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TD Chap 03 SMI 2025

Le document présente un ensemble de questions et réponses sur l'économie, incluant des questions à choix multiples, des compléments de texte et des questions de cours. Il aborde des concepts tels que la croissance économique, l'inflation, le chômage, ainsi que des cycles économiques selon différents économistes. Les réponses fournies incluent des définitions et des explications sur les facteurs de croissance et les situations économiques dans des zones spécifiques comme la CEMAC et le Japon.

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TD Chap 03 SMI 2025

Le document présente un ensemble de questions et réponses sur l'économie, incluant des questions à choix multiples, des compléments de texte et des questions de cours. Il aborde des concepts tels que la croissance économique, l'inflation, le chômage, ainsi que des cycles économiques selon différents économistes. Les réponses fournies incluent des définitions et des explications sur les facteurs de croissance et les situations économiques dans des zones spécifiques comme la CEMAC et le Japon.

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Université Marien NGOUABI Année Académique 2024-2025

Faculté des Sciences Économiques


Département des Licences
Histoire des Faits Économiques et Sociaux (HFES) - Niveau : Licence I– TD n°03

I-Questions à choix multiples.

1. Une croissance qui repose sur l’augmentation de la quantité de facteurs


de production utilisés pour produire est…
a. une croissance réelle.
b. une croissance intensive.
c. une croissance extensive.

2. La productivité globale des facteurs mesure…


a. la quantité de facteurs de production totale utilisée pour produire.
b. la production réalisée grâce aux facteurs de production.
c. l’efficacité des facteurs de production et de leur combinaison.

3. Les dépenses de recherche et développement permettent…


a. d’innover.
b. de générer des externalités positives.
c. de remplacer du travail par du capital.

4. Un taux de chômage de 9 % signifie que…


a. 9 % des actifs sont au chômage.
b. 9 % des plus de 15 ans sont au chômage.
c. 9 % des chômeurs recherchent activement un emploi.

5. Le chômage conjoncturel correspond…


a. à un chômage durable affectant une économie.
b. à un chômage saisonnier.
c. à un chômage temporaire lié aux fluctuations économiques.

6. Sur quel type de chômage peut agir la formation ?


a. le chômage conjoncturel
b. le chômage structurel
c. le chômage saisonnier

7. Le cycle se compose :
a. de phases d’expansion et de crise
b. de phase d’expansion et de reprise
c. de phase d’expansion et de contraction.

1
UMNG/FSE BILL-DENIS LOUBELO
8. Le trend d’un cycle représente :
a. sa composition séculaire
b. sa récurrence
c. sa périodicité

9. L’auteur qui synthétise les travaux portant sur l’étude des cycles de ses
prédécesseurs et qui nomme les principaux cycles à partir du nom de leurs auteurs
est :
a. Kaldor
b. Schumpeter
c. Solow

10. Les cycles de Juglar (1862) sont des cycles dont la périodicité est variable et dont
la durée est environ de :
a. 4 ans
b. 8 ans
c. 6 ans

11. Selon Juglar, les crises économiques, qui ne constituent qu’un moment du cycle
(le pic) ont pour cause :
a. les krachs des marchés financiers et les faillites d’établissement bancaires
b. une surproduction industrielle et un effondrement des prix des produits.
c. une sous-production agricole et une inflation des produits primaires.

12. Les cycles de Kichin (1923) sont des cycles mineurs (40 mois) qui s’expliquent par
le comportement des entreprises dans leur choix :
a. d’embauche
b. d’investissement
c. stockage

13. Kondratieff (1935) a mis en évidence l’existence de cycles long (de 47 à 60 ans) à
partir de l’étude de données statiques portant sur :
a. les prix de gros et de détail.
b. la production agricole et industrielle
c. plusieurs indices monétaires.

14. Ils deux types d’explications pour comprendre l’alternance de phases ascendante
et descendantes au sein d’un cycle Kondratieff, laquelle des explications suivantes
est fausse :
a. le rythme de décourte des mines d’or
b. la croissance démographique et son impact sur la population active.
c. le progrès technique et les innovations.

2
UMNG/FSE BILL-DENIS LOUBELO
II- Complétez le texte avec les mots qui conviennent.

1. Pour J. A. Schumpeter, le progrès technique est le ………… de la croissance : des


innovations ………… bouleversent l’économie et permettent l’émergence
d’innovations ………….

2. Le chômage ………… est lié au temps de recherche et d’adaptation d’un emploi à


un autre. L’information, le plus souvent …………, nécessite des ………......…
de prospection importants. En outre, tous les chômeurs ne sont pas …………
géographiquement ou professionnellement.

3. L’insuffisance de la ………… anticipée par les chefs d’entreprise en période


de ………… de l’activité économique est source d’un chômage qualifié de ………… En
effet, les entreprises vont anticiper une baisse de leurs ………… : elles vont réduire
leur ………… et ajuster à la baisse leurs besoins en …………

III-Questions de cours

1) Définir la croissance économique


2) Quel indicateur est généralement retenu pour mesurer la croissance ?
3) Quel sont les facteurs traditionnels de la croissance ?
4) Quels sont les facteurs de la croissance retenus par Robert Solow ?
5) J.-J. Carré, P. Dubois et E. Malinvaud (1972) estiment que la production
intérieure brut (PIB) de la France a augmenté en moyenne annuelle de 2.1% de
1913 à 1963. Ils estiment l’effet de l’augmentation de de facteur travail à 0,5 et
l’effet de l’augmentation facteur capital également à 0,5 %. Comment expliquent-
ils la partie de la croissance non expliquée par l’augmentation des facteurs de
production ?
6) Définir les termes suivants : inflation, déflation et désinflation.
7) Expliciter les conséquences de : l’inflation, la désinflation et la déflation.
8) Caractériser les situations économiques suivantes
- Zone CEMAC
Mois janv-22 févr-22 mars-22 avr-22 mai-22 juin-22 juil-22 août-22 sept-22 oct-22 nov-22 déc-22
Inflation 2,8 3,3 4,0 5,3 5,2 5,4 5,8 6,8 6,7 7,1 7,6 6,9

- Le Japon
Mois janv-22 févr-22 mars-22 avr-22 mai-22 juin-22 juil-22 août-22 sept-22 oct-22 nov-22 déc-22
Inflation 0, -0,1 -0,3 -0,1 -1,1 -1,8 -2,2 -2,2 -2,2 -2,5 -1,9 -1,7

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UMNG/FSE BILL-DENIS LOUBELO
9) Le tableau suivant renseigne sur l’évolution du taux d’inflation en zone
CEMAC.
Mois janv-23 févr-23 mars-23 avr-23 mai-23 juin-23 juil-23 août-23 sept-23 oct-23 nov-23 déc-23
Inflation 5,9 6,1 6,4 6,5 6,5 6,5 6,4 6,3 6,2 6,0 5,8 5,6

a) Comment mesure-t-on l’inflation ?


b) Comment mesure-t-on l’inflation en zone CEMAC ?
c) Quelles sont les causes de l’inflation en zone CEMAC au premier semestre
2023 ?
d) Pourquoi la République du Congo par exemple a-t-elle réduit les subventions
des produits pétroliers ?
e) L’élimination totale des subventions affecte-t-elle les ménages congolais et
l’économie congolaise ?
10) Qu’entendez-vous par Trente Glorieuses ?
11) Quels sont les facteurs de la croissance pendant les Trente Glorieuses ?
12) Définir la notion du développement ?
13) Quels sont les indicateurs du niveau vie ?
14) L’IDH est-il un indice composite ?
15) A quel moment pouvons dire que l’IDH est élevé, moyen et faible ?
16) Présenter une typologie des pays en développement.
IV-Présenter l’introduction du sujet de dissertation suivant : Comment qualifier la
croissance des Trente Glorieuses.

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UMNG/FSE BILL-DENIS LOUBELO
Eléments de réponse

I-Questions à choix multiple.

Réponses :

1- c ; 2-c ; 3-a ; 4-a ; 5-c ; 6-b ; 7-c ; 8-a ; 9-b ; 10-b ;11-a ; 12-c ;13-a ;14-b

II- Complétez le texte avec les mots qui conviennent.

Réponses :

1- moteur – majeures – mineures ;

2. frictionnel – imparfaite – coûts – mobiles

3. demande – ralentissement – conjoncturel – débouchés – production – emploi

III-Questions de cours.

1) Définir la croissance économique

La croissance économique est généralement définie comme une augmentation


soutenue, pendant une ou plusieurs périodes longues, d’un indicateur de dimension :
pour une nation, le produit intérieur net en terme réels (François Perroux, 1961).

2) Quel indicateur est généralement retenu pour mesurer la croissance ?

L’indicateur généralement retenu est soit le PIB (Produit Intérieur Brut), soit le
PNB (Produit National Brut) ou éventuellement le PIB (ou PNB) par tête. Dans
l’un ou dans l’autre le taux de croissance de l’agrégat considéré est central ; il s’agit
en général de taux de croissance annuel.

3) Quel sont les facteurs traditionnels de la croissance ?

La plupart des économistes classiques effectuaient la distinction entre trois facteurs


de production : la terre, le travail et le capital.

4) Quels sont les facteurs de la croissance retenus par Robert Solow ?

Le facteur travail, le facteur capital et le progrès technique en tant que facteur


résiduel.

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UMNG/FSE BILL-DENIS LOUBELO
5) J.-J. Carré, P. Dubois et E. Malinvaud (1972) estiment que la
production intérieure brut (PIB) de la France a augmenté en moyenne
annuelle de 2.1% de 1913 à 1963. Ils estiment l’effet de l’augmentation
de de facteur travail à 0,5 et l’effet de l’augmentation facteur capital
également à 0,5 %. Comment expliquent-ils la partie de la croissance
non expliquée par l’augmentation des facteurs de production ?

Ils expliquent la partie de la croissance non expliquée par l’augmentation des


facteurs de production par le progrès technique. Ils se basent sur la définition du
progrès technique en tant facteur résiduel.

6) Définir les termes suivants : inflation, déflation et désinflation.

L’inflation est l’augmentation durable et généralisée des prix des biens et services
en termes de monnaie.
La déflation est l’inverse de l’inflation, c’est-à-dire une baisse durable et généralisée
des prix.

La désinflation se traduit par une baisse du rythme annuel de l’inflation.

7) Expliciter les conséquences de : l’inflation, la désinflation et la


déflation.

L’inflation engendre un certain nombre de coûts : l’inflation constitue une


dépréciation de toutes les valeurs nominales et elle dégrade le pouvoir
d’achat des agents dotés des revenus fixes non indexés sur le niveau des prix.
L’inflation entraîne des distorsions de prix sur les marchés et trouble les signaux
envoyés aux agents économiques par la variation des prix qui perturbe l’allocation
des facteurs des productions. Dans une économie ouverte aux échanges extérieurs,
l’inflation dégrade la compétitivité prix des produits nationaux et peut alimenter
la spéculation la spéculation contre la monnaie nationale sur les marchés financiers
(anticipation et prime de risque sur les taux d’intérêt, notamment sur les titres longs).

a) La désinflation

La désinflation entraîne donc à court terme une moindre croissance de l’activité


économique, le développement du chômage et un transfert de richesses vers les
créanciers. A moyen terme, la compétitivité des entreprises est rétablie dans la
mesure où le différentiel d’inflation avec l’étranger est favorable

b) La déflation

La déflation, quant à elle, conduit à un ralentissement de l’activité économique qui


peut être prolongé et important. Si les prix baissent durablement, les ménages ont
tendance à reporter leurs achats et les entreprises leurs investissements, parce qu’ils
anticipent de nouvelles baisses de prix. Les entreprises vendent moins ; elles

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UMNG/FSE BILL-DENIS LOUBELO
n’embauchent plus, voire licencient. Le chômage augmente ; les salaires tendent à
baisser.

8) Caractériser les situations économiques suivantes


- Zone CEMAC
Mois janv-22 févr-22 mars-22 avr-22 mai-22 juin-22 juil-22 août-22 sept-22 oct-22 nov-22 déc-22
Inflation 2,8 3,3 4,0 5,3 5,2 5,4 5,8 6,8 6,7 7,1 7,6 6,9

La BEAC cible un taux d’inflation inférieur et proche de 3 %. Ces taux étant supérieur
à 3 % la situation est donc inflationniste.

- Le Japon
Mois janv-22 févr-22 mars-22 avr-22 mai-22 juin-22 juil-22 août-22 sept-22 oct-22 nov-22 déc-22
Inflation 0, -0,1 -0,3 -0,1 -1,1 -1,8 -2,2 -2,2 -2,2 -2,5 -1,9 -1,7

La banque du Japon cible est un taux d’inflation de 2 %. Ici le japon est dans une
situation déflationniste.

9) Le tableau suivant renseigne sur l’évolution du taux d’inflation en


zone CEMAC.
Mois janv-23 févr-23 mars-23 avr-23 mai-23 juin-23 juil-23 août-23 sept-23 oct-23 nov-23 déc-23
Inflation 5,9 6,1 6,4 6,5 6,5 6,5 6,4 6,3 6,2 6,0 5,8 5,6

a) Comment mesure-t-on l’inflation ?

L’inflation se mesure par l’indice des prix à la consommation ?

b) Comment mesure-t-on l’inflation en zone CEMAC ?

L’inflation dans la CEMAC est mesurée par le taux d’accroissement de l’Indice


Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC)

c) Quelles sont les causes de l’inflation en zone CEMAC au premier


semestre 2023 ?

L’augmentation des prix au premier semestre 2023 dans la CEMAC a été le fruit
d’une combinaison de facteurs internes et externes.

Sur le plan interne, la mise en œuvre d’une politique budgétaire restrictive


matérialisée par la réduction des subventions sur les prix des hydrocarbures a
conduit à l’augmentation des prix du carburant dans certains pays de la Sous-région
nourrissant ainsi les pressions inflationnistes dans la CEMAC.

7
UMNG/FSE BILL-DENIS LOUBELO
En outre, les problèmes climatiques et environnementaux ont perturbé la production
vivrière dans la zone, débouchant sur un accroissement généralisé de l’inflation
alimentaire.

L’insécurité en RCA à laquelle il faut ajouter la crise sécuritaire dans les régions du
Nord-ouest et du Sud ouest du Cameroun ont contribué à gripper l’offre et à alimenter
les tensions inflationnistes dans la Sous-région. Enfin, les actions spéculatives sur
les marchés locaux ont créé les pénuries artificielles et auraient contribué à
l’augmentation des prix.

Sur le plan externe, l’inflation importée, les perturbations persistantes des circuits
d’approvisionnement internationaux et les effets de la guerre russo ukrainienne ont
affecté les prix. Cette situation se traduit par l’augmentation des coûts des
importations d’hydrocarbures, des prix des intrants agricoles et des engrais. Cela a
eu pour conséquence le renchérissement du prix de l’énergie et la contraction de l’offre
dans la Sous-région. Ainsi, en dépit d’un coût du fret en recul et d’une légère détente
de l’inflation mondiale, les facteurs externes continuent d’alimenter l’inflation
domestique.

d) Pourquoi la République du Congo par exemple a-t-elle réduit les


subventions des produits pétroliers ?

La réduction des subventions des produits pétroliers est une réforme envisagée par
la République du Congo dans le cadre de son programme appuyé par la Facilité
élargie de crédit du FMI.

e) L’élimination totale des subventions affecte-t-elle les ménages


congolais et l’économie congolaise ?

L’élimination totale des subventions affecte les ménages congolais parce que la
consommation d’énergie représente une grande part de leur consommation totale.

L’impact de la réduction des subventions peut être important sur l’ensemble de


l’économie à travers notamment l’inflation qui est générée et son incidence sur le
niveau de vie des ménages.

10) Qu’entendez-vous par Trente Glorieuses ?

Jean Fourastié (1979) a qualifié la croissance exceptionnelle des pays industrialisés


qui débute à la fin de la seconde guerre mondiale de « Trente Glorieuses ». Cette
période (1945-1973) prendra fin avec le premier choc pétrolier.

11) Quels sont les facteurs de la croissance pendant les Trente


Glorieuses ?

La croissance du PIB ne résulte pas pour l’essentiel d’un accroissement quantitatif


du facteur travail. En France sur le période 1950-73 le nombre d’heures de travail
stagne (autour de 37 900 millions par an). En Grande-Bretagne, en Allemagne et en
8
UMNG/FSE BILL-DENIS LOUBELO
Italie, il recule même légèrement. La croissance démographique est certes assez
rapide sous l’impulsion d’un recul de la mortalité et d’un regain de la natalité à partir
de 1946 (baby-boom) mais la croissance de la population active reste très modérée
notamment du fait de l’allongement de la durée des études. La croissance est donc
due à l’amélioration de la productivité du travail sous l’effet de plusieurs
phénomènes.

L’amélioration des niveaux moyens d’éducation et de formation apparaît


déterminante. En Europe de l’Ouest, on assiste à une massification de l’enseignement
secondaire et à une envolée des effectifs du supérieur. La part des dépenses
consacrées à l’éducation augmente dans le budget des États et en volume les dépenses
d’éducation sont accrues d’environ 10 % par an.

L’intensification des transferts de main-d’œuvre de l’agriculture où elle reste


relativement peu productive vers l’industrie contribue à expliquer structurellement
la hausse de la productivité moyenne. Le fait que ce facteur joue peu dans le cas de
la Grande-Bretagne peut expliquer une partie de son « déficit de croissance » vis-à-
vis de pays d’Europe continentale comme le France ou l’Italie.

L’Europe et le Japon bénéficient également d’un transfert de technologies


américaines (sous forme d’achats de brevets et de licences). La plupart des
innovations qui fondent la croissance des années 1950-1960 remontent d’ailleurs en
réalité à la première moitié du XXe siècle aux États-Unis (électronique, pétrochimie,
industrie aérospatiale…).

Les États-Unis parviennent à conserver leur domination technologique durant les


Trente Glorieuses grâce à d’importants moyens consacrés à la recherche et
développement (industrie spatiale, pharmacie…) même si la croissance américaine
est sur la période plus faible.

La mise en œuvre des transferts de technologie s’accompagne d’un haut niveau


d’investissement. Entre 1950 et 1970 le taux de Formation Brute Capital Fixe
atteint des niveaux très élevés en Europe Occidentale (jusqu’à 25 % en RFA) et
culmine au Japon à 30 % de moyenne.

La stabilité financière favorise l’accumulation du capital : entre 1945 et 1973 les


crises financières sont deux fois moins fréquentes que sur la période postérieure 1973-
fin 1990.

La stabilité politique est assurée sur la période et les institutions de l’État


providence assurent une certaine paix sociale (sécurité de l’emploi, hausse des
salaires avec l’ancienneté, progression des salaires réels, conventions collectives et
plus largement forte protection des individus…).

Les États conservent des marges de manœuvre de politiques économiques. Les


politiques budgétaires, monétaires et de change permettent d’absorber les chocs et

9
UMNG/FSE BILL-DENIS LOUBELO
contribuent à la régularité de la croissance (relance Kennedy-Johnson aux États-
Unis, plan Rueff et dévaluation du franc en 1969 en France…).

12) Définir la notion du développement ?

Le développement, est un phénomène qualitatif, irréversible et qui ne peut


s’observer que sur une longue période. Le développement désigne l’ensemble des
transformations structures démographique, économiques, sociales et culturelles qui
accompagnent la croissance de la production. On insiste ici sur l’aspect structurel
(industrialisation, urbanisation, salarisation, institutionnalisation, etc ) et qualitatif
(transformation des mentalités, des comportements, etc.) de l’évolution de long terme.

13) Quels sont les indicateurs du niveau vie ?

Les indicateurs du niveau vie, montrent comment la croissance de la richesse des


nations profite aux individus. La banque mondiale, a pour indicateur le PIB par
habitant. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a
récemment proposé deux autres indicateurs : l’indicateur de développement
humain (DH) et l’indicateur de pauvreté humaine (IPH)

14) L’IDH est-il un indice composite ?

L’IDH est un indice composite, sans dimension, compris entre 0 et 1 et prend en


compte trois indices quantifiant respectivement :

► la santé, mesurée par l’espérance de vie à la naissance ;

► le savoir ou le niveau d’éducation, mesuré par la durée moyenne de


scolarisation pour les adultes de plus 25 ans et la durée attendue de scolarisation
pour les enfants d’âge scolaire ;

► le niveau de vie mesuré à partir logarithme de revenu brut par habitant.

15) A quel moment pouvons dire que l’IDH est élevé, moyen et
faible ?
► élevé si l’IDH est supérieur à 0,8
► moyen si l’IDH est compris entre 0,8 et 0,5
► faible si l’IDH est inférieur à 0,5.
16) Présenter une typologie des pays en développement.
Face à une diversité des PED, les organisations internationales retiennent une
classification de ces pays selon leur niveau de développement. On distingue :

► les nouveaux pays industriels (NPI). Ceux-ci correspondaient notamment aux


quatre « dragons » d’Asie (Corée du Sud, Taïwan, Singapour et Hong Kong) ainsi
qu’à quelques pays d’Amérique latine (Mexique, Brésil, Argentine). Les NPI se

10
UMNG/FSE BILL-DENIS LOUBELO
caractérisaient par les éléments suivants : un rythme de croissance économique très
rapide, une part importante, par rapport aux PED, du secteur manufacturier dans le
PNB, une part croissante des services, un degré d’ouverture sur l’extérieure très élevé
(entre 60 et 70 %), des excédents commerciaux conséquent. Ce sont les filiales des
entreprises multinationales qui sont à l’origine du développement des NPI, ces
délocalisations étant destinées à profiter du faible niveau de salaire. La très forte
croissance économique de tous ces pays et de quelques autres (Thaïlande, Indonésie,
Chine notamment), les années 1990 a rendu caduque cette notion de NPI. L’ensemble
de ces économies, situées en Asie, en Amérique latine ou Europe centrale, sont
aujourd’hui qualifiées de « pays émergent ». Cette notion vise à caractériser leur
important taux de croissance (entre 5 et 10 % par an) et leur intégration rapide à
l’économie mondiale d’un point de vue commercial (exportations importantes) et
financier (ouverture des marchés financiers aux capitaux extérieurs).

► Les pays de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) sont des
pays dont au moins 30 % des exportations de marchandises sont constituées de ventes
de pétroles et de gaz.

► les pays les moins avancé (PMA) regroupent les pays les plus défavorisés de la
planète pour les quels des mesures particulières doivent être prises. Autour d’une
cinquantaine, principalement en Afrique, les PMA se caractérisent par un faible
niveau de revenu par habitant, un taux d’alphabétisation inférieur à 20 %, un très
faible poids du secteur industriel (moins de 10 % du PNB) et des perspectives de
développement extrêmement limitées.

11
UMNG/FSE BILL-DENIS LOUBELO
IV -Introduction.

Sujet : Comment qualifier la croissance des Trente Glorieuses.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’Europe va connaitre une période de


forte croissance économique, qui attire l’attention des chercheurs et des institutions.
La croissance économique est généralement définie comme l’augmentation soutenue,
pendant une ou plusieurs périodes longues, d’un indicateur de dimension, le produit
global en terme réels. La période des Trente glorieuses désignes les trente années qui
se sont écoulées entre la fin du la seconde guerre mondiale et le premier choc pétrolier
de 1973. Cette expression provient du titre de l’ouvrage que Jean Fourastié publie en
1979 : Les trente glorieuses ou la révolution invisible de 1946 à 1975.

Au lendemain de la guerre, le territoires européens et japonais sont en partie détruits


et ces pays connaissent une importante crise monétaire. De leur côté, non seulement,
les Etats-Unis sont le seul pays allié qui n’a pas connu de destruction massive, mais
aussi, ils se retrouvent à la tête des 2/3 du stock d’or mondial. La reconstruction de
l’Europe débutera avec le plan Marshall qui ouvre la voie à une période prospérité
exceptionnelle. Les rythmes de croissance ont été très vigoureux. Cependant, les
trente Glorieuses sont aussi le creuset du développement des grands équilibres
macroéconomiques.

Dans ces conditions, comment qualifier croissance des Trente Glorieuses ?

Pour répondre à cette interrogation, nous verrons dans une première partie que la
prospérité fut à bien des égards exceptionnels, puis seconde que cette croissance fut
inégalitaire et inflationniste.

12
UMNG/FSE BILL-DENIS LOUBELO

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