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ainsi dire entre eux et lui un continuel échange d’idées sous des
formes variées, souples et ingénieusement graduées”. Les instruc-
I - PRÉAMBULE tions de 1923, bases de notre école jusqu’à la décennie 1970, vont
plus loin encore dans des propos qui anticipent les conseils donnés
encore aujourd’hui : “À l’observation qui laisse encore l’écolier pas-
1 - Une école exigeante
sif, nous préférons, dans la mesure où elle peut être pratiquée à l’école
En ce début de XXIème siècle, l’école primaire doit rester fidèle à la primaire, l’expérimentation qui lui assigne un rôle actif. Dans certai-
grande inspiration de l’école républicaine : offrir à tous les enfants des nes écoles, les enfants du cours préparatoire eux-mêmes pèsent les
chances égales et une intégration réussie dans la société française. Elle liquides et se rendent compte de la différence des densités. Et il faut
ne peut en même temps ignorer les grandes mutations de son histoire voir avec quelle joie ils enregistrent les résultats. Nous souhaitons
récente, et la plus positive d’entre elles, la prolongation de la scolarité. que de telles pratiques se généralisent, que partout les élèves colla-
Il est loin le temps où l’école primaire se suffisait à elle-même, déve- borent à la préparation des leçons, à la récolte des matériaux et des
loppant un système parallèle au lycée, sans lien avec celui-ci. Elle est documents (qu’il s’agisse de cartes postales illustrées, de plantes ou
aujourd’hui la première étape d’un long parcours qui se poursuit obli- d’insectes)...”. La loi d’orientation de 1989 a conforté ces évolutions,
gatoirement jusqu’à seize ans et, pour la plus grande partie des élèves, celle de 2005 a introduit la définition d’un Socle commun de connais-
jusqu’à vingt et un ou vingt-deux ans. Dès lors, elle apporte les sances et de compétences.
fondements sur lesquels se construit une formation complexe,
souvent de niveau élevé, menant chacun à une qualification et qui 2 - Une culture scolaire partagée
devra être développée tout au long de la vie. Enseignement de base ne Face à un public de plus en plus divers, l’école doit, très tôt, prendre
signifie donc pas sommaire. Pour bien prendre en compte ces en compte et développer la pluralité et la diversité des aptitudes chez
finalités, l’école primaire ne peut qu’avoir des exigences élevées qui chaque élève, lui permettant d’atteindre les objectifs communs fixés
mettent en jeu à la fois mémoire et faculté d’invention, rigueur et par les programmes. À côté du raisonnement et de la réflexion intel-
imagination, attention et apprentissage de l’autonomie, respect des lectuelle, le sens de l’observation, le goût de l’expérimentation, la
règles et esprit d’initiative. sensibilité et l’imagination créatrice doivent être développés.
Alors même que s’étendent les objectifs assignés à l’école, il est plus L’éducation artistique, l’éducation physique, l’éducation scientifi-
que jamais essentiel de veiller à ne laisser aucun élève à l’écart. C’est que et technique sont ainsi des aspects irremplaçables de la forma-
le sens de la loi d’orientation et de programme du 23 avril 2005 lors- tion scolaire.
qu’elle dispose en son article 9 que “la scolarité obligatoire doit au Deux axes structurants de l’enseignement primaire
moins garantir à chaque élève les moyens nécessaires à l’acquisition Deux grands axes structurent l’enseignement primaire, la maîtrise du
d’un socle commun constitué d’un ensemble de connaissances et de langage et de la langue française, l’éducation civique. Transmettre la
compétences qu’il est indispensable de maîtriser pour accomplir avec langue nationale est l’objectif fondamental. Se sentir à l’aise dans la
succès sa scolarité, poursuivre sa formation, construire son avenir langue française est indispensable pour accéder à tous les savoirs.
personnel et professionnel et réussir sa vie en société”. Les programmes Tout au long de l’école primaire, cet impératif doit être la préoccu-
de l’école élémentaire ont été révisés, sans rien perdre des exigences pation permanente des enseignants. À l’école maternelle, ils donnent
permanentes de l’école républicaine, pour prendre en compte les la priorité à l’expression orale et en particulier à l’acquisition du
exigences de ce socle commun, telles qu’elles sont précisées dans le vocabulaire et ils préparent l’accès à l’écrit. Savoir lire et aimer lire
décret du 11 juillet 2006. sont les objectifs majeurs des premières classes de l’école élémen-
Maîtriser le socle commun, c’est être capable de mobiliser ses acquis taire. Dès la fin du cycle 2, l’élève doit pouvoir lire avec aisance et
dans des tâches complexes, à l’école puis dans la vie ; c’est posséder comprendre un texte simple. Cet apprentissage de la lecture se pour-
un outil indispensable pour continuer à se former tout au long de la suit tout au long du cycle 3. Les élèves y rencontrent des textes de plus
vie afin de prendre part aux évolutions de la société : c’est d’être en en plus longs, divers et complexes. Ils apprennent donc à lire dans
mesure de comprendre les grands défis de l’humanité, la diversité des toutes les disciplines et à travers des écrits de nature différente :
cultures et l’universalité des droits de l’Homme, la nécessité du œuvres de fiction, récits et documents historiques, descriptions géo-
développement et des exigences de la protection de la planète. graphiques, comptes rendus d’expériences scientifiques. Voilà pour-
L’exigence du socle commun est indissociable d’une exigence d’éva- quoi les ateliers d’étude de la langue, si profitables dans ce cycle,
luation. Des paliers intermédiaires, adaptés aux rythmes d’appren- doivent se distribuer dans les différents domaines : ateliers de lecture
tissage définis par les cycles, sont déterminés dans la maîtrise du littéraire, les plus nombreux et les plus réguliers ; ateliers de lectures
socle. historiques, géographiques et scientifiques, ponctuellement, pour
Des outils d’évaluation, correspondant notamment aux exigences chaque grand thème abordé. L’apprentissage de l’écriture est une
des différents paliers de maîtrise du socle commun, sont mis à la dis- longue conquête qui se prépare dès l’école maternelle. À la fin du
position des enseignants. Un livret personnel permettra à l’élève, à cycle 2, les élèves doivent pouvoir rédiger cinq à dix lignes, en
sa famille et aux enseignants de suivre l’acquisition progressive des mobilisant leurs acquis dans les domaines du vocabulaire, de la syn-
compétences. taxe et de l’orthographe. Ce travail est prolongé au cycle 3 par la
À l’école primaire, deux paliers sont fixés : à la fin du cycle des production de textes spécifiques des différentes disciplines : récits ou
apprentissages fondamentaux, à la fin du cycle des approfondissements. poèmes en littérature, courtes synthèses en histoire ou en géographie,
Ces programmes s’inscrivent dans une continuité historique, jalon- carnets d’expériences en sciences expérimentales, projets, petits
née par une série de lois et d’instructions. L’ampleur des ambitions, le scénarios en arts visuels...
recours à l’initiative de l’élève, par exemple, ne sont pas des attentes L’éducation civique implique, outre des connaissances simples et
nouvelles et leur réitération est la preuve tangible des difficultés précises, des comportements et des attitudes. Pour être solide et effi-
qu’implique leur mise en œuvre. Déjà, les instructions de 1882, arrêtées cace, elle doit se construire au cours du cycle 2, à partir du respect de
par Jules Ferry, précisaient que la méthode à suivre “ne peut consister soi et de l’autre, dans la découverte progressive des contraintes du
ni dans une suite de procédés mécaniques, ni dans le seul apprentis- “vivre ensemble”. L’apprentissage du débat réglé, qui se construit
sage de ces premiers instruments de communication : la lecture, tout au long de l’école élémentaire, en est l’un des meilleurs instru-
l’écriture, le calcul, ni dans une froide succession de leçons exposant ments. La tenue de débats où chacun doit savoir réfréner sa parole,
aux élèves les différents chapitres d’un cours”. Et elles ajoutaient : laisser la place à celle de l’autre et comprendre son point de vue - même
“la seule méthode qui convienne à l’enseignement primaire est celle quand on ne le partage pas -, chercher à le convaincre en argumen-
qui fait intervenir tour à tour le maître et les élèves, qui entretient pour tant, est la première forme d’éducation à la démocratie. Ce n’est qu’au
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cycle 3 que l’élève commence à prendre conscience de l’existence qui correspondent aux attentes du socle commun, à analyser les dif-
de valeurs civiques et acquiert, à partir des différentes disciplines, les ficultés éventuelles et à mettre en place les stratégies qui permettent
premiers savoirs susceptibles de nourrir sa réflexion et de mieux le à l’élève de surmonter les difficultés observées. Il n’y a pas, en effet,
préparer à être citoyen. de traitement global des obstacles à la réussite scolaire : chaque cas
Un enseignement de langue vivante aux objectifs bien définis est particulier et relève d’une analyse, d’un traitement spécifique, de
L’apprentissage des langues vivantes engagé dès le CE1 ne peut se durée adaptée, comme le prévoient les programmes personnalisés de
limiter à une simple sensibilisation. Il suppose un véritable ensei- réussite éducative (PPRE).
gnement se prolongeant au collège. À l’école élémentaire, il vise L’accompagnement des élèves fragiles suppose le travail en réseau,
l’acquisition des premières compétences de communication dans avec l’école maternelle voisine comme avec le collège. Cette prise
une langue vivante autre que la langue française, mais également en charge est de la responsabilité des équipes d’école ou de cycle,
celle de connaissances linguistiques et culturelles. Le niveau attendu même lorsqu’un appui est demandé aux membres du réseau d’aides
en fin d’école est le niveau A1 du Cadre européen commun de réfé- spécialisées aux élèves en difficultés (RASED). Les maîtres sauront
rence pour les langues (CECRL) publié en 2001 par le Conseil de utiliser la diversité des moyens mis à leur disposition (études diri-
l’Europe, celui de l’ “utilisateur élémentaire”. gées, technologie de l’information et de la communication, projets
Des champs disciplinaires qui émergent progressivement... artistiques et culturels, activités physiques et sportives), tant il est vrai
Les divers champs disciplinaires n’émergent que progressivement que le détour pédagogique peut être plus efficace que la multiplica-
tout au long de l’école primaire. Ils n’existent pas à l’école maternelle tion d’exercices pour permettre à l’élève de reprendre confiance en
dont les programmes ne contiennent pas de liste de connaissances à lui-même.
retenir ni même de répartition horaire. Cela ne signifie pas, bien au Des liens régulièrement entretenus et une collaboration étroite avec
contraire, que les enfants n’y apprennent rien. La programmation des les parents permettent de résoudre bien des problèmes. Sans cette
apprentissages doit y être aussi rigoureuse et exigeante que dans les relation confiante et continue qui conduit les parents à comprendre
cycles de l’école élémentaire. Au cycle 2 apparaissent les mathéma- et soutenir le travail fait à l’école et les maîtres à expliquer les raisons
tiques, l’éducation artistique, l’éducation physique et sportive ainsi de leurs exigences et à accepter d’écouter la famille, l’échec menace
qu’au CE1, les langues vivantes. Au cycle 3 se dégagent la littérature, et, pour certains, la déscolarisation.
l’histoire et la géographie, les sciences expérimentales et la techno- Ces programmes sont exigeants. Ils sont à la mesure de l’attente de
logie. Les technologies de l’information et de la communication ne notre pays et des nécessités d’une société du XXIème siècle fondée
s’organisent pas en une discipline autonome. Ce sont des outils au sur l’intelligence. Ils témoignent de la confiance accordée aux
service des diverses activités scolaires, dont l’appropriation active maîtres qui sauront les mettre en œuvre, avec la collaboration de tous
conduit progressivement à la maîtrise des compétences validées par les autres adultes de l’école et l’appui des parents.
le premier niveau du Brevet informatique et Internet : le B2i école.
Elles facilitent les approches interdisciplinaires et l’ouverture au 4 - Horaires et programmation
monde. Il en est de même des images, fixes ou mobiles, qui sont uti- Les horaires de l’école élémentaire sont donnés sur la base d’une
lisées dans la plupart des domaines disciplinaires et appréhendées de semaine de quatre jours et demi dont il faudra soustraire une recréa-
manière plus approfondie dans le cadre des arts visuels. tion de quinze minutes chaque demi-journée. Compte tenu de la
... mais des enseignements étroitement reliés. disparité des organisations de la semaine d’une école à l’autre, ils
L’organisation progressive des enseignements en champs discipli- doivent être traduits en une répartition annuelle susceptible de mieux
naires ne signifie pas, pour autant, que l’intégration des différents intégrer les formes de scolarité exceptionnelles comme les classes
apprentissages de l’école primaire doivent s’effacer. L’enseignant transplantées ou les projets thématiques, artistiques et culturels en
met à profit sa polyvalence pour multiplier les liaisons et les renvois particulier. Dans plusieurs cas, il est indiqué une fourchette horaire
d’un domaine à l’autre et, singulièrement, associe la construction pro- qui laisse aux enseignants une plage de liberté importante pour
gressive de la maîtrise du langage et de la langue française à l’acqui- programmer leurs activités. De même, la suppression d’un horaire
sition des multiples facettes d’une culture : littéraires, historiques et spécifique accordé aux études dirigées ne signifie pas la disparition
géographiques, scientifiques et techniques, corporelles et artistiques. de celles-ci, mais une autonomie supplémentaire laissée aux maîtres
Il évite ainsi l’empilement désordonné des exercices tout en mainte- pour utiliser cette pratique en fonction des besoins particuliers d’une
nant un niveau d’exigence élevé, gage de la construction de connais- classe tout au long de l’année ou pendant une période déterminée.
sances solides. C’est à ce prix que l’école permet à chaque élève Cette souplesse permet à l’équipe de cycle d’ajuster les enseigne-
d’acquérir les bases culturelles sans lesquelles les connaissances déjà ments au plus près des besoins et aux maîtres d’adopter à chaque
rencontrées ou à venir ne seraient que des savoirs éclatés. étape le rythme qui leur convient. Tous les domaines contribuent à
Pour faciliter le travail des maîtres et assurer une liaison plus efficace la maîtrise du langage et de la langue et une part de leur temps y est
entre école primaire et collège, chaque partie du programme est sui- nécessairement consacrée. La lecture et l’écriture doivent faire l’objet
vie de la liste des compétences ainsi que des éléments qui les com- d’une pratique quotidienne de 2 h 30 au cycle 2 et de 2 h au cycle 3.
posent, connaissances, capacités et attitudes attendues à la fin de cha- Le calcul mental doit également faire l’objet d’une pratique quoti-
que cycle de l’école élémentaire ; celles qui doivent être acquises dienne d’au moins 15 minutes.
dans le cadre du Socle commun de connaissances et de compétences Une organisation rigoureuse du cycle, de l’année et de chaque
sont mises en évidence dans les tableaux présentant les compétences période d’apprentissage est indispensable. Elle doit être affichée dans
attendues en fin de cycle. Ainsi se définit ce que l’on est en droit la classe. Elle est complétée par un contrôle a posteriori du travail fait,
d’attendre de l’école primaire, première étape dans l’acquisition grâce aux indications portées sur le cahier-journal. Il est utile, pério-
d’une culture commune. diquement, de faire le bilan des actions entreprises et, grâce aux éva-
luations, d’en mesurer les effets. Cet examen, qu’il est bon de conduire
3 - La réussite de tous en équipe de cycle, permet de reconsidérer la programmation des
Ce recensement systématique des acquis fournit la base des évalua- apprentissages et éventuellement de la corriger.
tions à chaque fin de séquence ou lors des grands rendez-vous qui Les projets d’école, centrés sur des objectifs pédagogiques, sont les
rythment le déroulement de l’enseignement. Ces évaluations sont instruments dont disposent les équipes de maîtres pour organiser la
des instruments qui aident les maîtres à assurer la réussite de tous programmation la mieux adaptée à leurs élèves dans le respect des
leurs élèves. Elles visent, non à classer les élèves, ni a fortiori à objectifs à atteindre. Ils doivent assurer les continuités nécessaires et
enfermer les plus fragiles dans leur échec, mais à permettre à aider aux ruptures indispensables. La progression des élèves impli-
l’enseignant de repérer les acquis de chacun, particulièrement ceux que en effet les unes et les autres. La collaboration régulière entre
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enseignants d’école maternelle et enseignants d’école élémentaire, Pour cela, les élèves utilisent régulièrement les outils informatiques
comme entre enseignants d’école élémentaire et enseignants de dans les différents champs disciplinaires. Le dispositif pédagogique,
collège, est seule susceptible de donner la cohésion nécessaire aux organisé en conséquence, les place dans des situations de prise
apprentissages des élèves jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire. d’autonomie au cours de leurs apprentissages. Produire, modifier du
texte, des images ou du son, naviguer sur la Toile, échanger des
5 - Les instruments de travail messages sont des activités qui permettent d’acquérir efficacement
Les présents programmes s’inscrivent dans la tradition qui consistait les compétences du B2i inclus dans le socle commun. De plus, les
à expliciter de manière détaillée non seulement les contenus technologies de l’information et de la communication facilitent la
d’enseignement arrêtés, mais aussi les méthodes et l’organisation des différenciation notamment au service des élèves à besoins spécifiques.
activités susceptibles de les appliquer de manière efficace et cohé- La volonté de développer une culture littéraire et artistique, dès
rente. C’est en particulier le cas pour la maîtrise du langage à l’école l’école primaire, conduit à proposer : une liste de références d’œu-
maternelle et au cycle 2. Néanmoins, sur plusieurs points, ils méri- vres regroupées dans un document d’application qui puisse aider et
tent d’être encore plus explicités, qu’il s’agisse de disciplines comme guider les maîtres. Il existe en effet des textes qui ont nourri des
l’histoire au cycle 3 ou de thèmes transversaux. Ils sont donc générations et qui gardent encore toute leur force d’émotion, de
complétés par des documents d’accompagnement qui donnent toutes réflexion ou de rêve. Ils sont, de plus, le socle des littératures d’au-
les précisions nécessaires à leur mise en œuvre. Des fiches de jourd’hui, qui ne cessent de dialoguer avec eux. Ils doivent être par-
connaissances contenant des exemples de programmations d’activité tagés par tous. De même, chacun s’accorde sur l’existence d’un
et des séquences d’apprentissage sont régulièrement publiées et patrimoine architectural, musical ou pictural qui fait aujourd’hui
mises à la disposition de chacun sur le serveur informatique du partie d’une culture commune. L’art n’est-il pas, par ailleurs, le
ministère. moyen le plus efficace de comprendre d’autres civilisations éloi-
Les manuels doivent redevenir les instruments de travail qu’ils gnées dans le temps ou dans l’espace ? Il n’est pas trop tôt, à l’école
n’auraient jamais dû cesser d’être. Ils offrent aux élèves de multiples primaire, pour placer les élèves au contact de ces œuvres. Si l’école
occasions de lectures et de recherches autonomes que ne permet pas ne le fait pas, qui le fera ? Toutefois, il ne faut pas brûler les étapes.
la multiplication de photocopies, expression du savoir fragmenté. À La rencontre avec un grand texte ou une œuvre d’art est d’abord,
côté d’eux, les encyclopédies, les dictionnaires, les produits multi- pour chaque élève, un moment unique qui requiert simplement le
médias constituent des ouvrages de référence que les élèves prennent silence, le regard et l’écoute, et laisse toute sa place à l’émotion
l’habitude de consulter avec l’aide du maître. Partout où cela est partagée. Même si l’analyse peut être esquissée durant cette
possible, le développement des bibliothèques-centres documentaires première étape de la scolarité, c’est au collège qu’elle sera menée
(BCD), mises en réseau avec le centre de documentation et d’infor- plus avant. L’explication et l’interprétation des textes ou des œuvres
mation (CDI) du collège du secteur et d’autres bibliothèques locales, d’art supposent une culture solide qui, on le sait, ne se construit que
est un appui indispensable à la mise en application de ces programmes. dans la fréquentation précoce et assidue de productions littéraires
Dès l’école primaire, il est indispensable de développer une solide ou artistiques nombreuses et variées. Dans ce domaine, l’école
culture des technologies de l’information et de la communication. primaire joue un rôle irremplaçable.
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Horaires de l’école élémentaire (semaine de 26 heures)
Cycle des apprentissages fondamentaux
DOMAINES HORAIRE MINIMUM HORAIRE MAXIMUM
Maîtrise du langage et de la langue française (1) 9h 10 h
(11 h en classe de CP)
Vivre ensemble 0 h 30 (débat hebdomadaire)
Mathématiques (2) 5h 6h
Découvrir le monde 3h 3 h 30
Langue vivante étrangère (en classe de CE1) 1 h 30
Éducation artistique 3h
Éducation physique et sportive 3h
(1) La lecture et l’écriture (rédaction ou copie) doivent faire l’objet d’une pratique quotidienne de 2 h 30, ces activités quotidiennes de lecture
et d’écriture sont mises en œuvre dans les différents domaines disciplinaires ; le temps qui leur est consacré s’inclut donc dans la répartition
horaire définie pour ceux-ci.
(2) Le calcul mental doit faire l’objet d’une pratique quotidienne d’au moins 15 minutes.
Cycle des approfondissements
DOMAINES CHAMPS DISCIPLINAIRES HORAIRE MINIMUM HORAIRE MAXIMUM HORAIRE DU DOMAINE
Littérature (dire, lire, écrire) 3 h 30 4 h 30
Étude de la langue 2 h 30 3 h 30
Langue française (Grammaire)
Éducation littéraire Langue vivante étrangère 1 h 30 12 h
et humaine
Histoire et géographie 3h 3 h 30
Vie collective (débat réglé) 0 h 30
Mathématiques (3) 5h 5 h 30 8h
Éducation scientifique
Sciences expérimentales et 2 h 30 3h
technologie
Éducation artistique Éducation musicale
Arts visuels 3h 3h
Éducation physique et sportive 3h 3h
(3) Le calcul mental doit faire l’objet d’une pratique quotidienne d’au moins 15 minutes.
DOMAINES TRANSVERSAUX HORAIRE
Maîtrise du langage et de la langue française (4) 13 h réparties dans tous les champs disciplinaires
Éducation civique 1 h répartie dans tous les champs disciplinaires
0 h 30 pour le débat hebdomadaire
(4) La lecture et l’écriture (rédaction ou copie) doivent faire l’objet d’une pratique quotidienne de 2 h, ces activités quotidiennes de lecture
et d’écriture sont mises en œuvre dans les différents domaines disciplinaires ; le temps qui leur est consacré s’inclut donc dans la répartition
horaire définie pour ceux-ci.