0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
56 vues6 pages

DM5 Correction

Transféré par

frifri.1.4.0.1
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
56 vues6 pages

DM5 Correction

Transféré par

frifri.1.4.0.1
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

� Éléments de correction du DM n°5 �

E XERCICE 1 : D ’ APRÈS BAC - C ENTRES ÉTRANGERS - 13 JUIN 2012

On considère l’équation (E) d’inconnue x réelle :


� �
ex = 3 x 2 + x 3 .

Partie A : Conjecture graphique


Le graphique ci-contre donne la courbe repré-
sentative de la fonction exponentielle et celle de
� �
la fonction f définie sur R par f (x) = 3 x 2 + x 3
dans un repère orthogonal.

À l’aide du graphique ci-contre, conjecturer le


nombre de solutions de l’équation (E) et leur
encadrement par deux entiers consécutifs.

Solution : Les solutions de l’équation (E ) sont les abscisses des points d’intersection des deux courbes.
Il semble y en avoir 2. L’une comprise entre −1 et 0, l’autre entre 0 et 1.

Partie B : étude de la validité de la conjecture graphique

1. a. Étudier selon les valeurs de x, le signe de x 2 + x 3 .

Solution : ∀x ∈ R, x 2 + x 3 = x 2 (1 + x). Comme un carré est positif ou nul, x 2 + x 3 est du signe de


1 + x.
— x 2 + x 3 = 0 pour x ∈ {−1 ; 0}.
— x 2 + x 3 > 0 pour x ∈] − 1 ; 0[ ∪ ]0 ; +∞[.
— x 2 + x 3 < 0 pour x ∈] − ∞ ; −1[.

b. En déduire que l’équation (E) n’a pas de solution sur l’intervalle ] − ∞ ; −1].

� � ex
Solution : x solution de (E ) ⇐⇒ ex = 3 x 2 + x 3 ⇐⇒ x 2 + x 3 = .
3
ex 2 3
Or, ∀x ∈ R : > 0, alors que ∀x ∈] − ∞ ; −1[ : x + x < 0.
3
(E ) n’a donc pas de solution sur l’intervalle ] − ∞ ; −1].

c. Vérifier que 0 n’est pas solution de (E).

Solution : e0 = 1 et 3 × (02 + 03 ) = 0 �= 1. Donc 0 n’est pas solution de (E).

2. On considère la fonction h, définie sur ] − 1 ; 0[ ∪ ]0 ; +∞[ par :

� �
h(x) = ln(3) + ln x 2 + ln(1 + x) − x.

Montrer que, sur ] − 1 ; 0[ ∪ ]0 ; +∞[, l’équation (E) équivaut à h(x) = 0.

Page 3
� �
Solution : ∀x ∈]−1 ; 0[ ∪ ]0 ; +∞[, (E ) ⇐⇒ ex = 3 x 2 + x 3
� � ��
⇐⇒ ln (ex ) = ln 3 x 2 + x 3 a = b ⇐⇒ ln(a) = ln(b)
� 2 �
⇐⇒ x = ln(3) + ln x (1 + x) ln(ab) = ln(a) + ln(b)
� �
⇐⇒ x = ln(3) + ln x 2 + ln (1 + x)
� 2�
⇐⇒ ln(3) + ln x + ln (1 + x) − x = 0
⇐⇒ h(x) = 0

3. a. Étudier les limites de h aux bornes de son ensemble de définition.

Solution : Limite en −1 : 
lim ln(3) − x = ln(3) − 1 

� x→−1 

lim x2 = 1 par composition 



x→−1
=⇒ 2
lim ln(x ) = 0  par somme
lim ln(X ) = 0 x→−1 =⇒ lim h(x) = −∞
� X →1 
 x→−1
lim 1+x = 0 par composition 


x→−1
=⇒ lim ln(1 + x) = −∞  


lim ln(X ) = −∞ x→−1
X →0
Limite en 0 : 
lim ln(3) − x = ln(3)


� x→0 

lim x2 = 0 par composition 



x→0
=⇒ lim ln(x ) = −∞  par somme
2
lim ln(X ) = −∞ x→0 =⇒ lim h(x) = −∞
� X →0 
 x→0
lim 1+x = 1 par composition 

x→0


=⇒ lim ln(1 + x) = 0 

lim ln(X ) = 0 x→0 
X →1
Limite en +∞ : 
limln(3) − x = −∞ 

� x→+∞ 

lim x 2
= +∞ par composition 



x→+∞
=⇒ lim ln(x ) = +∞ 
2
lim ln(X ) = +∞ x→+∞ =⇒ on une forme indéterminée
� X →+∞ 


lim 1+x = +∞ par composition 

x→+∞
=⇒ lim ln(1 + x) = +∞ 



lim ln(X ) = +∞ x→+∞
X →+∞
� �
2 ln(x) ln(1 + x) x
h(x) = ln(3) + (x + 1) + − .
x +1 x +1 x +1
Or
x 1
— lim = lim =1
x→+∞ x + 1 x→+∞ 1
1+
x

 lim 1+x = +∞ par composition
x→+∞ ln(1 + x)
— ln(X ) =⇒ lim =0
 lim = 0 x→+∞ x +1
X →+∞ X
ln x ln x ln x
— Pour tout x > 1, 0 � < . Par croissances comparées, lim = 0 puis le théorème
x +1 x x→+∞ x
ln x
des gendarmes assure que lim =0
x→+∞ x + 1
Finalement avec des opérations élémentaires, on obtient enfin : lim h(x) = −∞.
x→+∞

b. Montrer que, pour tout réel x appartenant à ] − 1 ; 0[ ∪ ]0 ; +∞[, on a :

−x 2 + 2x + 2
h � (x) = .
x(x + 1)

Page 4
Solution : h est une somme et composée de fonctions de référence dérivables, donc h est bien
dérivable sur ] − 1 ; 0[ ∪ ]0 ; +∞[.
u�
Si u > 0 sur un intervalle, alors ln(u) est dérivable sur cet intervalle et sa dérivée est .
u
2x 1 2 1 2(x + 1) + x − x(x + 1)
Pour tout réel x ∈]−1 ; 0[ ∪ ]0 ; +∞[, h � (x) = 0+ 2 + −1 = + −1 = .
x x +1 x x +1 x(x + 1)
2
−x + 2x + 2
On a bien : h � (x) = .
x(x + 1)

c. En déduire les variations de la fonction h.

Solution : Pour étudier le sens de variations de h, on étudie le signe de sa dérivée.


Les numérateurs et dénominateurs sont des trinômes du second degré.
Pour le dénominateur, les racines sont 0 et −1, le coefficient dominant est 1 > 0. Il est donc positif
« à l’extérieur » des racines, négatif « entre » les racines (voir le tableau).
Pour le numérateur, pas de racine évidente.
� On calcule donc le discriminant. On trouve : Δ = 12 >
−2 + 2 3 � �
0 et les deux racines sont x 1 = = 1 − 3 et x 2 = 1 + 3.
−2 � � � �
Enfin, grâce à la calculatrice, on trouve que h 1 − 3 < 0 et h(1 + 3) > 0. On peut donc faire le
tableau suivant :
� �
x −1 1− 3 α1 0 α1 1+ 3 α2 +∞

−x 2 + − −
0 + + 0
2x + 2
x(x + 1) 0 − − 0 + +

h � (x) + 0 − + 0 −
� �
h(1 − 3) h(1 + 3)
h(x) 0
0 0
−∞ −∞ −∞ −∞

d. Déterminer le nombre de solutions de l’équation h(x) = 0 et donner une valeur arrondie au


centième de chaque solution.

Solution : Sur l’intervalle ]−1 ; 0[ : la dérivée s’annule en changeant de signe (+ ; −), donc h(1 −
� �
3) est un maximum pour h sur cet intervalle. Or h(1 − 3) < 0 donc l’équation h(x) = 0 n’a pas
de solution sur ]−1 ; 0[. C’est une première contradiction avec la conjecture de la partie A.


Sur l’intervalle ]0 ; 1 + 3[ : la fonction h est somme de fonctions continues, elle �est donc
� � conti-
nue, et elle est strictement croissante sur cet intervalle. De plus : lim+ h(x) < 0 < h 1 + 3 . Donc,
x→0 � � �
d’après le théorème de la bijection, l’équation h(x) = 0 admet une unique solution α1 sur 0 ; 1 + 3 .
La calculatrice donne : h(0, 61) ≈ −0, 02 < 0 < h(0, 62) ≈ 0, 24 donc α1 ∈ [0, 61 ; 0, 62].
On trouve de même que h(0, 618) < 0 < h(0, 619) donc 0, 618 < α1 < 0, 619
Une valeur approchée de α1 , arrondie au centième est donc 0, 62.


Sur l’intervalle ]1 + 3 ; +∞[ : la fonction h est somme de fonctions continues, elle est donc

continue, et elle est strictement décroissante sur cet intervalle. De plus, h(1+ 3) > 0 > lim h(x).
x→+∞

Page 5
Donc, d’après le théorème de la bijection, l’équation h(x) = 0 admet une unique solution α2 sur

]1 + 3 ; +∞[.
Avec la calculatrice, on trouve 7, 12 comme valeur approchée de α2 , arrondie au centième.

e. Conclure quant à la conjecture de la partie A.

Solution : La conjecture de la partie A est erronée. Il y a bien deux solutions mais pas dans les
intervalles prévus !

E XERCICE 2

On pose u 0 = 1, u 1 = e et, pour tout entier naturel n :


2
u n+1
u n+2 =
eu n
1. On définit, pour tout entier naturel n, la suite (v n ) par :

v n = ln (u n+1 ) − ln (u n )

a. Démontrer que la suite (v n ) est arithmétique de raison −1 et de premier terme v 0 = 1.

� �
u n+1
Solution : Comme u n > 0, quel que soit n ∈ N, v n = ln (u n+1 ) − ln (u n ) = ln .
un
2
u n+1 u n+2 u n+1 u n+2 u n+1
D’autre part u n+2 = ⇐⇒ = ⇐⇒ e = .
eu n u n+1 eu n u n+1 un
On� déduit�: � � � � � �
u n+2 u n+1 u n+2 u n+1
ln e = ln ⇐⇒ ln(e) + ln = ln soit 1 + v n+1 = v n ⇐⇒ v n+1 = v n − 1.
u n+1 un u n+1 eu n
Cette égalité montre que la suite (v n ) est arithmétique de raison −1 de premier terme v 0 = ln u 1 −
ln u 0 = ln e − ln 1 = 1 − 0 = 1.

b. En déduire, pour tout entier naturel n, l’expression de v n en fonction de n.

Solution : On sait que quel que soit n ∈ N, v n = v 0 + n × (−1), soit v n = 1 − n.

2. On définit, pour tout entier naturel n non nul la suite (S n ) par :

S n = v 0 + v 1 + · · · + v n−1
n(3 − n)
a. Démontrer que, pour tout entier naturel n non nul, on a S n = .
2

Solution :
On a donc S n = 1 + (1 − 1) + (1 − 2) + . . . + (1 − (n − 1)) = n × 1 − (1 + 2 + 3 + . . . + (n − 1))
n(n − 1) 2n − n(n − 1) n(2 − (n − 1)) n(3 − n)
=n− = = = .
2 2 2 2

Page 6
b. Démontrer que, pour tout entier naturel n non nul, on a S n = ln (u n ).

� �
u n+1
Solution : On a vu que quel que soit n ∈ N, v n = ln , donc
un
� � � � � � � � � �
u1 u2 un u n+1 u1 u2 u n−1 un
S n = v 0 +. . .+v n = ln +ln +. . .+ln +ln = ln × ×...× × .
u0 u1 u n−1 un u0 u1 u n−2 u n−1
� � �u �
un n
Tous les termes de u 1 à u n−1 se simplifient ; il ne reste plus que : S n = ln = ln = ln (u n ).
u0 1

3. a. Exprimer u n en fonction de n et en déduire la limite de la suite (u n ).

Solution : D’après les deux questions précédentes on déduit que :



n(3 − n) 
Sn = n(3 − n) n(3−n)
2 donc ln(u n ) = et donc u n = e 2 , quel que soit n ∈ N.
S n = ln (u n )  2
Calcul de la limite : on a : lim n = +∞ et par somme lim 3 − n = −∞.
n→+∞ n→+∞
n(3 − n)
Donc, par produit : lim = −∞, puis, par composition de fonctions :
n→+∞ 2
n(3−n)
lim e 2 = lim e X = 0. Donc finalement : lim u n = 0
n→+∞ X →−∞ n→+∞

b. Écrire un algorithme qui permet de déterminer la plus petite valeur de n telle que u n < 10−50 .

Solution :
def seuil() :
u =0
n = 0
while u > 10**(-50):
n = n+1
u = exp ((n ∗ (3 − n))/2)
return(n)

c. Retrouver le résultat renvoyé par l’algorithme de la question précédente à l’aide de la résolution


d’une inéquation.

Solution :
n(3−n) n(3 − n) � � � �
u n < 10−50 ⇐⇒ e < 10−50 ⇐⇒
2 < ln 10−50 ⇐⇒ −n 2 + 3n − 2 ln 10−50 < 0
� � 2
L’équation −n 2 + 3n − 2 ln 10−50 = 0 admet pour racines n 1 ≈ −13, 75 et n 2 ≈ 16, 75 donc −n 2 +
� �
3n − 2 ln 10−50 < 0 pour n � 17.
La plus petite valeur de n telle que u n < 10−50 est n = 17.
On vérifie à la calculatrice que u 16 ≈ 6, 8 × 10−46 > 10−50 et que u 17 = 2, 1 × 10−52 < 10−50 .

E XERCICE 3

On considère les droites d et d � de représentations paramétriques suivantes :

 
 x = 1  x = 2−t
d y = 2 − k , k ∈ R et d � y = −3 + 4t , t ∈ R
 
z = 4 − 3k z = 1

Page 7
1. Montrer que les droites sont sécantes en un point A dont on donnera les coordonnées.

Solution : Supposons qu’il existe un point A, intersection des deux droites, ses coordonnées véri-
fient alors les deux représentations paramétriques et on a :
 
 1 = 2−t  t = 1
2 − k = −3 + 4t ⇐⇒ k = 1
 
4 − 3k = 1 k = 1
Le système a une solution, donc les droites d et d � sont bien sécantes, pour trouver les coordon-
nées du point d’intersection, il suffit de remplacer t par 1 (ou k par 1). On a donc : A( 1 ; 1 ; 1 ).

2. Justifier que le point B(3 ; -7 ; 2) n’appartient pas au plan défini par les deux droites d et d � .


− −→
Solution : Soient u ( 0 ; −1 ; −3) et u � ( −1 ; 4 ; 0) des vecteurs directeurs respectifs des droites d
−−→
et d � . De plus, AB ( 2 ; −8 ; 1).
−−→
Si B appartient au plan défini par les deux droites d et d � , alors le vecteur AB peut s’écrire comme

− −→
combinaison linéaire des vecteurs u et u � .
−−→ →
− −

Vérifions si c’est le cas : soient α et β deux réels tels que AB = α u + βu � :

 
 β = −2
 2 = −β 
 1
−−→ →
− −→ α = −
AB = α u + βu � ⇐⇒ −8 = −α + 4β ⇐⇒ 3
 

1 = −3α  −8 = − 23

3
−−→ →− −→
Ce système n’a pas de solution, donc les vecteurs AB , u et u � ne sont pas coplanaires, donc le
point B n’appartient pas au plan défini par les deux droites d et d � .

3. À tout point M de la droite d � , on associe la fonction f définie par : f (t ) = B M 2


a. Exprimer f (t ) en fonction du paramètre t .

� 2
Solution : f (t ) = B M 2 = (x M − 3)2 + (y M + 7)2 + (z M − 2)2 = (x M − 3)2 + (y M + 7)2 + (z M − 2)2
Puis, on remplace les coordonnées de M grâce à l’équation paramétrique de d � :

f (t ) = (2 − t − 3)2 + (−3 + 4t + 7)2 + (1 − 2)2


= (−t − 1)2 + (4t + 4)2 + (−1)2
= t 2 + 2t + 1 + 16t 2 + 32t + 16 + 1
= 17t 2 + 34t + 18

b. Déterminer la valeur t 0 pour laquelle cette fonction admet un minimum.

Solution : C’est un polynôme du second degré, qui admet un minimum (car a = 17 > 0) atteint en
b 34
t0 = − =− = −1
2a 2 × 17

c. Donner les coordonnées du point M 0 qui correspond à cette valeur t 0 .

Solution : On remplace t par -1 dans l’équation paramétrique de d � , et on obtient ( 3 ; −7 ; 1)

Remarque : nous le verrons prochainement dans le chapitre 7 : ce point s’appelle projeté orthogonal du point
B sur la droite d � .

Page 8

Vous aimerez peut-être aussi