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Article 11 (1) - 1

C'est un article traitant de la dégradation physique des terres

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CARACTERISATION DE L’ETAT DE DEGRADATION

PHYSIQUE DES TERRES DANS LA COMMUNE RURALE DE


KOUKA, BURKINA FASO

Jacques KONKOBO,
Université Norbert ZONGO

Résumé
Les activités humaines constituent le principal facteur de dégradation
des sols, tandis que les conditions climatiques ne font qu’aggraver le
phénomène. Ces activités se traduisent notamment par le défrichage des terres
à des fins. Elles provoquent une diminution significative de la couverture
végétale ainsi qu’une réduction des stocks de matière organique dans les sols.
Par conséquent, le compactage de la surface du sol augmente, ce qui entraîne
des phénomènes de compaction, d’encroûtement et d’érosion hydrique. La
dégradation de la couche végétale modifie la structure du sol, rendant le
ruissellement plus probable, provoquant ainsi la dégradation des terres. Cette
étude vise à caractériser l’état de dégradation physique des terres dans la
commune rurale de Kouka. L’approche méthodologique adoptée au cours de
cette étude est basée sur une revue de littérature et une matrice d’observation.
Les résultats montrent que la dégradation physique des terres se classe en
quatre catégories : très faible, faible, moyenne et élevée. Le niveau très faible
représente 2,74% de la superficie de la zone d’étude. La catégorie de
dégradation de niveau faible représente 43,78 %. La catégorie moyennement
dégradée représente 49,53% et la catégorie fortement dégradée affecte 3,95%
de la superficie de la zone d'étude.
Mots clés : Burkina Faso, Commune de Kouka, terre, dégradation
physique, érosion hydrique


Correspondance : Jacques KONKOBO,
Université Norbert ZONGO, (Burkina Faso), konkobojacques@[Link]
iD ORCID : [Link]

233
Characterisation of the state of physical land degradation in the rural
commune of Kouka, Burkina Faso

Abstract
Human activities are the main factor in soil degradation, while climatic
conditions only exacerbate the phenomenon. These activities include the
clearing of land for agriculture. The result is a significant reduction in plant
cover and a reduction in soil organic matter stocks. As a result, compaction of
the soil surface increases, leading to compaction, crusting and water erosion.
Degradation of the plant layer alters the soil structure, making runoff more
likely, leading to land degradation. This study aims to characterise the state of
physical degradation of the land in the rural commune of Kouka. The
methodological approach adopted in this study is based on a literature review
and an observation matrix. The results show that physical land degradation
falls into four categories: very low, low, medium and high. The very low level
represents 2.74% of the surface area of the study area. The low level
degradation category represents 43.78%. The moderately degraded category
accounts for 49.53% and the severely degraded category covers 3.95% of the
study area.
Key words: Burkina Faso, Commune of Kouka, Land, physical
degradation, water erosion

Introduction

L’évolution des ressources naturelles et leurs modes de gestion en


Afrique en général et au Burkina Faso en particulier est sujette à
diverses mutations des systèmes d'exploitation agrosylvopastoraux (A.
Cornet, 2002, p. 19). La variabilité climatique et la forte croissance
démographique ont engendré de nouvelles contraintes pour les
populations notamment celles rurales : la saturation des espaces
cultivables, la diminution de la fertilité des sols et des ressources
végétales, l'intensification de l'érosion hydrique et éolienne (F. Fauquet,
2005, p. 4). Celles-ci sont à l’origine de la dégradation de
l’environnement. La dégradation d’un environnement physique est
remarquable essentiellement sur deux de ses composantes : la

234
végétation, les sols. Dans un milieu dégradé, la diversité biologique
tend à s’appauvrir et la sensibilité du sol à l’érosion éolienne et hydrique
s’accroît. Ce processus conduit peu à peu au phénomène de
désertification (H. Sawadogo et al., 2008, p. 60).
L’évaluation globale de la dégradation des sols demeure une
tâche complexe. Un large éventail de méthodes est utilisé, notamment
les avis d’experts, la télédétection, les Systèmes d’Information
Géographique (SIG), les enquêtes de perceptions ainsi que la
modélisation. Plusieurs articles concernent la collecte de l’information
et l’établissement d’indicateurs, car cette dégradation du milieu est
imputable, à la fois, à l’extension des superficies cultivées avec
l’accroissement de la population, au surpâturage et aux variations
climatiques. Dans la littérature, les résultats des travaux définissent les
risques de dégradation des terres en se basant sur les facteurs
climatiques et l’utilisation des terres et non l’état actuel des sols (Y. C.
H. Hountondji, 2008, p. 17). Or la présence d'une longue saison sèche
affaiblit la protection biologique du sol, tandis qu'en saison pluvieuse,
l'excès d’eau et l'érosion hydrique conduisent au lessivage des horizons
superficiels du sol. Ce changement de saison contrastée favorise les
phénomènes d'érosion éolienne et d'encroutement des sols lorsqu'ils ne
sont pas protégés (P. Milleville et G. Serpantie, 1994, p. 34).
Les aspects les plus ressentis par les populations sont la
réduction significative de la couverture végétale, la dégradation des
sols, la baisse des rendements agricoles et la diminution des ressources
en eau. À l’étape ultime de la dégradation des sols, il apparaît un sol nu,
appelés zipella, sur lequel, plus rien ne pousse dégradation affectant de
nos jours plus de 24% des terres arables au Burkina (A. Dabre et al.,
2027, p. 474). La perte du couvert végétal est le plus souvent
irréversible et les sols se trouvent ainsi exposés à l’action de
l’agressivité climatique, en absence de dispositifs de protection anti-
érosive. Par conséquent, il s’y développe des croutes de battances ou
des tâches d’induration, des affleurements cuirassés qui favorisent
l’érosion et le ruissellement des eaux (D. Millogo et al., 2017, p. 2134).

235
Ce problème est beaucoup plus crucial au nord-ouest du Burkina Faso
particulièrement dans la commune rurale de Kouka.
Les objectifs poursuivis par les études dans le suivi de la
dégradation des terres sont principalement d’évaluer et de mesurer l’état
de celle-ci afin de diagnostiquer le phénomène, de caractériser son
étendue et d’en suivre son évolution. La commune rurale de Kouka
appartient à un large espace de colonisation agricole au Burkina Faso.
Elle accueille des populations paysannes migrant à la recherche de
terres cultivables. La dynamique migratoire a été favorisée par un
système foncier très souple permettant l'installation des étrangers (L.
Pare et B. Tallet, 1999, p. 83). Ce phénomène migratoire bouleverse les
équilibres naturels et démographiques. La transformation rapide des
paysages de nos jours témoigne de la modification de l’environnement
physique due aux activités agricoles. Selon A. Cornet (2002, p. 5), la
dégradation des terres se produit lorsque l’homme modifie les
équilibres ou les dynamiques naturelles par surexploitation des
ressources. Si l’action de l’homme est indéniable et largement
démontrée, l’impact des conditions climatiques existe également et
leurs rôles sont observables directement sur le terrain. Ainsi, l’objectif
de cette étude est de caractériser l’état de dégradation physique des
terres dans la commune rurale de Kouka, au nord-ouest du Burkina
Faso.

1. Matériels et méthodes de collecte et de traitement des


données

1.1. Présentation de la zone d’étude


1.1.1. Situation géographique de la zone d’étude
La Commune rurale de Kouka est localisée entre 11°42’01’’et 12°
7’30’’ de Latitude Nord et 4°14’ et 4°30’ de Longitude Ouest (Figue 1).
La commune s’étend sur une superficie d’environ 700 km2.

236
Source : BNDT 2012
Figure 1 : Situation géographique de la zone d’étude

1.1.2. Milieu biophysique de la zone d’étude


La commune rurale de Kouka bénéficie de l’influence du climat
soudano-sahélien selon le découpage des domaines climatiques au
Burkina Faso (figure 2). Ce climat est caractérisé par une pluviométrie
comprise entre 600 et 900 mm d’eau par an. C’est un climat chaud avec
une longue saison sèche (7 à 8 mois) et une courte saison pluvieuse (4
à 5 mois). La végétation est composée de savanes de types très variés
(savane arborée, arbustive et herbeuse), les savanes-parcs et les forêts-
galeries. Avec cette végétation dominée par les savanes, l’altération
chimique a du mal à se réaliser et ne s’effectue que durant la saison
pluvieuse. Cette absence de végétation dense fait que le système
racinaire est moins développé. Par conséquent, il y a un ruissellement
très fort en nappe et ravin, un écoulement des eaux de pluie bref, mais
violent, une érosion latérale importante et une érosion linéaire plus
forte. Ce processus morphogénique est à l’origine d’une pédogénèse
dominée par la dynamique du fer (concrétion, cuirassement) et par

237
ricochet, les sols ferrugineux tropicaux, les sols minéraux bruts, les sols
peu évolués d’érosion et les sols hydromorphes sont les types de sols
dominants (figure 3). Cette dynamique morphogénique a donné au
paysage des formes de modelés dont les plus dominants sont les
plateaux cuirassés et gréseux, les buttes cuirassées et les glacis. Les
facteurs humains indiquent une forte croissance démographique. La
majorité de cette population pratique l’agriculture et l’élevage comme
principales activités socioéconomiques. Cependant, la gestion des
ressources naturelles est peu satisfaisante dans la commune. Ces
ressources font l’objet d’une surexploitation, pour les besoins de
production, de transformation et de satisfaction des besoins
domestiques. À cela s’ajoute l’occupation anarchique des terres qui a
pour conséquences la réduction de la biodiversité. Cette situation est
aggravée par la variabilité climatique qui a pour conséquence directe la
dégradation des sols à cause de l’encroutement des sols et de l’érosion
hydrique.

Source ; ANAM/BNDT_2012-IGB
Figure 2 : Domaines climatiques du Burkina Faso

238
Figure 3 : Classes des sols de la commune rurale de Kouka

1.2. Méthode de collecte et d’analyse des données


1.2.1. Méthode de collecte
La méthode utilisée pour réaliser cette étude à consister d’abord
à la création de bases de données pour les travaux préliminaires basée
sur une revue de littérature sur la thématique abordée, ce qui a permis
de faire le point de connaissance lié à la dégradation des terres et de
faire le choix des méthodes et des outils d’étude. La deuxième phase a
concerné la création de bases de données pour les travaux de terrain. La
3ème phase a consisté à l’interpolation cartographique des données par
la technique du krigeage pour l’élaboration de la carte de la répartition
spatiale de la dégradation physique des terres. Des sites sont prédéfinis
à l’aide d’un maillage carré systématique délimitant toute la zone
d’étude (figure 4). Chaque maille carrée fait l’objet d’observations sur

239
le terrain à l’aide d’une matrice d’observation, pour déterminer
l’extension ou l’étendue des sous-types de dégradation physique des
terres que sont l’encroûtement et l’érosion hydrique linéaire. À l’issue
de cette phase, on obtient une base de données qui délimite chaque
maillage carré. Des centroïdes sont générées et constituent des points
de référence sur le terrain.

Source : BNDT_2012/IGB
Figure 4 : Maillage de la zone d’étude

240
Extension de la dégradation
Elle est la superficie de terrain soumise à un sous-type donné de
dégradation (encroûtement ou érosion hydrique linéaire). L’extension
de la dégradation est une donnée quantitative alors que le sous-type de
dégradation est une donnée qualitative. La détermination de l’extension
comporte trois opérations :
- repérer l’extension dans le paysage à l’aide d’images satellites
ou d’observations directes sur le terrain ;
- localiser et reporter les observations sur une carte ;
- calculer la superficie concernée.
Pour ce faire, il y a une démarche à suivre pour détecter le sous-
type de dégradation dont on cherche à déterminer l’extension :
- est-il visible ou non visible directement par un observateur sur
le terrain ?
- Est-il détectable ou non détectable sur les images satellites ?
- Quel est son degré de dégradation ?
Pour les indicateurs qui ne sont pas visibles sur les images
satellites, leur évaluation a nécessité des observations sur le terrain. À
l’aide des SIG, les unités sont numérisées et leurs proportions calculées.
À l’issue de la détermination de l’extension, des classes d’extension
sont créées (tableau I)

Tableau I : Les classes d’extension d’un type de dégradation


Classe Qualification de Limites des classes d’extension
d’extension l’extension d’un type ou sous-type de
dégradation en % du site d’étude.
1 Très faible < 5%
2 faible 5-25%
3 moyenne 26-50%
4 forte 51-75%
5 Très forte >75%
Source : P. Barbant (2008 & 2010)

241
1.2.2. Méthode de traitement et d’analyse des données
[Link]. Méthode de détermination du degré des sous-types de
dégradation
Le degré de dégradation est le stade de gravité (ou de sévérité)
atteint par le sous-type de dégradation donné. Le degré de dégradation
peut varier graduellement d’un niveau très faible à un niveau très fort.
On établit des classes de répartition entre ces niveaux. Il est retenu cinq
classes, qui sont utilisées ensuite pour déterminer l’indice d’état de
dégradation.
 Érosion hydrique et son degré de dégradation
Le sous-type de dégradation pris en compte est l’érosion linéaire
ou érosion hydrique. L’érosion hydrique (linéaire) est un creusement du
sol sur une profondeur variable. Il se produit une déformation de la
surface du terrain. Cette forme d’érosion se produit sous l’effet des
filets d’eau qui se concentrent à la surface du sol et acquièrent ainsi une
énergie plus forte que le ruissellement diffus en nappe. L’eau ruisselée
peut alors déplacer non seulement de l’argile et du limon, mais aussi du
sable, des graviers et des pierres. L’érosion linéaire est subdivisée en
quatre sous-groupes : griffe, rigole, ravine et nappe ravinant (P.
Brabant, 2008).
Une griffe d’érosion est un petit chenal d’écoulement d’eau,
anastomosé ou ramifié, de moins de 5 cm de largeur et de profondeur.
Elle n’atteint pas la base de la couche humifère du sol ni celle de la
couche arable.
Une rigole est un chenal d’écoulement de 5 à 25 cm de
profondeur, de 10 à 50 cm de largeur, de 3 à 15 m de longueur. Elle
peut entailler la couche humifère jusqu’à la base et même en dessous.
Une ravine est un chenal d’écoulement de 50 à 100 cm de largeur
et de 100 cm de profondeur au maximum.
Une nappe ravinante concerne une plaque entière de sol. Celle-
ci est décapée sur une surface de plusieurs m2, de dizaines de m2, parfois
de milliers de m2. L’épaisseur de la plaque de terre érodée va de

242
quelques centimètres à plusieurs décimètres. Une nappe ravinante est
limitée à l’amont sur le versant par une petite falaise dont les bords
s’éboulent durant les averses. Ainsi, la zone soumise à la nappe
ravinante s’étend progressivement du bas vers le haut du versant.
Le tableau II présente la méthode d’évaluation de l’érosion
hydrique.

Tableau II : Indicateurs du degré de dégradation par l’érosion linéaire


Classe Degré de Indicateur
dégradation
1 Très faible ou Peu ou pas de marques d'érosion linéaire
nul
2 faible Griffes d'érosion dans la couche arable, que le
travail du sol, même à la houe, peut
supprimer.
3 moyen Rigoles d'érosion pouvant atteindre localement
la base de la couche arable. Ne s'effaçant
pas avec le travail du sol à la houe.
4 fort Ravines atteignant les couches inférieures du
sol, sur une partie du terrain et jusqu'à
1 m de profondeur.

5 Très fort Ravines et ravins, profonds et nombreux jusqu’à


la base du sol, pouvant atteindre
10 m de profondeur et plus de 5 m de largeur.

Source : P. Barbant (2008 & 2010)

 Encroûtement des sols et son degré de dégradation


L'encroûtement est la formation à la surface du sol d’une sorte de
pellicule de terre fine, d'épaisseur millimétrique, parfois centimétrique
et peu perméable à l’eau. Ce type de dégradation est détectable sur les
images satellites, surtout quand le degré de dégradation est moyen ou
fort. De ce fait, la réflectance des zones encroûtées est différente et
généralement plus claire que les zones non encroûtées. Il faut que les

243
surfaces atteintes aient une dimension suffisante, de quelques hectares
d’un seul tenant pour être repérables. Des contrôles de terrain dans des
sites test ont été nécessaires à l’aide d’images satellites et de GPS. Le
tableau III montre les indicateurs de dégradation physique par
encroûtement.

Tableau III : Indicateurs du degré de dégradation du sol par


encroûtement
Classe Degré de Indicateurs
dégradation
1 Très faible ou Encroûtement peu étendu ou temporaire
nul
2 Faible Encroûtement temporaire, mince, peu étendu, ne
gêne pas la germination des semences. Il est
détruit par les façons culturales (sarclage)
3 Moyen Gêne la germination des semences et l’infiltration
de l’eau ; l’encroûtement est réduit en partie par
les effets de l’activité de la macrofaune du sol ou
détruit par le
sarclage.
4 Fort Encroûtement permanent ou quasi-permanent,
gêne fortement la levée des semences, la
pénétration de l'eau et modifie le régime hydrique
du sol
5 Très fort Encroûtement épais et permanent, empêche la
levée des semences, réduit fortement
la pénétration de l'eau et accélère fortement le
ruissellement.

Source : P. Barbant (2008 & 2010)

[Link]. Détermination de l’état de dégradation physique des


terres
Cet état est constitué à partir de deux indicateurs qualitatifs, le
sous-type de dégradation et le degré, et d’un indicateur quantitatif,
l’extension. L’extension et le degré sont répartis en classes auxquelles
est attribuée une valeur allant de 1 à 5 (tableau IV).

244
Tableau IV : Cotations des indicateurs de dégradation
Degré de dégradation Etendue de la dégradation
Très Faible Moyen Fort Très 0-5% 5-10% 10- 25- 50-100%
faible fort 25% 50%
Sous-type de 1 2 3 4 5 1 2 3 4 5
dégradation

Source : BUNASOLS, 2022 (adapté)

En totalisant donc les valeurs de l’extension (de 1 à 5) à celles du degré (de 1 à 5) et en pondérant les valeurs, on
obtient les résultats ci-dessous (tableau V) pour la valeur de l’indice synthétique. Par convention, on attribue une
couleur à chaque valeur de l’indice, ce qui facilite beaucoup la lecture des cartes. Plus la couleur est rouge, plus la terre
est dégradée et plus elle est verte, moins elle est dégradée. On obtient ainsi la gamme suivante. Indice 1 : vert foncé ;
indice 2 : vert clair ; indice 3 : jaune ; indice 4 : orange ; indice 5 : rouge.

245
Tableau V : Combinaison des cotations d’indicateurs de dégradation
Etendue de la dégradation des sols
0-5% 5-10% 10-25% 25-50% 50-100%
Très faible 2 3 4 5 6 Type de
dégradation
Faible 3 4 5 6 7
Degré de Moyen 4 5 6 7 8
dégradation
Fort 5 6 7 8 9
Très fort 6 7 8 9 10

Source : BUNASOLS, 2022 (adapté)

246
2. Résultats

2.1. Caractérisation de la dégradation physique des sols par


encroûtement
La dégradation physique des sols par encroutement correspond
principalement à une désorganisation de leur structure. La structure est
l’organisation spatiale des agrégats du sol, l’assemblage des
constituants minéraux et organiques. La cohésion entre les différents
constituants est assurée par la matière organique du sol et par les
minéraux argileux qui déterminent la résistance de la structure du sol
aux différentes contraintes mécaniques (gouttes de pluie, piétinement
des animaux).
Les sorties de terrain ont permis d’identifier les différents sites où
la dégradation physique est observée à travers son sous-type qu’est
l’écroutement. Ce phénomène est plus observé dans les sols à texture
limoneuse, moyennement dans les textures sablo-limoneuse et
faiblement voire très faiblement dans les autres textures
granulométriques. En effet, la richesse du sol en particules fines de la
taille des limons est à l’origine du colmatage de la porosité de surface
du sol et par ricochet la formation des croutes de battance et la mise en
place de l’encroutement. Les sols faiblement ou très faiblement
encroutés sont dus à la présence des minéraux argileux, l’argile qui
permet la cohésion entre les différents constituants du sol, ce qui
détermine la résistance de la structure de ces sols aux gouttes de pluie,
donc à l’encroutement. La planche photographique 1 montre des sols
encroutés dans différents sites en domaine limoneux, sableux et
gravillonnaire.

247
Sol limoneux encrouté à fini (a) Sol limoneux encrouté à Diontala (b)

Sol gravillonnaire encrouté à Sama (c) Encroutement limono-sableux, début de ravinement, au


nord-ouest de Siwi (d)

Source : photo terrain Janvier 2022 cliché KONKOBO J.


Planche photographique 1: Encroutement des sols selon la texture

248
2.1.1. Degré de dégradation physique par encroutement
L’utilisation de la matrice des caractéristiques de dégradation à
l’aide de l’observation directe, les sols encroutés ont été détectés,
géoréférencés, décrits et caractérisés dans chaque parcelle
d’entrainement. Les sites où les sols encroutés ont été décrits sont
répartis selon une classe, son degré et les indicateurs correspondants.
Le tableau VI montre la répartition des sites selon leur degré de
dégradation physique.

Tableau VI : Nombre de sites par classe et degré de dégradation


Classe Degré de Indicateurs Nombre
dégradation de sites
1 Très faible Encroutement peu étendu ou temporaire 5
ou nul
2 Faible Encroutement temporaire, mince, peu 67
étendu, ne gêne pas la germination des
semences.
3 Moyen Gêne la germination des semences et 34
l’infiltration de l’eau ; l’encroutement
est réduit en partie par les effets de
l’activité de la macrofaune du sol ou
détruit par le
sarclage.
4 Fort Encroutement permanent ou quasi- 19
permanent, gêne fortement la levée des
semences, la pénétration de l'eau et
modifie le régime hydrique du sol
5 Très fort Encroutement épais et permanent, 3
empêche la levée des semences, réduit
fortement
la pénétration de l'eau et accélère
fortement le ruissellement.
Source : données terrain

249
2.2. Caractérisation de la dégradation des terres par l’érosion
hydrique
L’érosion hydrique agit essentiellement par l'action des gouttes
de pluie dont l'énergie cinétique entraine la dispersion des particules du
sol, la destruction des agrégats et par le flux des eaux de ruissellement
qui provoquent le détachement et l'entrainement des éléments vers le
bas des pentes.
2.2.1. Caractérisation de l’érosion linéaire sous forme de
griffe, rigole et ravine
L’érosion hydrique résulte d’un ensemble de processus
complexes et interdépendants, liés à la pluie, au ruissellement, à la
topographie, à la texture du sol, à la couverture végétale et aux
techniques culturales. Tous ces facteurs réunis contribuent directement
ou indirectement au détachement et au transport des particules du sol.
Pour la reconnaissance de ce type de dégradation, il a été question de
l’observation du décapage de la partie supérieure du sol par
ruissellement superficiel ou par érosion en nappe et par la déformation
du terrain caractérisée par la présence de rigoles, de ravines.
 Extension et degré de dégradation causés par l’érosion
hydrique linéaire
L’érosion hydrique linéaire est considérée sous forme de griffe,
rigole, ravine et nappe ravinante. Conformément à la méthode adoptée
dans cette étude, l’érosion linéaire est subdivisée en quatre sous-
groupes : griffe, rigole, ravine et nappe ravinante.
La planche photographique 2 suivantes montrent les types
d’érosion hydrique linéaire rencontrés dans la zone d’étude.

250
Rigole à Siwi Nord de la commune (a) Ravin à Diontala, Sud-ouest de la commune (b)

Nappe ravinante à Kouka (c) Nappe ravinante à Saint-Michel (d)

Source : photo terrain Janvier 2022 cliché KONKOBO J


Planche photographique 2: Érosion hydrique linéaire

251
Avec l’utilisation de la matrice des caractéristiques de
dégradation à l’aide de l’observation directe et des images Google
Earth, les types d’érosion hydrique linéaire ont été détectés,
géoréférencés, décrits et caractérisés dans chaque parcelle
d’entrainement. Les sites où l’érosion linéaire a été détectée ont été
répartis selon une classe, son degré et les indicateurs correspondants.
Le tableau VII montre la répartition des sites selon la classe et le degré
de dégradation hydrique linéaire.

Tableau VII: Nombre de sites par classe et degré de dégradation par


érosion hydrique
Classe Degré de Indicateurs Nombre de
dégradation sites
1 Très faible Peu ou pas de marques d'érosion 51
linéaire
2 Faible Griffes d'érosion dans la couche 2
arable, que le travail du sol, même
à la houe, peut supprimer.
3 Moyen Rigoles d'érosion pouvant 16
atteindre localement la base de la
couche arable. Ne s'effaçant pas
avec le travail du sol à la houe.
4 Fort Ravines atteignant les couches 24
inférieures du sol, sur une partie
du terrain et jusqu'à
1 m de profondeur.
5 Très fort Ravines et ravins, profonds et 35
nombreux jusqu’à la base du sol,
pouvant atteindre
1 m de profondeur et plus de 5 m
de largeur.
Source : données terrain

2.3. Indice et état de dégradation physique des terres


L’indice est obtenu par la synthèse de l’ensemble des
informations acquises et provenant de la pondération (compilation) des
données recueillies et des observations de terrain sur l’encroutement des

252
sols et de l’érosion hydrique linéaire. Chaque sous-type de dégradation
est affecté par une cotation en fonction de son degré et de son étendue.
La combinaison des indicateurs est obtenue par addition des cotations
et conduit à la définition des classes de dégradation. Ainsi, le processus
de détermination de l’indice de dégradation a abouti à l’élaboration de
la carte de l’état de dégradation physique des terres par la méthode
d’interpolation et par la technique du krigeage (Figure 5).

Source : BNDT,2012/Données terrain


Figure 5 : État de dégradation physique

253
Quatre classes de dégradation physique des terres sont définies. Il
s’agit de la classe de niveau très faible, faible, moyen et fort. La classe
très faible représente 2,74 % (1990 ha) de la superficie communale. La
classe de dégradation de niveau faible occupe 31801 ha soit 43,78 % de
la commune. Celle de niveau moyen occupe 35975 ha, soit 49,53 % de
la superficie communale. Quant à la classe de dégradation de niveau
fort, elle affecte 2867 ha, soit 3,95 % de la superficie de la zone d’étude.

3. Discussion

3.1. De l’érosion hydrique à la dégradation physique des terres


Plusieurs études ont été menées sur l’érosion en s’appuyant sur
des méthodes empiriques, statistiques ou physiques. Le choix d’une
méthode dépend de l’objectif visé et de la faisabilité de son utilisation
compte tenu des données disponibles et du temps consacré à l’étude. La
méthode utilisée dans ce présent travail a été basée sur l’observation
directe à l’aide d’une matrice de caractérisation et des images Google
Earth. Cette approche méthodologique a permis de constater que la
dégradation physique des terres par l'érosion hydrique et par
encroûtement est très active dans la commune rurale de Kouka. Elle est
influencée par plusieurs facteurs naturels et anthropiques. Les facteurs
naturels se traduisent par la nature du substratum géologique de la
localité, de la texture et de la topographie. Quant aux facteurs
anthropiques, ils se manifestent à travers l’extension des espaces
agricoles et les besoins de bois de chauffe qui privent le sol d’une
couverture protectrice. Ce phénomène constitue une menace sérieuse
pour la population, les activités agricoles et l’environnement. Ces
résultats corroborent ceux de K. Khemiri et S. Jebari, (2021, p.1). Selon
ces auteurs, l’érosion hydrique est un phénomène qui résulte d’un
ensemble de processus complexes et interdépendants, lié à la pluie, au
ruissellement, à la topographie, à la texture du sol, à la couverture
végétale, aux techniques culturales et aux aménagements. En effet,
l’érosion hydrique est considérée comme un des grands problèmes de
l’environnement qui menace à la fois les pays développés et les pays en
développement. Elle est aujourd’hui ressentie de façon plus tangible en

254
raison des forts développements démographique, économique, urbain,
agricole et industriel. Abordant la responsabilité de l’homme dans le
phénomène, Y. El Hadraoui, (2013, p.8) ajoute que les interventions
négatives de celui-ci : incendies, urbanisation, défrichements, mauvaise
connaissance des techniques de culture engendrent une forte
dégradation des couvertures végétales. E. Roose, (1985, p.29), renchérit
cette idée en confirmant que le défrichement des terres tropicales
entrainait une dégradation rapide des propriétés chimiques et physiques
des horizons superficiels et l'a interprété comme une conséquence de
l'agressivité du climat, de la fragilité des sols, de la minéralisation
rapide des matières organiques entrainant une accélération des pertes
par érosion et drainage.
En effet, l’érosion contribue, sous l'action d'un agent d'érosion
(notamment l'eau) à modifier les formes de relief, vu l’ampleur des
ravins et des nappes ravinantes constatés au nord et à l’est de la
commune. Ce phénomène constaté est confirmé par les propos de Y.
EL Hadraoui, (2013, p.10) qui souligne que l’érosion est un processus
physique, chimique, naturel par lequel le sol et les roches de la croute
terrestre sont continuellement soumis à une abrasion et à une corrosion.
La vulgarisation et l’adoption des techniques antiérosives, le
reboisement et la lutte contre la coupe abusive du bois pourraient être
des mesures à adopter pour atténuer l’impact de l’érosion dans la
commune.

3.2. De l’encroutement à la dégradation physique des terres


La commune rurale de Kouka est un ensemble très vaste de
plateaux gréseux au nord-ouest du Burkina Faso reposant sur un
substratum géologique constitué de grès et de schistes. De fait, selon
D.E.C. Da et al., (2008, p.310), la résistance des sols à l’érosion
hydrique est liée à leur texture, surtout à leur teneur en argile et la forte
teneur en limons est à l’origine de l’encroutement des sols. Ces
particules ont des structures et des propriétés différentes : les argiles ont
une structure feuilletée qui fixe l'eau, les éléments minéraux et
organiques alors que les sables sont des grains inertes. En ce qui

255
concerne, la fraction limoneuse, les limons sont caractérisés par leur
sensibilité à la battance et par ricochet à l’encroûtement. Selon A.
Casenave et C. Valentin, (1989, p.162), c’est l’altération des schistes
qui produit des sols limoneux. Sous l'effet des pluies, ces sols, se
prennent en masse et un imperméable couche se forme à la surface
gênant l'infiltration de l'eau et la levée des semences, constata J. T.
Filho, (1995, p.10 et 39). En effet, les travaux de cet auteur ont
démontré que la concentration de limons en surface du sol peut conduire
à une certaine prédisposition à des phénomènes de dégradation
superficielle. L'encroutement de surface et le tassement des horizons
superficiels diminuent la vitesse d'infiltration de l'eau, limitent de ce fait
la reconstitution de la réserve en eau et, en conséquence, affectent le
développement des plantes. Ils provoquent une augmentation de
l'érosion hydrique de surface. Les sols encroutés, les ravins observés à
travers l’espace communal de Kouka confirment les propos de J. T.
Filho. Ainsi, les propriétés du sol dépendent largement de sa
composition granulométrique c'est-à-dire de la proportion de sable, de
limon et d'argile qu'il contient.
Pour D. King et al., (2003, P. 289) la nature de ces composants
(type de minéraux argileux, nature des liaisons organique) joue un rôle
essentiel sur la structure du sol et sa stabilité. Comme la souligné, K. A.
N’guessan, (2015, P. 115), un des buts premiers du travail du sol est de
créer un environnement favorable à la germination des graines et au
développement des racines. Pourtant, afin de cultiver des superficies
plus grandes, les agriculteurs pratiquent un défrichement incontrôlé de
l’espace rural. Ce phénomène entraine souvent l’augmentation des
risques d’érosion, de dégradation des sols voire des terres. Y. Le
Bissonnais et C. Le Souder, (1995, p. 47) ajoute que pour une grande
partie des sols cultivés qui sont de texture limoneuse, limono-argileuse
ou limono-sableuse, leur capacité à l’infiltration est réduite et par
conséquent, la désagrégation est à l’origine de la formation des croutes.

256
Conclusion

L’encroûtement, l’érosion des sols et la dégradation physique des


terres agissent de manière conjointe, chacun exacerbant les effets des
autres. L’érosion entraîne une diminution de la qualité des sols et
déclencher le processus de dégradation, car elle implique un retrait
physique du sol dans une direction verticale et/ou horizontale. Elle peut
également être une conséquence de la dégradation du sol résultant d’une
sensibilité accrue à l’érosion suite, par exemple, à la perte de couvert
végétal ou à une perte de matière organique du sol. Parmi les causes de
dégradation physique des terres par érosion, il y a la croissance
démographique qui est à l’origine de la déforestation et de l’extension
des terres cultivées, la mauvaise gestion des sols et la variation des
conditions climatiques. Le critère, le plus important pour apprécier la
résistance d’un sol à l’érosion, est la stabilité structurale qui est
l’aptitude de la terre à résister à l’action de l’eau. Cet aspect est
influencé par la texture et la teneur en matières organiques. Les sols
limoneux sont les plus instables au contraire des sols argileux. La
présence d’argile facilite les phénomènes de gonflement /retrait qui
interviennent lors des cycles d’humectation/ dessication des particules
argileuses. Ils sont à l’origine d’une microfissuration des agrégats).
Quant aux matières organiques, elles favorisent l’agrégation des
particules et aident à l’infiltration dans les sols. Alors, la vulgarisation
et l’adoption des techniques antiérosives, le reboisement et la lutte
contre la coupe abusive du bois pourraient être des mesures à adopter
pour atténuer l’impact de l’érosion dans la commune.

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