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Poissons de Mer

Le document présente une introduction détaillée sur les poissons de mer, leur diversité, anatomie et modes de reproduction. Il explique les différences entre les poissons à squelette cartilagineux et osseux, ainsi que les adaptations de coloration et les régimes alimentaires variés. Enfin, il aborde les méthodes d'observation et les habitats des différentes espèces.

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Poissons de Mer

Le document présente une introduction détaillée sur les poissons de mer, leur diversité, anatomie et modes de reproduction. Il explique les différences entre les poissons à squelette cartilagineux et osseux, ainsi que les adaptations de coloration et les régimes alimentaires variés. Enfin, il aborde les méthodes d'observation et les habitats des différentes espèces.

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D E C O U V E R T E • NATURE

Poissons
DE MER

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des Pictogrammes
Où ET COMMENT LES OBSERVER ?

7 71 Étal du poissonnier, criée,


71 pêcheurs professionnels

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Pêche amateur (quelle que soit la
6.
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méthode employée)
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Apnée (masque ou tuba),
chasse sous-marine
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Plongée sous-marine en
SS scaphandre autonome

OÙ L'ESPÈCE VIT-ELLE ?

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Fonds

Estuaires, zones saumâtres

Intérêt culinaire
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Poissons
DE MER

1
Ouvrage collectif
créé par Losange

Avec la collaboration de :
Patrick Louisy
Thierry Maître-Allain
Hervé Chaumeton

© Losange, 1999
© Éditions Artémis pour la présente édition
ISBN : 2-8441 6-028-X
N° d’éditeur: 84416
Dépôt légal : avril 1999
Découverte • Nature
■' ______________________________________

OISSONS
DE MER
msæssgw®»SOO* SWW ’'W- SW -'W-W > XA'M

TÉMÎS
ÉDITIONS
6-23
Introduction

24-141
Les Espèces

Scyliorhinidés Athérinidés 60
Triakidés Bélonidés 61
Squalidés Zéidés 61
Squatinidés Caproidés
Torpédinidés Balistidés
Rajidés Gastérostéidés
• Dasyatidés 35 • Syngnathidés 65
• Acipenséridés 36 ' • Scorpénidés 70
Anguillidés Triglidés
• Congridés 40 • Cottidés
• Murénidés 42 • Lophiidés 74
• Engraulidés 44 • Cycloptéridés 75
• Clupéidés 45 • Serranidés 76
• Salmonidés 48 • Polyprionidés 80
• Gadidés 50 • Moronidés 81
• Mugilidés 58 • Anthiidés

KJ-

K
Sommaire

• Apogonidés • Bothidés 135


I
• Carangidés • Pleuronectidés 136
I
• Sparidés 86
I
• Centracanthidés 97

• Pomacentridés 98
I
• Sciaenidés 99

• Mullidés 101

• Labridés 102

• Pholidés 114

• Anarhichadidés 114

• Trachinidés 115

• Tripterygiidés 116

• Blenniidés 118

• Gobiésocidés 122
|
• Gobiidés 124 J
I

• Scombridés I
(
• Scombéromoridés 130 I
f
I
I
• Thunnidés 131 i
i
I
• Scophthalmidés 132 I
i
I

142-143
Index

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Introduction
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Poissons
de MER

Schéma théorique d’un requin


1,e nageoire dorsale
2e nageoire dorsale
épine carène

nageoire
caudale
fentes branchiales
nageoires /
Nageoires pelviennes (paires) nageoire anale
pectorales (paires)

Schéma théorique d’une raie


nageoires pectorales (paires)

Face ventrale
1,e et 2 e nageoires dorsales
fentes
branchiales /
nageoire caudale
bouche
■nageoires
narine pelviennes (paires)
> > >>»»»>

œil aiguillon

spiracle (évent)
Face dorsale

Schéma théorique d’un poisson osseux


nageoire dorsale
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partie épineuse partie molle
pédoncule caudal
ligne latérale
narines
nageoire
caudale

mandibule
préopercule
opercule nageoires nageoires ageoire anale
pelviennes (paires) pectorales (paires)
dorsale pinnules carène

Détail : partie caudale caudale


d'un thunnidé.
anale
8 9 • Introduction

oissons
Bien que possédant des caractéristiques communes (nageoires, respira-
tion par branchies), les poissons constituent un groupe très diversifié.
Leurs formes sont parfois très différentes du poisson « classique » que
l’on imagine : leur taille varie de 1 cm à plus de 10 m, leur biologie et
leur comportement sont différents suivant les familles.
Depuis des millions d années, ils ont colonisé les eaux douces, sau-
mâtres, marines, et toutes les régions du globe, de 1"équateur aux zones

Anatomie
Les scientifiques classent les poissons en deux groupes principaux :
- les requins et les raies, dont le squelette est cartilagineux ;
- les autres poissons qui possèdent un squelette osseux.
La forme du corps des poissons est très variable : fusiforme, aplati,
serpentiforme, etc.. Leurs nageoires leur servent à se déplacer et à se sta-
biliser. Chez les requins et les raies, elles ne se replient pas ; chez les
autres poissons, elles peuvent le faire grâce à des rayons épineux ou
mous. La nageoire caudale est plus ou moins fourchue, parfois concave,
généralement symétrique, sauf chez les requins et les raies. Les nageoires
dorsales, caudale et anale sont uniques, les pelviennes et pectorales sont
en général paires et symétriques.
Sauf dans certains cas, le corps est recouvert d"écailles chez les pois-
sons osseux, tandis que requins et raies possèdent une peau rugueuse,
dont la texture est semblable à celle du papier de verre.
I
La tête peut porter des barbillons ou des appendices cutanés. En
arrière, chez les poissons osseux, 1 opercule protège les branchies et
assure par ses mouvements la circulation de Beau. A la place de cet
opercule, requins et raies possèdent des fentes branchiales qui remplis-
sent la même fonction.
La plupart des poissons possèdent une, parfois plusieurs, ligne laté-
rale sur chaque flanc, plus ou moins visible et sinueuse ; c est un organe
sensoriel sensible aux vibrations de Beau.
Un grand nombre d espèces possèdent une vessie natatoire (ou ves-
sie gazeuse), organe proche du tube digestif qui sert au poisson à flotter
entre deux eaux.
Poissons
DE MER
Both us podas adapte
sa coloration
Coloration i. \ .
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pour se confondre
avec le sol. La coloration est souvent
caractéristique de chaque
espèce. Chez certaines, leclai-
rage, le sexe, Lage, Lhumeur te

Œgflgfe., >
tiale) peuvent la modifier.
Quelques poissons adaptent
même leur couleur pour se
confondre avec le fond et pas-
ser ainsi inaperçus.

Reproduction
Certains requins sont vivipares, les jeunes naissent totalement formés et
■ ressemblent à Ladulte. Les autres poissons sont ovipares. Le nombre
d œufs varie (quelques-uns pour les raies, plusieurs millions pour les
morues), ainsi que la taille : ils ne mesurent en général pas plus de
quelques millimètres, quelques centimètres pour les raies.
Il y a accouplement et fécondation interne chez les requins et les
raies. Pour les autres espèces, il y a parfois une parade nuptiale; la
femelle pond ses œufs, fécondés dans Peau par le mâle.

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Œuf de petite roussette (Scyliorhinus canicula), un requin de fond.


10 11 • Introduction

Ces œufs vont se développer plusieurs jours à plusieurs semaines. Us


flottent en général en pleine eau, au gré des courants, tout comme les
larves dans les premiers temps de leur existence. Celles-ci ne ressem-
blent pas aux adultes (le cas le plus particulier est celui de 1 anguille), et
vont donc se développer en se métamorphosant.
Progressivement, elles vont ressembler aux parents (hormis leur
taille) et adopter leur mode de vie.

I
Nutrition
La nutrition des poissons est très variable. A part quelques espèces her- I
bivores, la majorité d'entre eux a un régime carnivore ; ce sont des pré-
dateurs .- ils capturent et mangent des poissons, crustacés, mollusques,
vers, plus rarement d'autres animaux.
Les larves et les alevins se nourrissent surtout de plancton (notam-
ment de crustacés) lors de leur vie en pleine eau.

Valeur alimentaire
Contrairement à une idée généralement répandue, elle est très impor-
tante .- 100 g de chair de poisson contiennent autant de protéines que
100 g de viande.
De plus, il faut savoir que le plus gras des poissons est moins riche
en graisses que la moins grasse des viandes. Ils fournissent aussi des I
vitamines et des sels minéraux en quantités non négligeables (certains I
I
lecteurs se souviendront peut-être avoir « ingurgité » de l'huile de foie
de morue 1).
Sachant qu'un poisson fournit 35 à 65 % de chair par rapport à son
poids total (selon les espèces, le sexe et la saison), ces animaux consti-
tuent donc une bonne source de nourriture, recommandée notamment
lors des régimes diététiques. I
I

Dangers potentiels
On connaît bien sûr les fameux requins mangeurs d'hommes, peu fré-
quents sur les côtes européennes. Plus proches de nous, certaines
espèces assez courantes constituent un danger insidieux.
Munies de piquants reliés à des glandes à venins (raies, rascasses,
vives), elles peuvent, lorsqu'elles sont vivantes ou très fraîchement
pêchées, piquer et causer ainsi des douleurs assez violentes. On
peut traiter ces piqûres en utilisant de l'eau chaude (le venin étant
détruit à la chaleur), mais il est recommandé de consulter rapidement
un médecin.
Poissons
d e MER

oissons
dans leur milieu
Chaque espèce de poisson fréquente un habitat assez bien déterminé.
Très souvent, la morphologie du poisson est adaptée à cet habitat.
Depuis la surface jusqu'aux grands fonds, l'espace sous-marin a été
divisé en plusieurs zones, chacune possédant des caractères parti-
culiers. Nous nous intéresserons surtout ici aux zones directement
accessibles à tous (zone des marées, zone littorale) ; le plateau conti-
nental (qui s'étend jusqu'à 100 ou 200 m de profondeur) et la haute
mer sont en règle générale le domaine des pêcheurs professionnels.

La zone de balancement des marées


Dans cette zone alternativement couverte et découverte par les marées
(deux fois par 24 h), les conditions de vie sont très variables et parfois
extrêmes : dessiccation à marée basse, importantes variations de sali-
nité (pluies) ou de température (soleil), etc. Même s'ils se réfugient sous
les algues et les pierres, ou dans les flaques résiduelles, les poissons
vivant dans cette zone doivent être particulièrement tolérants. Si la
zone des marées peut 'être très étendue dans les estuaires et le long des
plages, elle est cependant réduite en Méditerranée à une cinquantaine
de centimètres.

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La zone de balancement des marées est très visible


sur ces deux photos (marée haute à gauche, marée
basse à droite).
12
13 • Introduction

La zone littorale
Domaine privilégié des pêcheurs, des chasseurs et plongeurs sous-
marins, cette zone - toujours recouverte d'eau - est constituée de
milieux (appelés aussi biotopes) très variés, et héberge une grande diver-
sité de poissons.

Les fonds rocheux


Falaises et grottes sous-
marines, éboulis de MgMjjBWgggr-'
blocs ou de galets, les
fonds rocheux offrent 1
toutes sortes de ca-
chettes pour les orga-
nismes aquatiques. Us ■Mb iia--
sont connus des plon-
geurs pour héberger la
faune la plus riche, et
souvent la plus colo-
■fc »~s'i RS W
rée. Les épaves, qui
fournissent aussi des
abris variés, abritent Y

de nombreuses espè-
Nbuààfc r
ces de fonds rocheux.
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Les algues qui pous-


sent sur ces fonds sont
plus ou moins déve-
loppées selon l'exposi-
tion aux vagues, aux
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courants, à la lumière, r.- \
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et selon les régions. En '< 4. ■ », ' c
Manche et Atlan- ■> F# #

tique, on peut ainsi



découvrir, juste sous W ’ û. -WWW.
FVA Jhil .OwM :
la zone des marées, de
véritables prairies de
laminaires, grandes
Fond rocheux
algues brunes pouvant atteindre plusieurs mètres. En Méditerranée, sur le littoral
des algues encroûtantes à c< squelette calcaire forment des amas de méditerrannéen.
concrétions pouvant atteindre plusieurs mètres d'épaisseur, générale-
ment sur des fonds de 10 à 30 m ■ ces zones ont été nommées fonds
coralligènes car le corail s'y développe, à l'abri dans les multiples anfrac-
tuosités qu'ils recèlent. Presque tous les groupes de poissons sont pré-
sents sur les fonds de rochers et d'algues, des familles telles que les labri-
dés, les gadidés, les sparidés, les blenniidés, les scorpaenidés ou les
serranidés y étant particulièrement représentées.
Poissons
d e MER

Les fonds meubles


Constitués de sable plus ou
moins fin ou de vase, ces fonds
paraissent désertiques. Ils
hébergent cependant une
faune plus riche qu'on le ne
$
"s ?
croit au premier abord, toutes
sortes d'invertébrés vivant
“ 5r* :
m enfouis dans le sédiment. Pour
I mieux passer inaperçus, les
■■ ' ■' ■ Wk poissons prennent la couleur
' ' <, du fond (gobies, soles), s'y
■ ■ .X
■ >. enfouissent (vives), ou adap-

K ■ ■ - ”
tent leur anatomie (corps très

Les poissons plats


Les herbiers sous-marins
s'enfouissent souvent
partiellement dans
Se développant sur les fonds meubles qui reçoivent suffisamment de
le sable pour mieux lumière, ces herbiers sont formés par des phanérogames, plantes supé-
passer inaperçu rieures cousines de nos herbes terrestres, et non par des algues. En
(Both us podas). Manche et Atlantique, les herbiers sont peu profonds car les eaux sont
souvent troubles ; ils sont formés par des zostères. En Méditerranée, les
herbiers de posidonies peuvent couvrir des surfaces considérables, de la
surface à 30-50 m de profondeur selon la clarté moyenne de 1 eau. Mal-
heureusement, ces herbiers - véritables poumons de la mer - sont
menacés par les aménagements littoraux, la pollution et la navigation de
plaisance (dégradation par les ancres de bateaux). Outre leur rôle de pro-
ducteurs d'oxygène, les herbiers sous-marins abritent les juvéniles de
nombreux poissons, ainsi que quelques espèces bien caractéristiques (hip-
pocampes, syngnathes, sublets, etc.).

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cantharus). •T.»
14
15 • Introduction
Les zones à salinité variable
Estuaires et lagunes côtières sont des zones où la salinité peut varier
considérablement. Dans les secondes, la salinité peut même devenir supé-
rieure à celle de la mer (les marais salants sont le cas le plus extrême).
Ces zones, qui sont très riches, attirent de grandes quantités de pois-
sons appartenant aux espèces les plus tolérantes (bars, daurades, mulets),
mais aussi les migrateurs tels que les anguilles, saumons, aloses et estur-

Les fends du large


Lorsqu’on s éloigné vers le large, les fonds deviennent plus homogènes,
généralement sablo-vaseux. Ils constituent l'essentiel du plateau conti-
nental à partir de 50-70 m de profondeur, et sont largement exploités
pour la pêche industrielle. Plus au large, le talus continental et les
plaines abyssales, moins riches, sont pratiquement inexploités.

La haute mer
Hi
La pleine mer est le domaine des poissons pélagiques (de pleine eau). Leur
corps est profilé pour permettre une nage rapide. Ces poissons vivent sou-
vent en bancs composés d'individus de même taille (et donc de même
âge) ; ce comportement permet un meilleur repérage et une protection
contre les prédateurs, et peut aussi faciliter la reproduction.
Souvent migrateurs, les poissons pélagiques peuvent parcourir de
grandes distances (thons, germons, bonites). Certaines espèces se rappro-
chent plus ou moins fréquemment des côtes (sardines, sprats, maquereaux,
orphies...).

zone rocheuse estuaire étang littoral salé

herbiers
grotte
sable fin
formations
coralligènes vase

zone de graviers
Poissons
d e MER

ù et comment
rencontrer les poissons
Les occasions pour rencontrer et observer les poissons sont nombreuses.
Mais il ne faut pas oublier que la mer est un milieu vivant, en équilibre
parfois précaire, où l'intervention de l'homme peut quelquefois causer
des dommages. De plus, la mer n'est pas seulement un endroit syno-
nyme de loisirs ; c'est aussi le lieu de travail d'un grand nombre de per-
sonnes : marins, pêcheurs, ostréiculteurs. Sachez respecter l'environne-
ment marin et les autres « usagers » de la mer.
Dans ce but, il existe d'ailleurs des lois et des règlements qu'il est
important de connaître. On peut se renseigner sur la réglementation
maritime :
- Dans les quartiers des Affaires maritimes (organisme dépendant du
secrétariat d'État à la mer). En général, il y a un quartier dans chaque
grand port de pêche. Les gendarmes maritimes, rattachés à cet orga-
nisme, sont chargés de l'application des lois.
- Au service maritime de la Direction départementale de l'équipement.
La DDE se trouve en général dans la ville-préfecture.
- Dans les mairies des communes côtières (il existe en effet un certain
nombre de règlements locaux).

La pêche au bord

En Manche-Atlantique, une promenade à marée basse permet de ren-


contrer toutes sortes de poissons. En poussant un haveneau sur le sable,


B
B
fc
16 17 • I n t r o d u c t i o n

Quelques règles
- Lorsque vous retournez une pierre à marée basse, remettez-la en place ; sinon,
tous les organismes qui y sont fixés seraient condamnés à une mort certaine.
- Respectez les professionnels de la mer : ne pénétrez pas dans les zones
d’élevage des coquillages (très souvent, il est d’ailleurs interdit de ramasser
des coquillages à proximité de ces zones. Se renseigner localement).
- Soyez prudent, méfiez-vous de la mer : marées, vagues, courants peuvent être
dangereux, que vous soyez à pied, en plongée ou en bateau.

vous trouverez, mêlés aux crevettes grises, des gobies, des poissons plats
et parfois des petites vives. Dans les herbiers, vous pourrez capturer des
petites vieilles, des crénilabres, des syngnathes, des épinoches de mer...
Mais c'est certainement parmi les rochers, sous les pierres ou les algues,
dans les flaques, que vous trouverez le plus d espèces : motelles,
gonelles, scorpions de mer, gobies, blennies, syngnathes, porte-écuelles,
mais aussi congres ou anguilles, nettement plus intéressants à manger !
Pour la pêche à la ligne, une connaissance minimum de la biologie des
poissons, des fonds, des courants ne peut être que profitable. Les techniques,
les prises, les règlements diffèrent suivant que bon pêche au bord ou à par-
tir d ?un bateau. L équipement doit résister à la corrosion de beau de mer.
Digues et jetées constituent des sites propices à la pêche au coup.
Une simple canne et une ligne munie d ?un flotteur permettent la cap-
ture de petits poissons littoraux (jeunes vieilles, crénilabres, petits spari-
dés) ou vivant dans les ports (mulets, athérines). Cette méthode consti- Plaisir des vacances,
tue souvent une première approche de la pêche pour les enfants. la pêche à pied
La pêche au lancer nécessite une canne munie d un moulinet ; on sur la plage

peut utiliser des leurres ou des appâts naturels, a u fond ou en surface. à marée basse.
Poissons
DE MER

Selon le mode et le
Réglementation générale lieu de pêche, on peut
DE LA PÊCHE EN MER capturer des lieux
jaunes, des vieilles,
- Il n’y a pas besoin de permis. des congres ou des
- On peut pêcher dans les embouchures et les daurades (au fond),
estuaires jusqu’à la limite des eaux salées. des mulets ou des
- On n’a pas le droit de vendre ses prises. orphies (en surface),
- Il existe des tailles minimales de prises à des maquereaux (en
respecter. pleine eau) et des bars
- Certains engins sont interdits (nasse, filet), soit (à proximité des éri-
dans tout le pays, soit localement. sants), ainsi que bien
- Le nombre et la nature des engins sont en d autres espèces.
général limités. Le surf-easting, qui
Pour plus de détails, il importe donc de se se pratique sur les pla-
i
renseigner localement, certains règlements variant gés de sable battues par
suivant les régions. les vagues, permet de
* capturer les prédateurs
qui viennent chasser
au bord des rouleaux : plies, daurades et surtout les bars, poissons rois de ce
type de pêche.

Si vous ne possédez pas votre propre bateau, vous pouvez vous rabattre
des sorties de pêche organisées.
La pêche à la traîne se pratique à petite vitesse, le plus souvent en
surface ou à mi-profondeur, avec des appâts ou des leurres qui peuvent
être plusieurs par ligne (mitraillette à maquereaux). Les espèces captu-
rées sont généralement des espèces de pleine eau (maquereaux, chin-
chards, orphies, parfois bonites) et de temps en temps des bars ou des
lieux si la ligne est traînée à proximité des rochers. Ôn peut faire de la
pêche à soutenir lorsque le bateau est ancré ou dérive suivant le cou-
rant. Selon la profondeur et le type de fond, on peut remonter toutes

Sur un bateau
- Le propriétaire doit posséder un titre de navigation en règle.
- Le nombre et la nature des engins sont réglementés - se renseigner.
- Il est bon de vérifier l’état de la pharmacie de bord, les risques de blessures
étant nombreux, dus aussi bien au matériel qu’aux poissons.
- Attention à l’équipement de sécurité, notamment fusées de détresse et gilets
de sauvetage (un par personne).
19 • Introduction

sortes de poissons :
raies, poissons plats, La mer peut être dangereuse
congres, lieus jaunes
et lieus noirs, morues, Que l’on soit à pied ou en bateau, il ne faut pas
vieilles, daurades, ain- oublier que courants, vagues, marées ou mauvais
si que des serrans ou temps peuvent surprendre les pêcheurs, même
des rascasses en Mé- chevronnés. Il faut se renseigner sur les risques
diterranée. locaux (courants, marées, changements de temps
La pêche au gros rapides) et ne pas partir sans avoir pris
se pratique notam- connaissance de la météo. De plus, il est prudent
(surtout pour les bateaux) de prévenir quelqu’un
du littoral méditer- de l’endroit, même approximatif, où l’on va pêcher.
ranée; elle nécessite
une embarcation très
puissante spécialement équipée et du matériel exceptionnellement

tent parfois plusieurs heures avant d'être hissés à bord. La pesée des
concours organisés en été est une des rares occasions de voir de gros
thons ou des requins de près.

La pêche professionnelle
Dans de nombreux ports de pêche, vous pouvez assister au débarque-
ment du poisson, et parfois même être accueilli à bord pour une jour-
née de pêche. E n effet, un certain nombre d'embarcations sortent l'es-
pace d'une marée, partant à marée haute pour rentrer une douzaine
d'heures plus tard. Si un patron-pêcheur accepte de vous embarquer, il
faudra prévoir votre repas et participer, sans gêner, à la vie du bord (par
exemple pour le tri du poisson). Ces journées de pêche sont de très
bonnes occasions pour mieux connaître le poisson, les techniques de
capture et le travail des hommes. De plus, il n'est pas rare de débarquer
avec sa « part » de poisson !
La méthode la plus courante pour capturer le poisson est le chalu-
tage : 65 % des poissons pêchés dans le monde le sont de cette manière.
Le chalut est une grande poche en filet, traînée sur le fond ou entre
deux e a u x ; les plus grands ramènent plusieurs tonnes de poissons.
Chaque patron-pêcheur a ses «• coins », tout comme les pêcheurs à la
ligne ! E n général, quelques espèces dominent en quantité, d'autres ne
se trouvent qu'en faible proportion. Certains poissons sont rejetés
U faux poissons »), car ils n'ont aucune valeur commerciale.
E n Méditerranée, les thons rouges, les anchois et les sardines sont
pêchés à la senne tournante. C'est une grande nappe de filet vertical qui
encercle le banc de poissons ; un filin coulisse dans le bas et ferme la
senne comme une grande poche ; elle est ensuite remontée sur le
bateau. Dans certaines régions, on utilise également des nappes de filet
Poissons
DE MER

allongées, flottantes ou calées sur le fond. Dans une nappe (filet


maillant) ou 3 nappes parallèles de maillages différents (le trémail), le
poisson se coince par les ouies. Le démaillage du poisson sur le pont du
bateau est parfois long et délicat.
Il existe encore en France quelques palangriers, bateaux qui dérou-
lent une ligne principale (la palangre) munie de lignes secondaires avec
de forts hameçons. Une palangre peut mesurer plusieurs centaines de
mètres et comporter autant d'hameçons. Cette technique, qui tend à dis-
paraître, permet de ramener des pièces importantes : requins, raies,
congres, lingues mais aussi merlans, daurades.
Il existe bien entendu des variantes à ces méthodes dans les diffé-
rentes régions côtières, et même des techniques très locales ; les occa-
sions d'assister aux diverses pêches, tant industrielles qu'artisanales, ne
vous manqueront pas.

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| La criée et les poissonneries


Les poissons
fraîchement arrivés
On trouve à la criée les poissons «■ commerciaux » originaires de la
chez les poissonniers
permettent de
région. Son accès au niveau des quais de débarquement est en général
se familiariser avec libre ; par contre la salle (ou la halle) des enchères est souvent interdite
de nombreuses au public. On peut parfois s'y faire admettre et assister aux enchères
espèces dont le principe est souvent incompréhensible, si on ne vous l'explique
(ici des anchois). pas. Les nombreuses espèces débarquées (souvent encore vivantes), le

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21 • I n t r o d u c t i o n

bruit et les dialogues, l'odeur forment un spectacle varié et haut en cou-


leurs auquel il serait dommage de ne pas assister.
Si les pêcheurs sont très occupés lors du débarquement et de la
I vente des poissons (vous prendrez garde à ne pas les gêner), ils ne refu-
seront pas de vous raconter quelques bonnes histoires sur leur métier,
autour d'un verre, au bar des pêcheurs le plus proche. C est un excel-
lent moyen pour prendre contact et, pourquoi pas, embarquer le lende-
main. Le poisson continue son circuit commercial en arrivant sur les
étals des poissonneries. Dans les communes littorales, celles-ci reflètent
également la production locale ; situées plus dans les terres, elles pré-
sentent souvent des espèces provenant de plusieurs régions, et parfois
même de 1 etranger (Europe du Nord, Afrique subtropicale...).

J La pisciculture marine
Contrairement à celui de la truite, l'élevage des poissons marins est
encore peu développé en France.
11 existe cependant des fermes marines où sont élevés bars et sau-
mons (ainsi que des truites arc-en-ciel, que l'on fait grossir en mer au-
delà de la taille-portion habituelle). Le turbot et la daurade seront éga-
lement élevés dans une certaine mesure. De plus, il faut signaler que
I 1 esturgeon fait l'objet d'essais très concluants (en eau douce unique-
I ment).
Grâce à des techniques mises au point par des centres de recherches,
■ on provoque la ponte des poissons, souvent en dehors de la période
naturelle de reproduction, dans des écloseries.
L'élevage des larves et juvéniles est assez délicat et demande beau-
? coup de soins de la part de l'éleveur. Le grossissement jusqu'à la
taille commerciale, un peu plus aisé, se fait en bassins à terre ou en cage
• en mer.
Les fermes aquacoles marines sont des entreprises privées, et ne font
donc pas forcément visiter leurs installations.
La pisciculture marine n'a pas pour but de concurrencer la pêche,
mais plutôt de la compléter.
À l'image des piscicultures d'eau douce, elle fournira toute l'année
des poissons bien calibrés, répondant ainsi à une certaine demande du
marché que la pêche ne pourra peut-être pas toujours satisfaire.

Chasse et plongée sous-marines


La meilleure façon de voir les poissons, c'est sans doute daller à leur
rencontre sous l'eau. Un masque et u n tuba suffisent pour découvrir
sous la surface les innombrables poissons littoraux. Avec un peu d en-
traînement, on peut descendre à quelques mètres pour les voir de plus
Poissons
de Mer

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Un plongeur
sous-marin a
près (des palmes sont alors bien utiles). 11 ne reste plus alors qu'à se pro-
découvert
curer un fusil pour devenir chasseur sous-marin ; les plaisirs de la chasse
une rascasse brune ne doivent cependant pas faire oublier ceux de l'observation (de nom-
(Scorpaena porcus). breux poissons sont plus agréables à regarder qu'à manger 1).
L'utilisation de bouteilles de plongée permet de prolonger la visite
au monde sous-marin jusqu'à une profondeur de 20 ou 30 m (les plon-
gées plus profondes sont réservées aux plongeurs expérimentés). C'est
bien sûr dans les zones rocheuses que le plongeur découvre le mieux les
richesses colorées du monde sous-marin et la variété des poissons, des

La plongée sous-marine
Bien qu’aucune loi ne restreigne en France le droit à la plongée sous-marine,
il est fortement déconseillé - et dangereux - de se lancer dans cette activité
sans formation préalable ou sans encadrement compétent. Ce sport, accessible
i
à tous ou presque, doit cependant se plier à des règles de sécurité strictes,
dont le non-respect peut coûter la vie aux imprudents.
De nombreux clubs de plongée permettent, par un entraînement en piscine,
d’acquérir le savoir et la pratique indispensables. Sur la côte, les centres
de plongée peuvent vous faire découvrir ce sport en toute sécurité.
ï
Il est fortement recommandé de ne jamais plonger seul.
22
23 • I n t r o d u c t i o n

Réglementation de la chasse sous-marine


La chasse sous-marine se pratique exclusivement en apnée (interdiction
de posséder sur une même embarcation un fusil sous-marin et des bouteilles
de plongée) à partir de l’âge de 16 ans.
La pratique de ce sport est soumise à une autorisation, délivrée par les
Affa res maritimes : l’adhesion à un club dépendant de la Fédération française
d'etudes et de sports sous-marins dispense de cette autorisation.
- Renseignez-vous localement sur les zones interdites.
- Attention : ne descendez pas trop profond (10 m environ) sans
un entraînement serieux : vous risqueriez une syncope.
- Une règle d’ethiq ue enfin : ne tirez pas plus de poissons que vous
n’en mangerez.

?îus gros (sparidés, gadidés, labridés...) aux plus petits, parfois très diffi-
ciles à découvrir (blenniidés, gobiidés,...). Cependant, n'hésitez pas à
cbnger aussi sur les herbiers, et même sur le sable; vous découvrirez
une vie insoupçonnée pourvu que vous preniez votre temps; cest une

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Les Espèces

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N.L: Scyliorhinus canicula Fam.: Scyliorhinidés

Pacifique, fréquemment commercialisée dans les poisson-


neries sous le nom de saumonette, la roussette est un
requin. Souvent présente dans les aquariums publics.

• Description : La petite roussette a un corps allongé, assez fin. Son


museau est court et arrondi, les yeux sont allongés. Les deux
nageoires dorsales sont placées très arrière du corps. De nom-
breuses petites taches noires ou brunes parsèment les flancs et le dos
de couleur brun gris jaunâtre ; le ventre est gris clair ou jaunâtre.
Les jeunes possèdent de 6 à 7 bandes transversales sombres. La taille
LUM maximale de l'adulte peut atteindre 90 cm.
• HABITAT : La petite roussette vit sur les fonds sableux ou de gra-
viers jusqu'à 100 m de profondeur environ, parfois 400 m. On peut aussi la
rencontrer entre deux eaux.
• COMPORTEMENT : Ce petit requin vit en groupe et est peu actif de jour. Il
commence à s'agiter au début de la nuit pour chasser ses proies, en nageant
par lentes ondulations du corps.

• ALIMENTATION Cette espèce se nourrit principalement de mollusques de


:
fond, mais aussi de petits crustacés et de poissons.
• REPRODUCTION ; Les adultes sont matures à une taille voisine de 60 cm. Us
s'accouplent en eaux profondes, le mâle s'enroulant autour du corps de la
femelle pour y pratiquer une fécondation interne grâce à deux organes copu-
lateurs situés au niveau de la nageoire anale. Les femelles peuvent pondre jus-
qu'à une centaine d'œufs tout au long de l'année,
sont accrochés aux

________ Distinction petite et grande roussette


2e nageoire dorsale Taches Valvules nasales

Petite roussette en arrière de la nageoire anale points réguliers contiguës


h
Grande roussette au-dessus de la nageoire anale grandes et irrégulières séparées 1
Petite roussette 26
SCYLIORHINIDÉS 27

Un œuf bizarre
La petite roussette pond une sorte de capsule cornée qui
contient l’œuf proprement dit: une masse de réserves
nutritives
(l'équivalent du
jaune d’un œuf
.S?
d’oiseau) sur ;CS.S
laquelle se
développe l’embryon.
Dès qu’il est bien
1
individualisé, i
ce dernier développe
des branchies
externes, bouquets
de filaments rouge sang qui ne se résorbent que quelques
semaines avant l’éclosion. Au cours de l’incubation
(qui dure de 4 à 9 mois selon la température), la capsule
s’entrouvre à son extrémité ; l’embryon termine donc
son développement en baignant dans l’eau de mer.
À la naissance, le jeune mesure environ 10 cm.

• PÊCHE: Espèces de fond, les roussettes se pêchent essentiellement au cha-


lut. En France, il s'en capture annuellement de l'ordre de 5 OOO tonnes. Ea
petite roussette, plus nombreuse et fréquentant plutôt les fonds meubles
(qui sont les zones les plus chalutées) est de loin la plus abondante dans
les prises. Une fois étêté et pelé, ce poisson est vendu sous le nom de i.W • •><:
IL
saumonette et l'aspect rose, légèrement sanguinolent de la chair, est un
Ê. : . : S
critère de fraîcheur.

La grande roussette
La grande roussette (Scyliorhinus stellaris) se distingue de la petite roussette
par un museau plus arrondi, mais surtout par des taches brunes plus grandes
et plus éparses. Elle vit à une moindre profondeur et est également de mœurs
nocturnes. Ses œufs mesurent de 10 à 13 cm de longueur et éclosent après
9 mois d’incubation environ. Les jeunes mesurent 16 cm à la naissance. Adulte,
la grande roussette peut atteindre 1,90 m.

* -à *
L Emissole lisse
N.L.: Mustelus mustelus Fam.: T r i a k i d é s

Petit requin assez typique, inoffensif pour l'homme, parfois


capturé par les chalutiers.

•D ESC RIPTION : L'émissole lisse a un corps très fusiforme et un


museau pointu. Sa nageoire caudale porte une encoche. Son dos est
généralement gris, les flancs plus clairs et le ventre blanchâtre. Une
espèce voisine, l'émissole tachetée (Mustelus asterias), possède des
petites taches blanches sur le dos. Ces deux espèces peuvent atteindre
une taille de 1,50 m.
• HABITAT : Cette espèce fréquente les eaux côtières jusqu'à 100 m
de profondeur et préfère les fonds meubles. Elle semble ne jamais se
trouver en fortes concentrations.


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•ALIMENTATION: Elle se nourrit de petits animaux de fond -notamment


crustacés et mollusques - qu'elle chasse la nuit.
• REPRODUCTION : C'est un poisson vivipare. À partir d'une taille de 80 cm,
la femelle vit une gestation de 10 mois et donne naissance au printemps à une
portée d'une vingtaine de jeunes, mesurant environ 30 cm.
• P Ê C H E COMMERCIALE: Elle est peu importante, cette espèce n'étant
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consommée que localement.
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Pavée d e dents
courtes et robustes,
la b o u c h e
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u n e sorte d e m e u l e
faite pour broyer
coquilles
et c a r a p a c e s .
Aiguillât 28
S QU ALIDÉS 29

Aiguillât
N . L : Squalus acanthias Fam.: Squalidés

Petit requin assez commun, que l’on peut voir dans les
criées du littoral atlantique.

• DESCRIPTION : L aiguillât a une forme typique de requin et ne


possède pas de nageoire anale. En avant de chaque nageoire dorsale,
.. possède une épine moins haute que la nageoire. La caudale n'est
pas echancrée. Son dos est gris-brun, ses flancs plus clairs, le ventre
blanchâtre. Les plus jeunes possèdent des taches blanches irrégu-
cères sur le dos et les flancs. 11 peut atteindre une taille de 1,30 m.
L aiguillât galludo CSquu/us blainvillei) est une espèce proche, plus
, qui se reconnaît à ses épines dorsales, au moins aussi
hautes que les nageoires.
•HABITAT: Ce requin vit en bancs qui peuvent être importants, de préfé-
rence près des fonds meubles (parfois jusqu'à 1 000 m de profondeur) et fré-
quente des eaux plutôt froides. Assez erratique, il s'approche parfois des côtes.
Les scientifiques ont découvert que l'aiguillat effectue des migrations saison-
nières atteignant parfois 5 000 km. Paradoxalement, pour une espèce aussi

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mobile, il semble que les aiguillats de l'Atlantique Nord se séparent en quatre
populations distinctes, dont les routes migratoires ne se croisent pas.
•ALIMENTATION: Elle est principalement composée de poissons, ainsi que ..

de mollusques et de crustacés.
• REPRODUCTION : Les mâles sont matures à partir de 5 ans (60-70 cm envi-
.... .

ron). les femelles vers 8 ans seulement (75-95 cm). Chez cette espèce vivipare,
la gestation dure près de 2 ans (18 à 22 mois). Les naissances ont lieu en hiver
près des côtes et les portées comptent en général 3 à 10 jeunes, mesurant 20
à 33 cm.
• PÈCHE : L’aiguillat est pêché au chalut et aux palangres (en particulier lignes
de fond). Sa maturité tardive, sa durée de gestation exceptionnellement
longue et le faible nombre de jeunes par portée en font une espèce particu-
lièrement vulnérable à la surpêche, et il y a lieu actuellement de s'inquiéter
de la surexploitation de ce requin. Alors qu'on en capturait 5 000 à
7 000 tonnes par an dans les années 70, les prises ont baissé largement en des-
sous de 2 000 tonnes au début des années 90.
Ange de mer
N.L.: Squatina squatina Fam.: Squatinidés

De forme intermédiaire entre les raies et les requins, l’ange


de mer peut parfois se rencontrer en plongée.

• Description : L'ange de mer a un corps très aplati, une tête large


et un museau court. Les nageoires pectorales ne sont pas soudées au
corps (contrairement aux raies) et les deux nageoires dorsales sont
situées sur la partie caudale. La coloration du dos est brunâtre ou
w verdâtre, parsemée de taches et de marbrures sombres. La taille
maximale est de 2,50 m pour un poids de 80 kg.
• HABITAT: L'ange de mer fréquente les zones littorales sableuses ou
vaseuses, jusqu'à 100 m de profondeur, où il reste souvent plus ou
moins enfoui. Il pénètre parfois dans les estuaires.
• ALIMENTATION : 11se nourrit de petits poissons de fond, ainsi que de mol-
lusques et de crustacés.
• REPRODUCTION : Les femelles se rapprochent l'été des zones côtières peu
profondes - l'été en Atlantique, au début du printemps en Méditerranée -
pour donner naissance à une portée de 10 à 25 jeunes mesurant une trentaine
de centimètres.

B
ni

La raie guitare
Les guitares de mer (Rhinobatos sp.) sont
des proches cousines des raies. Au contraire

de l’ange de mer, leurs nageoires pectorales
sont soudées au corps, et leurs fentes
branchiales sont inférieures. Elles se
distinguent également par leur museau plat
et pointu, et par leurs nageoires dorsales
dressées. Les deux espèces présentes en
Méditerranée vivent sur les côtes sableuses,
et atteignent 1 m à 1,80 m de long. ■ . ■ - - .....
Torpille marbrée 30
Torpédinidés 31

Torpille marbrée
N.L.: Torpedo marmorata Fam.: Torpédinidés

On peut la rencontrer dans les eaux côtières peu pro-


fondes. Si l’on marche accidentellement sur une torpille,
celle-ci émet une décharge pouvant atteindre 45 volts, très
désagréable, mais sans grand danger.

• DESCRIPTION : Les torpilles ont un corps typique en forme de


disque, épaissi par les organes électriques situés de chaque côté, en
arrière de la tête. La torpille marbrée est brunâtre, avec des mar-
brures caractéristiques. Taille : 80 cm.

• Habitat: Sols sablonneux ou


vaseux, rarement à plus de 20 m de
profondeur, où elle reste en partie
enfouie le jour.
• Alimentation: Elle se nourrit
principalement, la nuit, de petits ani-
maux de fond (crustacés, mollusques,
poissons). Elle paralyse ses proies par
des décharges électriques.
• Reproduction: Après une gesta- »> ■ < ' ...Æî

tion de 6 à 12 mois suivant les régions,


la femelle, vivipare, met au monde ' M

jusqu a une dizaine de jeunes qui


mesurent 9 cm de longueur (de l au-
tomne au printemps en Atlantique, en 7/
automne en Méditerranée).
Raie lisse
N.L.: Raja brachyura Fam.: R a j i d é s

Les raies se rencontrent couramment dans les criées et


chez les poissonniers. Leurs nageoires pectorales, coupées
et pelées, y sont vendues sous le nom d’ailes de raie.

•DESCRIPTION: 11existe de nombreuses espèces de raies, souvent


difficiles à différencier. Chez la raie lisse, les nageoires pectorales
(ou « ailes ») forment un angle aigu et le museau possède un rostre
court. Sa taille maximum est de 1,20 m, pour un poids de 12 kg
environ.
• H A B I T A T : La raie lisse se rencontre surtout sur des fonds de gra-
viers ou de sable grossier, souvent aussi à proximité des
zones rocheuses. On ne la trouve guère au-delà
k de 100 m de profondeur, et les jeunes vivent
en général moins profond que les
adultes.
• Alimentation: Petits ani-
maux de fond : poissons, crus-
tacés et mollusques.
• Reproduction: Ovi-
pare, la femelle pond jusqu'à
30 œufs (10 cm de longueur
sur 5 à 6 de largeur) au prin-
temps et au début de 1 été. Ces
H'" >X ; x M Ss œufs cornés, plus ou moins rectan-
gulaires et qui possèdent des fila-
ments à chaque angle, ont une durée de
développement de 7 mois environ.
• P Ê C H E : La raie lisse se pêche essentiellement aux
palangres (lignes de fond), et un peu au chalut. On la
capture surtout dans la zone qui s’étend des cotes
■I ouest de l'Irlande à la Bretagne.
I’
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Les ornementations
de l'œil ont pour rôle
de camoufler
la pupille sombre.

'W

Cette toute jeune raie


lisse a été rencontrée
à faible profondeur
en Méditerranée.
Pocheteau gris
R AJ i d És

Pocheteau gris _______________________________ _ _ _

N.L: Raja bâtis Fam.:Rajidés

Autrefois courante dans les criées et sur les étals des pois-
sonneries, cette raie de grande taille s’est considérable-
ment raréfiée.

• DESCRIPTION : Les différentes espèces de pocheteaux sont des


raies de grande taille caractérisées par un museau long et pointu
(rostre) et des nageoires pectorales formant un angle aigu. Le poche-
teau gris est le plus grand : il peut atteindre 2,50 m, et peut dépas-

• HABITAT : Cette raie semble préférer les sols vaseux et sableux,


jusqu a 200 m de profondeur. Les jeunes vivent à des profondeurs
moindres (jusqu a 30 m).
• Alimentation : Les jeunes se nourrissent de crustacés, les >
adultes de divers poissons (gadidés, clupéidés, poissons

• Reproduction : La maturité sexuelle s établit à par-


tir d une taille de 1,25 m (soit environ 11 ans). La
femelle pond des œufs de grande taille (jusqu'à J
24 x 13 cm), en automne et en hiver dans
l'Atlantique (au printemps et en été en
Méditerranée). L'éclosion a lieu
après 5 mois maximum (en fonc-
tion de la température).
• PÊCHE : Cette espèce se pêche S
à une assez grande profondeur WW
K*
(150-300 m), le plus souvent au '*>. 9
chalut, parfois aux palangres de fond.
Comme un certain nombre de grandes < 1|
raies, elle a été notablement surexploitée .- on ■
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en pêchait 3 à 4 000 tonnes par an sur les côtes «A ’ SîaP
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françaises jusqu'en 1977, 200 tonnes seulement en 1994...

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HMm SiWSBO
liis
Sur cette face
ventrale de raie,
on voit bien
les cinq paires de
fentes branchiales,
la bouche pavée
de dents broyeuses
et les narines.

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ri n • i i r
i Raie bouclee
N.L: Raja c lava ta Fam.: R a j i d é s

C'est la raie la plus communément pêchée et la


plus appréciée des consommateurs.

• DESCRIPTION; La raie bouclée doit son


nom aux boucles, fortes épines recour-
bées (assez semblables à des
épines de rosier), qu elle porte
plus ou moins disséminées • ‘ 4

sur le dos; mais ces boucles 'À- 1

peuvent être absentes 1 La colo-


--------1 ration est très variable, parfois
avec des ocelles, mais les dessins
annelés de la queue sont en revanche un bon
signe distinctif. Elle peut dépasser 1 m.
• HABITAT : Elle fréquente tous les types de fonds
plats, meubles ou durs, de la côte à 300 m (un peu plus
en Méditerranée), et s enfouit souvent dans le sable, seuls les
yeux et les évents restant visibles.
fo ■Billl:oili ■iillil® • ALIMENTATION : Les jeunes mangent surtout des crustacés,
tandis que les adultes mangent aussi des vers et des poissons de
fond. Curieusement, les mâles ont les dents plus pointues que les
femelles, et sont un peu. plus piscivores.
?
• REPRODUCTION : Au cours d une année, une femelle peut
pondre 70 à 170 œufs longs de 6 à 9 cm; à la naissance, les
jeunes mesurent 8 à 10 cm.

Les raies du genre Raja pondent des œufs cornés rectangulaires aux pointes prolongées de « cornes ».
Leur incubation dure 2 à 6 mois selon les espèces et, bien sûr, la température. Comme chez les roussettes,
l’embryon se développe sur sa boule de réserves vitellines, mais prend très tôt une forme de raie, bien
avant que les filaments rouges des branchies externes ne commencent à se résorber, annonçant la proximité
de l’éclosion.

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Pastenague 34
Dasyatidés 35

Pastenague ül

N.L.: Dasyatis pastinaca Fam.: Dasyatidés

La pastenague. parfois capturée à la ligne près des côtes, y


possède un ou plusieurs aiguillons venimeux sur l'amorce
de la queue. Le venin peut provoquer une paralysie locale.

• DESCRIPTION: La pastenague a un corps losangique aplati


dorso-ventralement et un museau légèrement pointu. Elle ne
possède ni nageoires dorsales, ni nageoire anale. La queue ■5:

|h k est longue et fine, et porte dans son premier tiers un ou


plusieurs aiguillons venimeux en dents de scie. La colo-
ration du dos varie du gris sombre au brun jaunâtre. Sa
taille maximale est de 2,50 m.
• HABITAT: Eaux littorales peu profondes (jusqu a 60 m
environ) sur fonds meubles ; parfois présente dans les estuaires. Elle nage
’ avec élégance entre deux eaux.
• ALIMENTATION : Les jeunes se nourrissent de
crustacés et de mollusques, les adultes de pois- ■I
sons et de céphalopodes. Les pastenagues se nour-
rissent moins en hiver.
• REPRODUCTION : La femelle, vivipare, vient
mettre bas 1 été près des côtes. La gestation dure . ■ lii
4 mois et les portées ne comportent que quelques
jeunes, de 10 à 12 cm de longueur. 2

La raie aigle Mi

La raie aigle (Myliobatis aquila)


se reconnaît à sa tête bien
individualisée, avec les yeux
sur le côté. Elle se pose
parfois sur le fond, mais
se déplace en pleine eau,
et paraît alors voler en
battant de ses « ailes ».
Comme la pastenague,
elle porte un aiguillon venimeux'à la base
de sa longue queue fifliforme. Cette espèce vivipare
se reproduit près des côtes. Elle atteint 2 m de long. ■'.2
. .............................
Esturgeon d’Europe
■«»««« NI. : Ac ipenser sturio Fam.: Acipenséridés

Devenu très rare en France, il est actuellement protégé (sa


pêche est interdite). Une espèce voisine, originaire de Rus-
sie, fait l'objet d'élevages prometteurs.

•DESCRIPTION: L'esturgeon a un corps allongé, un museau en


forme de rostre et une bouche ventrale. En avant de celle-ci se trou-
vent 4 barbillons sensitifs qui lui servent a détecter sa nourriture. La
queue est dissymétrique (comme celle des requins), les flancs possè-
dent des plaques osseuses. La taille maximum est de 3,50 m pour un
* DV poids de 150 kg.
• HABITAT et MIGRATION : Les jeunes, après quelques mois passés
en eau douce où ils sont nés, vont fréquenter les estuaires pendant
3 ans, puis gagnent la mer. Les adultes reviennent frayer en eau douce.

Le caviar
Ce sont les œufs de l’esturgeon. Une femelle d’esturgeon européen de 100 kg
fournit 12 kg de caviar. La France en produisait 5 tonnes en 1947, seulement
25 kg en 1980 ! Actuellement, le caviar consommé en France est importé en très
grande partie de la Russie et d’Iran. Il est produit par trois espèces d’esturgeons
de la mer Caspienne. Selon l’espèce et la préparation, le caviar est plus ou moins
réputé. Le plus apprécié est le béluga (ou bélouga) du nom commun de l’espèce
qui le produit.
Béluga.


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IMM
Esturgeon d'Europe 36
Acipenséridés 37

Voici l'un des rares


esturgeons capturés
sur les côtes
françaises au cours
de l a dermere
s

decenme,
photographié
au musée de la M e r
de Biarritz avant
d’être relâché.

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• ALIMENTATION : L esturgeon fouille le sable à laide de son rostre pour se


nourrir de petits invertébrés. Les adultes ne se nourrissent pas lorsqu'ils
I remontent en eau douce pour pondre.
I • REPRODUCTION : Les mâles sont matures à partir de 7 ans
' (1,10 m), les femelles entre 8 et 14 ans (pour une taille de 1,20
à 1,80 m). Elfes pondent au printemps dans la Dor-
I dogne et la Garonne et déposent leurs œufs
I (jusqu'à plusieurs millions, suivant
■ leur taille) sur un lit de graviers.
| L'éclosion a lieu 7 , 'urs plus tard; à la
I naissance, les alevins mesurent 9 mm.
I Les adultes retournent ensuite en mer. La croissance est
L’esturgeon porte
I assez rapide, la longévité peut atteindre 100 ans. quatre barbillons
I * PROTECTION et ÉLEVAGE : Juste après la dernière guerre, on capturait envi- sensoriels devant
I ron 4 000 esturgeons par an sur nos côtes. En 1980, 12 captures seulement ont sa bouche ventrale.
I été officiellement enregistrées. Cette disparition progressive est due à une
pêche trop intensive, la construction de barrages (empêchant les géniteurs de
[ remonter pour pondre), la destruction des frayères et la pollution. Devant cet
état de fait, il a été décidé un programme de protection : interdiction de pêche,
remise en état des frayères, mise en place de « passes » au niveau des barrages.
Parallèlement, des essais d'élevage ont eu lieu. Les résultats ne furent guère
probants. C'est pourquoi la France a « importé des géniteurs d'esturgeons
soviétiques (Acipenser baeri) qui sont actuellement utilisés dans les quelques
élevages français. Contrairement à l'esturgeon autochtone, cette espèce passe
toute sa vie en eau douce. Les esturgeons d'élevage atteignent environ 50 cm
Lfefb &&V ; ? y ‘ u >’ t " b ? s , b <
en 2 ans; ils sont destinés à la production de chair, excellente et qui rappelle
celle d u veau, mais pas à la production de caviar.
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, mais on en trouve encore de la famille avec une taille maximale de 4 m

en I, lui aussi très menacé.


S Anguille
N.L.: Anguilla anguilla Fam.: Anguillidés

B
L'anguille se pêche au coup, le long des côtes ou dans les
estuaires. Les très jeunes anguilles, incolores, appelées
I pibales ou civelles, constituent un mets de choix et sont
activement exploitées, particulièrement en Gironde.

♦ DESCRIPTION
L'anguille a un corps serpen tiforme caractéristique.
:
Sa peau ne possède pas d écaillés et est recouverte d'un abondant
mucus. La tête et les yeux sont petits. La coloration varie a u cours de
son développement. Les adultes vivant en eau douce ont le dos brun
plus ou moins foncé, le ventre blanchâtre. Elle atteint 1,5 m pour un
poids de 5 kg et peut vivre plus de 25 ans.
---------1 • HABITAT : Les civelles se rencontrent dans les estuaires, les adultes
vivent principalement en eau douce (voir carte). Ils sont capables
d effectuer de courts déplacements hors de l'eau, dans des zones humides. À
ce moment, la respiration s'effectue directement à travers la peau. Les anguilles
matures migrent en mer pour se reproduire.

'S & SàÈfk . z '-'

Toutes les anguilles


ne remontent pas
dans les rivières. * ALIMENTATION Principalement des invertébrés de fond (larves d'insectes,
:
Certaines, crustacés). L'anguille ne se nourrit pas en hiver, et lorsqu'elle est argentée.
en particulier " REPRODUCTION : Elle est très particulière. Lorsqu'elles sont matures (en
les mâles, passent moyenne 9 ans pour les mâles, 12 ans' pour les femelles), les anguilles subissent
toute leur vie en mer. des transformations, notamment de coloration : le dos devient noir, le ventre

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Anguille 38
Anguillidés 39

Métamorphose
Larve leptocéphale.
de l’anguille
■ '

À sa naissance, la larve d’anguille porte le nom de leptocéphale. Cette larve will


est transparente, de forme ovale allongée et mesure entre 5 et 15 mm. li
Elle va atteindre une taille de 75 mm, puis se transformera en civelle,
plus petite (60 mm), qui se rapproche beaucoup plus de la forme adulte.
Civelles
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argenté (ce sont les « anguilles argentées »). Elles


cessent de se nourrir et gagnent la mer en sep-
tembre-octobre. Elles se reproduisent de janvier à
mars, au large de la côte est des Etats-Unis (Ber-
mudes, mer des Sargasses), en pleine eau. Ees
larves, très particulières, migrent vers l'Europe où
elles se transforment en civelles, jeunes anguilles Congre
incolores ressemblant aux adultes. Elles coloni-
sent les zones estuariennes. Elles se colorent
(anguilles jaunes) et remontent en eau douce.
• MIGRATIONS : Lorsqu'elles vont se reproduire
en mer, les anguilles parcourent plusieurs milliers
de kilomètres (plusieurs dizaines par jour). Pour se Murène
diriger, elles utilisent de faibles courants électriques
produits par le magnétisme terrestre et la salinité
de l'eau. Après leur naissance, les larves effectuent
le trajet inverse en plusieurs années (3 au maxi-
mum), soit en se laissant porter par les courants
(comme le Gulf Stream), soit en nageant active-
ment, comme l'ont prouvé des études récentes.

Distinction Congre - Anguille - Murène ■ ■ :


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Nageoires pectorales Position de départ de la dorsale


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Congre présentes au niveau des pectorales


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Anguille présentes en arrière des pectorales

Murène absentes en avant des ouïes


Congre
N.L.: Conger conger Fam.: C o n g r i d é s

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Le congre est un habitué des grottes et des épaves, que Fon
rencontre parfois en plongée autonome.
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Le congre a un corps serpentiforme puissant. Les
•D ESC RIPTION :
ww nageoires dorsale, caudale et anale sont continues. L œil est grand, la
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mâchoire supérieure légèrement proéminente. Le dos et les flancs
SI ■
S?; . sont brun-gris à grisâtre, le ventre blanc. Sa taille maximale est de
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2,50 m. 11dépasse parfois 20 kg, pour atteindre (rarement) 50 kg.
•HABITAT: On le rencontre près des côtes rocheuses et dans les
SB
épaves, jusqu à 100 m de profondeur, parfois plus. 11 vit plus ou
moins caché la journée et sort la nuit pour chasser. C est un poisson
solitaire.
• ALIMENTATION : Le congre est un carnassier vorace. Ses
mâchoires sont garnies d une rangée externe d'incisives très serrées formant
un bord tranchant, tandis que le plafond et le plancher de la cavité buccale
portent de robustes dents coniques. Cette dentition relativement polyvalente
lui permet de s'attaquer à une grande variété de proies : des poissons d'abord,
qu'il capture de nuit lorsqu'ils dorment sur le fond, mais aussi des crustacés
dont il brise la carapace grâce à ses puissantes mâchoires. Le congre est égale-
ment un grand amateur de céphalopodes, poulpes en particulier; il est même
capable d'arracher un tentacule en le saisissant fermement et en tournant plu-
sieurs fois comme une toupie sur son axe, jusqu'à la rupture.

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Congre 40
Con g h i dé s 41

Pêche amateur
Le congre se pèche à la ligne près des enrochements, digues, épaves ou
au surf-casting. Il est recherche pour la pèche sportive, car c’est un lutteur Ce congre à l'aspect
qu se defend vigoureusement. Il est egalement très prisé par les chasseurs boursouflé montre
sous-manns. Sa morsure est redoutee, sa chair un peu grasse est souvent les signes de
appréciée La partie postérieure du corps est difficilement consommable dégénérescence
a cause du grand nombre d’arétes. physique qui
accompagnent
la maturation
REPRODUCTION : Les congres, meme s'ils ne vont pas comme l anguille sexuelle.

>oue dans la lointaine mer des Sargasses, effectuent des migrations pour se
produire en été, en pleine eau., au-dessus de grands
000 à 4 0 0 0 m. On connaît au moins deux zones
ente pour les congres européens, Lune en Méditerra-
ée. l’autre entre Gibraltar et les Açores. La migration

\ au cours desquels l animal se modifie pro-

i tiques pour fabriquer ses gamètes (cellules sexuelles).


| Ainsi, la régression de certains organes (atrophie du tube
(digestif, chute des dents, décalcification du squelette, etc.)
accompagne le gonflement de l abdomen et le développement consi-
Idérable des testicules ou des ovaires, qui atteignent un tiers du poids! Une
I femelle peut pondre jusqu'à 8 millions d'œufs minuscules, et les géniteurs
I meurent après s'être reproduits. À l'éclosion, la larve translucide a une forme Les jeunes congres,
de feuille (d'où son nom de leptocéphale). Elle va ensuite dériver au gré des très sveltes, ont
I courants pendant un ou deux ans, et se métamorphoser près des côtes, à une les nageoires dorsale
ta.. le d'une quinzaine de centimètres. Les jeunes mènent une vie discrète dans et anale bordées
I les eaux littorales. d'un liseré noir.

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SSŒQ Murène commune
N.L.: Muraena helena Fam.: Murénidés

La murène est certainement une vedette des aquariums


publics ; c'est aussi une rencontre recherchée par les plon-
geurs sous-marins.

•DESCRIPTION: La murène commune est un poisson serpenti-


forme, sans écailles et sans nageoires pectorales. La bouche est fen-
due jusqu'en arrière de 1 œil. L orifice branchial est petit et rond. La
coloration habituelle est brune ou grise, marbrée de jaune ou de
blanc; les jeunes sont plus contrastés. Taille: 1,30 à 1,50 m.
• HABITAT : La murène habite essentiellement des fonds rocheux, de
la surface a plus de 100 m de profondeur; elle fréquente aussi les
épaves, qui lui fournissent de nombreuses cachettes. Dans la journée,
elle se cache souvent dans une crevasse d'où seule la tête émerge. C'est au cré-
puscule que la murène se déplace et sort de son antre.
• ALIMENTATION : La murène se nourrit surtout la nuit et détecte ses proies
grâce à son odorat, ses longues narines tubulaires lui permettant une orienta-
tion olfactive précise. Elle s'attaque en particulier aux poissons morts ou bles-
sés, mais semble aussi très friande de poulpes. On rapporte à ce propos une
curieuse méthode utilisée pour s'attaquer à un poulpe trop gros pour être
avalé .- la murène attrape un tentacule dans sa bouche, puis forme un nœud
avec son corps; ce nœud glisse jusqu'à la tête, dont un recul violent permet
alors d'arracher le tentacule.

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Murène commune 42
Murénidés 43
• Reproduction : On connaît mal la reproduction de la murène. v
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On sait qu elle produit des œufs assez gros (5 mm environ), et I o n


suppose qu elle les pond en été, probablement en profondeur
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près des côtes. On sait également qu elle donne naissance, comme

le congre et 1 anguille, à des larves leptocéphales. Enfin, on n a C . :
jamais rencontré de jeune murène de moins de 20 cm.

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• .> ~-<k Les Romains ne
sont pas pour rien
* <a dans la réputation
de férocité des
En Méditerranée, les murènes acceptent dans leur trou de curieux colocataires.
murènes : certains
Ces crevettes rouges (Lysmata seticaudata) se chargent d'ôter parasites
avaient, paraît-il,
et impuretés de la peau de la murène, et vont jusqu'à récurer les dents
coutume de jeter
de leur hôte !
les esclaves fautifs
en pâture
aux murènes. . .
En réalité,
la murène
n'est agressive
qu'acculée ou
blessée: attention
donc si vous la
harponnez (toujours
tirer près de la tête)
ou si vous
la « chahutez »
un peu trop
en plongée
La murène chocolat (les murènes
nourries par
La murène chocolat les plongeurs
(Gymnothorax unicolor) mordent parfois
est beaucoup plus rare sans raison
apparente).
que la murène commune.
La morsure n'est
Elle est brun roussâtre uniforme
pas venimeuse,
et atteint 1 m de longueur. mais la plaie
Elle semble vivre sur les fonds -, •

peut s'infecter
rocheux assez profonds. facilement ;
une désinfection
soigneuse s'impose
donc.
Fam.: Engraulidés

Poisson très courant, souvent débarqué dans les ports de pêche


de Méditerranée. Il fait l'objet de nombreuses préparations
pour conserves et semi-conserves.

JAm * Description : L'anchois a un corps élancé très fin et comprimé


j; latéralement. Sa mâchoire supérieure est proéminente; sa bouche
est de grande taille et se termine nettement en arrière de l'œil. Il pos-
fbsW sède deux grandes écailles à la base de la nageoire caudale. Le dos est
bleu verdâtre, les flancs et le ventre argentés. Sa taille maximale est
jH de 20 cm.
— • HABITAT : C'est un poisson qui vit en bancs de la surface jusqu'à
150 m de profondeur. On distingue deux populations .- les anchois lit-
toraux, qui fréquentent les embouchures des fleuves (Loire, Gironde) et les
étangs salés (étang de Thau, en Méditerranée), et les anchois du large qui
vivent en eau profonde en hiver et rejoignent les eaux côtières au printemps,
lorsque la température leur est plus favorable.

•ALIMENTATION: Principalement des petits crustacés planctoniques, de:


œufs et alevins de poissons, qu Jil filtre avec des « peignes » sur les branchies.
• REPRODUCTION ; L'anchois est mature à Page de 1 reproduit entre
10 et 30 m de profondeur dans des eaux dont la température dépasse 14-15 °C,
à des époques différentes suivant les régions : juin à août en mer du Nord., avril
a septembre en Méditerranée. Une femelle pond jusqu'à 20 000 œufs de
forme ovale, qui flottent entre deux eaux. Après 2 à 4 jours éclosent des larves
de 4 mm de longueur. La croissance est ensuite assez rapide (10 cm la première
beaucoup plus fin que année), et la longévité brève (au maximum 3 ans).
la sardine, et son • PÊCHE: Rarement consommé frais, l'anchois est recherché pour le salage ou
museau proéminent pour diverses préparations (à l'huile, beurre et crème d'anchois). Il est princi-
lui confère un profil palement pêché au chalut et à la senne tournante. Les quantités débarquées
inimitable. varient d'une année sur l'autre, dépassant parfois 20 000 tonnes.
Hareng 44
Clupéidés 45

Hareng
N.L.: Clupea harengus Fam.: Clupéidés

Poisson très prisé dans le Nord de l'Europe, le hareng est


consommé frais, fumé ou en conserve.

• DESCRIPTION : Le hareng a un corps fuselé, une mâchoire infé-


rieure peu saillante, un opercule lisse, de grandes écailles fines. La
coloration du dos est bleuâtre à grisâtre, les flancs et le ventre argen-
tés. Il dépasse rarement 40 cm.
• H A B I T A T : Espèce de pleine eau, jusqu à 200 m de profondeur,
vivant en bancs et effectuant des migrations verticales.
• ALIMENTATION : Principalement du plancton filtré par les bran-
chies, également des petits poissons.
• REPRODUCTION ; Le frai se fait en bancs parfois très importants
(100 poissons au m3). La femelle pond des dizaines de milliers d'œufs qui tom-
bent au fond et adhèrent au substrat; à l'éclosion, les larves sont plancto-
niques et mesurent 8 mm.
• P Ê C H E : Le hareng a une importance économique considérable depuis le
Moyen Âge. Souffrant de surexploitation dès le début du siècle, les populations
se sont reconstituées grâce aux guerres... Mais la pêche a repris, tout aussi
intense, aboutissant à un nouvel effondrement des stocks en mer du Nord
(20 000 tonnes débarquées en France en 1974, 3 000 tonnes seulement en
1979). Dans la dernière décennie, une gestion plus raisonnée des pêches a per-
immm
mis d'augmenter les captures (14 à 29 000 t/an) sans affecter la population.

Distinction Anchois-Sardine fa.

Mâchoires Bouche
Anchois
Anchois la supérieure proéminente largement fendue,
au-delà de l’œil

Sardine l'inférieure légèrement peu fendue, jusqu’au début


Sardine
proéminente de l’œil
Sardine
N . L : Sardina pilchardus Fam.: Clupéidés

Présente dans de nombreux ports de pêche, la sardine se


pêche de plus en plus au chalut. En Méditerranée, la pêche se
0

fait encore au lamparo (par embarcations munies d’une puis-


sante lumière qui attire le poisson).

• DESCRIPTION: La sardine a un corps fusiforme, de section ovale


le bord ventral est en dents de scie. Ses écailles sont grandes et se
détachent facilement. Les deux derniers rayons de la nageoire anale
sont plus longs que les autres. La coloration du dos est verdâtre ou
bleutée, les flancs et le ventre argentés ; une bande longitudinale
bleu brillant se présente parfois sur les flancs. Sa taille maximale est
de 25 cm.
• HABITAT : C’est un poisson de pleine eau, vivant de la surface à 100 m de
profondeur en zones côtières, plus proche de la surface la nuit. La sardine vit
en bancs parfois importants. Elle migre vers le large l’hiver et revient près des
côtes au printemps ; elle est alors activement exploitée.

• ALIMENTATION : La sardine se nourrit de plancton (crustacés, œufs et larve


de poissons) qu’elle filtre avec ses branchies.
• R E P R O D U C T I O N : La période de reproduction varie suivant les régions
principalement au printemps dans le golfe de Gascogne (10-15 c C). d<
septembre à mai en Méditerranée (12-14 °C). La fe
60 000 œufs qui dérivent au gré des courants et éclosent
vin mesure 4 mm. Les adultes seront matures à une taille comprise entre 1
20 cm vers 2 ou 3 ans.

_________Distinction Sardine-Sprat
Opercule Nageoires pelviennes Nageoire anale
Sardine
Sardine strié en arrière du début de la dorsale deux derniers
rayons plus longs

Sprat lisse alignées sur le début de la dorsale deux derniers


rayons identiques
PÈCHE COMMERCIALE:
raditionnellement, les sar-
Imes sont pêchées à la
enne tournante (encore
ppelée bolinche), une
lappe de filet permettant
l’encercler le banc de pois- ■ «T

ons. Autrefois, le banc était


ttire par de la rogue
mélange à base d’æufs de
norue salés) dans le golfe ■w.

le Gascogne; en Méditer- ■'X - ■ -


«
anee. on les attirait, de Ufa. ■■■

mit. par de la lumière ___________, _____________ _ _ ■■

pêche au lamparo). De plus


Très argentées sous
'n plus cependant, ce poisson est capturé au chalut pélagique, comme bien
l'eau, les sardines
1autres espèces de pleine eau. Les captures annuelles françaises sont en
se reconnaissent
[Link] supérieures à 20 000 tonnes, mais ce chiffre peut varier considéra-
à leur nage sinueuse,
'lement d’une année sur l'autre. Du fait de la durée de vie assez brève de la
en particulier quand
ardme (moins de dix ans) et de la grande sensibilité de ses larves aux condi- elles se nourrissent.
ions climatiques, les populations sont en effet très fluctuantes. Cette variabi-
r.e se répercute évidemment sur les quantités capturées, qui peuvent parfois
hisser brutalement, provoquant régulièrement des crises dans le monde de la
?êche. Les sardines sont consommées fraîches, salées, parfois fumées, mais sur-
ent en conserves.

Sprat et Sardinelle
Le sprat (Sprattus sprattus) est assez
proche de la sardine, quoique plus
petit (15 cm maximum). Il s’en
distingue en particulier par son
opercule lisse. On peut le rencontrer
sur toutes nos côtes, mais c’est
un amateur d'eau froide ; en
Méditerranée, il est cantoné aux zones
les plus fraîches, golfe du Lion
en particulier.

La sardinelie (Sardinella aurita),


également appelée allache, dépasse
30 cm et se reconnaît principalement
a la ligne longitudinale jaune qui orne J
le flanc du poisson vivant (ou bien
frais'); son corps est plus aplati que
I
celui de la sardine. Contrairement
au sprat, c'est une espece
subtropicale qui fréquente nos côtes
méditerranéennes en été.
Alose vraie (ou Grande Alose)
N.L : Alosa alosa Fam. : C l u p é i d é s

Cette espèce se rencontre principalement dans les estuaires,


car la reproduction a lieu en eau douce.

• DESCRIPTION : L'alose a un corps comprimé latéralement, une


mâchoire inférieure légèrement saillante. Son opercule est strié.
Sa taille maximale est de 70 cm. Une espèce proche, l'alose feinte
(Alosa fallax); est plus petite et possède 7 ou 8 petites taches
noires sur chaque flanc.
•HABITAT ET MIGRATION: Après leur naissance, les jeunes
vivent en eau douce pendant quelques mois, puis gagnent la mer
pour y grandir. Les adultes reviendront se reproduire en eau
douce après 3 années.
•ALIMENTATION: Principalement du plancton, notamment des

\ -'\-L> ;|||7||fgg||£ crustacés.


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J1/’o, C.s?.' . 5\ s
: Au printemps, les adultes matures remontent les
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• REPRODUCTION
fleuves (Rhône, Adour, Garonne, Loire) où ils frayent en bancs, près de la
surface, là où il y a du courant. Les œufs tombent au
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fond et éclosent
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liBl quelques jours après.
L'alevin mesure environ
Él 10 mm de longueur.
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I Saumon atlantique
uiBâù u / N . L : Salmo salar Fam.: S a l m o n i d é s
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l VF-? -

sîllï On peut encore rêver de le pêcher au coup le long des cotes


bretonnes, ou à la mouche dans quelques rivières françaises
liSOS où il s'est maintenu. Il est en effet moins courant de nos jours,
• ass sa remontée en eau douce étant devenue difficile: présence de
barrages, destruction des frayères, pollution. En revanche, on
le retrouve fumé dans nos assiettes.
'/ J' r<..
' W‘i'
• Description : Le saumon possède un corps fusiforme et une
petite nageoire molle (appelée adipeuse), sans rayons, entre la
dorsale et la caudale. Sa mâchoire ne dépasse pas l’aplomb du
milieu de l'œil. La coloration (habituellement gris clair, parsemé
de petites taches noires) s'intensifie au moment de la reproduc-
tion : flancs jaunes, taches rougeâtres sur l'opercule. Il peut
atteindre 1,50 m pour un poids de plus de 20 kg.
Saumon atlantique 48
Salmonidés 49

Disti NCTioN Saumon-Truite de mer _____


Bouche Taches sur les flancs Queue

Saumon fendue jusqu’à l’œil au-dessus un peu échancrée Saumon


de la ligne latérale

Truite de mer fendue jusqu’en au-dessus non échancrée


arrière de l’œil et en dessous • •* • * / «***« **’ *

de la ligne latérale ■w w
Truite de mer
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•Habitat: En mer, il vit en bancs, en pleine eau. En eau douce, il


O
remonte le courant pour gagner les zones de ponte. 'W

• ALIMENTATION : Les jeunes, en eau douce, se nourrissent de vers et de


larves d’insectes. En mer, les adultes ingèrent principalement des pois-
sons de pleine eau (harengs, sprats, gadidés). Ils ne se nourrissent pas
lorsqu’ils migrent.

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• REPRODUCTION ET MIGRATION: Après quelques années passées en


mer, les géniteurs reviennent dans la rivière où ils sont nés (principale-
ment grâce à leur olfaction). Les mâles se battent pour les femelles
qui creusent des nids dans le gravier. Une femelle peut déposer jusqu à
25 000 œufs, fécondés par les mâles et recouverts par une fine couche
de graviers.
L'alevin naît à la fin
de l'hiver, il mesure Truite de mer
environ 20 mm. Il
prend le nom de La truite de mer (Salmo trutta trutta) n’est que la forme migratrice de la truite
« tacon », reste jusqu'à commune (Salmo trutta fario). Son cycle de vie est très semblable à celui du saumon,
plusieurs années en mais elle reste assez littorale. Bien que signalée sur toutes nos côtes, elle n’est
eau douce. Vers 10 à courante que dans les eaux assez fraîches.
15 cm, il devient un Elle peut dépasser 1 m de long pour un poids de 15 à 20 kg.
« smolt », de colora-
tion très brillante, et
descend en mer au
printemps. Il va y
effectuer sa croissance,
le plus souvent pen-
dant 2 ans.
MM
Morue (ou Cabillaud)
____

N . L : Gadus morhua Fam.: Gadidés

M ta morue est un aes poissons les plus ceieores et les plus cou-
rants dans nos assiettes. Dans le passé, elle était consommée
surtout séchée et salée; actuellement on la trouve, souvent
sous le nom de cabillaud, fraîche ou surgelée. Elle peut se cap-
turer à la ligne, l'hiver principalement, sur les côtes de la
Manche.

• Description : La morue, qui possède 3 nageoires dorsales, se dis-


tingue aisément des autres gadidés par sa ligne latérale blanche, sur
une coloration de fond verdâtre, jaunâtre ou grisâtre ponctuée de
nombreuses petites taches. La mâchoire supérieure est proéminente,
et la mandibule possède un barbillon mentonnier. Ce poisson peut
atteindre 2 m pour un poids de plus de 80 kg.

Les differentes
populations
Les scientifiques • HABITAT : Les morues vivent en pleine eau ou près du fond en bancs par-
ont mis en évidence fois immenses. Si elles se rencontrent principalement entre 150 et 200 m de
plusieurs
profondeur, elles peuvent cependant se trouver près des côtes et jusqu a plus
populations de
de 600 m de profondeur.
morues (on parle
aussi de « races »
ou de « stocks »).
Elles se La pêche à la morue
différencient par
des caractéristiques Depuis le xvr siècle, la morue est l’objet d’une des pêches les plus actives auxquelles
anatomiques, se livrent les nations maritimes. Jusqu’à la dernière guerre, les Français envoyaient
génétiques de nombreux bateaux jusqu’à Terre-Neuve, et la saison de pêche durait 6 mois. La morue
et biologiques. était alors pêchée à la ligne. Le poisson était ensuite séché dans des installations à terre.
Chaque population Cette pêche s’est considérablement modifiée depuis l’apparition de techniques modernes
a sa zone
(sonar pour repérer les bancs de poissons, chaluts de pleine eau ou de fond très
de reproduction
performants, construction de navires-usines équipés pour la congélation). Il ne reste plus
et effectue
des migrations
actuellement que quelques navires français assurant cette pêche, notamment au large de
parfois importantes Terre-Neuve, toujours pour quelques mois. Les zones de pêche ont d’ailleurs été la cause
pour la rejoindre de conflits avec les Canadiens. Les quantités débarquées en France ont considérablement
(jusqu'à 1 000 km). diminué, oscillant autour de 15 000 tonnes par an ces dernières années.
• Alimentation : La morue ■ 3>Sfaj
mange aussi bien des proies de
pleine eau que des organismes
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vivant sur le fond. Pour l’essentiel, le •« ■
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régime alimentaire est constitué de , i


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• Reproduction: La plupart des
morues se reproduisent a u prin- ■ ■ ■■
temps lorsque la température de - •t, ■.-.

Sa ligne latérale
des sons pour stimuler les femelles; le cérémonial nuptial est assez vif. La
blanche et
î morue est un des poissons les plus prolifiques : jusqu'à 7 millions d'œufs pour
la présence d'un
une femelle de 15 kg. Ces œufs flottent plus ou moins selon la salinité de l'eau. barbillon permettent
A la naissance, les larves ont une taille de 4 mm et vivent en pleine eau jus- d'identifier facilement
qu’à 5-6 cm., puis gagnent le fond. la morue.

Merlan 1111

N . L : Merlangius merlangus Fam.: Gadidés

Un des poissons les plus courants dans les criées et sur les
étals des poissonniers.

!• DESCRIPTION: Le merlan a un corps hydrodynamique, une 1||


{mâchoire supérieure légèrement proéminente, un barbillon men-
I tonnier très petit ou absent, une tache noire à la base de la pecto-
Irale. La coloration du dos varie du vert-gris au vert olive, les flancs
■sont argentés, le ventre blanc. Sa taille maximale est de 70 cm.
I • HABITAT: Le merlan vit au-dessus des fonds sableux ou vaseux, jus- / I
■qu'à 100 m de profondeur. Il s'approche parfois des zones rocheuses et 2/
Ides estuaires. Les alevins peuvent vivre à 1 abri des méduses. .....
I • ALIMENTATION : Petits poissons, crustacés et céphalopodes.
I • REPRODUCTION : Il se reproduit entre janvier et juillet. La femelle pond jus-
jqu'a 1 million d'œufs qui flottent en pleine eau. Les jeunes (5 à 10 cm) vivent
■dans les eaux côtières à une profondeur ne dépassant pas 3 m.
I • PÊCHE COMMERCIALE: Le merlan est pêché au chalut de fond. Les captures
■sont de 25 000 t/an environ et proviennent en grande partie de la mer du
I Nord.
Eglefin
N.L.: Melanogrammus aeglefinus Fam.: Gadidés
Poisson à chair maigre, assez couramment commercialisé
fumé sous le nom de haddock, se consommant également à
l'état frais. Il se capture au chalut de fond (9 000 t/an), prin-
cipalement en mer du Nord.

1 •DESCRIPTION: L'églefin a un corps fusiforme, un petit barbillon


1 mentonnier, une tache sombre caractéristique sur la ligne latérale,
en dessous de la première nageoire dorsale. Son dos est gris à vert
olive, les flancs argentés, le ventre blanc. Il atteint 1 m de longueur
pour un poids de plus de 10 kg.
• HABITAT : Il vit généralement près du fond, mais aussi en bancs
en pleine eau, dans des zones froides (1 à 10 °C).
• ALIMENTATION : Proies de petite taille : poissons, mollusques, crustacés et
vers.
• REPRODUCTION ; La ponte a lieu de février à juin, dans des eaux froides.
Une femelle pond jusqu a 600 000 œufs qui flottent en pleine eau. Les larves
resteront également en pleine eau pendant 3 mois. Ayant atteint une taille de
40 mm, les alevins rejoignent le fond.

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Le capelan de Méditerranée
Le capelan de Méditerranée (Trisopterus minutus
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£ capelanus)est un peu plus petit et plus allonge que
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I
'
le tacaud. Ses barres verticales sont beaucoup
*
moins nettes, ou absentes, et ses deux nageoires
anales ne sont pas jointives. Il vit relativement
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profond (de 25 à 400 m), en particulier autour
des épaves. Le petit tacaud (Trisopterus minutus
minutus) est très semblable, mais cantonné
à la façade atlantique.
Tacaud
Gadidés

Tacaud
N.L.: Trisopterus Iuseus Fam.: Gadidés

bateau, à proximité

• Description
neure. un barbillon mentonnier et une tache sombre à la base des
nageoires pectorale Ses deux nageoires
base. En rèe enérale, il a une coloration rayée de larges barres
t 45 cm pour un poids de 2 kg.
H abitat : Des eaux côtières au large, près des roches et épaves, en
?;::s bancs, jusqu à 100 m de profondeur. Pénètre parfois dans les
tuaires.

• Alimentation : Les jeunes sont •B* 'w

friands de crustacés. Les individus r


‘ * 'W '
les plus grands consomment égale-
ment des poissons, des vers ou des
céphalopodes.
• Reproduction: Les tacauds
peuvent atteindre leur maturité
&U -•> *
Ik
sexuelle dès Page d ? un an. Les
pontes ont lieu en hiver et surtout
en mars-avril. Les jeunes, plus B
côtiers que les adultes, grandissent |
très vite.
...
» s ,
. «y
Le tacaud est une espèce
éminemment grégaire, qui forme y y
des petits groupes des son
plus jeune âge. Les juvéniles,
Lj il ' ’V
comme ici, sont un peu
plus longilignes que les adultes.
Lieu jaune
N.L.: Pollachius pollachius Fam.: Gadidés

au lancer.

DESCRIPTION: Le lieu jaune possède une ligne latérale nettement


courbée au-dessus des nageoires pectorales, sa mandibule est pro-
éminente. Il ne possède pas de barbillon mentonnier. La coloration
varie du jaune au vert olive. Il atteint une taille de 1,30 m pour un
poids de 10 kg.
• HABITAT : On trouve ce poisson jusqu'à 200 m de profondeur, en
pleine eau ou au-dessus des fonds sableux, où il vit en groupes.
• ALIMENTATION : Principalement composée de poissons, crustacés
et céphalopodes.
• REPRODUCTION : Les adultes se concentrent en groupes impor-
tants et se reproduisent quand l'eau atteint 10 °C. Les jeunes se tiennent près
des côtes et même dans les estuaires pendant les deux premières années de
leur vie.
• PÊCHE COMMERCIALE : Ce poisson est capturé principalement au chalut,
parfois aux lignes traînantes (3 500 t/an environ). Il se consomme frais, mais
sa chair est plus fragile que celle du lieu noir.

M|

«

A.

La mostelle
Reconnaissable à son barbillon
et à ses nageoires pelviennes
filamenteuses, la mostelle de roche
(Phycis phycis) possède deux
nageoires dorsales et une anale.
Elle est rencontrée par les plongeurs
méditerranéens, dans les failles
ou sous les rochers.
Lieu noir 54
G Ad i d És 55

Lieu noir
N.L.: Polla c hius virons Fam.: Gadidés

industrielle française. 11 se consomme frais (filet, tranche) ou


surgelé, sous le nom de colin.

• DESCRIPTION :Le lieu noir présente une ligne latérale claire et


assez marquée, presque rectiligne. Les jeunes ont parfois un petit
barbillon mentonnier. Le dos est brun verdâtre, le ventre plus clair.
H atteint 1.50 m pour un poids de 10 kg et sa longévité peut dépas-

• HABITAT :C'est une espèce de pleine eau, qui vit en bancs (jusqu'à
200 m de profondeur) et qui s'approche parfois des côtes.
• ALIMENTATION : Le lieu noir se nourrit de petits poissons (sprats,

• REPRODUCTION : La femelle pond jusqu'à 4 millions d'œufs dans des eaux


froides (3 à 10 °C), qui flottent dans les 30 premiers mètres. Leur croissance est

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• PÈCHE COMMERCIALE :Principalement au chalut de pleine eau ou de fond.


Les captures françaises s'élèvent à 20 ou 30 000 t/an, dont la moitié en mer
du Nord.
Merlu
Merluccius merluccius Fam.: Gadidés

Espèce chalutée sur le fond et en pleine eau (15 000 t/an envi-
ron), couramment présente sur le marché, assez recherchée
pour sa chair maigre. Elle est parfois appelée, à tort, « mer-
lan » sur la côte du Languedoc-Roussillon.

• DESCRIPTION : Le merlu a un corps allongé, une grande bouche


munie de dents pointues. Contrairement à la plupart des gadidés, il
ne possède que deux nageoires dorsales et une nageoire anale très
longue. La coloration du dos est gris plus ou moins ardoisé, le ventre
est blanc. Il dépasse parfois 1 m et 10 kg.
• HABITAT : Poisson de fond (principalement jusqu à 300 m de pro-
fondeur) qui remonte la nuit pour chasser.
• Alimentation nourrit de poissons (clupéidés, maque-
MMH reaux), de crustacés et de céphalopodes.
• REPRODUCTION Elle a lieu sur le fond, à une période variant sui-
:
vant la latitude (de décembre à juin en Méditerranée, de février à mai
BEÈ dans le golfe de Gascogne). Une femelle pond jusqu a 300 000 œufs
flottants, qui éclosent environ 6 jours après. Ses larves flottent en
pleine eau, puis les alevins rejoignent le fond, en se rassemblant dans des zones
précises.

" • •

Motelle cinq barbillons


Ciliata mustela Fam.: Gadidés

assez
nome

• DESCRIPTION: La motelle à cinq barbillons (4 sur la mâchoire


supérieure, 1 sous la mandibule) a un corps allongé, de couleur plus
ou moins brune. Elle possède deux nageoires dorsales, la deuxième
beaucoup plus longue. Elle atteint 30 cm. Il existe plusieurs espèces
de motelles, qui se distinguent par le nombre de leurs barbillons.
• HABITAT: Cette motelle est une espèce littorale qui vit sur les
fonds meubles ou rocheux jusqu’à une dizaine de mètres de profon-
Lingue franche
Gadidés

deur. Les jeunes peuvent se rencontrer à marée basse, dans les flaques.
• ALIMENTATION : Elle se nourrit principalement de petits crustacés, mais
également de vers et de mollusques gastéropodes et parfois d algues.
• REPRODUCTION : Elle a lieu à la fin de l’hiver. La femelle pond quelques
dizaines de milliers d’œufs qui flottent en pleine eau, comme le feront par la
suite les larves. La croissance est assez rapide (15 à 14 cm à 1 age de 1 an).


. . ■

Lingue franche
N . L : Molva molva Fam.: Gadidés

Aussi appelé grande lingue, ce poisson de chalut est très


apprécié. On le trouve principalement commercialisé en filet,
sous le nom de julienne. La production française est de
5 000 t/an environ.

• DESCRIPTION : La lingue franche a un corps très allongé, deux


nageoires dorsales, une anale. Le dos et les flancs sont vert-brun
marbré, le ventre blanc jaunâtre. C'est le plus grand des gadidés (2 m
pour un poids de 80 kg). Il existe une espèce proche, plus petite, qui
possède un barbillon mentonnier moins important que celui de la
lingue franche.
• HABITAT: Fonds rocheux jusqu'à 400 m de profondeur. Les
jeunes sont plus côtiers (jusqu'à 50 m de profondeur) pendant les deux pre-
mières années de leur vie.
• ALIMENTATION : Petits gadidés et crustacés.
• REPRODUCTION : C'est un poisson très prolifique qui peut pondre de 5 mil-
lions à plus de 40 millions d'œufs flottant en pleine eau. La reproduction a
lieu dans une zone bien précise, aux alentours de 200 m de profondeur, sur
une bande étroite le long des côtes atlantiques.
Mulet lipp
N.L: Chelon labrosus Fam.: Mugilidés

Les différentes espèces de mulets (ou muges) ne sont pas


considérées (parfois à tort) comme des poissons de grand
intérêt culinaire.
Elles sont par contre assez prisées des pêcheurs à la ligne
pour leur combativité.

• DESCRIPTION : Le mulet lippu a un corps allongé recouvert de


grandes écailles. Sa bouche, sans dents, possède une lèvre supérieure
épaisse, recouverte de tubercules. Il peut mesurer jusqu a 60 cm pour
un poids de plus de 2 kg.
•HABITAT: Très résistant aux variations de salinité, le mulet lippu
vit dans des eaux littorales peu profondes, à 1 embouchure des

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Les jeunes mulets


se déplacent
i bancs compacts.

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Mulet lippu 58
M U G I L I I) É S

rivières, dans les eaux saumâtres où l’on trouve des fonds Le mulet lippu
est la seule espèce

nage en petits groupes. L'hiver, il gagne de nos côtes à


posséder une lèvre
supérieure aussi
Alimentation: Elle est assez
épaisse, par ailleurs
dotée de petits
rieure. Le mulet racle les roches ou le
tubercules
sol pour se nourrir d’algues, de déchets
caractéristiques.
et des petits animaux qui y vivent. Les jeunes

• REPRODUCTION: Le mulet lippu se reproduit a u


pr ntemps en Manche, en juin-juillet dans la A/léditerra- ' ’
nee. Les adultes matures (au minimum 25 cm) se groupent pour
gagner la mer où a lieu la ponte. Les œufs flottent entre deux eaux. Au prin-
temps. les jeunes gagnent la côte où ils cherchent les eaux saumâtres. Ils vivent
en bancs compacts, près de la surface, et se nourrissent beaucoup moins pen-

Autres mulets

La poutargue
La chair du mulet,
assez grasse,
Mugil cephalus.
est peu réputée.
Elle semble plus
Il existe cinq autres espèces de mulets difficilement identifiables, en général ou moins bonne
assez communes et fréquentant les zones dessalées (parfois les sorties d’égouts !). en fonction de
Ils ont le même régime alimentaire que le mulet lippu, leur système digestif étant la période, mais
adapté (une partie de l’estomac épaissie, intestin assez long). Certains peuvent aussi du lieu de
faire des bonds (supérieurs à 1 m) hors de l’eau. pêche: les poissons
récoltés en mer
Liza aurata. sont plus appréciés.
En Provence,
les œufs d'une
espèce précise sont
séchés, puis salés
et commercialisés
sous le nom
de « poutargue ».
Le mulet est surtout
consommé dans
les pays bordant
la Méditerranée.
Athérine (ou Joël)
N.L.: Atherina boyeri Fam.: Athérinidés

Il existe plusieurs espèces d athérines, très proches, por-


tant des noms communs très variables suivant les régions
de France : joël, prêtre, sauclet. Elles sont toutes prisées
pour la friture et se capturent aisément à la ligne le long
des côtes.

• DESCRIPTION : L athérine est un petit poisson (une quinzaine de


centimètres maximum) au corps très allongé. Les deux nageoires dor-
sales sont courtes et espacées, la nageoire caudale est fourchue. Le
dos est gris-vert, une bande argentée parcourt les flancs. Toutes les
athérines sont difficiles à distinguer entre elles.

Les athérines forment


des bancs sédentaires
en particulier dans
les zones abritées.

...............

• HABITAT : Près des côtes, sur


sableux
estuaires, les lagunes saumâtres.
• Alimentation : Elle se nourrit de
plancton (principalement des crustacés), en
fonction de la taille de sa bouche.
• REPRODUCTION : Près des rivages. Les
œufs, d u n diamètre de 1,5 mm, adhèrent
entre eux ou sur un support grâce à des fila-
ments adhésifs. La larve mesure ? a c mm
lors de 1 eclosion, qui a lieu au mois d’avril.
Les jeunes nagent en petits bancs compacts.

Le prêtre
Le prêtre (Atherina presbyter) peut atteindre 20 cm
Son mode de vie est très semblable à celui du joël,
dont il est très difficile de le différencier. Le
meilleur critère d’identification reste la répartition
géographique ! Le joël est très largement dominant
en Méditerranée, le prêtre sur la façade atlantique.
Saint-pierre 60
Z É I d És 61

Orphie (ou Aiguillette)


N.L: Belone belone Fam.: Bélonidés

est peu commercialisée en France (quelques


de tonnes par an). Sa chair est bonne et est utili-
sée pour faire de la soupe de poissons. On peut la capturer
l'été près des côtes à la ligne traînante ou au lancer.

• DESCRIPTION : L’orphie se reconnaît aisément à son corps très


élancé et à son « bec » dont la mâchoire inférieure est plus longue.
Sa principale curiosité est la couleur verdâtre de ses arêtes. Son dos
est bleu-vert sombre, les flancs brillants, le ventre blanchâtre. Elle
peut atteindre 70 cm, pour un poids de 1 kg.
• HABITAT : Poisson de surface qui vit en groupes et s’approche des
côtes. Peut sauter hors de l’eau.
• ALIMENTATION : Petits poissons vivant en bancs.
• REPRODUCTION : Elle a lieu de la fin de l’hiver à la fin du printemps. Les
æufs sont assez gros (3 mm de diamètre) et se collent sur des supports (algues,
roches) grâce à de longs filaments. Les jeunes vivent près des côtes.

Saint-pierre
Zeus fa ber Fam.: Zéidés

C’est au débarquement des chalutiers ou sur Tétai du poissonnier


que vous le rencontrerez le plus souvent. Il fait parfois Thonneur
d’une apparition aux plongeurs sous-marins

• DESCRIPTION: Doré ou argenté, le saint-pierre


ne peut être confondu avec aucun autre poisson.
La tache sombre qui orne chacun de ses flancs
serait - selon la légende - la trace du pouce et de
l’index de l’apôtre Pierre. Sa taille maximale est de
70 cm pour un poids de 8 kg.
• HABITAT: Cette espèce habite principalement
les fonds meubles du plateau continental, y com-
pris au-delà de 100 m de profondeur; elle s’ap-
proche parfois des côtes rocheuses, en été sur-
tout.
• ALIMENTATION: Le saint-pierre se nourrit de xW
poissons, capturés au terme d’une lente approche,
facilitée par son corps aplati. Sa bouche pr t r i , life peut etc: . : r
jusqua la moitié de la longueur du corp,.
• R E P R O D U C T I O N : On sait peu de choses de la reprodu.l i
qui a lieu a u printemps ou en été.

tag tJÎ
; >5|*££

r_z 3te.

La « trace du doigt
de saint Pierre »
est ici bien visible
sur le flanc.

Sanglier
N.L.: Capros aper Fam.: Caproides

dans divers aquariums publics, où i l semble fort bien s’ac-


climater.

• DESCRIPTION : Le sanglier a une forme caractéristique De coîo


ration rose-orangé, plus claire ventralement.

cales brunâtres. Taille: 16 cm.


• H A B I T A T : Le sanglier vit entre
50 et 400 m de profondeur
sur des fonds variés,
meubles ou rocheux.
On rencontre accidentelle-
ment des jeunes, ainsi que
des adultes reproducteurs.
à des profondeurs moindres.
• Alimentation: Ce poisson
se nourrit de petites proies -crusla

bouche protractile, qui a la faculté


s’étendre vers l’avant.
B a 1i s t e 62
B Al i s T i d És 63
• Reproduction: La Au moment
ponte a lieu en été. Les de la parade sexuelle,
œufs et les jeunes larves le mâle du sanglier
flottent en pleine eau s'orne d'une livrée
grâce à une gouttelette striée caractéristique.
d'huile qu'ils contien-
nent. Ensuite, les alevins
se nourrissent de diverses
petites proies plancto-
niques, avant de rejoin-
dre le fond où ils devien-
nent semblables aux
adultes.

W5?

Baliste
N.L: Batistes carolinensis Fam.: Balistidés

Clownesque et volontiers familier, le baliste est un hôte


fréquent des aquariums publics.

• DESCRIPTION: Le baliste commun possède deux nageoires dor-


sales. Le premier rayon de la première peut se redresser et rester
ainsi bloqué grâce à un deuxième rayon faisant gâchette. La colora-
tion est grisâtre. Taille: 40 cm.
• HABITAT : Le baliste se rencontre près des côtes, souvent en petits
groupes, entre 10 et 100 m de profondeur, généralement sur fond
rocheux.
• ALIMENTATION : Ce poisson se nourrit principalement de mol-
lusques et de crustacés capturés sur le fond, et qu'il broie grâce à des
dents robustes.
• REPRODUCTION: En été, la femelle creuse une
sorte de nid dans le sable; c'est là qu'elle dépose ses
œufs et qu'elle les soigne ensuite, tandis f >
que le mâle garde le territoire. Pen- ■ F *' ; / i

■ it
■ .. . . i X

œufs, les poissons sont très


agressifs et peuvent
même mordre les
Epinoche de mer
N.L.: Spina chia spina chia Fam.: G a s t é r o s t é i d é s

Ce poisson curieux se rencontre fréquemment dans les her-


biers à marée basse et peut être capturé au haveneau dans

DESCRIPTION : L'épinoche de mer a une petite bouche à 1 extré-


mité d'un museau tubulaire et un pédoncule caudal très fin. Géné-
ralement brunâtre, plus ou moins tachée de sombre, elle a le ventre
clair. Taille : 20 cm.
• HABITAT : C'est un poisson très côtier, qui ne s'aventure pas au-
delà de 10 m de profondeur. On le rencontre solitaire ou en couple,
\ \\ x ■
principalement dans les herbiers. 11 peut remonter dans les eaux sau-
mâtres des estuaires.

' Ps P X'

... . \

• ALIMENTATION : Cette espèce se nourrit de


petits invertébrés, œufs et larves de poissons.
• REPRODUCTION : Au printemps, le mâle
fabrique un nid constitué de végétaux agglutinés
grâce a une sécrétion rénale. La femelle y pond
ensuite 150 à 200 œufs, qui seront soignés par le
male pendant les 20 jours d'incubation. La crois-
sance des jeunes est très rapide, et la maturité
sexuelle est atteinte à 1 an.

Grossesse paternelle
l'herbier.
Les syngnathidés sont les seuls poissons à
pratiquer une « grossesse paternelle ». le
mâle incubant les œufs sous son abdomen.
Précisons cependant que c’est bien la
femelle qui produit les œufs, et les depose
dans la poche incubatrice du mâle.
Chez les syngnathes, cette poche est formée
de deux replis de peau, qui se soudent pour toute
la durée de la gestation. Les œufs éclosent dans la
Syngnathus sp. poche où les alevins restent encore, bénéficiant d’une
Syngnathe aiguille 64
Syngnathidés 65

Syngnathe aiguille
N.L : Syngnathus acus Fam.: Syngnathidés

Les syngnathes sont fréquents dans les algues et les her-


biers à marée basse ; on peut parfois les apercevoir dans O

• Description : Le syngnathe aiguille a le corps annelé, et possède


des nageoires pectorales, une caudale et une anale réduite. Sa colo-
ration brunâtre est assez variable, plus ou moins marquée de barres
verticales. C'est le plus grand des syngnathes (il atteint 45 cm), mais
il en existe d’autres espèces, dont la classification n est pas très claire,
et la détermination parfois difficile.
• HABITAT : Le syngnathe aiguille fréquente toutes sortes de
milieux, avec une préférence pour les herbiers ou les fonds couverts
d'algues, et supporte les eaux dessalées aux embouchures des rivières. Princi-
palement côtier, il peut cependant vivre à 50 m de profondeur.
• ALIMENTATION : Les syngnathes se nourrissent de proies minuscules
- crustacés en particulier -, capturées au fond ou en pleine eau.
• REPRODUCTION : La reproduction a lieu en été. Les mâles
incubent les œufs dans une poche incubatrice constituée
replis de peau qui se rejoignent ventrale-
ment. La durée d'incubation, variable selon la tem-
pérature, est de 1 ordre de 4 à 5 semaines. A la
naissance, les alevins sont des répliques minia-
tures des adultes; ils montent en surface
pour gober une bulle d'air (nécessaire
pour leur vessie natatoire), puis rejoi-
gnent très vite le fond

forme d’échange nutritif avec les tissus


du pere, jusqu’à ce qu’ils soient
expulsés, une fois complètement A
développés.
Les nérophis présentent un stade
plus primitif, puisque les œufs sont • ■■

simplement collés sous la face


ventrale du mâle, et donnent naissance à AA

des larves minuscules qui se dispersent ensuite en


pleine eau. Nérophis ophidion.
Entélure
N . L : Entelurus aequorus Fam.: Syngnathidés

R e c o n n a i s s a b l e à sa coloration caractéris- \ .
tique, ce s y n g n a t h i d é assez peu f r é q u e n t est l e
p l u s grand d e l a f a m i l l e .

• DESCRIPTION : L'entélure n'a pas de nageoires pcctc


raies ni de nageoire anale, et la caudale, bien que pré-
sente, est vestigiale. Le corps est régulièrement strié de-
lignes verticales blanches à bleutées, et une fine ligne-
brune court du museau à l'arrière de la tête en traversant
l'œil. Les mâles peuvent atteindre 40 cm, les femelles
60 cm.
•HABITAT: Ce poisson fréquente principalement les
fonds couverts d'algues à partir de 5 m de profondeur, mais se ren-
contre parfois jusqu'à 100 m. En été, il est parfois rencontré en
pleine mer, principalement à proximité d'algues flottantes.
• A L I M E N T A T I O N : Il se nourrit principalement de petits crustacés
nageurs (pouvant dépasser 1 cm de
long), parfois aussi d'alevins.
• R E P R O D U C T I O N : Ce poisson est
mature à I age de deux ans. La repro-
duction a lieu en été, une femelle pou-
vant pondre jusqu’à un millier d’œufs,
quelle confie semble-t-il à plusieurs
mâles (qui les incubent dans un rep..
cutané ventral). À la naissance, les ale-
vins se dispersent en pleine eau ; ils ont
alors des nageoires pectorales, qui dispa
raîtront par la suite.

B *
La ligne qui traverse l'œil
est caractéristique
de l’entélure.

Reconnaître les différentes espèces


Espèces Nageoires Corps
Pectorales Caudale Anale

Syngnathes (1) présentes présente réduite annele


Nérophis (2) absentes absente absente lisse
Entélure (3) absentes réduite absente lisse
3
Nérophis 66
Syngnathidés 67

Nérophis
N . L : Nérophis lumbriciformis Fam.: Syngnathidés

nérophis lombricoïde: en forme de ver de terre...

• Description*. Corps cylindrique lisse, sans nageoires pectorales,


anale ni caudale. Le museau est court, et redressé par rapport à taxe
du corps. Coloration brunâtre assez uniforme, parfois très sombre.
Souvent des dessins clairs plus ou moins étendus sur la tête et lavant
du corps. Atteint 15 à 17 cm. Une autre espèce, Nérophis ophidion
(voir photo dans l’encadré p. 65), a le museau droit et vit principale-
ment dans
les herbiers

• Habitat*. Ce poisson vit


à faible profondeur, principalement
cans la zone des marées où il se réfugie sous les pierres couvertes d algues.
• ALIMENTATION : Le nérophis lombricoïde se nourrit de minuscules crus-
tacés qu’il capture sur le fond ou à proximité immédiate.
• REPRODUCTION: Cest en été que Ion peut observer des mâles
portant des æufs collés sous 1 abdomen, généralement alignés en 2 ou
3 rangées.

Le siphonostome
(Syngnathus typhle)
se reconnaît
a son museau
caractéristique.

Syngnathe aiguille.
! existe de nombreuses espèces de « poissons aiguilles » répartis en trois genres:
Syngnathus: outre le syngnathe aiguille (1), on y trouve le
siphonostome (Syngnathus typhle) (2) dont le museau est très
aplati latéralement, et plusieurs especes d’identification difficile.
Nérophis : le nérophis lom bricoïde (Nérophis lumbriciformis) et le nérophis
ophidion (au museau droit) sont les plus courants.
Entelurus: la seule espece, Entelurus aequorus, a le corps zébré de fines barres
Siphonostome.
claires.
B B B Q Hippocampe commun
N.L: Hippocampus hippocampus Fam.: Syngnathidés

C'est malheureusement séchés, vendus dans une boutique


de souvenirs, que vous rencontrerez le plus souvent les
hippocampes... Ils sont en effet très discrets dans la nature.

• DESCRIPTION: L'hippocampe commun possède un museau a


court. Sa coloration est variable, généralement brunâtre a rougeâtre
Taille: 16 cm.
• H A B I T A T : L'hippocampe commun se
rencontre principalement sur des
fonds de sable, en particulier en
présence de détritus orga-
niques tels que des débris
de plantes. 11 vit à faible profondeur,
ne dépassant pas 30 m. Grâce à leur
couleur, leur forme et leur immobilité, les mppo
campes passent souvent inaperçus, même s'ils
L'hippocampe sont relativement abondants.
moucheté • Alimentation : Avec leur museau
(Hippocampus
tubulaire, qui agit comme une pipette, les
ramulosus)
hippocampes peuvent aspirer les proies
r.,;. se différencie de son
minuscules qui font leur ordinaire: petits
cousin par un museau
plus long et, souvent,
organismes de fond ou de pleine eau (planc-
par la présence
ton).
de filaments cutanés. • COMPORTEMENT ; Grâce à leur queue pré-

Sa coloration, sombre hensile, les hippocampes peuvent s'accrocher aux


mouchetée de clair algues ou aux herbes, se balançant au même rythme que
en général, est très leur support en attendant qu'une proie passe à leur portée.
variable: on a vu Lorsqu'ils nagent, c'est en position verticale, la queue enroulée ;
des individus jaune la propulsion est assurée par la petite nageoire dorsale, qui ondule
ou rouge vif! rapidement.
I l atteint 16 cm.

i Un vrai
« PAPA POULE »
Chez les deux espèces d'hippocampes,
r- A»■* ‘ * ! I la reproduction a lieu au printemps
b.. .
*
et en été. Lors de la parade sexuelle,
I-' les deux partenaires nagent côte à côte,
le mâle présentant son ventre à la femelle ;
c’est lui en effet qui incubera les œufs dans
une poche ventrale ! Grâce à une papille
génitale developpee. la femelle peut déposer
ses œufs dans la poche meubatnee du mâle.
Bécasse de mer 68
Syngnathidés 69

Bécasse de mer maw*

N.L. : Macroramphosus scolopax Fam. : Syngnathidés

Rarement présente sur les fonds fréquentés par les plon-


geurs, la bécasse de mer est parfois ramenée par les cha-
lutiers. Curieusement, pour une espèce qui vit à une si
grande profondeur, elle s’adapte aisément en aquarium et

• Description : La bécasse de mer a une silhouette caractéris-


tique, avec sa bouche minuscule à 1 extrémité d un tube et sa robuste
épine dorsale. La coloration est orangée, parfois marbrée selon Lhu- W X.
meur. Taille: 18 cm. BX
• H A B I T A T : Cette espèce habite les fonds sablo-vaseux jusqu a
600 m, mais se rencontre parfois à 25 m de profondeur seulement.
Elle vit plutôt en bancs, qui peuvent être importants. Les jeunes sont péla-
giques, parfois jusqu’à une taille de 10 cm, et ont une coloration à dominante
argentée bien adaptée à la vie en pleine eau.
• Alimentation : C est un poisson carnivore qui se nourrit de petits inver-
tébrés (crustacés en particulier), capturés au fond ou en pleine eau, grâce à sa
bouche tubulaire qui lui permet d aspirer littéralement sa proie, comme avec
une pipette.

-cl» «■sa

Nouveau-né. %...

Au bout de 4 à aSX
5 semaines, le mâle i 5 :
.•; -.•->
.■ t * *
••
accouche, par des
Ë&p ."i

contractions violentes,
de 100 à 200 alevins
■■%
A * parfaitement formés,

minuscules répliques y ■ •”.

de l’adulte.
t
i- 1

M â l e incubant.
J Chapon (ou Rascasse rouge)
N.L: Scorpaena scrofa Fam.: Scorpénidés

Difficile à distinguer en plongée parmi les algues du fond,


ce roi de la bouillabaisse trône en bonne place sur les étals

• DESCRIPTION : Le chapon a une grosse tête massive couverte de


lambeaux cutanés, également présents sous la gorge. De coloration
variable, généralement rosâtre, mais parfois rouge ou même orange-
vif, ce poisson atteint 50 cm.
• HABITAT : Le chapon est un poisson de fond, qui vit essentielle-
ment dans les zones rocheuses. On le trouve à partir de 15 m de pro-
fondeur et parfois jusqu à 500 m.

A
C-
SifcS

S
< — -,

Les différentes rascasses

MISS
1
> »'•♦ > ï ' * ■ •- _>
7 -i" *
' ** . % "WM
gffi Le chapon (Scorpaena La rascasse pustuleuse
scrofa), 50 cm. (Scorpaena notata),
20cm.
;

La rascasse pustuleuse ne possède pas de grands lambeaux cutanés sous l’œil


ou sous la gorge. De coloration rougeâtre, elle a généralement une tache noire
sur la dorsale. Cette espèce vit parmi les rochers, de 10 à 700 m de profondeur.
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Eclatante à la lumière
• Alimentation : Ce poisson chasse à 1 affût les crustacés et poissons qui
du flash, la coloration
font son ordinaire; il a plutôt une activité crépusculaire ou nocturne. rose orangée
• R E P R O D U C T I O N : La reproduction a lieu à la fin du printemps et en été,
du chapon est en fait
les œufs étant pondus sous forme d'une masse gélatineuse. Les larves se fort peu visible dans
développent en pleine eau avant de rejoindre le fond à une taille de 2-3 cm. l'ambiance bleutée
• C A M O U F L A G E : Grâce aux nombreux appendices cutanés qui recouvrent des fonds marins.
la tête et le corps, les rascasses sont très difficiles
à distinguer parmi les algues où elles se tapissent.
La couleur rose ou rouge de certaines n'est pas un
handicap: les radiations rouges étant absorbées
dès 5 m, elles apparaissent sombres sous les sur-
plombs où elles s'abritent.
• D A N G E R : Les épines, principalement celles de r I"G œ
la dorsale, sont venimeuses et occasionnent des 7T
piqûres très douloureuses. Il faut tremper le
membre atteint dans de l'eau très chaude jusqu'à e O*
la disparition de la douleur, puis désinfecter. Iff* * ' -V ■ «
r. I

Les épines
du chapon ........

sont dotées ' ■. i>''-J 'b \ K,-;’4


jéîjljl U*
de canelures.
> h Si vous vous lllllll
' "i ’ piquez, elles iWO
conduisent
le venin de
la base du piquant
;;
(où la glande
La rascasse brune à venin se trouve
(Scorpaena porcus), comprimée)
30cm. à la pointe (c'est-
à-dire dans votre
chair!).
Souvent rencontrée a faible profondeur, la rascasse brune se caractérise par
le lambeau de peau bien développé qui surmonte chaque œil. Elle est généralement
brune, plus ou moins jaunâtre, parfois sombre ou rosée (en particulier en Atlantique).
Grondin perlon
N.L: Trigla lucerna Fam.: Triglidés

Un des grondins les plus communs dans les criées et les


poissonneries. On le rencontre dans les aquariums publics,
où son comportement en fait une espèce attractive.

• DESCRIPTION : Le grondin perlon a une silhouette caractéris-


tique. Les premiers rayons des nageoires pectorales sont libres et lui
permettent de se déplacer. Ces nageoires sont vivement colorées
avec une dominante bleue. Taille: 75 cm. Comme tous les grondins
il peut émettre des grognements (d'oui son nom) grâce à des muscles
agissant sur la vessie gazeuse.

"Si M
$$9?' i

■' :•"> • HABITAT :Le grondin perlon vit jusqu a 300 m sur des fonds de sable et de
• ../a, \ wu graviers, sur lesquels il se déplace « en marchant » à 1 aide de ses nageoires
■M pectorales modifiées. L été, il fréquente les côtes, parfois les estuaires : f hiver,
il vit à une plus grande profondeur.
• Alimentation : Il se nourrit en grande part de petits crustacés de fond et
de poissons, en fouillant le sol avec son museau.
• REPRODUCTION : 11 se reproduit en hiver ou au printemps suivant les
régions. Les œufs et les larves flottent en pleine eau.
Effraye, le grondin
déploie ses « ailes »
aux teintes
contrastées.

IT,' , ' WM

;
Scorpion de mer
Cottidés

Scorpion de mer
N.L.: Enophrys bubalis Fam.: Cottidés

Le scorpion de mer se rencontre principalement dans la


zone des marées ; il mord aussi voracement à la ligne.

• DESCRIPTION : Le scorpion de mer est un poisson massif à grosse


I tète. La coloration est brunâtre, plus ou moins marbrée, avec un A
ventre clair (en période de reproduction, il est jaunâtre chez le mâle,
O '■
I turquoise chez la femelle). Les épines de la tête ne semblent veni-
meuses qu’en période de reproduction. Taille : 25 cm.
• HABITAT : Cette espèce très côtière vit en solitaire, principalement
I dans les milieux rocheux, parmi les algues et dans les herbiers.
Comme les rascasses, elle vit essentiellement posée sur le fond.

Lorsqu'il est inquiété,


• ALIMENTATION : Extrêmement vorace, le scorpion de mer se nourrit de le scorpion de mer
vers, de crustacés et de petits poissons qu'il chasse à l'affût. redresse ses
■ . ■y '

• REPRODUCTION : Au printemps ou à la fin de l'hiver, les œufs sont pon- opercules, armés
dus en amas dans les fentes de rochers. Le mâle les garde pendant environ d'une robuste épine.
6 semaines, jusqu'à l'éclosion. Les larves vivent en pleine eau et ne rejoignent Attention, elle peut
le fond que lorsque leur être saisonnièrement
taille approche 1,5 cm. venimeuse.
Le grondin strié —
NI.: Trigloporus lastoviza Fam.: Triglidés

Ce grondin au museau peu allongé se reconnaît


a la présence de stries verticales sur le corps.
Ses nageoires pectorales, très développées même
pour un grondin, sont ornées de dessins bleus vifs,
visibles lorsque le poisson nage. Il fréquente
les fonds meubles a proximité des zones rocheuses,
entre 20 et 50 m de profondeur. Sa taille maximale 7 •
est de 40 cm.
Baudroie fou Lotte)
N I . : Lophius piscatorius Fam.: Lophiidés

Bien que couramment débarquée dans les criées par les cha-
lutiers, la baudroie est plus connue sous le nom de lotte dans
les poissonneries ,- elle est alors présentée étetée et pelée.

•DESCRIPTION: La baudroie possède un corps aplati, une tête très


large qui mesure la moitié de la longueur du corps. La bouche est très
grande. La première nageoire dorsale est constituée de plusieurs
rayons épineux non reliés entre eux, le premier étant nettement plus
grand. Les nageoires pectorales sont portées par des moignons.

Il

j,.. iffl

• HABITAT : Fonds sableux ou vaseux /*jf/ /


Ce poisson peut
principalement, graviers et roches, pratique-
atteindre 2 m
ment jusqu à 1 000 m de profondeur.
et un poids d e 40 kg.
•Alimentation : La baudroie se nourrit principalement de poissons de
fond (gadidés, poissons plats, gobies, grondins), parfois de crustacés et de cal-
mars. Elle peut s'approcher de sa proie en s'appuyant sur ses pectorales, mais
chasse le plus souvent à l'affût. A demi-enfouie, elle attire les poissons à Laide
1 < du premier rayon mobile de sa nageoire dorsale qui porte, à son extrémité, un
lambeau cutané faisant office de leurre.
• REPRODUCTION : La ponte a lieu en hiver ou au printemps selon les
régions, jusqu'à des profondeurs voisines de 200 m. Les femelles sont matures
vers 35 cm, les mâles vers 50 cm. Les œufs sont pondus en cordons gélatineux

en surface. L'éclosion a lieu au bout de quelques jours; l'alevin mesure 4.5 mm


et flotte au gré des courants. A une taille de 7 mm. les rayons des nageoires se
développent et sont disproportionnés par rapport au corps; ils servent à la flot-
taison. A partir de 5 à 6 cm. les jeunes se métamorphosent pour acquérir une
forme proche de celle de l’adulte et rejoignent le fond.
Lompe
N . L : Cyclopterus lumpus Fam.: Cycloptéridés

Ce curieux poisson, que Ton peut parfois voir dans des


aquariums publics, ne se rencontre pas souvent dans les
criées ou les poissonneries. Sa chair n'est en effet pas
consommée en France, mais ses œufs sont utilisés comme

•DESCRIPTION: Le lompe a un corps massif recouvert de petits


tubercules et parcouru de 4 rangées de tubercules plus grands. Sous
la gorge, les nageoires pelviennes forment un disque adhésif. En >
dehors de la période de reproduction, la coloration habituelle varie 4
du brun au bleu ou au gris, les jeunes sont souvent plus verdâtres. ■—
Le lompe peut dépasser 60 cm.
• HABITAT : Le lompe vit sur des fonds rocheux (de la côte jusqu'à
ôOO m de profondeur), sur lesquels il peut se fixer grâce à un disque
adhésif (modification des nageoires pelviennes). Æ

fe- «

■i.. < - Chez ce jeune lompe,


la premiere nageoire
dorsale n'est pas
encore complètement
transformée en crête
charnue. BBS.

•ALIMENTATION: Elle est principalement


composée de crustacés, mais aussi de vers, mol- Les œufs de lompe
lusques et petits poissons.
• REPRODUCTION: Elle est assez particulière Parfois appelés caviar du pauvre, moins réputés que lui
chez cette espèce. Elle a lieu à la fin de l'hiver (mais aussi beaucoup moins chers 1), les œufs de lompe
et au début du printemps. Les adultes matures sont principalement produits par le Danemark et l’Islande
gagnent les eaux peu profondes du littoral (de (plusieurs centaines de tonnes). Après la pêche
la zone des marées à 70 m de profondeur). Ils (généralement au chalut), les œufs prélevés sur
ont alors les flancs beaucoup plus colorés: tona- les femelles sont conservés dans une saumure. Rincés,
lité rouge-orange pour le mâle, vert-bleu pour ils sont ensuite mélangés à la main avec du sel fin très pur
la femelle. Les œufs sont pondus en paquets que (et des agents conservateurs autorisés). On rajoute parfois
le mâle ventile et surveille jusqu'à I eclosion. du parfum d’anchois et du sucre. Les œufs étant alors gris
Apres la ponte, les femelles regagnent des foncé, on les colore en rouge ou en noir pour les rendre
zones plus profondes. À leclosion, la larve appétissants. Le produit final est considéré comme
mesure 6 mm et flotte en pleine eau. Elle une semi-conserve et doit donc être conservé au froid.
migrera en profondeur l'hiver suivant.
Serran chevrette
N.L.: Serranus cabrilla Fam.: Serranidés

Fréquemment rencontré en plongée, facilement pêché à la


ligne, ce poisson se retrouve parfois chez le poissonnier. On
peut l'utiliser pour confectionner des soupes.

•DESCRIPTION: Le serran chevrette ressemble à un mérou en


miniature. De coloration variable selon 1 age et l'habitat, il a 9 barres
brunes plus ou moins marquées, 3 lignes généralement orangées sur
la joue et, souvent, une ligne longitudinale claire. Taille: 35 cm.
• HABITAT : Le serran chevrette habite les fonds durs (roche, coral-
ligène) et les herbiers, les jeunes étant présents près de la surface,
tandis que les adultes se trouvent jusqu'à 500 m de profondeur.
•ALIMENTATION: Cette espèce vorace consomme des proies
variées : vers, crustacés, céphalopodes et poissons.
• REPRODUCTION : Ce poisson est hermaphrodite synchrone : chaque indi-
vidu est à la fois male et femelle, et peut se comporter comme l'un ou l'autre
selon la circonstance ! La reproduction dure d'avril à juillet.

»w£- ■’

Ifci
enfers

Le serran hépate (Serranus hepatus)


ne dépasse pas 14 cm. Il se reconnaît
à ses nageoires pelviennes noirâtres,
et à la tache noire du milieu
de la dorsale; les bandes brunes
sont également caractéristiques.
Il est moins côtier que les autres
serrans.
Serran écriture 76
Serranidés 77

Serran écriture
N.L.:Serranus scriba Fam.: Serranidés

Curieux, le serran écriture vient volontiers à la rencontre

• Description : Avec sa tête pointue, le serran écriture a une sil-


houette caractéristique. La tache bleue qui orne son ventre et les des-
sins compliqués de la tête (qui lui ont valu son nom) sont eux aussi

• HABITAT î Solitaire et territorial, ce poisson fréquente les herbiers de


posidonies et les fonds rocheux peu profonds, de 0 à 30 m en général. jj|L
C’est à la lisière de ces deux types d'environnements qu'il est le plus |F /
abondant.
• ALIMENTATION: Doté d'une gueule largement fendue, extrême- E9L»a
ment vorace, ce prédateur chasse à vue. 11se nourrit principalement
de poissons et de crustacés, parfois de mollusques.
• REPRODUCTION : Les pontes ont lieu au début de l'été, les deux reproduc- ww ? ■- -
teurs montant en pleine eau. Ce poisson est hermaphrodite et on a pu voir un
même individu agir successivement comme mâle (émettant du sperme), puis
en femelle avec un autre partenaire.

Lorsqu on rencontre
le serran écriture
*
sur fond rocheux,
c'est le plus souvent
à proximité
d'un herbier
de posidonies.

■B

«BMW

3 D Mérou brun
x ■ *■ 'A-.--- 1'

N.L.: Epinephelus marginatus Fam.: Serranidés

Convoité par les chasseurs sous-marins, le mérou brun se


rencontre essentiellement dans les zones sous-marines pro-
tégées (réserves et parcs sous-marins: Banyuls-Cerbère,
Port-Cros, Scandola et Lavezzi en Corse...).

• DESCRIPTION : Le mérou brun est un des plus gros poissons ren-


contrés par les plongeurs. Sa coloration est brunâtre, marquée de
taches blanches, avec un liseré blanc caractéristique aux nageoires
caudale et anale; la livrée des jeunes, marbrée, est très contrastée
tandis que celle des très gros individus devient brun grisâtre plus uni-
forme. Ce poisson, qui vit 40 à 50 ans, peut atteindre 1,50 m pour
un poids dépassant 65 kg.

HABITAT : Ce poisson habite les fonds rocheux tourmentés, où il se réfugie


dans une grotte dont il ne s'éloigne que pour se nourrir. Les jeunes se rencon-
trent souvent à faible profondeur (5 ou 10 m), tandis que les adultes vivent géné-
ralement à plus grande profondeur, pouvant atteindre 200 m pour certains.
• Alimentation : Le mérou brun est un prédateur vorace qui se nourrit de
mollusques (en particulier les pieuvres, dont il est très friand), de crustacés et
de poissons.
• REPRODUCTION : La reproduction a lieu en
été, dans certains sites où les adultes se rassem-
blent. Les pontes proprement dites ne sont que
l'aboutissement d'un long processus social qui fait
intervenir la territorialité des grands mâles, des

fiques qui n apparaissent que dans ce contexte


reproducteur. La ponte a lieu à environ 10 m du

sent en pleine eau où ils se développent jusqu’à


une taille de 2 ou 3 cm, avant de rejoindre les
«9 petits fonds rocheux à Lautomne.
Ba d è c h e
79

Badèche
N.L: Epinephelus costae Fam.: Serranidés

Ce poisson vit principalement dans le Sud de la Méditer-


ranée; les plongeurs peuvent le rencontrer occasionnelle-
ment le long de nos côtes.

I • DESCRIPTION : Assez longiligne, la badèche a une mâchoire infé-


rieure très proéminente. Son corps est marqué de lignes longitudi-
! nales sombres, avec parfois une tache jaune-orangé sur le côté, en
I arrière de l'opercule. Taille : au moins 1 m.
• HABITAT : La badèche se rencontre entre 10 et 100 m de profon-
Ideur, parfois plus, sur des fonds variés: herbiers de posidonies,
rochers, sable. Les jeunes en particulier ont tendance à vivre en

[ • Alimentation : Ce poisson s'attaque aux crustacés, aux céphalopodes et


I aux poissons ; sa mâchoire inférieure proéminente est un caractère de préda-
I teur vorace.
I • REPRODUCTION ; La maturité sexuelle est atteinte à 4 ans ■ le poisson est
i alors femelle, il devient mâle quelques années plus tard. La ponte a lieu en
| été ; il semble quelle soit liée aux phases de la lune.

IBliSiSilIt SB

La vie sociale et amoureuse du mérou


Le mérou brun peut vivre de 40 à 50 ans ; il atteint sa maturité sexuelle à 5 ans. Changeant de sexe avec l’âge,
il est d’abord femelle (entre 5 et 10 ans environ, avec une taille de 40 à 80 cm), puis devient ensuite mâle.
Les mérous adultes, plutôt solitaires et très sédentaires dans leur trou, se regroupent dans les zones favorables,
à quelques dizaines de mètres les uns des autres. La structure de ces populations, apparemment très stable,
évolue pourtant lorsqu’un gros individu chasse un plus petit d’une grotte qu’il convoite; l’individu chassé
recherche alors un autre trou dont il chasse l’occupant éventuel, et ainsi de suite.
Il semble que la reproduction ne puisse avoir lieu (en considérant que les conditions de climat, de température,
etc., sont favorables) que si la population est assez importante (10 à 15 individus au moins).
■—— —
Cernier
N.L: Polyprion americanus Fam.: Polyprionidés

vent se rencontrer en surface, sous les objets flottants. Il est

• DESCRIPTION : Le cernier est un prédateur, avec une bouche bien


fendue et une mâchoire proéminente. Souvent grisâtre, il est généra-
lement marbré, en particulier lorsqu'il est jeune. Ce gros poisson
atteint une longueur de 2 m pour un poids de 70 kg.
• HABITAT : Le cernier vit sur des fonds variés, rocheux ou sableux,
à partir de 50 ou 100 m de profondeur; on La même péché jusqu'à
1 000 m ! Les jeunes sont pélagiques et on les rencontre parfois en
groupes sous les épaves et débris flottants.
• ALIMENTATION : Ce prédateur capture des poissons, des crusta-
cés et des mollusques grâce à sa bouche largement fendue, dotée de dents acé-
rées.
• REPRODUCTION : Ce poisson est hermaphrodite : il change de sexe au cours
de sa vie, chaque individu étant successivement femelle puis mâle. La repro-
duction a lieu de janvier à avril en Méditerranée.

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:
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MMMI
« Poisson de bois »
-a
-‘■ <-' l /s fM Les jeunes cerniers, aisément identifiables à leur coloration sombre marquée de
dessins clairs, sont connus des pêcheurs sous les surnoms de poissons de bois,
. * 'r ’f- f.-n-
vieilles de bois, ou Wreck fishes (poissons d’épave) en anglais. Tout simplement
parce qu’on les rencontre assez
fréquemment sous des épaves
flottantes (bois, algues...) :
un abri bienvenu en pleine
mer, mais aussi un affût idéal
pour surprendre une proie
qui aurait la même idée !
Bar 80
Moronidés 81

B a r (ou Loup)
N.L : Dicentrarchus labrax Fam.: Mo

Le bar est un poisson très recherché pour son intérêt culi-


naire et très apprécié par les pêcheurs au surf-casting et
par les chasseurs sous-marins.

• DESCRIPTION: Le bar est un poisson fusiforme, de couleur gris


argenté, qui atteint une taille de 1 m pour un poids de 10 kg envi-
ron. Les deux nageoires dorsales sont de taille équivalente, la caudale
est légèrement fourchue. 11 possède deux épines sur 1 opercule, et il
faut donc faire attention en le manipulant. Le bar est pêché au cha-
lut ou à la ligne et est très prisé par les pêcheurs sportifs (surf-casting
sur les plages de sable) et par les chasseurs sous-marins.

• HABITAT: Cest un poisson littoral qui préfère les côtes sableuses ou Elevage
rocheuses battues par les vagues. On le rencontre également dans des milieux Les techniques
saumâtres (embouchures des fleuves, étangs salés). 11 est très résistant aux de reproduction et
variations de température et de salinité. d'élevage des
• Alimentation : Assez vorace, le bar se nourrit principalement de pois- larves de bar ont
sons, les jeunes préférant les crustacés. 11chasse à l'affût ou en rôdant. été mises au point
• REPRODUCTION: Elle a lieu en hiver en Méditerranée, au printemps dans dans les années 70.
Aujourd'hui,
f Atlantique, dans les zones rocheuses peu profondes. La larve mesure 3,5 mm
des écloseries
à l'éclosion. Elle nage d'abord le ventre en l'air et prend sa position normale
commerciales sont
quelques jours plus tard. Elle se nourrit de plancton animal dès le quatrième capables de fournir
jour. des alevins à
différentes périodes
de l'année pour
Le bar tacheté approvisionner
les fermes marines
Il existe une espèce très proche, le bar qui en assurent
tacheté (Dicentrarchus punctatus), le grossissement
qui possède des taches noires (en bassins, ou
dans des cages en
sur le haut des flancs.
mer). Il faut environ
Il fréquente les fonds sablo-vaseux
deux ans et demi
et rocheux. Plus petit, il est moins pour produire un
souvent capturé. bar de 350 à 400 g.
Barbier
N.L.: Anthias anthias Fam.: Anthiidés
& 51f ,- ■■ J' 1•
c / \j ï> < Connu des plongeurs qui visitent les épaves profondes en
<.44
Fi
J Méditerranée, le barbier est souvent présenté dans les
aquariums publics.

• Description : Le barbier est de couleur rosée. Chez les mâles,


plus grands que les femelles, les premiers rayons de la nageoire dor-
sale sont très longs, et les pelviennes se développent en palettes
allongées. Taille .- 25 cm.
• HABITAT : Ce poisson vit assez profond, à partir de 30 ou 40 m
en général, sur les fonds rocheux où il stationne à proximité des
grottes sous-marines. 11 réside aussi autour des épaves profondes, for-
•• "
mant parfois de véritables nuages.
• ALIMENTATION : Le barbier se nourrit en pleine eau, captu-
rant un à un des petits animaux planctoniques,
principalement des crustacés.
* Reproduction : Les mâles sont plus
gros que les
* femelles, et leur
allure est un peu
différente. La ponte a
I■ ÿ lieu au printemps.

iglfS
î 9B

Apogon
N.L.: Apogon imberbis Fam.: Apogonidés

Ce représentant d'une famille essentiellement tropicale est


souvent rencontré dans les grottes sous-marines peu pro-
1
FSj J fondes de la Méditerranée.

• DESCRIPTION : L apogon est entièrement rouge-orangé., à l’excep-


tion de son œil noir barré de deux lignes blanches. Il possède deux
nageoires dorsales. En été, on rencontre souvent des mâles à la
bouche incroyablement distendue par les œufs qu’ils incubent.
Taille: 15 cm.
• HABITAT : En été, l apogon habite les anfractuosités et les grottes
sous-marines, souvent très près de la surface. En hiver, par contre, il
descend à 100 ou 200 m de profondeur.
• ALIMENTATION : Le poisson sort la nuit de son abri pour se nour-
•f
| rir de petites proies, crustacés en parti- Z. „
Z fi*
I
culier. VS
*
V.
• Reproduction : Le mode de .v> “’y
V
? S

reproduction est surprenant. 11 fait ■ ■ .r

tout d’abord intervenir une féconda- O-


tion interne de la femelle. Ensuite, le
I mâle récupère la masse des œufs pon-
Idus et les incube dans sa cavité buc-
. 1.
‘ cale, sans se nourrir jusqu'à l'éclosion.
Les larves se développent en pleine eau
Parmi les apogons
qui se regroupent le
jour dans les grottes,
» on peut voir des
F individus à la gorge
distendue. Ce sont
des mâles qui
incubent des œufs.

Liche amie '; r

N . L : Licha amia Fam.: Carangides

Poisson combatif, recherché par les chasseurs sous-marins


et les pêcheurs (a la ligne ou à la traîne, au vif). Sa chair
semble plus appréciée que celle de la sériole.

• DESCRIPTION : La liche amie possède un corps élevé, très com-


primé latéralement, avec une ligne latérale sinueuse très caractéris-
tique. Le dos tire sur le gris argenté à reflets verdâtres ou bleuâtres,
les flancs et le ventre sont argentés. Elle peut atteindre 2 m pour un
poids de 45 kg. La liche glauque (Trachynotus ovatus), espèce très
proche, se distingue de la précédente par la présence de 4 à 6 taches
sombres sur la ligne latérale.
• H A B I T A T : Ce poisson de pleine eau fréquente les zones chaudes
de haute mer. Il vit en bancs plus ou moins importants et s'approche parfois
des côtes. C'est un excellent nageur qui effectue des migrations.
| • A L I M E N T A T I O N : C'est un carnivore vorace qui se nourrit principalement
de poissons grégaires en pleine mer (sardines, anchois,
maquereaux).
• Reproduction: Elle
a lieu au printemps
et en été, près
des côtes.
Sériole
? N I . : Seriola dumerili Fam.: C a r a n g i d é s
as
Plus courante que l'espèce précédente, la sériole est égale-
ment très convoitée des chasseurs sous-marins et des
pêcheurs.

• DESCRIPTION : La sériole a un corps plus allongé et moins trapu


que la liche avec laquelle elle est parfois confondue. Sa ligne latérale
est peu sinueuse. Le dos est gris ou bleu argenté, les flancs et le ventre
plus clairs. Les jeunes ont une coloration de fond jaunâtre, barrée de
bandes verticales sombres. La sériole peut atteindre 2 m pour un
poids de 80 kg.
Bkl • HABITAT: La sériole fréquente les eaux côtières, en petits bancs.
Bonne nageuse, elle vit également en pleine eau, plus au large, au-
dessus de fonds rocheux. Les alevins vivent souvent sous des
méduses, protégés par leurs tentacules, ou sous des objets flottants.
• ALIMENTATION : Elle est composée de petits poissons, de crustacés et de
seiches. Il est probable que les jeunes peuvent se nourrir des méduses qui les
abritent.
• REPRODUCTION : La sériole se reproduit au printemps et en été, selon les
régions (au mois de juin, en Corse).

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Chinchard commun
C A R AN G I D É S

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Z.'
Chinchard commun
Trachurus trachurus Fam.: C a r a n g i d é s

Poisson couramment présent dans les criées, qui possède


une chair sèche assez peu consommée en France, mais
appréciée en Afrique du Nord.

• DESCRIPTION : Le chinchard commun a un corps élancé, profilé


pour la nage. 11 possède une latérale principale qui s'infléchit
vers le milieu du corps, et qui est recouverte de grandes écailles
caractéristiques. Il a également une seconde ligne latérale, qui se ter- HE
mine à la fin de la deuxième nageoire dorsale et qui n'est pas recou- W f
verte des mêmes écailles. On peut ainsi le distinguer du chinchard à B ?
queue jaune (Trachurus mediterraneus), espèce proche qui ne se ren- HHLm
contre qu'en Atlantique et en Méditerrané, et qui vit plus près des
cotes, parfois dans les estuaires.
•HABITAT: Le chinchard commun est un poisson de
pleine eau mais qui peut vivre près du fond. Il migre vers
la cote l'été, retourne au large l'hiver, où il descend jusqu'à
500 m. C'est un très bon nageur qui se déplace en bancs.
• ALIMENTATION : Les jeunes mangent des petits crusta-
cés et des petits poissons, les adultes se nourrissent en plus
de céphalopodes.
• REPRODUCTION : Elle a lieu du printemps à l'été. La femelle pond
quelques milliers d'œufs d'un diamètre de 0,8 mm qui vont flotter parmi le
plancton. A l'éclosion, la larve mesure 2,5 mm. Elle vit, ainsi que les alevins,
en petits groupes d'une dizaine d'individus à l'abri sous des méduses. Ils sont
ainsi protégés de leurs ennemis par les filaments urticants de ces dernières.

\ SS

_ _ _ _C omparaisonChinchard commun-Chinchard à queue jaune


Espèces 2e ligne latérale Tache opercule Nageoire pectorale

Chinchard jusqu’à la fin arrondie dépasse la courbure


commun de la 2e dorsale de la ligne latérale Chinchard commun

Chinchard jusqu’au début allongée ne la dépasse pas


à queue jaune de la 2e dorsale
Chinchard à queue jaune
Daurade royale _______
N I . : Sparus aurata Fam.: Sparidés

Excellent poisson, à chair fine, recherché par les chasseurs


sous-marins et les pêcheurs amateurs. On la trouve assez
souvent dans les aquariums publics. Divers autres poissons
iB
tgfSs-:
sont vendus sous le nom de daurade (ou dorade), ce qui
Ws entraîne des confusions avec cette espèce noble.
ggt? u®
■M
• DESCRIPTION : La daurade royale a un corps trapu, comprimé laté-
ralement. Elle possède une tache noire au début de la ligne latérale et
ftliâ
ffigC® •': une bande dorée entre les yeux (visible surtout sur des animaux
MiW®
»* vivants ou fraîchement pêchés). Ces deux caractéristiques doivent évi-
If h®
_ __ ter de la confondre avec d autres espèces qui portent
Mi « _________________des noms voisins (dorade rose, dorade
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SiSHSlI Pêche amateur r
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La daurade se wx ;? sa ; ™-.tà-uete
pêche à la ligne, W'
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du bord ou en }
'ÎÉÿv ff bateau, avec 5W ®fe JBi
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une canne assez iiE.
C|gÿ" ® robuste. Les appâts
les plus utilisés
sont les couteaux,
les crabes, les vers
ou les morceaux
de seiche. grise notamment) et avec des gros sars. Elle ne dépasse que rarement 70 cm.
Sur les côtes • HABITAT : La daurade est un poisson côtier qui vit à faible profondeur à proxi-
du Languedoc, mité de zones rocheuses. C est une espèce qui vit en solitaire ou en petits groupes.
on les pêche
Elle peut supporter d'importantes variations de salinité, mais est assez sensible aux
traditionnellement
basses températures. Les jeunes pénètrent au printemps dans les étangs côtiers
à l'automne,
salés et regagnent la mer en automne.
lorsqu'elles quittent
les lagunes côtières
pour rejoindre
la mer. Lors des Pêche et élevage
premiers coups de
froid, on voit ainsi La daurade est un poisson recherché, qui a une valeur commerciale non négligeable.
des centaines de Elle est habituellement pêchée au chalut de pleine eau, et la production est peu
pêcheurs se masser importante (200 à 400 tonnes par an). Depuis quelques années, des recherches
en rangs serrés ont été entreprises pour la produire en captivité. Grâce à différentes techniques
le long des graus
(utilisation de la lumière et de la température), la ponte peut être étalée une grande
(communications
partie de l’année (au lieu des quelques mois de la période naturelle). Elle est
entre les étangs
salés et la mer),
provoquée par injection d’hormones. La faible dimension de la bouche de la larve
ce qui cause parfois nécessite des élevages annexes de petites proies planctoniques vivantes. L’élevage
quelque tension, et peut s’effectuer en bassins, à terre, ou en cages, en mer. La production française
des emmêlements est à l’heure actuelle encore très faible. Quelques pays du pourtour méditerranéen
mémorables ! se sont également lancés dans la production de daurades d’élevage.
4'-
V<
À
à

• Alimentation : Elle est principe- I


lenient constituée de crustacés et de
mollusques de fond. La forte denture
de la daurade lui permet de broyer
aisément carapaces et coquilles. f ,
;

• Reproduction : Sa sexualité est V- '


particulière : d’abord mâle, elle L
i- ’
■ ./s ■ „ .-:
devient femelle vers I age de trois ans . ' : ' . ' ï . ' ' . '

Très côtières,
(les poissons qui changent de sexe au cours de leur vie sont appelés hermaphro-
les jeunes daurades
dites; cette particularité ne concerne qu'assez peu d espèces). La reproduction a
se rencontrent
lieu en novembre-décembre en Méditerranée, au printemps en Atlantique. La par exemple dans
ponte a lieu sur des fonds de 30 à 50 m, les œufs et les larves sont planctoniques. l e s herbiers littoraux.

N.L.: Sparus pagrus Fam.: Sparidés

Assez rarement vu en plongée, ce poisson, apprécié pour sa


chair, est pêché par les chalutiers.

• DESCRIPTION : Le pagre a une coloration plus ou moins rosée, en


particulier sur le dos, parfois ornée de points bleus. 11se reconnaît à
son front busqué et à sa nageoire caudale échancrée, dont les pointes
sont bordées de blanc bleuté, bien visible sur le poisson vivant.
Taille : 75 cm pour un poids de 10 kg.
• HABITAT : Le pagre fréquente des fonds variés, généralement près
des rochers ; présent à partir de 10 à 20 m de profondeur en été (les
jeunes sont parfois plus littoraux dans des zones riches en algues), il _____
se trouve beaucoup plus en profondeur en hiver (jusqu à 200 m).
• ALIMENTATION : Ce poisson consomme essentiellement des crustacés, des
\ ° h’"
mollusques et des poissons, ainsi que des algues.
• REPRODUCTION : Les pontes ont lieu du printemps à l'été. Les œufs de
1 mm de diamètre sont émis et se développent en pleine eau.
Les jeunes se rapprochent des côtes lorsqu'ils atteignent 1,5 cm de longueur.

■ I ..
7
Canthare (ou Griset)
N.L : Spondyliosoma cantharus Fam.: Sparidés

I Vendu sous le nom de dorade grise, ce poisson est capturé


par les chalutiers (1 OOO à 2 000 t/an), mais aussi par les
pêcheurs à la ligne.

•DESCRIPTION: La canthare a u n corps élevé avec u n e bouche


assez pointue. Les lignes jaunâtres sont plus ou moins visibles. Chez
les gros individus (mâles), u n e bosse se développe sur la nuque, et le
corps se couvre de lignes bleutées. Taille: 50 cm.
• HABITAT : De tendance grégaire, la canthare vit sur des fonds meubles
ou rocheux, généralement assez profonds (50 à 100 m), bien qu elle puisse
se rapprocher des côtes en été. Les jeunes sont plus littoraux.

Alimentation : Cette espèce se nourrit de vers, de mollusques, de crus-


tacés, de poissons et d'algues.
• REPRODUCTION : Chaque individu est d'abord femelle, puis mâle (à partir
de 30 à 35 cm). La ponte a lieu au printemps ou au début de l'été, dans
une cuvette creusée dans le sable. Les œufs sont surveillés par le mâle pendant
9 jours, jusqu'à l'éclosion. La larve vit en pleine eau pendant deux mois
environ.

Reconnaître les différents pageots


Pageot commun : front droit et museau pointu ; coloration rosée.

Pageot rose (Pagellus bogaraveo), aussi nommé dorade rose: gros œil, tache noire
derrière la tête, peu visible chez le jeune, par ailleurs moins rosé que l'adulte.

Pageot acarné (Pagellus acarne): museau busqué, tache noire, parfois rougeâtre,
à l’aisselle des pectorales.
«
Pageot commun 88
S PA RI D ÉS 89

Pageot commun
N . L : Pagellus erythrinus Fam.: S p a r i d é s AP 1 1

par les plongeurs ; ce sont par contre des poissons fréquemment


pochés par les chalutiers et présents à Fêtai des poissonniers.

• DESCRIPTION : Le pageot commun se caractérise par un profil


frontal rectiligne et un museau pointu. De coloration rosée, il a sou-
vent des petits points bleus. Le bord postérieur de l'opercule, de
même que l'aisselle des pectorales, sont généralement marqués de
brun-rouge. Taille.- 50 cm.

• HABITAT : Le pageot commun est, comme ses proches cousins, un poisson


grégaire, semi-pélagique (c'est-à-dire qu'il vit en pleine eau, quelques mètres au-
dessus du fond). 11se trouve principalement entre 15 et 30 m de profondeur en
été, beaucoup plus en hiver. Les jeunes peuvent être plus littoraux.
•ALIMENTATION: Cette espèce se nourrit principalement sur le fond,
consommant des petits poissons et divers invertébrés. Les autres pageots cap-
turent aussi des proies en pleine eau.
• REPRODUCTION: Le pageot commun est hermaphrodite.- d'abord femelle,
il devient mâle à l'âge de 3 ans ; les pontes ont lieu de la fin du printemps à
l'été, et les œufs se développent en pleine eau. Les deux autres pageots, eux
aussi hermaphrodites, sont, à l'inverse, d'abord mâles puis femelles.

Pagellus acarne.

Pagellus bogaraveo.

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V A ,

-JM»
. idi
H Oblade
N.L.: Oblada melanura Fam.: Sparidés

", Souvent rencontrée par les plongeurs ou chasseurs sous-


{ J x marins, Toblade se pêche à la ligne sur les côtes rocheuses.
V

\ • DESCRIPTION : Uoblade se reconnaît aisément grâce à son gros œil


< Vv et à la tache noire du pédoncule caudal, bordée de blanc en avant et
en arr re
- De coloration gris bleuté, argentée sur les flancs, elle a sou-
vent des lignes longitudinales sombres. Taille: 25 cm.
• HABITAT : Ce poisson est littoral en été : il vit en bancs en pleine
eau, à quelques mètres du bord, et jusque dans la zone du ressac pour
Ds jeunes. En hiver, il reste dans des milieux rocheux ou des herbiers,
:
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CjBL I niais il peut se déplacer vers des fonds plus importants.
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• ALIMENTATION : L'oblade se nourrit en pleine eau et sur le fond,


consommant des invertébrés variés ainsi que des algues.
SI • REPRODUCTION : Les pontes ont lieu en pleine eau, du printemps au début
de Eété. Les œufs et larves se développent en pleine mer.
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en pleine eau. ■
Sar commun 90
S PARi dÉs 91

Sar commun
N.L.: Diplodus sargus Fam.: Sparidés

Fréquemment rencontré en plongée, le sar commun est


une des cibles favorites du chasseur sous-marin en Médi-
terranée.

• DESCRIPTION Le sar commun est gris argenté, avec un ventre


:
plus clair : des lignes verticales sombres marquent plus ou moins les
flancs. La tache noire du pédoncule caudal est en forme de selle. La
membrane operculaire est noirâtre. Les gros individus atteignent
40 cm.
• HABITAT : Le sar commun est une espèce côtière qui fréquente les
fonds rocheux, de la surface à 20 m environ, mais s'aventure aussi
dans les lagunes littorales pendant l'été. Cette espèce a une ten-
1
dance grégaire, bien que les gros individus soient plutôt solitaires.
• Alimentation : Sa bouche robuste, armée de solides molaires, lui permet
de broyer la coquille des mollusques, des crustacés et même des oursins.
• Reproduction : La ponte a lieu au printemps en Méditerranée. Les œufs,
flottants, se dispersent en pleine eau.

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en bancs importants,
mais sont souvent
solitaires.
Ils se cachent
'JB près du fond.
11
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] Sar à museau pointu
N.L: Diplodus puntazzo Fam.: S p a r i d é s

Que ce soit en plongée, à la pêche ou à Fêtai des poisson-


niers, le sar à museau pointu n'est jamais abondant.

Le sar à museau pointu se différencie du sar com-


• DESCRIPTION :
mun, de coloration assez proche, par sa bouche pointue dont les inci-
sives sont orientées vers Lavant; de plus, la tache qui marque le
pédoncule caudal l'entoure totalement. Taille : 45 cm.
• HABITAT : Ce poisson côtier vit sur les fonds rocheux et sur le bord
des herbiers de posidonies, s'aventurant jusqu'à 50 m de profondeur.
11est généralement solitaire, sauf pour les petits individus.
•ALIMENTATION: Le sar à museau pointu mange surtout des
algues qu'il racle ou arrache avec ses dents spatulées et les petits
invertébrés qui s'y trouvent, s'attaquant occasionnellement à des
proies un peu plus grosses.
• REPRODUCTION : Cette espèce se reproduit en septembre-octobre et pond
des œufs qui flottent grâce à une gouttelette d'huile et sont dispersés par les
courants. Six mois plus tard, les jeunes mesurent environ 5 cm et se regrou-
pent dans les eaux littorales.

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Sar à tête noire 92
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Sar à tête noire


N.L.: Diplodus vulgaris Fam.: Sparidés

Le sar à tête noire est une rencontre habituelle du plongeur


en Méditerranée ; il est aussi fréquemment pêché à la ligne.

• DESCRIPTION : Le sar à tête noire doit son nom à la large bande


noire de la nuque, la tête ayant quant à elle des reflets bleutés. Les
flancs, gris argenté, sont striés de lignes jaunes plus ou moins visibles,
et une tache noire entoure le pédoncule caudal. Taille : 30 cm.
•HABITAT: Présent jusqu'à une vingtaine de mètres de profondeur,
ce poisson préfère le littoral rocheux couvert d'algues, s'aventurant
parfois sur les herbiers. Si les gros individus sont souvent solitaires, les
jeunes se rencontrent généralement en groupes, parfois avec d'autres
espèces de sars.
• Alimentation : Cette espèce se nourrit de petites proies .- vers,
crustacés, mollusques (dont il peut aisément briser la coquille grâce à de
robustes molaires).
• REPRODUCTION : Les pontes ont lieu en octobre. Les œufs sont flottants, et
les alevins vivent en pleine eau jusqu'à la taille de 1 ou 2 cm.
[Link] iWfitfjfr LU.

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comptent parmi
l e s poissons
l e s plus typiques
des fonds côtiers
méditerranéens.

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< 4 . % ‘
Sparaillon

• DESCRIPTION : Le sparaillon est généralement argenté, avec une


tache noire sur le pédoncule caudal, et des nageoires pelviennes
jaunes. Selon son humeur, il peut devenir entièrement marbré (s'il
est effrayé) ou porter des barres verticales sombres. Taille : 18 cm.
• HABITAT : Relativement grégaire, le sparaillon vit peu profond, sou-
vent dans les 10 premiers mètres, fréquentant les herbiers de posidonies
I et les zones proches, en particulier sur les rochers. Il peut s'aventurer
J dans les lagunes littorales et les tout jeunes individus peuvent se ren-
contrer dans les ports.
ALIMENTATION : Cette espèce carnivore consomme en particulier des
petits crustacés, des vers et des mol-
:« I lusques qu elle capture sur le fond.
F ? • Reproduction : Le sparaillon
S se reproduit d avril à juin. Les œufs
? sont flottants, et les alevins se déve-
loppent en pleine mer jusqu'à la
B taille de 15 à 30 mm.

Marbré
"J N.L.: Lithognathus mormyrus

Ce poisson à la chair estimée se rencontre en plongée sur


les fonds de sable ; il est capturé par les chalutiers et les
petits pêcheurs.

• Description : La silhouette du marbré est caractéristique avec


son museau pointu et sa bouche ouvrant vers le bas. La partie supé-
rieure des flancs est marquée de lignes brunes., comme par un gril.
Taille : 50 cm.
Saupe
S PARIDÉS

;
• HABITAT : Le marbré habite essentiellement les fonds de sable où il vit en bancs
parfois importants. Il se trouve principalement dans les 20 premiers mètres, et peut
I remonter dans les estuaires et les lagunes côtières.
I • A L I M E N T A T I O N : Ce poisson se nourrit en fouillant le sable à la recherche
de crustacés, bivalves ou échinodermes, qu’il broie grâce aux solides molaires
qui tapissent sa cavité buccale.
: • R E P R O D U C T I O N : Le marbré est hermaphrodite, chaque individu passant
par une phase mâle, puis femelle; les femelles sont plus grosses que les mâles.
I Les pontes ont lieu au début de Lété en Méditerranée.

iSaupe
N.L.: Salpa salpa Fam.: Sparidés

La saupe est une vision fréquente dans les eaux méditer-


ranéennes, y compris dans les ports où les jeunes sont inté-
ressants à pêcher à la ligne.

• DESCRIPTION La coloration de la saupe est caractéristique, avec


:

; ses fines lignes jaunes longitudinales toujours bien marquées. Selon

l i a g e , la couleur de fond varie du beige argenté (jeunes) au gris


bleuté. Taille : 40 cm.
; • HABITAT: La saupe habite les côtes rocheuses et les herbiers de
posidonies où elle se déplace en bancs compacts, constitués d'indivi-
I d u s de même taille. Les jeunes restent en surface, tandis que les
I adultes peuvent s'aventurer jusqu'à 15 m de profondeur.
I • ALIMENTATION : Ce poisson est herbivore et arrache les algues du fond,
I ainsi que les petits invertébrés qui s'y trouvent.
• REPRODUCTION : Les saupes changent de sexe au cours de leur vie :
[ matures à 3 ans, elles sont d'abord mâles, puis deviennent femelles à l'âge de
4 ans. La ponte a lieu au début de l'automne en Méditerranée.

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iBâ©ÿ
N.L: Boops boops

Les bogues, dont les bancs sont souvent rencontrés par les
plongeurs, font partie des poissons parfo
pêcheurs professionnels,
valeur marchande.

• DESCRIPTION : La bogue a un corps très fusiforme pour un spa-


ridé. Son gros œil et ses écailles bien visibles, ainsi que les quelques
lignes longitudinales sombres sur les flancs argentés, permettent de
la distinguer des autres poissons longilignes de pleine eau. Taille:
30 cm.
•HABITAT: Ce poisson, surtout littoral, se rencontre du bord à
» dM 150 m de profondeur selon les saisons ; de même déplacer
- en bancs assez lâches - du fond à la surface, selon la température
de beau en particulier.

• ALIMENTATION : La bogue se nourrit sur le fond, consommant


à la fois des petits invertébrés, des éponges ou des algues, mais peut
aussi manger du plancton en pleine eau, chez les jeunes principa-
lement.
• REPRODUCTION : Les œufs, flottants, sont pondus en mai-juin.
< SÇ J

1 Cest une espèce hermaphrodite, le stade mâle succédant au stade


.1 '
femelle.
■■

La bogue fait partie


des sparidés qui
MeNDOLE, GEREE OU PICAREL ?
Les spécialistes reconnaissent trois espèces proches, dont l’identification est rendue
difficile par la variabilité de la forme et de la couleur au sein de chacune
(liée en particulier à l’âge, au changement de sexe et à l’activité reproductrice).
Le gerle (Spicara flexuosa), très semblable à la mendole, est un peu plus longiligne
Mendole 96
Centracanthidés 97

Mendole
N.L: Spicara maena Fam.: Centracanthidés

Les mendoles et picarels se rencontrent en bancs impor-


tants lorsqu’on plonge sur les fonds meubles ou à proxi-
mité des herbiers. Parfois pêchés a la ligne, ils ont une
valeur culinaire a peu près nulle. s

• DESCRIPTION : La mendole a une bouche pointue et protractile,


pouvant s’étendre en tube vers Lavant. Les jeunes et les femelles sont
gris bleuté sur le dos, argentés sur les flancs. Les mâles, au corps plus
élevé avec une légère bosse en arrière des yeux, ont le corps couvert
de vermicules d'un bleu soutenu. Taille : 25 cm.
• HABITAT: La mendole vit généralement en pleine eau au-dessus
des herbiers ou à proximité des fonds rocheux. Bien qu'elle puisse se
trouver jusqu'à 200 m de profondeur en hiver, elle est littorale en été, venant
en particulier passer la nuit à quelques mètres seulement de la surface.
• Alimentation : Les mendoles s'alimentent sur le fond et eau
mangeant des crustacés et divers petits invertébrés.
• Reproduction : Les centracanthidés sont hermaphrodites, passant
d'abord par une phase femelle peu colorée, avant de se transformer en mâles
avec une coloration très brillante. La mendole se reproduit en été. Les mâles
se regroupent dans une zone sablonneuse entre 10 et 20 mètres de profon-
deur. Là, chacun creuse une cuvette dans le sable et parade avec ses couleurs
les plus brillantes pour attirer les femelles. C'est dans ce nid que les œufs sont
déposés, agglutinés au milieu de la cuvette, puis sont ventilés et défendus par
le mâle jusqu'à l'éclosion. Les larves se développent ensuite en pleine eau.

ISii

et possède une nageoire dorsale plus élevée ; les mâles


s’ornent de lignes bleues ondulées. Le picarel (Spicara ■ ' .<

smarts) est nettement plus fuselé, et assez facile ■ ■

a reconnaître.
Chez ces trois poissons, les mâles ont le corps notablement ......

plus élevé que les femelles.


Gerle (Spicara flexuosa).
Castagnole
N.L. : Chromis ch romis Fam.: Pomacentridés

Sans doute Fun des poissons les plus caractéristiques des


fonds rocheux méditerranéens, la castagnole est une espèce
familière aux plongeurs et chasseurs sous-marins.

• DESCRIPTION : La queue en ciseaux de la castagnole lui a valu


son surnom d'hirondelle de mer. Elle est d'un brun violacé caracté-
ristique, avec de grandes écailles bien visibles. En plongée, elle appa-
raît noire lorsqu'on la voit de loin. Taille: 12 cm.
•HABITAT: La castagnole se rencontre en pleine eau, quelques
mètres au-dessus de fonds rocheux ou d'herbiers de posidonies, entre
la surface et 15 à 25 m de profondeur. Elle se rassemble en bancs par-
fois gigantesques, qui restent en général stationnaires, les
,, poissons se cachant dans les anfractuosités du fond
au moindre danger,- ces rapides déplace-
ments d'ensemble, qui font onduler le
banc comme de grandes vagues, sont
captivants à observer. En hiver, les
castagnoles passent le plus clair de
s : leur temps cachées dans des trous, et
peuvent descendre plus profond.
• Alimentation : Cette espèce se nourrit
essentiellement en pleine eau, gobant les petits ani-
maux planctoniques, crustacés en particulier.
Les toutes jeunes
• REPRODUCTION : Pendant la période de ponte, c'est-à-dire
castagnoles ont
la plus grande partie de l'été, les mâles se rassemblent dans certaines zones
la partie antérieure
du corps couverte
favorables pour y établir des territoires. Au centre du territoire, qui ne
de lignes d'un bleu
dépasse pas quelques dizaines de centimètres de diamètre, le mâle nettoie
brillant une petite surface rocheuse où les œufs seront pondus.
Elles les perdent Les parades destinées à attirer les femelles font intervenir une sorte de nage
en chandelle, suivie de frétillements lorsque l'une d'entre elles s'approche.
Le mâle passe ensuite périodiquement sur les œufs adhésifs pour les fécon-
der, tandis que la femelle les dépose. L'éclosion a lieu au bout de quelques
jours, et les larves se développent en pleine eau pendant 3 à 4 semaines.
Lorsque les alevins approchent la
a taille de 1 cm, ils se métamorpho-

pigmente entièrement e n brun


sombre, ainsi que la queue : appa-
raissent aussi des lignes d’un bleu
iridescent qui couvrent une grande

vins se regroupent à l’entrée d’an-


fractuosités où ils se réfugient à la
moindre inquiétude. En grandis-
sant, ils perdent petit à petit leur
coloration bleue.

IM!
Corb 98
SCIAENIDÉS 99

Corb
N.L: Sciaena umbra Fam.: Sciaenidés

Très convoité par les chasseurs sous-marins, le corb est


devenu rare en de nombreux endroits.

• DESCRIPTION: Le corb possède 2 nageoires dorsales. Il a une


coloration typique, brunâtre à reflets bronze, plus claire ventrale-
ment. Les nageoires pelviennes et anale, sombres, ont le premier
rayon épineux blanc. Taille : 75 cm.
• HABITAT : Le corb est généralement rencontré en petits groupes à
[entrée de grottes sous-marines ou dans les empilements de blocs
des jetées, ainsi que dans les herbiers de posidonies. Il se cantonne le
plus souvent entre 10 et 30 m de profondeur en été, mais peut être
rencontré occasionnellement jusqu'à 180 m.
• ALIMENTATION : Ce poisson carnivore s'alimente surtout la nuit, chassant
des poissons, des crustacés et des mollusques.

Mi
HHHHnB

Les tout jeunes curbs,


entièrement brun
bronzé, ont des
nageoires beaucoup
plus allongées
que les adultes

• Reproduction:
Le corb se reproduit du
printemps à l'été dans
les eaux méditerra-
néennes, en zone
côtière. Les œufs sont
planctoniques et les
larves se développent *
en pleine eau. Lors-
qu'ils rejoignent le
fond, les juvéniles ont
des nageoires nette-
ment plus développées
que les adultes.
0m brine
N.L.: Umbrina cirrosa Fam.: S c i a e n i d é s

Ce poisson à la chair très appréciée, parfois présent à l’étal


des poissonniers, est occasionnellement pêché par les ama-
teurs.

•Description: L’ombrine a une coloration caractéristique, plus


ou moins argentée avec des lignes jaunâtres obliques, remontant vers
r arrière. Elle possède 2 nageoires dorsales et un court barbillon men-
tonnier. Taille : 1 m.

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Les ombrines
possèdent un court
barbillon sous
l e menton. •HABITAT: Cette espèce littorale, qui fréquente surtout les fonds meubles
(sable, vase), mais parfois aussi les rochers, est assez solitaire. Les jeunes peu-
llliïïc Jll vent remonter dans les eaux dessalées des estuaires.
Carnivore, l’ombrine se nourrit sur le fond, parfois en
ÜK •ALIMENTATION:
fouillant le sable, et consomme divers invertébrés (crustacés, vers et mol-
lusques).
• REPRODUCTION : En Méditerranée, la reproduction a lieu en juin. Les
œufs mesurent environ 1 mm; ils se développent en pleine eau.

L’ombrine du large
La forme de l’ombrine du large (Umbrina
canariensis) évoque plutôt le corb,
mais elle possède un court barbillon
mentonnier.
Sa coloration lui vaut d’être également
nommée ombrine bronze. Elle vit à
proximité des fonds meubles où elle
se nourrit, le plus souvent entre 50
et 300 m de profondeur.
Sa taille peut dépasser 60 cm.
de roche 100
M u Ll i d És 101

Rouget de roche
N.L: Mullus surmuletus Fam.: Mullidés
Mil lia
m
IM
Ce n’est que chez le poissonnier que vous rencontrerez des
rougets vraiment rouges,- en plongée, ils vous montreront
des colorations moins brillantes.

• DESCRIPTION Le rouget de roche (ou rouget surmulet) possède deux


:
barbillons mentonniers. Son front est nettement oblique, et sa première
nageoire dorsale est marquée de bandes colorées, jaunes ou brunes. Sa
coloration varie selon 1age et Lhabitat : claire avec une ligne brune chez
les jeunes sur le sable, plus sombre et marbrée sur fonds rocheux, rou-
geâtre chez les adultes vivant en profondeur. Taille : 40 cm.
• HABITAT : Le rouget de roche se trouve sur les fonds rocheux, les
herbiers, les fonds coquilliers ou de graviers. Les jeunes fréquentent
en grand nombre les taches de sable peu profondes, les adultes pou-
vant vivre jusqu a 100 m de profondeur. Le rouget de vase
• ALIMENTATION : Grâce à ses barbillons sensitifs, le rouget détecte ses (Mullus barbatus)
proies (crustacés, vers...) avant de les capturer, parfois en fouillant le sable. se distingue du
rouget de roche par
son front nettement
plus busqué, et
par une première
nageoire dorsale
transparente
“ .i. (première dorsale
marquée de bandes
colorées chez le
précédent). Il vit
uniquement sur
fond vaseux, surtout
• REPRODUCTION : La ponte semble avoir lieu en profondeur vers la fin du entre 100 et 300 m,
printemps. Les alevins se développent en pleine eau jusqu a une taille de et atteint 25 cm.
1 ordre de 4 cm ; ils ont alors une coloration argentée à reflets
bleutés, comme les sardines.

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... Après leur vie larvaire


en pleine mer,
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ES2&i' de rejoindre le fond.
Certains n ont pas
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encore perdu leur
coloration argentée.
Vieille
N.L.: Labru s bergylta Fam.: La bridés

Ce poisson souvent très coloré est une rencontre habituelle


des chasseurs et plongeurs sous-marins sur les côtes de
FAtlantique; il mord aussi à la ligne.

• DESCRIPTION : La vieille peut prendre des couleurs très


variées : brune, verte ou rouge, uniforme ou marbrée, tachetée ou
non de points clairs • les jeunes sont souvent vert vif, avec parfois
une ligne longitudinale blanche. Dans tous les cas, ce poisson a des
lèvres très développées. Taille: 60 cm.
• H A B I T A T : La vieille est une espèce littorale, qui se rencontre de
la zone des marées jusqu'à 50 m de profondeur. Elle habite les
fonds rocheux, et en particulier les champs de laminaires. Les
jeunes vivent près du bord, souvent dans les her-
biers de zostères.
Faillir ,> ■ '■ îmwndWir- •Alimentation: Cami-
vore, ce poisson se
‘ nourrit de mol-
■ ' lusques et de crus-
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• Reproduction :
Les pontes ont lieu du
printemps au début de 1 été.
Les œufs sont pondus sur le fond, dans un
site aménagé par le mâle. Plusieurs femelles pondent successivement au
même endroit, car le mâle possède un harem.

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Les juvéniles ” ’W

de vieille que l'on
rencontre dans
les herbiers
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souvent d'un vert vif. rf £■* <
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Merle 102
L ABRIDÉS 103

Merle
N.L.: La brus m e ru la Fam.: Labridés

La rencontre du merle n'est pas rare pour le chasseur ou le


plongeur sous-marin.

• DESCRIPTION : Le merle a une coloration variable selon les indi-


vidus et leur âge. Généralement brunâtre à verdâtre, parfois très
sombre, parfois marbré, il peut être plus ou moins couvert de points
bleus.: il possède toujours un liseré bleu aux nageoires dorsale et
anale. Pouvant vivre 16 ans, il atteint 45 cm.
• HABITAT: Cette espèce côtière ne se trouve pas au-delà de 50 m
de profondeur, les jeunes vivant plus près de la surface. Elle habite
principalement les fonds rocheux et les herbiers de posidonies.
• Alimentation : Le merle consomme toutes sortes de vers, de
mollusques et de crustacés qu'il capture sur le fond.
• REPRODUCTION : Le merle change de sexe au cours de sa vie : chaque indi-
vidu est d'abord femelle, jusqu'à l'âge de 4 à 9 ans, puis mâle. La période de
reproduction dure de l'hiver au tout début de 1 été. Les grands mâles territo-
riaux s'ornent alors d'une livrée d'un beau bleu très sombre. Us poursuivent
les femelles de leurs assiduités et
les attirent par une brève parade
au-dessus d'une légère cavité
creusée entre les rochers, où ont
lieu la ponte et la fécondation.
Les œufs sont ensuite abandon-
nés. Les larves sont plancto-
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niques. :W wflfcfc* <>
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de reproduction,
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Coquette
N.L: Labrus bimaculatus Fam.: Labridés

Parfois pêchée à la ligne, la coquette est plus souvent ren-


contrée par les plongeurs sous-marins.

• DESCRIPTION :La livrée de la coquette diffère considérablement


selon les sexes: la femelle, de couleur saumon, possède sur le des-
sus du dos 3 ou 4 taches noires, alternant avec des taches blanches ;
le mâle a le corps presque entièrement couvert de lignes bleues, sa
couleur de fond étant jaunâtre. Taille: 40 cm.
• HABITAT : Ce poisson vit en dessous de la zone des marées, jus-
qu a 30 m de profondeur; il descend plus profond en Méditerra-
née. On le rencontre sur les fonds rocheux, dans les champs de
laminaires ou les herbiers. Les jeunes vivent moins profond que les
adultes.
• Alimentation: Les proies,
divers mollusques et crusta-
cés, sont capturées sur
le fond.
•REPRODUCTION:
S La plupart des indi-
vidus changent de
Mâle sexe : d abord femelles,
ils deviennent mâles au bout de
4 à 6 ans. Les pontes ont
lieu en été, le
mâle creusant
un nid entre
les rochers : il

qui y sont pondus.


Femelle.

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Alors que les femelles


de la coquette sont
plutôt discrètes,
les mâles se montrent
volontiers,
en particulier
lorsqu'ils sont en
activité reproductrice.
Labre vert 104
L A BR i d És 105

Labre vert
N.L : Labrus viridis Fam.: Labridés

C’est surtout en plongée que vous pouvez rencontrer cette


espèce, souvent présente aussi dans les aquariums de la
cote méditerranéenne.

• DESCRIPTION: La coloration du labre vert est, comme chez la


vieille, extrêmement variable : teinte de fond verte, brun jaunâtre ou
rougeâtre, souvent mais pas toujours marquée de nombreuses taches
claires, et parfois d'une ligne longitudinale blanche. Sa forme, très
longiligne, et ses mâchoires robustes, aux lèvres peu développées,
sont caractéristiques. Taille .- 40 cm.
• HABITAT : Le labre vert fréquente les herbiers de posidonies et les
fonds rocheux tourmentés, où il se cache souvent sous les surplombs.
H se trouve de la surface (jeunes) jusqu'à 30 m de profondeur.
• ALIMENTATION : Ce poisson est un prédateur, qui s'attaque à des crusta-
cés, des échinodermes, mais surtout à d'autres poissons. M ê m e à l'âge adulte,
la coloration du labre
vert peut varier
notablement
d'un individu à l'autre.

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• Reproduction : Cette espèce se reproduit en hiver


et au printemps. Elle est hermaphrodite: chaque indi-
vidu est d'abord femelle, puis devient mâle entre 5 et . •-’y . * >’Z*’
10 ans. Il semble que les gros individus (mâles) soient ÿÊiÊF
territoriaux, alors que les femelles se déplacent beau- -L“W''
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coup plus. ■

Les jeunes labres verts, qui habitent


les herbiers de posidonies, * •<* ♦
sont d'un vert vif assez typique.
Petite vieille
N.L.: Symphodus melops Fam.: Labridés

Cette espèce est fréquemment rencontrée dans les flaques


à marée basse, ainsi qu'en plongée.

• DESCRIPTION : La petite vieille, qui appartient au groupe des cré-


nilabres, a une coloration brun-beige, avec 2 ou 3 lignes noires lon-
gitudinales, les mâles étant colorés de nombreux dessins bleus. Elle
se reconnaît à la tache noire en forme de haricot ou de croissant
située derrière Eœil. Taille : 25 cm.
• HABITAT : Cette espèce littorale se rencontre jusqu a 30 m de pro-
fondeur, dans les champs de laminaires et les herbiers, et sur les
---------1 fonds rocheux. Les jeunes sont fréquents dans la zone des marées.
• ALIMENTATION : La petite vieille se nourrit de divers invertébrés
fixés, de mollusques et de crustacés grâce à ses lèvres développées.

Femelle
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les mâles se
couvrent de lignes
et points bleus.

•Reproduction:
Entre les mois de mai

LilWOcS æ construisent des nids


KS d algues où les femelles

U soignent et gardent
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ensuite les œufs jusqu'à


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Crénilabre a 5 taches 106
L A B R 1d É s 107

Crénilabre à 5 taches
N.L : Symphodus roissali Fam.: Labridés

de poisson s observe aisément avec un simple masque car


il abonde près de la surface.

•DESCRIPTION: Le crénilabre à 5 taches est généralement bru-


nâtre. tacheté ou marbré, avec parfois 2 bandes longitudinales
sombres : les mâles sont plus vivement colorés, avec des dessins verts
et rouges. Taille: 18 cm.
• H A B I T A T : Le crénilabre à 5 taches est très littoral et ne se ren-
contre que rarement au-delà de 5 m de profondeur. Il affectionne les
roches couvertes d'algues, s'aventurant parfois au bord des herbiers.
• ALIMENTATION : La nourriture de cette espèce est constituée de
A AA: ' .' ' ' ■ ■

toutes sortes d'invertébrés (mollusques, crustacés, échinodermes...)


dénichés parmi les algues touffues du fond.
AAWAA "O, A \ ? '
• REPRODUCTION : Ce poisson se reproduit principalement entre mars et
mai. Les mâles fabriquent des nids d'algues et y attirent plusieurs femelles
pour la ponte, chacune pouvant déposer une cinquantaine d'œufs ; ces œufs
sont soignés par le mâle jusqu'à l'éclosion.
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Crénilabre ocellé
N.L.: Symphodus ocellatus Fam.: Labridés

Ce poisson est fréquemment rencontré en plongée, dès les


premiers mètres.

• DESCRIPTION : Le crénilabre ocellé possède un ocelle caractéris-


tique sur l'opercule, ainsi qu'une tache noire à la base de la queue. Il
présente souvent des bandes longitudinales. Les mâles reproducteurs
ont des couleurs plus vives que les femelles, généralement brunâtres.
11existe des individus orange vif. Taille: 13 cm.
• HABITAT : Le crénilabre ocellé est une espèce littorale, qui vit de
la surface à 20 m de profondeur. 11 fréquente essentiellement les
fonds rocheux couverts d'algues.

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• ALIMENTATION Ce poisson se nourrit de petites proies
:
vivant sur le fond (mollusques, crustacés, etc.).
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• R E P R O D U C T I O N : En été, les mâles adultes deviennent
territoriaux et fabriquent un nid avec des algues. C’est là
qu'ils attirent les femelles pour la ponte; plusieurs milliers
d'œufs, pondus par plusieurs femelles, peuvent ainsi être
Le mâle (de dos)
dénombrés dans un même nid. Certains mâles non territoriaux peuvent aussi
a séduit une femelle,
participer à la reproduction, soit qu'ils assistent le maître des lieux (défense du
sur le point de pondre
dans l e nid d'algues.
territoire...), soit qu'ils « parasitent » le nid, se précipitant pour féconder les œufs
fraîchement pondus.

Crénilabre méditerranéen
N.L.: Symphodus mediterraneus Fam.: Labridés

Le crénilabre méditerranéen est une des espèces qu’un simple

•DESCRIPTION: Le crénilabre méditerranéen a une coloration brun rou-


geâtre, plus ou moins sombre ou marbrée. On le reconnaît à 2 taches noires,
l’une à la base des pectorales, l’autre sur le pédoncule caudal. Les mâles sont
ornés de dessins bleus. Taille: 16 cm.
Crenilabre-tanche 108
Labridés 109
• HABITAT : Ce poisson vit sur les fonds rocheux et les herbiers de
posidonies, de quelques mètres jusqu’à 15 ou 20 m de profondeur.
• A l i mentation : La nourriture se compose de toutes sortes d'in-
vertebrés attrapes sur le fond, en particulier des mollusques et des
échinodermes.
• REPRODUCTION : La reproduction a lieu principalement d'avril à
juillet. Les mâles construisent des nids d'algues, moins élaborés que
chez d'autres crénilabres, où plusieurs femelles viennent pondre
tour à tour.

- y

Crénila bre-tan che


N.L: Symphodus tinea Fam.: La bridés

Les crénilabres-tanches, y compris les gros mâles très colo-


rés, sont visibles dans quelques mètres d'eau avec un
simple masque.

• DESCRIPTION: Le crénilabre-tanche se caractérise par ses


lèvres blanchâtres, très développées et surmontées d'un double
chevron sombre sur le museau. Les grands mâles (plus de 20 cm) en
parure de noces sont jaunâtres, avec des bandes longitudinales
bleues et rouges, et des points bleus sur les nageoires. Taille.- 35 cm.
• H A B I T A T : Cette espèce fréquente essentiellement les fonds
rocheux, entre la surface et une quinzaine de mètres de profondeur.
Jeunes et femelles habitent aussi les herbiers de posidonies.
• ALIMENTATION: Ce poisson consomme des mollusques,
des échinodermes, et toutes sortes d'invertébrés du fond,
qu’il capture en prenant une pleine bou-
chée de sable ou d'algues, qu'il recrache
en conservant les proies les plus grosses.
• Reproduction; Les pontes ont lieu
du printemps a I été, sur des
Femelle.
zones aménagées
par les gros
mâles terri-
toriaux, qui
prennent

1res vives. Mâle reproducteur.


WWW

■œ
'W ....... Sublet
N.L: Symphodus rostratus Fam.: Labridés

Souvent difficile à détecter dans les herbiers qu’il affec-


tionne, ce poisson n’est pas rare en plongée.

• DESCRIPTION : Le sublet se reconnaît aisément à son museau


pointu et son profil concave. Sa coloration varie du gris-brun au vert,
avec parfois des lignes longitudinales noires et souvent une ligne
blanche sur le dessus du front. Taille : 12 cm.
• HABITAT: Présent dans les zones rocheuses littorales, ce poisson est
plus abondant dans les herbiers de posidonies; il est cependant peu
visible car sa forme et sa couleur lui permettent un camouflage aisé.
• ALIMENTATION : Cette espèce se nourrit principalement de petits
crustacés, mais aussi de divers invertébrés fixés.
«Reproduction: Les pontes ont
Heu du printemps au début
de leté, les mâles
construisant leur
nid d’algues sur
un rocher. La parade
sexuelle fait intervenir des
rft jfc changements de coloration et une
13
posture caractéristique en « S Au bout d’un certain temps, le nid est couvert
de graviers par le mâle, qui surveille les œufs pendant tout leur développement.

IplM |T' 'SI laifliM


Ol Sifi #8? -v
Cténolabre
N.L: Ctenolabrus rupestris Fam.: Labridés

té cténolabre se rencontre en plongée; certains aquariums


publics le présentent.

• DESCRIPTION : Le cténolabre est caractérisé par une première


tache noire sur le bord supérieur du pédoncule caudal et par une
autre, moins marquée, au début de la nageoire dorsale. La coloration
de fond peut être brune, verdâtre, voire orangée. Taille: 15-18 cm.
• HABITAT: L’habitat principal est rocheux, mais le cténolabre fré-

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Crénilabre à queue noire 110
LA BR i d És 111
quente aussi les prairies de posidonies et de zostères,- il semble abonder parti-
entièrement dans les zones riches en éléments nutritifs, aux eaux souvent
troubles. Cette espèce vit peu profond en général, mais certains adultes peu-
vent descendre au-delà de 50 m. ISS» :

• ALIMENTATION : Ce poisson se nourrit sur le fond : crustacés, gastéro-

• REPRODUCTION: La période de reproduction s'étend de mai à juillet. Le


mâle, territorial, n'accepte que les femelles mûres. La ponte a lieu sur le fond.

Crénilabre à queue noire


N.L: Symphodus melanocercus Fam.: Labridés

En Méditerranée, il n'est pas rare de pouvoir observer le


comportement nettoyeur de cette espèce.

• DESCRIPTION : Le crénilabre à queue noire a le corps beige à bru-


nâtre avec la queue noire. En période de reproduction, les mâles sont
couverts de dessins d'un bleu intense. Taille : 14 cm. En Atlantique,
vit une espèce d allure assez semblable, le centrolabre (Centrolabrus
exoletus).
• HABITAT : Le crénilabre à queue noire se rencontre, souvent à
quelques décimètres du fond, de la surface à 25 m. Il fréquente les
rochers et les herbiers de posidonies, avec une nette préférence pour
les milieux intermédiaires.
• ALIMENTATION : Cette espèce a une nourriture très particulière : elle
s'alimente en débarrassant les autres poissons de leurs parasites A-»'' " ' 1 •M *

externes, principalement des petits crustacés. Le comportement du JB J


déparasiteur et les interactions avec son « hôte sont très intéressants J| mÉI ■
à observer en plongée. in
1
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• REPRODUCTION : Les pontes ont lieu de mars à juin, très tôt le |||||
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matin; les œufs sont émis parmi les algues et ne sont pas surveillés. Wg|

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la couleur noire
de la queue
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Femelle.
Girelle
N I . : Coris jolis Fam.: Labridés

La girelle est familière aux plongeurs et chasseurs sous-


marins. C'est aussi un hôte habituel des aquariums publics
de la côte.

•DESCRIPTION: Les petites girelles (livrée initiale) ont la moitié


supérieure brune, une ligne blanche, et le ventre plus ou moins
orangé. En Méditerranée, les grands individus (mâles terminaux) ont
le flanc marqué d'une ligne orange ondulée et d'une longue tache
noire caractéristique. Les grands mâles atlantiques ont une livrée dif-
férente (voir photo), que l'on retrouve curieusement chez de rares
mâles méditerranéens. Taille : 18 à 25 cm.
• HABITAT : La girelle habite les fonds rocheux et les herbiers de
posidonies, le plus souvent à faible
WwL wS. l profondeur, bien qu'elle puisse
WW i & -
atteindre 120 m.
e • Alimentation -, Sa nourriture
H?! te 1

. „.w ,„„. 4 se compose principalement de crus-


‘’' '" v
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I
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tacés, de mollusques et d'échino-
K dermes picorés sur le fond.
• Reproduction : Chez la girelle,
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deux catégories de mâles cohabitent :
. .
R& \ MJ* ... des mâles « génétiques », dont le
' hl O >CM ■■ sexe est acquis dès la naissance, et

«iow . m

Mâle méditerranéen

des mâles «• terminaux », très colorés et de grande


s
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i taille, issus de l'inversion sexuelle des plus grosses
ik -,
femelles. Les pontes ont lieu entre avril et sep-
tembre, lors d'une montée rapide en pleine eau.
Ce sont les mâles terminaux, territoriaux, qui par-
' ■ ...

*
ticipent à la reproduction, bien que des petits
&
. . .„. OhB® mâles <c génétiques » puissent se joindre à la fête.
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... ■■

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Un mâle de la forme atlantique.
Girelle paon H2
L A B Ri d É s 113

Girelle paon
N.L: Thalassoma pavo Fam.: Labridés ■

Rare sur notre littoral, ce magnifique poisson est visible


avec u n s i m p l e masque sur les côtes espagnoles ou ita-
ItSIBï
f;
liennes.
T, z 1 z

• DESCRIPTION : Chez la girelle paon, la livrée « initiale » (femelle)
est faite de brun verdâtre strié, avec des barres verticales bleutées et
une tache noire sur le dos. La livrée « terminale » (gros mâles) est Mill
verdâtre striée de brun, avec des dessins bleus sur la tête et une
barre bleue en arrière des pectorales, la queue devenant fourchue.
Taille: 20 cm.
• H A B I T A T : Ce poisson se cantonne dans les habitats rocheux lit-
toraux, à moins de 10 m de profondeur, et souvent juste sous la sur-
fie Un juvénile de 3 cm.
i • Alimentation : Carnivore, FJ
cette espèce se nourrit de petites ' ft

proies picorées une par une : crusta- O


; *
: cés, mollusques, échinodermes...
• Reproduction: En été, les
mâles territoriaux (issus de l'inver-
sion sexuelle des femelles les plus
âgées) attirent les femelles dans des
parades en pleine eau, qui aboutis-
sent à une ponte à ras de la surface.
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•< ;.ç ... «I
>v. .
».1.
Un grand mâle (livrée terminale) ■ •

à la recherche de petites proies.

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... ï - . . .

’C
2 Gonelle
N.L: Pholis gunellus Fam.: Pholidés
g™
La gonelle est assez souvent rencontrée par le pêcheur à
pied dans la zone des marées.

• DESCRIPTION : La gonelle est assez facile à distinguer de tous les


autres poissons serpentiformes grâce aux ocelles présents le long du
dos, et qui lui ont aussi valu le surnom de «papillon de mer». Son
corps est couvert d'un abondant mucus. Taille : 30 cm.
• HABITAT : Ce poisson littoral vit sur des fonds rocheux et parmi
les algues. Il se rencontre de la zone des marées jusqu'à une centaine
de mètres de profondeur.
■.

■BbBWbWwBWM

•ALIMENTATION: Carnivore, la gonelle se nourrit de


petites proies crustacés, vers, mollusques.
• REPRODUCTION : Entre novembre et mars, les œufs de
2 mm sont pondus en masse entre des rochers ou dans un
coquillage, entre la surface et 25 m de profondeur; ils sont
gardés et soignés par les parents (la femelle surtout) pen-
dant 2 mois jusqu'à l'éclosion. Les larves se dispersent en
pleine eau et ne gagnent le fond qu'au bout de 6 mois, à la
taille de 3 cm.

■ Loup de l’Atlantique
Illll N.L: Anarhichas lupus Fam.: Anarhichadidés

C'est essentiellement au débarquement des chalutiers de
mer du Nord que vous pourrez rencontrer cette espèce.

• DESCRIPTION î Le loup de l'Atlantique, ressemblant à une grosse


blennie, ne doit pas être confondu avec le bar, aussi appelé loup en
Méditerranée, et qui est un comestible beaucoup plus fin !

■IB Le loup de l'Atlantique peut vivre 20 ans et atteindre une taille de


4,50 m.
• HABITAT: Ce poisson vit principalement sur des fonds rocheux,
à des profondeurs de 5 à 400 m. 11 ne se rencontre que dans les

■■■■
eaux froides (0 à 14 °C).
Grande vive 114
Trachinidés 115

• ALIMENTATION : Grâce à une denture impressionnante, cette espèce broie


aisément les mollusques, les échinodermes et les crustacés dont elle se
nourrit.
• R E P R O D U C T I O N : Les œufs volumineux (5 à 6 mm de diamètre) sont
pondus d’octobre à janvier en une masse de plusieurs milliers, abritée
dans un creux de rocher. L'incubation dure 2 mois. A 1eclosion, les
larves reposent plusieurs mois sur le fond, se nourrissant sur leurs «RK
réserves; elles passent ensuite par une courte phase planctonique avant de B*
regagner le fond.

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Grande vive
N.L.: Trachinus draco Fam.: T r a c h i n i d é s j|

Les vives sont connues pour leur piqûre qui peut être assez
douloureuse. Elles sont plus appréciées dans la soupe de
poissons ou dans la bouillabaisse.

• DESCRIPTION : La grande vive a un corps allongé, comprimé laté-


ralement. Sa bouche est assez grande et ses yeux orientés vers le
haut. Sa première nageoire dorsale, courte et colorée de noir, porte
plusieurs rayons épineux. Son dos est brun-vert, le ventre plus clair.
Les flancs sont barrés de fines bandes obliques. Elle atteint 40 cm.
•HABITAT: La grande vive fréquente les fonds sablonneux ou
vaseux côtiers, à faible profondeur. Elle s y enfouit, ne laissant dépas-
ser que ses yeux et ses rayons venimeux, sur lesquels on peut acci-
dentellement poser le pied ou la main.
• Alimentation: Elle chasse à 1 affût
des petits poissons et des crustacés. Pour
capturer ses proies, elle surgit hors du A

sable, tout en créant une aspiration par ||l| I I I -' ■"*’J


une ouverture brutale de la bouche. b•i I I I I

• R E P R O D U C T I O N : Elle a lieu au prin- N II


temps ou en été suivant les régions. Si

La grande vive peut s'enfouir /


TV /■* ♦.

dans le sable à une vitesse étonnante.



Petite vive
N.L.: Trachinus vipera Fam.: Trachinidés
IlüBlis
La petite vive peut, elle aussi, être responsable de piqûres.
La première chose à faire est de tremper la zone blessée
dans de l'eau chaude, le venin étant détruit à la chaleur.
KSiSSlH
•DESCRIPTION ; La petite vive, dont la taille n excède pas 15 cm, se
distingue de la grande vive par 1 absence de lignes sur les flancs. Son
dos brun-jaune présente de nombreuses petites taches noires. Une
espèce proche, la vive à tête rayonnée (Trachinus radiatus), ne se ren-
contre qu'en Méditerranée. Plus grande, elle est caractérisée par des
anneaux sombres sur ses flancs.
• HABITAT : Ce poisson vit sur les fonds meubles de la zone
côtière ; il s'enfouit fréquemment dans le sable, en particulier
à l'approche d'un danger. On peut donc accidentellement poser
le pied dessus, sans se rendre compte de sa présence (y compris
dans très peu d'eau, à marée basse).
• ALIMENTATION : Elle se nourrit de petits poissons côtiers et
de crustacés, qu'elle chasse, enfouie, à l'affût.
• REPRODUCTION : Les pontes ont lieu l'été dans des zones
relativement profondes pour l'espèce.
C'est la première
nageoire dorsale,

@£83: noire, qui contient


les épines
venimeuses.

Triptérygion jaune _____


N.L.: Triptérygion delaisi Fam.: Tripterygiidés

Le triptérygion jaune est souvent remarqué par les plon-


geurs. Son proche cousin, le triptérygion rouge, est visible
tout près de la surface.

• DESCRIPTION Les mâles territoriaux du triptérygion jaune ont


:
une coloration caractéristique. Les femelles et les mâles non repro-
ducteurs, brun marbré avec des barres sombres, sont beaucoup moins
visibles. Taille: 8 cm.
• HABITAT : Le triptérygion jaune vit sur les fonds rocheux, princi-
palement entre 5 et 30 m de profondeur. Alors qu'on peut le ren-
contrer dans des zones bien éclairées en Atlantique, il semble préfé-
Z»- F
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rer en Méditerranée les zones sombres et les surplombs, en particulier à faible


profondeur (cela peut être dû à une compétition pour l'espace avec le tripté-
rygion rouge, qui vit dans les mêmes milieux, mais dans les zones éclairées).
• ALIMENTATION : Les triptérygions se nourrissent de petites proies vivant
sur le fond, en particulier de minuscules crustacés.
• REPRODUCTION : La période de reproduction s'étend du printemps à l'été; ce
n'est qu'à cette saison que les mâles sont territoriaux et arborent leurs brillantes
couleurs, jaune d'or avec la tête noire. Par des parades sophistiquées, ils attirent
les femelles au centre de leur territoire; les œufs sont pondus en divers endroits
parmi les algues. La surveillance et les soins aux œufs sont à la charge du mâle,
qui aide ensuite les larves à éclore. Celles-ci se dispersent en pleine eau, pour ne
rejoindre le fond qu'à une taille supérieure à 1 cm.
ito.&JMKPL''

ES ■> ; ■•■’•. ? I
Reconnaître les triptérygions WW; .afô[Ui*. * •'•'■* - X- “.n
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>

Triptérygion jaune: Le mâle territorial a le corps jaune d’or, avec |pyr<Bà


la tête noire; les femelles et mâles non reproducteurs sont brun .r*3
marbré, avec des barres verticales sombres. •_e *
Triptérygion nain (Triptérygion melanurus): Chez cette espèce, les deux sexes T. melanurus (femelle).
sont rouges, avec des taches blanches sur le dos ; la tête est mouchetée de noir,
entièrement noire chez les mâles reproducteurs. Ce poisson ne vit que dans
les grottes et anfractuosités, en Méditerranée.

Triptérygion rouge (Triptérygion tripteronotus): Le mâle territorial


est rouge vif avec la tête noire; les femelles sont difficiles à distinguer
de l’espece précédente. Ce poisson vit en Méditerranée, jusqu’à 5 m.
T. tripteronotus (femelle).

MP
' *1

- w

A A
Blennie paon
N . L : Salaria pavo Fam.: Blenniidés

La blennie paon peut se voir du bord, dans quelques centimètres


d'eau, dans les ports et les étangs littoraux méditerranéens.

• DESCRIPTION : La blennie paon a un corps très souple, sans écailles,


et comprimé latéralement. Les mâles reproducteurs développent une
crête sur le dessus de la tête. La coloration peut varier. En général, il
existe un ocelle bien visible en arrière de 1œil. Taille : 13 cm.
•HABITAT : Cette espèce vit tout à fait au bord, parfois dans moins
de 10 cm d'eau. Elle se rencontre parmi les pierres mêlées, en géné-
ral, à du sable ou de la vase. Elle supporte l'eau polluée des ports
ainsi que celle des lagunes côtières méditerranéennes, souvent des-
salée ou sursalée et aux importantes variations de température.
•ALIMENTATION; Ce poisson se nourrit de fragments d'algues et de
petites proies (crustacés, vers...).
• REPRODUCTION : La blennie paon se reproduit en été. Les mâles s'appro-
prient des cavités
variées (trou de rocher,
coquillage, brique
creuse, boîte de
b?: conserve...), souvent
dans très peu d'eau.
C'est là que les femelles
viennent pondre, le

Ir.
Ii ' * mâle surveillant et
ventilant les œufs en
permanence
sion, les larves se dis
persent et se dévelop
pent en pleine eau.

Blennie ou gobie?
À la différence
Les différents groupes de blennies
des blennies, qui ont
une seule nageoire
Les blennies «à crête» (genre Salaria) ont un corps
dorsale et des
pelviennes réduites aplati latéralement ; les mâles développent une crête
à 2 ou 3 rayons, sur la tête. 3 espèces, dont une en eau douce.
les gobies ont
2 nageoires dorsales
et une ventouse
ventrale ; ils ont Les blennies «à tentacules» (genre Parablennius)
de plus le corps ont un tentacule, généralement ramifié, au-dessus
couvert d’écailles et de chaque œil ; ces tentacules sont plus développés
des lèvres charnues. chez les mâles. 7 espèces.
Blennie coiffée 118
Blenniidés 119

Blennie coiffée
N . L : Coryphoblennius galerita Fam.: Blenniidés

Cette espèce supporte une émersion prolongée,- par les


nuits d’été, on peut même la voir « prendre le frais » sur le
rocher. 10 à 30 cm au-dessus du niveau de Teau.

• DESCRIPTION : La blennie coiffée doit son nom à 1 appendice tri-


angulaire frangé de fins tentacules qu'elle porte sur la tête. Sa colo-
ration varie du verdâtre au brun clair, presque blanc, avec des
bandes verticales sombres plus ou moins visibles. Taille : 9 cm.
• H A B I T A T : La blennie coiffée vit généralement sur des rochers
bien exposés aux vagues. Elle supporte d'être émergée et se ren-
contre à ras de la surface en Méditerranée, dans la zone des marées
sur l'océan.

SM.
: :
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• Alimentation :
Œufs de blennie
Cette espèce se nourrit de
(diamètre de 1 mm
petites algues et de divers
environ).
invertébrés, s'attaquant
en particulier aux appen-
dices filtreurs des balanes.
• Reproduction :
Les blennies « à masque» (genre Lipophrys) Selon les régions, la blen-
n’ont pas de tentacules sur la tête ; sauf chez nie coiffée se reproduit du
une espèce, les mâles reproducteurs ont printemps (Méditerranée)
un masque noir sur la tête. 4 espèces. à l'été (Manche). Les œufs En fin de vie larvaire,
sont pondus dans u n trou l'alevin de blennie
Il existe en France 3 autres espèces d u rocher et gardés par le a des nageoires
QUI NE S’INTÉGRENT PAS DANS CES GROUPES. mâle. pectorales très
développées.
liSIliBilllllHli
Jtrf
Mordocet
N . L : Lipophrys pholis Fam.: Blenniidés

Le mordocet se rencontre fréquemment dans les flaques de


la zone des marées.

• DESCRIPTION Le mordocet a une coloration brune à verdâtre,


:
plus ou moins marquée de barres verticales; il n'a pas de tentacules
sur la tête. Sa taille atteint 15 cm. En Méditerranée, il existe plu-
sieurs autres espèces de Lipophrys.
• HABITAT : Ce poisson littoral vit à très faible profondeur et abonde
dans la zone des marées. 11 préfère les fonds rocheux bien qu'il puisse
s'aventurer sur le sable si des algues lui offrent assez de cachettes. À
marée basse, il serait capable d avaler de l'air, transféré dans l'œso-
phage richement vascu-
larisé qui joue ainsi un
rôle d'organe respira-
toire annexe.
I • Alimentation :
j Cette blennie mange
e. j|
% toutes sortes d'inverté-
brés et de petites
I ! - \
algues.
C ,'Sfe ' H
5:
• Reproduction :
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Les pontes ont lieu
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«* « *« dans un abri, sous une
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gent des soins aux œufs
âfc W jusqu'à l'éclosion.
ïlC , p 'S'p'’

La blennie ocellée Les blennies « à tentacules »


(Blennius ocellaris)
vit à plus de 10 ou Les blennies de ce groupe, très fréquentes dans les premiers mètres d’eau
20 m. Taille : 20 cm. en Méditerranée, sont parfois difficiles à reconnaître entre elles (les critères
de distinction sont la coloration du corps et la forme
des tentacules). Outre la blennie gattorugine,
les plus reconnaissables sont la blennie de Roux et
b
la blennie sphinx (Aidablennius sphynx), dont le
> mâle a une dorsale très élevée et vit dans moins
de 1 m d’eau. Les diverses espèces de blennies,
que l’on rencontre souvent à des densités de 5 à
10 individus par mètre carré près de la surface,

ai»
Blennie gattorugine 120
Blenniidés 121

Blennie gattorugine
N.L.: Parablennius gattorugine Fam.: Blenniidés

Assez curieuse, cette espèce est souvent rencontrée par les


plongeurs ; c'est sans doute le poisson dont les photographes
sous-marins tirent le plus souvent le portrait!

• DESCRIPTION: La blennie gattorugine a une coloration assez


variable, marquée par la présence de barres verticales sombres, plus ou
moins contrastées, sur un fond beige à brun verdâtre. Les tentacules
oculaires ont une forme caractéristique « en sapin ». Taille .- 30 cm.
• HABITAT: Cette blennie est caractéristique des fonds rocheux, elle
fréquente aussi les champs de laminaires et, parfois, les herbiers de
posidonies. Elle vit de la surface à au moins 20 m de profondeur.
• ALIMENTATION : Omnivore, comme la plupart des blennies, cette
espèce consomme divers petits invertébrés vivant sur le fond, ainsi que Les tentacules
des petites algues. «en sapin» sont
• REPRODUCTION : La blennie gattorugine se reproduit au printemps et en typiques de la blennie
été; la maturation est déterminée par 1 evolution de facteurs du milieu tels que gattorugine.
la durée du jour ou la
température de beau.
Les tentacules oculaires
des mâles s'allongent
lorsque la maturité
approche. Ces mâles
s'approprient alors un
territoire contenant une
cavité propice à la
ponte. C'est là qu'ils
attirent les femelles par
de vibrantes parades.
Une fois les œufs pon-
U
dus, seul le mâle en
assure la garde.

se partagent leur environnement de façon rationnelle,


chaque espèce différant des autres pour certaines de
ses exigences (topographie, éclairement, mouvements
d’eau, alimentation, etc.); en langage scientifique, on
dit qu’elles ont des « niches écologiques » différentes.

La blennie de Roux est l'une des plus connues


des plongeurs. Elle vit de quelques mètres à plus
de 40 m de profondeur, sur les fonds rocheux
ou parmi les concrétions coralligènes. Taille: 8 cm.
Porte-écuelle de Couan
N.L: Lepadogaster lepadogaster Fam.: Gobiésocidés

C'est essentiellement en retournant les rochers à marée


basse (ou même en plongée) que l’on peut voir le porte-
écuelle, collé à la pierre par sa ventouse ventrale.

•DESCRIPTION : Avec ses allures de têtard aplati doté d’un bec de


canard, le porte-écuelle de Couan est caractéristique. De couleur
brune ou verdâtre, plus ou moins ponctuée de sombre, il possédé
généralement en arrière des yeux une paire d’ocelles bleus cerclés de
brun-rouge. Taille: 10 cm.
• H A B I T A T : Le porte-écuelle vit près de la surface; on le rencontre
même fréquemment dans la zone des marées où il se cache sous les

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fc.

Les autres espèces


Il existe en Europe 6 espèces de porte-écuelles.
Lepadogaster lepadogaster est le plus commun
sur la façade atlantique, tandis qu'en Méditerranée,
on rencontre surtout L. candollei (le porte-écuelle
de De Candolle), qui se distingue du précédent
par l'absence d'ocelles sur le dessus de la tête,
et la présence de taches vermillon sur l'opercule.
Il atteint 10 cm, et vit dans les failles ou sous
£k ■ ■ V**:* <
les pierres de la surface à 30 m. Citons egalement
>.• ' \ - .•/•*-*
* le lépadogaster à deux taches (Diplecogaster
:■
•• ‘ k Sggrf
& jB»
bimaculata), de teinte beige avec deux marques
__ K brunes caractéristiques de part et d'autre de la tète,
et le lépadogaster à petite tête (Apletodon dentatus),
brunâtre, au museau arrondi et aux «joues»
proéminentes.

Diplecogaster bimaculata.
Porte-ecuelle de G o u a n 122
Gobi é s o c i d é s 123

r r W d
Une formidable ventouse

- -
....
La ventouse ventrale des porte-écuelles

kA .
couvre toute la largeur du corps. Issue
d’une transformation des nageoires
pelviennes, avec des structures glandulaires,
elle fait aussi intervenir le côté intérieur
......
des nageoires pectorales.
Cette ventouse est si efficace qu’il est
presque impossible de détacher le poisson
de son substrat. C’est cette particularité
qui lui a valu son nom commun de porte-
ecuelle, la ventouse supportant facilement
le poids d’une assiette.
&

pierres., dans des flaques ou de petites retenues d eau. C est de toute façon une
espèce très discrète qui ne s'éloigne jamais d'un abri et reste en permanence
au contact du fond.
• ALIMENTATION : Carnivore, le porte-écuelle se nourrit de petits inverté-
Œufs à différents
brés vivant sur le fond.
stades de
• REPRODUCTION: Les œufs, jaune d'or, sont pondus au printemps ou en développement
été; ils sont fixés sous un rocher et gardés par le mâle. Chez d'autres espèces et larve planctonique
de porte-écuelles, les deux parents peuvent prendre part à la garde des œufs, de porte-écuelle.
qui sont déposés sous une pierre, dans une coquille ou une cavité. A l'éclosion,
les larves se dispersent en pleine eau et y vivent quelque temps avant de se
métamorphoser et de s'installer au fond.

Apletodon dentatus.

Ma

Lepadogaster candollei.
Gobie paganel
N I . : Gobius paganellus Fam.: G o b i i d é s

Le gobie paganel est abondant dans les flaques, à marée


basse; il est aussi fréquemment pêché à la ligne dans les
ports.

• DESCRIPTION : Le gobie paganel a un corps et une tête assez mas-


sifs, avec des lèvres charnues; les rayons supérieurs de ses nageoires
pectorales sont libres. De coloration brunâtre et marbrée, ce poisson
a la première nageoire dorsale bordée de clair ou d'orangé; les mâles
peuvent être très sombres. Taille : 12 cm.
• HABITAT : Cette espèce littorale vit à moins de 10 m de profon-
deur, sur du sable, de la vase ou parmi les cailloutis, supportant les

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Quelques autres espèces


Le gobie noir (Gobius niger), brunâtre, se distingue du gobie paganel par une
première dorsale pointue avec un point noir sur l’avant. Les mâles reproducteurs
peuvent être tout à fait noirs. Il peut vivre dans le même habitat que le gobie
paganel, mais aussi beaucoup plus profond. Taille: 15 cm.

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Gobie paganel 124
G O BI I D ÉS 125

Une ventouse ventrale


Les gobies ont une particularité qui permet de les différencier aisément
des autres petits poissons de fond : leurs nageoires pelviennes, situées juste
en arrière de la gorge, sont soudees en forme de ventouse. Les capacités
d’adhérence de cette ventouse sont sans doute
limitées, mais elle sert de toute façon
au poisson pour se reposer
sur le fond ou se maintenir
dans des positions
instables. La forme AF
de la ventouse est
un critère pour ~
identifier les espèces de gobies,
qui sont particulièrement nombreuses.

eaux dessalées des estuaires et les eaux polluées jusque dans les ports. Elle
abonde dans la zone des marées, en milieu abrité, se réfugiant sous les algues
ou dans les flaques à marée basse. s'tf "’A"' "

• ALIMENTATION : Ce poisson mange toutes sortes d'invertébrés (crustacés,


vers, mollusques...) ainsi que des petits poissons.
• REPRODUCTION: La saison de reproduction peut débuter en janvier
(Méditerranée) ou en avril (Manche) et se prolonger jusqu'en juin. Les mâles, j

alors très sombres, s'approprient une cavité (trou de rocher, coquille, boîte de
conserve...) au plafond de laquelle les œufs ovales seront pondus, fixés par une
extrémité. Ils sont ensuite soignés par le mâle jusqu'à l'éclosion, les larves se
dispersant en pleine eau.

Les petits gobies de sable (genre Pomatoschistus)


sont très difficiles à reconnaître entre eux.
De coloration beige avec des taches ou barres
sombres sur les flancs, ils vivent sur les fonds
de sable littoraux, jusque dans la zone des marées
et fréquentent les estuaires. Taille: 4 à 9 cm.

Le gobie nageur (Gobiusculus flavescens) est un


petit poisson qui vit en bancs à quelques dizaines
de centimetres du fond. Il possède une tache noire
sur le pédoncule caudal, les mâles en ayant
une seconde sur le flanc (sous la première
dorsale). Taille: 6 cm.
S 3H Gobie moucheté
NI. Go bius bucchichii Fam.: Gobiidés

W' simple masque ,- son association avec les anémones de mer


est intéressante à observer.
w
• DESCRIPTION : Le gobie moucheté, assez élancé, est de couleur
Ml
ü gris sable avec des mouchetures sombres plus ou moins disposées en
lignes longitudinales. Chez les mâles territoriaux, la livrée est moins
contrastée, et se teinte légèrement de mauve. Taille: 12 cm.
• HABITAT : Ce poisson vit sur les fonds rocheux plus ou moins
entrecoupés de sable, dans moins de 5-6 mètres d'eau, là où abon-
dent les grosses anémones de mer (Anemonia viridis). Grâce à son
abondant mucus, il peut se réfugier parmi les tentacules urticants,
mortels pour d'autres espèces. Il partage souvent son hôte avec des
crustacés, parfois minuscules.
• Alimentation : Cette espèce se
nourrit de petits invertébrés vivant
sur le fond.
• Reproduction : Les pontes ont
lieu du printemps à l'été, dans une
cavité gardée par le mâle sous une
pierre. Les larves se développent en
pleine eau.

Grâce à un épais mucus,


l e gobie moucheté est insensible
.1"
au venin des anémones.

* *

•- •

• .s/’--' S
.. •.*
Gobie léopard 126
Gobiidés 127

Gobie léopard
N.L: Thorogobius ephippiatus Fam.: Gobiidés

Habitant des grottes et anfractuosités sous-marines, ce


poisson est parfois remarqué par les plongeurs grâce à sa
coloration caractéristique.

• DESCRIPTION Le gobie léopard est très facile à reconnaître,


:
grâce à sa coloration caractéristique : grosses taches brun rougeâtre
sur un fond gris très clair. Les couleurs seraient plus intenses chez
les mâles. Taille: 13 cm.
• HABITAT : Cette espèce des fonds rocheux vit principalement au
fond des crevasses et anfractuosités, y compris les vastes grottes sous-
marines où elle stationne sur le sable, près de cachettes dans la
Z " ' 1? !
paroi. Elle se rencontre dès les faibles profondeurs (parfois même pA a '
S
' 1

HV-<- ' ° }

prisonnière dans les grandes mares de la zone des marées), jusqu'à 40 m envi-
ron. Ce poisson est un solitaire, mais il arrive que plusieurs individus cohabi- Le gobie à bouche
tent dans une même faille. rouge (Gobius
• ALIMENTATION : Comme tous les autres gobies, cette espèce est carnivore. cruentatus) est
Elle se nourrit de petits animaux (crustacés en particulier) qui se déplacent sur brun rougeâtre
le fond ou à proximité, mais sa grande bouche lui permet aussi de happer des marbré ; ses lèvres
s
charnues, et
proies dépassant le centimètre.
parfois ses joues,
• REPRODUCTION : Le gobie léopard se reproduirait du printemps au début
sont marquées de
de l'été, les œufs étant déposés dans une cavité gardée par le mâle. A l'éclo- vermillon.
sion, les larves se dispersent en pleine eau, où elles vivent sans doute 1 ou On le rencontre
2 mois avant de rejoindre le fond. 'A4 de 5 à 40 m
<■ . de profondeur.
' A;
Taille: 18 cm.

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Les t a c h e s d u gobie léopard


sont caractéristiques.

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Maquereau commun
N.L: Scomber scombrus Fam.: Scombridés
F C'est un des poissons les plus couramment capturés en
U bateau par les plaisanciers, très commun dans les criées et
les poissonneries. Sa chair un peu grasse est appréciée
fraîche, fumée ou en conserve. Dans certaines régions, les
petits maquereaux sont appelés « lisettes ».

• DESCRIPTION : Le maquereau a un corps fusiforme, profilé pour la


vitesse. Ses branchies sont munies de sortes d'épines assez serrées, for-
mant un tamis qui lui sert à filtrer l'eau pour se nourrir. Sa coloration
est brillante : dos bleu-vert parcouru de petites bandes sombres, flancs
aux reflets métalliques, ventre blanc. Il peut atteindre 50 cm pour un

Pêche
commerciale
Le maquereau est
une des principales
espèces pêchées
en France et a donc
une grande
importance
économique. On
le capture surtout poids de 1,5 kg. Il existe une espèce très proche, le maquereau espagnol (Scom-
au chalut de pleine ber japonicus) qui a une biologie semblable. Elle se distingue du maquereau
eau, parfois à commun par la présence de taches sombres sur la partie ventrale.
la senne tournante. • HABITAT : Il vit en pleine mer, près de la surface, en bancs parfois très impor-
Il y a une vingtaine tants. Il passe l'hiver au large, près du fond. Au printemps, il s'approche des
d’années, côtes. C est un excellent nageur qui effectue des migrations pour se reproduire.
les quantités • Alimentation : Il se nourrit de crustacés planctoniques qu'il filtre grâce à
annuelles pêchées ses branchies ; il nage alors la bouche ouverte. Il peut également ingérer des
variaient petits poissons de pleine eau (sprats, sardines) pendant 1 été et l’automne, mais
de 30 000 à
ne s'alimente pas l'hiver.
40 000 tonnes;
• REPRODUCTION : Elle a lieu au printemps en Irlande et en Ecosse, jusqu’en
elles avoisinent
actuellement juin dans le golfe de Gascogne, de décembre à mai en Méditerranée (à une
les 20 000 tonnes. température de 12 °C environ). Une femelle peut pondre de 200 000 à
Le maquereau 500 OOO œufs de 1 à 1,5 mm de diamètre, qui flottent un peu en dessous de la
fumé est un surface. L'éclosion a lieu environ 6 jours après la ponte et donne des larves de
produit apprécié, 4 mm environ. Les jeunes se rapprochent alors des côtes qu’ils ne quitteront
et d’un prix très qu'au prochain automne.
raisonnable.
Il existe
de nombreuses
préparations en
conserve, bien qu’il
r *

ne reste que très


peu de conserveries
françaises.
Thon rouge 128
SCOMBRIDÉS 129

Thon rouge
N.L.: Thunnus thynnus Fam.: Scombridés

sons

• DESCRIPTION : Le thon rouge possède un corps fortement


hydrodynamique. Ses nageoires pectorales assez courtes, sa
queue en fin croissant. Son dos est bleu sombre plus ou moins
métallique, le ventre blanc argenté. Il peut vivre 15 ans,

"BS

• HABITAT: Il vit dans les eaux tempérées, en surface, où il évolue en petits


bancs. Il effectue d'importantes migrations (jusqu'en Norvège) et arrive sur nos
côtes vers le mois d'avril.
• A L I M E N T A T I O N : 11se nourrit de poissons de pleine eau (harengs, sprats,
maquereaux) qu'il chasse activement, car c'est un nageur très rapide.
• R E P R O D U C T I O N : Elle a lieu d'avril à juillet, sous la surface, dans des eaux
plutôt chaudes (autour de 20 °C). Une femelle peut pondre plusieurs millions
d'æufs de 1 mm de diamètre, qui flottent entre deux eaux. L'éclosion a lieu
deux jours après et la croissance des jeunes est très rapide.
. .... .

La pêche au thon rouge


Il est principalement capturé à la senne tournante en Méditerranée, et à la ligne
au pays Basque. Localement, c’est une espèce importante sur le plan économique ;
il s’en pêche environ 8 000 t/an mais il est peu utilisé en conserve.
En pêche sportive, il est pris au large, avec de robustes cannes. On l’appâte
en jetant régulièrement des morceaux de sardines (le « broumé »). Le combat
peut durer plusieurs heures et le pêcheur met un point d’honneur à ne pas se faire
aider. Il n’est pas rare de capturer des thons rouges de 250 kg, le record actuel
étant a plus de 350 kg.
Le germon (Thunnus alalunga)
Le germon, ou thon blanc, fréquente les eaux chaudes et tempérées
de l’Atlantique, mais pénètre aussi dans la Méditerranée. Il effectue également
des migrations, notamment pour se reproduire, près des côtes américaines.
Il est pêché sur nos côtes à la ligne à appât vivant, ou à la traîne, de juin
à octobre, dans le golfe de Gascogne (environ 6 500 t/an). Principalement utilisé
en conserve, son prix élevé fait qu’il est actuellement concurrencé par les thons
tropicaux capturés par des thoniers congélateurs (environ 100 000 t/an),
et se vend de plus en plus frais.

Bonite à dos rayé


N.L: Sard a sa rd a Fam.: Scombéromoridés

Ce poisson proche des thons, capturé au chalut ou à la


senne (environ 50 t/an), est très prisé pour la pêche spor-
tive en bateau.

• DESCRIPTION : La bonite à dos rayé a un corps puissant et fusi-


forme, une grande bouche et une ligne latérale nettement ondulée.
Son dos est bleuâtre, parcouru de lignes obliques sombres, le ventre
est blanc plus ou moins argenté. Elle peut mesurer 90 cm pour un
poids de 10 kg.

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À
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*L jMM
Bonite à ventre raye 130
Thunnidés 131

• HABITAT: La bonite à dos rayé vit en bancs dans les eaux de surface et
effectue des migrations importantes. Elle préfère les eaux plutôt chaudes.
•ALIMENTATION: Elle se nourrit de poissons vivant en bancs (sardines,
anchois, sprats). Elle peut avaler de grandes proies. Les jeunes se nourrissent

• REPRODUCTION La reproduction a lieu à la fin du printemps et au début


: g®
de l été en Méditerranée. La femelle peut pondre quelques millions d'œufs, ■■■■■i ....
s
d’un diamètre de 1,4 mm, qui flottent parmi le plancton. '' '<

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Bonite à ventre raye ®k1
i '<1r "1 1
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N . L : Euthynnus pelamis Fam.: Thunnidés
____________
Ce poisson fréquente peu nos côtes. On le capture soit à la
senne, soit à la canne avec appâts vivants. Exploité dans
les régions tropicales, il est commercialisé en conserve sous
le nom de listao. Les chalutiers congélateurs français en
pêchent plus de 50 000 1/ an.

• DESCRIPTION : La bonite à ventre rayé a un corps de section


presque cylindrique et une ligne latérale légèrement incurvée. Le dos
est bleu sombre, les flancs et le ventre argentés avec plusieurs bandes
sombres longitudinales. Taille : 1 m.
• HABITAT : C'est un poisson de haute mer qui ne s'approche pas
souvent des côtes, du moins dans nos régions. Toujours en mouve-
ment, il vit en bancs parfois importants, en général pas très loin de la surface,
dans des eaux assez chaudes (plus de 18 °C).

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7-
.....

• ALIMENTATION: Elle se compose de poissons (clupéidés, maquereaux), de


crustacés de pleine eau et de céphalopodes.
• REPRODUCTION: La bonite à ventre rayé se reproduit dans les eaux
chaudes tropicales, soit près des côtes, soit franchement au large. Pour les l / '.

populations qui fréquentent nos côtes, la reproduction a lieu d'avril à sep-


tembre vers le nord-ouest de l'Afrique.
7111
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Turbot
N.L : Psetta maxima Fam.: Scophthalmidés

C'est, avec la sole, l'un des poissons plats les plus réputés
pour sa chair. Il arrive qu'il soit pêché par les amateurs, du
bord ou en bateau (avec une robuste canne à lancer, les
principaux appâts étant des vifs ou des morceaux de pois-
sons).

• DESCRIPTION : Le turbot a un corps presque circulaire. Lorsqu'on


le place la tête tournée vers la gauche, les deux yeux sont situés au-
dessus de la bouche ; on parle alors d'un poisson plat « gaucher ». Sa
face colorée est garnie de tubercules rugueux au toucher, ce qui per-
met de le reconnaître aisément. La colo-
ration de cette face est plutôt brune,
SIL plus ou moins mouchetée, et varie
, I Ill
Pêche et élevage egalement selon le milieu sur un
Le turbot est . poisson vivant. L'autre face
< **vV*,' - / i x -
principalement wfc
f

(appelée face aveugle,


capturé avec car sans yeux)
les chaluts de fond. e$
Hk t blanchâtre.
La majeure partie
des prises (700 à w Çj?
Le turbot peut
mesurer 1 m
900 tonnes par an) et
est effectuée au nord ' K Pese;
fc
de sa zone ' ' de2Okc.
de répartition.
La réputation de ■ébil
sa chair et sa valeur
commerciale
ont entraîné
des recherches
actives pour propager
son élevage, qui Jeune plie.
semble prometteur.
Homochromie
■■
3
mb® ■•F A"
Pour adapter en permanence leur
couleur à celle du fond, condition
indispensable à leur survie,
b»- i les poissons plats comptent d'abord
sur leurs yeux, qui leur permettent de
percevoir et d'analyser, même si c'est
inconsciemment, les caractéristiques
(WH de leur environnement. Puis les
informations sont transmises,
par voie nerveuse, aux innombrables
è.'- > '
cellules pigmentaires de la peau.
Il y a les melanophores (brun-noir),
les xanthophores (jaunes) et les
132
133

• HABITAT: Le turbot vit sur les fonds de sable,


de graviers et de pierres jusqu’à 200 m de pro-
fondeur: les jeunes sont plus littoraux. Il ne s’en- La Barbue
terre pas. mais possède une capacité de mimé-
tisme importante qui lui permet de se confondre La barbue (Scophtalmus
avec la couleur de fond et de passer ainsi rhombus) est une
espèce très proche
inaperçu.
du turbot, dont
• Alimentation : Le turbot chasse à vue., prin- elle se distingue
cipalement des petits poissons (harengs, gadidés, par un corps moins
parfois d'autres poissons plats). Les jeunes ingè- losangique et moins
rent en plus de petits crustacés. épais, et par l'absence
• R E P R O D U C T I O N : Elle a lieu à la fin du prin- de tubercules sur la peau.
temps et au début de l’été en Atlantique et plus Elle doit son nom commun
au nord, plus tôt en Méditerranée. C'est une aux premiers rayons de sa nageoire
espèce très féconde: les plus grandes femelles dorsale (devant les yeux), à l'extrémité libre et ramifiée,
peuvent pondre jusqu’à 15 millions d'œufs. La et qui ont un aspect « poilu ». Comme le turbot,
ponte se fait sur des fonds de pierres ou de gra- elle a les yeux du côté gauche. Elle peut atteindre
1 m de longueur.
viers. jusqu a 80 m de profondeur. Les œufs de
C'est un poisson relativement côtier,
1 mm de diamètre et les larves (3 mm à
dont les jeunes sont très littoraux.
la naissance) vivent en pleine eau.
Ces dernières ont un aspect
0° ’ e P®0 *16 ’ ma ‘ s es mo ' ns
apprécié que le turbot.
classique, symétrique,
avec un œil de

v
Un des deux
yeux migre sur le
côté opposé ; la méta- ' SÉBWWSF**
.......

4 et o mois environ, a une


taille de 3 cm. Le juvénile
rejoint alors les fonds des zones
côtières.

Tête d'arnoglosse.

érythrophores (rouges), contenant


des pigments qui peuvent s'étaler ou
au contraire se concentrer en un point
quasi-invisible, et enfin les guanophores,
dont la couleur blanche est due à
des cristaux de guanine. La coloration finale * -OP
résulte de la combinaison des trois types
de cellules pigmentaires au-dessus
de la couche blanche des guanophores.
Toutes les especes n'ont pas les mêmes
capacités d'homochromie, mais certaines
sont tellement douées qu'elles imitent
parfaitement l'aspect d'un gravier
hétérogène.
N.L. : Zeugopterus punctatus Fam.: Scophthalmidés

Bien qu'il ne soit pas rare, le targeur est peu capturé sur
O
nos côtes car c'est le seul poisson plat a vivre «collé » aux
rochers.

• DESCRIPTION : Ce poisson paraît quasi-rectangulaire. Sa nageoire


dorsale commence juste au-dessus de la bouche, et la mâchoire supé-
rieure est presque perpendiculaire à l'axe du corps. Les yeux se trou-
vent du côté gauche, dont la coloration est en général brun clair, avec
de grosses taches contrastées. Taille : 40 cm.

itii

/■' A' ■

B
:

HABITAT Seul poisson plat à vivre exclusivement sur fond rocheux., le tar-
:
geur glisse sous les surplombs ou les pierres, et se colle même parfois aux
grandes laminaires. On le trouve du bord à 40 m de profondeur.
• Alimentation : Cette espèce consomme principalement des petits pois-
sons et des crustacés.
• REPRODUCTION : Elle a généralement lieu vers la fin de l'hiver, les œufs se
dispersant en pleine eau. Les jeunes atteignent 4 cm à un an.

Arnoglosse de Thor
N.L.: Arnoglossus thori Fam.: Bothidés

Ce poisson est le plus côtier des arnoglosses,


dont il existe 5 espèces en Europe. Tous sont À
« gauchers » (yeux du côté gauche), et ne |
dépassent pas 20 à 25 cm. L'arnoglosse de Thor 4É
se distingue par l'allongement du deuxième rayon
libre de sa nageoire dorsale (devant les yeux), qui
est généralement foncé. Il se trouve préférenciellement
sur des sables graveleux, de 5 à 200 m de profondeur.
Platophrys 134
B o T h 1d É s 135

Platophrys
N.L.: Bothus podas Fam.: Bothidés

Espèce peu commercialisée et peu consommée, le plato-


phrys peut se rencontrer en plongée ; c'est une proie assez
facile (trop peut-être) pour les chasseurs sous-marins. On
peut aussi le voir dans les aquariums publics.

• Description : Le platophrys est un poisson plat « gaucher », à


corps ovale et large. Les yeux sont très écartés chez le mâle, plus
proches chez la femelle. La nageoire pelvienne de la face colorée est
plus grande que l'autre. La coloration de la face oculée varie, mais
petites taches

* Habitat : Ce
poisson se rencontre
sur les fonds sableux, à
faible profondeur (mais
parfois jusqu'à 200 m). Très mimétique, il se camoufle en prenant la cou-
leur du fond, mais peut aussi s'enfouir en partie, ne laissant dépasser que
ses yeux.
• ALIMENTATION : Il se nourrit de petits poissons et d'invertébrés de fond.
• R E P R O D U C T I O N : Elle a lieu entre mai et août. Les mâles
ont un comportement territorial; les bagarres entre eux ne
sont pas rares et l'intrus est alors chassé par le mâle dominant,
dont la tête devient très sombre

Les yeux du
1
■' w platophrys mâle
f< M (ci-dessus) sont
beaucoup plus
écartés que ceux de
la femelle (ci-contre)
liiiio

Plie (ou Carrelet)


N . L : Pleuronectes platessa Fam.: Pleuronectidés

Un des poissons plats les plus courants dans les poissonne-


ries, un peu moins réputé (et moins cher) que le turbot ou
la sole. La plie peut souvent se capturer de la côte à la ligne
ou au lancer.

• Description: La plie est un poisson plat « droitier » (yeux au-des-


sus de la bouche, quand celle-ci est dirigée vers la droite), a u corps losan-
gique. Elle se reconnaît aisément aux taches orangées parsemant la face
où se trouvent les yeux (face « oculée »), dont la coloration de base est
brune. Elle atteint 90 cm et un poids de 7 kg.
HABITAT : C est un poisson de fond qui préfère
les sédiments meubles. Les jeunes
vivent près de la côte, péné-
trant dans les estuaires

5 W»

IMSII

Les yeux sur l e côté


droit, la plie est
un poisson plat
« droitier ».
ou les zones saumâtres. Les adultes se rencontrent u n peu plus au large, jus-
qu'à 200 m de profondeur. La plie migre parfois pour se reproduire.
• Alimentation : Les jeunes se nourrissent principalement de vers et de
crustacés. Progressivement, en grandissant, ils complètent ce régime par des
petits poissons, mais surtout par des mollusques bivalves.
• REPRODUCTION : Selon sa répartition, la plie se reproduit l'hiver ou le
printemps, dans des zones bien déterminées. Une femelle peut pondre jusqu'à
500 000 œufs (d'un diamètre de 2 mm) qui flottent, puis s'enfoncent. La larve
de 6 m m de longueur
subit u n e métamor-

yeux migre sur l’autre


face) et, à une taille de
15 m m environ, tombe
même espèce, sur le fond puis gagne
La cote.: là, les jeunes
zones. vivent pendant deux
ans.
Limande 136
Pleuronectidés 137

Pêche commerciale et pêche amateur


La plie se capture en grande partie avec des chaluts de fond,
également au trémail (engin de pêche constitué de 3 nappes
de filets parallèles, dressé verticalement dans l’eau, dans
lequel le poisson s’engage et se coince). Localement, elle est
pêchée au carrelet: c’est une nappe de filet formant une
poche que l’on descend horizontalement dans l’eau avec un treuil
(par exemple d’un bateau; les pêcheurs amateurs utilisent parfois des
carrelets, avec un petit treuil, à partir de ponts surplombant les estuaires). La
production annuelle française est d’environ 5 000 tonnes.

Limande
N.L.: Limanda limanda Fam. : Pleuronectidés

Pêchée au chalut de fond, assez courante dans les poisson-


neries, la limande est considérée comme un bon poisson
plat.

• DESCRIPTION : La limande est un poisson « droitier », au corps


presque ovale. Sa ligne latérale est nettement courbée au-dessus de la
nageoire pectorale (ce qui permet de la distinguer de la plie et du flet).
La face oculée est de couleur brun-jaune avec de petites taches claires
et sombres; la face aveugle est blanche. Elle mesure jusqu'à 40 cm.
•HABITAT: La limande se rencontre sur les fonds sableux de la
côte jusqu'à 200 m de profondeur. Elle vit plus près des côtes l'été.
•ALIMENTATION: Elle est assez variée: petits crustacés, mol-
lusques, vers, quelques petits poissons.
• REPRODUCTION : Elle se déroule de février à juillet, suivant les régions. Une
femelle pond environ 1OO 000 œufs qui flottent dans l'eau. Les larves achèvent
leur métamorphose lorsqu'elles rejoignent le
fond. Les jeunes restent côtiers jusqu'à l'âge
de 2 ans.
Flétan
NI.: Hippoglossus hippoglossus Fam.: Pleuronectidés

,£ M Le plus gros des poissons plats (jusqu'à plus de 300 kg !) est


surtout exploité dans les pays nordiques où sa chair, par-
■ fois fumée, et son foie, riche en vitamines, sont recherchés.
JB» A Il y est même élevé.

• Description : Le corps du flétan est assez allongé, et plutôt


épais. Sa ligne latérale présente une nette courbure au-dessus de la
nageoire pectorale. La coloration est sombre, marbrée de clair chez
les jeunes. La taille maximale habituellement retenue est de l'ordre
de 2,50 m, mais des tailles plus grandes encore auraient été obser-
vées. Le poids maximum connu est de 316 kg.
•HABITAT : Ce poisson fréquente les
sZWH fonds meubles à partir de 50 m
*whc*
/ * environ jusqu'à plus de
KWMhh» 1000 m de profon-
El
B* mS deur, dans des
IB
JH ~y eaux-, froides (3 à
I •I l® >■ J3|i»r »'1 HgV < n n/
prmcipale-
.■ vî;
- sLr— ment). Il s'aven-
B8@ ture aussi volontiers
en pleine eau, et nagerait
alors en position verticale, comme
un poisson normal. Il est capable de grandes migrations, parfois sur plus de
3 000 km.
• ALIMENTATION : Les jeunes se nourrissent surtout de crustacés. Durant
l'hiver, période à laquelle ils séjournent en profondeur, les adultes mangent
essentiellement des crevettes. En été au contraire, ils chassent surtout des pois-
sons, sur le fond ou à proximité.
• REPRODUCTION : La maturité sexuelle est atteinte à une taille de l'ordre
de 1,10 m pour les mâles et 1,35 m pour les femelles sur les côtes de Norvège,
plus tôt aux îles Féroé. La reproduction a lieu en profondeur (700 à 1000 m),
une femelle pouvant émettre plusieurs millions d'œufs. Bien qu'assez gros (3 à
4 mm), ces œufs flottent et se dispersent en pleine eau.

__________Distinction Flet - Flétan


Ligne latérale au-dessus Tubercules à la base Bord postérieur
de la pectorale de la dorsale et de l’anale de la caudale

Flet à peine courbée, présents légèrement convexe


bordée de tubercules

Flétan sinueuse, sans tubercules absents droit ou


légèrement concave Flétan
138
Pleuronectidés 139

Fiet
N.L.: Platichthys flesus Fam.: Pleuronectidés

Bien qu’il soit en fait assez peu apprécié sur le plan culi-
naire. les amateurs pourront le capturer à la ligne ou au
carrelet le long des côtes. On l'appâte avec de petits crabes,
des vers, des fragments de mollusques ou de poissons.

• DESCRIPTION : Le flet possède une rangée de tubercules à la base


des nageoires dorsale et anale, ce qui permet aisément de le diffé-
rencier des autres poissons plats. Sa coloration est brun olivâtre sur
la face oculée, marquée de petites taches sombres et parfois de taches
orange. U atteint une taille de 50 cm.
• H A B I T A T : Il vit sur des fonds meubles, plus ou moins vaseux, jus-
qu’à quelques dizaines de mètres de profondeur. Il pénètre dans les
eaux dessalées (estuaires et embouchures) et peut
même remonter en eau douce; l'hiver, il des-
cend un peu plus profond.
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• Alimentation : Les jeunes se nourrissent
de petits crustacés. Les adultes ingèrent en plus des
mollusques bivalves et des petits poissons côtiers. Le flet est surtout actif la
nuit.
• R E P R O D U C T I O N : Elle a lieu en hiver, principalement entre 20 et 50 m en
mer, mais également en eaux dessalées. Une femelle pond de 500 000 à 2 mil-
lions d œufs qui flottent en surface, puis s'enfoncent progressivement. La larve
va rejoindre le fond pour se métamorphoser à une taille comprise entre 20 et
30 mm.

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» < < -X Si le flet est
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normalement
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i ' '• «droitier», quelques
individus (jusqu'à
V < *./* 3 0 % dans certaines
populations) peuvent
au contraire avoir
'X les yeux du côté
-
‘.F'-.W.- * : gauche.
Sole commune
N.L.: Solea vulgaris Fam.: Soléidés

C'est Tun des poissons les plus fins (et les plus chers), très
apprécié pour ses filets sans arêtes. Elle est principalement
pêchée au chalut de fond (9 000 t/an environ).

• DESCRIPTION La sole commune a un corps allongé, une petite


:
bouche et des petites écailles. C'est un poisson « droitier », dont la face
oculée a une coloration de fond brune plus ou moins maculée de taches
sombres. La nageoire pectorale de cette face a son extrémité colorée en
noir. Le bord de la nageoire caudale présente parfois une bande égale-
ment noire. La sole commune peut atteindre 70 cm et 3 kg.
• HABITAT : La sole se ren-
contre sur les fonds
sableux et vaseux
pK jusqu'à plus de
tes»
r :
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- , .X5T1

-- fondeur, par-
. fois dans les
> estuaires.

K | «g
i m
elle vit plus
B r
au large.: elle
vient sur les côtes
printemps et en été des
jeunes vivent près du litto-
ral, ils supportent assez bien les dessa-
lures). Elle peut effectuer de petites migrations. De jour, elle reste généralement
à demi-enfouie, sa coloration se confondant avec celle du sédiment.
• ALIMENTATION : La sole chasse la nuit et se nourrit principalement de
vers, de crustacés, de petits coquillages. Elle détecte ses proies par olfaction et
grâce à des papilles sensitives qui se trouvent à proximité de la bouche.
• REPRODUCTION : Elle se déroule de l'hiver au printemps suivant les
< Oo Y J A
V , C- ' ? ' . > ' " '“V ' o v. -• < V,$ régions. La femelle pond quelques centaines de milliers d'œufs, en fonction de
sa taille. Us flottent et, à l'éclosion, la larve mesure 3,5 mm. À une taille de
15 mm, après la métamorphose, le
7- '*■ ; juvénile commence sa vie sur le
fond, dans les eaux côtières. La sole
est un poisson dont la croissance est
lente âge de deux ans, les
femelles mesurent environ 38 cm
pour un poids de »00 g. les mâles
OU cm pour un poids

La bouche de la sole a une forme


«tordue» caractéristique.
Sole commune 140
Soléidés 141

Que de soles !
La famille des soléidés comprend plus d'une quinzaine d'espèces en Europe, et il arrive par ailleurs que le
terme « sole » soit attribué à des poissons plats d'autres familles : le targeur est ainsi appelé sole de roche en
Bretagne, et la limande-sole (ci-dessous) appartient en fait à la famille des pleuronectidés.

La limande-sole (Microstomus kitt) Je


ne peut être confondue ni avec une sole
(forme de la bouche), ni avec la limande,
plus losangique et au pédoncule caudal
plus long. Taille : 65 cm.

La sole-pole (Pegusa lascansjest un peu moins


allongée que la sole commune. La tache noire
HS
de sa nageoire pectorale est bordée de clair.
Taille : 40 cm.
a

La sole perdrix (Microchi rus variegatus)


se reconnaît à ses marbrures transversales


wg
.•1s

et aux grosses taches le long des nageoires


B"

dorsale et anale. Taille : 20 cm.

La petite sole jaune (Buglossidium luteum)


a les nageoires dorsale et anale marquées
de stries sombres (un rayon sur 4 à 7 est
foncé). Taille : 13 cm.

Le céteau (Dicologoglossa cuneata)


est une sole très allongée. Sa ligne
latérale forme un S marqué en arrière
de la tête. Taille : 30 cm.
Index
Acipenser à tentacules, 118, 120. ocellé, 108. paon, 113.
baeri, 37. coiffée, 119. tanche, 109. Gobie
nacarii, 37. de Roux, 120. Crevettes rouges, 43, à bouche rouge, 127.
sturio, 36. gattorugine, 121. Cténolabre, 110. de sable, 125.
Acipenséridés, 36. ocellée, 120. Ctenolabrus rupestris, 110. léopard, 127.
Aidablennius sphynx, 120. paon, 118. Cycloptéridés, 75. moucheté, 126.
Aiguillât, 29. sphinx, 120. Cyclopterus lumpus, 75. nageur, 125.
galludo, 29. Blenniidés, 118, 119, 120, noir, 124.
Aiguillette, 61. 121. Dasyatidés, 35. paganel, 124.
Alosa Blennius ocellaris, 120. Dasyatis pastinaca, 35. Gobiésocidés, 122.
alosa, 48. Bogue, 96. Daurade, 86. Gobiidés, 124, 126, 127.
fallax, 48. Bonite royale, 86. Cobius
Alose à dos rayé, 130. Dicentrarchus bucchichii, 426.
feinte, 48. a ventre rayé, 131. labrax, 81. cruentatus, 127.
Grande -, 48. Boops boops, 96. punctatus, 81. niger, 124.
vraie, 48. Bothidés, 134, 135. Dicologoglossa cuneata, 141. paganellus, 124.
Anarhichadidés, 114. Bothus podas, 135. Diplecogaster bimaculata, Gobiusculus flavescens, 125.
Anarhichas lupus, 114. Buglossidium luteum, 141. 122. Gonelle, 114.
Anchois, 44, 45. Diplodus Grande vive, 115.
Anémone de mer, 126. Cabillaud, 50. annularis, 94. Griset, 88.
Anemonia viridis, 426. Canthare, 88. puntazzo, 92. Grondin
Ange de mer, 30. Capelan de Méditerranée, sargus, 91. perlon, 72.
Anguilla anguilla, 38. 52. vulgaris, 93. strié, 73.
Anguille, 38, 39. Caproidés, 62. Dorade, 86. Gymnothorax unicolor, 43.
Anguillidés, 38. Capros aper, 62. grise, 86, 88.
Anthias anthias, 82. Carangidés, 83, 84, 85. rose, 86. Haddock, 52.
Anthiidés, 82. Carrelet, 136. Hareng, 45.
Apletodon dentatus, Castagnole, 98. Églefin, 52. Hippocampe
122, 123. Caviar, 36. Émissole commun, 68.
Apogon, 82. Centracanthidés, 97. lisse, 28. moucheté, 68.
imberbis, 82. Centrolabre, 111. tachetée, 28. Hippocampus
Apogonidés, 82. Centrolabrus exoletus, 111. Engraulidés, 44. hippocampus, 68.
Amoglosse de Thor, 133, Cemier, 80. Engraulis encrasicolus, 44. ramulosus, 68.
135. Céteau, 141. Enophrys bubalis, 75. Hippoglossus hippoglossus,
Arnoglossus thori, 135. Chapon, 70. Entélure, 66. 138.
Atherina Chelem labrosus, 58. Entelurus, 61. Huso huso, 37.
boyeri, 60. Chinchard' aequorus, 66, 61.
presbyter, 60. à queue jaune, 85. Epinephelus Joël, 60.
Athérine, 60. commun, 85. costae, 79. Julienne, 57.
Athérinidés, 60. Chromis chromis, 98. marginatus, 18.
Ciliata mustela, 56. Épinoche de mer, 64. Labre vert, 105.
Badèche, 79. Civelles, 39. Esturgeon Labridés, 102, 103, 104,
Baliste, 63. Clupea harengus, 45. d'Europe, 36. 105, 106, 107, 108, 109,
Balistes carolinensis, 63. Clupéidés, 45, 46, 48. de l'Adriatique, 37. 110, 111,112, 113.
Balistidés, 63. Conger conger, 40. soviétique, 37. Labrus
Bar, 81. Congre, 39, 40. Euthynnus pelamis, 131. beigylta, 102.
tacheté, 81. Congridés, 40. bimaculatus, 104.
Barbier, 82. Coquette, 104. Flet, 138, 139. merula, 103.
Barbue, 133. Corb, 99. Flétan, 138. viridis, 105.
Baudroie, 74. Coris julis,112. lep<idog<ister
Bécasse de mer, 69. Coryphoblennius galerita, Gadidés, 50, 51, 52, 53, 54, à deux taches, 122.
Belone belone, 61. 119. 55, 56, 57. à petite tête, 122.
Bélonidés, 61. Cottidés, 73. Cadus morhua, 50. candollei, 122, 123.
Beluga, 36, 37. Crénilabre Gastérostéidés, 64. lepcidogaster, 122.
Blennie à 5 taches, 107. Gerle, 96. Leptocéphales, 39, 43.
à crête, 118. à queue noire, 111. Germon, 130. Licha amia, 83.
à masque, 119. méditerranéen, 108. Girelle, 112. Liche
142
Index 1143
amie. 83. surmuletu, 101. Porte-écuelle Scomber
glauque, 83. Aluraena he/ena, 42. de De Candolle, 122. japonicas, 128.
Lieu Murène, 59. de Couan, 122. scomb ras, 128.
jaune, 54. chocolat, 45. Poutargue, 59. Scombéromoridés, 130.
noir, 55. commune, 42. Prêtre, 60. Scom bridés, 128, 129.
Limanda limanda, 157. Murénidés, 42. Psetta maxima, 152. Scophtalmas rhombas, 133.
Limande. 137. A1astelas Scophthalmidés, 132, 135.
sole, 141. asterias, 28. Raie, 55. Scorpaena
Lingue mustelas, 28. aigle, 55. notata, 70.
franche, 57. Myliobatis aqaila, 55. ailes de -, 52. porcus, 71.
Grande -, 57. bouclée, 34. scrofa, 70.
Lipophrys, 119, 120. Nérophis, 65, 66, 67. guitare, 50. Scorpénidés, 70.
pholis, 120. lombricoïde, 67. lisse, 32. Scorpion de mer, 73.
Lisettes, 128. Nérophis, 67. Raja Scyliorhinidés, 26.
Listao, 151. lumbriciformis, 67. bâtis, 55. Scyliorhinas
Lithognathas mormyrus, 94. ophidion, 65. brachyura, 52. canicula, 26.
Liza aurata, 59. davata, 54. stellaris, 27.
Lompe, 75. Oblada melanura, 90. Rajidés, 52, 33, 34. Seriola damerili, 84.
œufs de -, 75. Oblade, 90. Rascasse Sériole, 84.
Lophiides, 74. Ombrine, 100. brune, 71. Serran
Lophius piscatorius,74. du large, 100. pustuleuse, 70. chevrette, 76.
Lotte, 74. Orphie, 61, 61. rouge, 70. écriture, 77.
Loup, 81. Requin, 26, 28, 29. hépate, 76.
de l'Atlantique, 114. Pagellus Rhinobatos spp, 30. tambour, 76.
Lysmata seticaudata, 45. acarne, 88. Rouget Serranidés, 76, 77, 78, 79.
bogaraveo, 88. de roche, 101. Serranus
Aîacroramphosus scolopax, erythrinus, 89. de vase, 101. cabrilla, 76.
69. Pageot surmulet, 101. scriba, 77.
Maquereau acamé, 88. Roussette Siphonostome, 67.
commun, 128. commun, 88, 89. Grande -, 26, 27. Sole
espagnol, 128. rose, 88. Petite -, 26. pole, 141.
Aîarbré, 94. Pagre, 87. commune, 140.
Melanogrammas aeglePinas, Papillon de mer, 114. Saint-pierre, 61. de roche, 141.
52. Parablennias, 118. Salaria, 118. jaune, 141.
Mendole, 96, 97. gattorugine, 121. pavo, 118. perdrix, 141.
Merlan, 51. Pastenague, 35. Salmo Solea valgaris, 140.
Aderlangius merlangus, 51. Pegus lascaris, 141. salar, 48. Soléidés, 140, 141.
Merle, 103. Pholidés, 114. trutta fario, 49. Sparaillon, 94.
Merlu, 56. Pholis gunellus, 114. tratta tratta, 49. Sparidés, 86, 87, 88, 89,
Merlaccias merlaccias, 56. Phycis phycis, 54. Salmonidés, 48. 90, 91, 92, 93, 94, 95,
Mérou brun, 78. Picarel, 96, 97. Sanglier, 62. 96.
Microchiras variegalas, 141. Platichthys Pesas, 159. Sar Sparas
Microstomas kitt, 141. Platophrys, 135. à museau pointu, 92. aarata, 86.
Molva molva, 57. Pleuronectes platessa, 156. à tête noire, 93. pagras, 87.
Mordocet, 120. Pleuronectidés, 156, 157, commun, 91. Spicara
Moronidés, 81. 158, 159, 141. Sarda sarda, 130. flexuosa, 96.
Morue, 50. Plie, 136. Sardina pilchardus, 46. maena, 97.
Mostelle, 54. Pocheteau gris, 33. Sardine, 45, 46, 46. smaris, 97.
Motelle à cinq barbillons, Poissons Sardinella aurita, 47. Spinachia spinachia, 64.
d epave, 80. Sardinelle, 47. Spondyliosoma cantharas,
Muges, 58. de bois, 80. Salpa salpa, 95. 88.
Magil cephalus, 59. Pollachias Sauclet, 60. Sprat, 46, 47.
Mugilidés, 58. pollachius, 54. Saumon, 49. Sprattas sprattas, 47.
Mulet lippu, 58. virons, 55. atlantique, 48. Squalidés, 29.
Mulets, 58. Polyprion americanus, 80. Saumonette, 26, 27. Squalus
Mullidés, 101. Polyprionidés, 80. Saupe, 95. acanthias, 29.
Mullus Pomaccntridés, 98. Sciaena ambra, 99. blainvillei, 29.
barbalus, 101. Pomatoschislus, 125. Sciacnidés, 99, 100. Sqaatina sqaalina, 50.
Squatinidés, 30. Targeur, 134, 141. trachurus, 85. Truite
Sublet, 110. Thalassoma pavo, 113. Trachynotus ovatus, 83. commune, 49.
Symphodus Thon Triakidés, 28. de mer, 49.
mediterraneus, 108. blanc, 130. Trigla Turbot, 132, 133.
melanocercus, 111. rouge, 129. lucerna, 72.
melops, 106. Thorogobius ephippiatus, Triglidés, 72, 73. Umbrina
ocellatus, 108. 127. Trigloporus lastoviza, canariensis, 100.
roissali, 107. Thunnidés, 131. cirrosa, 100.
rostratus, 110. Thunnus Tripterygiidés, 116.
tinea, 109. alalunga, 130. Tripterygion Vieille, 102.
Syngnathe aiguille, 65. thynnus, 129. delaisi, 116. Petite -, 106.
Syngnathes, 64, 66. Torpédinidés, 31. melanurus, 117. Vieilles de bois, 80.
Syngnathidés, 64, 65, 66, Torpedo marmorata, 31. tripteronotus, 117. Vive
67, 68, 69. Torpille marbrée, 31. Triptérygion à tête rayonnée, 116.
Syngnathes, 67. Trachinidés, 115, 116. jaune, 116, 117. Petite -, 116.
acus, 65. Trachinus nain, 117.
sp, 64. draco, 115. rouge, 116, 117. Wreck Tishes,80.
typhle, 67. radiatus, 116. Trisopterus
vipera, 116. luscus, 53. Zéidés, 61.
Tacaud, 53. Trachurus minutus capelanus, 52. Zeugopterus punctatus, 134.
Petit -, 52. mediterraneus, 85. minutus minutus, 52. Zeus faber, 61.

Crédits photographiques
Berthoule/NATURE : 48 m - Chaumeton/NATURE : 5 b, 5 hd, 12 bd, 12 bg 26 m, 27 hg, 27 md, 30 m, 33 bg, 34 bd, 34 mb, 36 b, 39 md, 39 md, 41 b, 43 hd,
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140 b, 65 m - Courdot : 49 m - Durantel/NATURE : 16-17b - FIOM/IFREMER-La Rochelle : 89 h, 100 h, 27 b, 29 b, 31 m - Lanceau/NATURE : 4 b, 39 md,
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Dessins: Jacques Theillard.

Achevé d’imprimer: avril 1999


Imprimé en UE - Rotolito Lombarde - Italia
D a n s l a meme
Collection

Mammifères de France
-
Rapaces de France

Oiseaux du bord de mer

Baleines et dauphins

Poissons d'eau douce

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Chevaux et poneys

Oiseaux de cage
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Poissons d'aquarium d eau douce ...

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Photos de couverture : Chaumeton/NATURE, [Link].

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Découverte Poissons
Nature DE MER
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