ayant l'anglais pour langue officielle

Liste Swadesh de l'anglais

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Globish
Grammaire anglaise
Conjugaison anglaise

Vrais amis en anglais

Anglicisme

Franglais

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Tests :
Test of English as a Foreign Language

London Tests of English

Test of English for International Communication

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(en) A Two-Page PDF Reference Guide of the 681 Most Common French/English Verbs (http://
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