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Poissons
DE MER
1
Ouvrage collectif
créé par Losange
Avec la collaboration de :
Patrick Louisy
Thierry Maître-Allain
Hervé Chaumeton
© Losange, 1999
© Éditions Artémis pour la présente édition
ISBN : 2-8441 6-028-X
N° d’éditeur: 84416
Dépôt légal : avril 1999
Découverte • Nature
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OISSONS
DE MER
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TÉMÎS
ÉDITIONS
6-23
Introduction
24-141
Les Espèces
Scyliorhinidés Athérinidés 60
Triakidés Bélonidés 61
Squalidés Zéidés 61
Squatinidés Caproidés
Torpédinidés Balistidés
Rajidés Gastérostéidés
• Dasyatidés 35 • Syngnathidés 65
• Acipenséridés 36 ' • Scorpénidés 70
Anguillidés Triglidés
• Congridés 40 • Cottidés
• Murénidés 42 • Lophiidés 74
• Engraulidés 44 • Cycloptéridés 75
• Clupéidés 45 • Serranidés 76
• Salmonidés 48 • Polyprionidés 80
• Gadidés 50 • Moronidés 81
• Mugilidés 58 • Anthiidés
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Sommaire
• Pomacentridés 98
I
• Sciaenidés 99
• Mullidés 101
• Labridés 102
• Pholidés 114
• Anarhichadidés 114
• Trachinidés 115
• Tripterygiidés 116
• Blenniidés 118
• Gobiésocidés 122
|
• Gobiidés 124 J
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• Scombridés I
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• Scombéromoridés 130 I
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• Thunnidés 131 i
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• Scophthalmidés 132 I
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142-143
Index
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Poissons
de MER
nageoire
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Nageoires pelviennes (paires) nageoire anale
pectorales (paires)
Face ventrale
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bouche
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œil aiguillon
spiracle (évent)
Face dorsale
mandibule
préopercule
opercule nageoires nageoires ageoire anale
pelviennes (paires) pectorales (paires)
dorsale pinnules carène
oissons
Bien que possédant des caractéristiques communes (nageoires, respira-
tion par branchies), les poissons constituent un groupe très diversifié.
Leurs formes sont parfois très différentes du poisson « classique » que
l’on imagine : leur taille varie de 1 cm à plus de 10 m, leur biologie et
leur comportement sont différents suivant les familles.
Depuis des millions d années, ils ont colonisé les eaux douces, sau-
mâtres, marines, et toutes les régions du globe, de 1"équateur aux zones
Anatomie
Les scientifiques classent les poissons en deux groupes principaux :
- les requins et les raies, dont le squelette est cartilagineux ;
- les autres poissons qui possèdent un squelette osseux.
La forme du corps des poissons est très variable : fusiforme, aplati,
serpentiforme, etc.. Leurs nageoires leur servent à se déplacer et à se sta-
biliser. Chez les requins et les raies, elles ne se replient pas ; chez les
autres poissons, elles peuvent le faire grâce à des rayons épineux ou
mous. La nageoire caudale est plus ou moins fourchue, parfois concave,
généralement symétrique, sauf chez les requins et les raies. Les nageoires
dorsales, caudale et anale sont uniques, les pelviennes et pectorales sont
en général paires et symétriques.
Sauf dans certains cas, le corps est recouvert d"écailles chez les pois-
sons osseux, tandis que requins et raies possèdent une peau rugueuse,
dont la texture est semblable à celle du papier de verre.
I
La tête peut porter des barbillons ou des appendices cutanés. En
arrière, chez les poissons osseux, 1 opercule protège les branchies et
assure par ses mouvements la circulation de Beau. A la place de cet
opercule, requins et raies possèdent des fentes branchiales qui remplis-
sent la même fonction.
La plupart des poissons possèdent une, parfois plusieurs, ligne laté-
rale sur chaque flanc, plus ou moins visible et sinueuse ; c est un organe
sensoriel sensible aux vibrations de Beau.
Un grand nombre d espèces possèdent une vessie natatoire (ou ves-
sie gazeuse), organe proche du tube digestif qui sert au poisson à flotter
entre deux eaux.
Poissons
DE MER
Both us podas adapte
sa coloration
Coloration i. \ .
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pour se confondre
avec le sol. La coloration est souvent
caractéristique de chaque
espèce. Chez certaines, leclai-
rage, le sexe, Lage, Lhumeur te
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tiale) peuvent la modifier.
Quelques poissons adaptent
même leur couleur pour se
confondre avec le fond et pas-
ser ainsi inaperçus.
Reproduction
Certains requins sont vivipares, les jeunes naissent totalement formés et
■ ressemblent à Ladulte. Les autres poissons sont ovipares. Le nombre
d œufs varie (quelques-uns pour les raies, plusieurs millions pour les
morues), ainsi que la taille : ils ne mesurent en général pas plus de
quelques millimètres, quelques centimètres pour les raies.
Il y a accouplement et fécondation interne chez les requins et les
raies. Pour les autres espèces, il y a parfois une parade nuptiale; la
femelle pond ses œufs, fécondés dans Peau par le mâle.
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Nutrition
La nutrition des poissons est très variable. A part quelques espèces her- I
bivores, la majorité d'entre eux a un régime carnivore ; ce sont des pré-
dateurs .- ils capturent et mangent des poissons, crustacés, mollusques,
vers, plus rarement d'autres animaux.
Les larves et les alevins se nourrissent surtout de plancton (notam-
ment de crustacés) lors de leur vie en pleine eau.
Valeur alimentaire
Contrairement à une idée généralement répandue, elle est très impor-
tante .- 100 g de chair de poisson contiennent autant de protéines que
100 g de viande.
De plus, il faut savoir que le plus gras des poissons est moins riche
en graisses que la moins grasse des viandes. Ils fournissent aussi des I
vitamines et des sels minéraux en quantités non négligeables (certains I
I
lecteurs se souviendront peut-être avoir « ingurgité » de l'huile de foie
de morue 1).
Sachant qu'un poisson fournit 35 à 65 % de chair par rapport à son
poids total (selon les espèces, le sexe et la saison), ces animaux consti-
tuent donc une bonne source de nourriture, recommandée notamment
lors des régimes diététiques. I
I
Dangers potentiels
On connaît bien sûr les fameux requins mangeurs d'hommes, peu fré-
quents sur les côtes européennes. Plus proches de nous, certaines
espèces assez courantes constituent un danger insidieux.
Munies de piquants reliés à des glandes à venins (raies, rascasses,
vives), elles peuvent, lorsqu'elles sont vivantes ou très fraîchement
pêchées, piquer et causer ainsi des douleurs assez violentes. On
peut traiter ces piqûres en utilisant de l'eau chaude (le venin étant
détruit à la chaleur), mais il est recommandé de consulter rapidement
un médecin.
Poissons
d e MER
oissons
dans leur milieu
Chaque espèce de poisson fréquente un habitat assez bien déterminé.
Très souvent, la morphologie du poisson est adaptée à cet habitat.
Depuis la surface jusqu'aux grands fonds, l'espace sous-marin a été
divisé en plusieurs zones, chacune possédant des caractères parti-
culiers. Nous nous intéresserons surtout ici aux zones directement
accessibles à tous (zone des marées, zone littorale) ; le plateau conti-
nental (qui s'étend jusqu'à 100 ou 200 m de profondeur) et la haute
mer sont en règle générale le domaine des pêcheurs professionnels.
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La zone littorale
Domaine privilégié des pêcheurs, des chasseurs et plongeurs sous-
marins, cette zone - toujours recouverte d'eau - est constituée de
milieux (appelés aussi biotopes) très variés, et héberge une grande diver-
sité de poissons.
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La haute mer
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La pleine mer est le domaine des poissons pélagiques (de pleine eau). Leur
corps est profilé pour permettre une nage rapide. Ces poissons vivent sou-
vent en bancs composés d'individus de même taille (et donc de même
âge) ; ce comportement permet un meilleur repérage et une protection
contre les prédateurs, et peut aussi faciliter la reproduction.
Souvent migrateurs, les poissons pélagiques peuvent parcourir de
grandes distances (thons, germons, bonites). Certaines espèces se rappro-
chent plus ou moins fréquemment des côtes (sardines, sprats, maquereaux,
orphies...).
herbiers
grotte
sable fin
formations
coralligènes vase
zone de graviers
Poissons
d e MER
ù et comment
rencontrer les poissons
Les occasions pour rencontrer et observer les poissons sont nombreuses.
Mais il ne faut pas oublier que la mer est un milieu vivant, en équilibre
parfois précaire, où l'intervention de l'homme peut quelquefois causer
des dommages. De plus, la mer n'est pas seulement un endroit syno-
nyme de loisirs ; c'est aussi le lieu de travail d'un grand nombre de per-
sonnes : marins, pêcheurs, ostréiculteurs. Sachez respecter l'environne-
ment marin et les autres « usagers » de la mer.
Dans ce but, il existe d'ailleurs des lois et des règlements qu'il est
important de connaître. On peut se renseigner sur la réglementation
maritime :
- Dans les quartiers des Affaires maritimes (organisme dépendant du
secrétariat d'État à la mer). En général, il y a un quartier dans chaque
grand port de pêche. Les gendarmes maritimes, rattachés à cet orga-
nisme, sont chargés de l'application des lois.
- Au service maritime de la Direction départementale de l'équipement.
La DDE se trouve en général dans la ville-préfecture.
- Dans les mairies des communes côtières (il existe en effet un certain
nombre de règlements locaux).
La pêche au bord
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16 17 • I n t r o d u c t i o n
Quelques règles
- Lorsque vous retournez une pierre à marée basse, remettez-la en place ; sinon,
tous les organismes qui y sont fixés seraient condamnés à une mort certaine.
- Respectez les professionnels de la mer : ne pénétrez pas dans les zones
d’élevage des coquillages (très souvent, il est d’ailleurs interdit de ramasser
des coquillages à proximité de ces zones. Se renseigner localement).
- Soyez prudent, méfiez-vous de la mer : marées, vagues, courants peuvent être
dangereux, que vous soyez à pied, en plongée ou en bateau.
vous trouverez, mêlés aux crevettes grises, des gobies, des poissons plats
et parfois des petites vives. Dans les herbiers, vous pourrez capturer des
petites vieilles, des crénilabres, des syngnathes, des épinoches de mer...
Mais c'est certainement parmi les rochers, sous les pierres ou les algues,
dans les flaques, que vous trouverez le plus d espèces : motelles,
gonelles, scorpions de mer, gobies, blennies, syngnathes, porte-écuelles,
mais aussi congres ou anguilles, nettement plus intéressants à manger !
Pour la pêche à la ligne, une connaissance minimum de la biologie des
poissons, des fonds, des courants ne peut être que profitable. Les techniques,
les prises, les règlements diffèrent suivant que bon pêche au bord ou à par-
tir d ?un bateau. L équipement doit résister à la corrosion de beau de mer.
Digues et jetées constituent des sites propices à la pêche au coup.
Une simple canne et une ligne munie d ?un flotteur permettent la cap-
ture de petits poissons littoraux (jeunes vieilles, crénilabres, petits spari-
dés) ou vivant dans les ports (mulets, athérines). Cette méthode consti- Plaisir des vacances,
tue souvent une première approche de la pêche pour les enfants. la pêche à pied
La pêche au lancer nécessite une canne munie d un moulinet ; on sur la plage
peut utiliser des leurres ou des appâts naturels, a u fond ou en surface. à marée basse.
Poissons
DE MER
Selon le mode et le
Réglementation générale lieu de pêche, on peut
DE LA PÊCHE EN MER capturer des lieux
jaunes, des vieilles,
- Il n’y a pas besoin de permis. des congres ou des
- On peut pêcher dans les embouchures et les daurades (au fond),
estuaires jusqu’à la limite des eaux salées. des mulets ou des
- On n’a pas le droit de vendre ses prises. orphies (en surface),
- Il existe des tailles minimales de prises à des maquereaux (en
respecter. pleine eau) et des bars
- Certains engins sont interdits (nasse, filet), soit (à proximité des éri-
dans tout le pays, soit localement. sants), ainsi que bien
- Le nombre et la nature des engins sont en d autres espèces.
général limités. Le surf-easting, qui
Pour plus de détails, il importe donc de se se pratique sur les pla-
i
renseigner localement, certains règlements variant gés de sable battues par
suivant les régions. les vagues, permet de
* capturer les prédateurs
qui viennent chasser
au bord des rouleaux : plies, daurades et surtout les bars, poissons rois de ce
type de pêche.
Si vous ne possédez pas votre propre bateau, vous pouvez vous rabattre
des sorties de pêche organisées.
La pêche à la traîne se pratique à petite vitesse, le plus souvent en
surface ou à mi-profondeur, avec des appâts ou des leurres qui peuvent
être plusieurs par ligne (mitraillette à maquereaux). Les espèces captu-
rées sont généralement des espèces de pleine eau (maquereaux, chin-
chards, orphies, parfois bonites) et de temps en temps des bars ou des
lieux si la ligne est traînée à proximité des rochers. Ôn peut faire de la
pêche à soutenir lorsque le bateau est ancré ou dérive suivant le cou-
rant. Selon la profondeur et le type de fond, on peut remonter toutes
Sur un bateau
- Le propriétaire doit posséder un titre de navigation en règle.
- Le nombre et la nature des engins sont réglementés - se renseigner.
- Il est bon de vérifier l’état de la pharmacie de bord, les risques de blessures
étant nombreux, dus aussi bien au matériel qu’aux poissons.
- Attention à l’équipement de sécurité, notamment fusées de détresse et gilets
de sauvetage (un par personne).
19 • Introduction
sortes de poissons :
raies, poissons plats, La mer peut être dangereuse
congres, lieus jaunes
et lieus noirs, morues, Que l’on soit à pied ou en bateau, il ne faut pas
vieilles, daurades, ain- oublier que courants, vagues, marées ou mauvais
si que des serrans ou temps peuvent surprendre les pêcheurs, même
des rascasses en Mé- chevronnés. Il faut se renseigner sur les risques
diterranée. locaux (courants, marées, changements de temps
La pêche au gros rapides) et ne pas partir sans avoir pris
se pratique notam- connaissance de la météo. De plus, il est prudent
(surtout pour les bateaux) de prévenir quelqu’un
du littoral méditer- de l’endroit, même approximatif, où l’on va pêcher.
ranée; elle nécessite
une embarcation très
puissante spécialement équipée et du matériel exceptionnellement
tent parfois plusieurs heures avant d'être hissés à bord. La pesée des
concours organisés en été est une des rares occasions de voir de gros
thons ou des requins de près.
La pêche professionnelle
Dans de nombreux ports de pêche, vous pouvez assister au débarque-
ment du poisson, et parfois même être accueilli à bord pour une jour-
née de pêche. E n effet, un certain nombre d'embarcations sortent l'es-
pace d'une marée, partant à marée haute pour rentrer une douzaine
d'heures plus tard. Si un patron-pêcheur accepte de vous embarquer, il
faudra prévoir votre repas et participer, sans gêner, à la vie du bord (par
exemple pour le tri du poisson). Ces journées de pêche sont de très
bonnes occasions pour mieux connaître le poisson, les techniques de
capture et le travail des hommes. De plus, il n'est pas rare de débarquer
avec sa « part » de poisson !
La méthode la plus courante pour capturer le poisson est le chalu-
tage : 65 % des poissons pêchés dans le monde le sont de cette manière.
Le chalut est une grande poche en filet, traînée sur le fond ou entre
deux e a u x ; les plus grands ramènent plusieurs tonnes de poissons.
Chaque patron-pêcheur a ses «• coins », tout comme les pêcheurs à la
ligne ! E n général, quelques espèces dominent en quantité, d'autres ne
se trouvent qu'en faible proportion. Certains poissons sont rejetés
U faux poissons »), car ils n'ont aucune valeur commerciale.
E n Méditerranée, les thons rouges, les anchois et les sardines sont
pêchés à la senne tournante. C'est une grande nappe de filet vertical qui
encercle le banc de poissons ; un filin coulisse dans le bas et ferme la
senne comme une grande poche ; elle est ensuite remontée sur le
bateau. Dans certaines régions, on utilise également des nappes de filet
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21 • I n t r o d u c t i o n
J La pisciculture marine
Contrairement à celui de la truite, l'élevage des poissons marins est
encore peu développé en France.
11 existe cependant des fermes marines où sont élevés bars et sau-
mons (ainsi que des truites arc-en-ciel, que l'on fait grossir en mer au-
delà de la taille-portion habituelle). Le turbot et la daurade seront éga-
lement élevés dans une certaine mesure. De plus, il faut signaler que
I 1 esturgeon fait l'objet d'essais très concluants (en eau douce unique-
I ment).
Grâce à des techniques mises au point par des centres de recherches,
■ on provoque la ponte des poissons, souvent en dehors de la période
naturelle de reproduction, dans des écloseries.
L'élevage des larves et juvéniles est assez délicat et demande beau-
? coup de soins de la part de l'éleveur. Le grossissement jusqu'à la
taille commerciale, un peu plus aisé, se fait en bassins à terre ou en cage
• en mer.
Les fermes aquacoles marines sont des entreprises privées, et ne font
donc pas forcément visiter leurs installations.
La pisciculture marine n'a pas pour but de concurrencer la pêche,
mais plutôt de la compléter.
À l'image des piscicultures d'eau douce, elle fournira toute l'année
des poissons bien calibrés, répondant ainsi à une certaine demande du
marché que la pêche ne pourra peut-être pas toujours satisfaire.
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Un plongeur
sous-marin a
près (des palmes sont alors bien utiles). 11 ne reste plus alors qu'à se pro-
découvert
curer un fusil pour devenir chasseur sous-marin ; les plaisirs de la chasse
une rascasse brune ne doivent cependant pas faire oublier ceux de l'observation (de nom-
(Scorpaena porcus). breux poissons sont plus agréables à regarder qu'à manger 1).
L'utilisation de bouteilles de plongée permet de prolonger la visite
au monde sous-marin jusqu'à une profondeur de 20 ou 30 m (les plon-
gées plus profondes sont réservées aux plongeurs expérimentés). C'est
bien sûr dans les zones rocheuses que le plongeur découvre le mieux les
richesses colorées du monde sous-marin et la variété des poissons, des
La plongée sous-marine
Bien qu’aucune loi ne restreigne en France le droit à la plongée sous-marine,
il est fortement déconseillé - et dangereux - de se lancer dans cette activité
sans formation préalable ou sans encadrement compétent. Ce sport, accessible
i
à tous ou presque, doit cependant se plier à des règles de sécurité strictes,
dont le non-respect peut coûter la vie aux imprudents.
De nombreux clubs de plongée permettent, par un entraînement en piscine,
d’acquérir le savoir et la pratique indispensables. Sur la côte, les centres
de plongée peuvent vous faire découvrir ce sport en toute sécurité.
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Il est fortement recommandé de ne jamais plonger seul.
22
23 • I n t r o d u c t i o n
?îus gros (sparidés, gadidés, labridés...) aux plus petits, parfois très diffi-
ciles à découvrir (blenniidés, gobiidés,...). Cependant, n'hésitez pas à
cbnger aussi sur les herbiers, et même sur le sable; vous découvrirez
une vie insoupçonnée pourvu que vous preniez votre temps; cest une
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Un œuf bizarre
La petite roussette pond une sorte de capsule cornée qui
contient l’œuf proprement dit: une masse de réserves
nutritives
(l'équivalent du
jaune d’un œuf
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d’oiseau) sur ;CS.S
laquelle se
développe l’embryon.
Dès qu’il est bien
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individualisé, i
ce dernier développe
des branchies
externes, bouquets
de filaments rouge sang qui ne se résorbent que quelques
semaines avant l’éclosion. Au cours de l’incubation
(qui dure de 4 à 9 mois selon la température), la capsule
s’entrouvre à son extrémité ; l’embryon termine donc
son développement en baignant dans l’eau de mer.
À la naissance, le jeune mesure environ 10 cm.
La grande roussette
La grande roussette (Scyliorhinus stellaris) se distingue de la petite roussette
par un museau plus arrondi, mais surtout par des taches brunes plus grandes
et plus éparses. Elle vit à une moindre profondeur et est également de mœurs
nocturnes. Ses œufs mesurent de 10 à 13 cm de longueur et éclosent après
9 mois d’incubation environ. Les jeunes mesurent 16 cm à la naissance. Adulte,
la grande roussette peut atteindre 1,90 m.
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L Emissole lisse
N.L.: Mustelus mustelus Fam.: T r i a k i d é s
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Pavée d e dents
courtes et robustes,
la b o u c h e
d e l ' é m i s s o l e est
u n e sorte d e m e u l e
faite pour broyer
coquilles
et c a r a p a c e s .
Aiguillât 28
S QU ALIDÉS 29
Aiguillât
N . L : Squalus acanthias Fam.: Squalidés
Petit requin assez commun, que l’on peut voir dans les
criées du littoral atlantique.
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mobile, il semble que les aiguillats de l'Atlantique Nord se séparent en quatre
populations distinctes, dont les routes migratoires ne se croisent pas.
•ALIMENTATION: Elle est principalement composée de poissons, ainsi que ..
de mollusques et de crustacés.
• REPRODUCTION : Les mâles sont matures à partir de 5 ans (60-70 cm envi-
.... .
ron). les femelles vers 8 ans seulement (75-95 cm). Chez cette espèce vivipare,
la gestation dure près de 2 ans (18 à 22 mois). Les naissances ont lieu en hiver
près des côtes et les portées comptent en général 3 à 10 jeunes, mesurant 20
à 33 cm.
• PÈCHE : L’aiguillat est pêché au chalut et aux palangres (en particulier lignes
de fond). Sa maturité tardive, sa durée de gestation exceptionnellement
longue et le faible nombre de jeunes par portée en font une espèce particu-
lièrement vulnérable à la surpêche, et il y a lieu actuellement de s'inquiéter
de la surexploitation de ce requin. Alors qu'on en capturait 5 000 à
7 000 tonnes par an dans les années 70, les prises ont baissé largement en des-
sous de 2 000 tonnes au début des années 90.
Ange de mer
N.L.: Squatina squatina Fam.: Squatinidés
B
ni
La raie guitare
Les guitares de mer (Rhinobatos sp.) sont
des proches cousines des raies. Au contraire
s»
de l’ange de mer, leurs nageoires pectorales
sont soudées au corps, et leurs fentes
branchiales sont inférieures. Elles se
distinguent également par leur museau plat
et pointu, et par leurs nageoires dorsales
dressées. Les deux espèces présentes en
Méditerranée vivent sur les côtes sableuses,
et atteignent 1 m à 1,80 m de long. ■ . ■ - - .....
Torpille marbrée 30
Torpédinidés 31
Torpille marbrée
N.L.: Torpedo marmorata Fam.: Torpédinidés
Les ornementations
de l'œil ont pour rôle
de camoufler
la pupille sombre.
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Autrefois courante dans les criées et sur les étals des pois-
sonneries, cette raie de grande taille s’est considérable-
ment raréfiée.
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liis
Sur cette face
ventrale de raie,
on voit bien
les cinq paires de
fentes branchiales,
la bouche pavée
de dents broyeuses
et les narines.
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ri n • i i r
i Raie bouclee
N.L: Raja c lava ta Fam.: R a j i d é s
Les raies du genre Raja pondent des œufs cornés rectangulaires aux pointes prolongées de « cornes ».
Leur incubation dure 2 à 6 mois selon les espèces et, bien sûr, la température. Comme chez les roussettes,
l’embryon se développe sur sa boule de réserves vitellines, mais prend très tôt une forme de raie, bien
avant que les filaments rouges des branchies externes ne commencent à se résorber, annonçant la proximité
de l’éclosion.
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Pastenague 34
Dasyatidés 35
Pastenague ül
La raie aigle Mi
Le caviar
Ce sont les œufs de l’esturgeon. Une femelle d’esturgeon européen de 100 kg
fournit 12 kg de caviar. La France en produisait 5 tonnes en 1947, seulement
25 kg en 1980 ! Actuellement, le caviar consommé en France est importé en très
grande partie de la Russie et d’Iran. Il est produit par trois espèces d’esturgeons
de la mer Caspienne. Selon l’espèce et la préparation, le caviar est plus ou moins
réputé. Le plus apprécié est le béluga (ou bélouga) du nom commun de l’espèce
qui le produit.
Béluga.
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IMM
Esturgeon d'Europe 36
Acipenséridés 37
decenme,
photographié
au musée de la M e r
de Biarritz avant
d’être relâché.
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'’Tfo .
«gags
B
L'anguille se pêche au coup, le long des côtes ou dans les
estuaires. Les très jeunes anguilles, incolores, appelées
I pibales ou civelles, constituent un mets de choix et sont
activement exploitées, particulièrement en Gironde.
♦ DESCRIPTION
L'anguille a un corps serpen tiforme caractéristique.
:
Sa peau ne possède pas d écaillés et est recouverte d'un abondant
mucus. La tête et les yeux sont petits. La coloration varie a u cours de
son développement. Les adultes vivant en eau douce ont le dos brun
plus ou moins foncé, le ventre blanchâtre. Elle atteint 1,5 m pour un
poids de 5 kg et peut vivre plus de 25 ans.
---------1 • HABITAT : Les civelles se rencontrent dans les estuaires, les adultes
vivent principalement en eau douce (voir carte). Ils sont capables
d effectuer de courts déplacements hors de l'eau, dans des zones humides. À
ce moment, la respiration s'effectue directement à travers la peau. Les anguilles
matures migrent en mer pour se reproduire.
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Anguille 38
Anguillidés 39
Métamorphose
Larve leptocéphale.
de l’anguille
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Le congre est un habitué des grottes et des épaves, que Fon
rencontre parfois en plongée autonome.
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Le congre a un corps serpentiforme puissant. Les
•D ESC RIPTION :
ww nageoires dorsale, caudale et anale sont continues. L œil est grand, la
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mâchoire supérieure légèrement proéminente. Le dos et les flancs
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S?; . sont brun-gris à grisâtre, le ventre blanc. Sa taille maximale est de
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2,50 m. 11dépasse parfois 20 kg, pour atteindre (rarement) 50 kg.
•HABITAT: On le rencontre près des côtes rocheuses et dans les
SB
épaves, jusqu à 100 m de profondeur, parfois plus. 11 vit plus ou
moins caché la journée et sort la nuit pour chasser. C est un poisson
solitaire.
• ALIMENTATION : Le congre est un carnassier vorace. Ses
mâchoires sont garnies d une rangée externe d'incisives très serrées formant
un bord tranchant, tandis que le plafond et le plancher de la cavité buccale
portent de robustes dents coniques. Cette dentition relativement polyvalente
lui permet de s'attaquer à une grande variété de proies : des poissons d'abord,
qu'il capture de nuit lorsqu'ils dorment sur le fond, mais aussi des crustacés
dont il brise la carapace grâce à ses puissantes mâchoires. Le congre est égale-
ment un grand amateur de céphalopodes, poulpes en particulier; il est même
capable d'arracher un tentacule en le saisissant fermement et en tournant plu-
sieurs fois comme une toupie sur son axe, jusqu'à la rupture.
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Congre 40
Con g h i dé s 41
Pêche amateur
Le congre se pèche à la ligne près des enrochements, digues, épaves ou
au surf-casting. Il est recherche pour la pèche sportive, car c’est un lutteur Ce congre à l'aspect
qu se defend vigoureusement. Il est egalement très prisé par les chasseurs boursouflé montre
sous-manns. Sa morsure est redoutee, sa chair un peu grasse est souvent les signes de
appréciée La partie postérieure du corps est difficilement consommable dégénérescence
a cause du grand nombre d’arétes. physique qui
accompagnent
la maturation
REPRODUCTION : Les congres, meme s'ils ne vont pas comme l anguille sexuelle.
>oue dans la lointaine mer des Sargasses, effectuent des migrations pour se
produire en été, en pleine eau., au-dessus de grands
000 à 4 0 0 0 m. On connaît au moins deux zones
ente pour les congres européens, Lune en Méditerra-
ée. l’autre entre Gibraltar et les Açores. La migration
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N.L.: Muraena helena Fam.: Murénidés
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Murène commune 42
Murénidés 43
• Reproduction : On connaît mal la reproduction de la murène. v
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• .> ~-<k Les Romains ne
sont pas pour rien
* <a dans la réputation
de férocité des
En Méditerranée, les murènes acceptent dans leur trou de curieux colocataires.
murènes : certains
Ces crevettes rouges (Lysmata seticaudata) se chargent d'ôter parasites
avaient, paraît-il,
et impuretés de la peau de la murène, et vont jusqu'à récurer les dents
coutume de jeter
de leur hôte !
les esclaves fautifs
en pâture
aux murènes. . .
En réalité,
la murène
n'est agressive
qu'acculée ou
blessée: attention
donc si vous la
harponnez (toujours
tirer près de la tête)
ou si vous
la « chahutez »
un peu trop
en plongée
La murène chocolat (les murènes
nourries par
La murène chocolat les plongeurs
(Gymnothorax unicolor) mordent parfois
est beaucoup plus rare sans raison
apparente).
que la murène commune.
La morsure n'est
Elle est brun roussâtre uniforme
pas venimeuse,
et atteint 1 m de longueur. mais la plaie
Elle semble vivre sur les fonds -, •
peut s'infecter
rocheux assez profonds. facilement ;
une désinfection
soigneuse s'impose
donc.
Fam.: Engraulidés
Hareng
N.L.: Clupea harengus Fam.: Clupéidés
Mâchoires Bouche
Anchois
Anchois la supérieure proéminente largement fendue,
au-delà de l’œil
_________Distinction Sardine-Sprat
Opercule Nageoires pelviennes Nageoire anale
Sardine
Sardine strié en arrière du début de la dorsale deux derniers
rayons plus longs
Sprat et Sardinelle
Le sprat (Sprattus sprattus) est assez
proche de la sardine, quoique plus
petit (15 cm maximum). Il s’en
distingue en particulier par son
opercule lisse. On peut le rencontrer
sur toutes nos côtes, mais c’est
un amateur d'eau froide ; en
Méditerranée, il est cantoné aux zones
les plus fraîches, golfe du Lion
en particulier.
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fond et éclosent
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liBl quelques jours après.
L'alevin mesure environ
Él 10 mm de longueur.
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I Saumon atlantique
uiBâù u / N . L : Salmo salar Fam.: S a l m o n i d é s
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de la ligne latérale ■w w
Truite de mer
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M ta morue est un aes poissons les plus ceieores et les plus cou-
rants dans nos assiettes. Dans le passé, elle était consommée
surtout séchée et salée; actuellement on la trouve, souvent
sous le nom de cabillaud, fraîche ou surgelée. Elle peut se cap-
turer à la ligne, l'hiver principalement, sur les côtes de la
Manche.
Les differentes
populations
Les scientifiques • HABITAT : Les morues vivent en pleine eau ou près du fond en bancs par-
ont mis en évidence fois immenses. Si elles se rencontrent principalement entre 150 et 200 m de
plusieurs
profondeur, elles peuvent cependant se trouver près des côtes et jusqu a plus
populations de
de 600 m de profondeur.
morues (on parle
aussi de « races »
ou de « stocks »).
Elles se La pêche à la morue
différencient par
des caractéristiques Depuis le xvr siècle, la morue est l’objet d’une des pêches les plus actives auxquelles
anatomiques, se livrent les nations maritimes. Jusqu’à la dernière guerre, les Français envoyaient
génétiques de nombreux bateaux jusqu’à Terre-Neuve, et la saison de pêche durait 6 mois. La morue
et biologiques. était alors pêchée à la ligne. Le poisson était ensuite séché dans des installations à terre.
Chaque population Cette pêche s’est considérablement modifiée depuis l’apparition de techniques modernes
a sa zone
(sonar pour repérer les bancs de poissons, chaluts de pleine eau ou de fond très
de reproduction
performants, construction de navires-usines équipés pour la congélation). Il ne reste plus
et effectue
des migrations
actuellement que quelques navires français assurant cette pêche, notamment au large de
parfois importantes Terre-Neuve, toujours pour quelques mois. Les zones de pêche ont d’ailleurs été la cause
pour la rejoindre de conflits avec les Canadiens. Les quantités débarquées en France ont considérablement
(jusqu'à 1 000 km). diminué, oscillant autour de 15 000 tonnes par an ces dernières années.
• Alimentation : La morue ■ 3>Sfaj
mange aussi bien des proies de
pleine eau que des organismes
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vivant sur le fond. Pour l’essentiel, le •« ■
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• Reproduction: La plupart des
morues se reproduisent a u prin- ■ ■ ■■
temps lorsque la température de - •t, ■.-.
Sa ligne latérale
des sons pour stimuler les femelles; le cérémonial nuptial est assez vif. La
blanche et
î morue est un des poissons les plus prolifiques : jusqu'à 7 millions d'œufs pour
la présence d'un
une femelle de 15 kg. Ces œufs flottent plus ou moins selon la salinité de l'eau. barbillon permettent
A la naissance, les larves ont une taille de 4 mm et vivent en pleine eau jus- d'identifier facilement
qu’à 5-6 cm., puis gagnent le fond. la morue.
Merlan 1111
Un des poissons les plus courants dans les criées et sur les
étals des poissonniers.
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Le capelan de Méditerranée
Le capelan de Méditerranée (Trisopterus minutus
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£ capelanus)est un peu plus petit et plus allonge que
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le tacaud. Ses barres verticales sont beaucoup
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moins nettes, ou absentes, et ses deux nageoires
anales ne sont pas jointives. Il vit relativement
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profond (de 25 à 400 m), en particulier autour
des épaves. Le petit tacaud (Trisopterus minutus
minutus) est très semblable, mais cantonné
à la façade atlantique.
Tacaud
Gadidés
Tacaud
N.L.: Trisopterus Iuseus Fam.: Gadidés
bateau, à proximité
• Description
neure. un barbillon mentonnier et une tache sombre à la base des
nageoires pectorale Ses deux nageoires
base. En rèe enérale, il a une coloration rayée de larges barres
t 45 cm pour un poids de 2 kg.
H abitat : Des eaux côtières au large, près des roches et épaves, en
?;::s bancs, jusqu à 100 m de profondeur. Pénètre parfois dans les
tuaires.
au lancer.
M|
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A.
La mostelle
Reconnaissable à son barbillon
et à ses nageoires pelviennes
filamenteuses, la mostelle de roche
(Phycis phycis) possède deux
nageoires dorsales et une anale.
Elle est rencontrée par les plongeurs
méditerranéens, dans les failles
ou sous les rochers.
Lieu noir 54
G Ad i d És 55
Lieu noir
N.L.: Polla c hius virons Fam.: Gadidés
• HABITAT :C'est une espèce de pleine eau, qui vit en bancs (jusqu'à
200 m de profondeur) et qui s'approche parfois des côtes.
• ALIMENTATION : Le lieu noir se nourrit de petits poissons (sprats,
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Espèce chalutée sur le fond et en pleine eau (15 000 t/an envi-
ron), couramment présente sur le marché, assez recherchée
pour sa chair maigre. Elle est parfois appelée, à tort, « mer-
lan » sur la côte du Languedoc-Roussillon.
" • •
assez
nome
deur. Les jeunes peuvent se rencontrer à marée basse, dans les flaques.
• ALIMENTATION : Elle se nourrit principalement de petits crustacés, mais
également de vers et de mollusques gastéropodes et parfois d algues.
• REPRODUCTION : Elle a lieu à la fin de l’hiver. La femelle pond quelques
dizaines de milliers d’œufs qui flottent en pleine eau, comme le feront par la
suite les larves. La croissance est assez rapide (15 à 14 cm à 1 age de 1 an).
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Lingue franche
N . L : Molva molva Fam.: Gadidés
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Mulet lippu 58
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rivières, dans les eaux saumâtres où l’on trouve des fonds Le mulet lippu
est la seule espèce
Autres mulets
La poutargue
La chair du mulet,
assez grasse,
Mugil cephalus.
est peu réputée.
Elle semble plus
Il existe cinq autres espèces de mulets difficilement identifiables, en général ou moins bonne
assez communes et fréquentant les zones dessalées (parfois les sorties d’égouts !). en fonction de
Ils ont le même régime alimentaire que le mulet lippu, leur système digestif étant la période, mais
adapté (une partie de l’estomac épaissie, intestin assez long). Certains peuvent aussi du lieu de
faire des bonds (supérieurs à 1 m) hors de l’eau. pêche: les poissons
récoltés en mer
Liza aurata. sont plus appréciés.
En Provence,
les œufs d'une
espèce précise sont
séchés, puis salés
et commercialisés
sous le nom
de « poutargue ».
Le mulet est surtout
consommé dans
les pays bordant
la Méditerranée.
Athérine (ou Joël)
N.L.: Atherina boyeri Fam.: Athérinidés
...............
Le prêtre
Le prêtre (Atherina presbyter) peut atteindre 20 cm
Son mode de vie est très semblable à celui du joël,
dont il est très difficile de le différencier. Le
meilleur critère d’identification reste la répartition
géographique ! Le joël est très largement dominant
en Méditerranée, le prêtre sur la façade atlantique.
Saint-pierre 60
Z É I d És 61
Saint-pierre
Zeus fa ber Fam.: Zéidés
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r_z 3te.
La « trace du doigt
de saint Pierre »
est ici bien visible
sur le flanc.
Sanglier
N.L.: Capros aper Fam.: Caproides
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Baliste
N.L: Batistes carolinensis Fam.: Balistidés
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' Ps P X'
... . \
Grossesse paternelle
l'herbier.
Les syngnathidés sont les seuls poissons à
pratiquer une « grossesse paternelle ». le
mâle incubant les œufs sous son abdomen.
Précisons cependant que c’est bien la
femelle qui produit les œufs, et les depose
dans la poche incubatrice du mâle.
Chez les syngnathes, cette poche est formée
de deux replis de peau, qui se soudent pour toute
la durée de la gestation. Les œufs éclosent dans la
Syngnathus sp. poche où les alevins restent encore, bénéficiant d’une
Syngnathe aiguille 64
Syngnathidés 65
Syngnathe aiguille
N.L : Syngnathus acus Fam.: Syngnathidés
R e c o n n a i s s a b l e à sa coloration caractéris- \ .
tique, ce s y n g n a t h i d é assez peu f r é q u e n t est l e
p l u s grand d e l a f a m i l l e .
B *
La ligne qui traverse l'œil
est caractéristique
de l’entélure.
Nérophis
N . L : Nérophis lumbriciformis Fam.: Syngnathidés
Le siphonostome
(Syngnathus typhle)
se reconnaît
a son museau
caractéristique.
Syngnathe aiguille.
! existe de nombreuses espèces de « poissons aiguilles » répartis en trois genres:
Syngnathus: outre le syngnathe aiguille (1), on y trouve le
siphonostome (Syngnathus typhle) (2) dont le museau est très
aplati latéralement, et plusieurs especes d’identification difficile.
Nérophis : le nérophis lom bricoïde (Nérophis lumbriciformis) et le nérophis
ophidion (au museau droit) sont les plus courants.
Entelurus: la seule espece, Entelurus aequorus, a le corps zébré de fines barres
Siphonostome.
claires.
B B B Q Hippocampe commun
N.L: Hippocampus hippocampus Fam.: Syngnathidés
i Un vrai
« PAPA POULE »
Chez les deux espèces d'hippocampes,
r- A»■* ‘ * ! I la reproduction a lieu au printemps
b.. .
*
et en été. Lors de la parade sexuelle,
I-' les deux partenaires nagent côte à côte,
le mâle présentant son ventre à la femelle ;
c’est lui en effet qui incubera les œufs dans
une poche ventrale ! Grâce à une papille
génitale developpee. la femelle peut déposer
ses œufs dans la poche meubatnee du mâle.
Bécasse de mer 68
Syngnathidés 69
-cl» «■sa
Nouveau-né. %...
Au bout de 4 à aSX
5 semaines, le mâle i 5 :
.•; -.•->
.■ t * *
••
accouche, par des
Ë&p ."i
contractions violentes,
de 100 à 200 alevins
■■%
A * parfaitement formés,
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minuscules répliques y ■ •”.
de l’adulte.
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M â l e incubant.
J Chapon (ou Rascasse rouge)
N.L: Scorpaena scrofa Fam.: Scorpénidés
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gffi Le chapon (Scorpaena La rascasse pustuleuse
scrofa), 50 cm. (Scorpaena notata),
20cm.
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Eclatante à la lumière
• Alimentation : Ce poisson chasse à 1 affût les crustacés et poissons qui
du flash, la coloration
font son ordinaire; il a plutôt une activité crépusculaire ou nocturne. rose orangée
• R E P R O D U C T I O N : La reproduction a lieu à la fin du printemps et en été,
du chapon est en fait
les œufs étant pondus sous forme d'une masse gélatineuse. Les larves se fort peu visible dans
développent en pleine eau avant de rejoindre le fond à une taille de 2-3 cm. l'ambiance bleutée
• C A M O U F L A G E : Grâce aux nombreux appendices cutanés qui recouvrent des fonds marins.
la tête et le corps, les rascasses sont très difficiles
à distinguer parmi les algues où elles se tapissent.
La couleur rose ou rouge de certaines n'est pas un
handicap: les radiations rouges étant absorbées
dès 5 m, elles apparaissent sombres sous les sur-
plombs où elles s'abritent.
• D A N G E R : Les épines, principalement celles de r I"G œ
la dorsale, sont venimeuses et occasionnent des 7T
piqûres très douloureuses. Il faut tremper le
membre atteint dans de l'eau très chaude jusqu'à e O*
la disparition de la douleur, puis désinfecter. Iff* * ' -V ■ «
r. I
Les épines
du chapon ........
"Si M
$$9?' i
■' :•"> • HABITAT :Le grondin perlon vit jusqu a 300 m sur des fonds de sable et de
• ../a, \ wu graviers, sur lesquels il se déplace « en marchant » à 1 aide de ses nageoires
■M pectorales modifiées. L été, il fréquente les côtes, parfois les estuaires : f hiver,
il vit à une plus grande profondeur.
• Alimentation : Il se nourrit en grande part de petits crustacés de fond et
de poissons, en fouillant le sol avec son museau.
• REPRODUCTION : 11 se reproduit en hiver ou au printemps suivant les
régions. Les œufs et les larves flottent en pleine eau.
Effraye, le grondin
déploie ses « ailes »
aux teintes
contrastées.
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Scorpion de mer
Cottidés
Scorpion de mer
N.L.: Enophrys bubalis Fam.: Cottidés
• REPRODUCTION : Au printemps ou à la fin de l'hiver, les œufs sont pon- opercules, armés
dus en amas dans les fentes de rochers. Le mâle les garde pendant environ d'une robuste épine.
6 semaines, jusqu'à l'éclosion. Les larves vivent en pleine eau et ne rejoignent Attention, elle peut
le fond que lorsque leur être saisonnièrement
taille approche 1,5 cm. venimeuse.
Le grondin strié —
NI.: Trigloporus lastoviza Fam.: Triglidés
Bien que couramment débarquée dans les criées par les cha-
lutiers, la baudroie est plus connue sous le nom de lotte dans
les poissonneries ,- elle est alors présentée étetée et pelée.
Il
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enfers
Serran écriture
N.L.:Serranus scriba Fam.: Serranidés
Lorsqu on rencontre
le serran écriture
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sur fond rocheux,
c'est le plus souvent
à proximité
d'un herbier
de posidonies.
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3 D Mérou brun
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Badèche
N.L: Epinephelus costae Fam.: Serranidés
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« Poisson de bois »
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-‘■ <-' l /s fM Les jeunes cerniers, aisément identifiables à leur coloration sombre marquée de
dessins clairs, sont connus des pêcheurs sous les surnoms de poissons de bois,
. * 'r ’f- f.-n-
vieilles de bois, ou Wreck fishes (poissons d’épave) en anglais. Tout simplement
parce qu’on les rencontre assez
fréquemment sous des épaves
flottantes (bois, algues...) :
un abri bienvenu en pleine
mer, mais aussi un affût idéal
pour surprendre une proie
qui aurait la même idée !
Bar 80
Moronidés 81
B a r (ou Loup)
N.L : Dicentrarchus labrax Fam.: Mo
• HABITAT: Cest un poisson littoral qui préfère les côtes sableuses ou Elevage
rocheuses battues par les vagues. On le rencontre également dans des milieux Les techniques
saumâtres (embouchures des fleuves, étangs salés). 11 est très résistant aux de reproduction et
variations de température et de salinité. d'élevage des
• Alimentation : Assez vorace, le bar se nourrit principalement de pois- larves de bar ont
sons, les jeunes préférant les crustacés. 11chasse à l'affût ou en rôdant. été mises au point
• REPRODUCTION: Elle a lieu en hiver en Méditerranée, au printemps dans dans les années 70.
Aujourd'hui,
f Atlantique, dans les zones rocheuses peu profondes. La larve mesure 3,5 mm
des écloseries
à l'éclosion. Elle nage d'abord le ventre en l'air et prend sa position normale
commerciales sont
quelques jours plus tard. Elle se nourrit de plancton animal dès le quatrième capables de fournir
jour. des alevins à
différentes périodes
de l'année pour
Le bar tacheté approvisionner
les fermes marines
Il existe une espèce très proche, le bar qui en assurent
tacheté (Dicentrarchus punctatus), le grossissement
qui possède des taches noires (en bassins, ou
dans des cages en
sur le haut des flancs.
mer). Il faut environ
Il fréquente les fonds sablo-vaseux
deux ans et demi
et rocheux. Plus petit, il est moins pour produire un
souvent capturé. bar de 350 à 400 g.
Barbier
N.L.: Anthias anthias Fam.: Anthiidés
& 51f ,- ■■ J' 1•
c / \j ï> < Connu des plongeurs qui visitent les épaves profondes en
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J Méditerranée, le barbier est souvent présenté dans les
aquariums publics.
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Apogon
N.L.: Apogon imberbis Fam.: Apogonidés
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Chinchard commun
C A R AN G I D É S
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Chinchard commun
Trachurus trachurus Fam.: C a r a n g i d é s
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La daurade se wx ;? sa ; ™-.tà-uete
pêche à la ligne, W'
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du bord ou en }
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une canne assez iiE.
C|gÿ" ® robuste. Les appâts
les plus utilisés
sont les couteaux,
les crabes, les vers
ou les morceaux
de seiche. grise notamment) et avec des gros sars. Elle ne dépasse que rarement 70 cm.
Sur les côtes • HABITAT : La daurade est un poisson côtier qui vit à faible profondeur à proxi-
du Languedoc, mité de zones rocheuses. C est une espèce qui vit en solitaire ou en petits groupes.
on les pêche
Elle peut supporter d'importantes variations de salinité, mais est assez sensible aux
traditionnellement
basses températures. Les jeunes pénètrent au printemps dans les étangs côtiers
à l'automne,
salés et regagnent la mer en automne.
lorsqu'elles quittent
les lagunes côtières
pour rejoindre
la mer. Lors des Pêche et élevage
premiers coups de
froid, on voit ainsi La daurade est un poisson recherché, qui a une valeur commerciale non négligeable.
des centaines de Elle est habituellement pêchée au chalut de pleine eau, et la production est peu
pêcheurs se masser importante (200 à 400 tonnes par an). Depuis quelques années, des recherches
en rangs serrés ont été entreprises pour la produire en captivité. Grâce à différentes techniques
le long des graus
(utilisation de la lumière et de la température), la ponte peut être étalée une grande
(communications
partie de l’année (au lieu des quelques mois de la période naturelle). Elle est
entre les étangs
salés et la mer),
provoquée par injection d’hormones. La faible dimension de la bouche de la larve
ce qui cause parfois nécessite des élevages annexes de petites proies planctoniques vivantes. L’élevage
quelque tension, et peut s’effectuer en bassins, à terre, ou en cages, en mer. La production française
des emmêlements est à l’heure actuelle encore très faible. Quelques pays du pourtour méditerranéen
mémorables ! se sont également lancés dans la production de daurades d’élevage.
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À
à
Très côtières,
(les poissons qui changent de sexe au cours de leur vie sont appelés hermaphro-
les jeunes daurades
dites; cette particularité ne concerne qu'assez peu d espèces). La reproduction a
se rencontrent
lieu en novembre-décembre en Méditerranée, au printemps en Atlantique. La par exemple dans
ponte a lieu sur des fonds de 30 à 50 m, les œufs et les larves sont planctoniques. l e s herbiers littoraux.
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Canthare (ou Griset)
N.L : Spondyliosoma cantharus Fam.: Sparidés
Pageot rose (Pagellus bogaraveo), aussi nommé dorade rose: gros œil, tache noire
derrière la tête, peu visible chez le jeune, par ailleurs moins rosé que l'adulte.
Pageot acarné (Pagellus acarne): museau busqué, tache noire, parfois rougeâtre,
à l’aisselle des pectorales.
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Pageot commun 88
S PA RI D ÉS 89
Pageot commun
N . L : Pagellus erythrinus Fam.: S p a r i d é s AP 1 1
Pagellus acarne.
Pagellus bogaraveo.
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N.L.: Oblada melanura Fam.: Sparidés
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N.L.: Diplodus sargus Fam.: Sparidés
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e s p è c e s d e sars
comptent parmi
l e s poissons
l e s plus typiques
des fonds côtiers
méditerranéens.
4
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Sparaillon
Marbré
"J N.L.: Lithognathus mormyrus
;
• HABITAT : Le marbré habite essentiellement les fonds de sable où il vit en bancs
parfois importants. Il se trouve principalement dans les 20 premiers mètres, et peut
I remonter dans les estuaires et les lagunes côtières.
I • A L I M E N T A T I O N : Ce poisson se nourrit en fouillant le sable à la recherche
de crustacés, bivalves ou échinodermes, qu’il broie grâce aux solides molaires
qui tapissent sa cavité buccale.
: • R E P R O D U C T I O N : Le marbré est hermaphrodite, chaque individu passant
par une phase mâle, puis femelle; les femelles sont plus grosses que les mâles.
I Les pontes ont lieu au début de Lété en Méditerranée.
iSaupe
N.L.: Salpa salpa Fam.: Sparidés
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N.L: Boops boops
Les bogues, dont les bancs sont souvent rencontrés par les
plongeurs, font partie des poissons parfo
pêcheurs professionnels,
valeur marchande.
Mendole
N.L: Spicara maena Fam.: Centracanthidés
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a reconnaître.
Chez ces trois poissons, les mâles ont le corps notablement ......
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Corb 98
SCIAENIDÉS 99
Corb
N.L: Sciaena umbra Fam.: Sciaenidés
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• Reproduction:
Le corb se reproduit du
printemps à l'été dans
les eaux méditerra-
néennes, en zone
côtière. Les œufs sont
planctoniques et les
larves se développent *
en pleine eau. Lors-
qu'ils rejoignent le
fond, les juvéniles ont
des nageoires nette-
ment plus développées
que les adultes.
0m brine
N.L.: Umbrina cirrosa Fam.: S c i a e n i d é s
Les ombrines
possèdent un court
barbillon sous
l e menton. •HABITAT: Cette espèce littorale, qui fréquente surtout les fonds meubles
(sable, vase), mais parfois aussi les rochers, est assez solitaire. Les jeunes peu-
llliïïc Jll vent remonter dans les eaux dessalées des estuaires.
Carnivore, l’ombrine se nourrit sur le fond, parfois en
ÜK •ALIMENTATION:
fouillant le sable, et consomme divers invertébrés (crustacés, vers et mol-
lusques).
• REPRODUCTION : En Méditerranée, la reproduction a lieu en juin. Les
œufs mesurent environ 1 mm; ils se développent en pleine eau.
L’ombrine du large
La forme de l’ombrine du large (Umbrina
canariensis) évoque plutôt le corb,
mais elle possède un court barbillon
mentonnier.
Sa coloration lui vaut d’être également
nommée ombrine bronze. Elle vit à
proximité des fonds meubles où elle
se nourrit, le plus souvent entre 50
et 300 m de profondeur.
Sa taille peut dépasser 60 cm.
de roche 100
M u Ll i d És 101
Rouget de roche
N.L: Mullus surmuletus Fam.: Mullidés
Mil lia
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Ce n’est que chez le poissonnier que vous rencontrerez des
rougets vraiment rouges,- en plongée, ils vous montreront
des colorations moins brillantes.
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Certains n ont pas
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encore perdu leur
coloration argentée.
Vieille
N.L.: Labru s bergylta Fam.: La bridés
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Les juvéniles ” ’W
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rencontre dans
les herbiers
(ci-dessus) sont
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souvent d'un vert vif. rf £■* <
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Merle 102
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Merle
N.L.: La brus m e ru la Fam.: Labridés
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Coquette
N.L: Labrus bimaculatus Fam.: Labridés
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Labre vert
N.L : Labrus viridis Fam.: Labridés
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les mâles se
couvrent de lignes
et points bleus.
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Crénilabre a 5 taches 106
L A B R 1d É s 107
Crénilabre à 5 taches
N.L : Symphodus roissali Fam.: Labridés
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œil d’un orange vif.
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Crénilabre ocellé
N.L.: Symphodus ocellatus Fam.: Labridés
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• ALIMENTATION Ce poisson se nourrit de petites proies
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vivant sur le fond (mollusques, crustacés, etc.).
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• R E P R O D U C T I O N : En été, les mâles adultes deviennent
territoriaux et fabriquent un nid avec des algues. C’est là
qu'ils attirent les femelles pour la ponte; plusieurs milliers
d'œufs, pondus par plusieurs femelles, peuvent ainsi être
Le mâle (de dos)
dénombrés dans un même nid. Certains mâles non territoriaux peuvent aussi
a séduit une femelle,
participer à la reproduction, soit qu'ils assistent le maître des lieux (défense du
sur le point de pondre
dans l e nid d'algues.
territoire...), soit qu'ils « parasitent » le nid, se précipitant pour féconder les œufs
fraîchement pondus.
Crénilabre méditerranéen
N.L.: Symphodus mediterraneus Fam.: Labridés
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N.L: Symphodus rostratus Fam.: Labridés
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Crénilabre à queue noire 110
LA BR i d És 111
quente aussi les prairies de posidonies et de zostères,- il semble abonder parti-
entièrement dans les zones riches en éléments nutritifs, aux eaux souvent
troubles. Cette espèce vit peu profond en général, mais certains adultes peu-
vent descendre au-delà de 50 m. ISS» :
déparasiteur et les interactions avec son « hôte sont très intéressants J| mÉI ■
à observer en plongée. in
1
iKg
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• REPRODUCTION : Les pontes ont lieu de mars à juin, très tôt le |||||
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matin; les œufs sont émis parmi les algues et ne sont pas surveillés. Wg|
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Mâle. -C'-
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. .■ En période d'activité
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sexuelle, le mâle perd
la couleur noire
de la queue
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d e dessins bleus.
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Femelle.
Girelle
N I . : Coris jolis Fam.: Labridés
«iow . m
Mâle méditerranéen
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ticipent à la reproduction, bien que des petits
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. . .„. OhB® mâles <c génétiques » puissent se joindre à la fête.
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Un mâle de la forme atlantique.
Girelle paon H2
L A B Ri d É s 113
Girelle paon
N.L: Thalassoma pavo Fam.: Labridés ■
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’C
2 Gonelle
N.L: Pholis gunellus Fam.: Pholidés
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La gonelle est assez souvent rencontrée par le pêcheur à
pied dans la zone des marées.
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■ Loup de l’Atlantique
Illll N.L: Anarhichas lupus Fam.: Anarhichadidés
■
C'est essentiellement au débarquement des chalutiers de
mer du Nord que vous pourrez rencontrer cette espèce.
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eaux froides (0 à 14 °C).
Grande vive 114
Trachinidés 115
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Grande vive
N.L.: Trachinus draco Fam.: T r a c h i n i d é s j|
Les vives sont connues pour leur piqûre qui peut être assez
douloureuse. Elles sont plus appréciées dans la soupe de
poissons ou dans la bouillabaisse.
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Blennie paon
N . L : Salaria pavo Fam.: Blenniidés
Ir.
Ii ' * mâle surveillant et
ventilant les œufs en
permanence
sion, les larves se dis
persent et se dévelop
pent en pleine eau.
Blennie ou gobie?
À la différence
Les différents groupes de blennies
des blennies, qui ont
une seule nageoire
Les blennies «à crête» (genre Salaria) ont un corps
dorsale et des
pelviennes réduites aplati latéralement ; les mâles développent une crête
à 2 ou 3 rayons, sur la tête. 3 espèces, dont une en eau douce.
les gobies ont
2 nageoires dorsales
et une ventouse
ventrale ; ils ont Les blennies «à tentacules» (genre Parablennius)
de plus le corps ont un tentacule, généralement ramifié, au-dessus
couvert d’écailles et de chaque œil ; ces tentacules sont plus développés
des lèvres charnues. chez les mâles. 7 espèces.
Blennie coiffée 118
Blenniidés 119
Blennie coiffée
N . L : Coryphoblennius galerita Fam.: Blenniidés
SM.
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• Alimentation :
Œufs de blennie
Cette espèce se nourrit de
(diamètre de 1 mm
petites algues et de divers
environ).
invertébrés, s'attaquant
en particulier aux appen-
dices filtreurs des balanes.
• Reproduction :
Les blennies « à masque» (genre Lipophrys) Selon les régions, la blen-
n’ont pas de tentacules sur la tête ; sauf chez nie coiffée se reproduit du
une espèce, les mâles reproducteurs ont printemps (Méditerranée)
un masque noir sur la tête. 4 espèces. à l'été (Manche). Les œufs En fin de vie larvaire,
sont pondus dans u n trou l'alevin de blennie
Il existe en France 3 autres espèces d u rocher et gardés par le a des nageoires
QUI NE S’INTÉGRENT PAS DANS CES GROUPES. mâle. pectorales très
développées.
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Jtrf
Mordocet
N . L : Lipophrys pholis Fam.: Blenniidés
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Blennie gattorugine 120
Blenniidés 121
Blennie gattorugine
N.L.: Parablennius gattorugine Fam.: Blenniidés
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Diplecogaster bimaculata.
Porte-ecuelle de G o u a n 122
Gobi é s o c i d é s 123
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Une formidable ventouse
- -
....
La ventouse ventrale des porte-écuelles
kA .
couvre toute la largeur du corps. Issue
d’une transformation des nageoires
pelviennes, avec des structures glandulaires,
elle fait aussi intervenir le côté intérieur
......
des nageoires pectorales.
Cette ventouse est si efficace qu’il est
presque impossible de détacher le poisson
de son substrat. C’est cette particularité
qui lui a valu son nom commun de porte-
ecuelle, la ventouse supportant facilement
le poids d’une assiette.
&
pierres., dans des flaques ou de petites retenues d eau. C est de toute façon une
espèce très discrète qui ne s'éloigne jamais d'un abri et reste en permanence
au contact du fond.
• ALIMENTATION : Carnivore, le porte-écuelle se nourrit de petits inverté-
Œufs à différents
brés vivant sur le fond.
stades de
• REPRODUCTION: Les œufs, jaune d'or, sont pondus au printemps ou en développement
été; ils sont fixés sous un rocher et gardés par le mâle. Chez d'autres espèces et larve planctonique
de porte-écuelles, les deux parents peuvent prendre part à la garde des œufs, de porte-écuelle.
qui sont déposés sous une pierre, dans une coquille ou une cavité. A l'éclosion,
les larves se dispersent en pleine eau et y vivent quelque temps avant de se
métamorphoser et de s'installer au fond.
Apletodon dentatus.
Ma
Lepadogaster candollei.
Gobie paganel
N I . : Gobius paganellus Fam.: G o b i i d é s
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Gobie paganel 124
G O BI I D ÉS 125
eaux dessalées des estuaires et les eaux polluées jusque dans les ports. Elle
abonde dans la zone des marées, en milieu abrité, se réfugiant sous les algues
ou dans les flaques à marée basse. s'tf "’A"' "
alors très sombres, s'approprient une cavité (trou de rocher, coquille, boîte de
conserve...) au plafond de laquelle les œufs ovales seront pondus, fixés par une
extrémité. Ils sont ensuite soignés par le mâle jusqu'à l'éclosion, les larves se
dispersant en pleine eau.
* *
•- •
• .s/’--' S
.. •.*
Gobie léopard 126
Gobiidés 127
Gobie léopard
N.L: Thorogobius ephippiatus Fam.: Gobiidés
HV-<- ' ° }
prisonnière dans les grandes mares de la zone des marées), jusqu'à 40 m envi-
ron. Ce poisson est un solitaire, mais il arrive que plusieurs individus cohabi- Le gobie à bouche
tent dans une même faille. rouge (Gobius
• ALIMENTATION : Comme tous les autres gobies, cette espèce est carnivore. cruentatus) est
Elle se nourrit de petits animaux (crustacés en particulier) qui se déplacent sur brun rougeâtre
le fond ou à proximité, mais sa grande bouche lui permet aussi de happer des marbré ; ses lèvres
s
charnues, et
proies dépassant le centimètre.
parfois ses joues,
• REPRODUCTION : Le gobie léopard se reproduirait du printemps au début
sont marquées de
de l'été, les œufs étant déposés dans une cavité gardée par le mâle. A l'éclo- vermillon.
sion, les larves se dispersent en pleine eau, où elles vivent sans doute 1 ou On le rencontre
2 mois avant de rejoindre le fond. 'A4 de 5 à 40 m
<■ . de profondeur.
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Taille: 18 cm.
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Maquereau commun
N.L: Scomber scombrus Fam.: Scombridés
F C'est un des poissons les plus couramment capturés en
U bateau par les plaisanciers, très commun dans les criées et
les poissonneries. Sa chair un peu grasse est appréciée
fraîche, fumée ou en conserve. Dans certaines régions, les
petits maquereaux sont appelés « lisettes ».
Pêche
commerciale
Le maquereau est
une des principales
espèces pêchées
en France et a donc
une grande
importance
économique. On
le capture surtout poids de 1,5 kg. Il existe une espèce très proche, le maquereau espagnol (Scom-
au chalut de pleine ber japonicus) qui a une biologie semblable. Elle se distingue du maquereau
eau, parfois à commun par la présence de taches sombres sur la partie ventrale.
la senne tournante. • HABITAT : Il vit en pleine mer, près de la surface, en bancs parfois très impor-
Il y a une vingtaine tants. Il passe l'hiver au large, près du fond. Au printemps, il s'approche des
d’années, côtes. C est un excellent nageur qui effectue des migrations pour se reproduire.
les quantités • Alimentation : Il se nourrit de crustacés planctoniques qu'il filtre grâce à
annuelles pêchées ses branchies ; il nage alors la bouche ouverte. Il peut également ingérer des
variaient petits poissons de pleine eau (sprats, sardines) pendant 1 été et l’automne, mais
de 30 000 à
ne s'alimente pas l'hiver.
40 000 tonnes;
• REPRODUCTION : Elle a lieu au printemps en Irlande et en Ecosse, jusqu’en
elles avoisinent
actuellement juin dans le golfe de Gascogne, de décembre à mai en Méditerranée (à une
les 20 000 tonnes. température de 12 °C environ). Une femelle peut pondre de 200 000 à
Le maquereau 500 OOO œufs de 1 à 1,5 mm de diamètre, qui flottent un peu en dessous de la
fumé est un surface. L'éclosion a lieu environ 6 jours après la ponte et donne des larves de
produit apprécié, 4 mm environ. Les jeunes se rapprochent alors des côtes qu’ils ne quitteront
et d’un prix très qu'au prochain automne.
raisonnable.
Il existe
de nombreuses
préparations en
conserve, bien qu’il
r *
Thon rouge
N.L.: Thunnus thynnus Fam.: Scombridés
sons
"BS
"3
.4/'
À
J
*L jMM
Bonite à ventre raye 130
Thunnidés 131
• HABITAT: La bonite à dos rayé vit en bancs dans les eaux de surface et
effectue des migrations importantes. Elle préfère les eaux plutôt chaudes.
•ALIMENTATION: Elle se nourrit de poissons vivant en bancs (sardines,
anchois, sprats). Elle peut avaler de grandes proies. Les jeunes se nourrissent
WJj
Bonite à ventre raye ®k1
i '<1r "1 1
__
N . L : Euthynnus pelamis Fam.: Thunnidés
____________
Ce poisson fréquente peu nos côtes. On le capture soit à la
senne, soit à la canne avec appâts vivants. Exploité dans
les régions tropicales, il est commercialisé en conserve sous
le nom de listao. Les chalutiers congélateurs français en
pêchent plus de 50 000 1/ an.
l>
7-
.....
C'est, avec la sole, l'un des poissons plats les plus réputés
pour sa chair. Il arrive qu'il soit pêché par les amateurs, du
bord ou en bateau (avec une robuste canne à lancer, les
principaux appâts étant des vifs ou des morceaux de pois-
sons).
v
Un des deux
yeux migre sur le
côté opposé ; la méta- ' SÉBWWSF**
.......
Tête d'arnoglosse.
Bien qu'il ne soit pas rare, le targeur est peu capturé sur
O
nos côtes car c'est le seul poisson plat a vivre «collé » aux
rochers.
itii
/■' A' ■
B
:
HABITAT Seul poisson plat à vivre exclusivement sur fond rocheux., le tar-
:
geur glisse sous les surplombs ou les pierres, et se colle même parfois aux
grandes laminaires. On le trouve du bord à 40 m de profondeur.
• Alimentation : Cette espèce consomme principalement des petits pois-
sons et des crustacés.
• REPRODUCTION : Elle a généralement lieu vers la fin de l'hiver, les œufs se
dispersant en pleine eau. Les jeunes atteignent 4 cm à un an.
Arnoglosse de Thor
N.L.: Arnoglossus thori Fam.: Bothidés
Platophrys
N.L.: Bothus podas Fam.: Bothidés
* Habitat : Ce
poisson se rencontre
sur les fonds sableux, à
faible profondeur (mais
parfois jusqu'à 200 m). Très mimétique, il se camoufle en prenant la cou-
leur du fond, mais peut aussi s'enfouir en partie, ne laissant dépasser que
ses yeux.
• ALIMENTATION : Il se nourrit de petits poissons et d'invertébrés de fond.
• R E P R O D U C T I O N : Elle a lieu entre mai et août. Les mâles
ont un comportement territorial; les bagarres entre eux ne
sont pas rares et l'intrus est alors chassé par le mâle dominant,
dont la tête devient très sombre
Les yeux du
1
■' w platophrys mâle
f< M (ci-dessus) sont
beaucoup plus
écartés que ceux de
la femelle (ci-contre)
liiiio
5 W»
IMSII
Limande
N.L.: Limanda limanda Fam. : Pleuronectidés
Fiet
N.L.: Platichthys flesus Fam.: Pleuronectidés
Bien qu’il soit en fait assez peu apprécié sur le plan culi-
naire. les amateurs pourront le capturer à la ligne ou au
carrelet le long des côtes. On l'appâte avec de petits crabes,
des vers, des fragments de mollusques ou de poissons.
M|
v
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ME
• Alimentation : Les jeunes se nourrissent
de petits crustacés. Les adultes ingèrent en plus des
mollusques bivalves et des petits poissons côtiers. Le flet est surtout actif la
nuit.
• R E P R O D U C T I O N : Elle a lieu en hiver, principalement entre 20 et 50 m en
mer, mais également en eaux dessalées. Une femelle pond de 500 000 à 2 mil-
lions d œufs qui flottent en surface, puis s'enfoncent progressivement. La larve
va rejoindre le fond pour se métamorphoser à une taille comprise entre 20 et
30 mm.
C'est Tun des poissons les plus fins (et les plus chers), très
apprécié pour ses filets sans arêtes. Elle est principalement
pêchée au chalut de fond (9 000 t/an environ).
-- fondeur, par-
. fois dans les
> estuaires.
K | «g
i m
elle vit plus
B r
au large.: elle
vient sur les côtes
printemps et en été des
jeunes vivent près du litto-
ral, ils supportent assez bien les dessa-
lures). Elle peut effectuer de petites migrations. De jour, elle reste généralement
à demi-enfouie, sa coloration se confondant avec celle du sédiment.
• ALIMENTATION : La sole chasse la nuit et se nourrit principalement de
vers, de crustacés, de petits coquillages. Elle détecte ses proies par olfaction et
grâce à des papilles sensitives qui se trouvent à proximité de la bouche.
• REPRODUCTION : Elle se déroule de l'hiver au printemps suivant les
< Oo Y J A
V , C- ' ? ' . > ' " '“V ' o v. -• < V,$ régions. La femelle pond quelques centaines de milliers d'œufs, en fonction de
sa taille. Us flottent et, à l'éclosion, la larve mesure 3,5 mm. À une taille de
15 mm, après la métamorphose, le
7- '*■ ; juvénile commence sa vie sur le
fond, dans les eaux côtières. La sole
est un poisson dont la croissance est
lente âge de deux ans, les
femelles mesurent environ 38 cm
pour un poids de »00 g. les mâles
OU cm pour un poids
Que de soles !
La famille des soléidés comprend plus d'une quinzaine d'espèces en Europe, et il arrive par ailleurs que le
terme « sole » soit attribué à des poissons plats d'autres familles : le targeur est ainsi appelé sole de roche en
Bretagne, et la limande-sole (ci-dessous) appartient en fait à la famille des pleuronectidés.
Crédits photographiques
Berthoule/NATURE : 48 m - Chaumeton/NATURE : 5 b, 5 hd, 12 bd, 12 bg 26 m, 27 hg, 27 md, 30 m, 33 bg, 34 bd, 34 mb, 36 b, 39 md, 39 md, 41 b, 43 hd,
43 mg, 54 m, 57 h, 61 bd, 62 h, 63 b, 64 m, 64 mg, 66 bd, 66 hd, 66 mg, 67 md, 67 mg, 68 md, 69 m, 72 m, 72 mg, 73 b, 73 m, 74 m, 75 md, 75 mg,
76 m, 81 m, 82, 85 b, 88, 91 m, 93 m, 94 m, 99 m, 102 b, 102 h, 102 mg, 110 b, 112 m, 114 m, 114 mg, 115 hd, 116 g, 116 m, 119 bd, 119 md, 120 bg,
120 m, 120 mg, 121 m, 121 md, 122 b, 122 m, 123 hd, 123 hd, 123 md, 123 mh, 124 m, 125 bd, 125 hd, 125 hg, 134 m, 136 g, 136 m, 137 h, 139 b,
140 b, 65 m - Courdot : 49 m - Durantel/NATURE : 16-17b - FIOM/IFREMER-La Rochelle : 89 h, 100 h, 27 b, 29 b, 31 m - Lanceau/NATURE : 4 b, 39 md,
40, 42, 47 hd, 54 bg, 71 h, 77 b, 83 h, 90 b, 92-93b - Lipmann/JACANA : 49 b - Louisy : 4 h, 5 hg, 6 7, 10 b, 10 h, 13, 14 b, 14 h, 20, 22, 23, 24-25, 27 hd,
28 b, 28 m, 30 b, 31 b, 32 bd, 32 mg, 35 bd, 35 bg, 35 md, 37 h, 37 m, 38 b, 39 hd, 39 mh, 41 md, 43 b, 43 m, 44 b, 46 m, 47 bd, 51 hd, 52 bg, 53 bd,
' 53 m, 55 b, 56 mg, 58 b, 58 m, 59 b, 59 h, 59 m, 60 bg, 60 m, 60 mg, 61 m, 61 md, 62 b, 63 h, 64 bg, 65 b, 68 bg, 68 mb, 69 bd, 69 bg, 70 m, 70 mb,
71 b, 71 m, 72 b, 76 b, 77 m, 78 b, 78 m, 79 m, 80 m, 81 b, 83 b, 83 m, 84 b, 84 m, 85 m, 87 b, 87 h, 89 bd, 89 bg, 90 m, 91 b, 92 m, 94 b, 95, 96 b,
96 m, 97 b, 97 m, 98 b, 98 h, 99 b, 100 b, 100 m, 101 b, 101 bd, 101 m, 103 b, 103 h, 104 b, 104 h, 104 m, 105 b, 105 h, 105 m, 106 b, 106 m, 107 b,
107 m, 108 md, 108 mg, 109 b, 109 h, 109 m, 110 h, 111 b, 111 md, 111 mg, 112 b, 112 h, 113 b, 113 m, 115 b, 117 bd, 117 bg, 117 hd, 117 hg, 117 m,
118, 119 m, 120 mb, 121 bd, 123 bd, 123 bg, 124 b, 125 bg, 126 b, 126 m, 127 b, 127 d, 127 mg, 128 b, 131, 132 b, 133 b, 133 h, 134 b, 135 b, 135 bd,
135 md, 137 b - Quéro/IFREMER-La Rochelle : 32 m, 33 m, 34 h, 35 mb, 36 m, 38 m, 44 m, 45 m, 47 md, 50 m, 51 b, 52 m, 55 m, 56 m, 57 b, 86, 115 m,
128 h, 129, 130 b, 130 h, 132 m, 133 m, 138, 139 m, 140 m, 141 bd, 141 hd, 141 md, 141 mg - Sauer/NATURE : 34 bg, 135 m.
Dessins: Jacques Theillard.
Mammifères de France
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Rapaces de France
Baleines et dauphins
Chevaux et poneys
Oiseaux de cage
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Saig&
Poissons d'aquarium d eau douce ...
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Découverte Poissons
Nature DE MER
• 3 0 0 ILLUSTRATIONS ET PHOTOS Les poissons de mer ont
• De nombreux pictogrammes souvent été étudiés mais
• Des cartes de répartition restent peu connus du
grand public. Ce guide
abondamment illustré a
pour ambition d'aider le
lecteur à reconnaître toutes
les espèces de poissons du
littoral français.
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Les informations
essentielles concernant
la biologie, le comportement
et la pêche font de cet
ME| r C ouvrage le compagnon
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