PATHOLOGIE
CHIRURGICALE
TROISIÈME ANNÉE
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LES FRACTURES
I.- INTRODUCTION
Les fractures représentent les lésions traumatiques les plus fréquentes de lappareil
moteur. Une fracture est une rupture de la continuité osseuse.
II.- LES DIFFÉRENTES VARIÉTÉS DE FRACTURES
1. - SUIVANT LE MÉCANISME : ON DISTINGUE
Les fractures par traumatisme indirect.
Il sagit dun mouvement de flexion ou de torsion qui sexerce sur un os
Les fractures par traumatisme direct : exemple: coup de bâton
Les fractures dites spontanées ou pathologiques :
Ce sont des fractures qui napparaissent pas à la suite dun traumatisme.
Elles sont dues à une fragilité particulière de los lors de certaines affections
de ce dernier, par exemple décalcification sénile, métastase cancéreuse.
2. - SUIVANT LE TRAIT DE FRACTURE
Le trait de fracture est soit transversal, soit oblique, soit spiroïde
Les traits peuvent également être multiples . Il sagit alors dune fracture dite
communitive
3. - LES FRACTURES PEUVENT ÊTRE
Sans déplacement
ou avec déplacement :
Les déplacements peuvent être : avec angulation simple, ou avec
chevauchement
4. - LA FRACTURE PEUT ÊTRE
Fermée lors quest ménagée la couverture cutanée
Ouverte, lorsque la couverture cutanée est entamée : le foyer de fracture
communique avec lextérieur
III.- SYMPTOMATOLOGIE
Les signes cliniques de fracture sont souvent évidents :
Gonflement du segment du membre
Déformation du segment du membre
Impotence fonctionnelle
Douleur :
o spontanée
o provoquée : exagérée par le toucher, le palper, la mobilisation
Mobilité anormale du segment de membre
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Crépitation osseuse due à la mobilisation, lun contre lautre des fragments
osseux fracturés.
Le tableau clinique nest pas toujours évident et ce nest quà la radiographie que
le diagnostic sera porté.
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IV.- COMPLICATIONS
Il peut sagir
De lésions vasculaires: avec risque dhémorragie ou de phlébite.
Louverture du foyer de fracture
Lésions musculaires
Lésions nerveuses avec risque de paralysie
Il peut sy associer un polytraumatisme menaçant le pronostic vital à court terme
V.- EVOLUTION
1.- CONSOLIDATION :
Cest la néoformation osseuse en pont entre les fragments fracturés.
Elle se fait normalement par un cal.
2.- RETARD DE CONSOLIDATION.
La consolidation peut être seulement retardée. Il faut savoir être patient et faire
patienter le blessé.
3.- DÉFAUT DE CONSOLIDATION OU PSEUDARTHROSE: elle se traduit
a.- Cliniquement:
par la persistance de la mobilité anormale et en principe indolore des
fragments osseux.
b.- Radiologiquement
par labsence de toute ébauche de cal, de pont osseux entre les
fragments fracturés
4.- LES CALS VICIEUX
Ce sont des anomalies de consolidation laissant persister une déformation de
los qui est gênante pour lusage du membre ou seulement inesthétique.
5.- LES RAIDEURS ARTICULAIRES
Elles se voient après des immobilisations prolongées dune articulation
V.- PRINCIPES DE TRAITEMENT DES FRACTURES FERMÉES
Il vise à obtenir la consolidation en bonne position et la restauration fonctionnelle
dans un but anatomique et un but physiologique.
La thérapeutique consiste en une réduction, puis en une contention. Il y a 2
méthodes:
A.- MÉTHODE ORTHOPÉDIQUE
1.- LA RÉDUCTION
Cest à dire le rapprochement des extrémités osseuses fracturées et déplacées
afin de rétablir laxe du membre.
La réduction est rendue difficile par la contracture et la douleur. Il est
nécessaire de pratiquer une anesthésie de préférence générale.
2.- LIMMOBILISATION
Cest à dire le maintien en place des fragments osseux réduits. Cette
immobilisation est assurée par un plâtre. Il faut sassurer de la contention
parfaite par des cliches radiologiques après la réduction.
3.- EXTENSION CONTINUE
Elle permet grâce à une traction de maintenir les fragments en bonne position.
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B.- MÉTHODE CHIRURGICALE (ostéosynthèse)
Certaines fractures ne peuvent être réduites par les méthodes orthopédiques (par
exemple un éclatement de la rotule). Dans ce cas, le chirurgien doit pratiquer une
ostéosynthèse: cest à dire la réduction chirurgicale de la fracture par la réunion des
fragments osseux à laide dun matériel adéquat: boulons, vices, clous, plaques, fils,
etc.
VIII.- TRAITEMENT DUNE FRACTURE OUVERTE
On appelle fracture ouverte, une fracture dont le foyer communique avec lextérieur,
à travers une plaie cutanée. Il sagit dune urgence chirurgicale. Elle nécessite.
1.- UN TRAITEMENT DURGENCE qui consiste à
Faire systématiquement un sérum et une vaccination antitétanique
Entreprendre une antibiothérapie le plutôt possible après le traumatisme
(association oxacilline injectable + gentamicine le plus souvent)
Couvrir la plaie dun gros pansement imbibé de solution antiseptique
(Dakin) puis évacuer le blessé en milieu chirurgical.
2.- EN MILIEU CHIRURGICAL:
Le parage de la plaie et limmobilisation de la fracture qui seront réalisées
par le chirurgien, dans les mêmes conditions que celles dune fracture fermée
(mais pas de plâtre circulaire en première intention)
LES COMPLICATIONS DES FRACTURES OUVERTES
Ostéite
Septicémie
Tétanos
Hémorragie
Voir létat de choc
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TRAUMATISMES DE LABDOMEN
Les traumatismes de labdomen sont les grands pourvoyeurs de la chirurgie
durgence. Les causes sont variables
Accidents de la circulation pour plus de la moitié des cas
Accidents du travail
Traumatismes sportifs
Traumatismes par arme blanche, par arme à feu etc
On distingue classiquement 2 types de lésions:
Les plaies de labdomen: avec rupture de la continuité cutanée pariétale
Les contusions de labdomen: sans rupture de la continuité cutanée pariétale
I.- LES CONTUSIONS DE LABDOMEN
Cest lensemble des lésions produites par un traumatisme portant sur labdomen,
quelles portent uniquement sur la paroi ou sur les viscères creux (tube digestif,
vessie) ou pleins (rate, foie, reins)
A.- CONDUITE À TENIR IMMÉDIATEMENT
1.- INTERROGATOIRE:
Il doit faire préciser les circonstances de laccident, du type et du siège du
traumatisme, de son horaire, de lexistence dune syncope passagère, de
vomissements, dune hématurie, de larrêt du transit intestinal.
2.- EXAMEN CLINIQUE INITIAL
a) Inspection: hématome au point dimpact du traumatisme
b) Palpation:
de la paroi abdominale à la recherche dune défense ou dune contracture
abdominale.
c) La percussion :
pratiquée sur le malade en position demi-assisse, met en évidence une
sonorité préhépatique anormale (le pneumopéritoine) témoin de la perforation
dun viscère creux.
d) Le toucher rectal:
à la recherche dun Douglas douloureux (réaction péritonéale) ou comblé
(épanchement péritonéal)
e) Examen des urines
à la recherche dune hématurie, témoins dune contusion rénale ou dune
atteinte vésicale
f) Examen général:
Noter létat du pouls souvent accéléré, de la tension artérielle abaissée.
g) La radiographie sans préparation de labdomen
est indispensable pouvant déceler un pneumopéritoine, une distension
intestinale, un épanchement.
h) Au laboratoire
On demandera rapidement la numération globulaire, taux
dhémoglobine, lhématocrite, le groupe sanguin et Rhésus.
Cet examen clinique initial, mené de façon repetée aidera au diagnostic et au suivi de
lévolution.
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B.- EVOLUTION
Elle peut se faire: - Vers lamélioration des symptômes
- Ou vers les complications: perforation viscérale, hémorragie interne.
LES COMPLICATIONS
1.- SYNDROME DE PERFORATION DUN VISCÈRE CREUX (estomac, intestin)
La contracture des muscles de la paroi abdominale constitue le symptôme
essentiel. Cette contracture est douloureuse ; elle est soit généralisée à tout
labdomen, soit localisée prédominant dans lun des quadrants de labdomen ;
elle est invincible.
La constatation de la contracture doit faire décider lintervention durgence.
Les autres symptômes sont plus inconstants : douleur, hémorragies intestinales,
sonorité préhépatique avec son corollaire radiologique: le croissant clair sous-
diaphragmatique.
2.- SYNDROME DHÉMORRAGIE INTERNE
Les signes cliniques revêtent des degrés variables: pâleur, agitation, soif, lipothymies,
syncope, pression artérielle basse et pincée, pouls petit et filant, sueur froide
Les causes sont multiples:
Les lésions de la rate:
Elle sobserve après traumatisme de lhypochondre gauche ou de la base
thoracique gauche.
Les lésions du foie
Elles sobservent après traumatisme de lhypochondre droit ou de la base de
lhemi-thorax droit.
Les signes cliniques caractéristiques sont: la bradycardie, lirradiation
scapulaire droite de la douleur, le subictère.
Les lésions du rein
Elles surviennent après un traumatisme lombaire, ou une chute.
Cliniquement lhématurie est quasi constante et associée à des douleurs
lombaires.
II.- LES PLAIES DE LABDOMEN
Ce sont des traumatismes de labdomen avec rupture de la continuité cutanée.
A.- Les causes sont variables : plaie par arme blanche, par arme à feu, empalement etc.
B.- Suivant que ces plaies atteignent ou non la cavité péritonéale sagit de plaies
pénétrantes ou non pénétrantes.
1.- LES PLAIES PÉNÉTRANTES
Elles sont associées à une atteinte du péritoine.
Une plaie pénétrante peut atteindre:
un viscère plein (foie, rate...) déterminant habituellement une hémorragie,
un viscère creux (intestin, estomac) déterminant une ou des perforations
ou plusieurs viscères à la fois
2.- LES PLAIES NON PÉNÉTRANTES Dans ce cas le péritoine est intact
C.- La porte dentrée du projectile vulnérant peut être:
abdominale
ou à distance, en particulier thoracique, fessière, périnéale (empalement)
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TRAUMATISME DU THORAX
On rencontre 2 types de lésions
- Les contusions thoraciques qui peuvent être bénignes ou graves
- Les plaies à thorax fermé ou à thorax ouvert
I. LES CONTUSIONS THORACIQUES BÉNIGNES
Il peut sagir dune fracture uni ou pauci costale
A.- SIGNES CLINIQUES
Il existe une douleur exagérée par la toux, la mobilisation. Cette douleur peut être
déclenchée par la palpation, lindex suivant les côtes, ou à distance par pression sur
le sternum.
B.- EVOLUTION
Le pronostique est en général bénin, mais des complications sont possibles: petit
hemo pneumothorax, congestion et infection broncho-pulmonaire chez le sujet âgé.
C.- TRAITEMENT
On fait un hemi-bandage à lélastoplaste
prise dantalgiques
infiltration locale de lidocaïne dans le foyer de fracture
surveillance stricte du malade
II.- CONTUSIONS THORACIQUES GRAVES
Elles se traduisent par une compression brutale et violente du thorax avec fracture de
plusieurs côtes.
CLINIQUE
Cliniquement la détresse respiratoire est frappante: rapidité du pouls et chute
tensionnelle.
Le malade a de la peine à respirer (encombrement bronchique)
Tableaux cliniques:
A.- LE VOLET THORACIQUE:
Cest lenfoncement thoracique ou un volet complètement séparé du reste de grille
costal et se déprimant à chaque inspiration.
Signes cliniques: il se manifeste par:
une respiration paradoxale. Le déplacement du volet au cours des mouvements
respiratoires de manière inverse au reste de la paroi.
un encombrement bronchique
une douleur à la toux et à lexpectoration
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B.- HÉMOTHORAX:
Cest un épanchement sanguin de la plèvre
Signes cliniques:
douleur thoracique
dyspnée
matité déclive à la percussion et une opacité à la radiographie
C.- PNEUMOTHORAX
Cest un épanchement gazeux de la plèvre.
Signes cliniques:
Douleur thoracique avec polypnée sèche
à la percussion il y a un tympanisme et à la radiographie une hyperclarté
D.- HEMO-PNEUMOTHORAX
Cest lépanchement sanguin et gazeux de la plèvre
E.- LÉSIONS ASSOCIÉES
Dautres lésions peuvent sy associer: il peut sagir des lésions
trachéobronchiques, cardio-péricardiques, abdominales, endocrâniennes
PRINCIPE DE TRAITEMENT
Lutte contre la douleur: antalgiques
Assurer la liberté des voies aériennes
Oxygénation
Transfusion sanguine (un hémothorax représente une hémorragie interne qui
peut dépasser un litre)
-Drainage durgence des épanchements compressifs
Stabilisation durgence des volets thoraciques mobiles
Surveillance: elle est indispensable clinique, radiologique et biologiquement.
III.- LES PLAIES THORACIQUES
A.- LES PLAIES À THORAX FERMÉ
Cest le type de plaie par balle ou par coup de couteau.
Elles nécessitent une intervention chirurgicale urgente quand la plaie thoracique est
importante
B.- LES PLAIES À THORAX OUVERT
Elles sont provoquées surtout par des armes à feu provoquant des plaies avec atteinte
du cur, des poumons et des plèvres.
Elles nécessitent une intervention chirurgicale urgente.
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LES TRAUMATISMES CRÂNIENS
1.- GÉNÉRALITÉS
Tout choc sur la tête entraînant une perte de conscience brève ou prolongée est
considéré comme un traumatisme crânien susceptible de se compliquer.
Les principales causes sont les accidents de la circulation, les traumatismes par
arme à feu, par arme blanche.
Les traumatismes crânien se caractérisent par leur gravité (mortalité et séquelles
neurologiques majeures) et par la fréquence des lésions associées
(polytraumatisme)
II.- ETUDE CLINIQUE
Il existe 2 types de lésions: les lésions bénignes et les lésions malignes
A.- LES LÉSIONS BÉNIGNES
Elles comprennent
1.- La contusion ou bosse sanguine
2.- Les plaies du cuir chevelu
On distingue la coupure franche, la plaie contuse, le scalp. Parfois
lexploration de la plaie du cuir chevelu révèle lexistence dune
embarrure, dune fissure
B.- LES LÉSIONS GRAVES
Elles sont constituées par
1.- LES PLAIES CRÂNIO-CÉRÉBRALES OUVERTES
Elles sont de diagnostic aisé: issue de matière cérébrale par la plaie ou écoulement de
liquide cephalo-rachidien, fragments osseux embarrés.
Le danger de complications infectieuses est considérable.
2.- LES TRAUMATISMES CRÂNIO-CÉRÉBRAUX FERMÉS
Ce sont les plus fréquents.
Une notion capitale doit être demblée soulignée: cest lintervalle libre ou
intervalle de lucidité : cest le laps de temps qui sépare le traumatisme et
lapparition de troubles neurologiques (trouble de la conscience). Elle témoigne de la
compression retardée du cerveau par une collection lentement formée: hématome
extra-dural, hématome sous-dural, hématome intra-cérébral.
A.- HÉMATOME EXTRA-DURAL
Cest la collection de sang entre la dure mère et los par suite dun
traumatisme crânien fermé. Elle se caractérise par un intervalle libre net,
franc de courte durée.
Signes cliniques:
Perte de connaissance initiale, puis tout rentre dans lordre
Après un intervalle libre de 2 à 48 heures apparaissent de façon
variable: des céphalées, des troubles de la conscience, des crises
convulsives, des vomissements en jet, une hémiplégie
dinstallation progressive et une mydriase unilatéral (signe de
gravité)
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B.- HÉMATOME SOUS-DURAL
Cest la collection de sang dans la cavité sous-arachnoïdienne.
Lintervalle libre est de longue durée (plusieurs jours) Après 48 h (3,4 ou
5 jours)
Cliniquement après un intervalle libre de plusieurs jours apparaissent des
céphalées et des troubles psychiques, les signes de localisation
(hémiplégie) étant moins systématiques.
C.- HÉMATOME INTRA-CÉRÉBRAL
Cliniquement on note, après un intervalle libre moins net (1 semaine, voir 1
mois), une aggravation de la conscience qui était peu altérée aussitôt après
laccident
III.- LES EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
1.- LA RADIOGRAPHIE DU CRANE:
à la recherche des lésions osseuses associées
2.- LA TOMODENSITOMÉTRIE (SCANNER)
Cest lexamen le plus précis qui peut être faite sans risque pour le malade
3.- LARTÉRIOGRAPHIE:
est indispensable au diagnostic lésionnel à labsence de scanner
4.- LÉLECTROENCÉPHALOGRAMME (E.E.G.) et le FOND DOEIL
peuvent être nécessaires
V.- COMPLICATIONS
- Lhémorragie
- La surinfection
- Lhématome extra-durale
VI.- CONDUITE À TENIR
Examen clinique sommaire
1.- Evaluation de létat de gravité de larrivé : (le notion de perte de connaissance
initiale et/ou lévolutivité de signes essentiels)
A.- Si conscience normale: simple surveillance en attendant le médecin.
B.- Si trouve de la conscience (coma)
- Assurer les fonctions vitales, voie veineuse avec ringer lacté ,
oxygéné nasale, à même temps que les premiers gestes de diagnostic.
- Libérer les voies aériennes supérieures: blessé couché sur le côté ,
tête tournée vers le vas, changement de côté toutes les deux heures:
position latérale de sécurité
D.- Seul, seront dirigés vers un centre spécialisé les cas avec intervalle libre,
net et apparition secondaire de signes daggravation.
2.- En cas de plaie du cuir chevelu: examiner la plaie:
a.- Si atteinte osseuse: radiographie et traitement neuro-chirurgical éventuel
b- Si absence de lésions osseuses et de troubles de la conscience:
Suture de la plaie après rasage et lavage et poursuite de la
surveillance à domicile après antibiothérapie et sérovaccination
antitétanique
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LES FRACTURES DU RACHIS
Elles sont consécutives aux traumatismes violents ( accidents de voiture) avec
mouvement dhyperflexion ou dhyperextension du rachis.
Elles sont graves car elles peuvent être à lorigine de section ou de compression de la
moelle épinière.
Les fractures sont toujours délicates à traiter. Lappareillage doit être conserver
longtemps sinon à vie, la rééducation difficile.
A.- LA SYMPTOMATOLOGIE
1.- On peut noter
- Une contracture musculaire
- Des douleurs localisées au niveau de la lésion rachidienne
- Parfois une déformation visible.
2.- Lexamen
neurologique
permet de retrouver des troubles en rapport avec la section ou la compression de la
moelle. Ce sont entre autres
A.- DES PARAPLÉGIES
Elles sont consécutives aux fractures du rachis dorsal ou du rachis lombaire.
Elles se définissent par la paralysie des 2 membres inférieurs.
Cliniquement la paraplégie peut-être:
- Flasque avec paralysie motrice, anesthésie, aréflexie, trouble sphinctérien
- ou spasmodique avec hyper-réflectivité tendineuse
B.- DES TÉTRAPLÉGIES
ou paralysie des 2 membres supérieurs et des 2 membres inférieurs.
Elles sont consécutives aux fractures du rachis cervical.
B.- CONDUITE À TENIR
1.- Le transport du traumatisé
Toute victime suspectée de traumatisme rachidien doit être mobilisée avec le plus
grand soins pour éviter laggravation de latteinte médullaire. Le patient doit être
mobilisé en bloc et doit être transporté sur une planche ou mieux sur un matelas
coquille. Un bon alignement de la colonne vertébrale par traction est primordial
2.- Les soins infirmiers
revêtent une importance capitale dans la prise en charge des traumatisés du rachis. Ils
visent entre autres la prévention de linfection urinaire et pulmonaire, la prévention
des escarres par le changement fréquent de position du malade.
Les exercices et les mesures kinesitherapiques doivent être mises en oeuvre le plutôt
possible.
3.- La prise en charge psychologique
Elle vise à combattre la dépersonnalisation qui résulte de la perte de contrôle sur son
propre corps.
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LES FRACTURES DU BASSIN
A.- GÉNÉRALITÉS
1.-MODE DE SURVENUE
Elles surviennent généralement au décours dun traumatisme violent, responsable
non seulement de la fracture mais aussi de lésions viscérales associées pouvant mettre
en jeu le pronostic vital.
2.- RAPPEL ANATOMIQUE DE LA CEINTURE PELVIENNE
La ceinture pelvienne (bassin) est constituée des deux os iliaques et du sacrum unis :
- par les deux articulations sacro-iliaques en arrière
- par la symphyse pubienne en avant
Elle est solide, massive et peu mobile. Elle donne attache sur les cotés aux membres
inférieures par les articulations coxo-femorales (entre la cavité cotyloide et la tête
fémorale )
B.- ETUDE CLINIQUE
Deux types importants de fractures sont à distinguer au niveau du bassin :
1.- LES FRACTURES DE LA CEINTURE PELVIENNE
Ce sont les fractures les plus graves du bassin en raison de lassociation possible de
lésions viscérales et du risque vital.
1.1.- SIGNES CLINIQUES
Le blessé est souvent en état de choc important avec une pâleur, un pouls
rapide, une baisse de la tension artérielle. Cet état impose un traitement
urgent.
Il existe une impotence fonctionnelle presque toujours et le blessé ressent
des douleurs intenses au niveau du bassin, dans le pli inguinal, dans la
fesse vers larticulation sacro-iliaque.
Lexamen du malade dévêtu et mobilisé avec précaution peut mettre en
évidence une déformation en particulier un raccourcissement dun
membre inférieur dont le pied tourne en dehors.
La palpation retrouve un ou plusieurs points douloureux. Les
manuvres de retournement ou décartement sont douloureux.
1.2.- LES COMPLICATIONS ASSOCIÉES
Elles sont à rechercher rapidement.
Les plus fréquentes sont les complications urinaires. Il faut faire uriner le
blessé et contrôler la quantité et la couleur des urines émises.
Lorsque la miction est impossible, on recherche un globe vésical (rétention
réflexe ou rupture de lurètre). La rupture de la vessie est possible.
1.3.- SIGNES RADIOGRAPHIQUES
Lexamen radiographique réalisé après la stabilisation du blessé retrouve les
traits de fracture.
1.4.- EVOLUTION
Elle est souvent grave du fait de limportance du traumatisme.
Les lésions viscérales sont fréquentes
Dans les cas non compliqués, le pronostic est plus favorable après une
immobilisation de 2-3 mois.
1.5.- TRAITEMENT
Il commence sur les lieux même de laccident par une mobilisation et un
transport très prudent, et le traitement dun état de choc éventuel.
Le traitement de la fracture proprement dite est orthopédique
essentiellement et difficile.
Lorsque existe des lésions urinaires, elles constituent le second temps
du traitement.
Limmobilisation dure en général 2-3 mois.
2.- LES FRACTURES DU COTYLE
Ce sont des fractures articulaires qui menacent la fonction de larticulation coxo-
fémorale.
On distingue :
- La fracture par enfoncement du cotyle
- La fracture du cotyle associée à une luxation de la hanche.
Les fractures surviennent suite à un traumatisme violent sur le grand trochanter
(enfoncement du cotyle) ou dun choc de face (luxation associée de la hanche)
Un état de choc peut survenir
Le traitement est généralement chirurgical.
ENTORSE
I.- GÉNÉRALITÉS
1.- DÉFINITION
Cest la distorsion traumatique dune articulation, avec élongation, déchirure
ou arrachement des ligaments, sans toutefois quil y ait déplacement des
surfaces articulaires.
2.- Il en existe 2 GRANDES LOCALISATIONS
a.- La cheville
Par torsion en dedans du pied, pris dans une ornière.
Lélongation ou la rupture porte sur le ligament latéral externe
b.- Au niveau du genou
Il faut un traumatisme plus violent, accident de ski par exemple; la
lésion porte sur le ligament latéral externe ou interne.
3.- La lésion ligamentaire comporte 2 DEGRÉS
a.- Simple élongation (entorse bénigne)
Avec micro-déchirure sans mouvements articulaires anormaux. Cest
le type de la lésion bénigne, néanmoins très douloureuse.
b.- La déchirure ligamentaire (entorse grave)
Qui entraîne par contre des mouvements articulaires anormaux avec
instabilité du membre.
II.- SIGNES CLINIQUES
Cliniquement on peut noter
- Une douleur exquise au niveau du ligament atteint
- Un gonflement, puis lapparition dune ecchymose à ce niveau
- Une mobilité articulaire anormale à lexamen
III.- EXAMEN RADIOLOGIQUE
Avec des techniques spéciales préciseront au besoin limportance des lésions (dégâts
osseux associés, un bâillement articulaire
IV.- TRAITEMENT
1.- CAS DE LENTORSE BÉNIGNE
Le traitement de lentorse bénigne comprend des antalgiques et des anti-
inflammatoires, et une immobilisation immédiate
2.- CAS DE LENTORSE GRAVE
Lentorse grave est immobilisée dans un plâtre (botte platré) pendant un mois
environ avec rééducation musculaire.
Dans certains cas où subsistent un bâillement important et des ruptures
ligamentaires, lintervention chirurgicale est nécessaire.
LUXATION
1.- DÉFINITION
Cest le déplacement des extrémités articulaires entraînant une modification
permanente de leurs rapports
2.- LES DIFFÉRENTES FORMES
a.- La luxation peut être CONGÉNITALE ou
b.- ACQUISE, dans ce cas, elle sera
* spontanée, par suite dun relâchement des tissus ligamentaires
* traumatique, à la suite dun accident
* ou récidivante (luxation à rechute notamment de lépaule)
3.- LUXATION TRAUMATIQUE
A.- MÉCANISME LÉSIONNEL
Elle peut se limiter à la déchirure de la capsule articulaire, avec rupture des
ligaments, mais se complique généralement darrachement de fragments
osseux, ou même de fracture
B.- SIGNES CLINIQUES
Larticulation luxée devient le siège dune déformation, accompagnée
dune ecchymose due à lépanchement sanguin, limpotence fonctionnelle
est plus ou moins complète et le patient éprouve de vives douleurs à la
moindre tentative de mobilisation active ou passive
C.- TRAITEMENT
- Réduction progressive et douce avec ou sans anesthésie selon limportance
de la douleur et contrôle radiologique
- Puis limmobilisation pendant quelques jours suffit le plus souvent pour la
guérison.
- Dans certains cas graves faut recourir à la réduction chirurgicale
4.- LUXATION RÉCIDIVANTE
Elle se produit le plus souvent au niveau de lépaule à la suite dune première
luxation insuffisamment traitée; il suffit alors dun geste un peu violent pour la
provoquer
La réfection chirurgicale de la capsule articulaire constitue le seul traitement
efficace.
LULCÈRE GASTRO-DUODÉNAL
DÉFINITION
Cest une perte de substance pariétale du bulbe duodénal ou de la petite courbure
gastrique avec destruction de la muqueuse, de la sous-muqueuse et atteinte plus ou
moins profonde de la musculeuse
FACTEURS FAVORISANTS
Acidité gastrique : 50% des sujets atteints dulcère duodénal ont une sécrétion
augmentée dacide chlorhydrique
Colonisation de lestomac par lhelicobacter pylori (présent dans 70% des
cas)
Lalcool, le tabac, laspirine, les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les
corticoïdes prédisposent à la formation de lulcère
Des facteurs héréditaires (lincidence familiale est élevée), nerveux,
hormonaux peuvent abaisser la résistance de la muqueuse gastroduodénale aux
agression
Certaines maladies sont fréquemment associées à la maladie ulcéreuse : la
cirrhose du foie de compensée, lhyper parathyroïde, la résection étendue de
lintestin grêle
CLINIQUE
A.- LULCÈRE DUODENAL
1. LA DOULEUR représente le seul signe majeur (le syndrome ulcéreux)
Elle a les caractères suivants
Localisation : région épigastrique, souvent à quelques centimètres à droite
de la ligne médiane
Qualité : tiraillement, pesanteur et crampes douloureuses, brûlures
Périodicité : la douleur apparaît dans la matinée, elle est calmée par
lingestion daliments et reprend 1-2 heures après le repas.
Il nest pas exceptionnel soit réveillé la nuit par la douleur
La douleur présente une périodicité dans le temps. Le patient souffre tous
les jours selon le même horaire pendant quelques semaines jusquà ce que
le syndrome douloureux cesse sans cause apparente. Le patient alors
dune période de bien être complet ou relatif
2. La douleur atypique est fréquente : aggravée par les repas, sans rapport avec les
repas, une irradiation dorsale. Elle peut alors évoquer une pathologie angineuse,
vésiculaire, pancréatique ou vertébrale
3. Il existe aussi des ulcères duodénaux indolores découverts fortuitement lors
dun examen radiologique.
4. Parfois lulcère duodénal se manifeste par lune de ses complications.
B.- ULCÈRE GASTRIQUE
Le syndrome douloureux de lulcère gastrique est moins net que celui de lulcère
duodénal. Sa périodicité, son horaire et son rapports avec lalimentation peuvent
faire ..
Lulcère gastrique provoque plus souvent des anémies et des atteintes de létat
général que lulcère duodénal.
LES EXAMENS COMPLÉMENTAIRES (PARACLINIQUES)
1.- LA FIBROSCOPIE OESOGASTRO-DUODÉNALE
Cest lexamen de première intention . Elle confirme le diagnostic. Elle
précise la nature et le siège de la lésion.
2.- LE TRANSIT OESO-GASTRO-DUODÉNAL (TOGD)
Les indications sont principalement: une fibroscope impossible, un gêne à
lévacuation gastrique (sténose), une suspicion dulcère perforé bouché
COMPLICATIONS
Les complications peuvent survenir à tout moment:
1.- LES HÉMORRAGIES
Hématémèse quelquefois, mélaena toujours, favorisées par la prise de médicaments
agressifs pour la muqueuse gastroduodenale.
2.- LES PERFORATIONS
Perforations duodénales le plus souvent.
Elles entraînent une douleur vive très brutale (en coup de poignard), une réaction
péritonéale, une contracture abdominale, quelque fois un état de choc.
3.- LA STÉNOSE PYLORIQUE medio-gastrique ou bulbaire
Complique uniquement les ulcères duodénaux.
Elle se traduit par une douleur vague, souvent nocturne. Un signe précieux, quand il
existe, est le vomissement du soir, abondant et nauséabond, contenant des aliments de
la veille.
4.- LA CANCÉRISATION
Elle ne complique que les ulcères gastriques (dans 1 à 5% des cas)
5.- FISTULISATION dans le jéjunum ou dans le côlon
TRAITEMENT
1.- TRAITEMENT MÉDICAL
A.- LES RÈGLES HYGIÈNO- DIÉTÉTIQUE SYSTÉMATIQUES
Elles associent une suppression du tabac, alcool, piment, vinaigre, citron et les
médicaments connus pour leur toxicité gastrique (aspirine, anti-inflammatoires
steroïdiens et non steroïdiens.
A.- LE TRAITEMENT MÉDICAMENTEUX : il comprend :
Les antiacides: hydroxyde daluminium et de magnésium: 2 cp par prise après
les repas, renouvelables si nécessaire.
Les topiques protecteurs de la muqueuse : ulcar ®
Les anti H2:
- cimetidine: 800 mg le soir au coucher ou
- la ranitidine 300 mg le soir en une seule prise pendant 4 à 6 semaines
Les inhibiteurs de la pompe à protons : oméprazole 20 mg le matin à jeun
2.- TRAITEMENT CHIRURGICAL
Il peut être envisagé en cas déchec du traitement médical ou en cas de complication
REMARQUES.- Les antibiotiques (amoxicilline) et des antiparasitaires (métronidazole)
doivent être systématiquement associés en raison du rôle joué par
lhélicobacter dans la survenue de lulcère
LES HÉMORRAGIES DIGESTIVES
I.- DÉFINITION
Elle sont de trois types. :
1.- LHÉMATÉMÈSE
Il sagit dune émission de sang rouge (ou noir sil est digéré) lors dun
effort de vomissement en rapport avec un saignement des voies digestives
supérieures et parfois associée à un méléna
2.- LE MÉLÉNA OU MELAENA
Cest lémission de sang noir (digéré) par lanus en rapport avec un
saignement des voies digestives supérieures.
3.- LA RECTORRAGIE OU HÉMATOCHESIE
Elle correspond à une émission de sang rouge par lanus en rapport avec un
saignement le plus souvent de la partie terminale du tube digestif.
II.- SIGNES CLINIQUES
- Pâleur, tachycardie, oligurie, extrémités froides (dans les formes modérées)
- Hypotension artérielle, marbrures, voire troubles de la conscience et désorientation
(dans les formes sévères)
III.- DIAGNOSTIC POSITIF
1. Il repose sur linterrogatoire en raison de labsence fréquente de lhémorragie
lors de lexamen clinique
2. On le confirmera par deux e examens simples
a. Le toucher rectal : pour le méléna et la rectorragie
b. L’étude du liquide obtenu par lavage gastrique : pour l’hématémèse.
3. Devant une hémorragie digestive, il faut faire la différence entre
Hématémèse ≠ épistaxis ≠ hémoptysie
Méléna ≠ Consommation de fer ou de charbon
IV.- LES PRICIPALES ETIOLOGIES
1. SUR LES VOIES DIGESTIVES SUPERIEURES
- rupture de varice oesophagienne
- oesophagite
- ulcère gastro-duodenal
- gastrite
- tumeurs bénignes ou malignes
- angiomes
2. SUR LES VOIES DIGESTIVES INFERIEURES
a. Sur le grêle
- diverticule de Meckel
- cancer
- angiome
b. Sur le colon
- cancer
- polype
- entéropathie inflammatoire etc.
c. Au niveau anal :
- hémorroïde
- fissure anale
- cancer de la marge anale
V.- CONDUITE À TENIR
1. Diriger le malade durgence vers un centre hospitalier
2. Apprécier cliniquement le retentissement de la perte sanguine
Dans les formes modérées il existe une pâleur, une tachycardie, une oligurie, une
froideur des extrémités.
Dans les formes sévères : hypotension artérielle, marbrures et même troubles de la
conscience et désorientation
3. Faire en urgence
La mise en place dune voie veineuse de bon calibre avec un cathéter >
Une NFS, groupage, RH
4. Surveiller le patient pour prévenir le choc hémorragique
5. La recherche étiologique se fait en milieu hospitalier au décours dun interrogatoire
soigneux, dun examen physique et des examens complémentaires
VI.- TRAITEMENT
1.- SYMPTOMATIQUE
Sonde daspiration digestive permanente
Correction du choc sil existe par ladministration de macro-molecules et de
culot globulaires .
2.- ETIOLOGIQUE
A.- MÉDICAL. En première intention
- Sonde de Blackemore en cas de rupture de varices oesophagiennes ,
- Administration danti H2 (cimetidine) et des antiacides en cas dulcère
gastro-duodénal
-
B.- CHIRURGICAL
En cas déchec du traitement médical.
VII.- SURVEILLANCE
Les éléments de surveillance sont cliniques: le pouls, la tension artérielle , les
conjonctives, létat de conscience et biologique, taux dhémoglobine et
lhématocrite
LES OCCLUSIONS INTESTINALES
I.- DÉFINITION
Locclusion intestinale ou iléus est larrêt plus ou moins complet, mais persistant
des matières et des gaz touchant un segment dintestin.
II.- LES ETIOLOGIES
Différentes formes docclusion. Il existe deux principales formes docclusion
A.- LES OCCLUSIONS FONCTIONNELLES
Par paralysie de la musculature intestinale et arrêt du péristaltisme.
Elles relèvent les plus souvent dune inflammation du péritoine.
B.- LES OCCLUSIONS MÉCANIQUES
Par obstacle pariétal intra ou extraluminal.
Elles relèvent des causes suivantes:
un étranglement herniaire
des brides post-opératoires ou inflammatoires
une tumeur digestive
un calcul biliaire
un volvulus, une invagination intestinale etc.
III.- CLINIQUE
Le syndrome occlusif, il comporte une triade fonctionnelle, une atteinte de létat
général et des signes dexamen.
A.- DES SIGNES FONCTIONNELS (TRIADE FONCTIONNELLE)
1.- DOULEURS ABDOMINALES
À début plus ou moins brutal, dintensité variable, évoluant, le plus souvent
par crises de coliques successives, laissant entre elles un fond douloureux
permanent.
2.- VOMISSEMENTS
Plus ou moins précoces et abondants, alimentaires, bilieux, voire fécaloïdes,
suivant le siège (haut ou bas) de lobstacle.
3.- ARRÊT DES MATIÈRES ET DES GAZ
B.- LES SIGNES GÉNÉRAUX
Variables selon le mécanisme et le siège de locclusion
- Tantôt létat général est parfaitement conservé
- Tantôt véritable état de choc, avec altération du faciès, accélération du pouls mal
frappé, chute tensionnelle.
C.- DES SIGNES DEXAMEN
1.- A LINSPECTION ON NOTE
Le ballonnement abdominal avec météorisme on en précise son caractère:
généralisé ou localisé
Lexistence de mouvements péristaltiques de lintestin, visibles sous la
parois, parfois déclenchés par une chiquenaude ou au contraire, linertie
de lintestin dilaté.
2.- LA PALPATION
révèle une résistance élastique, en précise les limites
contrôle labsence de contracture pariétale
trouve parfois un point douloureux, fixe de grande valeur localisatrice
vérifie les orifices herniaires pour éliminer une hernie étranglée qui peut
être également une des causes docclusion.
3.- A LA PERCUSSION
Tympanisme, généralisé ou localisé, parfois aussi une matité, traduisant
soit des anses pleines de liquide, soit un épanchement péritonéal associé.
4.- LAUSCULTATION DE LABDOMEN
perçoit des bruits hydroaériques, des gargouillements, parfois au contraire un
silence anormal, dit sépulcral.
5.- LES TOUCHERS RECTAL ET VAGINAL
complètent lexamen à la recherche dune tumeur obstruant ou comprimant
lintestin, dun abcès du Douglas etc.
IV.- LES EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
Lexamen radiologique est un temps essentiel, susceptible daffirmer ou de
redresser le diagnostic clinique, de préciser le siège et le type de locclusion.
A.- Elle comporte avant tout, une RADIOGRAPHIE DE LABDOMEN SANS
PRÉPARATION (ASP) qui permet de mettre en évidence les niveaux liquides
hydo-aériques , témoins de la distension gazeuse et liquidienne.
B.- La RADIOGRAPHIE après lavement BARYTÉ vient en deuxième intention en
cas de doute diagnostique. Elle permet de vérifier la liberté ou latteinte du cadre
colique et le type éventuel de lobstacle.
V.- CONDUITE A TENIR (C.A.T)
Le transfert en milieu chirurgical simpose toujours et consiste à
mettre en route la réanimation après vérification de léquilibre hydro-
électrolytique
pratiquer une intervention chirurgicale après élimination des affections
pseudo-occlusives (occlusions fonctionnelles), mais le doute sinscrit en
faveur de lexploration chirurgicale.
LE TRAITEMENT MÉDICAL EST INDISPENSABLE IL PRÉCÈDE
TOUJOURS LACTE CHIRURGICALE. Il associe:
Laspiration digestive avec une sonde nasogastrique
Lapport hydroelectrique avec de ringer ou sérum salé
surveillance de la diurèses par la posse dune sonde urinaire
antibiothérapie en cas dinfection peritoneo abdominale
Le traitement médical sera poursuivit jusquà la reprise du transit post-opératoire
LINVAGINATION INTESTINALE AIGUE
1.- DÉFINITION
Cest un retournement en doigt de gant dun segment intestinal dans le segment
immédiatement situé en aval, entraînant une strangulation de la portion invaginée.
2.- ÉPIDÉMIOLOGIE
Cest une affection plus fréquente que lappendicite. Elle touche plus souvent le
garçon entre 4 et 12 mois et dans 75% des cas avant lâge de deux ans.
Elle est habituellement iléo-caecale.
2.- SIGNES CLINIQUES
Le diagnostic est évoqué devant:
Les cris témoins de douleurs paroxystiques
Le refus ou le rejet du biberon
des linges non souillées de matières
La palpation de labdomen recherche dans la partie droite le boudin de
linvagination.
Le toucher rectal pratiqué avec le cinquième doigt ramène des glaires
sanglantes qui précédent lémission spontanée de sang rouge par lanus
(rectorragie)
3.- EVOLUTION
Lévolution de cette invagination intestinale non traitée se fait vers un
sphacèle(cest la nécrose dû à larrêt de la circulation) ou une perforation.
4.- EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
LA RADIOGRAPHIE de lASP (abdomen sans préparation ) est lexamen le
plus précieux; elle montre les images hydroaériques docclusion.
LE LAVEMENT BARYTE, sil peut être réalisé, dessine le bourrelet
dinvagination et peut assez souvent par la faible pression qui le pousse
desinvaginer lintestin.
LECOGRAPHIE: met parfois en évidence une image en cocarde traduisant
le boudin invaginé dans la lumière colique.
5.- TRAITEMENT
Après correction du choc et des troubles électrolytiques, la réduction de
linvagination est chirurgicale.
Voir occlusion intestinale
LA HERNIE
I.- DÉFINITION
Cest une tuméfaction formée par un organe ou une partie dorgane qui a quitté sa
cavité dorigine par un orifice naturel ou accidentel.
II.- LES DIFFÉRENTES VARIÉTÉS DE HERNIE
A.- LA HERNIE INGUINALE
1.- DÉFINITION
Cest un diverticule de la séreuse péritonéale, vide ou contenant des viscères qui
emprunte lorifice inguinal. Cest la plus fréquente des hernies.
2.- LES DIFFÉRENTES FORMES
Il existe 2 principales formes
a.- La forme OBLIQUE EXTERNE OU CONGÉNITALE
Elle est due à la persistance du canal peritonéo-vaginal chez lhomme. Elle
touche surtout le sujet jeune.
Elle est dite inguino-scrotale si le sac herniaire descend jusque dans les
bourses.
b.- La forme ANTERO-POSTERIEURE OU ACQUISE
Elle survient surtout chez lhomme après 50 ans.
3.- SIGNES CLINIQUES
Lattention du malade est généralement attirée par une voussure déformant la
région inguinale habituellement déprimée. Cette voussure est impulsive à la toux,
facilement réductible par pression digitale
A lexamen clinique (débout et coucher) la pénétration du doigt dans lorifice
inguinal superficiel suit un trajet oblique en haut en dehors et en arrière si la
hernie est oblique externe. Par contre ce trajet est antéro-postérieure pour les
formes acquises ou antero-postérieures.
La forme inguino-scrotale de la hernie ancienne saccompagne assez souvent
dune hydrocèle vaginale, dune orchyépididymite et même dun éléphantiasis
du scrotum
4.- EVOLUTION
Non traitée, la principale complication de la hernie inguinale est
LETRANGLEMENT HERNIAIRE surtout pour les formes obliques externes.
Une hernie est dite étranglée lorsque lorifice en cause est devenu trop étroit pour le
volume des organes auxquels il a livré passage.
Les symptômes de létranglement herniaire:
Ce sont des douleurs violentes dues à létranglement.
Des nausées accompagnent la douleur, ainsi quun arrêt des matières et des
gaz et un météorisme.
Au niveau dun orifice herniaire, se palpe une voussure dure, irréductible,
non impulsive à la toux.
Faute dun traitement adéquat des signes docclusion intestinale vont
apparaître bientôt.
5.- TRAITEMENT: Il est exclusivement chirurgical.
B.- LA HERNIE CRURALE
Le sac herniaire emprunte lorifice crural, en dessous de lorifice inguinal et en
dedans des vaisseaux fémoraux. Cest une hernie fréquente qui atteint les femmes
(la cinquantaine passée) plus que les hommes.
C.- LA HERNIE OMBILICALE
Elle se produit à travers lanneau ombilical. Elle se remarque dès les premiers jours,
lombilic faisant saillie.
D.- LA HERNIE HIATALE
Cest le passage à travers lorifice dit oesophagien du diaphragme dune
portion plus ou moins importante de la grosse tubérosité de lestomac.
E.- LA HERNIE DISCALE
Elle est constituée par le glissement vers larrière du disque cartilagineux
intervertébral.
Cest de loin la principale cause des lombo-sciatiques.
F.- LA HERNIE MUSCULAIRE
Elle est constituée par lissue dune portion de muscle sain au travers dune
déchirure aponévrotique.
G.- LA HERNIE CÉRÉBRALE
On nomme ainsi la procidence du cerveau à travers les os du crâne.
H.- LA HERNIE DE LA LIGNE BLANCHE
Cest le passage du péritoine à travers les 2 grands droits abdominaux.
LAPPENDICITE AIGUE
1.- DÉFINITION
Cest linflammation de lappendice vermiculaire favorisée par un certain nombre
de facteurs tels que les fecalithes, les parasites (ascaris.), les corps étrangers avalés,
les tumeurs etc.
2.- CLINIQUE
A.- PRODROMES
Anorexie, nausées, vomissements (surtout chez lenfant).
La fièvre est inconstant et natteint que rarement des valeurs élevées (38 -
38,5 ºC)
La constipation est plus fréquente que les diarrhées
B.- DOULEUR SPONTANÉE
Celle-ci peut être localisée demblée dans la fosse iliaque droite.
Elle peut aussi commencer dans la région épigastrique ou periombilicale
pour se localiser ensuite dans la fosse iliaque droite
La douleur appendiculaire est rarement aiguë, elle augmente
progressivement, étant dabord intermittente pour devenir ensuite sourde
et constante.
NB.- La diminution de la douleur accompagnée de tachycardie et dun
abdomen de plus en plus tendu, doit faire suspecter une péritonite.
EXAMEN CLINIQUE
C.- DOULEUR PROVOQUÉE
On peut provoquer ou raviver la douleur appendiculaire par la palpation
méthodique de la fosse iliaque droite. Points classiques :
Point de Mac Burney ( milieu de la ligne ombilico-iliauq droite).
Point de .. union du tiers externe droit et du tiers moyen de la ligne
bi iliaque.
Signe du psoas : la flexion forcée de la cuisse est douloureuse.
Douleur ou niveau du cul de sac de Douglas : mise en évidence par le
toucher rectal ou vaginal
D.- DEFENSE MUSCULAIRE
La musculature de la fosse iliaque droite se contracte et se défend plus
vivement que sur le reste de labdomen
3.- EXAMENS COMPLEMENTAIRES
A.- EXAMENS DE LABORATOIRE
Une hyper leucocytose de 10.000 15.000 est fréquente. Quand elle dépasse
20.000 il faut suspecter une péritonite.
B.- IMAGERIE MÉDICALE
1.- Abdomen sans préparation
peut montrer une anse iléale dilatée, un niveau hydroaérique dans une
anse dilatée
2.- Echotomographie
pratiquée par un spécialiste entraîné, elle est très sensible et spécifique,
mais les difficultés de la technique, qui doit être disponible en
permanence, font que les signes cliniques gardent toute leur
importance.
3.- COMPLICATIONS
Elles peuvent survenir à tout moment de lévolution de façon tout à fait imprévisible,
cest pourquoi il faut intervenir le plus rapidement possible. Il peut sagir de:
A.- LA PERFORATION (responsable dune péritonite)
Cliniquement, il existe une majoration de la douleur, de la fièvre, avec
vomissements itératifs, contracture abdominale.
Lévolution se fait vers un iléus (occlusion paralytique) et un état de
choc.
B.- LABCÈS APPENDICULAIRE
Cliniquement, sassocie à la majoration des signes cliniques, la palpation
dune masse dans la fosse iliaque droite.
C.- SEPTICÉMIE
4.- TRAITEMENT
Cest une urgence chirurgicale: appendicectomie
Labcès impose un drainage.
La péritonite entraîne son traitement propre.
En attendant lintervention, le repos, la glace, les antalgiques sont à conseiller.
LA PÉRITONITE AIGUE
1.- DÉFINITION
Ce sont toutes les inflammations aiguës du péritoine
2.- ETIOLOGIES
Les causes les plus importantes de péritonite sont:
Péritonite en apparence : forme rare, observée chez lenfant, ladulte
cirrhotique ; causée par le pneumocoque
Perforation dun viscère : estomac (ulcère gastroduodenal), côlon (diverticule
du sigmoïde, tumeur maligne) ; perforation de lutérus (manuvres abortives)
Rupture dune collection purulente : appendicite, cholécystite, diverticulite,
salpingite, ou autre collection purulente intra-abdominale
Occlusion intestinale : pénétration à travers la paroi intestinale amincie et
ischémiée de liquides septiques.
Traumatismes de labdomen
3.- CLINIQUE
Le tableau clinique est dominé par la DOULEUR. Elle débute brutalement, est
demblée très intense, parfois syncopale, elle saccompagne rapidement dune
fièvre élevée, dun arrêt des gaz, de vomissement, et dun état de choc.
Le hoquet est fréquente est souvent douloureuse
Signes généraux : fièvre, tachycardie, hypotension et oligurie, troubles hydro-
electrolytiques
Examen physique :
Cest lexamen clinique qui permet de déceler le signe majeur : LA
CONTRACTURE PARIÉTALE avec ses principaux caractères:
o cette contracture est douloureuse
o elle est typiquement généralisée, mais surtout peut être localisée à
lun des quadrants de labdomen,
o surtout elle est invincible (ventre de bois)
TOUCHER RECTAL est très douloureux au niveau du Douglas.
4.- EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
À lASP (abdomen sans préparation) on recherchera un pneumopéritoine, des
niveaux hydro-aériques et un épanchement intraperitonéal
5.- TRAITEMENT
1.- TRAITEMENT MEDICAL : il consiste à préparer le malade à lintervention
chirurgicale
Aspiration gastrique
Correction des déséquilibres hydriques et électrolytiques
Antibioterapie à large spectre des infectionanaérobies intra-abominales
Transfusion en cas danémie
2.- TRAITEMENT CHIRURGICAL
La laparotomie est formellement indique en présence dun péritonite généralisée.
Elle permet didentifier et de traiter la maladie causale, de prélever du matériel pour
examen bactériologique, de laver la cavité péritonéale et de poser un drain si
nécessaire.
LA CHOLÉCYSTITES AIGUE
A- GÉNÉRALITÉ
1.- DÉFINITION
Cest linflammation aiguë de la vésicule biliaire
2.- ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Elle se traduit soit par un hydrocholecyste (avec une vésicule congestive à contenu
claire, soit par un pyocholecyste (avec une vésicule à paroi épaisse et ou contenu
purulent), soit par une cholecyste gangreneuse, soit par lenclavement dun calcul
dans la vésicule (cas le plus fréquent)
3.- ETIOLOGIE
Létiologie prédominante est la présence de calculs pouvant obstruer les voies
biliaires.
Les états infectieux graves (septicémie) chez les patients diabétiques ou des
sujets immunodéprimés (sida)
Traumatisme abdominal
Polyarterite .
B.- SIGNES CLINIQUES
Douleur de lhypochondre droit ou épigastrique
Fièvre à 38ºC
Souvent nausées et vomissements
Lirradiation douloureuse vers lépaule droite ou la région inter scapulaire est
caractéristique
Lapparition dun ictère est un signe de lithiase du cholédoque
La crise peut être déclenchée par un repas trop gras ou trop abondant
La palpation abdominale relève une défense franche ou contracture pariétale
La manuvre de MURPHY est positive
C.- EXAMEN COMPLÉMENTAIRE
LA NUMÉRATION FORMULE SANGUINE (NFS)
Révèle une leucocytose: supérieure à 10.000 globules blancs avec
polynucléose neutrophile
Sur lA.S.P. (Abdomen Sans Préparation): il existe parfois une lithiase radio-
opaque
LECHOGRAPHIE:
La paroi vésiculaire est épaisse. Il existe des calculs hyperechogènes, la
vésicule est augmentée de volume.
D.- COMPLICATIONS
Lévolution peut se faire souvent vers:
La péritonite localisée ou généralisée
Le pyocholecyste : véritable abcès de la vésicule
La septicémie
E.- TRAITEMENT
1.- TRAITEMENT MÉDICAL
Repos au lit
Aspiration gastrique en cas de vomissement abondants
Correction déventuels troubles de léquilibre hydro-électrolytique
Analgésiques : on préfère les anti-spasmodiques
Antibiotiques : ampicilline (éventuellement + gentamicine) ou une
céphalosporine
2.- TRAITEMENT CHIRURGICAL
La cholécystectomie (ablation de la vésicule) est indiquée en cas de cholécystite avec
signes toxi-infectieux graves, en cas de complications telles que pyocholecistite
perforation de la vésicule ou en cas déchec dun traitement médical bien conduit
pendant 24-48 h.
ADÉNOME DE LA PROSTATE
1.- DÉFINITION
Cest une hypertrophie bénigne des glandes prostatiques para-urétrales, causant des
troubles de la vidange de la vessie.
2.- ETIOLOGIE
Phénomène dinvolution. Ladénome de prostate est la tumeur bénigne la plus
fréquente chez lhomme de plus de 50 ans et font rarement défaut après 70 ans.
3.- SIGNES CLINIQUES
1.- Cest en règle la GÊNE À LA MICTION qui détermine les troubles les plus
précoces
Pollakiurie : dabord nocturne (deuxième moitié de la nuit) puis diurne
Dysurie : attente (difficulté à initier le jet) et poussée
Allongement du temps mictionnel . Laffaiblissement du jet est noté dans 90%
Miction impérieuses et parfois fuites urinaires
2.- LE TOUCHER RECTAL est lexamen majeur
Réalisé après miction en décubitus dorsale ou latéral avec douceur, nécessitant
une bonne coopération du malade. La prostate est augmentée de volume,
globuleuse, régulière, homogène, bien limitée et souple. Sa taille est celle
dune noix, dun abricot ou dune mandarine
o Petit adénome : 20 gr
o Adénome mayeur : 50 gr
o Gros adénome : à partir de 80 gr
Prostate normale : 10 gr.
3.- COMPLICATIONS
Sont de nature diverse
1.- LA RÉTENTION URINAIRE
Elle survient dans le 1/3 des cas. Elle est favorisée par lalcool et le fait de
retenir long temps et volontairement le besoin duriner.
2.- LHÉMATURIE : plus rare peut aussi constituer la manifestation dalarme
Elle est favorisée par lexistence dun calcule vésical ou dune prostatite
chronique
3.- LINFECTION URINAIRE
4.- LA LITHIASE VÉSICALE
5.- INCONTINENCE
Coexistence en général avec linfection urinaire
6.- LINSUFFISANCE RÉNALE CHRONIQUE
Surtout n cas de résidu post-mictionnel important
4.- LES EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
Ils ont 2 buts: confirmer le diagnostic, apprécier le retentissement de lhypertrophie
prostatique.
1.- LUIV ( urographie intra veineuse)
Opacifiant la vessie, objective lempreinte prostatique qui surélève le bas
fond vésical. LUIV renseigne aussi sur létat des uretères et des bassinets,
parfois eux aussi dilatés en raison de la gêne à lévacuation vésicale.
2.- LECHOGRAPHIE
- Elle précise: lechostructure de la glande; le volume de la prostate
- Elle recherche une dilatation des cavités pyélocalicielles.
3.- LES EXPLORATIONS PAR VOIE BASSE
- Il sagit de lurétrographie rétrograde et de lurétrocystoscopie
- Elles sont utilisées en cas de difficulté diagnostique.
4.- ON COMPLÈTE LE BILAN PAR
- Un examen cyto-bactériologique des urines à la recherche dune infection.
- Le dosage de lurée et créatinine sanguines à la recherche du retentissement
rénal.
5.- TRAITEMENT
1.- LES RÈGLES HYGIÈNO-DIÉTÉTIQUES sont importantes:
- boissons abondantes,
- mictions régulières,
- éviter les alcools et les épices.
2.- LE TRAITEMENT MÉDICAMENTEUX:
- Spécifique: soit décongestionnant type tadénan ®, soit plus récemment les
inhibiteurs de la 5-alpha- réductase (chibro-proscar ® )
- Des antibiotiques en cas dinfection
3.- LE TRAITEMENT CHIRURGICAL
Il simpose lorsque les troubles devienent trop gênant.
Dans limpossibilité de le réaliser il faut mettre en place une sonde à
demeure.
FISTULE ANALE
1.- DÉFINITION
La fistule est une communication entre le canal anal et la surface cutanée périanale à
travers un trajet plus ou moins complexe, transphincterien
2.- ETIOLOGIE
Elle résulte dans la majorité des cas de louverture dun abcès anorectal, en général
provoqué par une érosion traumatique de la paroi rectale
3.- LES DIFFÉRENTES FORMES
- Elles peuvent être superficielles (cutané-muqueuses) ou profondes (extra-
sphincteriennes ou intra-sphincteriennes)
- Suivant quelles ont un seul orifice ou 2 orifices, elles sont dites: fistules borgnes
(internes ou externes) et fistules complètes
4.- SIGNES CLINIQUES
A.- La fistule se présente sous laspect dun petit bouton doù sort à létat
chronique un léger suintement purulent (tâchant constamment le linge).
Des épisodes douloureux de rétention de pus peuvent sassocier.
Souvent la fistule est révélée par un prurit persistant
B.- A laide dune sonde, on recherche le trajet et lémergence anale visible à
lanuscopie après injection de bleu de méthylène dans le trajet.
5.- TRAITEMENT
Aucune tendance à la cicatrisation spontanée.
Le traitement est exclusivement chirurgical.
FISSURE ANALE
1.- DÉFINITION
Cest une ulcération superficielle de la muqueuse anale, près de la marge cutanée, le
plus souvent dans les plis radiés
2.- ETIOLOGIE
On pense quelle est due à une dilacération traumatique par le passage de selles
trop dures ou trop volumineuses.
Lirritation chronique lors dabus de laxatifs ainsi que le terrain neurotonique
peuvent également être en cause.
3.- SIGNES CLINIQUES
1.- LA DOULEUR: provoquée par les selles, elle disparaît transitoirement, puis
réapparaît avec une intensité vive et dure pendant des heures
2.- LA CONTRACTURE DOULOUREUSE du sphincter qui est plus ou moins
intense
3.- LULCÉRATION: elle est constante, généralement unique et postérieure
4.- Une fistule et un écoulement séreux peuvent SASSOCIER EN CAS DE
SURINFECTION
4.- TRAITEMENT
TRAITEMENT MÉDICAL: il repose sur:
a.- Les règles hygieno-diététiques
* Suppression des épices, des boissons alcoolisées
* Avoir une bonne hygiène locale
b.- Les régulateurs du transit
son, mucilage, huile de paraffine
c.- Les decontracturants
généraux ou locaux type gel de xylocaïne ®
d.- La sclérose
- Elles sera effectuée en cas de fissure jeune et non compliquée
- Après injection locale de xylocaïne ® 10%, on injectera dans la région sous-
fissuraire du kinuréa ® (quelques gouttes) avec parfois 2 à 3 séances à 4
jours dintervalle. Cette technique soulage le patient, mais ne permet que
rarement la guérison
TRAITEMENT CHIRURGICAL
Il est indiqué en cas de fissure jeune non guérie par 4 séances de sclérose et en cas de
fissure ancienne ou infectée
- Il associe plus ou moins: la fissurotomie, la sphincterotomie, lanaplastie. Dans
tous les cas la cicatrisation est lente.
LES HÉMORROÏDES
I.- DÉFINITION
Dilatation variqueuse des veines de lanus et du rectum
Elles sont :
Soit externes. Situées au-dessous du sphincter anal, sont visibles à lil
nu.
Soit internes : Situées ou dessus du sphincter anal, ne sont visibles que par
anuscopie. On ne le palpe pas au toucher rectal
II.- CAUSES
Lhypertension portale: cirrhose du foie
Autres facteurs importants:
Les grossesses
Lhérédité
La sédentarité
La constipation
Les tumeurs pelviennes par exemple le cancer du rectum
III.- SIGNES CLINIQUES
1.- Les principaux symptômes sont:
Des douleurs anales plus ou moins importantes, souvent à type de cuisson
parfois très pénibles.
Des hémorragies surtout de sang rouge, survenant après les selles, arrosant
celles après leur émission
2.- Les singes dexamen
A linspection à loeil nu de la marge de lanus, le malade en position
genu-pectorale, montre de petites saillies arrondies, mollasses ,
indolores
Le toucher rectal à la recherche systématique dun cancer du rectum
ou dune tumeur pelvienne responsable des hémorroïdes
IV.- LES EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
Il sagit de:
1.- Lanuscopie: pour découvrir les hémorroïdes internes
2.- La rectoscopie: pour sassurer de lintégrité du rectum et de labsence de
lésions sus-jacentes
V.- LES COMPLICATIONS
1.- LES PROCIDENCES OU PROLAPSUS HÉMORROÏDAIRE
Elles amènent une hémorroïde interne hors de lanus lors de la défécation.
Réductibles au début sous la pression du doigt, elles deviennent ensuite
permanentes et suintantes. Elles peuvent sulcérer
2.- LA THROMBOSE HÉMORROÏDAIRE
Cest la coagulation du sang dans une hémorroïde enflammée.
Elle entraîne des douleurs plus violentes et une turgescence du paquet
hémorroïdaire.
3.- LETRANGLEMENT HÉMORROÏDAIRE
Il débute par une douleurs très vive lors dune défécation. Une masse rouge
sombre, tendue, très douloureuse sort de lorifice anal, semés de points
noirâtres de thrombose
VI.- TRAITEMENT
1.- TRAITEMENT MÉDICALE : il comprend
Des précautions diététiques:
Suppression des épices , de lalcool, du thé, du café
Prévention de la constipation par le régime et les laxatifs non irritantes
Lemploi des médicaments améliorant la circulation veineuse :
Daflon ®, gynkor fort gel ®
2.- AUTRES MODES DE TRAITEMENT
Traitement sclérosant, les ligatures élastiques, la résection chirurgicale
3.- LE TRAITEMENT DES COMPLICATIONS AIGUËS
- LA THROMBOSE HÉMORROÏDAIRE
nécessite lincision avec évacuation du caillot
- LÉTRANGLEMENT HÉMORROÏDAIRE
constitue une urgence médicale: il faut combattre la douleur, la
contracture sphinctérienne et ldème qui empochent la réduction de
la procidence
ABCÈS AMIBIEN DU FOIE
I.- DÉFINITION
Il sagit en principe dun abcès unique ou multiple dû à la localisation dans le foie
dEntamoeba hystolitica, provenant du colon et drainé par le réseau portal.
II.- SIGNES CLINIQUES
1.- Les symptômes suivants peuvent sobserver:
Douleur ou gêne au niveau du foie, accentuée par le mouvement et
irradiant à lépaule droite (en bretelles)
Fièvre intermittente
Sueurs. Frissons
Nausées et vomissements
Asthénie et amaigrissement
Lictère est rare et discret
2.- A lexamen une douleur intense peut-être retrouvée au palper ainsi quà
lébranlement du foie par le signe de la manchette
III.- LES EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
1.- Analyse du sang: on note
- La vitesse de sédimentation très élevée
- LHyperleucocytose avec polynucléose neutrophile
- La présence danticorps spécifique à titre très élevé
2.- Radiologie
a.- La radiographie montre une surélévation de la coupole diaphragmatique
droite, parfois aussi une réaction pleurale ou pulmonaire de la base droite
b.- Léchographie précise la topographie et le volume de labcès et permet
de suivre lefficacité du traitement
IV.- EVOLUTION
Lévolution spontanée (sans traitement) se fait vers la perforation à la peau
(favorable) ou en profondeur (grave ou mortelle) dans lespace sous-
diaphragmatique, la cavité pleurale, le poumon droit et dautres organes voisins
V.- TRAITEMENT
1.- TRAITEMENT MÉDICAL
Il repose sur les amoebicides tissulaires (metronidazole à la dose de 1,5 g par
jour chez ladulte, en 3 prises orales ou en 3 perfusions intraveineuses selon
le cas.
En complement il est indispensable dadministrer des amoebicides de contact
par exemple, lintétrix gélule ®
2.- TRAITEMENT CHIRURGICAL
Il consiste en lévacuation du pus. Il est effectué conjointement au traitement
par le metronidazole en cas dabcès constitué.
MASTITE AIGUE. ABCÈS DU SEIN
I.- DÉFINITION
La mastite aiguë et labcès du sein sont des infections aigues du sein qui constituent
les complications de lallaitement favorisées par les crevasses du mamelon. .
- LABCÈS AIGU DU SEIN: ce sont toutes les suppurations de la glande
mammaire et aussi les suppurations juxta glandulaires
- LA MASTITE AIGUE: cest linflammation le plus souvent unilatérale de la
glande mammaire (stade présuppuratif de labcès)
II.- SIGNES CLINIQUES
Il apparaît une augmentation de volume douloureuse dune glande mammaire
correspondant à une mastite aigue.
La douleur force à suspendre lallaitement et saccompagne de fièvre.
Cette infection guérit habituellement sous antibiotique adéquat.
En absence de traitement la mastite se complique dun abcès qui se traduit par
lapparition dun bosselure le plus souvent au niveau du quadrant infero externe.
A son niveau les téguments (peau) sont normaux car labcès est relativement
profond.
Au palper, perception dun noyau dur et très douloureux, empâté. Il ne faut pas
sattendre à trouver la fluctuation habituelle des abcès chauds car la suppuration
est profonde.
Lexpression douce du sein fait sortir du pus mélangé à du lait.
Rougeur cutanée, fluctuation, adénopathie axillaire apparaîtrait ultérieurement si
labcès nétait pas incisé à temps.
III.- CONDUITE À TENIR
On ne doit pas attendre ces manifestations, il faut:
1.- SEVRER IMMÉDIATEMENT LE BÉBÉ
que lon passe à lallaitement artificiel (allaitement au biberon)
2.- INCISER LABCÈS
(de préférence incision par le sillon sous-mammaire qui présente le double
aspect dêtre esthétique et de permettre lévacuation de logettes (poches)
multiples que comportent habituellement un abcès du sein.
3.- ANTIBIOTHÉRAPIE
par voie générale à base dantibiotiques anti- staphylococciques par exemple:
oxacilline, cloxacilline
IV.- VARIANTES CLINIQUES
1.- LABCÈS SUPERFICIEL SOUS-CUTANÉ :
nintéresse pas la glande. Cest un abcès sous-cutané banal.
2.- LABCÈS TUBÉREUX DE LARÉOLE
Cest un véritable furoncle des glandes sébacées
3.- LABCÈS PROFOND
Cest un abcès glandulaire qui a fusé un bouton de chemise, dans la large
rétro-mammaire et qui soulève le sein en masse.
LES TUMEURS BÉNIGNES.
LES TUMEURS MALIGNES DU SEIN
I.- DÉFINITION
Une tumeur est une prolifération anormale des éléments dun tissu aboutissant à une
néoformation. Les tumeurs peuvent être bénignes ou malignes.
II.- EXAMEN LOCAL
A.- INSPECTION: elle se fait la patiente déshabillée
1.- TUMEUR BÉNIGNE
- Une tumeur bénigne du sein, lorsquelle est visible sous la peau, soulève
celle-ci de façon régulière
2.- TUMEUR MALIGNE
- On peut noter une ascension en masse de laréole et du mamelon
B.- PALPATION: elle se fait la main à plat sur le gril costal
1.- TUMEUR BÉNIGNE
Elle est mobile dans le sein, donnant le signe du ressaut . Elle est généralement
multiple et bilatérale.
2.- TUMEUR MALIGNE
Une tumeur maligne ne se mobilise pas ou se mobilise en masse avec la
glande. En la pinçant elle donne laspect en peau dorange.
Elle est en principe unilatérale.
C.- LES CARACTÈRES EVOLUTIFS DE LA TUMEUR AU COURS DU CYCLE
MENSTRUEL
1.- TUMEUR BÉNIGNE
Une tumeur bénigne devient sensible et augmente volontiers de volume avant
ou pendant les périodes menstruelles.
2.- TUMEUR MALIGNE
Une tumeur maligne ne présente aucune modification du caractère en fonction
des périodes menstruelles.
D.- MAMMOGRAPHIE
1.- TUMEUR BÉNIGNE :La mammographie montre une opacité homogène à
contour régulier
2.- TUMEUR MALIGNE
La mammographie montre une opacité non homogène, à contours irréguliers.
E.- CARACTÉRISTIQUES
Tumeur bénigne du sein Tumeur maligne du sein
Rare après la ménopause Stade pré-ménopause
Bien limitées, encapsulées, elles se Mal limitées, elles envahissent les tissus
développent localement voisins: peau, mamelon, plans profonds
Evolution lente Prolifération rapide et destructive
Au microscope, les cellules ressemblent Au microscope les cellules sont
à la cellule initiale anormales
Pas de dissémination Dissémination à distance par voie
lymphatique ou par voie veineuse:
métastases
Aucune tendance à la récidive Récidive après exérèse
III.- EXAMEN RÉGIONAL
1.- TUMEUR BÉNIGNE
Il ny a pas daugmentation de volume des ganglions axillaires et sous-
claviaires
2.- TUMEUR MALIGNE
A lexamen on retrouve une augmentation de volume des ganglions axillaires
et sous-claviaires par rapport au coté sain.
IV.- EXAMEN GÉNÉRAL
1.- TUMEUR BÉNIGNE : Pas de métastases
2.- TUMEUR MALIGNE
Les métastases sont hépatiques, thoraciques, pulmonaires, pleurales etc.
Métastases osseuses: crâne, rachis, bassin.
V.- VARIANTES CLINIQUES
1.- TUMEUR BÉNIGNE
Ladénome est le plus souvent unique, le kyste est le plus dure des tumeurs,
la maladie polykistique varie avec le cycle menstruel.
2.- TUMEUR MALIGNE
En plus de lépithélioma (type décrit) il y a le squirrhe de la vieille femme,
très rétractile, la mastite aigue carcinomateuse de la femme jeune.
VI.- TRAITEMENT
Il est en fonction du stade évolutif.
Il comporte la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie (médicaments
anticancéreux)
LE CANCER DE LESTOMAC
ET AUTRES CANCERS DIGESTIFS
I.- LE CANCER DE LESTOMAC
A.- GÉNÉRALITÉS
Cest le cancer les plus fréquent chez le sujet de sexe masculin surtout entre 50 et 70
ans. Cest un adénocarcinome dans 85% des cas.
Certains affections sont prédisposantes:
La gastrite chronique atrophiante
Les polypes adenomateux
Lulcère gastrique
B.- SIGNES CLINIQUES
Ils sont généralement discret, variables et tardifs. On peut noter
une douleur épigastrique atypique
une altération de létat général: avec amaigrissement, anorexie élective
pour les viandes, une dysphagie
Une complication à type dhémorragie digestive, de sténose du pylore ou
plus rarement une perforation.
Un syndrome paranéoplasique: phlébite, neuropathie, fièvre, etc.
A lexamen clinique:
o une masse épigastrique palpable , dure et fixée,
o un ganglion de Troisier
o un gros foie, une ascite
C.- LES EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
- reposent sur la fibroscope qui permet la réalisation des biopsies et
- sur le transit oeso-gastroduodenal.
D.- TRAITEMENT. Essentiellement chirurgical.
II.- CANCER DU RECTUM
Cest le plus fréquent des cancers intestinaux. Ils frappe volontiers lhomme.
Certains facteurs étiologiques sont retrouvés:
alimentaires (excès de graisse animales, carence en fibres végétales)
des lésions précancéreuses (adénome. polype) antécédent de cancer
colique personnel et familial.
A.- SIGNES CLINIQUES
Ils sont variables. On peut noter
Syndrome rectal: associant faux besoins et écoulements
des épisodes de rectorragie
des troubles du transit
une altération de létat général avec amaigrissement, anémie, fièvre
inexplicable
Au toucher rectal: une tumeur végétante, ulcerée, indurée, irrégulière et
saignant au contact
B.- LES EXAMENS COMPLEMENTAIRES (PARACLINIQUES)
Ils reposent sur la rectoscopie et le lavement baryté.
C.- TRAITEMENT:
Il est chirurgical mais il est aussi préventif par le dépistage systématique et lexérèse
des lésions précancéreuses.
III.- CANCER DE
LOESOPHAGE
A.- GÉNÉRALITÉS
Cest une affection grave, de diagnostic tardif et dont la fréquence augmente. Il
touche surtout lhomme
Facteurs favorisants:
alcoolisme et tabagisme chroniques.
Les lésions pré-existantes: oesophagite, méga-oesophage idiopathique
B.- SIGNES CLINIQUES
1.- La dysphagie est le maître symptôme.
Cest une gêne à la déglutition , une sensation darrêt du bol alimentaire
dans son trajet cervical ou retrosternal.
Elle est intermittente au début, elle se manifeste dabord pour les solides
puis pour les liquides
Ensuite elle devient permanente, continue, progressivement croissante.
Elle saccompagne bientôt de sialorrhée et de régurgitation
2.- Les douleurs constituent une manifestation tardive
C.- LES EXAMENS PARACLINIQUES:
reposent sur la fibroscope principalement puis sur le transit oesogastroduodenal
D.- TRAITEMENT.-
Il est en fonction du stade évolutif et consiste en la chirurgie, la radiothérapie et la
chimiothérapie
LE CANCER DU COL DE LUTÉRUS
I.- ÉPIDÉMIOLOGIE
Sa fréquence a diminué grâce aux frottis cervico-vaginaux de dépistage et au
traitement préventif des dysplasies , mais il reste la deuxième cause de décès par
cancer chez la femme
65% des cas apparaissent entre lâge de 40 et 55 ans.
II.- LES FACTEURS DE RISQUES
La précocité et la fréquence des rapports sexuels
La multiparité et une maternité précoce
Les classes socio-économiques défavorisées
De nombreux partenaires sexuels
Une irritation chronique du col (herpes , papillomes, condylomes)
III.- SIGNES CLINIQUES
1.- SYMPTOMATOLOGIE RÉVÉLATRICE
Des métrorragies (provoquées indolores, de sang rouge)
Des leucorrhées (fétides, jaunâtres, striées de sang)
Tardives: des douleurs pelviennes, une altération de létat général
2.- SIGNES DEXAMEN
A.- Après la mise en place du spéculum
- Soit il sagit dune tumeur irrégulière, bourgeonnante ou indurée, très
vascularisée
- Soit il sagit dun bourgeon minime , dune zone érythémateuse
B.- La toucher vaginal
Souvent normal, il perçoit parfois une zone indurée et surtout apprécie
lextension loco-régionale.
C.- On effectuera un examen général avec en particulier un toucher rectal et la
palpation des seins.
IV.- CONFIRMATION DU DIAGNOSTIC
Elle repose sur les frottis cervico-vaginaux et la colposcopie avec biopsie (sur
lulcération et ses bords). Il sagit dun épithélioma épidermoïde dans 90% des cas.
V.- CLASSIFICATION
Stade O: in situ (intra-épithélial)
Stade I: limité au col
Stade II: au- delà du col (vagin, paramètres)
Stade III: au-delà de lutérus mais dans le pelvis (paramètres, vagin, paroi
pelvienne)
Stade IV: envahissement des organes de voisinage (vessie, rectum) ou extension
au-delà du petit bassin.
VI.- PRÉVENTION
Elle repose sur les frottis cervico-vaginaux de dépistage pratiqués lors de lexamen
gynécologique (à la fréquence dun par an ou tous les 2 ans au maximum) et sur le
traitement préventif des dysplasies.