Lycée Louis-Le-Grand, Paris 2013/2014
MPSI 4 – Mathématiques
A. Troesch
Analyse 8 – Formules de Taylor
√
Exercice 1 – Trouver une valeur approchée rationnelle à 10−4 près de e.
Exercice 2 – Montrer que pour tout x > 0, on a :
x x2 1 x x2 x3
1+ − < (1 + x) 3 < 1 + − + .
3 9 3 9 16
Z π
1 1 1
Exercice 3 – En majorant sin sin x − sin x , déterminer la limite de un = n sin sin x dx .
n n 0 n
Exercice 4 –
1. On définit la suite (fn )n∈N∗ de fonctions numériques par :
x x 3
∀x ∈ R, f1 (x) = x et ∀n ∈ N∗ , ∀x ∈ R, fn+1 (x) = 3fn − 4 fn .
3 3
(a) Montrer que fn est une fonction polynomiale, déterminer son degré.
(b) Montrer que pour tout n ∈ N∗ , et pour tout x ∈ [−1, 1],
|x|3
|fn (x) − sin(x)| 6 .
2 · 3n
2. Définir à l’aide d’une relation de récurrence une suite de fonctions polynomiales (gn )n∈N∗ telle que :
|x|3
∀n ∈ N∗ , ∀x ∈ [−1, 1], |gn (x) − sin(x)| = .
6 · 5n−1
x2
Exercice 5 – Montrer que pour tout x ∈ R∗+ , x − < ln(1 + x) < x.
n
2
√
Y k
En déduire que : lim 1 + 2 = e.
n→+∞ n
k=1
Exercice 6 – Soit f : [0, 1] → R une fonction de classe C 2 sur [0, 1], telle que f (0) = f ′ (0) = f ′ (1) = 0, et f (1) = 1.
Montrer qu’il existe c ∈]0, 1[ tel que |f ′′ (c)| > 4.
Indication : considérer g définie par g(x) = f (x) − f (1 − x).
m
Exercice 7 – Le but de cet exercice est de montrer que e est irrationnel. On suppose que e = n, avec m, n ∈ N. Quitte
à multiplier m et n par un même coefficient, on peut supposer que n + 1 > e.
n
X 1 1
1. Montrer que 0 < e − < .
k! n!
k=0
2. En déduire une contradiction.
Exercice 8 – Soit P un polynôme de R[X] de degré n. Soit a ∈ R tel que P (a), P ′ (a), . . . , P (n) (a) soient strictement
positifs. Montrer que P n’a pas de racine dans [a, +∞[.
Exercice 9 – Soit f : [0, 1] → R de classe C ∞ , non identiquement nulle. On suppose qu’il existe a ∈ [0, 1] tel que pour
∞
X 1 e
tout n ∈ N, f (n) (a) = 0. Montrer que (n) )
6 , où N (g) désigne sup[0,1] |g|.
n=0
N (f N (f )
Exercice 10 – On considère une application f : R → R de classe C 2 telle que f et f ′′ soient bornées. On pose alors
M0 = sup |f (x)| et M2 = sup |f ′′ (x)|. On se propose de montrer que f ′ est alors bornée sur R, et d’établir une majoration
x∈R x∈R
de M1 = sup |f ′ (x)| à l’aide de M0 et M2 .
x∈R
1
1. Justifier que pour tout x ∈ R et tout h 6= 0 : |2hf ′ (x) − (f (x + h) − f (x − h))| 6 M2 h2 .
M2 h M0
2. Établir que : ∀x ∈ R, ∀h > 0, |f ′ (x)| 6 + .
p 2 h
3. Conclure que f ′ est bornée, et M1 6 2M0 M2 .
Exercice 11 – Soit f : R → R une application de classe C 2 , telle que pour tout x et pour tout y, on ait
f (x + y)f (x − y) 6 f (x)2 .
Montrer qu’alors, pour tout x, on a : f (x)f ′′ (x) 6 f ′ (x)2 .
Exercice 12 – Soit f : R+∗ → R dérivable telle que xf ′ (x) tende vers 1 lorsque x tend vers +∞. Montrer que f tend
vers +∞ en +∞.
Exercice 13 – Valeur approchée d’une intégrale par la méthode des trapèzes –
Soit a et b deux nombres réels tels que a < b et f une fonction de classe C 2 sur l’intervalle [a, b].
1. Montrer qu’il existe M ∈ R∗+ , qu’on exprimera à l’aide de supt∈[a,b] |f ′′ |, tel que pour tout (α, β) tel que [α, β] ⊂ [a, b] :
Z β
β−α
f (x) dx − (f (α) + f (β)) 6 M (β − α)3 .
α 2
n−1 !
∗ b − a f (a) + f (b) X b−a
2. Soit n ∈ N . On pose Tn = + f a+k .
n 2 n
k=1
n−1
b−a 1X
(a) Soit pour k ∈ [[0, n − 1]], xk = a + k , vérifier que Tn = (xk+1 − xk )(f (xk ) + f (xk+1 )).
n 2
k=0
Interpréter Tn géométriquement.
Z b
M (b − a)3
(b) Démontrer que : f (x) dx − Tn 6 .
a n2
Z 2
2
3. Écrire une fonction en Python prenant en paramètre une marge d’erreur err, et calculant et dt à err près.
1
!
b b
d
Z Z
Exercice 14 – Comment obtenir ft (x) dt = ft′ (x) dt.
dx a a
2
Soit, pour tout t ∈ [0, 1], et tout x ∈ R, ft (x) = sin(xt)ext .
Z 1
1. Déterminer le domaine de définition de F : x 7→ ft (x) dt.
0
2. Montrer que pour tout x ∈ R, tout h ∈ R,
1
f (x + h) − f (x)
Z
− ft′ (x) dt 6 2he|x|+|h|.
h 0
3. En déduire que f est dérivable sur R, et exprimer sa dérivée sous forme intégrale.
Exercice 15 – Intégrale de Gauss √ Z +∞ √
Z x
−t2 π −t2 π
L’objet de cet exercice est de démontrer que lim e dt = , ce qu’on note : e dt = .
x→+∞ 0 2 0 2
2 2
1. Pour tout t ∈ [0, 1], on note ft la fonction définie sur R+ par ft (x) = e−x (t +1) , et on définit g sur R+ par
Z 1
1 2 2
g(x) = 2
e−x (t +1) dt
0 1 + t
Z 1
g(x + u) − g(x) 1
Montrer que pour tout x ∈ R, − f ′ (x) dt tend vers 0 lorsque u tend vers 0.
2 t
u 0 1 + t
Qu’en déduisez-vous ?
Z x 2
2
2. On définit la fonction h sur R+ par : h(x) = e−t dt .
0
Montrer que h + g est une fonction constante sur R+
Z +∞ √
2 π
3. En déduire que e−t dt = .
0 2