L’adolescence est une phase de transition entre l’enfance et l’âge adulte, elle se caractérise par des
changements physiologiques, biologiques, psychologiques et émotionnels ; c’est une période ou
l’adolescent garde une distance avec ses parents, quasiment une déclaration d’indépendance et
d’isolement afin de réaliser ses propres conquêtes, s’acharner vers une construction d’identification
d’une nouvelle existence limitée par un contexte social.
Pour illustrer notre sujet et éclaircir ses différents composants, nous tenons à soulever la
problématique : quelle est la relation entre la psychologie de l’adolescent et la psychologie
De l’adolescence ? une interrogation dissimulait d’autres questions et un paradoxe : comment la
culture impacte l’adolescence ? est-ce que l’adolescence est un état d’un individu ou un état
universel ?
Les concepts du sujet : adolescent- appropriation du corps- dysmorphophobie -changement
physique, social et cognitif- la socialisation- l’image du corps- système1 système 2
La psychologie de l’adolescence, était l’une des disciplines de la psychologie de développement, cette
dernière était connue par la psychologie de l’enfant, nomination de la psychanalyse qui a pris en
considération l’étape de l’enfance comme support fort ou fragile ; impacte le reste de la vie de
l’individu, ainsi plusieurs chercheurs de 19ème siècle sont apparût avec des théories, des approches,
marquées l’histoire de la psychologie comme : Maria Montessori, Jean Jaque Rousseau, écrivain du
livre intitulé « Emile ou l’éducation », et d’autres qui ont relié les compétences de l’enfant avec les
stades d’âge , qu’aujourd’hui les neurosciences ont dépassé les dites théories, en outre
l’adolescence n’est pas limitée par l’âge chez tous les individus ; elle peut commencer à l’âge de 12-
13 ans comme elle peut prendre son départ à l’âge de 60 ans, de ce fait les recherches scientifiques
se fondaient sur des statistiques.
Ensuite la psychologie de développement a étudié le phénomène « adolescence » en s’appuyant sur
trois aspects fondamentaux : émotionnel-social-cognitif autant que des aspects universels et non pas
individuels mais le résultat reste insatisfaisante à cause de plusieurs facteurs sont marginalisés par
l’approche : c’est le comportement qui reflète le changement relatif à le dimension interactive et
émotionnelle de l’adolescent, il y’a un autre facteur qui ne manque pas d’importance c’est
l’environnement qui a un impact sur la structure des gènes de ADN et finalement la culture
constituée par un ensemble des instructions sociales religieuses imposées sur l’adolescent sachant le
dit facteur se change d’une zone à une autre (rurale /urbaine) et d’une société à une autre.
On déduit que l’aspect différentiel est présent d’une manière compliquée pour unifier la définition de
l’adolescence donc, il est bien légitimement que l’accent est mis en priorité sur la marque
physiologique de l’adolescence sachant que le corps est le théâtre de changement, représente un état de
métamorphose très marqué par un adolescent , c’est une appropriation du corps ; considérée comme un
schéma pour un adolescent sur son corps et sur lequel exerce des faits exagéré, parfois il arrive à un
état dysmorphophobie (prendre soin d’une manière exagérée pathologique) se sont des manifestations
souvent présentés chez les adolescents des deux sexes, elles sont liées aux transformations pubertaires.
C'est aussi la honte de son propre corps si un élément de son corps n'est pas conforme, il se focalise
sur celui-ci, même si le corps est d’une morphologie quasi normale mais l'adolescent dramatise ! Les
dates d'apparition des dysmorphophobies sont vers 13-14 ans. Les préoccupations sont par exemple un
gros ventre, des grosses cuisses, ensuite l’adolescent prend ses écarts avec ses parents, il les considère
comme un système de contrôle contrairement à l’enfance, l’enfant se sent toujours à l’abri de danger
près de ses parents, en outre l’adolescent ce caractérise par le désordre ce qui explique l’étape est une
transition et que ce dernier marqué par le langage provoqué, la sensibilité sur tous les niveau
émotionnel, psychique ainsi l’adolescent est prêt à tout moment prendre les risques afin de s’identifier,
l’identification est un élément pilote chez un adolescent et un point très fort pour l’addiction et pour l’
influencer en vers des courants extrémistes et des idéologies surtout que le jeune est en état de
fragilité intellectuel et il se trouve dans la dissonance cognitive par excellence ; il a une tendance
sexuelle comme première découverte dissimulée par des instructions religieuses surtout dans des pays
arabe, ce qui montre la psychologie de l’adolescence se limite à l’étude du phénomène universel en
faisant appel aux changements physiologiques, cognitifs et émotionnels et pour s’élargir le traitement
du problématique nous sommes obligés de s’appuyer sur le psychologie de l’adolescence en mettant
l’accent sur la psychologie de développement ; une référence qui nous permet de préciser les
changements effectués sur un corps individuel sur lequel s’interagir les trois niveaux fondamentaux :
émotionnel, cognitif et social et réserve une grande place à l’aspect différentiel selon le genre et les
cultures développement social explique que la biologie devient culturelle c’est-à-dire que l’adolescent
est déjà préparé et ouvert dès son enfance sur le stade qui suit l’enfance la puberté, et à travers des
pairs et l’orientation effectuée par les parents, cela veut dire que l’adolescent n’est pas choqué par
l’étape en elle-même, mais il est choqué par les changements physiques, psychiques qui se traduisent
en comportement : l’interprétation, abstraction, refus de l’autorité, identification à un idéal, estime de
soi, auto- protection en détruisant l’image de l’adulte.
Ensuite, il y’a un développement émotionnel, concernant ce dernier l’adolescent trouve des
difficultés pour gérer ses émotions, il se penche toujours vers la régulation des émotions qui
représentent un processus cognitif, rentrant en interaction avec l’environnement, une régulation sous
forme de réaction passe dans un bref du temps, par contre la gestion émotionnelle passe par un temps
considérable pour prendre la décision, c’est un état de conscience par excellence basé sur le système 1
tandis que et la gestion des émotions est soumis au système 2, la dite perception nous montre que
l’adolescent est caractérisé par la colère sans avoir une cause, une prédisposition au risque, le
scandale. Tous ces actions expliquent le manque des expériences chez un adolescent, une légitime
cause qui lui sensibilise à utiliser le Système 1 mais avec l’apprentissage qui lui permet des
connaissances acquises, son cerveau subira une musculation afin que l’adolescent puisse utiliser le
Système2
Un autre niveau est bien considérable, c’est le développement cognitif de l’adolescent, une étape de
restructuration de l’activité mentale bien marquée par des idées abstraites, quand on parle à un
adolescent, on a l’impression qui il va refaire le monde, ses outils représentent une image sur son
intelligence et de la créativité, ses relations se multiplient et ses intérêts s’élargissent, ainsi que
l’adolescent est connu par la présence de la pensée formelle hypothético-déductive, il travaille sur les
hypothèses.
La socialisation est un processus d’apprentissage qui permet à l’individu de s’adapter et de s’intégrer à
son environnement social tout en intériorisant des modèles culturels, des valeurs sociales, et aussi en
acceptant les contraintes imposées par la société qui produisait des êtres sociaux, et à partir de
l’interaction, l’adolescent construit son identité mais la question qui se pose :
comment la société marocaine modélise l’identité de l’adolescent ? au Maroc, les instructions sociales
et les normes prennent la forme de sacralisation, provoquent une dissonance cognitive chez
l’adolescent, ce dernier vit au sein des contraintes reliées aux plusieurs facteurs, dont le premier le
taux de l’alphabétisme est 48/100, et malgré que l’adolescence est un phénomène universel, dans
certains zone rurales c’est une étape « brulée » surtout pour les jeunes filles : à l’apparition des règles
parfois à l’âge de 9 ans, accompagné par le changement physique, la jeune fille est jugée par la
maturité sexuelle, elle est considérée apte pour le mariage et apte pour gérer une relation sexuelle,
vraiment c’est une agression sociale par excellence. Concernant l’adolescence aux zones urbaines,
c’est une adolescence qui affronte l’entourage avec des parents soit ils sont des analphabètes rigides,
demandent à l’adolescent l’exécution des règles à la lettre : une relation verticale entre les acteurs, soit
des parents négligeables, laissant le jeune homme fragile au sens large prends une destination
inconnue pleine de risque, d’autre part dans notre pays, il y’a un manque de l’éducation sexuelle dans
tous les institutions sociales (famille, école, médias) inexistence dans les programme scolaires, et dans
la meilleure condition, la dite éducation est présentée d’une forme maigre, non claire, ou l’ expliquée
d’une manière religieuse par : « le jour du dernier jugement, présence d’âme au paradis ou à l’enfer »
au lieu de travailler sur le présent des adolescents les orienter, les informer, les former, les
comprendre, les mettre à leur valeur. Un vrai travail planifié et prendre le sujet au cœur des problèmes
prioritaires du pays, sachant que l’adolescent d’aujourd’hui c’est le futur du pays