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TECHNOLOGIE DES MATERIAUX 2ème ANNEE MENU

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PROGRAMME

THEME I : ETUDE DES ARBRES


Leçon 1 : ETUDE MORPHOLOGIQUE DES DEUX GRANDS GROUPES D’ARBRES
Leçon 2 : SECTION TRANSVERSALE DE L’ARBRE PROCESUS DE CROISSANCE
Leçon 3 : LA VIE DE L’ARBRE

THEME II : DIFFERERNTS PLANS LIGNEUX


Leçon 4 : LE PLAN LIGNEUX

THEME III : LES PROPRIETES DU BOIS


Leçon 5 : LES PROPRIETES PHYSIQUES
LEÇON 6 : LES PROPRIETES MECANIQUES
LEÇON 7 : LES PROPRIETES CHIMIQUES
LEÇON 8 : VICES ET DEFAUTS DU BOIS

THEME IV : PROCESSUS DES DEBITS DES BOIS


Leçon 9 : LE DEBIT PREMIER

THEME V : SELECTION DES BOIS


Leçon 10 : IDENTIFICATION DE QUELQUES ESSENCES DE BOIS INDIGENES
Leçon 11 : LES DIMENSIONS COMMERCIALES DU BOIS
Leçon 12 : SELECTION DES DERIVES DU BOIS

THEME VI : CONDUIRE UN SECHAGE


Leçon 13 : SECHAGE NATUREL
Leçon 14 : CRITERE D’EMPILAGE

ENSEIGNANT : M. SONMING TADJOUTSA Martial (PLETP option Sciences et


Technologies du bois).
Tél : 675970528/695650848
Etablissement d’attache : LYCEE TECHNIQUE DE TAYIM
E-MAIL : martialsonming@[Link]

PAR : M. SONMING TADJOUTSA Martial (PLETP Sciences et Technologies du Bois) 1/15


THEME I: ETUDE DES ARBRES
Leçon 1 : ETUDE MORPHOLOGIQUE DES DEUX GRANDS GROUPES D’ARBRES
I-) DEFINITION DE L’ARBRE : C’est un végétal dont la tige, appelée fût ou tronc, ne se garnit de
branches et de feuilles qu’à une certaine hauteur.
II-) DIFFERENTS GROUPES D’ARBRES : il existe deux grands groupes d’arbres à savoir : - les
feuillus ; - les résineux
1-) Les feuillus (angiosperme) : on les identifie à partir de ses feuilles larges, caduques et leurs fruits
en graine enveloppée.
2-) Les résineux (gymnosperme) : on les reconnait par leurs feuilles étroites à l’aiguille ou en
écailles, persistantes et leurs fruits en forme de cône ou en graines nues.
III-) ROLE DES ARBRES
Ils jouent un rôle multiple dans la vie de l’être humain :
- Protection de l’environnement ;
- Luttent contre la désertification ;
- Contribuent à la purification de l’air et à la conservation du sol ;
- Jouent un rôle de fertilisant.
IV-) LES DIFFERENTES PARTIES D’UN ARBRE
Il est composé de deux grandes parties à savoir :
1-) La partie aérienne. Elle comprend :
- La tige principale qui a pour rôle de supporter les branches et les feuilles qui forment le houppier
terminé en flèche ou cime ;
- Le tronc ou fût qui est la partie de l’arbre dégarnie de branches, compris entre le niveau du sol et
les premières branches.
2-) la partie souterraine : elle comprend :
- La racine principale ; - les racines secondaires ; - les radicelles. N.B : Ces racines jouent une
double fonction : celle de nutrition et de fixation de l’arbre au sol.

PAR : M. SONMING TADJOUTSA Martial (PLETP Sciences et Technologies du Bois) 2/15


- Cime : Sommet de la tige. – Houppier : Ramifications (branches et rameaux) et partie du tronc
non comprise dans le fût. – Branche : Ramification importante de la tige. – Coupelle : Branche
assez forte pour un débit secondaire. – Couronne : Région correspondant à l'insertion sur le tronc
de plusieurs grosses branches. – Tige : Partie constituant l'axe plus ou moins ramifié de l'arbre. –
Fût : Partie du tronc dépourvue de branches. – Tronc : Partie inférieure de la tige principale. –
Redent : Diminution brusque de grosseur de grume. –Fourche : Région correspondant à la
division en deux tiges du fût. – Patte : Partie inférieure du tronc, renflée, où le bois offre certaines
caractéristiques particulières de structure, dues à l'insertion des racines principales. – Souche :
Ensemble de la base du tronc et des grosses racines qui s'y insèrent. – Racines : Partie
souterraine par laquelle l'arbre se fixe au sol et se nourrit.

Leçon 2 : SECTION TRANSVERSALE DE L’ARBRE PROCESUS DE CROISSANCE


I-) DEFINITION : c’est la représentation interne du tronc d’arbre ayant pour rôle l’identification de ses
différentes parties.
II-) DIFFERENTES PARTIES
1-) l’écorce ou suber : c’est la partie extérieure de l’arbre constituée de cellules mortes ayant pour
rôle la protection de l’arbre contre certains attaques.
2-) l’écorce interne ou liber : c’est une couche vivante dont les cellules engendrent vers l’extérieur du
liège qui apparait le plus souvent à l’œil nu comme les feuilles d’un livre. La sève élaborée circule
dans les vaisseaux criblés du liber.
3-) Le cambium : c’est une couche gluante de tissu végétal en formation destiné à augmenter la
dimension de l’arbre en diamètre.
4-) Aubier : c’est la partie de l’arbre constituée des cellules vivantes qui ne sont pas encore en
maturité. La serve brute de l’arbre y circule et les matières nutritives s’y accumulent.
5-) Bois parfait ou duramen : c’est la partie du bois constituée des cellules mortes aux membranes
épaisses et dures où les éléments nutritifs ne circulent plus.
6-) rayon ligneux : il joue un rôle de liaison et d’échange entre le liber et la masse du bois.
7-) cerne annuelle : c’est la couche formée au cours d’une période végétative de l’arbre. Leurs
nombres indiquent l’âge de l’arbre à la hauteur de la section transversale.
8-) la moelle ou cœur : c’est la partie de l’arbre généralement rempli d’un tissu spongieux.

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Leçon 3 : LA VIE DE L’ARBRE
I-) LA NUTRITION : pour se nourrir et se développer, l’arbre a besoin des substances qui se
trouvent dans le sous-sol. Par les poils absorbants des racines, l’arbre puise de l’eau, des sels
minéraux et des composés azotés d’où il tire la sève brute.
1-) La nutrition carbonée : grâce à l’assimilation chlorophyllienne, l’arbre puise dans
l’atmosphère le gaz carbonique qu’il décompose pour retenir le carbone et rejeter de l’oxygène.
2-) La nutrition azotée : elle est aidée par l’action des champignons qui transforment les
substances organiques en substances assimilables.
3-) La nutrition minérale : l’arbre a besoin pour vivre d’eau contenant en solution de phosphore,
du calcium, du potassium, du soufre, du magnésium, du fer, du manganèse.
4-) La nutrition en eau : l’eau sert de véhicule à l’hydrogène, à l’oxygène, aux composés azotés
et divers sels minéraux
II-) LA RESPIRATION : l’arbre absorbe de l’oxygène (O), celui-ci se fixe sur certaines
substances des cellules en provoquant une réaction chimique qui donne du gaz carbonique(CO2)
rejeté ensuite dans l’atmosphère. Les lenticelles de l’écorce, les stomates des feuilles assurent la
pénétration, la circulation et l’évacuation des gaz.
III-) LA FONCTION CHLOROPHYLIENNE: on observe que : Le jour, l’arbre absorbe du gaz
carbonique (ou dioxyde de carbone, CO2) et de l’oxygène (O) et transpire de l’eau (H20). La nuit,
l’arbre absorbe l’oxygène et rejette du gaz carbonique ainsi que de l’eau.
III-) LA TRANSPIRATION : L’eau absorbée est évaporée par les feuilles
sous l’action des rayons du soleil. La transpiration est:
- intense le jour,
- ralentie la nuit,
- importante pour les arbres à feuilles caduques,
- moindre pour les arbres à feuilles persistantes.
1-) La photosynthèse : C’est le processus de transformation et d’échange dans le tissu
chlorophyllien des feuilles la sève brute en sève élaborée (contenant du sucre, amidon, huile,
etc.) pour devenir assimilable par l’arbre sous l’action de la lumière tout en rejetant de l’oxygène
par les feuilles.

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THEME II : DIFFERERNS PLANS LIGNEUX
Leçon 4 : LE PLAN LIGNEUX
I-) DEFINITION : c’est une organisation précise et incontestable des tissus cellulaires d’une
cerne d’accroissement qui est spécifique à chaque espèce d’arbre.
II-) LES DIFFERENTS TYPES DES PLAN LIGNEUX
1-) Le plan radial : Plan perpendiculaire aux cernes annuels de l’arbre qui passe par l’axe du
tronc.
2-) Le plan tangentiel : Plan parallèle aux cernes annuels.
3-) Le plan axiale : Plan perpendiculaire à l’axe de l’arbre. Plan dit en «bois de bout».

THEME III : LES PROPRIETES DU BOIS


Leçon 5 : LES PROPRIETES PHYSIQUES
I-) LA COULEUR : Les coloris des bois sont extrêmement variables selon les essences.
II-) L’ODEUR : Les odeurs dégagées par les bois sont plus ou moins prononcées en fonction des
sécrétions produites (type résines), mais elles peuvent aussi être dues à une altération ou à l’état
hygrométrique du bois.
III-) Le grain : c’est l’impression visuelle créée par le sectionnement de la structure du bois et
principalement des vaisseaux.
IV-) L’HUMIDITE : c’est la quantité d’eau que renferme le bois considéré, exprimée en
pourcentage de son poids à l’état anhydre.
1-) Hygroscopicité : c’est la baisse du degré d’humidité jusqu’à l’équilibre avec celui de
l’atmosphère.
2-) hygrométricité : c’est la faculté pour un bois sec d’absorber de l’eau contenue dans l’air
humide.
3-) L’évaluation du taux d’humidité : on l’évalue par pesée pour obtenir une mesure précise.
%= × . Exemple : = ; = ; solution : %= × ↔ =
20%

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4-) tableau du taux d’humidité : le retrait ou le gonflement du bois sont évités lorsque le degré
d’humidité indiqué ci-dessous est respecté.
Taux d’humidité Qualification du bois Emploi des bois
Au-dessus de 30% Vert Construction hydraulique
De 30 à 23% Mi - sec Construction exposée à la pluie
De 22 à 18% Commercialement sec Construction dans un local ouvert
De 17 à 13% Sec à l’air Construction dans un local chauffé
En dessous de 13% Desséché Construction dans un local très chauffé
0% Anhydre Pas d’utilisation

5-) La rétractabilité : c’est la propriété qu’ont les bois de diminuer de volume et de dimension
lorsque son degré d’humidité s’abaisse au-dessous du point de saturation.
6-) la densité : c’est le rapport de la masse au volume mesuré au même état d’humidité. C’est
aussi le rapport de la masse du bois à la masse d’un même volume d’eau.

= = ; = Exemple : = 57,6 ; =
,
72 A.N : = ↔ = ,

V-) DIFFERENTS TYPES D’EAUX : on distingue :


- L’eau libre : Elle est évacuée la première .les dimensions ne changent pas seule la densité
se trouve modifiée.
- L’eau liée ou d’imprégnation ou de saturation : contenue dans les membranes des
cellules. Sa disparition est la cause principale du retrait du bois.
- L’eau de constitution : c’est l’eau qui intervient dans la composition du bois (l’un des
éléments chimique) elle disparait à la destruction du matériau.
VI-) LA CONDUCTIBILITE THERMIQUE : Le bois est mauvais conducteur de la chaleur à cause
de sa structure cellulaire qui emprisonne de l’air, de sa composition cellulosique.
VII-) LA CONDUCTIBILITE PHONIQUE : lorsqu’une énergie sonore frappe un corps séparant
deux milieux :
- Une partie de l’énergie est réfléchie ;
- Une partie est transmise dans l’autre milieu ;
- Une partie est absorbée par le corps lui-même.
VIII-) LA CONDUCTIBILITE ELECTRIQUE : le bois sec est mauvais conducteur de l’électricité.
LEÇON 6 : LES PROPRIETES MECANIQUES
I-) LA COMPRESSION
1-) La compression axiale: bonne résistance dans cette direction fig.1
2-) Compression transversale: résistance plus faible dans cette direction. Les fibres sont
écrasées et la pièce est déformée. fig.2

2
1 1

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3-) compression oblique : c’est généralement dans le cas des charpentes.

II-) LA TRACTION
1-) Axiale: grande résistance dans cette direction. Très faible allongement des fibres.
2-) Transversale: très mauvaise résistance. Rupture rapide, les fibres se décollent et la pièce se
fend.

III-) LA FLEXION
1-) flexion statique : une pièce chargée progressivement s’incurve en décrivant une flèche de
plus en plus grande, puis se rompt.

2-) La flexion dynamique : le bois est un matériau dont la résistance au choc à la résilience est
grande.
3-) La fissilité : c’est l’aptitude des matériaux fibreux au fendage, à se diviser dans le sens
longitudinal, sous l’action d’une force.
5-) La dureté : c’est la résistance du bois à la pénétration d’un corps dur (outil, clou, vis).

LEÇON 7 : LES PROPRIETES CHIMIQUES


I-) DEFINITION : Les propriétés chimiques du bois découlent de sa composition chimique et de
la nature de ses constituants.
II-) LA COMPOSITION CHIMIQUE CENTESIMALE : le bois est composé de :
– carbone........ 50 %;
– hydrogène...... 6 %;
– oxygène ....... 42 %

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– azote......... 1 %;
– cendre....... 1 %.
III-) LA CONSTITUTION DU BOIS : le bois varie suivant sa nature ; et comprend les constituants
suivants :
– cellulose (50 % environ) : c’est un hydrate de carbone de formule (C6H10O5)n, plus
condensé que l'amidon ; il y a dans le bois différentes celluloses, de propriétés variables, qui
constituent l'essentiel des parois des cellules.
– lignine (20 à 30 %) : C'est une substance dure et colorée qui « incruste » les parois des
cellules ; on dit que ces parois se « lignifient ».
IV-) PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES : On est amené à distinguer les caractéristiques
principales suivantes :
- composition centésimale du bois ;
- composition en cendres ;
- teneur en cellulose ; en distinguant les différentes variétés ;
- teneur en lignine ;
- teneur en résine, huiles essentielles, tannins, gommes.
VI-) LA COMBUSTIBILITE : c’est la propriété du bois d’être combustible.
VII-) LA DURABILITE : C’est la propriété des bois de résister aux attaques des champignons et
des insectes.

LEÇON 8 : VICES ET DEFAUTS DU BOIS

I-) LES NŒUDS : on distingue plusieurs types nœuds :


- Nœuds vivants : produits par une branche vivante, continuité des tissus avec la masse du
bois, déviation du fil du bois.
- Nœuds morts : appelés également « nœuds noirs » produits par une branche morte,
discontinuité entre les tissus des nœuds et ceux du tronc.
- Nœuds sains : nœuds secs dont les tissus ne sont pas altérés.
- Nœuds vicieux : nœuds dont les tissus sont affectés de pourriture (exemple : Nœud
gouttière)
- Nœud bouchon : Il est entouré d’écorce ou de bois altéré qui se détache facilement et
devient, pour un débit parallèle à l’axe du tronc, le nœud cheville pour les résineux.
- «œil de perdrix» : Ce sont les nœuds de petits diamètres. Ces nœuds deviennent les
nœuds «patte de chat» lorsqu’ils sont groupés. Ils peuvent donner un aspect esthétique
intéressant.
- Nœud recouvert ou nœud grisette : Il est entouré de bois pourri.
- Nœud gouttière : Il a une forme de gouttière et, de par sa forme et par l’humidité qui y
réside, peut amener la pourriture.
II-) LES ANOMALIES DE CROISSANCE

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1. Fibres ondulées : Ces bois sont recherchés en ébénisterie (placage ou massif) pour
l’effet d’ondulation des fibres.
2. Contre-fil : Les fibres du bois ondulent et s’entrecroisent dans des sens opposés. très
recherché en placage. Ces placages sont appelés moirés ou pommelés.
3. Loupe : Excroissance du tronc de forme globuleuse à surface lisse entièrement formée
de bois à fibres irrégulièrement enchevêtrées.
4. Broussin : Ce sont des tumeurs ou des excroissances du tronc, parfois très
volumineuses.
5. Ronce : La ronce est constituée par les jointures de la fourche ou de la souche. ces
fibres parfois entremêlées donnent l’aspect esthétique intéressant qui est très recherché
en ébénisterie.
6. Chaudron : C’est un renflement plus ou moins régulier et plus ou moins accentué du
tronc.
7. Fils tors : Les fils du bois poussent en spirale autour du cœur. Ce défaut est visible
lorsque l’arbre est sur pied et rend le débit impossible.
8. Entre-écorce : Ce défaut est dû à l’accolement puis à la soudure de branches et du
tronc, ce qui laisse par la suite des lamelles d’écorce dans le débit.
9. Irrégularités de croissance : Épaisseur inégale des couches annuelles sur divers
points du pourtour du tronc ; irrégularité rencontrée sur les arbres méplat.
10. Gélivures (appelées aussi «coup d’hiver») : Cette blessure est provoquée par des
forts et rapides écarts de température créant des différences de tensions entre couches
externes et internes.
11. Roulure : Fente circulaire provenant du décollement de deux couches annuelles
consécutives.
12. Cadranure : C’est une déshydratation du cœur qui crée des fentes en étoile depuis le
centre de l’arbre. Le bois perd ses qualités mécaniques.
13. Fissures : Ces fentes sont dues généralement à un fort «coup de vent».
III-) DÉFAUTS DUS AUX INSECTES
14. Piqûres : elles Interrompent la continuité de la masse du bois, tout en diminuant sa
résistance.
15. Vermoulure : Fine poussière résultant de la digestion du bois broyé par des insectes.
IV-) DÉFAUTS DUS À DES PARASITES VÉGÉTAUX
16. Chancres : Excroissances irrégulières où le bois est formé d'éléments enchevêtrés.
Appelée chaudron ou dorge sur le sapin.
17. Gui : Plante toujours verte dont les racines puisent la nourriture dans la masse du bois,
laissant comme trace une multitude de petits trous plus ou moins profonds. C’est
l’anomalie caractérisée par des perforations du bois et l'enchevêtrement des fibres au
voisinage de l'implantation du gui.

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V-) ALTÉRATIONS DUES AUX CHAMPIGNONS

1) POURRITURE : Changement profond de composition chimique du bois provoqué par un


champignon.

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2) ÉCHAUFFURE : Modification légère de composition chimique provoquée par un
champignon, après abattage, dans le bois en grume, parfois dans le bois débité.
3) BLEUISSEMENT – BOIS BLEUTÉ : L’aubier différencié des résineux est sensible à ce
champignon qui déprécie par coloration, sans autre conséquence sur les propriétés
physiques et mécaniques.

THEME IV : PROCESSUS DES DEBITS DES BOIS


Leçon 9 : LE DEBIT PREMIER
I-) DEFINITION : C’est la division longitudinale des billes de bois pour obtenir les avivés.
II-) DIFFERENTS MODES DE DEBIT : on distingue :
1. En plot ou tout-venant : Toutes les planches sont sciées selon le même plan
longitudinal.
2. Sur dosse : il permet d’obtenir les planches avivées.
3. Débit sur quartier dit moreau : Il est obtenu par un sciage successif et perpendiculaire.
4. Débit sur quartier dit hollandais : La majorité des pièces obtenues sont maillées. Il est
peu usité du fait de son prix de revient.
5. Débit sur mailles : Débit radiant pour obtenir de belles maillures.
6. Cantibey : La majorité des pièces obtenues sont flammées. Il fournir les planches de
fortes largeurs.
7. Colonial : Utilisé pour certains bois exotiques de gros diamètre (n'est pratiquement plus
utilisé).
8. Déroulage-tranchage : Débit d'obtention de placages et d'éléments constitutifs de
panneaux (contreplaqué, latté...).

PLOT QUARTIER DIT


DOSSE MOREAU

FAUT
QUARTIER DIT
HOLLANDAIS

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THEME V : SELECTION DES BOIS
Leçon 10 : IDENTIFICATION DE QUELQUES ESSENCES DES BOIS INDIGENES
I-) LES ESSENCES INDIGENES (AFRIQUE) : les essences communément retrouvées en
Afrique sont identifiées par :
- La couleur ; - la densité ; - le veinage ; - l’odeur ; - les grains.
1-) BOIS TRES LEGERS OU TRES TENDRES (densité inférieure à 0,49)
a-) okoumé : c’est une essence qui a pour couleur du duramen rose saumon et l’aubier de
couleur grisâtre. Elle est tendre et ayant un retrait total très faible.
b-) Ayous : c’est un bois de couleur blanc crème, utilisé pour la fabrication des parquets,
moulures et caisserie.
2-) BOIS LEGERS OU TENDRES (densité 0,50 à 0,49)
c-) Dibétou : appelé Bibolo au Cameroun, il est de couleur brun clair et son grain rappelle celui
de l’Acojou. Il est peu nerveux et prenant un beau poli.
d-) Bossé : il présente un duramen rose-pâle avec des grains assez fin et de texture homogène.
e-) Acajou d’Afrique : il un duramen de couleur brun-rose et son aubier a une couleur blanche.
Ses grains gros rendent la finition difficile.
f-) Limba (Fraké) : il a un duramen et aubier blanc, jaunâtres avec cœur veiné.
3-) BOIS MIS-LOURDS OU MIS-DURS (densité 0,65 à 0,79)
g-) Sipo : il a une couleur brun-rose et son aubier a une couleur rose grisâtre et avec des grains
assez fin.
h-) Iroko : il a une couleur jaune à brun, peu nerveux.
I-) Movingui : il a une couleur jaune citron, d’un bel aspect, à grain fin souvent moiré et peu
nerveux.
J-) Bilinga : son duramen a une couleur jaune ocre, et il est assez difficile à usiner.
k-) Sappeli : il a une texture ferme et homogène dont de couleur brun rouge et à grain très fin.
L-) Padouk : il a une couleur rose rouge ou rouge corail.
3-) BOIS LOURDS OU DURS : (densité 0,80 à 0,95)
M-) Doussier : son duramen a une couleur brun-rouge et de grain grossier avec une texture
homogène.
N-) Bubinga : il a une couleur brun rouge, très veinés et à grain très fin.
O-) Olon : un aspect de couleur jaune paille veiné, de grain assez fin, à grands et longs pores.
4-) BOIS TRES LOURDS OU TRES DURS (densité au-dessus de 1)
P-) Ebène : c’est un bois de couleur noirâtre plus ou moins foncé, parfois veiné ou tachetés de
gris.
Q-) Azobé (Bongossi) : il a une couleur brun chocolat avec des grains grossiers.
R-) Paletuvier : il a une couleur rouge, vioalcé, à grain fin et pores peu marqués.

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Leçon 11 : LES DIMENSIONS COMMERCIALES DU BOIS
I-) DEFINITION : ce sont des mesures de bois obtenues après le débit des grumes en planches.
II-) BUT : elles pour ont but :
- De faciliter le commerce des bois ;
- De réduire au minimum les pertes de bois par les utilisateurs.
III-) DIFFENTES SECTIONS DE BOIS AVEC LEURS DIMENSIONS
Elles sont classées de façon suivante :
- Les feuillets : épaisseurs de 8 à 18mm avec la largeur variable. (fig.1)
- Les planches : épaisseurs de 22 à 55 × 75 à 115mm et plus. (fig.2)
- Les plateaux : épaisseurs de 65 à 120 × 115 et plus. (fig.3)
- Les chevrons : épaisseurs de 40 × 40 ; 40 × 105 ; 65 × 65 ; 65 × 105mm. (fig.4)
- Les poutres : épaisseurs de 120 × 120 et 400 × 400mm. (fig.5)
- Les madriers : épaisseurs de 76 × 220 et 100 × 250mm. (fig.6)
- Les bastings : épaisseurs de 55 × 155 et 65 × 180mm. (fig.7)
- Les lattes : épaisseurs de 3 × 25 et 9 × 27mm. (fig.8)
- Les lambourdes : épaisseurs de 26 × 60 ; 35 × 60 et 40 × 60mm. (fig.9)
- Volige : épaisseurs de 13 à 18 × 110 à 220mm. (fig.10)
- Liteaux : section de 24 × 24 ; 27 × 27mm. (fig.11)

(fig.4) (fig.5)

(fig.2) (fig.3)
(fig.1) (fig.6) (fig.7)

(fig.11)
(fig.8)
(fig.9)

(fig.10)

Leçon 12 : SELECTION DES DERIVES DU BOIS


1-) Le placages : ce sont des feuilles de bois minces obtenues par tranchage ou déroulage.
2-) Contreplaqués : Ce sont des matériaux constitués par des feuilles de bois ou « plis », obtenues par
tranchage, déroulage ou sciage, collées entres elles à plis alternés. (Fibres croisées à 90°). On distingue :
- les contreplaqués multiplis ;
- le contreplaqué à âme panneautée ;

PAR : M. SONMING TADJOUTSA Martial (PLETP Sciences et Technologies du Bois) 13/15


- le contreplaqué à âme lattée ;
- le contreplaqué à âme lamellée ;
- le contreplaqué à âme façonnée ; etc.
3-) les panneaux de fibres : ce sont des matériaux composés d’une pâte de bois et d’un liant.
4-) les panneaux de particules : ce sont des panneaux construits avec des particules ligno-
cellulosiques issues d’essences résineuses et feuillues, des anas de lin agglomérés avec des résines
thermodurcissables polymérisées à chaud.
5-) les panneaux stratifies : ce sont des matériaux en feuilles minces, fabriqués à partir des matières
cellulosiques du bois et de résines chimiques.

THEME VI : CONDUIRE UN SECHAGE


Leçon 13- 14 : SECHAGE NATUREL ET CRITERES D’EMPILAGE
I-) DEFINITION : Le séchage naturel consiste à faire sécher les bois correctement empilés à l'air
libre.
II-) LES TECHNIQUE DU SECHAGE NATUREL : pour mieux sécher le bois naturellement, on
doit :

- l’empiler verticalement sur forme de V ou X sur les portiques;


- l’empiler obliquement en utilisant un chevalet équipé de support pour soutenir le bois.
III-) TYPES DE CHANTIERS : on distingue :
- les chantiers sur forme de Dés ou en béton construit par le maçon ;
- le hangar construit en bois.
1-) critères de construction des chantiers

PAR : M. SONMING TADJOUTSA Martial (PLETP Sciences et Technologies du Bois) 14/15


Pour construire un chantier, on doit tenir compte des éléments suivants :
- De l’orientation du sens du vent ;
- Du sol de préférence minéral ;
- D’une situation à proximité des ateliers ou des usines pour qu’ils soient alimentés
économiquement ;
- D’une surface suffisante pour aménager ;

2-) les techniques de protections des chantiers


Le chantier doit être :
- De préférence cimenté ou en empierré ;
- Dégagé d’herbes vivantes ou mortes régulièrement ;
- Dégagé de vieux bois en train de pourrir ;
- Protéger les planches avec écrans (mobile ou fixe) ;
- Couvert de plastique pour éviter les eaux de ruissellement.

3-) les dangers du chantier non entretenu.


Le chantier non entretenu entraine les dangers suivants :
- La pourriture observée sur le bois empilé ;
- La poussée croissante des champignons sur du bois séché ;
- La présence de la moisissure due à l’humidité.

IV-) TYPES D’EMPILAGE : on distingue :


- L’empilage horizontal ;
- L’empilage vertical ;
- L’empilage oblique.

VI-) IMPORTANCE DES EPINGLES DANS LE PROCESSUS DU SECHAGE


Les épingles sont important pour :
- permettre à l'air de circuler entre les lits de planches,
- harmoniser la couleur du bois,
- maintenir les pièces de bois afin d'éviter toute
déformation.

PAR : M. SONMING TADJOUTSA Martial (PLETP Sciences et Technologies du Bois) 15/15

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