Lycée Louis-Le-Grand, Paris Pour le 07/11/2013
MPSI 4 – Mathématiques
A. Troesch
Correction du DM no 3 : Réels, complexes
Correction de l’exercice 1 –
1. • Tout d’abord, étant donné n ∈ N∗ , une récurrence immédiate amène, pour tout (x1 , . . . , xn ) ∈ Rn ,
f (x1 + · · · + xn ) = f (x1 ) + · · · + f (xn ).
• Ainsi, en prenant x1 = x2 = · · · = xn = x, on a, pour tout x ∈ R,
f (nx) = nf (x).
• En particulier, pour x = 1, on obtient,
∀n ∈ N, f (n) = nf (1),
soit, en posant a = f (1), f (n) = na
• Par ailleurs, f (0 + 0) = f (0) + f (0), donc 2f (0) = f (0), donc f (0) = 0 = 0a. Ainsi, la relation f (n) = na est
vraie pour tout n ∈ N.
• Soit n ∈ Z, n < 0. On a alors 0 = f (0) = f (n + (−n)) = f (n) + f (−n). Comme −n ∈ N, il vient f (−n) = −an,
donc f (n) − an = 0, donc f (n) = an. Ainsi, on a obtenu :
∀n ∈ Z, f (n) = an.
• Soit x ∈ Q, et p, q deux entiers tels que x = pq . On a alors
f (p) = f (qx) = qf (x),
f (p) pa
d’après le point 1, donc f (x) = = = ax. Ainsi :
q q
∀x ∈ Q, f (x) = ax.
Cela nous impose le sens de monotonie (croissant si a > 0, décroissant si a < 0).
2. Pour passer aux réels, on utilise la densité de Q dans R. Soit x ∈ R. Alors, pour tout n ∈ N∗ , il existe qn et rn
deux rationnels tels que
1 1
x − < qn < x < rn < x + ,
n n
et par la question 1 et la monotonie de f (on va supposer la croissance par commodité, c’est-à-dire a > 0, l’autre
cas se traitant de même), on obtient :
1 1
f (x − ) 6 f (qn ) 6 f (x) 6 (rn ) 6 f x+ donc: aqn 6 f (x) 6 arn .
n n
Les encadrements par lesquels qn et rn avaient été définis amènent lim qn = lim rn = x, donc lim aqn = lim arn =
ax, donc, en passant à la limite dans l’inégalité (suffisant ici, inutile d’invoquer le théorème d’encadrement
puisque le terme du milieu ne dépend pas de n), on obtient :
ax 6 f (x) 6 ax donc: f (x) = x.
On a donc obtenu : ∀x ∈ R, f (x) = ax, où a = f (1).
1
Correction de l’exercice 2 –
1. La fonction cos est strictement décroissante et continue sur [0, π], et cos(0) = 1, cos(π) = −1. D’après la théorème
de la bijection (corollaire du TVI), pour tout y ∈ [−1, 1], il existe un unique x ∈ [0, π] tel que cos(x) = y (c’est
le théorème de la bijection).
Soit n ∈ N∗ , on a alors √1 ∈ [−1, 1], donc il existe un unique yn ∈ [0, π] tel que cos(yn ) = √1 , et en posant
n n
A(n) = yπn :
il existe un unique réel A(n) de [0, 1] tel que cos(πA(n)) = √1 .
n
Le but de l’exercice est de montrer que le réel A(n), qu’on peut aussi écrire :
1 1
A(n) = Arccos √ ,
π n
est irrationnel lorsque n est un entier impair supérieur ou égal à 3. On se fixe un entier n impair supérieur ou égal à
3, et on note, ϕn = πA(n).
2. (a) Soit k ∈ N∗ et ϕ ∈ R. On a directement, d’après les formules de Simpson :
k+1+k−1 k + 1 − (k − 1)
cos((k + 1)ϕ) + cos((k − 1)ϕ) = 2 cos ϕ cos ϕ ,
2 2
d’où cos((k + 1)ϕ) = 2 cos(ϕ) cos(kϕ) − cos((k − 1)ϕ).
Ak
(b) Soit, pour tout k ∈ N la propriété P(k) : « il existe un entier Ak tel que cos(kϕn ) = √ k »
( n)
• Pour k = 0, A0 = 1 convient puisque cos(0ϕn ) = 1 = (√1n)0 .
• Pour k = 1, cos(1ϕn ) = √1n par définition de ϕn , donc A1 = 1.
Ainsi, P(0) et P(1) sont vérifiés. Soit k ∈ N∗ , et supposons que P(k − 1) et P(k) soient vrais. On dispose
donc de deux entiers Ak−1 et Ak satisfaisant aux propriétés P(k − 1) et P(k). Alors, d’après la question
précédente,
cos((k + 1)ϕn ) = 2 cos(ϕn ) cos(kϕn ) − cos((k − 1)ϕn )
2 Ak Ak−1 2Ak − nAk−1
= √ · √ k − √ k−1 = √ .
n ( n) ( n) ( n)k+1
Ainsi, nécessairement, Ak+1 = 2Ak − nAk−1 , et Ak+1 est un entier comme différence de deux entiers. On
en déduit P(k + 1).
D’après le principe de récurrence, on en déduit que pour tout k ∈ N∗ :
Ak
il existe un entier Ak tel que cos(kϕn ) = √ k
( n)
On a obtenu au cours de l’argument la relation :
∀k ∈ N∗ , Ak+1 = 2Ak − nAk−1 et A0 = A1 = 1.
(c) L’entier n > 3 ne divise de façon évidente pas A0 et A1 .
Soit k ∈ N∗ , et supposons que n ne divise pas Ak (on peut se contenter ici d’une récurrence simple). Alors n
ne divise pas Ak+1 , sinon, d’après la relation de récurrence, n diviserait Ak+1 + nAk−1 , donc 2Ak , et étant
premier avec 2 (car supposé impair), n diviserait Ak , d’où une contradiction.
Ainsi, d’après le principe de récurrence, pour tout k ∈ N, Ak n’est pas divisé par n .
3. Supposons qu’il existe (p, q) ∈ Z × N∗ tel que A(n) = pq . Alors, en posant ℓ = 2q, il vient :
p
cos(ℓϕn ) = cos(2qπ ) = cos(2pπ) = 1,
q
A
et donc √ ℓ ℓ = 1.
( n)
2
On a alors
√
Aℓ = ( n)ℓ .
On a clairement ℓ > 0 (car A(n) ne peut pas être entier, c’est-à-dire égal à 0 ou 1, pour n > 3). Comme ℓ est pair
√
supérieur à 2, ( n)ℓ est entier et divisible par n, donc Aℓ est divisible par n, d’où une contradition provenant
de la question précédente.
Ainsi, A(n) n’est pas rationnel.
Correction de l’exercice 3 –
1. Soit z = zM l’affixe de M . Alors :
• zM1 = z = ρe− i θ ;
• zM2 = j 2 z = ρj 2 e− i θ (en effet, on effectue d’abord une rotation de j pour se ramener à une symétrie par
rapport à l’axe des abscisses, c’est-à-dire une conjugaison, puis on refait une rotation de j)
• zM3 = j 4 z = jz = ρje− i θ .
2. On peut procéder de même par rotation par i, ou alors travailler sur les parties réelles et imaginaires. La droite
(BC) est la droite d’équation x = − 21 . La symétrie laisse la partie imaginaire invariante, et effectue l’opération
a ֒→ −a − 1 sur la partie réelle. Ainsi
zM4 = −1 − ρ cos θ + i ρ sin θ = −1 − ρe− i θ .
3. On suppose que ρ 6= 0 (dans ce cas, M1 = M2 = M3 = O, donc les points M2 , M3 , M4 sont alignés !). Les points
z 4 −zM3
M2 , M3 et M4 sont alors alignés si et seulement si zM
M −zM
est réel. Or :
2 3
z M4 − z M3 −ρe− i θ − 1 − jρe− i θ −ρ − ei θ − jρ
= 2 − i
= .
z M2 − z M3 (j − j)ρe θ (j 2 − j)ρ
Or, j 2 − j = j − j est imaginaire pur, et ρ est réel, donc M2 , M3 et M4 sont alignés si et seulement si −ρ − ei θ − j
est imaginaire pur, donc si et seulement si
1
Re −ρ − ei θ − jρ = 0
soit: ρ + cos θ − ρ = 0 soit: ρ = −2 cos θ .
2
Cela n’est possible que pour θ ∈ [ π2 , 3π
2 ] modulo 2π, car ρ > 0. On peut alors trouver la description géométrique
de l’ensemble des points M pour lesquels les points M2 , M3 et M4 sont alignés, puisqu’il s’agit des points d’affixe
z vérifiant :
π 3π
z = −2 cos θei θ = −(ei θ + e− i θ )ei θ = −1 − ei 2θ , θ ∈ [ , ].
2 2
Il s’agit donc du cercle de centre d’affixe −1, et de rayon 1.
4. (a) En notant zΩ = λei ϕ l’affixe de Ω, on obtient, par définition du cercle circonscrit, les égalités suivantes,
traduisant le fait que le centre Ω est à équidistance de chacun des sommets du triangle M2 M3 M4 :
|zΩ − zM2 | = |zΩ − M3 | = |zΩ − M4 |.
En ne s’intéressant dans un premier temps qu’à la première égalité, et en exprimant le carré des modules à
l’aide des conjugués, il vient :
λei ϕ − j 2 ρe− i θ λe− i ϕ − jρei θ = λei ϕ − jρe\ i θ λe− i ϕ − j 2 ρei θ .
En effet, il est bon de garder à l’esprit que j = j 2 et vice-versa. En développant, et simplifiant les termes
λ2 et ρ2 , puis en factorisant par les exponentielles identiques, il vient :
(j − j 2 )λρei(θ+ϕ) = (j − j 2 )λρe− i(θ+ϕ) .
Comme j − j 2 6= 0, λ 6= 0 (sinon les points seraient confondus, donc alignés), ρ 6= 0 (encore un cas
d’alignement), on en déduit que
ei(θ+ϕ) = e− i(θ+ϕ) soit: e2 i(θ+ϕ) = 1.
3
Ainsi, 2(θ + ϕ) ≡ 0 mod 2π et donc ϕ ≡ −θ mod π .
On en déduit que Ω est sur la droite (OM1 ).
(b) Que ϕ soit congru à −θ ou −θ + π modulo 2π, on peut écrire zΩ = µe− i θ , quitte à accepter que λ puisse
être négatif. Alors, en s’intéressant maintenant à l’équation |zΩ − zM3 | = |zΩ − z4 |, il vient :
|λe− i θ − jρe− i θ | = |λe− i θ + ρe− i θ + 1|,
donc, puisque |e− i θ | = 1,
|λ − jρ| = |λ + ρ = ei θ |.
Ainsi :
(λ − jρ)(λ − j 2 ρ) = (λ + ρ + ei θ )(λ + ρ + e− i θ ),
d’où, en développant puis simplifiant, et en utilisant les formules d’Euler,
λρ = 1 + 2λ cos θ + 2ρ cos θ,
puis, les points étant non alignés (donc ρ + 2 cos θ 6= 0),
1 + 2ρ cos θ
λ=− .
ρ + 2 cos θ
(c) On trouve alors :
1 + 2ρ cos θ − i θ 1 + 2ρ cos θ
R = kΩM3 k = jρe− i θ + e = jρ + ,
ρ + 2 cos θ ρ + 2 cos θ
d’où :
2
1 + 2ρ cos θ 1 + 2ρ cos θ 1 + 2ρ cos θ 1 + 2ρ cos θ
R2 = + jρ + j2ρ = (j + j 2 )ρ + ρ2 + ,
ρ + 2 cos θ ρ + 2 cos θ ρ + 2 cos θ ρ + 2 cos θ
et donc :
p 1 1 + 2ρ cos θ
R = ρ A2 − A + 1 où A= .
ρ ρ + 2 cos θ
(d) On a donc R = 1 si et seulement si ρ = 1 (dans ce cas A = 1 et cela convient bien), ou si ρ 6= 1 et
1 − ρ2
ρ2 (A2 − A + 1) = 1 soit: A(A − 1) = .
ρ2
En particulier, cela impose que A 6= 0 et A − 1 6= 0, donc cette condition équivaut à :
1 A−1
= 2 ,
Aρ2 ρ −1
et, en reprenant l’expression de A, et après quelques simplifications :
ρ + 2 cos θ 1
= ,
1 + 2ρ cos θ ρ + 2 cos θ
puis :
(ρ + 2 cos θ)2 = 1 + 2ρ cos θ.
Après développement du carré ((ρ + cos θ) + cos θ)2 , et simplifications, ceci équivaut à (ρ + cos θ)2 =
1 − 3 cos2 θ.
Par conséquent, R = 1 si et seulement si ρ = 1 ou (ρ + cos θ)2 = 1 − 3 cos2 θ.
5. On a évidemment |zM1 | = |zM2 | = |zM3 | = ρ, donc le cercle circonscrit au triangle M1 M2 M3 est le cercle de
centre O et de rayon ρ. Ainsi, dire que les cercles circonscrits aux triangles M2 M3 M4 et M1 M2 M3 ont même
rayon revient à dire que R = ρ, soit :
ρ2 (A2 − A + 1) = rho2 , soit: (ρ = 0 ou A2 − A = 0)
Or, ρ = 0 correspond à un cas où M1 = M2 = M3 , exclus par l’hypothèse précédant la question 4. Ainsi,
A(A − 1) = 0, donc A = 0 ou A = 1.
4
• Le cas A = 0 équivaut à 1 + 2ρ cos θ = 0, c’est-à-dire Re(1 + 2z) = 0 soit Re(z) = − 21 ; l’ensemble des z
amenant A = 0 est donc la droite du plan d’équation x = − 12 .
• Le cas A = 1 équivaut à 1 + 2ρ cos θ = ρ(ρ + 2 cos θ), soit ρ2 = 1, donc ρ = 1. On retombe dans le cas de la
question 4(d) (R = 1 et ρ = 1)
Ainsi, Γ = C ∪ D , où C est le cercle de centre 0 et de rayon 1 et D est la droite d’équation y = − 12 .
• Si z ∈ C, on ne peut pas dire grand-chose, à part le fait que les deux cercles sont symétriques par rapport à
(M2 M3 ) (ce qui est évident à partir du moment où les deux points sont sur les deux cercles et que les deux
cercles ont même rayon)
• Si z ∈ D, M4 = M , et donc z2 , z3 et z4 ont même module ρ. Ainsi, Ω = O. Les deux cercles circonscrits sont
donc égaux.
Montrer que le cercle circonscrit au triangle M2 M3 M4 est de même rayon que le cercle circonscrit au triangle
M1 M2 M3 si et seulement si M appartient à un ensemble Γ que l’on précisera géométriquement. Que peut-on
dire dans ce cas des deux cercles circonscrits ?
Correction du problème –
1. On exploite une remarque du cours, en utilisant les exponentielles complexes, et en remarquant que les hypothèses
amènent ei h 6= 1. Ainsi :
n−1 n−1
! n−1
!
1 − ei nh
X X X
i(b+kh) ib ih k
cos(b + kh) = Re e = Re e · (e ) = Re ei b ·
1 − ei h
k=0 k=0 k=0
! !
i nh nh nh
sin nh
ib e
2 e− i 2 − ei 2 i(b+(n−1) h ) 2
= Re e · h · = Re e 2 ·
sin h2
h h
ei 2 e− i 2 − ei 2
et on obtient bien le résultat escompté :
n−1
sin nh h
2 cos b + (n − 1) 2
X
cos(b + kh) = .
k=0
sin h2
2. On définit deux réels x et y par :
(
x = cos 3a + cos 5a + cos 7a + cos 11a
y = cos a + cos 9a + cos 13a + cos 15a.
(a) On a, d’après la question 1 :
7
X sin 8a cos 8a sin 16a
x+y = cos(a + 2ak) = = .
sin a 2 sin a
k=0
1
Or, 17a = π, donc sin 16a = sin(π − a) = sin a. Ainsi, comme sin a 6= 0, x + y = 2 .
5
(b) On fonce dans les calculs tête baissée, cela vaut mieux que de tergiverser.
xy = (cos 3a + cos 5a + cos 7a + cos 11a) · (cos a + cos 9a + cos 13a + cos 15a)
= cos 3a cos a + cos 3a cos 9a + cos 3a cos 13a + cos 3a cos 15a + cos 5a cos a + cos 5a cos 9a
+ cos 5a cos 13a + cos 5a cos 15a + cos 7a cos a + cos 7a cos 9a + cos 7a cos 13a + cos 7a cos 15a
+ cos 11a cos a + cos 11a cos 9a + cos 11a cos 13a + cos 11a cos 15a
1
= cos 2a + cos 4a + cos 6a + cos 12a + cos 16a + cos 10a + cos 18a + cos 12a + cos 6a + cos 4a
2
+ cos 14a + cos 4a + cos 18a + cos 8a + cos 20a + cos 10a + cos 8a + cos 6a + cos 16a + cos 2a
+ cos 20a + cos 6a + cos 22a + cos 8a + cos 12a + cos 10a + cos 20a + cos 2a + cos 24a + cos 2a
+ cos 26a + cos 4a
1
= cos 2a + cos 4a + cos 6a − cos 5a − cos a − cos 7a − cos a − cos 5a + cos 6a + cos 4a − cos 3a
2
+ cos 4a − cos a + cos 8a − cos 3a − cos 7a + cos 8a + cos 6a − cos a + cos 2a − cos 3a + cos 6a
− cos 5a + cos 8a − cos 5a − cos 7a − cos 3a + cos 2a − cos 7a + cos 2a + cos 8a + cos 4a
1
= (−4 cos a + 4 cos 2a − 4 cos 3a + 4 cos 4a − 4 cos 5a + 4 cos 6a − 4 cos 7a + 4 cos 8a)
2
= −2(cos a − cos 2a + cos 3a − cos 4a + cos 5a − cos 6a + cos 7a − cos 8a)
On a utilisé le fait que 17a = π, donc pour tout k ∈ N, cos ka = − cos(17 − k)a = − cos(17 + k)a.
Finalement, ce n’est pas si monstrueux que cela, si on s’y prend soigneusement, et on a bien obtenu :
xy = −2(cos a − cos 2a + cos 3a − cos 4a + cos 5a − cos 6a + cos 7a − cos 8a)
(c) On utilise à nouveau la question 1. Pour avoir un signe qui alterne, au lieu de se contenter d’ajouter a à
chaque fois, on ajoute a + π. Ainsi :
7
sin 4(a + π) cos a + 7 a+π sin 4a cos 9a π
2 −
X
2 2
xy = −2 cos(a + k(a + π)) = a+π = −2 · a
sin 2
cos 2
k=0
9a a 17a
sin 4a sin 2 cos − 2 − cos 2
= −2 · =− = −1,
cos a2 cos a2
car cos 17a π
2 = cos 2 = 0. Ainsi, xy = −1 .
(d) On en déduit que x et y sont racines du polynôme X 2 − 12 X − 1 .
(e) On compare en fait x et y à 0 :
x = cos 3a + cos 5a + cos 7a − cos 4a.
Or, toutes ces valeurs sont dans [0, π2 ] = [0, 17a
2 ], et le cosinus est positif et décroissant sur cet intervalle.
Ainsi, cos 3a − cos 4a 6 0, et
x > cos 5a + cos 7a > 0.
π
De même, on obtient, pour y, puisque 4a 6 3,
1 1
y = cos a − cos 8a − cos 4a − cos 2a 6 1 − cos 8a − − 6 0.
2 2
Ainsi, y 6 0 6 x .
1 17
(f) Le discriminant de X 2 − 2 − 1 est ∆ = 4 , et comme y 6 x,
√ √
1+ 17 1− 17
x= et y= .
4 4
6
3. On définit quatre réels z, t, u et v par :
z = cos 3a + cos 5a
t = cos 7a + cos 11a
u = cos a + cos 13a
v = cos 9a + cos 15a
(a) La méthode est la même et les calculs moins fastidieux :
zt = (cos 3a + cos 5a)(cos 7a + cos 11a)
= cos 3a cos 7a + cos 3a cos 11a + cos 5a cos 7a + cos 5a cos 11a
1
= cos 10a + cos 4a + cos 14a + cos 8a + cos 12a + cos 2a + cos 16a + cos 6a
2
1 xy 1
= − cos a − cos 2a + cos 3a − cos 4a + cos 5a − cos 6a + cos 7a − cos 8a) = =− .
2 4 4
De la même manière :
uv = (cos a + cos 13a)(cos 9a + cos 15a)
= cos a cos 9a + cos a cos 15a + cos 13a cos 9a + cos 13a cos 15a
1
= cos 10a + cos 8a + cos 14a + cos 16a + cos 4a + cos 22a + cos 2a + cos 28a
2
1 xy 1
= − cos a − cos 2a + cos 3a − cos 4a + cos 5a − cos 6a + cos 7a − cos 8a) = =− .
2 4 4
Ainsi zt = uv = − 41 .
√
1+ 17
(b) • On a zt = − 14 et z + t = x = 4 .
√
1+ 17
Ainsi, z et t sont racines du polynôme P1 = X 2 − 4 · X − 14 .
√
1− 17
• On a uv = − 14 et u + v = x = 4 .
√
1− 17
Ainsi, u et v sont racines du polynôme P2 = X 2 − 4 · X − 41 .
(c) Les réels 3a et 5a sont dans [0, π2 ], donc z = cos 3a + cos 5a > 0.
De plus, t = cos 7a + cos 11a = cos 7a − cos 5a, et 7a et 5a sont dans [0, π2 ], et le cosinus est décroissant sur
cet intervalle. Donc t 6 0. Ainsi, t 6 z .
√ √
18 + 2 17 17 + 17
Le discriminant de P1 est ∆ = +1= . Ainsi :
16 8
√ p √ √ p √
1 + 17 17 + 17 1 + 17 17 + 17
z= + √ et t= − √ .
8 4 2 8 4 2
Les réels 9a et 15a sont dans [ π2 , π], donc v = cos 9a + cos 15a 6 0.
De plus, u = cos a + cos 13a = cos a − cos 4a, et a et 4a sont dans [0, π2 ], et le cosinus est décroissant sur cet
intervalle. Donc u > 0. Ainsi, v 6 u .
√ √
18 − 2 17 17 − 17
Le discriminant de P2 est ∆ = +1= . Ainsi :
16 8
√ p √ √ p √
1 − 17 17 − 17 1 − 17 17 − 17
u= + √ et v= − √ .
8 4 2 8 4 2
4. (a) Un dernier effort :
1 1 z
cos a cos 13a = (cos 12a + cos 14a) = − (cos 3a + cos 5a) = − ,
2 2 2
et donc :
√ p √
1 + 17 17 + 17
cos a cos 13a = − − √
16 8 2
7
√ p√
1− 17 17 − 17
(b) De plus, cos a + cos 13a = u = + √ .
8 4 2
Les réels cos a et cos 13a sont donc racines du polynôme :
√ p √ ! √ p √ !
2 1 − 17 17 − 17 1 + 17 17 + 17
P =X − + √ X− + √ .
8 4 2 16 8 2
Comme cos a > 0 et cos 13a 6 0, cos a est la plus grande racine de ce polynôme. Calculons le discriminant
de P :
√ p √ !2 √ p √
1 + 17 17 + 17 1 + 17 17 + 17
∆= + √ + + √
16 8 2 4 2 2
√ √ √ p √ p √ p √
18 − 2 17 17 − 17 (1 − 17) 17 − 17 1 + 17 17 + 17
= + + √ + + √
64 32 16 2 4 2 2
√ √ p √ p √
17 + 3 17 (1 − 17) 17 − 17 17 + 17
= + √ + √ .
16 16 2 2 2
On obtient donc finalement (et on en est fier) :
√ p √ s √ q
√ √ √ √
q
π 1 − 17 17 − 17 1 1 − 17
cos = + √ + 17 + 3 17 + √ 17 − 17 + 4 2 17 + 17.
17 16 8 2 8 2