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Conclusion en Replique

Le demandeur, Djê N’Goran François, revendique la propriété de deux parcelles de terre au village de N’Zéré, soutenue par une attestation de propriété coutumière. Les défendeurs ont illégalement occupé ces terres et détruit des plantations, malgré des décisions de justice en faveur du demandeur. Le tribunal est prié d'ordonner leur déguerpissement et la démolition des installations érigées sur la parcelle litigieuse.

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Conclusion en Replique

Le demandeur, Djê N’Goran François, revendique la propriété de deux parcelles de terre au village de N’Zéré, soutenue par une attestation de propriété coutumière. Les défendeurs ont illégalement occupé ces terres et détruit des plantations, malgré des décisions de justice en faveur du demandeur. Le tribunal est prié d'ordonner leur déguerpissement et la démolition des installations érigées sur la parcelle litigieuse.

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CONCLUSIONS EN REPLIQUE

Pour
Djê N’GORAN FRANCOIS
Demandeur ……………………………………………………………………………………………………... en personne
Contre
BROU Koffi, YAO Yao Jules, KONAN N’Goran Joël et autres
Défendeurs……………………………………………………………………………………………………….en personnes

PLAISE AU TRIBUNAL
Attendu que ces écritures en conclusion viennent éclairer la religion du Tribunal en réponse
des allégations des défendeurs en date du 18 Juin 2025 ;

LES FAITS :
Attendu que par dévolution successorale, le demandeur Djê N’goran François est
propriétaire terrien de deux (02) domaines ou parcelles de terre d’une superficie de de deux
(02) hectares et de trois (03) hectares sis au village de N’Zéré. Dans la zone dite N’GOUINBO,
ancien campement de N’zéré ;
Que cela est aussi justifié par une attestation de propriété coutumière en date du 14 Février
2020, délivrée par le chef de N’zéré, le sieur DJEDRI Kouadio, suite à une visite des lieux
effectuée par son notable KONAN Kouadio Mathurin avec tous les limitrophes du
demandeur dont Yao N’dri Barthélemy, N’Dri Affoué Jacqueline, Konan Amani Tangui,
Amany Kouamé Léonard et autres ;
Pièce N°1 : L’attestation de propriété coutumière du demandeur en date du 14 Février 2020.
Pièce N°2 : Le plan de situation des deux (2) parcelles.
Attendu que contre toute attente, les défendeurs ce sont introduit dans ces domaines ainsi
que ceux de ses voisins limitrophes pour volontairement détruire leurs plantations avec des
bulldozers ;
Qu’à cet effet, le demandeur et les autres propriétaires terriens ont porté des plaintes pour
destruction des biens d’autrui contre les défendeurs qui ont été reconnus coupables des
faits.
Pièce N°3 : Les décisions…………………………………
Pièce N°4 : L’arrêt civil, N°27/CIV1/22 du …………………………………………….
Pièce N°5 : L’arrêt civil contradictoire N°58/CIV1/22 du ………………………….
Malgré toutes ces procédures civiles et pénales qui les ont régulièrement déboutés et les
nombreuses interpellations du demandeur à l’endroit des défendeurs ;
Que ces derniers ont passé outre ces décisions de justice et interpellations pour continuer
leurs travaux de décapage jusqu’à implanter des bonnes et des poteaux électriques sur la
parcelle querellé.
Attendu que le sieur Djédri Kouadio, abusant de son titre de chef de village, a délivré à tous
vents aux défendeurs des attestions villageoises sur la même parcelle du demandeur où il lui
a déjà délivré une attestation coutumière (cf. .Pièce N°1) ;
Attendu Qu’avec ces attestions de propriété coutumière délivrées par le sieur Djédri Kouadio
en fraude des droits du requérant et au mépris total des décisions de justice précitées, les
bénéficiaires desdites attestations de propriété coutumière se sont fait délivrer un certificat
foncier collectif ;
Pièce N° 6 : Le certificat foncier collectif N°64 – 2022 000-18 délivré le 31/05/2022.
C’est pourquoi, unanimement le demandeur et les autres vrais propriétaires terriens dont le
sieur Amany Kouamé Léonard, par un recours administratif préalable, ont demandé au
Préfet du département d’Attiégouakro d’annuler et retirer le certificat foncier collectif en
question.
Pièce N°7 : Le recours administratif préalable.
Qu’en réponse le Préfet d’Attiégouakro leur a demandé de se pourvoir en Conseil d’Etat.
Pièce N° 8 : La réponse du Préfet du département d’Attiégouakro.
Ainsi, le Conseil d’Etat a été saisi à cet effet.
Pièce N°9 : Le recours en annulation pour excès de pouvoir.
Bien que cette affaire d’annulation de certificat foncier est encore pendante par devant le
Conseil d’Etat ;
Que fort heureusement pour le demandeur Djê N’Goran François, en Côte d’Ivoire la
question foncière régie par un cadre légal avec la loi N°98-750 du 23 décembre 1998 relative
au domaine foncier rural, reste régulée en grande partie par des normes et pratiques
coutumières.
Attendu que la délivrance de l’attestation villageoise au profit du demandeur lui confère la
pleine propriété de la parcelle litigieuse ;
Qu’il a tout intérêt à se remettre à la justice en vue de la protection de ce droit ;
Qu’ainsi eu égard à l’article 5 de la loi N°98-750 du 23 décembre 1998 relative au domaine
foncier rural modifié par la loi N°2004 -412 du 14 Août 2004 portant amendement de
l’article 26 de la loi N°98-750 du 23 décembre 1998 relative au domaine foncier rural énonce
que :
« La propriété d’une terre du domaine foncier rural se transmet par achat, par succession,
par donation entre vifs ou testamentaire et par l’effet des obligations ».
Et l’article 555 du code civile qui énonce expressément que :
« Lorsque les plantations, constructions et ouvrages ont été fait par un tiers ou avec ces
matériaux, le propriétaire du fonds a le droit ou de les retenir, ou d’obliger les ce tiers à les
enlever…… »
C’est pourquoi le Tribunal de céans est prié de constater l’occupation illégale de la parcelle
litigieuse par les défendeurs et d’ordonner subséquemment leur déguerpissement de la
parcelle ainsi que la démolition des bornes et poteaux électriques érigés sur ladite parcelle.

PAR CES MOTIFS


En la forme
-Voir déclarer recevable l’action du demandeur ;
Au fond
L’y dit bien fondé ;
Ordonner en conséquence le déguerpissement des défendeurs sur la parcelle litigieuse tant
de leur personne, de leurs biens que de tout occupant de leur chef ;
Ordonner la démolition des bornes et poteaux électriques érigés sur ladite parcelle aux frais
des défendeurs ;
Ordonner l’exécution provisoire de la décision à intervenir ;
Condamner les défenseurs aux entiers dépens de l’instance.
Sous toutes réserves
A ce qu’ils n’en ignorent
Pour conclusion respectueusement prise le 18 Juillet 2025

Pour le demandeur
Pièces Jointes
Un bordereau de pièces Djê N’Goran François

BORDEREAU DE PIECES
Pièce N°1 : L’attestation de propriété coutumière du demandeur en date du 14 Février 2020.
Pièce N°2 : Le plan de situation des deux (2) parcelles.
Pièce N°3 : Les décisions…………………………………
Pièce N°4 : L’arrêt civil, N°27/CIV1/22 du …………………………………………….
Pièce N°5 : L’arrêt civil contradictoire N°58/CIV1/22 du ………………………….
Pièce N° 6 : Le certificat foncier collectif N°64 – 2022 000-18 délivré le 31/05/2022.
Pièce N°7 : Le recours administratif préalable.
Pièce N° 8 : La réponse du Préfet du département d’Attiégouakro.
Pièce N°9 : Le recours en annulation pour excès de pouvoir.

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