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Éthique

Le cours d'éthique et de déontologie vise à sensibiliser les étudiants à la responsabilité envers l'environnement et le milieu professionnel. Il aborde les notions d'éthique, de morale et de déontologie, en définissant leurs différences et en soulignant l'importance des principes éthiques dans la prise de décision. Les étudiants apprendront à appliquer ces concepts dans leur vie sociale et professionnelle pour agir de manière responsable.

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Éthique

Le cours d'éthique et de déontologie vise à sensibiliser les étudiants à la responsabilité envers l'environnement et le milieu professionnel. Il aborde les notions d'éthique, de morale et de déontologie, en définissant leurs différences et en soulignant l'importance des principes éthiques dans la prise de décision. Les étudiants apprendront à appliquer ces concepts dans leur vie sociale et professionnelle pour agir de manière responsable.

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COURS D'ETHIQUE ET DEONTOLOGIE

Objectif général: Amener l'étudiant à appréhender le sens général de l'éthique et de la


déontologie professionnelle afin d'en user dans sa vie sociale et professionnelle

Objectif spécifique: Au terme de ce cours, l'étudiant sera en mesure de prendre conscience de la


grande responsabilité qu'il a vis-à-vis du nature environnemental et du milieu professionnel.

1. NOTIONS D'ETHIQUE ET DEONTOLOGIE

1.1 Introduction

Quatre termes reviennent régulièrement dans les discours sur l'action humaine: éthique, morale,
déontologie et droit. Entre l'éthique et la morale, les frontières sont floues au point qu'on se
demande s'il n'aurait pas été préférable de s'en tenir à un seul mot. Les mots << morale » et «
éthique » se rapportent à la sphère des valeurs et des principes moraux. Sont-ils synonymes?
Ont-ils des significations distinctes? Différentes écoles de pensée existent sur cette question.
Pour certains penseurs, « morale » et « éthique >> ont la même signification: le premier provient
d'un mot latin (<< mores ») et le second d'un mot grec (<< êthos») qui, tous les deux, signifient
<<< mœurs ».

1.2 Définitions

1.2.1 Morale

Au sens étymologique, le mot morale vient du latin "mores" (pluriel de mos), moeurs, conduite,
manière d'agir, genre de vie, habitude. Elle réfère à un ensemble de valeurs et de principes qui
permettent de différencier le bien du mal, le juste de l'injuste, l'acceptable de l'inacceptable, et
auxquels il faudrait se conformer. « La morale demande de redonner à chacun ce qui lui revient
de droit. À travers les époques et les cultures, des individus et des groupes ont défendu
différentes conceptions de ces principes et valeurs. Cus conceptions de la morale sont appelées
des morales». La Morale, c'est la science du bien et du mal, c'est une théorie de l'action humaine
reposant sur la notion de devoir avec pour but le bien.

1.2.2 Éthique
Le mot éthique vient du grec "ethikê, "science de ce qui a trait au comportement social ou moral,
puis "art de diriger la conduite".

Le dictionnaire Robert définit notamment, l'éthique comme étant : « Ensemble des valeurs, des
règles morales propres à un milieu, une culture, un groupe. » Le Larousse quant à lui définit
l'Éthique comme étant Ensemble de règles de conduite >>> <<< Qui concerne les principes de la
morale ».

L'éthique dans le cadre de ce cours est la science de la morale ou ensemble de principes moraux
qui sont à la base du comportement de quelqu'un. L'éthique d'un individu est ce qui sous-tend ses
comportements vis-à-vis d'autrui, ou vis-à-vis de son environnement L'éthique est une démarche
visant, face à un problème donné à adopter la meilleure solution en s'appuyant sur des valeurs
apprises, admises et intégrées et en tenant compte du contexte dans lequel le problème se pose.
Une démarche et non une science. Une démarche face à un problème pour adopter une solution,
Une démarche contextualisée et non uniformisée, Une démarche qui s'appuie sur des valeurs et
non sur la morale, Une démarche personnelle qui s'appuie sur des valeurs intégrées plus
qu'apprises (différence avec l'éducationnel) Alors l'éthique, n'est pas un ensemble de valeurs et
de principes en particulier. Il s'agit d'une réflexion argumentée en vue du bien agir. Elle propose
de s'interroger sur les valeurs morales et les principes moraux qui devraient orienter nos actions,
dans différentes situations, dans le but d'agir conformément à ceux-ci. La réflexion éthique peut
se faire à différents niveaux, certains plus fondamentaux et d'autres plus pratiques. Elle se divise
ainsi en différents champs.

Un code d'éthique définit ce qui est considéré comme étant une conduite acceptable et un
comportement correct. Ces valeurs sont généralement organisées en une série de principes de
base qui définissent les normes de comportement attendues des membres dans l'accomplissement
de leurs fonctions.

1.2.3 L'éthique professionnelle

Ensemble de principes et valeurs morales permettant de juger un acte (ou son absence) comme
acceptable ou non, dans le cadre des activités professionnelles. Il aide à prévenir des
comportements « mauvais » pour la profession ou l'entité et éventuellement les condamner.
Exemple: l'abus de pouvoir, la divulgation de secrets, le harcèlement...

[Link] Les principes fondamentaux de l'éthique professionnelle


Ses principes fondamentaux sont :

 Respecter l'intégrité:

 Faire preuve de professionnalisme;

 Respecter la diversité;

Se fondre dans le groupe avec des valeurs convenues et partagées Par rapport au métier:

- L'empathie;

- La conscience;

- La pertinence;

- La transparence;

- Le bien commun.

Par rapport au travail :

- Par rapport à soi;

- Par rapport aux autres;

- Par rapport à l'entreprise.

[Link] Les manquements à l'éthique professionnelle

- Harcèlement: psychologique, discriminatoire

- Abus de pouvoir;

- Indiscrétion:

- Manque de solidarité:

Abus du temps et des biens de l'employeur;

- Corruption.
1.2.4 Déontologie

Le mot « déontologie » (du grec deontos) désigne lui aussi des règles, devoirs et obligations. Il
est rarement synonyme d'éthique et de morale. Le plus souvent, il est utilisé pour traduire l'idée
de devoirs, d'obligations, de prescriptions concrètes par opposition à l'analyse et la réflexion. On
l'emploie principalement dans deux contextes différents le premier, d'ordre philosophique, pour
désigner une approche ou une théorie morale qui insiste sur le devoir, l'obligation (par exemple
chez Kant) par opposition à une morale centrée sur le bonheur, les valeurs ou sur la seule utilité,
le second contexte, plus commun, pour désigner les règles et devoirs propres à l'exercice d'une
profession ou au fonctionnement d'une entreprise. On parle alors communément de déontologie
professionnelle, déontologie médicale, déontologie des affaires. Dans cette foulée, l'expression
fréquente « code de déontologie » désigne un ensemble de règles que se donne une corporation
ou une entreprise pour régir les rapports de ses membres avec les autres et promouvoir sa propre
image à l'extérieur. Tout en comportant une part d'éthique, le mot s'éloigne alors de l'éthique
(l'exigence éthique personnelle) en ce qu'il renvoie à des valeurs et des règles, plus ou moins
restreintes, faisant largement consensus parmi les membres et approuvées par l'autorité
professionnelle. Il se rapproche du droit.

Le code de déontologie: Les obligations partagées par un groupe reflètent des valeurs ou des
principes jugés fondamentaux. On les consigne parfois dans un code de déontologie, aussi appelé
« morale professionnelle. Bien que la déontologie soit très présente dans divers milieux
professionnels, beaucoup de travailleurs ne sont pas encadrés par des codes.

Les codes, généralement fixés par les ordres professionnels, exercent deux fonctions principales:
protéger le public et préserver la réputation des travailleurs. Ces deux valeurs sont menacées lors
d'une infraction à un code.

1.2.5 Concept d'un <<< ORDRE >>>

Le mot Ordre a plusieurs significations selon le domaine étudié (religion, civil, professionnel,
société etc. Un Ordre professionnel est un groupement professionnel chargé de surveiller
l'éthique et la déontologie d'une profession (Ordre des médecins, Ordre des pharmaciens, Ordre
des avocats, Ordre des architectes...). Les caractéristiques fondamentales d'un « Ordre >>>

- Délégation de prérogatives de puissance publique à une personne de droit privé


- Ediction d'actes administratifs;

- Inscription au tableau;

Mesures disciplinaires;

- Notion d'intérêt public (sinon, pas d'ordre);

- Affiliation obligatoire des professionnels s'ils font usage du titre.

1. 3 La distinction entre éthique, morale et déontologie

1.3.1 Ethique VS Morale

Les mots << morale » et « éthique » se rapportent à la sphère des valeurs et des principes
moraux. Sont-ils synonymes? Ont-ils des significations distinctes ? Différentes écoles de pensée
existent sur cette question. Pour certains penseurs, morale » et « éthique » ont la même
signification: le premier provient du mot latin <mores » et le second du mot grec < êthos » qui,
tous les deux, signifient mœurs ». Pour d'autres, ces termes prennent des sens différents et ne
sont pas équivalents, La morale se réfère à un ensemble de valeurs et de principes qui permettent
de différencier le bien du mal, le juste de l'injuste, l'acceptable de l'inacceptable, et auxquels il
faudrait se conformer. « Ce que j'ai fait en dénonçant le harcèlement dont j'ai été témoin est
conforme à la morale. La morale demande de redonner à chacun ce qui lui revient de droit. »
L'éthique, quant à elle, n'est pas un ensemble de valeurs ni de principes en particulier. Il s'agit
d'une réflexion argumentée en vue du bien-agir. Elle propose de s'interroger sur les valeurs
morales et les principes moraux qui devraient orienter nos actions, dans différentes situations,
dans le but d'agir conformément à ceux-ci. L'éthique est une compétence professionnelle alors
que la morale définit des principes ou des lois générales. L'éthique est une disposition
individuelle à agir selon les vertus, afin de rechercher la bonne décision dans une situation
donnée, de ce fait, elle admet la discussion, l'argumentation et voire même les paradoxes. La
morale n'intègre pas les contraintes de la situation, elle n'admet pas la nuance et s'impose à tous.
Les mots << éthique » et « morale >>> renvoient à une dimension importante des actions
humaines, visibles dans des situations de la vie courante. Par exemple, on est souvent confrontés
à des problèmes moraux ou éthiques: << Ma collègue et amie commet souvent de petits vols
dans la réserve des fournitures de bureau. Devrais-je la dénoncer? » « Devrais-je donner de la
monnaie à ce mendiant ou non? » Dans ce genre de situation, on se pose des questions comme:
Que dois-je faire pour bien agir et pour éviter de mal agir? Quelle est la bonne action à poser?
Entendu, toutes les questions à propos des actions ne sont pas morales ou éthiques. Par exemple,
je peux me demander quel est le meilleur trajet d'autobus pour me rendre rapidement à mon
rendez-vous, ou quel repas commander sur le menu du restaurant. Ces problèmes sont
simplement pratiques. Pour qu'un problème soit moral ou éthique, il doit mettre en jeu des idéaux
qui donnent du sens à notre vie ou des règles qu'on se sent obligé de respecter. « Il serait injuste
envers mon employeur que je ne dénonce pas ma collègue; par contre, ma collègue est aussi mon
amie et je ne veux pas lui être déloyale. De plus, il ne faut pas faire aux autres ce qu'on ne
voudrait pas qu'ils nous fassent. » « Je devrais faire preuve de générosité et donner de la monnaie
à ce mendiant; mais d'un autre côté, ce n'est pas ma responsabilité de subvenir à ses besoins.
Chacun est responsable de lui-même! >> La justice, la loyauté, la générosité et la responsabilité
individuelle sont des idéaux supérieurs auxquels on croit important d'obéir: ce sont des valeurs
morales. De même, « ne pas faire aux autres ce qu'on ne veut pas qu'ils nous fassent >> est une
règle que plusieurs trouvent fondamentale. C'est pour eux un principe moral. En général, un
principe moral découle d'une ou de plusieurs valeurs morales. Ces valeurs et principes sont aussi
au cœur des jugements moraux qu'on porte. En résumé, quand on parle de morale et d'éthique, on
touche à la sphère des valeurs et des principes moraux. La morale trace les contours de l'interdit,
du prescrit et du permis. L'éthique, quant à elle, désigne le registre de l'intention personnelle et
de l'interprétation des règles.

1.3.2 Ethique VS Déontologie

Il existe une distinction entre la déontologie et l'éthique, qui, bien qu'ayant principalement la
même fonction, soient toutes deux les règles, les conduites des gens, s'y prennent toutefois
différemment. La première (déontologie), de nature légale, se présente sous la forme de
réglements et de directives régissant, par exemple, les comportements des membres d'une
profession. Les règles de la déontologie s'appliquent de manière identique à tous les membres du
groupe, dans les situations pratiques. Une autorité est chargée de les faire respecte et d'imposer
des sanctions en cas de dérogation.

La deuxième (éthique), plus réflexive, invite à un effort d'analyse prenant en compte les
particularités de chacune des situations (contexte, partenaires, ressources) afin de déterminer les
meilleures manières d'agir (incluant la non-action).

Il n'est pas nécessaire, pour se conformer à la déontologie, de réfléchir aux valeurs qui la sous-
tendent ni même de partager ces valeurs.

L'éthique, au contraire, invite le professionnel à réfléchir sur les valeurs qui motivent son action
et à choisir, sur cette base, la conduite la plus appropriée.

Cette différence en entraîne plusieurs autres.


La source de la contrainte:

L'action fondée sur les valeurs est généralement conforme aux lois et à la déontologie, mais elle
est décidée par l'individu plutôt qu'imposée par une autorité extérieure.

La réflexion éthique fait appel à l'autonomie, au jugement et au sens des responsabilités. Quand
un ingénieur décide, sur la seule base de ses valeurs, de refuser une signature de complaisance,
rien ne l'y oblige sauf lui-même. La même décision, cependant, peut être dictée par une
disposition du Code de déontologie des ingénieurs. Il est fréquent que l'on obéisse aux règles
parce qu'elles émanent d'une autorité, parce que l'on craint une sanction ou simplement par
habitude.

La manière dont l'action appropriée est définie

La déontologie est assez précise quant à ce que le professionnel doit faire ou éviter dans les
situations courantes de la pratique. Dès qu'une seule règle claire s'applique à une situation, la
conduite à suivre est fixée d'avance. Toutefois, lorsque deux règles ou plus s'appliquent à la
même situation, il peut être plus difficile de savoir quelle conduite adopter.

L'éthique ne définit pas d'avance la conduite appropriée, mais elle propose une méthode réflexive
pour la trouver, notamment dans les conflits de valeurs ou quand une action permise par les
règles parait malgré tout discutable du point de vue de l'idéal de pratique.

L'ouverture à d'autres points de vue sur les valeurs

La déontologie distingue les obligations du professionnel envers le public, le client et la


profession. Elle reconnaît donc qu'il existe plusieurs points de vue sur les valeurs. La clarté exige
pourtant que chacune de ces règles privilégie un seul point de vue, l'ensemble des règles
demeurant guidé par l'idéal de pratique d'un seul groupe professionnel.
La réflexion éthique, de son côté, est ouverte aux points de vue de toute personne ou tout groupe
dont les valeurs ou les intérêts sont touchés par une décision. Elle aide à résoudre les situations
où les obligations du professionnel envers son client et envers le public sont difficilement
conciliables, de même que les situations où les valeurs du groupe professionnel entrent en conflit
avec d'autres valeurs ou intérêts dignes de considération.

La responsabilité par rapport aux conséquences

Du point de vue déontologique, c'est la conformité de l'action à la règle qui est importante. Les
conséquences de l'action ne font l'objet d'aucune réflexion ou décision particulière. Du point de
vue éthique, au contraire, le professionnel est responsable des conséquences de son action et le
demeure même quand il choisit de se conformer à la règle. Il doit chercher à minimiser les effets
négatifs de sa décision et être prêt à la justifier, en expliquant ses raisons d'agir, devant toutes les
personnes concernées.

Reprenons l'exemple de la signature de complaisance. Un ingénieur peut la refuser en disant


simplement qu'il est obligé d'obéir aux règles de son ordre professionnel. L'éthique lui demande
davantage: assumer personnellement ce refus, être capable de le justifier sur le plan des valeurs,
reconnaitre l'impact négatif de son choix et proposer, dans la mesure du possible, une façon d'y
remédier.

Ces différences, il est facile de le constater, font de l'éthique et de la déontologie des ressources
complémentaires; chacune a des forces qui compensent les limites de l'autre.

Ainsi donc, « L'éthique donne des principes directeurs, la règle déontologique leur donne un
contenu concret >> Bref, généralement on assure le respect des normes éthiques par le biais des
normes déontologiques.

1.3.3 Professionnalisme VS Ethique VS Déontologie


Le professionnalisme ici doit être entendu comme l'adéquation de l'agent et du respect des
principes et règles de la déontologie en vue de la performance, de l'excellence dans la gestion et
dans le fonctionnement régulier d'un service, d'une entité donnée. En effet, la connexité de
l'éthique et du professionnalisme veut dire que l'employé doit constamment poursuivre la
réalisation de l'éthique dans sa pratique professionnelle quotidienne. Il doit lutter constamment
contre les déviations déontologiques.

Etre professionnel c'est:

Respecter ses clients/administrés/employés;

Respecter ses collaborateurs et travailler dans la même direction;

Peser ses propos et savoir se remettre en question à tout moment; Rester à l'écoute;

Respecter les délais;

Respecter les procédures et savoir les utiliser:

Savoir fédérer et communiquer;

- Faire preuve d'expertise et à la fois d'ouverture d'esprit

Respecter les compétences.


II/ CHARTE DE L'ETHIQUE ET DE LA DEONTOLOGIE
UNIVERSITAIRE

II.1 Principes fondamentaux de la charte d'éthique et de déontologie universitaires

II.1.1 Intégrité et honnêteté

La quête de la probité et de l'honnêteté signifie le refus de la corruption sous toutes ses formes.
Cette quête doit commencer par soi avant d'être étendue aux autres. Le développement de
l'éthique et de la déontologie doit ainsi refléter des pratiques exemplaires.

II.1.2 Liberté académique

Les activités universitaires d'enseignement et de recherche ne peuvent se concevoir sans la


liberté académique qui en est le fondement. Cette dernière garantit, dans le respect d'autrui et en
toute conscience professionnelle, l'expression d'opinions critiques sans risque de censure ni
contrainte.

II.1.3 La responsabilité et la compétence

Les notions de responsabilité et de compétence sont complémentaires. Elles se développent grâce


à une gestion démocratique et éthique de l'institution universitaire. Cette dernière garanţit un bon
équilibre entre le besoin d'une administration efficace et celui d'encourager la participation des
membres de la communauté universitaire en associant l'ensemble des acteurs de l'université au
processus de prise de décision. Cependant, les questions scientifiques restent du ressort exclusif
des enseignants-chercheurs.

II.1.4 Respect mutuel

Le respect de l'autre se fonde sur le respect de soi. Tous les membres de la communauté
universitaire doivent s'interdire toute forme de violence symbolique, physique ou verbale. Ils
doivent être traités avec respect et équité et s'engager à se comporter de la même façon, quel que
soit le niveau hiérarchique des partenaires.
II.1.5 Exigence de vérité scientifique, d'objectivité et esprit critique

La quête et la possibilité de l'interrogation des savoirs que l'Université transmet et produit ont
pour principes fondamentaux la recherche de la vérité scientifique et l'esprit critique. L'exigence
de vérité scientifique oblige à la compétence, à l'observation critique des faits, à
l'expérimentation, à la confrontation des points de vue, à la pertinence des sources et à la rigueur
intellectuelle. La recherche scientifique doit être fondée sur la probité académique.

II.1.6 Equité

'objectivité et l'impartialité sont les exigences essentielles lors des évaluations, des promotions,
des recrutements et des nominations.

11.2 Droits et obligations

II.2.1 Droits et obligations de l'étudiant

L'étudiant doit disposer de toutes les conditions possibles pour évoluer harmonieusement au sein
des établissements d'enseignement supérieur. Il a de ce fait des droits qui ne prennent leur sens
que s'ils sont accompagnés d'une responsabilité qui se traduit par des devoirs.

[Link] Les droits de l'étudiant

- L'étudiant a droit à un enseignement et à une formation à la recherche de qualité. Pour ce faire,


il a droit à un encadrement de qualité qui utilise des méthodes pédagogiques modernes et
adaptées. L'étudiant a droit au respect et à la dignité de la part des membres de la communauté
universitaire;

- L'étudiant ne doit subir aucune discrimination liée au genre ou à toute autre particularité.

- L'étudiant a droit à la liberté d'expression et d'opinion dans le respect des règles régissant les
institutions universitaires;

- Le programme du cours doit lui être remis dès le début de l'année;

- Les supports de cours (références d'ouvrages et polycopies...) doivent être mis à sa disposition;

- L'étudiant a droit à une évaluation juste, équitable et impartiale;


- La remise des notes, accompagnée du corrigé et du barème de l'épreuve et, au besoin, la
consultation de copie, doivent se faire dans des délais raisonnables n'excédant pas ceux fixés par
les comités pédagogiques;

L'étudiant a le droit de présenter un recours s'il s'estime lésé dans la correction d'une épreuve.
L'étudiant en post-graduation a droit à un encadrement de qualité ainsi qu'à des mesures de
soutien pour sa recherche;

- L'étudiant a droit à la sécurité, à l'hygiène et à la prévention sanitaire nécessaires aussi bien


dans les universités que dans les résidences universitaires

- L'étudiant a droit aux informations concernant la structure d'enseignement supérieur à laquelle


il appartient, notamment son règlement intérieur. L'étudiant a accès à la bibliothèque, au centre
de ressources informatiques et à tous les moyens matériels nécessaires à une formation de
qualité;

- L'étudiant élit ses représentants aux comités pédagogiques sans entrave ni pression.

--L'étudiant peut créer, conformément à la législation en vigueur, des associations estudiantines à


caractère scientifique, artistique, culturel et sportif. Ces associations ne doivent pas s'immiscer
dans la gestion administrative des institutions universitaires en dehors du cadre fixé par la
réglementation en vigueur.

II.2.1.2 Les devoirs de l'étudiant

- L'étudiant doit respecter la réglementation en vigueur;

- L'étudiant doit respecter la dignité et l'intégrité des membres de la communauté universitaire:

- L'étudiant doit respecter le droit des membres de la communauté universitaire à la libre


expression:
- L'étudiant doit respecter les résultats des jurys de délibération;

- L'étudiant est dans l'obligation de fournir des informations exactes et précises lors de son
inscription, et de s'acquitter de ses obligations administratives envers l'établissement;

- L'étudiant doit faire preuve de civisme et de bonnes manières dans l'ensemble de ses
comportements:

- L'étudiant ne doit jamais frauder ou recourir au plagiat;

- L'étudiant doit préserver les locaux et les matériels mis à sa disposition et respecter les règles
de sécurité et d'hygiène dans tout l'établissement.

L'étudiant est dûment informé des fautes qui lui sont reprochées. Les sanctions qu'il encourt sont
prévues par la réglementation en vigueur et le règlement intérieur de l'établissement
d'enseignement supérieur. Elles sont du ressort du conseil de discipline et peuvent aller jusqu'à
l'exclusion définitive de l'établissement.

11.2.2 Les droits et obligations de l'enseignant-chercheur

L'enseignant-chercheur a un rôle moteur à jouer dans la formation des cadres de la nation et dans
la participation au développement socio-économique du pays par la recherche. L'Etat, en lui
permettant d'assumer ses missions, doit le mettre à l'abri du besoin. La sécurité de l'emploi pour
l'enseignant chercheur est garantie par l'Etat à travers les établissements publics d'enseignement
supérieur.

[Link] Les droits de l'enseignant- chercheur

Les établissements d'enseignement supérieur doivent garantir l'accès à la profession d'enseignant


chercheur sur la seule base des qualifications universitaires et de l'expérience requises. Ils
doivent prendre toutes les dispositions à même de garantir à l'enseignant-chercheur le droit
d'enseigner à l'abri de toute ingérence, dès lors qu'il respecte les principes de l'éthique et de la
déontologie;
- Toutes les questions concernant la définition et l'administration des programmes
d'enseignement, de recherche, d'activités péri-universitaires, ainsi que d'allocation de ressources
doivent, dans le cadre de la réglementation en vigueur, reposer sur des mécanismes transparents;

Lorsque l'enseignant-chercheur est appelé à exercer des fonctions administratives, il doit


répondre aux exigences de respect et d'efficacité: - L'évaluation et l'appréciation du travail de
l'enseignant-chercheur font partie intégrante du processus d'enseignement et de recherche.
L'évaluation doit porter uniquement sur les critères académiques d'appréciation des activités
d'enseignement et de recherche et des autres activités professionnelles en relation avec
l'université:

Enseignant-chercheur bénéficie de conditions de travail adéquates ainsi que des moyens


pédagogiques et scientifiques nécessaires qui lui permettent de se consacrer pleinement à ses
tâches, et de disposer du temps nécessaire pour bénéficier d'une formation permanente et d'un
recyclage périodique de ses connaissances. Le traitement octroyé doit être à la mesure de
l'importance que cette fonction, et par conséquent celui qui l'exerce, revêt dans la société pour la
formation de l'élite, tout autant qu'à l'importance des responsabilités de toute nature qui
incombent à l'enseignant-chercheur, dès son entrée en fonction.

[Link] Les obligations de l'enseignant-chercheur

- L'enseignant-chercheur doit être une référence en termes de compétence, de moralité,


d'intégrité et de tolérance. Il doit donner une image digne de l'université;

-L'enseignant-chercheur est, au même titre que les autres membres de la communauté


universitaire, également responsable du respect des principes 'éthique et de déontologie
universitaires énoncés ci-dessus. Il doit, dans l'exercice de ses fonctions, agir avec soin,
diligence, compétence, intégrité, indépendance, loyauté et bonne foi au mieux des intérêts de
l'institution universitaire;

- En cas de faute professionnelle de l'enseignant-chercheur et de comparution devant les


instances disciplinaires habilitées; celles-ci peuvent, selon le degré de gravité de la faute, et dans
le respect des procédures disciplinaires prévue par la réglementation en vigueur, proposer des
sanctions pouvant aller jusqu'à sa déchéance de la qualité d'enseignant universitaire. La
responsabilité principale de l'enseignant chercheur est d'assurer pleinement ses fonctions
universitaires d'enseignant-chercheur. A cet effet, il doit:
- S'efforcer de se conformer à des normes aussi élevées que possible dans son activité
professionnelle;

- Veiller au respect de la confidentialité du contenu des délibérations et débats tenus au sein des
différentes instances dans lesquelles il siège:

- Faire preuve de conscience professionnelle dans l'accomplissement de ses taches: - Contribuer


à la dynamisation de la fonction d'évaluation des activités pédagogiques et scientifiques à tous
les niveaux;

Consacrer le principe de transparence et celui du droit de recours;

- Ne pas abuser du pouvoir que lui confère sa profession:

- S'abstenir d'utiliser son statut d'universitaire et d'engager la responsabilité de l'université à des


fins purement personnelles;

- Gérer honnêtement tous les fonds qui lui sont confiés dans le cadre de l’université, d'activités
de recherche ou de toute autre activité professionnelle:

- Préserver sa liberté d'action en tant qu'universitaire;

- Faire preuve de disponibilité pour accomplir les tâches de sa fonction et être présent au sein des
établissements d'enseignement supérieur pour l'exécution de celles-ci:

- Agir en professionnel de l'éducation en se tenant au courant des innovations, en veillant à


l'actualisation constante de l'état de ses connaissances et de ses méthodes d'enseignement et de
formation, en pratiquant son auto-évaluation, en faisant preuve de sens critique et d'autonomie, et
en sachant prendre ses responsabilités;

- Mener l'enseignement et la recherche en conformité avec les normes éthiques et


professionnelles universelles, loin de toute forme de propagande et d'endoctrinement;

- L'enseignant-chercheur est ainsi tenu de dispenser un enseignement aussi efficace que le


permettent les moyens mis à sa disposition par les établissements d'enseignement supérieur, dans
un esprit de justice et d'équité vis-à-vis de tous les étudiants sans distinction aucune, en
encourageant le libre échange des idées, et en se tenant à leur disposition pour les accompagner;
- Se garder de toute forme de discrimination en rapport avec le genre, la nationalité,
l'appartenance ethnique, le statut social, la religion, les opinions politiques, le handicap et la
maladie;

- Exposer clairement les objectifs pédagogiques de ses enseignements, et respecter les règles
pédagogiques de la progression (périodicité, durée, barème de notation, consultation des copies
et réception des étudiants avant validation définitive des notes);

- Avoir une appréciation la plus objective possible des performances des étudiants:

- Orienter ses activités d'expertise et de conseil vers des travaux susceptibles d'enrichir ses
enseignements, de contribuer à l'avancement de ses recherches, ou de participer à son
rayonnement en tant qu'universitaire:

- Fonder ses travaux de recherche sur une quête sincère du savoir, avec tout le respect dû au
principe de la preuve et à l'impartialité du raisonnement;

- Respecter le travail d'érudition de ses collègues universitaires et les travaux des étudiants et en
créditer les auteurs. Aussi, le plagiat constitue une faute majeure et inexcusable pouvant conduire
à l'exclusion:

- Contribuer au respect des libertés académiques des autres membres de la communauté


universitaire et accepter la confrontation loyale des points de vue différents:

- Faire preuve d'équité et d'impartialité dans l'évaluation professionnelle ou académique de ses


collègues.

II.2.3 Les droits et obligations du personnel administratif et technique

L'enseignant-chercheur et l'étudiant ne sont pas les seuls acteurs de l'Université. Ils sont
étroitement associés au personnel administratif et technique des établissements qui, tout comme
eux, a des droits qu'accompagnent des obligations.

[Link] Les droits du personnel administratif et technique

Le personnel administratif et technique doit être traité avec respect, considération, et équité au
même titre que l'ensemble des acteurs de l'enseignement supérieur. Le personnel administratif et
technique a droit, lors des examens de recrutement, de l'évaluation, de nominations et de
promotion, à un traitement objectif et impartial. Le personnel administratif et technique ne doit
subir aucun harcèlement ni aucune discrimination dans l'évolution de sa carrière. Le personnel
administratif et technique bénéficie de conditions adéquates qui lui permettent d'accomplir au
mieux sa mission et, à ce titre, il bénéficie des dispositifs de formation continue et d'amélioration
constante de ses qualifications.

II.2.3.1 Les obligations du personnel administratif et technique

II.[Link] La compétence

Le personnel administratif et technique s'acquitte de ses tâches avec professionnalisme. Il est


responsable de ses décisions et de ses actes ainsi que de l'utilisation judicieuse des ressources et
de l'information mises à sa disposition.

II.[Link] L'impartialité

Le personnel administratif et technique fait preuve de neutralité et d'objectivité. Il prend ses


décisions dans le respect des règles en vigueur, et en accordant à tous un traitement équitable. Il
remplit ses fonctions sans considérations partisanes et évite toute forme de discrimination.

II.[Link] L'intégrité

Le personnel administratif et technique se conduit d'une manière juste et honnête. Il évite de se


mettre dans une situation où il se rendrait redevable à quiconque pourrait l'influencer indûment
dans l'exercice de ses fonctions.

II.[Link] Le respect

Le personnel administratif et technique fait preuve de courtoisie, d'écoute et de discrétion.

II.[Link] La confidentialité

Les dossiers administratifs, techniques, pédagogiques et scientifiques doivent être soumis à


l'obligation de confidentialité.

[Link].6 La transparence

Le personnel accomplit ses fonctions et les différents actes qui en découlent d'une façon qui
permette la bonne circulation de l'information utile aux membres de la communauté
universitaire, la vérification des bonnes pratiques professionnelles et leur traçabilité.
II.[Link] La performance

En pratique, l'obligation de traiter l'enseignant et l'étudiant avec égards signifie que le personnel
administratif et technique adopte un comportement poli et courtois dans ses relations avec eux.
Quant à l'obligation de diligence, elle requiert notamment que le personnel administratif et
technique s'empresse de traiter les dossiers qui lui sont confiés et qui concernent directement
aussi bien l'enseignant que l'étudiant. Le personnel administratif et technique est enfin tenu de
donner à ces derniers toute l'information qu'ils demandent et qu'ils sont en droit d'obtenir.

Parfois les gens utilisent le mot « respect » pour vouloir dire: 'Respecte-moi en tant que
personne' et parfois ils utilisent le mot 'Respect pour vouloir dire: <<< Respecte-moi car je suis
l'autorité. » "Le respect n'est pas une faiblesse. Mais la preuve d'une bonne éducation" On est
tous différents. Tous uniques. Personne ne se ressemble. Mais on est tous égaux. « Respecter les
autres, c'est se faire respecter >>. "Le respect n'est pas à sens unique"

III/ETHIQUE ET DEONTOLOGIE DANS LE MONDE DU


TRAVAIL

III.1 Confidentialité juridique en entreprise

III.1.1 Obligation législative

Les règles régissant la confidentialité sont consignées aux articles de la loi. Elles concernent tous
les administrateurs, membres de comités et dirigeants des entreprises.

Devoir de garder le secret sur les renseignements Interdiction d'utiliser les renseignements
confidentiels à son propre profit ou avantage Devoir spécifique de confidentialité sur les
opérations des sociétaires:

- Exceptions: quand les renseignements peuvent être divulgués.


III.1.2 Saines pratiques

De saines pratiques commerciales et financières exigent que chacun garde le secret le plus absolu
sur toutes les opérations de l'établissement et des sociétaires, sauf exceptions prévues par la Loi,
les règlements administratifs applicables ou d'autres textes. Outre les règles prévues par la Loi,
les documents suivants donnent des directives sur l'utilisation de renseignements confidentiels.

III.1.3 Ententes de confidentialité

Avant d'assumer des fonctions donnant accès aux dossiers des sociétaires, les administrateurs, les
membres de comités et les membres du personnel doivent être priés de signer une entente de
confidentialité. Il s'agit d'un engagement écrit à garder le secret le plus absolu sur les questions
confidentielles.

III.1.4 Protection des dossiers

Chaque entreprise doit mettre en place certains contrôles administratifs et matériels permettant
de protéger les dossiers contre l'accès ou la divulgation non autorisés, les dégâts matériels ou la
destruction. Les contrôles instaurés doivent être proportionnels à la confidentialité des dossiers et
permettre, au minimum: du public; de surveiller, pendant les heures de bureau, l'endroit où les
dossiers sont entreposés, afin d'empêcher les personnes non autorisées de pénétrer dans ce
secteur ou d'accéder aux documents. de tenir les dossiers hors de la vue

III.1.5 Conduite des employés

Le directeur général de chaque entreprise doit s'assurer que les membres du personnel relevant de
son autorité sont conscients de leur devoir de confidentialité. Les employés doivent savoir ce
qu'ils sont tenus de faire pour protéger les renseignements personnels, vérifier si ceux-ci sont
exacts, utiles et complets, et éviter toute divulgation non autorisée, soit verbalement, soit par
écrit.

III.1.6 Violations de la confidentialité

Les pratiques suivantes sont des violations de la confidentialité et elles doivent être évitées
- Fournir (vendre, prêter ou rendre disponibles d'une autre manière) des copies du registre ou de
la liste de distribution des sociétaires aux personnes non autorisées;

pas droit ces - Discuter de façon inconsidérée des opérations effectuées par un sociétaire ou des
activités de la caisse (c.-à-d. faire des commérages) avec des personnes qui n'ont informations;

- Choisir des endroits inappropriés, tels que des lieux publics (restaurants ou ascenseurs) pour
réunir le conseil ou les comités ou s'entretenir avec les employés de questions confidentielles;

Envoyer par la poste des renseignements confidentiels à l'adresse professionnelle des


destinataires quand on n'est pas sûr qu'ils leur seront remis directement;

- Examiner des renseignements confidentiels de telle manière que l'on risque, par négligence,
absence de supervision ou imprudence, de les divulguer à des personnes non autorisées (par ex.
en les lisant dans un lieu public ou en les laissant traîner);

Demander à des bénévoles de participer aux tâches administratives sans leur avoir exposé au
préalable les règles de confidentialité.

III.1.7 Dérogations aux règles de confidentialité

Les personnes ayant le droit d'obtenir des renseignements confidentiels de l'entreprise sont citées
dans le code de déontologie de l'entreprise.

III.2 Fidélité à l'entreprise

La loi définit l'obligation de fidélité comme l'obligation pour le travailleur de sauvegarder


fidèlement les intérêts légitimes de l'employeur. L'obligation de fidélité est avant tout une
obligation de ne pas faire. Le travailleur doit donc, sommairement, éviter tout acte pouvant
entraîner un dommage économique pour l'employeur.

III.2.1 Les différentes obligations de fidélité

III.2.1.1 Obligation générale de fidélité


Le travailleur se rend coupable d'une violation de l'obligation de fidélité dans les cas suivants:

comportement illicite ou immoral vis-à-vis de l'employeur;

agitation aux fins de perturber la paix dans l'entreprise;

souillure de la réputation de l'entreprise:

détournement de clients et de fournisseurs:

- utilisation des installations de l'entreprise à des fins privées.

III.2.1.2 Traitement avec soin des instruments de travail

Le travailleur est, tenu de traiter avec soin le matériel, les machines, les installations techniques,
les véhicules etc.

III.2.1.3 Secrets de fabrication et d'affaires

Le travailleur ne doit, au cours du rapport de travail, pas utiliser ni révéler à des tiers des faits
destinés à rester confidentiels dont il a pris connaissance au service de l'employeur. Sont
considérés comme confidentiels tous les faits qui ne sont pas notoires, non généralement
accessibles au public et qui sont d'un intérêt confidentiel pour l'employeur. Le travailleur est tenu
de garder le secret même après la fin du contrat. Cette obligation n'existe qu'en tant que l'exige la
sauvegarde des intérêts légitimes de l'employeur.

III.2.1.4 Travail clandestin

Au cours de la durée du contrat de travail, le travailleur n'est pas en droit d'effectuer des travaux
rémunérés pour un tiers si ce travail constitue une activité concurrentielle pour l'employeur. Il lui
est également interdit de travailler à son compte ou de travailler gratuitement.

III.2.1.5 Obligation de rendre compte et de remise

Le travailleur doit remettre à l'employeur tout ce qu'il reçoit des tiers pour lui dans l'exercice de
son activité contractuelle. Il doit l'informer sur tous ce qu'il a reçus et doit remettre
immédiatement tout ce qu'il produit par son activité contractuelle.

III.2.1.6 Sanctions
Si le travailleur se rend coupable d'une violation de son obligation de fidélité, il sanctions est

Passible de différentes résiliation (sans préavis uniquement en cas de violation grave):

responsabilité (uniquement en cas de faute):

- obligation d'exécuter par l'intermédiaire d'une action en justice.

III.3 Responsabilité au sein de l'entreprise

La Responsabilité au sein de l'entreprise peut se traduire sous forme des devoirs qui peuvent être
- l'obligation générale de travail, comprend l'obligation de travail personnel, séparés en trois
catégories l'obligation d'accomplir des heures supplémentaires ou du travail supplémentaire (sous
certaines conditions) et l'obligation d'appliquer ordres et indications; : et L'obligation de fournir
un travail soigné, de sauvegarder les intérêts de l'employeur et l'obligation de rendre compte et
de restituer font partie de la deuxième catégorie (devoir de fidélité - Les obligations
contractuelles individuelles quant à elles sont très diverses. Elles de diligence); comprennent par
exemple le devoir de signaler des activités accessoires, le devoir de cession d'inventions ou de
découvertes ou encore le devoir de formation continue.

III.4 Conflits d'intérêt

Un << conflit d'intérêts » existe lorsque les intérêts personnels d'un individu interferent ou
paraissent interférer, d'une manière ou d'une autre, avec les intérêts de l'Entreprise. Une situation
conflictuelle peut exister lorsqu'une personne entreprend des actions ou possède des intérêts qui
peuvent rendre difficile l'objectivité et l'efficacité de son travail pour l'Entreprise. Des conflits
d'intérêts peuvent également exister lorsqu'un Collaborateur ou un des membres de sa famille,
obtient des avantages personnels illicites suite à sa position dans l'Entreprise. Aucun
Collaborateur ne doit accepter de tels avantages de la part de l'Entreprise qui n'ont pas été en
bonne et due forme approuvés et autorisés conformément à la politique et à la procédure de
l'Entreprise, notamment tout prêt ou caution de dettes personnelles. Les Collaborateurs sont
tenus de promouvoir au mieux de leurs capacités les intérêts commerciaux d'entreprise. Aucun
Collaborateur ne peut avoir un intérêt personnel, commercial ou financier qui soit incompatible à
la fidélité et à la responsabilité dues à l'Entreprise. Les règles sur le conflit d'intérêts sont établies
dans la Loi. Le code de déontologie doit reconnaître ces règles et comprendre également des
politiques de protection contre leur violation.

contre la III.5 Intégrité (corruption dans le travail, ses formes, ses conséquences, modes de
corruption) La corruption est un phénomène international, il ne se limite pas aux pays en lutte et
sanctions développement. Même les pays développés ont vécu de fameux scandales. Mais, ce qui
a laissé la littérature économique se concentrer sur le cas des pays en développement c'est
l'ampleur que la corruption a prise dans la vie quotidienne.

III.5.1 Corruption dans le travail

La corruption est un comportement pénalement répréhensible par lequel une personne (le
corrompu) sollicite, agrée ou accepte un don, une offre ou une promesse, des présents ou des
avantages quelconques en vue d'accomplir, de retarder ou d'omettre d'accomplir un acte entrant
d'une façon directe ou indirecte dans le cadre de ses fonctions.

L'infraction a une double portée puisqu'elle recouvre l'existence d'un corrompu et d'un
corrupteur. Le Code pénal distingue ainsi la corruption active, qui est le fait du corrupteur, et la
corruption passive, qui est le fait du corrompu. Les fonctions du corrompu peuvent être aussi
bien publiques que privées mais leur caractère public va entraîner une peine plus lourde que celle
prévue pour la corruption privée.

III.5.2 Les formes de la Corruption

La corruption peut prendre des formes et des types variés.:

- La corruption active: La corruption active est commise par une personne faisant des offres,
promesses, ou accordant des avantages indus à une autre personne pour que cette dernière
commette un acte malhonnête ou illégal, en relation avec sa fonction;

- La corruption passive: A l'inverse, une personne commet un acte de corruption passive en


sollicitant, recevant ou acceptant la promesse d'un avantage indu pour agir d'une certaine façon
(c'est-à-dire faire quelque chose, s'abstenir de faire quelque chose, ou encore influencer une
décision). La corruption passive est dès lors un abus de pouvoir dans le but d'obtenir un gain
personnel. Les formes les plus répandues de corruption sont :

- Pots-de-vin et commissions occultes (ainsi que paiements de facilitation, cadeaux et frais de


représentation, recours à des intermédiaires);

- Conflit d'intérêt;

- Fraude:

Prélèvements illicites;

- Courtage en information illégal;

Criminalité organisée;
Blanchiment d'argent.

III.5.3 Les conséquences de la Corruption

La corruption se traduit par un accord (le « pacte de corruption ») entre le corrompu et le


corrupteur. L'existence même de cet accord est constitutive de l'infraction sans qu'il soit
nécessaire de s'attacher à ses effets. On peut résumer les conséquences de la corruption on:

- Risques de réputation: La réputation d'une entreprise est devenue un enjeu majeur et participe à
sa valorisation, notamment boursière lorsqu'elle est cotée;

- Risques économiques: Le risque économique émerge quand l'entreprise a, par exemple, décidé
d'user de corruption dans ses affaires en cherchant à réaliser des bénéfices. L'acte de corruption
peut donner ou non les résultats attendus;

- Risques financiers: la corruption a un coût et donc une conséquence financière systématique.


Financièrement, si le ratio coût /bénéfices de la corruption est supérieur à un, l'entreprise n'a
aucun intérêt à recourir à la corruption, la conséquence est une perte sèche;

- Risques humains: Si la corruption pratiquée ou subie par un individu a des conséquences


personnelles (sanctions pénales, perte d'emploi, //réputation individuelle,...);

Risques sociétaux: Un comportement inapproprié de l'entreprise peut provoquer des réactions du


corps social ou accentuer des tensions internes allant jusqu'à un rejet de l'opinion publique et de
la société. Dans ce domaine, les conséquences de la corruption interne au niveau individuel
peuvent dégénérer en crise en fonction du pouvoir des partenaires sociaux;

- Risques environnementaux: si El sert à obtenir une concession dans une zone naturelle
protégée, ou si E2 a pour but de ne pas déclarer la toxicité de certains produits alors que la
réglementation locale l'impose;

- Risques juridiques: les conséquences juridiques concernent les personnes physiques et morales.

III.5.4 Modes de lutte et sanctions contre la corruption

III.5.4.1 Peine et sanction


La corruption est sévèrement sanctionnée par le Code pénal. La loi prévoit que le corrompu et le
corrupteur encourent chacun une peine maximale d'emprisonnement ainsi qu'une amende. Outre
ces sanctions, corrompu et corrupteur s'exposent également à des peines complémentaires et
notamment à l'interdiction d'exercer une fonction publique ou l'activité professionnelle ou sociale
concernée par l'infraction.

III.5.4.2 Sanctions

Renforcer l'obligation de rendre compte passe nécessairement par la mise en place et


l'application de sanctions. En général, celles-ci portent principalement sur des mesures
législatives qui criminalisent la corruption. Dans certains pays, le code pénal permet d'intenter
des poursuites non seulement lorsqu'il y a des preuves concrètes de corruption, mais également
pour « enrichissement illicite », c'est-à- dire la possession de richesses et de revenus dont la
provenance ne peut être retracée dans aucune activité licite.

Les modes de lutte contre la corruption sont :

Mobilisation des gestionnaires Les gestionnaires et les superviseurs sont responsables de


l'intégrité des opérations qu'ils commandent. L'expérience démontre que pour tenir la corruption
en échec, il faut une coopération efficace entre les procureurs, les enquêteurs, les gestionnaires et
le personnel à tous les paliers - Réforme judiciaire: L'obligation de rendre compte exige qu'on
applique les sanctions, mais encore faut-il que cette application soit impartiale. Sans cela, les lois
contre la corruption n'ont aucun effet et elles ne font que susciter et accroître le cynisme à leur
égard. Pour tenir les représentants des secteurs public et privé responsables, l'appareil judiciaire a
besoin d'indépendance et il doit pouvoir se prémunir contre l'ingérence extérieure, qu'elle
provienne de la direction ou d'ailleurs; - Réforme électorale Des élections libres et justes sont un
mécanisme important pour obliger les représentants publics à rendre compte. Toutefois, pour être
efficace, le processus électoral doit s'accompagner de garanties significatives quant aux libertés
civiles qui consistent à voter et à briguer les suffrages. De plus, les procédures de scrutin doivent
être équitables. Le financement des campagnes pose de sérieuses difficultés face à l'équité et il
peut être une source importante de corruption. La divulgation des sources de financement, du
temps d'antenne gratuit à la télévision et à la radio, des sources de financement extrabudgétaire,
qu'elles proviennent du gouvernement ou d'ailleurs, sont une partie importante de l'obligation de
rendre compte.

De toute évidence, les sanctions demeureront vaines s'il est impossible de les appliquer.

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